Sur le RING

Vie et mort de l'identité nationale

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 15/02/2010 - 9 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Les vraies conclusions



"Stop ou encore ?" Voilà en somme le résumé du passionnant débat qui a tant ému les Français au sujet de leur Nous intérieur. Depuis quelques temps et par on ne sait quelle perversité de l'esprit, lorsque l'on entend "débattre" sur les ondes, on comprend "abattre".



Que les mauvais esprits se rassurent, de ce débat à marquer d'une pierre métissée, des mesures consistantes, voire radicales, ont été prises : placarder des drapeaux tricolores et des déclarations des Droits de l'homme dans les écoles, et rappeler, était-ce besoin de le faire tant cela parait évident, que notre identité est plurielle est métissée.
 
Que nous voulions double ration d'humanisme dans les nursery de la République, cela ne fait aucune doute. Que nous voulions qu'on fasse semblant de nous demander notre avis, c'est évident.

Nous ne doutons pas une seconde que les Français aient été rassasiés par ce débat à haute teneur intellectuelle, où des flamboyants commentateurs étreignaient l'auditoire par des moments d'éloquence digne des grands penseurs antiques.
Au "dehors les bougnoules", de Jean-Marc, répondait un non moins somptueux "va crever sale facho" de Habib, suivi du tac au tac par le stoïcien Zgueg56 : "calmé vou les débat c fait pour débatre". Rien de plus beau que de telles agapes sémantiques sur un fond d'identité nationale déclinante. Il est amusant de constater que pendant ce long débat plein de vie, de saillies multicolores et multi-orthographiques, personne n'a songé à demander, tout benoitement, pourquoi nous étions morts. Et pourquoi nous devrions nous en réjouir. Il n'est pas question de l'orthographe, assassinée à grands coups de langage SMS, mais bien de l'identité nationale en question, et même plus largement de notre propre existence. C'est parfois fou et inquiétant ce qui peut se passer dans un cerveau qui n'a pas la chance, pourtant extrêmement répandue, d'avoir avantageusement embrassé les limites intellectuelles nécessaires à notre temps. Avant de bien conclure ce qu'il fallait conclure d'un tel débat, il est nécessaire de revenir un peu en arrière. Avant de connaître l'Eden progressiste, il fut un temps où les hommes erraient sur le globe, mourraient, apprenaient, et se frottaient à l'indomptable nature.

Des hommes malheureux, qui n'avaient pas la chance d'être mis en garde contre les dangers du soleil ou contre la nocivité du froid par des étiquettes et des associations-parties-civiles. On se demande bien comment, mais ils ont survécu jusqu'à nous.
Même si ils sont encore bien loin de notre évolution si enviable et aboutie, on peut dire qu'ils sont des hommes.
Ils sont des hommes parce qu'ils imposent un ordre au chaos. Ils sont des hommes parce qu'ils ont conscience d'être mauvais. Cependant, pour compenser ce mal inné qui les ronge, ils parviennent à ne concevoir leur existence qu'en société, c'est-à-dire assujettis à un système. Ils montrent ici un balbutiement d'intelligence en acceptant le joug d'une puissance supérieure,  celle de la société hiérarchisée, la seule acceptable, qu'elle soit en son sommet divine, naturelle, souveraine.
 
Dans cette communion d'acceptation de faits, d'une situation réelle, la France, un agrégat, une conception puis une conscience, existe. Elle existe parce qu'elle rassemble et qu'elle exclut. Parce qu'elle nourrit et parce qu'elle tue. 
Elle est composée d'hommes qui acceptent la réalité de leur condition. La réalité n'est pas tolérante. Nous l'avons depuis, avantageusement combattue.

La dualité de l'humanité était reconnue. Grâce à la religion, indissociable de notre destin, on qualifie le mal qui habite chacun. C'est le péché originel. On place la dualité génitrice d'humanité sous le mythe de Babel, qui divise les hommes et donc qui créé la vie. Ces conceptions catholiques incontournables justifiaient à elles seules la profondeur du sceau de l'Eglise sur notre sol.
Seulement, la dualité n'est pas favorable à la paix dans le monde. Nous l'avons depuis, avantageusement combattue.

En effet, de cet ordre divin et primitif, l'homme s'est heureusement extirpé, par un orgueil tombé à point nommé. Fui par l'humilité devant une nature qu'il domptait de plus en plus, il s'est vaillamment dégagé de ses chaînes, pour ensuite s'établir à sa juste place, c'est-à-dire au centre de tous les cultes, pour s'estimer enfin à sa juste valeur, c'est-à-dire à celle du Dieu des Dieux.


