Sur le RING

Wrath : la machine à laver programmable de l'internet

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Maurice G. Dantec - le 08/03/2010 - 39 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

"La plus belle ruse du Diable est de nous persuader qu'il n'existe pas" Baudelaire


Rappel :  En 2010, Lise Marie Jaillant,  blogueuse experte ès-diffamations des éditeurs et écrivains du tout Paris trainera dans la boue l'écrivain de trop, Maurice G. Dantec, via trois blog-notes au contenu inventé de toutes pièces : le premier mensonge de wrath est destiné à générer une fausse rumeur sur internet que Lise-Marie Jaillant lancera sur son blog par ces quelques mots, sans source ni fondement : "Maurice G. Dantec aurait des nègres car quelqu'un de sûr me l'a dit", note supprimée à la première explication demandée ; ensuite vient une note où wrath publie de faux chiffres de ventes annoncés par elle comme réels, procédé habituel chez notre héroïne pour moquer l'édition papier dont elle rêve pourtant jour et nuit (exemple - vente de Cosmos Incorporated selon wrath : 14249, ventes réelles source service officiel droit d'auteurs Albin Michel : 93407, ventes de la Sirène rouge format poche selon wrath : 20308, ventes réelles service officiel droit d'auteurs Gallimard : 238479] et  une dernière note et pas des moindres, selon laquelle Maurice G. Dantec lui aurait envoyé des menaces de mort par email. Elle n'a supprimé le terme de "menaces de mort" que ce dimanche soir pour éviter de nouveaux problèmes judiciaires. Face à un telle volonté de nuire mythomaniaque, Maurice G. Dantec a été contraint de réagir. Vendredi dernier, Maurice G. Dantec trouvait donc quelques minutes pour rédiger un portrait du Morsay de l'édition mais Léo Scheer, éditeur du texte dans la soirée, a été contraint de le supprimer sous la nouvelle menace d'un procès du robot Lise-Marie Jaillant (trois lettres de menaces de procès en moins d'une semaine). L'arroseuse enfin arrosée et la plus grande diffamatrice de la blogosphère qui désormais joue les victimes : bienvenue dans le monde du syndrome de Stockholm, de Lise Marie Jaillant et de ses lecteurs-sbires qui par échecs successifs, prennent la défense de celle qui les venge, eux, les ratés des lettres. Le voici publié sur Ring, ad vitam aeternam, avec un bonus spécial dans la semaine, reçu par un de nos lecteurs. Si le robot de Vancouver passe par là, qu'il nous envoie donc son avocat, car les nôtres, ont de nombreux dossiers à lui fournir. Jaillant n'en est pas à son coup d'essai, elle salit des êtres et leur travail, cause du tort en injectant,  lançant et cultivant de fausses rumeurs sur Internet. Toutes ont été reprises sur, au minimum, un site ou weblog.  Le mal qu'elle a déjà fait laisse des traces. Il ne faut pas sous-estimer ce mal. Ce serait plus grave que de le surévaluer.

 Karen Sedviv

***

Internet possède ses propres dispositifs intégrés à la gestion du vide et aux programmes d'essorage ressentimentaux. Simples androïdes fabriqués en série, comme autant de pièces de mobilier interchangeables, certains surpassent pourtant le ridicule ordinaire, en s'aventurant sans complexe dans la psychopathologie de la non-vie quotidienne. C'est le cas du robot logiciel au nom de code : Lise-Marie Jaillant.

Par Maurice G. Dantec.

 

"Il suffit d’observer quelques secondes son visage, ou ce qui en tient lieu, pour comprendre aussitôt le terme « ressentiment ».

Il suffit de lire sa prose de vespasienne à la bonde d’éjection bouchée par les étrons déversés par son propre organe phonatoire, pour sentir instinctivement que nous sommes placés devant un cas relevant de la plus stricte et orthodoxe psychopathologie.

Il suffit de lire les commentaires de ses fans – ses toutous de service devrais-je dire, dont un certain « boudiou », agenouillé devant son idole, dans l’attente de ses fluides logorrhéiques  – pour réaliser, abasourdi par tant de médiocrité mercantile, que pour ce troupeau de nains de jardin la littérature se borne à « des informations sourcées » concernant les chiffres de vente de tel ou tel auteur !

