Parce que Wikileaks s’opposait à l’ordre établi, on l’a cru de gauche. Pour autant, l’entreprise est-elle révolutionnaire ? Oui, autant que Montesquieu peut l’être. Mais son alliance contre nature avec les médias classiques pourrait signer sa perte.

C’est bien ou c’est pas bien?
Ce n’est pas la « société de la transparence ». Ce n’est pas le vol organisé des données personnelles au profit des entreprises. Ce n’est pas le messianisme cybernétique, celui qui faisait radoter il y a dix ans, lorsque tout le monde répétait en écho qu’internet était « un formidable espace de liberté ». Ce serait pourtant tentant de voir en Wikileaks le mp3 et le Napster du document confidentiel. La technique est là (serveurs, tuyaux, applications), le public est là et donc la donnée circule, qui ne pouvait pas circuler auparavant – et l’on sait avec quelle efficacité.
Mais la finalité n’est pas la même, l’organisation de la diffusion des informations non plus. Shawn Fanning, l’inventeur de Napster, avait développé un outil de partage qui a contribué à lancer une tendance de fond, décentralisée, le « téléchargement
», où tous les participants sont à la fois producteurs et consommateurs de données. Julian Assange, en revanche, poursuit un but personnel bien moins répandu que les CD de Lady Gaga : l’assainissement de la gouvernance démocratique par le dévoilement des secrets des états, grands et petits. « We open governments ».
A en juger par la riposte coordonnée des états, polices, juges, banques, monéticiens, hébergeurs et autres, le sujet est bien plus sensible que le manque à gagner de quelques amuseurs – qui sont pourtant arrivés à glisser dans leur manche plusieurs députés nationaux et européens C’est dire l’ampleur de la riposte qui va continuer de frapper Wikileaks..
On a revendiqué le droit à la vérité. On a crié au poujadisme (je n’invente rien). On a invoqué la Stasi – et gagné un point Lancar. On a parlé d’informateurs afghans dont la vie serait en danger – théoriquement. C’est comme si Wikileaks avait servi à révéler la rigidité fonctionnelle de quelques chroniqueurs coincés dans les années 80. La poule vient de trouver un couteau : soudain la terre tourne autour du soleil : que faire ? que dire ? Et, comme souvent, les éditorialistes ont fait brillamment leur travail, c'est-à-dire qu’ils ont parlé malgré tout, sur un sujet qu’ils ne maîtrisaient pas, en disant n’importe quoi. Il en faut plus pour arrêter un éditorialiste.
Le phénomène Wikileaks est pourtant tellement versatile (un jour l’armée, un autre les ambassades, bientôt une banque) qu’il est bien difficile de le juger en bien ou en mal. S’il avait publié au bon moment quelques e-mails choisis d’Enron, Julian Assange serait un héros national et non le paria qu’il est en train de devenir. Bien ou mal, finalement, cela n’a que peu d’importance. Demandons-nous plutôt ce que l’existence de Wikileaks va changer.
« We open governments »
L’objectif de Wikileaks est clairement affiché : améliorer la démocratie en ouvrant la « boîte noire », en exhibant ses rouages immontrables aux regards de tous. C’est dire que les valeurs dont on se réclame sont au fondement même de la démocratie moderne : la légitimité du pouvoir procède de l’élection du peuple, qui conserve un droit de regard et de censure sur les gouvernants qu’il s’est choisi. On trouvera cela, j’en suis sûr, chez Montesquieu. Alors oublions ces histoires de poujadisme, oublions aussi le soutien encombrant d’un Ken Loach qui n’en est pas à son premier égarement politique : il est manifeste que le lieu d’où parle Assange est le libéralisme anglo-saxon, probablement de droite, et rien d’autre.
Wikileaks joue la corde du soupçon contre le gouvernement, toujours tenté de conspirer contre ses administrés. C’est un sentiment extrêmement puissant dans la culture américaine, au point d’avoir suscité nombre de films et de séries (pensez aux X-files). Pour l’Américain, l’Etat est un mal nécessaire qui peut à tout moment se transformer en monstre oppresseur. Les nouvelles mesures de sécurité instaurées dans les aéroports américains ont ainsi donné lieu à une cabale médiatique d’une vigueur inouïe dont aucun media français, dans leur grand professionnalisme, n’a jugé bon de parler.
En bon libéral de droite, Assange n’est pas un universaliste qui cherche à imposer un modèle démocratique à des régions qui ne sont pas faites pour ça. Il n’œuvre pas pour la démocratie en Irak. Il n’est pas non plus un pacifiste béat qui balancerait des télégrammes militaires pour instaurer la paix dans le monde. Il ne cherche pas non plus, en déversant sur tout un chacun des flots d’information, à favoriser l’émergence d’un régime qui se passerait de gouvernants. Il n’est aucunement question d’un Grand Soir des internautes. La raison d’être de la classe politique, de la diplomatie ne sont pas niées ni combattues. Mais la raison d’être de la classe politique, tout comme des juges, n’est pas la confiscation du pouvoir au bénéfice d’intérêts privés.
