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Union pour la Méditerranée, fin de l'histoire ?

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Alexandre Ankarcrona - le 15/09/2010 - 10 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Deux ans après son lancement fastueux, la montagne de l’Union Pour la Méditerranée a accouché d’une souris. Analyse d’un échec.



Idée chère à Henri Guaino, le projet d’Union méditerranéenne rebaptisée Union pour la Méditerranée (UPM) était un élément phare du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère. Après d’interminables tractations l’UPM fut lancée officiellement et en grande pompe à Paris le 13 juillet 2008. Le diner organisé pour 200 personnes au Grand Palais coûta au gouvernement la bagatelle de 1 072 437 euros et une jolie polémique lorsque cette dépense fut critiquée dans un rapport de la cour des comptes. Deux ans plus tard c’est  peut être tout ce qu’on retient de l’évènement. Il faut dire que ça a été compliqué dès le début cette histoire. Le bébé, comme le problème se présentaient par le siège. Dans un bel élan d’individualisme dont ils ont le secret, en politique comme en football, Algériens, Marocains et Tunisiens se sont tous portés candidats pour accueillir la future institution. La question de l’implantation du siège, comme toutes celles qui fâchent fut donc remise à plus tard. Le problème c’est que toutes les questions fâchent dans ce dossier et à l’arrivée du plat principal lors du fameux diner à 5000 euros par tête on manquait déjà cruellement de sujets de discussion possibles. Au moins on évita le pire grâce à un plan de table élaboré par les experts en stratégie du Quai d’Orsay. Les Libanais loin des Syriens, les Algériens loin des marocains, les Turcs loins des Chypriotes et des Grecs et les Israéliens loin de tous. La grande diplomatie française dans toute sa splendeur.

Torpillé par l’Allemagne

Rejeter sur les seuls pays du Maghreb la faute de la discorde serait oublier le fabuleux travail de sape effectué au cours des mois précédents par l’Allemagne pour torpiller le projet. Dès le départ l’idée de Guaino reprise par Sarko fût observée d’un mauvais oeil outre-Rhin. A Berlin on avait peur qu’elle ne mobilise fonds et énergies au détriment du projet européen. Angela Merckel insista donc pour que tous les pays membres de l’UE soient invités à faire partie de l’UPM. Et voilà comment on se retrouva avec une Union à 44 membres allant de la Mauritanie à la Finlande. Une aberration géographique autant que politique. Sur l’échiquier international l’ensemble apparait encore moins crédible que l’Union Africaine.

Jalousé par l’Espagne

Les allemands ne furent pas les seuls à se montrer réticents, les Espagnols aussi ont commencé à avoir peur qu’on ne leur vole leur bébé. Depuis 1995 il existe en effet un véritable serpent de mer de la politique européenne, le processus de Barcelone. Alors quand on a commencé à parler de Marseille pour accueillir le futur siège de l’UPM, (pour ne pas faire de jaloux au Maghreb), les espagnols ont réclamé leur droit de cuissage sur la pucelle institution. Pure construction théorique, le processus de Barcelone allait enfin se matérialiser en bureaux climatisés et en prébendes sonnantes et trébuchantes pour quelques chanceux technocrates. Ce serait bête de ne pas en profiter. Là encore, Paris céda au nom de l’intérêt supérieur.

Restait à trouver un secrétaire général. Tout sauf un Algérien dirent les Marocains, et vice versa. Or le siège revenant au Nord, il fut admis que le poste de Secrétaire général reviendrait à un représentant du Sud. Il fallut encore un an et demi de discussions pour qu’un consensus se forme autour du nom d’Ahmad Massadeh, jusque là ambassadeur de Jordanie à Bruxelles. Un diplomate de carrière loin du profil de poids lourd de la politique internationale que l’on était en droit d’attendre pour un job aussi difficile. Il suffit de constater les famélique résultats du charismatique Tony Blair au Proche-Orient pour douter des chances de son excellence Monsieur Massadeh de faire avancer les choses. Et pourtant elles en auraient bien besoin car il reste de sérieux désaccords entre pays membres.