Pour l'homme, l'animal du progrès, pas question d'en rester là. Une fois encore, en écoutant ses sentiments les plus nobles, comme la jalousie, il s'est empressé de placer l'Égalité au centre de son système, au mépris de la réalité des faits, têtus. Dieu ne peut-il pas tout mépriser ? Dieu n'est-il pas capable de tout ? 

Quelle splendide rhétorique que celle des Lumières ! Quelle justesse des raisonnements ! Quelle leçon au monde obscurantiste !
Les hommes naissent libres, bons, égaux ! Une évidence ! Comment ne pas s'en être persuadé plus tôt ?
C'était tellement limpide : le nourrisson a-t-il besoin de quoi que ce soit pour se nourrir, se lever, parler, se socialiser, réfléchir, et enfin devenir un véritable soldat du progrès ?
Les hommes sont bons de nature, c'est évident. Les dérapages individuels et même salement massifs, ça peut toujours s'expliquer, par la société, par l'entourage, par l'environnement, par le contexte, par la sociologie, par des experts, par le réchauffement climatique, par cette salope de bête immonde qui miaule toujours quelque part dans les marges des livres d'histoire…
Et ils sont égaux, ces hommes là, d'entrée de jeu ! Pas de différence entre une mort subite du nourrisson et une jaunisse. Naître trisomique et manchot à Madagascar n'est-il pas au fond rigoureusement la même chose que de naître génie et millionnaire à Tokyo ? Ils sont égaux, ils sont libres, bref, ils sont pareils.
Pourquoi cette vision positive et sentimentale du monde a-t-elle tant tardé avant de s'imposer d'elle-même comme la seule et unique règle politique qui vaille ? Pourquoi a-t-on autant hésité avant de se débarrasser des basses considérations réalistes et pragmatiques qui régentaient le monde jusque là ?

Voilà les questions auxquelles ce débat cherchait à répondre. Pourquoi l'évidence progressiste ne s'est-elle pas imposée plus tôt ? J'entends d'ici les derniers zombies réactionnaires nous rabâcher que les écrits des Lumières sont extrêmement indigents, enracinés dans l'irréalité la plus utopiste, et qu'ils connaissent une notoriété tragique. Faire un tel constat, au XXIe siècle, expliquerait pourquoi, dans des esprits aussi imperméables à la logique, l'Egalité a mis tant de temps à venir à bout de la France. L'indigence, l'utopie et la notoriété, tous les voyants sont aux verts pour l'Égalité. Peu importe la méthode, seul le résultat compte. 
 
La Révolution servira à la fois à officialiser et à nommer le Bien : c'est la gauche.  Depuis, malgré quelques oscillations, le Bien gagne la France. La Bien finit par phagocyter tous les esprits rétrogrades et mortellement réalistes qui œuvraient encore contre l'Égalité. Tous ceux qui présentent aujourd'hui quelque estime pour l'Égalité, autre que pénale, sont touchés par la grâce.
Par bonheur, c'est l'ensemble des médias et des élites, mais aussi l'immense majorité de nos contemporains. La politique sentimentale, démagogue et positive, c'est-à-dire irréelle, coule de source. Réjouissons-nous de constater chaque jour le bonheur qu'elle apporte aux gens de notre temps. Que cherche au fond l'homme ? Une identité passée ou un bonheur futur ?

L'Égalité nous apporte le bonheur, l'idée de France est donc caduque. L'Égalité nous permettra sans fin de trouver des moins égaux que soi pour se mettre à leur niveau. Elle nous permettra de rabaisser un peu ceux qui ont l'air un peu trop au dessus de soi. Elle nous permettra de transformer tous les individus du monde en un même prototype métis asexué au format culturel unique. Tous rigoureusement semblables, ce qui signifie la fin des conflits. Le bonheur, vous dis-je !

Que cherche-t-on avec ce débat ? Point n'est besoin de s'embarrasser avec des identités, nous avons le bonheur global. On peut se contenter de polémiquer un peu, pour la forme. On peut se satisfaire de mesures artifices, pour le style. On peut se féliciter de la participation citoyenne, pour la blague. Mais on ne peut pas continuer à nous faire croire que quelque chose comme la France peut encore faire le poids face à l'idéal d'Égalité planétaire et même intersidéral. Comme disait l'autre, pour voler encore plus haut, il faut lâcher du lest.