C’est pour cela que lorsque le pouvoir est confisqué et mis au service d’intérêts privés, il convient de le dénoncer. « Name and shame », disent les américains. Paradoxalement, donc, les actes illégaux de Julian Assange ont pour but de moraliser la politique – et en premier lieu dans les pays occidentaux industrialisés.
Le défaut la divulgation systématique pratiquée par Wikileaks est manifeste : on ne peut pas faire le tri. La stratégie du « name and shame » ne fonctionne pleinement que lorsqu’on s’attaque à un sujet très circonscrit. Par exemple, les « fonds vautours » qui publient les notes d’hôtel des dirigeants africains en goguette à New York cherchent, en prouvant l’hypocrisie des chefs d’états prétendument trop pauvres, à se faire payer leurs créances. Mais Assange n’a pas pour l’instant adopté cette stratégie : il balance tous azimuts.
Il est encore trop tôt pour se spécialiser : Wikileaks n’est pas encore viable, pas encore « trop gros pour faillir ». Afin de le devenir, il doit prouver qu’il est capable d’infliger des dommages, de riposter, d’être méchant. C’est, je crois, la raison de cette divulgation massive et aveugle, dotée de trop de cibles et de trop peu d’intentions, potentiellement dangereuse et déstabilisante : Wikileaks veut s’acheter une assurance-vie. Ensuite, il fera autre chose.
Des conditions de survie en milieu hostile
Après avoir privilégié la publication de documents bruts, la stratégie de divulgation s’oriente désormais vers la mise en scène journalistique. Les télégrammes sont pré-digérés par des medias choisis à l’avance, puis livrés au compte-goutte. La clarté y gagne ; l’exhaustivité et l’objectivité, elles, souffrent énormément.
Comme on pouvait s’y attendre, les médias français ont transformé toute l’affaire en un téléfilm de France 3 où, après un premier épisode prometteur, l’on ne parle plus que de la taille du président Sarkozy ou de son mauvais caractère. J’étais pour ma part en Turquie au moment des premières fuites. Le pays ne parlait que de l’image d’Erdogan renvoyée par les télégrammes. Il y avait de l’émotion, de la colère. Rien de tout cela n’a eu d’écho en France.
Depuis son apparition il y a dix ans, le « téléchargement » musical a beaucoup évolué. Pareillement, il ne faut pas croire que Wikileaks, à quatre ans, ait déjà atteint sa maturité. Au contraire, il est possible que les prochaines fuites (et j’attends avec gourmandise celles qui concernent « une grande banque américaine ») soient organisées différemment. Donner le monopole à cinq quotidiens occidentaux est-il réellement un progrès? Ne faudrait-il pas diffuser vers quinze ? cent ? Se transformer en véritable agence de presse ? Faut-il se retenir de diffuser des documents susceptibles de causer du tort à des « innocents » ? (et qui définira ce qu’est un innocent ?)
Wikileaks peut aussi bien n’avoir qu’une durée de vie limitée. Le prix à payer pour y diffuser des documents y est bien plus élevé qu’un banal et indolore partage de dossier sur eMule. Bradley Manning encourt plus de cinquante ans de prison ; Julian Assange est embastillé sous prétexte d’une affaire de mœurs bien commode… et le pouvoir de nuisance d’un état décidé à en venir à bout sera bien plus important que celui de la RIAA. La rareté des sources, au contraire de la musique, peut conduire aussi Wikileaks à cesser son activité, faute d’avoir de quoi publier ; ou de ne plus publier que des choses insignifiantes. L’effet d’imitation sera dans tous les cas minimal : tenir un site miroir, c’est une chose, « produire de la fuite », si j’ose dire, c’est un toute autre risque.
Si Wikileaks se maintient en vie, il devra affronter de nombreux dangers. La manipulation sera le défi le plus important : un Wikileaks normalisé, utilisé comme un « milieu autorisé », y sera très vulnérable. Si j’étais un diplomate américain, je l’utiliserais pour justifier une guerre en Iran. « Vous avez vu qu’on est tous d’accord, Arabes, Juifs et Occidentaux ? Alors boum ! »
La banalité des informations, la famine, nous les avons déjà évoquées. Mais il faut parler aussi du filtrage en aval, auquel se livrent déjà les medias traditionnels lorsqu’ils choisissent parmi la masse de télégrammes disponibles ceux dont ils souhaitent parler. On sait qu’en France, les médias installés font preuve d’une médiocrité constante qui prend sa source dans l’asservissement au pouvoir, aux réseaux (lisez donc le compte rendu des 20 ans de la revue de BHL sur arretsurimages.net), au souci de faire carrière et au désintérêt de tout ce qui n’est pas hexagonal – sauf lorsqu’il s’agit de taper sur les pays dont le PIB nous fait envie.
