Sur le RING

Yves Bonnefoy : petite incursion en poétique moderne

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Frédéric Gajaray - le 20/09/2010 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

A l’occasion de la publication d’un Cahier de l’Herne consacré à Yves Bonnefoy, le Magazine littéraire (1) consacrait une page à ce poète, critique d’art, professeur au Collège de France, bref, cet intouchable monument dont les fondations partent du surréalisme et s’élève jusqu’à… aujourd’hui. Au début du deuxième paragraphe, l’article en fait un portrait pour le moins dithyrambique :


« Sa présence dans la vie littéraire, depuis plus de soixante ans, ne peut guère se comparer qu’à celle de Victor Hugo en son temps. »

Ce que l’on pourrait considérer comme une sombre bouffonnerie doit être également compris comme une intronisation totale par la critique. Et pourtant, quand nous causons littérature – ce qui, il ne faut pas désespérer, arrive encore –  nous constatons que l’opinion générale sur ce grand auteur est toute autre. Elle consiste en ceci : « Yves Bonnefoy… Euh…» Il peut arriver de vouloir l’introduire en évoquant les derniers écrits de Roland Barthes, cherchant une littérature qui reviendrait aux formes primitives du langage, et faisant suite à ses études du haïku (2). J’ai personnellement tenté le coup. Ça m’a donné grosso modo : « Tu veux parler de ce truc de vieux pédé ? »

« Ô poésie, / Je sais qu’on te méprise et te dénie,» Les planches courbes.

Qu’on se le dise, la poésie n’attire pas. Elle fait même carrément suer. Et cette désaffection va grandissante. Yves Bonnefoy, dans son dernier recueil d’entretiens datés de 1990 à 2010, L’Inachevable, est d’une parfaite lucidité sur le sujet. Il le répète d’ailleurs plusieurs fois. Pour notre part, nous pouvons énumérer les raisons de ce désamour entre le lecteur et la poésie. En premier lieu se trouve l’hermétisme né à la suite de l’œuvre de Baudelaire. Et puis, cette tradition de parallélisme entre écriture poétique et mathématiques qui court depuis, et qui, avec l’Oulipo, passant par l’alambique apollinairien, ira pas mal nous casser les burnes. Une poésie technique, en quelques sortes, sans jouissance, sauf pour quelques universitaires mort-nés, et les poètes eux-mêmes. On reprochera également à tout ce beau monde de détruire la langue, la phrase signifiante, le réel, simplement pour le plaisir du son, de l’image ; on les accuse d’être des sensualistes qui se plaisent à l’explosion du monde pour le plaisir de leur obésité intellectuelle, de ne jurer que par l’éclatement d’une révolution dans les lettres qu’ils ont tant de fois chantée qu’ils s’y sont perdus, et nous avec ; l’accusation de folie, enfin, n’a pas encore été tout-à-fait rongée.
Et c’est là qu’Yves Bonnefoy vient nous dire: « Je ressens, et je ressentais déjà, que la poésie est en péril. L’approche qui prend les choses par leur dehors, du fait de trop de technologie et de pensée trop courtement conceptuelle, empêche de percevoir dans même les expériences les plus ouvertes à l’intuition poétique cette pleine présence simple du monde et naturel et existentiel qui en est cependant la cause autant que la conséquence. »

On retrouvera ici, bien sûr, l’une des grandes idées de la poésie moderne : le monde se conceptualise de plus en plus, et nous tuons le mystère d’où découle toute poésie. C’est ce qui donnera l’éclatement du vers, puis de la phrase : on souhaitera, par ce que Rimbaud appelait « l’alchimie du verbe », à rendre le monde poétique, ou, comme c’est davantage le cas ici, de lui rendre sa poésie. On connait toute cette évolution. Mais l’idée selon laquelle la poésie interroge le réel dans sa totalité, qu’elle est l’espace littéraire où le réel peut-être encore entraperçu, celle-là, est novatrice. Et c’est ce qui nous donnera une poésie ontologique. Parfaitement, ontologique.

 Une ontologie de la parole poétique. Il va falloir mettre les « lunettes de l’esprit ».