Il ne reste plus qu’à se demander dans quel bordel de campagne tous ces sursinges se rencontrent pour exercer leurs évidents talents de comiques.

Je ne vais pas épiloguer sur l’absence plus que manifeste du moindre talent littéraire de cette chevaline apparition et des divers amas de crottin qu’elle laisse derrière elle, comme autant de preuves désopilantes du rapport constant qu’exercent forme et sens, même dans le backroom où elle officie.

Juan Asensio aura fort bien circonscrit sa plus totale NULLITÉ, que peut-on faire contre le Néant ? RIEN justement, il n’y a rien à faire contre RIEN.

Mais si on ne peut rien faire contre, on peut au moins essayer de faire quelque chose POUR, non ?

Son apparence de mutante post-nucléaire nous entraîne en effet à un peu de compassion, même à Vancouver, ville réputée pour son ouverture d’esprit, je ne suis pas sûr que son intégration dans la société multi-ethnique de Colombie Britannique soit gagnée d’avance.

La laideur physique est rarement la conséquence de données génétiques. La laideur, la vraie, c’est justement l’apparition au grand jour de tout ce qui a été détruit, ou vicié, à l’intérieur. Et tout portrait de Lise Marie Jaillant confine à la perfection en ce sens : la destruction a été si parfaitement accomplie que c’est à se demander si nous avons encore affaire à une personne, ou à une simple pièce de mobilier douée de « parole ».

Une des choses les plus urgentes à faire est de l’encourager vivement à poursuivre ses activités de blogopathe. Tout d’abord, cela procure quelques cargaisons régulières d’humour involontaire et de connerie crasse, et cette détente des zygomatiques est à porter à son crédit. Évidemment, il faut varier les plaisirs et quelques attaques judiciaires en règle devraient nous permettre d’élargir le spectre de cette drolatique expérience.

Ensuite, on peut espérer qu’un jour une des personnes que la Mégère Psychowrathe aura diffamée ne passera pas par les voies traditionnelles pour lui rendre hommage, une telle compression de crétinisme, de perversité pour classe Maternelle, de jalousie, de haine de soi transférée sur l’autre, de puérilité paradoxalement gérontocratique, de puanteur existentielle, dans un seul cerveau hydrocéphale, il convient de dire que cela confine au miracle, et qu’un tel miracle se doit d’être honoré comme il se doit.

On n’a rien fait contre les idées tant qu’on n’a pas attaqué les personnes, disait fort justement Joseph de Maistre. Il faut dire que dans le cas qui nous occupe (à peine), l’aphorisme du Comte Savoyard nous serait de peu d’utilité, dans le sens où, précisément, moins encore que le fait patent qu’on ne peut trouver la moindre idée, même gestatoire, derrière ce front sur-dimensionné, le doute subsiste quant à savoir si  Lise-Marie Jaillant est une personne.

En parcourant sa prose d’androïde matriculé, je me suis demandé parfois s’il ne s’agissait pas en fait d’un simple robot logiciel mis au point par un laboratoire de Vancouver. Il faut bien saisir la différence fondamentale entre nullité et médiocrité, même la plus abyssale. Ce qui est médiocre reste humain, c’est même sa signature.

La nullité n’est pas vraiment de ce monde, elle participe de l’équarrissage digital de toute singularité, elle permet ainsi sans doute à un vulgaire composant électronique de simuler à la perfection une mythomane patentée avec un stock de paramètres neuro-psychiatriques affublé d’un nom de code féminin et du portrait d’une manipulation génétique ayant mal tourné.

Je me demande vraiment ce qui m’a fait quitter la France."

Maurice G. Dantec, le 3 mars de l’An de Grâce deux mil dix.