Si j’étais le gouvernement, je comprendrais que Wikileaks n’a existé et n’existe que grâce aux medias classiques. Qui, sinon, le connaîtrait? Et donc, qu’en étranglant légèrement ces mêmes médias classiques, je peux ne laisser passer que ce qui est inoffensif tout en maintenant une aura de subversion. Du storytelling, comme on dit chez les marketeux. Chose étrange, c’est ce qu’on a pu lire ces derniers jours : entre deux Ferrero Rocher, des ragots sur le caractère de Nicolas Sarkozy.
A quoi sert la baguette toute seule s’il ne se trouve aucun tambour pour résonner ? L’existence de Wikileaks, dans sa configuration actuelle, dépend des médias institutionnels. La condition de sa survie et de son intégrité, désormais, c’est de réussir à s’en passer.
Pierre Schneider
1. 09/12/2010 14:44 - Alex
Enfin une analyse rationnelle, intelligente, et brillamment présentée du phénomène wikileaks.
j'ai constaté pour ma part la réaction corporatiste habituelle des médias français face à un nouveau venu à la table du banquet médiatique... u nouveau qu'on décrédibilise en l'accusant de recel d'informations, auquel on refuse le nom de journaliste
dans le genre etienne mougeotte dans son édito d'hier dans le Figaro a fait particulièrement fort:
Assange “Au mieux un dangereux irresponsable; au pire un délinquant pervers. probablement les deux”. Ca c'est du journalisme pro, du vrai !
2. 09/12/2010 15:13 - Louis-Alexandre
Il y a tellement de choses à dire. Et là, c'est un bon début.
Mais je me demande. Avec les discussions eues de ci de là, les gens ne s'intéressent pas aux informations importantes "révélées" par Wikileaks. (Terrorisme au Brésil, corruption de Berlusconi avec Poutine, compte suisse d'Erdogan, parlementaires suédois qui passent des informations à la CIA sans canal officiel etcc, etcc).
Je crains fort qu'on en revienne à la situation de départ: les personnes bien informées le restent (et RIEN de ce qui est sortit n'était introuvable avant leur publication par Wikileaks), les sous-informées le restent. Avec le paradigme du soupçon contre toute autorité officielle qui en sort renforcé.
La seule piste qui ferait bouger les choses, c'est la transformation de wikileaks en agence de presse. On le voit: le filtre appliqué par les médias traditionnels réintroduit l'édulcoration propre à ceux qui vivent des prébendent du pouvoir.
Mais la force, et le sauf-conduit de Wikileaks, c'est justement cette présentation de données brutes, assez peu agencées entre elles (certains on relevé qu'Israël sort grand vainqueur, mais nul complot sioniste! c'est juste que la diplomatie israélienne ne s'embarasse plus depuis longtemps des circonvolutions oratoires des autres byzantins). Tout le monde peut se sentir attaqué, et on peut soupçonner Wikileaks de toute une série de partis pris. En agence de presse, la moindre hiérarchisation de l'information détruirait la crédibilité de wikileaks aux yeux de ses utilisateurs.
3. 09/12/2010 15:29 - inkech
N'importe qui peut balancer sur internet, pas besoin de "phénomène" wikileaks, youtube suffisait. Mais derrière le combat contre Assange se profile la prochaine étape des élites: le flicage de la toile. Car ce sont précisément les chantres de la mondialisation des échanges qui redoutent le plus celle des idées.
4. 09/12/2010 19:25 - Grégoire
Quel est le destin de Wikileaks ? Devenir une sorte de Canard Enchaîné planétaire et en ligne ? S'ils arrivent à se passer de leur "caisse de résonance" que sont les heureux élus chargés de donner du sens à leurs révélations, c'est donc qu'ils s'adresseront directement au grand public. Dans ce cas-là, ils risquent de ne devenir qu'un énième site de révélations vendant du sensationnel, ce qui n'est peut-être pas l'ambition de quelqu'un souhaitant apporter de la transparence dans la démocratie. Pour moi, soit Wikileaks reste un wiki relayant de l'info brute, soit il meurt. Quant à la qualité de l'information des lecteurs, ceux-ci devront toujours s'en remettre à de vrais journalistes, capables de donner du sens à cette info brute.
5. 09/12/2010 19:34 - Interneth
Finalement on retrouve au plus haut niveau de la diplomatie (cadres bac+7 et consorts) tout ce que l'on retrouve dans le cercle d'amis le plus commun : petit mensonges, affabilités de circonstances, haine refoulée, je-t'invite-et-pas-lui, cassage de sucre dans le dos au marteau Canderel, etc. L'humain est partout pareil à moins qu'il ne soit réellement artiste, surhomme, c'est à dire totalement loyal envers sa vision du monde, sinon ça goute toujours un peu la pisse, à bac+66 comme demain entre vos potes rigolos et intelligent dans un salon enfumé.
6. 10/12/2010 18:58 - Greg môk
Interneth vient de comprendre que nos élites intellectuelles étaient responsables des pires crimes de l'histoire de l'humanité.