Pourquoi voulez-vous dire votre amour et votre estime du pays puisqu'il doit être égal aux autres ? Pourquoi voulez-vous parler de la nécessité de le défendre contre l'Autre, puisqu'il est notre égal ?
 Pourquoi voulez-vous parler de Français puisque tous les hommes sont citoyens du monde ? Pourquoi voulez-vous punir les expressions du mal puisqu'elles ne peuvent pas émaner des individus mais de la société ? 
Pourquoi voulez-vous refuser du monde puisqu'ils ont droit à tout ce dont nous avons droit ? 
Pourquoi voulez-vous privilégier ou défendre votre culture puisque les autres (égaux !) importent leur culture égale chez vous ?
Pourquoi voulez-vous louer la liberté ou le talent puisque tout le monde doit être égal ? 
Pourquoi voulez-vous estimer l'art puisque tous les arts se valent ? 
Pourquoi voulez-vous être fier d'être Français alors qu'il est entendu que notre histoire, pour la calmer de sa grandeur, doit être honteuse.
Pourquoi voulez-vous manifester votre mépris envers toutes les acceptations qu'on nous impose, puisque l'ordre humain nous impose de tout accepter ?  


Vous voyez bien qu'en s'embrassant de la France, il n'y a que des pourquoi. Pour qui ne suit pas notre logique progressiste, il n'y a que des pourquoi. Ce que souhaite le camp du Bien, c'est l'inverse.
Vous voyez bien toute la folie de parler encore de cette France au présent. L'Égalité ne doit plus souffrir de tous ces ombrages. Pas de liberté pour les ennemis de l'Égalité.
Personne ne doit poser de question. Personne ne doit remettre en cause les évidences.  Les polémiques stériles doivent continuer. Les touristes doivent continuer à chercher partout ce qu'ils ne trouveront jamais. Les villes doivent encore et toujours devenir vaguement semblables. Les communications doivent persister dans l'anéantissent des dernières régions reculées. La République, burqa idéale pour enfermer les dernières velléités nationalistes d'un côté et tromper tous les regards de l'autre, doit n'avoir pour seule ambition que d'imposer l'Égalité dans les moindres recoins du territoire.
Les différences se manifestent, se veulent les plus égales possibles et en même temps les plus enrichissantes possibles. Il ne faut pas s'inquiéter de ces apparentes contradictions, puisque les desseins de la Très Haute Égalité sont insondables. 

Arrêtons-nous un instant sur ces bénéfices colossaux.

Il faut savoir s'opposer à la nature. La conception identitaire exclusive doit devenir une conception sans égalitaire, donc inclusive.
Pour que l'Égalité continue de prospérer, il faut se défaire de certains vieux réflexes. L'autorité est hérésie, puisqu'elle reconnaitrait une posture dominante d'un être sur un autre. De même, toute fermeté est maintenant à juste titre, devenue une provocation, puisqu'elle émane d'un être disposant d'un pouvoir vis-à-vis d'un autre.


Les bénéfices les plus évidents sont à chercher dans l'éducation. Le savoir ne doit plus créer de l'inégalité. Les écoliers sont déjà des intelligences. Ils le sont depuis toujours. Ils sont nés ainsi. 
L'État démocrate doit se consacrer à l'entretien de ce postulat de la bonté innée de l'individu (peu importe qu'il soit véritable ou non), pour justifier de la souveraineté confiée à la multitude.
L'État doit continuer à œuvrer pour trouver des prétextes à toute déviance. C'est la société. C'est social. C'est l'exclusion. C'est l'hérédité. C'est pathologique.  Il en évite ainsi de remettre en cause le cœur du système égalitaire, et d'aborder des questions qui seraient beaucoup trop dangereuses si elles atterrissaient dans des esprits encore non préparés à tout abandonner pour le bonheur d'un monde sans Égalité. 
 
Pour camoufler au maximum cette Révolution par l'Égalité, il convient de faire croire qu'il existe un arc politique, une gauche et une droite. Pour berner la foule le temps que la propagande fasse son effet, on recréé de fausses différences, en prenant garder qu'elles ne constituent jamais des alternatives au système bien en place. En clair, en larguera toutes les contre-mesures qu'il faudra larguer, pour permettre à l'Égalité de faire son œuvre et d'atteindre dans le pays un seuil critique, irréversible. À cet instant là, nous pourrons œuvrer à visage découvert. 
 
Il est donc absolument nécessaire de débattre et d'abattre toutes les poutres qui soutiennent encore la civilisation qui engendra l'identité nationale.
C'est un devoir de tout remettre en question, de briser tous les étais que l'on nomme des tabous, d'aller plus loin, de transgresser à l'infini, de ne pas s'attaquer seulement aux constructions sociales appuyées sur des faits réels, mais de s'attaquer directement aux faits réels, constatés et établis.