Post-scriptum en date du 6 mars 2010 :
 
"Depuis quelques heures, le robot logiciel de Vancouver dénommé Wrath semble en mesure d'imiter à la perfection une crise hallucinatoire aigüe de délire paranoïaque. Sur la plate-forme sursimiesque qui lui sert de "show-room", il simule, avec un sens du détail proprement fascinant, les beuglements pathétiques d'une patiente atteinte d'une pathologie particulière qui lui fait lire des menaces de mort dans un texte servant de mode d'emploi pour le (dé)montage, ô combien délicat, d'un hybride de pièce de literie et de machine à café.
La simulation est à ce point réussie qu'elle parvient à susciter nombre de questions philosophiques d'une importance cruciale, comme :
- Comment pourrait-on menacer de mort une "personne" qui n'a jamais vraiment existé ?
- Comment éprouver une "haine" quelconque envers un dispositif électro-mécanique ?
Cet exploit des instituts de recherche informatique de Colombie Britannique mérite d'être salué."

                                                                                                                                                                                                                 ***

Commentaire séléctionné : "La laideur, l'authentique absence de beauté, n'a en effet rien à voir avec la génétique. Elle conjugue l'absence de grâce, c'est à dire une dette, une dette envers l'invisible, avec une esthétique particulière, l'empreinte que le temps d'une psyché détruite par ses propres boucles névrotiques imprime sur une chair, un regard. Il ne s'agit évidement pas d'infliger à Lise-Marie Jaillant l'accusation de son déterminisme physiologique, mais de révéler la façon dont ses choix, ou plutôt son choix impossible, son refus obstiné d'accepter de faire librement ce choix, le choix de la vérité, le choix du miroir, le choix qui consisterait de se pardonner de ne pas être, vient marquer une esthétique que la souffrance impose au déterminisme. Lise-Marie jaillant est laide, de cette laideur non matérielle que l'intérieur révèle à l'extérieur, à la confluence du corps et du regard, de l'âme et de la matière, la laideur de la misère internée, de l'impossibilité de donner sens au mal, de dépasser la douleur égotique, c'est cela qui marque subtilement le visage d'un être dont l'authentique souffrance s'est un jour transformé en haine invertie. Cette haine de l'esclave volontaire pour les chaines qu'il ne cesse de refermer sur ses chevilles, mécanique de l'enfer et des cercles successifs de sa logique de néant. Wrath, ou la laideur de l'être qui s'aliène à son propre anéantissement, terrorisé de réaliser sans cesse l'étendue de sa souffrance, tout en refusant de se pardonner de souffrir. "

 

Addenda : visionnez ce podcast de notre héroïne de la semaine démontrer son inculture politique crasse face à notre meilleur ennemi, Alain Soral.

Un autre podcast où elle interviewe un "écrivain" désabusé par son éditeur et sélectionné spécialement pour vomir sur l'édition :

 Un autre, du même genre, avec Natashka Moreau




Toutes les réactions (39)

1. 07/03/2010 15:09 - Sophie

SophieEt dire qu'elle avait promis à un ami de le pistonner si elle était publiée chez Héloise d'Ormesson ! Si procès il y a, je peux vous assurer de mon témoignage et deux amis écrivains diffamés sur son blog.

2. 07/03/2010 15:11 - Yuly

YulyIdem pour moi, elle a diffamé un éditeur chez qui j'ai travaillé, contactez moi si le robot vous assigne.

3. 07/03/2010 15:31 - Joel

JoelJe vous suis aussi si vous avez besoin, j'ai été diffamé à de nombreuses reprises sur son blog.

4. 07/03/2010 18:21 - Amaury Watremez

Amaury WatremezSursinge, très bon terme, j'aime beaucoup.

5. 07/03/2010 20:00 - Magali R.

Magali R.Voici la preuve que la foldingue a bien supprimé de son blog les termes de "menaces de mort", voici les commentaires de wrath, commentaire qu'elle a oublié de supprimer ! Personne ne se met à la place de Dantec ou alors le monde est devenu une armée d'enfoirés ?

"Quand on sait que Léo Scheer "blackliste" les gens qui osent ne pas aller dans son sens, ce genre d'argument ne tient pas.

D'autre part, je n'ai jamais attaqué qui que ce soit sur son physique. Je n'ai jamais professé des menaces de mort."

Rédigé par: wrath | 06 mars 2010 à 03:33

@Ouille: rien ne justifie des menaces de mort. Absolument rien.

@Renaud: Prenons une institution qui tient à peu près la route, comme l'université. Serait-il pensable qu'un professeur établi et respecté injurie et menace de mort un simple étudiant?

6. 07/03/2010 20:44 - Gi Joe

Gi JoeTu veux la voir ma morale ?