Il n'est jamais trop tard.
"L’objectif de Wikileaks est clairement affiché : améliorer la démocratie en ouvrant la « boîte noire », en exhibant ses rouages immontrables aux regards de tous."
En quoi cela améliorerait la démocratie puisque ce qu'il se passe réellement dans les chancelleries, par exemple, est connu de tous à défaut d'y être divulgué sur la place publique ?
Le peuple sanctionnera ?
Sans doute.
Mais le "bébé" sera transmis à leurs successeurs, quelque soit le bord politique.
Donc l'objectif de wikileaks reste, selon moi, pour ce qui concerne cet article, un mystère.
7. 10/12/2010 23:49 - Interneth
Pourquoi 'intellectuelles?' Pourquoi pas géniales ou ingénieuse tant qu'on y est? Ca sort d'où cette connerie? Élites partiales ou sophistes c'est moins racoleur et plus poli envers les intellectuels. C'était là une occasion de se taire.
8. 11/12/2010 09:33 - Sébastien
L'avenir de Wikileaks, c'est Openleaks :
http://lci.tf1.fr/high-tech/openleaks-la-plate-forme-visant-a-destabiliser-wikileaks-6183676.html
Visiblement, ce site internet ne réussira pas à se passer des médias institutionnels. On pouvait s'en douter. Et puis j'aime bien ces collaborateurs de Julian Assange qui l'accuse d'être autoritaire. Comme c'est drôle !
9. 13/12/2010 10:07 - Greg môk
Ah bon d'accord, un intellectuel n'est pas une personne qui fait preuve de réflexion au nom d'une idée par exemple.
Idée qu'il va répandre à la masse, laquelle sera reprise par le pouvoir en place qui la mettra en pratique comme le merveilleux communisme par exemple, qui fit près de 100 millions de morts en moins d'un demi-siècle.
Non, c'est vrai, les intellectuels n'ont aucune responsabilité au sujets de ces horreurs.
Bonne nuit, interneth.
Un écrivain contemporain connu écrivait il y a quelques temps à ce sujet, "faites combattre les hommes pour des idées, et ils deviennent des bêtes sauvages (...)".
L'Histoire de l'humanité est remplie de ces exemples.
10. 13/12/2010 13:20 - Interneth
Greg mok parvient à confondre 'élaboration d'un concept de société pacifique' et 'interprétation et instrumentalisation politique, donc populiste -voire répressif et martiale-, d'un même concept'.
Marx, Lénine ou Nietzsche par exemple ne sont responsables d'aucune mort, même s'ils ont été instrumentalisé à leur insu. Jésus n'a tué personne, les gens qui l'utilisent pour assouvir leur propre frustration personnelle bien. Mais bon on va dire que c'est pareil hein, comme ça Greg mok a raison et il dormira bien et beaucoup.
11. 13/12/2010 15:13 - Greg môk
Ah ... ?
Non, c'est vrai, Lénine n'est responsable d'aucune mort ?
Et puis, ces politiciens n'ont aucune idée, c'est bien connu ! Par conséquent, on ne saurait les qualifier d'intellectuels mais de simples ignorants.
Non, en fait toutes ces idées, produites par le cerveau humain, qui sont la cause principale des horreurs de l'humanité sont le fruit d'irresponsables qui ne comprenaient pas les idées émises par les intellectuels.
Eh oui, eux, les intellectuels, sont les garants du savoir, et nous autres, le reste, les garants de l'ignorance.
Le meurtre de masse au nom d'une idée, d'une doctrine, d'une théorie, c'est l'oeuvre, l'invention des intellectuels.
Parmi les dix commendements, le majeur dit : Tu ne tueras point ! Il contient presque toute l'éthique. Telle que Schopenhauer, par exemple, formule l'éthique, elle est simple prolongement de ce commandement suprême. L'éthique de Schopenhauer est simple, directe, claire. Il dit :"Ne nuis à personne; aide plutôt autrui, autant que tu peux."
Mais qu'arriva-t-il lorsque Moïse descendit la première fois du mont Sinaï avec les Tables de pierre, avant même qu'il pût proclamer les dix commandements ? Il découvrit une hérésie digne de la peine capitale, l'hérésie du Veau d'or. Il oublia alors le commandement "Tu ne tueras point!" et s'écria :
""Qui est pour Yahvé, à moi!(...)" Ainsi parle Yahvé, le Dieu d'Israêl :"ceignez chacun votre épée sur votre hanche (...) et tuez qui son frère, qui son ami, qui son prôche" (...) et du peuple, il tomba ce jour-là environ trois mille hommes".
Cela commença ainsi, peut-être. Mais pour sur, cela continua ainsi, en Terre sainte comme, plus tard, ici, en Occident ; ici, tout particulièrement, une fois le christianisme devenu religion d'Etat. Plus tard, et surtout au 17e et 18e siècle, s'y ajoutèrent encore d'autres motifs idéologiques de croyance, destinés à justifier la persécution, la cruauté et la terreur : nationalité, race, orthodoxie politique, autres religions.