L'homme a créé un joli monde virtuel, sans conflit et sans dualité. Il doit maintenant s'y installer, et couper la branche sur laquelle il a fait son nid. C'est le prix de l'Égalité. 
 
Nous devons trancher le lien, couper ce cordon ombilical avec une vie qui n'est pas en faveur de l'Égalité.

Nous devons nous priver de la réalité, des sources et des souches, manière supplémentaire de trancher ce lien vertical qui symbolise ce que nous étions jadis. 
 
Le beau soleil couchant de l'Égalité est visible sur l'horizon. Tout s'est accéléré, par bonheur, et avec les efforts de toutes les bonnes volontés. Nous avons créé un ministère de la culture pour achever de la détruire. Nous avons créé le regroupement familial, le mythe de la richesse, en s'appuyant sur l'antiracisme forcené qui couvait dans les Droits de l'homme, et on a ainsi épuré le peuple de France. L'Autre disparait avec nous-mêmes dans le métissage, et tout le monde est gagnant.

Plus personne n'est différent, plus personne n'est d'ailleurs, plus personne n'est d'ici, plus personne n'est. C'est parfait pour l'Égalité. 
 
Et même, lorsqu'on sait vers quel bonheur sans hier nous conduit l'Égalité, on est en droit d'user de toutes les méthodes. On est en droit de nier la réalité. L'Égalité ou la réalité, choisissez votre camp.  
 
Comme nous avons avantageusement supprimé la notion de camp de la réalité, elle n'existe plus qu'entre elle-même et le reste. Entre elle-même et entre nous.

Nous avons tout pris a la réalité et personne n'a réagit. Nous avons pris le libre-arbitre, nous avons pris l'esprit, nous avons pris la matière. Voilà comment l'on s'est débarrassé de la France, pour ensuite se débarrasser de l'humanité. Il est temps de lever le voile qui faisait illusion, de révéler au public endormi que la France a disparu depuis longtemps. Le public est prêt.


Le peuple Français ? C'est la France. 
La France ? C'est la République. 
La République ? C'est les Droits de l'homme. 
Les Droits de l'homme ? C'est l'Égalité. 
 
L'inégalité est un fait, l'égalité n'en est pas un. Il faut donc combattre la réalité à toutes forces. Pour ce faire, quel meilleur moyen de militer activement pour l'irréalité ?

C'est dans ce gouffre irréel qu'a été aspirée l'identité nationale. C'est dans cet abîme que s'effondre l'ancien monde, en s'interrogeant encore, comble du ridicule, sur son identité nationale.


Malheureusement, le crime n'est pas parfait.

Ring en est aussi la preuve.

La pensée réelle bouge encore.

Vous en êtes la preuve.

Laurent Obertone




Toutes les réactions (9)

1. 16/02/2010 04:01 - Oblomovitch

OblomovitchL'ère de la virtualité a commencé bien avant les computer... L'égalitarisme légaliste et idéologique est une méthode efficiente du princeps hujus mundi ! une des contre-effectuation du péché, l'anti-humilité par excellence, quand l'amour d'une identité peut être le lieu d'une affection aussi humble (humus-locus) que virile...

2. 16/02/2010 04:01 - Rictus

RictusPreums !

3. 16/02/2010 04:01 - Rictus

RictusPreums !

4. 17/02/2010 14:07 - xfcd

xfcdGare au retour du refoulé .
C'est toujours trés violent .

5. 17/02/2010 17:21 - oncle_sancho

oncle_sanchoCommencez pas svp avec vos "preums" de nazes comme sur les forums de yahoo.
Ca serait cool.

6. 20/02/2010 15:46 - avril

avrilMorsay menace de mort un certain Vince neill sur le net et n'est pas pousuivi. Il lance carrément un appel au meurtre car Vninceneill se fout de sa tronche et de ses amis en casquette.

7. 20/02/2010 17:35 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneVous savez, Youtube surveille déjà les copyrights, les vidéos de jeunes en treillis, les contenus nauséabonds, les tétons qui dépassent, alors, les appels au meurtre...

8. 26/02/2010 23:48 - Dom

DomDans le mille xfcd.

9. 01/07/2013 20:58 - abcd

abcdLes theses nazillonnes semblent bel et bien cycliques....

Ring 2012
Dernière réaction

L'ère de la virtualité a commencé bien avant les computer... L'égalitarisme légaliste et idéologique est une méthode efficiente du princeps hujus mundi ! une des contre-effectuation du...

Oblomovitch16/02/2010 04:01 Oblomovitch
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