Boycotté par la Lybie

L’un des objectifs de l’UPM étaient de réunir Israël et les pays arabes au sein d’une  même organisation internationale. Une sorte de prémisse à une normalisation des relations autour de problématiques consensuelles comme l’environnement, l’aide au développement ou les transports par exemple. Quid de l’immigration ou du processus de paix au Proche-Orient ? Ces questions furent balayées de la table du banquet avec les miettes. Promis juré elles ne seraient même pas abordées entre la poire et le dessert. Pas suffisant pour convaincre la Lybie de Khadafi de participer. Le guide n’a pas vraiment la reconnaissance du ventre. Il avait pourtant été reçu avec les honneurs par la France fin 2007 pour le remercier de la grande magnanimité dont il fit preuve en libérant ses otages Bulgares. Sarkozy espérait que cette visite historique le rangerait à ses vues sur l’UPM, peine perdue. La Lybie n’aura finalement qu’un statut d’observateur. Mais pour observer quoi ? Circulez il n’y a rien à voir. D’ailleurs à part Guaino qui continue de pester contre les « esprits étriqués » et les « bureaucrates » de Bruxelles il n’y a plus grand monde pour prendre encore le projet au sérieux. Même les Turcs, qui avaient d’abord cru qu’on se payait leur tête avec cet ersatz d’Union Européenne, s’en foutent désormais. Résultat, on parle de revenir au cadre plus informel du dialogue 5+5 qui regroupe les cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie) et cinq pays de l’UE (Espagne, France, Italie, Malte, Portugal). Un groupe des dix dont la première réunion remonte à vingt ans. Rien de bien nouveau sous  le soleil méditerranéen. « C'est au sud de l'Europe que notre avenir se joue » disait Bernard Kouchner en Juillet 2008. Deux ans plus tard les enjeux sont les mêmes : immigration, développement, paix, dialogue des civilisations, mais il va falloir trouver autre chose que l’UPM, pour les régler. Sinon l’avenir risque d’être sombre, très sombre.

Alexandre Ankarcrona

 



Toutes les réactions (10)

1. 15/09/2010 17:01 - lorraine

lorraineQuel est l'intérêt de cette bouillie nauséabonde de fin de banquet?

2. 15/09/2010 17:13 - L'auteur

L'auteurIl n'y a rien de nauséabond. L'Union Mediterranéenne était à l'origine une bonne idée à laquelle j'étais plutôt favorable. C'est dommage que le projet n'est pu aller plus loin et soit aujourd'hui dans une impasse complète. Comme je le souligne les raisons sont multiples, dissensions entre les pays du Maghreb et aussi divergences européenne sur l'essence même de cette union.
La réalité c'est que Sarkozy et Kouchner n'ont tout simplement pas de politique étrangère.

3. 15/09/2010 17:37 - Louis-Alexandre

Louis-AlexandreJ'ai interviewé le député Rudy Salles, sur cette question et plus largement sur les relations Europe/Monde turco-arabo musulman. (à paraitre bientôt, si Nice-Matin se décide...)

Il apparait:

1. La bonne méthode, c'est d'affronter les sujets qui fâchent. Dans le cadre de l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée (siège à Malte), les députés des pays riverains sont arrivés à une définition commune du terrorisme. Avec l'accord de palestiniens et d'israeliens.

2. Selon lui la confiance ne peut s'établir si on évite les sujets qui fâchent: et la méfiance rejaillit sur les sujets annexes. Sujets parasités par les non-dits.

3. Rien ne peut se faire avec les pays du Nord de l'Europe. Les méditerranéens peuvent se parler, car ils partagent beaucoup: histoire, nourriture, culture politique,rythme de vie etcc. Toutes les différences entre un italien et un libanais peuvent être enrobées autour d'un couscous ou de Saltinbocca à la Romaine. Avec un finlandais, ça marchera pas.

4. Il y a une hypocrisie fondamentale qui doit être levée. Lui, vice-président de cette assemblée, est farouchement opposé à une intégration politique euro-méditerranéenne. L'Europe est chrétienne, point. Cette hypocrisie levée, une coopération peut se former: chacun connait la limite à ne pas franchir chez l'autre. Pas d'agenda secret qui empoisonne les négociations.


Et oui, Sarkozy et Kouchner n'ont pas de politique étrangère. Un léger mieux en faveur d'Israël, mais Sarkozy qui misait sur un tandem avec Obama se retrouve cocu ce dernier n'ayant un agenda que très terre-à-terre: doctrine Monroe (il ne vous aura pas échappé le retour des coups d'Etat CIA: Honduras), ventes d'armes, et wishfull thinking sur l'islam pour gagner du temps et fuir le M-O.

Le drame, c'est qu'en UE, l'Allemagne a son agenda; l'Espagne a le sien; l'Italie a le sien.
Pas la France.

L'UK est en train de redéfinir le sien: une bonne idée serait de voir ce que l'on peut faire ensemble. Depuis Blair-Chirac à l'été 2000, on a là une succession d'actes manqués.

4. 15/09/2010 18:09 - L'auteur

L'auteurLa première étape serait peut etre de nommer un vrai ministre des affaires étrangères en lieu et place de Kouchner, détesté dans les pays arabes et méprisé au quai d'Orsay. Peut être au prochain remaniement...

5. 16/09/2010 10:00 - HR

HR@ l'auteur

Votre article est un excellent diagnostic, y compris dans votre réticence à l'écrire noir sur blanc.