L'éthique intellectuelle se fond sur l'idée de savoir personnel et de bonne certitude, et par là sur celle d'autorité. L'idée, c'est de posséder la vérité et la certitude, et, si possible, de garantir la vérité moyennant preuve formelle.
A cet idéal aujourd'hui encore largement admis correspond l'idéal personnel du sage, càd, l'idéal platonicien de celui qui sait et fait autorité ; du philosophe qui est en même temps maître et roi.
L'impératif, pour l'intellectuel, c'est : Sois une autorité ! Et dans ton domaine, sois omniscient !
Une fois que tu seras reconnu comme une autorité, ton magistère sera protégé par tes collègues, et bien sur tu devras protéger le leur.
Cette éthique, pour notre plus grand malheur, prohibe l'erreur. L'erreur est absolument interdite. Les erreurs ne peuvent donc être reconnues. Cette déontologie est intolérante. Et du reste elle a toujours été intellectuellement malhonnête : elle pousse à camoufler ses erreurs, au nom de l'autorité.
Voilà garçon.
12. 13/12/2010 15:13 - Boule
"Parce que Wikileaks s’opposait à l’ordre établi, on l’a cru de gauche."
Aaahhh, elle est bonne celle là. La gauche s'oppose à l'ordre établi. Tout de suite j'aurais pltôt l'impressio que c'est une blondasse fille à son père qui s'oppose à l'ordre établi vu l'unanimité qu'elle fait contre elle !
13. 13/12/2010 16:09 - Interneth
Tout cela est très bien, seulement je ne pensais pas que Marx, Lénine ou Nietzsche était l'apothéose du genre humain. Et en effet, il y a une différence nette entre 'sage' et intellectuel. L'intellectuel aime se faire mousser, montrer -voire prouver mais c'est pareil- qu'il a raison, content de son caca cérébral tandis que le 'sage' en a rien a branler des gens (il sait que ce que veulent les gens n'est pas la Vérité mais une idée, un début d'idée qui pourra être déformé et popularisé en une domination certaine sur les autres, tous les autres si possible, sinon du moins ceux qui peuvent les empêcher le plus dans leur mesquine soif de reconnaissance sociale), seulement si on lui demande il répond par un paradoxe qui laisse tout le monde dos à dos dans un état d'hébétude pacifique ...ce qui l'exclue du cercle de l'intellectualisme étant donné que l'intelligentsia n'aime que trop peu le paradoxe (socialement et donc économiquement stérile) et préfère la virilité de l'ambition personnelle qui se répercutera à coup sur en un mouvement populaire quelconque.
De toute façon tous ceux-là sont toujours en-dessous du Ché (christ anti-christique par excellence) voire de Bernanos (Français anti-cathos : pas mal).
Ce que l'on raconte ici est bien beau voire sensé (ou pas) mais ça reste du blabla au final.
Et de rien Monsieur.
14. 13/12/2010 17:08 - Greg môk
Le relativisme au sujet des idées (émises par les intellectuels) issu d'une tolérance lâche, conduit au règne de la violence.
Le relativisme est la position selon laquelle on peut tout affirmer, ou presque, autant vaut dire : rien.
Tout est vrai, ou rien ne l'est. La vérité est donc sans importance.
Et, il y a une autre position selon laquelle, dans l'intérêt de la recherche de la vérité, toute théorie doit avoir accès à la concurrence entre les théories. Cette concurrence consiste en la controverse rationnelle entre les théories et en leur élimination critique. La controverse est rationnelle ; ce qui veut dire qu'il y va de la vérité des théories en concurrence : la théorie qui dans la discussion critique paraît mieux approcher la vérité est la meilleure.
Et la bonne théorie chasse la mauvaise.
Il y va ainsi de la vérité.
Les professions intellectuelles concernent, en résumé, les savants, les médecins, les juristes, les ingénieurs, les architectes, les fonctionnaires de l'espace publique et les gens de la politique.
Des professions où importe avant tout la recherche de la vérité.
Dans le lot, le manque d'humilité des derniers au sujet des idées a pour conséquence le règne du relativisme et donc, de la violence, au nom d'une doctrine, d'une idéologie, d'une idée non soumise à examen critique au nom de la vérité.
Donc, ce n'est pas du blabla, mais de l'irresponsabilité intellectuelle.
15. 13/12/2010 17:56 - Interneth
Mais tu oublies sans doute que la controverse rationnelle, la concurrence des théories de nos jours se passe sur TF1 et dans des papiers cousins, et que donc le sophisme (voire le sophisme élaboré, ou encore plus paradoxal et plus 'drôle' : le populisme petit-bourgeois éhonté) l'emporte là ou, disons, l'élaboration juste et dépourvue de promesses d'augmentation salariale fantasques et de petit confort douillet échouera toujours, puisque le peuple, friand de puissance, choisira toujours 'le plus fort' et pas le meilleur, le plus généreux. Faut-il donc débattre de concepts devant un juré d'intellectuels qui eux seront à même de départager les intervenants? Ces jurés seront achetés tôt et tard et ensuite?