La grande idée d’Yves Bonnefoy, donc, c’est que la pensée conceptuelle est un appauvrissement du monde. On ira, d’ailleurs, retrouver les antiques racines de cette idée chez Plotin. Et de ce constat de base, Yves Bonnefoy cherchera une langue poétique plus à même de pénétrer le réel dans sa plénitude. Pour ce faire, il s’affranchit de ce qu’il appelle, chipant le concept à Mallarmé, « les glorieux mensonges ». Autrement dit, la beauté du style, l’ornementation, la conceptualisation, l’idéologie, si propres à l’Occident. Une  écriture blanche nait alors. Elle aura pour objet de déplacer le sens des mots, et de les ouvrir à d’autres perspectives ; d’amener le lecteur à se pencher sur la pureté du poème pour y recouvrer une vérité du langage, de l’être. Bonnefoy nous ordonne : « Ecoutez la musique qui élucide / De sa flûte savante au faîte des choses / Le son de la couleur dans ce qui est. » (3) La poésie et la fin du vers deviennent alors le « seuil » – concept clef – par où atteindre un autre « rivage » – concept clef – celui de l’être. Le poème sera la « barque » – concept clef – de franchissement vers « l’autre rive » – concept clef –,  celle de la « présence » – va falloir appeler le serrurier – de l’être-là. On ajoutera que tout ce capharnaüm de clefs et de concepts se fonde sur une prolongation de l’œuvre de Heidegger lorsqu’il examinait Hölderlin. Et là, l’être-là, on le sent partir loin, très loin, avec sa barque, et même qu’on le verra plus beaucoup, d’ici.

L’intérêt ? Et bien, le voici : l’idée d’un retour au réel par les lettres. Depuis Murray, il y a fort à faire sur le sujet. Cette préoccupation pourrait voir tout son intérêt dans une société de l’image publicitaire, de la photographie, du flux d’informations, du bruit silencieux. Le jugement d’Yves Bonnefoy est sur le sujet implacable.  Et certaines réflexions sur l’époque viennent fort à propos en surface de sa poétique : « Et quant aux nations puissantes de notre époque, celles qui sont moins atteintes, moins indécemment visitables que les plus pauvres, elles parlent toutes, dorénavant, la même langue, à peu près, celle de la technologie, du commerce, ce qui leur fait refouler dans le passé, un passé travesti et simplifié, ce qui autrefois donnait sens à leurs différences ». On nous dira que le bonhomme se fait vieux, et qu’il est une manière de loi humaine qui veut que ceux de l’avant-garde, en vieillissant, deviennent de gros fusils aigris, réactionnaires. Et bien c’est ici faux, résolument faux. On aura du mal à trouver un recueil d’entretien plus doux, plus généreux. Tout y est abordé avec calme, paix intérieure. D’ailleurs, l’ambiance de l’œuvre d’Yves Bonnefoy n’a rien de vachard, ou d’acerbe : elle est celle des enfants, de la neige, de la mère, du sucre. Duveteuse. Et si certains passages semblent une condamnation, d’autres approcheront un gauchisme assez lénifiant. L’ambition même de cette poésie tient de la déconstruction – ce mouvement philosophique, sociologique, naguère si répandu dans le milieu. Et c’est d’ailleurs là que nous lui feront grief.

La guérison du langage ? Mais t’as même pas de mercurochrome, mec.

Oui, la poésie d’Yves Bonnefoy peut-être qualifiée de déconstructive, même si le terme n’est utilisé qu’une seule fois, page 388, en ce sens qu’elle considère que l’on doit déconstruire le discours, la linéarité de la pensée, pour atteindre une nouvelle vérité, une nouvelle réalité. Ainsi, l’évocation des objets culturels, comme le fait le poème Psyché devant le château d’amour (4), reprenant un célèbre tableau de Claude Lorrain, n’est que l’occasion d’un anéantissement créateur. Il faut chercher dans le mythe un réel de l’en dehors des mythes, un réel de « l’ailleurs » – encore un concept clef. C'est-à-dire, exempt de toute relativité historique, psychologique, philologique ; il faut « […] ne les aimer [les mythes] qu’en les vivant dans leur relativité, sur la voie de plus d’intimité avec l’Un qui se dérobe sous les paroles ». C’est-à-dire, encore, dans l’absence de mythe, ou dans un mythe sans goût, sans épaisseur. Ainsi, lorsque l’auteur nous parle de la « sans-visage » (4), ce n’est pas une évocation de « ce rêve étrange et pénétrant » dont parle Verlaine, ou encore, de ce discours de la sentimentalité masculine du XIXème siècle. Non, ce n’est pas cette beauté, cette richesse que l’on vient tendre de la main, c’est seulement l’occasion pour Bonnefoy de nous dire, en parfaite conscience de tout ce qui vient de précéder : « Maman ».