Un. Il n'y a plus de politique diplomatique nationale possible en Union Européenne. C'est quelque chose qu'on savait depuis que l'UE existe. Et au fond, on le sait depuis 1945. Il faut relire votre article entre les lignes pour voir comment s'exprime le deuil encore non fait du nationalisme en Europe.

Deux. Il n'y a pas d'alternative à une politique diplomatique de l'Union Européenne.

Trois. Il n'y a pas de politique diplomatique de l'Union Européenne, sauf à croire que la baronnesse Ashton puisse être prise au sérieux une seconde quelque part dans le monde.

Quatre. L'Union Européenne est un vide politique qu'on ne peut plus cacher, maintenant que la poussière soulevée par le scandale du traité qui voulait se faire passer pour une Constitution, et qui nous a quand même été imposé sous le nom de traité de Lisbonne, est retombée.

6. 16/09/2010 10:59 - Nach Mavidou

Nach MavidouPierre-Alexandre, je vis dans l'aire méditerranéenne et j'aimerais qu'on arrête avec ce lieu commun que vous reprenez sur le plan 3, concernant le mythe de la culture méditerranéenne qui prétend essentiellement s'appuyer sur le mythe particulier de la cuisine méditerranéenne colporté par les diététiciens. Le fait de partager des ingrédients culinaires, de devoir supporter le cagnard et craindre les incendies de maquis ou de forêts ne suffit pas, très loin s'en faut, à faire des clivages inter-méditerranéens des réalités moins considérables que les clivages inter-européens. Il est vrai que dire cela embarrasse le pouvoir dans la construction si difficile du "vivre-ensemble", mais nous nous prenons cette réalité dans la figure constamment et ce n'est pas par ce chemin que nous arriverons, justement, à vivre ensemble dans la vérité.


Les cuisines grecques, libanaises, maghrébines, voire espagnole ou italienne sont très souvent faisables en achetant des produits du terroir disponibles aussi en Languedoc, en Provence, à Nice ou dans le Roussillon. C'est évident. Mais elles restent pour autant des expressions de cuisines extérieures à l'Europe pour beaucoup ou à la France, sans aucun jugement de valeur sur leur saveur bien évidemment. Simplement, quand le méditerranéen français se fait un taboulé ou des feuilles de vigne, ce n'est pas sa cuisine de chez lui comme une ratatouille, une bouillabaisse, une chichoumeille, des tielles, une gardiane, un aïoli, une pissaladière, etc, etc...
De même, le rythme de vie n'est pas le même en Italie, en Algérie, en Israël, en Espagne, dans la partie concernée de la France, etc. Prenez par exemple le jour chômé dans la semaine.

Il s'agit de mettre autour d'une table des catholiques, des orthodoxes, des musulmans de diverses spiritualités et des juifs ; ou vu autrement des slaves, des turcs, des latins, des hellènes, des illyriens (albanais), des israélites, des maghrébins et des proche-orientaux.

Il est très drôle de voir que les politiques ont repris peu ou prou les plaisantes constructions des diététiciens (aah, le régime méditerranéen, l'huile d'olive qui ne fait pas grossir...) dans d'autres vues.

7. 16/09/2010 17:07 - Louis-Alexandre

Louis-AlexandreNach Mavidou,

votre nuance est évidemment indispensable.

Mais:

je vous assure que pour négocier, il vaut mieux être de bonne humeur, et un bon repas y aide beaucoup.

autour de bons keftas ou un café et des cannelloni, on peut partager la bonne humeur autour d'une table.
autour d'une pièce de graisse de cochon et une bouteille de vodka, j'ai beaucoup plus de mal à partager la bonne humeur de mes amis ukrainiens.

Disons que cela ne change rien au fond des divergences. Mais en tout cas, ça aide à la bonne volonté.

8. 16/09/2010 19:13 - Nach Mavidou

Nach MavidouExcusez-moi, dans l'élan j'ai malmené votre prénom.
Après, si vous avez plus de mal avec d'autres cuisines européennes qu'avec celles d'autres rivages de mare nostrum (en l'occurrence je peux bien employer l'expression), c'est votre goût le plus strict.

Pour en revenir au fond du sujet, de toute manière, du moment que l'Europe des 27 avait pris en main le projet, il était mort-né. Alors même que certains enjeux graves méritaient d'être traités ensemble, justement, en dépassant les différences culturelles (environnement, développement économique du bassin, etc).

9. 17/09/2010 01:00 - L'auteur

L'auteurL'Union Européenne s'est faite à six et sur des questions simples, le charbon et l'acier. Là on a voulu à 44 se mettre d'accord sur des enjeux bien plus vastes. Mission impossible

10. 17/09/2010 10:41 - HR

HR"17/09/2010 01:00 - L'auteur
L'Union Européenne s'est faite à six et sur des questions simples"

@ L'auteur

Il y a une tragédie de l'historiographie européenne du XXème siècle. Les Européens ne parviennent plus à écrire l'Histoire, en raison du fait qu'il n'ont cessé de passer de sujet à objet. Et la tragédie est que pour en redevenir le sujet, ils sont souvent condamnés à réécrire l'Histoire.