L'animal humain est infini dans sa reproduction du drame sociale à tous les étages et pour en finir il faut surtout être plus intelligent que soi-même pour commencer.
16. 14/12/2010 10:23 - Greg môk
Non, aujourd'hui, c'est encore et toujours le relativisme qui triomphe et non la controverse rationnelle. Le relativisme sur Tf1 et la controverse rationnelle dans les livres ou les congrès, par exemple.
Oui, le peuple choisira toujours le plus fort au détriment du meilleur à cause de son manque d'humilité, au détriment de ce qui se rapproche de la vérité.
C'est une histoire d'éducation, pas autre chose.
Mais aussi d'irresponsabilité de la part des élites intellectuelles, qui plutôt que de guider vers la vérité, nous guident vers les meurtres de masses à venir, encore et toujours, et ce au nom d'une théorie, ou d'une doctrine.
17. 14/12/2010 17:37 - Interneth
Puisqu'il est question de vérité, et je veux dire celle qui me parait la plus 'logique', la plus simple disons, celle qui peut-être la moins dévoyée puisque trop 'relou', est celle qui fait qu'on doit se sentir aussi exploité que le plus exploité, le plus démuni, mais du coup ça empêche de regarder des dvds, de partir à Ibiza ou de profiter d'un bon petit salaire à la Fnac et d'avoir du temps libre à rêvasser. Bref, on préfèrera toujours une façade de justice démocratique, ça prend moins la tête et moins de notre bon temps. Alors on vote 5 minutes et puis on profite comme on peut de ce qu'il nous reste : un peu de fantasme (dont surlering fait parti, parmi tant d'autres)
18. 14/12/2010 18:41 - Greg môk
Votre commentaire n'a rien à voir avec la vérité mais avec un problème social personnel, à savoir, l'insoluble problème de l'égalité.
19. 14/12/2010 19:12 - Interneth
Ouais bon, botter en touche avec le coup du 'névrose sociale personnelle'...autant admettre avoir besoin du confort que la domination bourgeoise confère. Mais vous savez pourquoi personne n'ose l'admettre? Parce que c'est mesquin et honteux, d'où que le bourgeois est honteux et mesquin et a besoin de Hollywood, de foot, de jeux vidéo (et pour les plus 'intelligents' des débats d'idées stériles entre eux qui les réconfortent dans leur personnage, voire de bouquins de dépressifs pour dépressifs (cf Houellebecq, best-seller français : ça en dit très long)) pour oublier son ignominie anti-spirituelle, anti-revolutionnaire, anti-grâce, anti-presque tout ce qui est rédempteur. Après il y a ceux qui l'admettent ouvertement (la liste est longue) mais ceux-là poussent au crime justement (guerres brutales d'intérêt, esclavagisme économique, menaces diplomatiques, avidité personnelle, populisme sophiste etc), ce même crime que vous pestifériez quelques commentaires plus haut.
Puis vient le juste milieu (enfin, le concept est pas mal éculé entre temps) et là tout le monde met son juste milieu plutôt haut, quand même, de façon a ce que soit les autres qui prennent dans les orteils sous couvert de "je peux pas sauver le monde non plus! déjà que demain je dois rédiger un article sur la menace islamiste et puis faire le plein et passer chez Ikea avant qu'il ne ferme, excuse-moi je suis occupé moi tu vois, j'ai une VIE, je suis un homme sérieux!"
Bref j'ai moi-même conscience de mon blabla, pas besoin de votre éclair de lucidité, merci quand même. Merci à mort.
20. 15/12/2010 10:29 - Greg môk
Vous avez un réel problème avec la domination sur le plan social, et finalement peu importe qu'elle soit bourgeoise, prolétaire, militaire, populaire, ou autre que sais-je.
Un dominant sera toujours chassé par un autre dominant.
Il reste une alternative cependant à la domination bourgeoise pour ce qui vous concerne, il existe Cuba, la Corée du nord, voire le Zimbabwe.
Vous pouvez toujours tenter l'expérience, rien ne vous retient, foncez, que diable !
21. 15/12/2010 13:36 - Interneth
Disons qu'il y a un peu plus de grâce à taper sur le dominant que sur le dominé (même si l'un ne vaut pas spécialement mieux que l'autre). De toute façon la seule issue est christique, comprenez-le comme bon vous semble, le constat est là, je n'invente rien.
Et pour Cuba, la Corée et le Zimbabwe c'est je pense pareil qu'ici en plus exotique et je ne suis pas très 'touriste' dans l'âme. Il y a déjà assez de réels souffrances ici, pas besoin de faire le voyeur ailleurs.