7. 07/03/2010 20:56 - fox

foxIl y a encore pire que les divagations de la machine à laver : ce sont les commentaires de ses fans, comme ceux des extraits plus haut. Il faudrait les compiler et en faire une sélection.
Il y a d'authentiques "chefs d'oeuvre" là-dedans. Le miroir parfait de ce qu'ils sont.

8. 07/03/2010 21:00 - Christine FD

Christine FDUn procès et cette créature se décomposera dans l'univers virtuel dont elle est issue.

9. 07/03/2010 21:18 - wizard

wizard@fox : oui comme celui-là, un chef d'oeuvre, en effet, mais écrit par Wrath en "personne" :

@Nicole: "J'ai été choquée et peinée de voir ce billet chez Léo Scheer, hier." Comme je l'ai déjà dit à Ivanovitch, rien ne m'étonne dans le comportement de Léo Scheer. Il est vraiment prêt à tout. Là où il a fait une erreur, c'est de recruter Maurice Dantec (qui est un très mauvais polémiste). La règle n°1, c'est de n'attaquer que des gens de son niveau.

Wrath en polémiste d'élite face à Dantec ! Elle n' a peur de rien, même pas d'elle-même ! je ne sais pas comment elle fait.

10. 07/03/2010 21:25 - James Dîne

James DînePourquoi ne pas demander aux éditeurs qui ont reçu ledit manuscrit de publier l'intégralité du roman, mais sur Internet, et de façon anonyme (j'entends par anonymat : signer Jaillant, mais ne pas dire quel éditeur fait ça, en passant par un blog comme le sien, in-fermable) ?

La belle WRATH obtiendrait ce qu'elle désire, à savoir la publication de son livre.
Mais, comme l'écrit Nietzsche, "pour en publier le vide."

11. 07/03/2010 21:47 - Partagas

PartagasUne rumeur circule qui prétend que Lise-Marie Jaillant et Florent Gallaire seraient en réalité frère et sœur bien qu'ils l'ignorent eux-mêmes et pour cause : il s'agirait en fait d'êtres créés in vitro à partir de dons de sperme et d'ovocytes anonymes. Après moult graissages de pattes, nous avons pu identifier les parents indignes (l'accouchement s'est fait sous X): Francis Lalanne et Catherine Angot.

12. 07/03/2010 22:02 - Kröbar

KröbarJe crois n'avoir jamais tant ri à la lecture d'un texte de Dantec ! Et de très bon cœur !!!

Merci !

Merci pour ce cours magistral de mécanique androïde.

L'imitation du vivant n'en est malgré tout qu'à ses balbutiements : on décèle trop vite le court-circuit. Je ne juge pas d'après la physionomie, c'est dans le regard que ça se passe. Ou plutôt que ÇA NE SE PASSE PAS.

13. 07/03/2010 22:39 - An Zorn

An ZornCertes, tout cela est fort cocasse et je me réjouis du rappel des distinctions conceptuelles auxquelles Kröbar fait référence.

Mais nous sommes ici dans une situation paradoxale, qui à mon avis présente un véritable risque, c'est à dire un risque quant à l'intégrité de l'Ecrivain comme catalyseur-processeur du Verbe véritable :

Celui qui voue sa vie au Verbe se retrouve aujourd'hui dans la position de donner au non-être, à la machine communicationnelle une mondanité. Ou s'il ne le fait pas, c'est qu'il s'est lui même mis à communiquer et non à faire monde. Dans tous les cas il y a là quelque chose d'un gaspillage, m'est avis. La tension est palpable, mais de quel côté de la ligne nous trouvons nous?

Peut-être celui qui a encore la capacité de lire, et qui ainsi - certes, par quelque bonne volonté - tente de mondaniser le produit-vide de la machine est-il abusé par elle, car il n'y a en fait rien à lire, seulement du poison pour le sens. Et peut-être y a-t-il quelque erreur à répondre à la machine, et lui donner une existence au monde puisque la capacité du Verbe lui fait ontologiquement défaut.

Ne vous y trompez pas Mr. Dantec, "Hier gibt es kein warum".

La machine nous pousse à nous détourner du Verbe pour nous abaisser à communiquer.