L'Union Européenne s'est faite en 1992, par le traité connu sous le nom de "de Maastricht", alors que son nom officiel est "traité sur l'Union Européenne". Ce traité a été signé par ses douze Etats fondateurs.

Puisque le sujet ici est la diplomatie, on peut faire la remarque suivante: comme son nom l'indique, un traité concerne des Nations, des Etats, selon comment on veut les voir. On peut donc dire que l'Union Européenne s'est faite à douze.

Mais on peut interroger cette notion en remarquant qu'en France, par exemple, ce traité n'a pu être signé qu'à la suite d'un référendum. Comment compter alors les gens qui ont voté OUI au référendum? Faut-il oter un à douze, puis ajouter tous les OUI français? Et ce traité a fait l'objet d'autres référendums en Europe... Bref, faut-il compter les voix des Etats ou les voix des Européens?

Evidemment, comme vous êtes ici dans le vocabulaire de la Pensée Unique à forte coloration nationaliste, vous vous en tenez naturellement au fait que la France est UN, les nations sont UNE.

Mais celà vous conduit surtout à ignorer deux choses. La récente visite du Président Barack Obama en Union Européenne enjoignant "ses dirigeants" a accepter l'adhésion de la Turquie est venu rappeler une chose. Le traité de Maastricht en 1992, c'est au lendemain de la victoire de la Démocratie Américaine dans la Guerre Froide qui a vu l'effondrement du Totalitarisme Socialiste à l'Est de l'Europe. Faut-il oser dire que le traité de Maastricht, l'Union Européenne, s'est faite à treize? Qu'il faut compter les USA? Qui étaient pressés de voir les 15 Etats membres supplémentaires, tous ex Etats Socialistes, rejoindre l'UE en même temps que l'OTAN?

"L'Union Européenne s'est faite à six et sur des questions simples" dites-vous. Voici une autre question simple concernant l'Union Européenne. Elle est plus dure que tous les charbons et aciers: le traité de Maastricht a créé l'Union Européenne, et en même temps, les Citoyens de l'Union Européenne.

Depuis, comme vous l'illustrez à merveille, on ne parle plus que de l'Union Européenne. Les Citoyens de l'Union Européenne, on n'en parle plus, ils n'existent plus, ils ont en particulier été rayés de la carte diplomatique.

Vous dites: "Là on a voulu à 44 se mettre d'accord sur des enjeux bien plus vastes. Mission impossible."

Peut-être que vous prenez mal la dimension du problème. Rien que pour ne s'en tenir qu'à l'Union Européenne aujourd'hui, vous devriez dire qu'on a voulu se mettre à 500 520 813 Citoyens de l'Union Européenne.
Mission impossible? On peut déjà, si on réduit la population aux citoyens au sens politique strict du terme, essayer de compter combien ont le droit de vote. Mission impossible semble-t-il. On se contente de compter la population en UE. Compter ceux qui ont le droit de vote, l'UE ne le fait pas. Combien y a-t-il de Citoyens de l'Union Européenne inscrits légalement sur les listes électorales? La bureaucratie de Bruxelles n'a pas cherché à le savoir.

Bref, on pourrait continuer ainsi longtemps.

Alors résumons en partant de ce que vous écrivez: parmi "les 44" que vous comptez, combien sont une Démocratie? Sur "des enjeux" aussi "vastes", pour reprendre vos termes, autant simplifier: aucun!

Il suffit de dire qu'à 6, 12 ou 27, l'Union Européenne n'a jamais été une Démocratie. Comme l'Europe, d'ailleurs.

Où comme les autres Etats du Bassin Méditterranéen dont il s'agit ici.

Et c'est peut-être finalement ça la réponse simple à la problématique que vous développez: ce projet d'Union Pour la Méditterranée à caractère nationaliste anti-démocratique était voué à l'échec parce il fallait installer le siège de cet UPM au sud et non pas au nord. Ne serait-ce que pour reconnaître , en raison de la présence permanente des troupes américaines en Union Européenne, qu'au jeu du nationalisme anti-démocratique, ce sont les Etats du sud de la Méditerranée qui mènent la danse désormais.

Résumons: L'Union Européenne s'est faite sur une question simple, c'est vrai: continuer à faire obscacle à la Démocratie au moment où les derniers Etats totalitaires s'affondraient en Europe. Des enjeux bien plus vastes l'attendent, c'est vrai aussi.

Ring 2012
Alexandre Ankarcrona par Alexandre Ankarcrona

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