22. 15/12/2010 13:50 - Interneth
Ceci dit, Cuba en juillet...haha
23. 15/12/2010 13:51 - Greg môk
Oui si vous voulez, mais au final celui qui aura tapé le dominant se subtituera à ce dernier dans la pratique...
C'est dans la nature des choses.
Quant à la similarité "c'est je pense pareil qu'ici", elle démontre parfaitement le triomphe du relativisme, comme je l'écris plus haut.
La souffrance fait partie de l'âme humaine, la cause, peut-être, à ce "moi" qui n'existe pas en réalité.
24. 15/12/2010 17:07 - Interneth
Oui sauf que moi je n'ai que mes petites mains pour 'taper' sur ce qui est dominant (et 'puissant') et qui plus est, c'est plutôt moi qui risque de me faire taper dessus par les chiens de garde des dominants...je ne suis pas à la tête d'un commando armé.
Mon "c'est je pense pareil qu'ici" avait attrait à la souffrance absolue, qui elle n'est pas quantifiable. On déprime et on se suicide peut-être même plus qu'à Cuba en fait, pourtant on a 200 chaines de télé, la liberté d'expression (pas totale c'est vrai mais nettement mieux que partout ailleurs au monde) et des mcdos à tous les coins de rue. Car oui, je sais qu'historiquement et socio-économiquent Cuba n'est ni la France, ni la Belgique ou la Suisse. Bien essayé. Ou pas trop en fait.
"la cause, peut-être, à ce "moi" qui n'existe pas en réalité."
Je pense plutôt que la seule chose qui existe, quand on est petit-, moyen- ou grand-bourgeois, est le moi. Il faut le vaincre à tout prix, "il faut lui en mettre plein la gueule", il faut plus qu'il se relève. C'est cela le début du triomphe, sinon c'est la continuation "de la nature des choses" comme vous dites, qui commence à manquer d'originalité, surtout après 3 000 ans...
25. 15/12/2010 18:32 - Greg môk
Au sujet du dominant je parlais en général et non en partculier (vous).
Quant au relativisme, effectivement, il n'avait rien à faire concernant la souffrance, mais, je ne l'avais pas compris dans ce sens.
Déjà à Cuba, il y le Soleil plutôt souvent, tandis que sous nos latitudes ...
Vous écrivez n'importe quoi, vous croyez que le bourgeois ne pense pas comme vous dans la lutte pour la survie de sa classe ? Réflechissez un peu.
S'il était si con, on se demande comment a-t-il fait pour arriver à dominer le monde ?
26. 15/12/2010 19:25 - Interneth
Mh le bourgeois ne domine pas le monde non. Il fait plutôt parti d'un ensemble de valeurs (sans jugement moral) et de techniques qui lui, parvient à le soumettre à sa volonté de puissance (infinie). Mettez un bourgeois tout seul avec ses opinions sur le monde quelque part autre que dans sa Renault et pas sur qu'il dominera quoi que ce soit.
Et puis j'ai rien contre le bourgeois hein, on s'entend, seulement je vois pas pourquoi je tairai ce que j'en pense, sachant que j'en suis un aussi, je conjure l'affreux petit diable comme je peux.
Et oui pour le soleil, on peut pas tout avoir. Le monde est mal fait. Ou bien..
27. 15/12/2010 20:25 - Greg môk
Excusez-moi mais c'est vous qui écrivez : "autant admettre avoir besoin du confort que la domination bourgeoise confère"
Puis votre phrase : "Mh le bourgeois ne domine pas le monde non. Il fait plutôt parti d'un ensemble de valeurs (sans jugement moral) et de techniques qui lui, parvient à le soumettre à sa volonté de puissance (infinie)."
Si celui qui a une volonté de puissance qu'il arrive à soumettre aux autres ne les dominent pas, ce que vous écrivez n'a aucun sens.
Ou bien ...?
L'exemple du bourgeois avec sa renault est celui du petit bourgeois, ce qui ne représente pas l'ensemble du groupe...
En quoi vous êtes bourgeois ? Par vos parents ? Si c'est le cas, c'est à mourir de rire. Il se peut que chez vos ancètre se trouvent de véritables prolos...que sais-je.
28. 15/12/2010 20:57 - Greg môk
Tout à l'heure, il y avait le même message en 3 fois du pseudo "cequetuvaux" où il était écrit :
"ce truc c'est pour "accomplir la loi"".
Je répondrai, n'est-ce-pas, à condition que l'on parle de la Loi et non de la loi (du silence, entre autres...).
29. 15/12/2010 23:01 - Interneth
Je n'ai pas complètement saisi l'espèce de syllogisme au début. Je peux seulement rajouter que la domination bourgeoise en effet s'articule autour d'une possibilité de confort qui permet de taire toute critique, tout réel refus (aussi pertinent soit-il), puisque le bâton n'est jamais loin ( càd le retrait immédiat du confort, qui est horrible quand on estime y avoir totalement droit (ce qui n'est pas vrai évidemment)). Et puis aussi, le bourgeois domine par procuration: pour avoir de l'essence dans son moteur il envoie entre autres des démunis se faire péter au soleil, par la prouesse militaire dont il n'a aucune connaissance et les média dont il accepte les balivernes bien candidement. Il se peut que je réponde à coté ceci dit.