A la limite, j'aurais préféré lire de votre part quelque poème impitoyable et beau.

14. 07/03/2010 23:05 - mike

mikeJe connu Mrs Jaillant à Vancouver. Je me souviens toujours de ma rencontre avec elle.
Mauvais feeling.
Je lis un Dantec en anglais maintenant : Grand Junction. Je cherche Dantec 2010 on google et je trouve Lise-Marie Jaillant ! et après le texte de Dantec ! great !

Merci Mr Dantec.

15. 07/03/2010 23:11 - Nach Mavidou

Nach MavidouPourquoi ne pas mettre son roman en ligne, en effet, pour en voir l'écho éventuel ? Ce serait plus constructif que de délirer sur la conspiration des éditeurs en guise de consolation. L'aigreur, c'est jamais bon, on fait autant de mal aux autres qu'à soi-même. Cela nous épargnerait aussi les fausses rumeurs, diffamations, polémiques fondées sur du vent et autres élucubrations consolatrices pour soi et pathétiques pour le reste du monde.
Mais la paranoïa étant un puits sans fond pour qui y choit, voilà qu'on nous sort des menaces de mort. Sans preuves, une nouvelle fois. Il serait temps de se soigner, de passer à autre chose, faire un deuil d'ambitions inaccessibles. Trop de mal a été déjà fait.

16. 08/03/2010 01:29 - Lilith

LilithPour les vidéos je suggére un titre :"Le bal des ringards"
Elle+Soral :"Les hyénes s'expriment".Un couple parfait.
C'est un festival de vulgarité: le mélange subtil de bêtise et de suffisance.

17. 08/03/2010 02:28 - MBell

MBellAh quelle voix de xxxx !! Insupportable ! Une voix fielleuse, fausse, lancinante, stop le Ring, arrêtez avec cette machine à laver, reprenez vos activités normales c'est bon on a compris !

18. 08/03/2010 04:02 - fox

fox@wizard : très jolie pièce de mécanique, merci, il faudra vraiment penser à entasser toutes les pièces du moteur, un jour.

@Ann Zorn : je ne crois pas que Dantec se soit détourné du Verbe pour s'offrir la Machine à Laver de Vancouver. Cela a dû lui prendre 10 minutes corrections comprises, genre bombardement stratosphérique. Il ne communique pas, par ailleurs. Il fait la guerre.
Quant à répondre à cette pompe à essence hystérique par un poème "impitoyable et beau", ce serait lui faire trop d'honneur. Pire, ce serait salir le Verbe, justement.

19. 08/03/2010 04:57 - babydrone

babydrone@lilith : Le bal des ringards, c'est encore leur faire trop d'honneur. Ringards c'est gentil, je trouve. Bal ? Faudrait qu'ils puissent danser, c'est à dire avoir une existence physique.
Je proposerais bien quelque chose de plus "abyssal" comme:
LES FAUSSES SCEPTIQUES, par exemple.
@MBell : non, non, non, ce sont les activités normales du Ring : il faut en finir avec toutes ces hyènes, et le mieux c'est de les montrer telles qu'elles sont. Rien de mieux qu'un petit coup de réel.

20. 08/03/2010 09:59 - Kröbar

KröbarIl n'y a que Dieu qui puisse dire si les idées d'Alain Soral sont contestables ! Haha !
Ton rigolo et prétentieux, comme toujours.
Le Rouge-Brun de la ripoublique s'en sort tout de même mieux qu'elle. Lui a un cerveau.
Et il sait ce que c'est que la probité, tout national-socialiste qu'il est.