Nous aurions d’autres critiques à faire. On pourrait parler de l’anticatholicisme primaire, qui lui fait nier tout un pan de notre civilisation, jusqu’à en préférer un artiste à un autre sur ce seul critère. Ou des envolées intellectuelles qui raisonnent à vide, comme cette ontologie de la coupole en architecture qui nous coûtera plusieurs relectures d’élucidation. On pourra aussi se moquer d’un homme noyé de culture qui, lorsqu’il doit nous raconter un moment de gêne, nous fait : « Ainsi m’a-t-on fait laisser entendre, assez récemment, à cause d’une page de L’Arrière-pays, que j’étais un spécialiste de l’osque et de l’ombrien, parlers de l’Italie prélatine dont je n’ai évidemment pas la moindre idée. J’ai eu honte d’avoir paru accepter de prendre cette posture. » Mais ceci semble le plus important : comment pourrait-on réparer le langage vers le réel quand on ne fait que détruire tout ce qui l’alimente ? Et ce, d’autant plus que toute sa poétique est en prolongation d’un mouvement d’idées à la linéarité historique, sociologique, intellectuelle, absolument évidente : où est le « glorieux mensonge » ?

Cette contradiction, Yves Bonnefoy en a fait son œuvre. Une œuvre qu’on ne saurait anéantir, parce qu’elle reste fidèle à elle-même, complète, et profonde. Une œuvre dont voici un livre de 500 pages qui, quoiqu’il arrive, est un appel à la réflexion.

Frédéric Gajaray

L’Inachevable – Entretiens sur la poésie 1990-2010, Yves Bonnefoy, 532 p. 26 €

(1)    Le magasine littéraire, juin 2010, numéro 498.
(2)    Nous pensons ici à La Préparation du roman, tirée des cours au Collège de France.
(3)    Les planches courbes, réf. éd. Gallirmard, collec Poésie nrf, p 79.
(4)    Ce qui fût sans lumière, réf. éd. Gallimard, collec Poésie nrf, p73
(5)    Les planches courbes, in op. cit., p 83.



Soyez le premier à réagir

réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring



Veuillez saisir le code Anti-Robot, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot.
Ring 2012 MgDantec
Articles les plus lus
  • Pour Sarkozy, avec ferveurPour Sarkozy, avec ferveur

    NB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde...

  • Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesSatellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babies

    Le manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des...

  • Qu’est-ce que la Résurrection ?Qu’est-ce que la Résurrection ?

    « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)  Encore une fois, Benoît XVI a tout dit. Sans...

  • Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?

    À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans...

  • Réflexions sur la tuerie antijuive de ToulouseRéflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

    (propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a...

  • "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin"Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfin

    Cela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl...

  • Qui ?Qui ?

     Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles...

  • Carnets de campagneCarnets de campagne

    Les campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent...

  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Les étoiles 2011 de DantecLes étoiles 2011 de Dantec

    "Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"

    Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

  • Benoît XVI - Un cœur intelligentBenoît XVI - Un cœur intelligent

    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

  • Robert Brasillach : le procès expédiéRobert Brasillach : le procès expédié

    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

  • Du bon et du mauvais usage de l’indignationDu bon et du mauvais usage de l’indignation

    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

  • Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieTerreur et martyre : il était minuit à Alexandrie

    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

  • Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeAssises islamisation : c'est la lutte prime-time

    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • PS : les intermittents de la réalité en tournéePS : les intermittents de la réalité en tournée

    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Blondeincendiaire.com : the murder chat roomBlondeincendiaire.com : the murder chat room

    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Exil(s) ExpressExil(s) Express

    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

  • Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Et si les chômeurs ne chômaient plus ?

    Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

Offrez-vous le dernier Taguieff