En quoi suis-je bourgeois? En ce que je ne sers pas la société plus subversivement (ou dans une acceptation plus bourgeoise : en ce que je ne la 'dessert' pas plus subversivement).
Et puis pour moi la bourgeoisie c'est beaucoup plus l'acceptation que l'on a du sens de sa vie que ce que l'on peut s'offrir de sophistiqué ou pas disons. Péjorativement le bourgeois est une sorte de protestant, de catho, bref de pseudo-spirituel, content de sa situation confortable, et idéalement un hérétique plein de bon sens et de vigueur qui ne lâche pas l'affaire. Enfin j'espère.
30. 16/12/2010 10:13 - Greg môk
En quelque sorte, si je vous suis, le bourgeois est un pauvre type qui s'ennuie au cours de l' expérience de la vie.
31. 16/12/2010 12:00 - cequetuvaux
@Greg lok Je ne pige rien à ce que tu dis;je dois etre un con..Ce n'est pas dans les évangiles qu'il est écrit que jésus est venue accomplir la loi? Le citoyen ayant droit de regard sur ces gens et,ce citoyen en question n'ayant jamais eu accès à ca avant,il me semble que la loi s'accomplit.Non? Après le rapport avec les évangiles n'est jamais que mon interprétation...Ce site est mondain,c'est chiant. Les commentaires n'ont souvent aucun sens.ciao
32. 16/12/2010 12:23 - Greg môk
Je m'intérroge sur la raison pour laquelle votre commentaire a été supprimé, voilà tout, il n'y a rien de plus simple à comprendre...
33. 16/12/2010 12:55 - Greg môk
Il y a tes "frères" qui sont passés ce matin, 2 secondes pas plus.
Sinon, le citoyen en question là, tu le connais toi la personne qui lui a donné ce droit ?
Enfin, on va commencer, tant bien que mal, par accomplir la loi des petits hommes que nous sommes et ensuite, on en reparle après.
34. 17/12/2010 14:08 - Unterneth
"En quelque sorte, si je vous suis, le bourgeois est un pauvre type qui s'ennuie au cours de l' expérience de la vie. "
Mh, presque ça...en fait si ce n'était que ça je n'y verrai rien de mal mais je sais que le bourgeois, sous ses couverts d'ennui, de suffisance, de culture, est un terroriste affectif qui se moque, ouvertement ou pas, de tout ce qui n'est pas "bourgeois", bourgeoisement respectable disons. Il est très sectaire et mesquin en ce sens. Et puis vous l'avez dit, le bourgeois domine le monde d'une certaine façon, et bien qu'il s'en montre digne, lui le Roi des Peuples, ou n'est-il qu'un despote fat que tout âme un tant soi peu noble se doit de mépriser?
35. 17/12/2010 15:31 - Greg môk
Je suis d'accord sur l'essentiel je dirais, cependant, je ne sais pas pourquoi, votre théorie me semble incomplète.
De plus, se rabaisser à l'objet de son mépris vous renvoie l'image du bourgeois que vous êtes peut-être.
36. 17/12/2010 15:53 - Greg môk
En même temps, vous savez les esprits, enfin, je veux dire les ancètres et ceux qui ne sont pas encore nés, ceux qui parlent par notre bouche.
37. 17/12/2010 15:59 - Interneth
Incomplete parce que 'théorie' justement, toute théorie est par définition incomplète sinon le monde serait 'résoud' depuis longtemps. Apres le concept vient la vie, la bataille, celui ou la dignité et la grandeur d'âme se vit et non se 'démontre' par A+B sur Word ou à la Fnac rayon Littérature. D'ailleurs dès le départ j'ai parlé de mon 'blabla', je ne trompe personne, Nietzsche était par exemple un blablateur d'immense talent, le Ché lui un petit blablateur mais un 'vrai' homme, pour situer.
Et oui j'ai un compte à regler avec la bourgeoisie, comme beaucoup de gens au demeurant, je le vois bien autour de moi. Et puis j'essaie de ne pas tomber dans ses travers, qui sont parfois tragiques, tout en admirant ses prouesses, qui sont réelles. J'essaie de me 'sauver' de ce qui à priori parait être le nec plus ultra. Mais les apparances...
Je n'ai plus grand chose à ajouter je pense, si vous oui faites, et alors merci pour cette discussion.
38. 17/12/2010 16:21 - Greg môk
Une théorie peut être complète mais incertaine, c'est toute la différence.
Faites-gaffe que ce ne soit pas la bourgeoisie qui ait un compte à règler avec vous.
En ce qui me concerne, ce serait les esprits qui auraient un compte à règler avec la bourgeoisie.