21. 08/03/2010 10:28 - Evan Ard

Evan ArdLa laideur, l'authentique absence de beauté, n'a en effet rien à voir avec la génétique. Elle conjugue l'absence de grâce, c'est à dire une dette, une dette envers l'invisible, avec une esthétique particulière, l'empreinte que le temps d'une psyché détruite par ses propres boucles névrotiques imprime sur une chair, un regard. Il ne s'agit évidement pas d'infliger à Lise-Marie Jaillant l'accusation de son déterminisme physiologique, mais de révéler la façon dont ses choix, ou plutôt son choix impossible, son refus obstiné d'accepter de faire librement ce choix, le choix de la vérité, le choix du miroir, le choix qui consisterait de se pardonner de ne pas être, vient marquer une esthétique que la souffrance impose au déterminisme. Lise-Marie jaillant est laide, de cette laideur non matérielle que l'intérieur révèle à l'extérieur, à la confluence du corps et du regard, de l'âme et de la matière, la laideur de la misère internée, de l'impossibilité de donner sens au mal, de dépasser la douleur égotique, c'est cela qui marque subtilement le visage d'un être dont l'authentique souffrance s'est un jour transformé en haine invertie. Cette haine de l'esclave volontaire pour les chaines qu'il ne cesse de refermer sur ses chevilles, mécanique de l'enfer et des cercles successifs de sa logique de néant. Wrath, ou la laideur de l'être qui s'aliène à son propre anéantissement, terrorisé de réaliser sans cesse l'étendue de sa souffrance, tout en refusant de se pardonner de souffrir.

22. 08/03/2010 12:11 - Le Koala

Le KoalaMoi je pense à sa tronche quand elle va devoir laver son linge, quand elle sera face à son miroir, dans la salle de bain, à chaque fois qu'elle ouvrira sa petite machine à laver, elle repensera aux hurlements de rire de tous ceux qui ont lu ce très bon texte de Dantec., J'ai fait tourné à tous mes amis, bravo et merci Ring !

23. 08/03/2010 12:16 - Pablue

PablueIl est vrai qu'on rigole beaucoup. Ce texte n'est pas un poème impitoyable et beau, c'est un coup de massue insolent et drôle, définitif. Cela avait bien commencé avec le texte du Stalker, et là, en plus, on se bidonne.

Or, j'aime rire.

24. 08/03/2010 12:23 - Anna

AnnaMoi aussi Pablue, mais c'est difficle de rire quand on voit une fille agresser tout le monde par ressentiment et au final, se faire menacer de procès, je comprends tant Maurice Dantec... Il a le droit de vivre normalement, comme tout un chacun. Un ami de mon père, avocat de renom, a vécu un truc dans le genre avec une nana hystéro qui avait raté le barreau et un jour elle a créer un blog pour dénoncer la méthode de séléction. 4 ans de saletés et un jour, la police a débarqué chez elle, procès condamnation. Si Ring veut m'écrire, vous avez mon email dans mon compte.

Bien à vous,

Anna.

25. 08/03/2010 12:25 - An Zorn

An Zorn@fox : En effet le cas de figure qui, des deux que j'évoquais, me semblait le plus probable était qu'on soit bien dans le registre de la puissance de frappe, en deçà donc de l'ordre du verbe, puisque contre la machine il n'est pas question de rapports strictement humain : la machine ne lira jamais cet article, tel que vous et moi, si nous pouvons encore lire - mais j'espère bien que c'est le cas, le lisons.

J'espère bien qu'il fait la guerre, et que cet exercice de la puissance dans l'ordre du réel n'est pas que pure communication. Le risque existe, et je trouve la situation ambiguë (le journalisme se situe par définition dans une zone d'interpénétrations entre communication et Verbe). Je ne crois pas à la guerre par la communication (elle montre son inefficacité à chaque seconde sur les grandes chaînes d'information).

En ce qui concerne le poème, je n'imaginais pas une seconde qu'il puisse s'adresser à la chose, cela aurait évidemment était une souillure du Verbe, nous sommes bien d'accord. Mais des poèmes impitoyables sur la Machine, n'en existe-t-il pas de magistraux ?

26. 08/03/2010 13:18 - Amaury Watremez

Amaury WatremezCela m'est revenu, concernant Leo Scheer, je connais depuis longtemps un écrivain, Céline Minard, qu'il publie. Elle n'a bénéficié d'aucune relation ni complaisance, elle n'en pas, dans une de ses bios qui circulaient, de plus je dirais qu'elle cultive son dégoût des mondanités. Elle a simplement du talent.

27. 08/03/2010 16:42 - Evan Ard

Evan ArdAn Zorn, je me permet de réagir à votre commentaire. D'une certaine manière je trouve pertinente la définition que vous proposez de ce que devrait être, au pire et à défaut de mieux, le journalisme. Se situer à la jonction de la communication et du Verbe, exercice ô combien périlleux à mon sens, véritablement dangereux, inexorablement voué à l'échec, bien qu'audacieux, mais il semblerait que notre époque réclame bien cela. Pourtant, je ne vois nulle part l'ambition d'une telle violence, d'un tel déchirement de la conscience moderne. Il ne s'agirait pourtant que d'assumer la tâche immense et fatale que nous nous sommes imposés. Par ailleurs, une guerre qui opposerait deux camps communicants s'affrontant par la communication serait paradoxalement un paix bien précise, je veux dire, la paix du Diable, qui est toute communication, toute transparence, et je regrette de ne pouvoir placer ici deux italiques sur ces notions sans cesse revendiquées par les médias, la pseudo classe politique et les progressistes tous ensembles. Une véritable guerre opposerait le Verbe à la communication, le Logos au langage, d'où l'extrême difficulté que représenterait un journalisme tel que vous le décrivez.
Toute notre ère semble ainsi vouée à achever son processus de désintégration globale sans jamais parvenir à s'y résoudre.

28. 08/03/2010 19:26 - An Zorn

An ZornEvan Ard, vous avez bien raison de pointer ce en quoi le rapport communicationnel est proprement inhumain, c'est que même lorsqu'il paraît se présenter sous forme de conflit, il n'a rien du conflit qui fait l'histoire des hommes. Au contraire, il en est l'agent terminateur. La communication ne crée par le conflit, elle ne crée par l'opposition morale, elle crée l'harmonie et le consensus amoral : tout ce qui peut dès lors apparaître comme une lutte n'est plus que l'opération de régulation consensuelle des choses réelles ; on se figurerait par exemple deux animaux-machines, dont dire qu'il se battent serait un anthropomorphisme, non, ils participent à l'équilibre global du tout-immanent, du tout ni mort ni vif, et les animaux-êtres qu'on voudrait voir se battre ne sont pas les mêmes, mais des éléments de notre monde humain.

Peut-être la machine critique contre laquelle l'écrivain Dantec se défend n'est-elle même pas en train d'attaquer. "Ca" se meut dans l'indifférenciation radicale du non être. En effet, "c'est" l'agent de la paix du diable. Alors répondre, n'est-ce pas accorder à la machine plus que ce qu'elle est?

29. 08/03/2010 20:25 - Evan Ard

Evan ArdNon An Zorn, répondre à ce que j'appellerais plutôt l'androïde, c'est tenter de raviver en lui ce qu'il y avait d'homme, avant la chute, avant la reprogrammation de l'enfant par l'humain. C'est offrir une rédemption à ce qui macère déjà dans les tourments de l'enfer-froid, c'est essayer d'exploiter le bug, la boucle mathématique infinie qui se replie sur elle-même, pour le surpasser en lui offrant une trajectoire verticale, avec l'abysse de la rédemption comme unique exigence, unique effort, en échange d'un peu de cette lumière qui demeure au cœur des ténèbres.

30. 08/03/2010 20:58 - An Zorn

An ZornEn effet, ce serait du ressort de l'inaliénable potentiel de volonté libre dans ce qu'on reconnaît comme Humain dans l'expérience et qui mérite le respect pour lui même.

J'adhère à l'idée mais j'avoue que le 'signifié' de l'article ne m'avait pas conduit à considérer la situation sous cet angle, du moins pas directement. Disons que j'aurais peut-être du me limiter à la forme, puisque même dans la condamnation il y aurait un inaltérable appel à la volonté libre, par la possibilité d'une lecture.

Ce signifié hostile ne serait qu'un masque de la miséricorde ?

31. 08/03/2010 22:20 - Evan Ard

Evan ArdLa séparation du signifié et du signifiant, du fond et de la forme, même si elle peut s'avérer pratique sur le plan de la théorie, se révèle pure abstraction lorsqu'il s'agit de se saisir du tout. Ce genre de procédé favorise effectivement une manipulation intellectuelle pratique d'objets ainsi délimités, mais cela ne peut former qu'une manœuvre transitoire , car il est inapte à saisir l'unité lorsque cela est nécessaire. Une pensée unifiée parle à l'intuition, sous forme de "vérités" apparemment paradoxales, puisque idéalement reliées à cette singularité qui fréquente l'infinie.

Par ailleurs, à mon sens, condamner c'est par définition offrir la possibilité de s'acquitter d'une créance, il s'agit d'un authentique acte de justice, mais je ne voudrais pas parler à la place de Monsieur Dantec. Il me semble cependant que l'auteur d'Artefact et des Racines du mal a suffisamment fréquenté le Mal dans son écriture pour ne pas accorder plus d'importance que nécessaire à cette méprisable affaire. Cependant le verdict devait être rendu, cela est désormais chose faite, il est inutile d'aller voir plus loin.

32. 09/03/2010 00:30 - Fridge Rider

Fridge RiderQu'on me permette une analogie aéronautique. La logique de Maurice Dantec dans ce texte est celle du carpet bombing au B-52. C'est la charge maximum, sans volonté de "faire", qui provoque le rire salvateur. La forme ne choque que les comiques. Les situationnistes avaient, je crois, cette esthétique de l'insulte qui, comme le dit Evan, frappe directement, sans médiation, comme un cri qui réveillerait les morts. Une arme en mode fire and forget.
Mais il semble que Marie-Louise n'ait été vivante que très peu de temps.

33. 09/03/2010 10:59 - Pierre Poucet

Pierre PoucetCette malade entendra parler de nous. J'apporte ici tout mon soutien à Maurice Dantec. En guise de prolégomènes.

34. 10/03/2010 09:50 - babydrone

babydrone@Evan & Ann : merci pour votre dialogue de haut vol, à comparer avec les échanges d'"informations sourcées" du site de l'androïde.

Je pense néanmoins que plusieurs intervenants ont raison de rappeler que MGD fait ici de la "communication de guerre", ce qui n'a rien à voir avec le journalisme, même d'opinion. Il s'agit de contre-propagande, et de "carpet bombing", mais plus encore de frappe chirurgicale, par la dérision, arme qu'utilisèrent des humoristes antinazis, anticommunistes et... anti-islamistes.
Wrath ne mérite pas qu'on s'abaisse à son niveau, mais elle ne mérite pas non plus d'altitude particulière, une "femme moyenne", formatée par les logiciels de la culture, doit être considérée à sa juste mesure et combattue comme telle : un produit de consommation.

35. 10/03/2010 13:03 - Evan Ard

Evan ArdMais de rien Babydrone, il faut dire qu'il n'était pas bien difficile d'élever le niveau des échanges au dessus des discussions de chiottes du blog de la diffamatrice professionnelle.

Après, produit de consommation ? Même pas, justement, ou alors un de ces ustensiles prétendument révolutionnaires totalement bidons que l'on essaye de nous vendre au télé-achat. Mais je dirais plutôt concept marketing foireux tenté par des amateurs fumistes adeptes de théories micro-conspirationnistes d'inspiration paranoïaque. Ou alors un mélange des deux, oui, je pense que c'est de ça qu'il s'agit, la conspiration ratée du télé-achat, version égouts du web et sans Pierre Bellemare.

36. 22/03/2010 15:01 - manon

manonTrouvé sur le net : un blogueur qui l'a déteste a poster son manuscrit légendaire !

http://lisemariejaillantlemanuscrit.baywords.com/

37. 30/03/2010 06:14 - Delphine S

Delphine SUn autre lien circule sur facebook !

38. 07/04/2010 08:45 - laure

laureCelui qui circule sur facebook : http://lisemariejaillantlemanuscrit.wordpress.com/

On y trouve l'origine de tout : le fameux manuscrit qu'elle a osé envoyer aux maisons d'éditions, une authentique misère artistique, des fautes par dizaines, une pauvreté de style qui vaut le détour pour comprendre l'imposture de cette nana et en plus qui n'a pas hésité à piller Houellebecq.

39. 07/04/2010 23:49 - Line-Marie

Line-MarieLa carrière de Lise-Marie a pris un tournant : elle est la Reine rouge dans le dernier (et navrant) Tim Burton.

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Maurice G. Dantec par Maurice G. Dantec

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Et dire qu'elle avait promis à un ami de le pistonner si elle était publiée chez Héloise d'Ormesson ! Si procès il y a, je peux vous assurer de mon témoignage et deux amis écrivains diffamés...

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