Turbo-Réaction : Feu sur le quartier général !SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Maurice G. Dantec - le 11/11/2004 - 0 réactions -
(Turbo-Réaction) : "Feu sur le quartier général !"EGARDS NUMERO VI - HIVER 2004-2005
Joyeux 2 novembre à tous! Écrivant ces premières notes vers le 20 septembre 2004, je ne peux m'empêcher, six semaines avant les prochaines élections américaines, de souhaiter à l'avance un joyeux 2 novembre à tous nos amis les dindons du Couac!, les flaques boueuses du Trouble, les têtes à CLAC bobo-gauchistes et plus généralement à tous les prébendiers de l'altermondialisme qui régulièrement s'expriment, comme on le fait avec son bol fécal matinal, de tous leurs sphincters dans leur divers «médias alternatifs» dûment subventionnés. C'est avec une joie à nulle autre pareille en effet que j'imagine déjà les airs constipés et contrits de tous nos fiers-à-bras anti-américains obligés d'avaler la pilule (4 more years!) en ce jour béni où Bush va remettre les pendules à l'heure, comme Poutine - là aussi, en cette date, je m'engage - ne va pas tarder à le faire. Les petits dhimmis du Plateau Mont-Royal se croient les maîtres de l'opinion publique «québecoâze», ils ne sont que des étrons chiasseux abandonnés à l'égout de l'Histoire. Déjà l'unité nationale russe contre le terrorisme islamonazi arabo-tchétchène dépasse en ordre de puissance ce qui s'est produit pour les USA après le 11 septembre. Seuls ceux qui savent ce dont est capable un peuple qui vainquit les armées hitlériennes à Stalingrad peuvent sans doute imaginer quelle va être l'ampleur de la réaction, nécessaire, inévitable, et sacrée de la Troisième Rome. On comprend ici l'importance stratégique, capitale, de ce qu'en pensent Richard Martineau ou M. Bouchard, du sinistre torchon nanarchiste dit «le Couac», déjà cité plus haut! Les Russes considèrent désormais avec le plus grand mépris, et avec raison, l'ensemble des journalistes de la nomenklatura merdiatique franchouille, tout comme son personnel politique: les uns pour n'avoir pas cessé de parler de «militants» (comme l'ensemble des journalistes collabos déjà convertis du Kônôdô et du Quai-hébèque) alors que les enfants de Beslan se faisaient froidement tirer dans le dos par ces crottes ensablées de nihilisme; les autres pour avoir fait la «tournée des popotes» chez tous les potentats arabes, et y avaler le foutre des Ayatollahs et de ce grand «mouvement spirituel islamique» qu'est le Hamas, comme notre sinistre Chamberlain parisien a cru bon de le faire, et de le dire, afin d'essayer de sauver la peau de deux plumitifs pacifistes de la Presse Nationale. Tellement préoccupée par le sort de nos pauvres otages - pas un mot concernant la décapitation de 3 Kurdes, l'assassinat de 12 Népalais, le sort de deux Italiennes, puis d'un Japonais, sans parler des Américains, évidemment -, la République des Guillotineurs a mis des jours avant de vaguement se fendre d'un nullissime message de «soutien au président Poutine». Pas un mot pour les mômes assassinés. Comprenez bien: un enfant russe abattu par les nazis islamo-tchétchènes ne vaut pas le centième de la mort, bien plus photogénique, d'un enfant palestinien abattu par le tir des siens, et qu'on fera passer pour une victime de l'armée israélienne! L'État hébreu a compris qu'on ne pouvait discuter avec des crétins fanatiques: l'hélicoptère Apache et un bon Mur de sécurité, voilà l'unique langage qu'il y a à tenir, et il est probable que Poutine saura s'en souvenir. USA-Russie-Israël, la Grande-Bretagne, l'Europe slave, l'Australie, et bientôt la Chine, plus l'Inde, le Japon... C'est sûr, le Grand Satan est «isolé»! Joyeux 2 novembre à tous! The Red and the Blue Bien sûr, une des toutes premières illusions qui s'évanouissent ici, au Québec, au Canada, pour certains immigrants fraîchement arrivés, c'est celle du bilinguisme. Le bilinguisme est une des meilleures farces-et-attrapes en magasin aussi bien chez les politiciens canadiens que leurs homologues québécois. C'est pratiquement avec ça qu'ils attirent leurs immigrants, en tout cas français, voire britanniques, mais c'est aussitôt ce qui s'avère une simple nullité sans la moindre consistance dès lors qu'on commence, pour de bon, à vivre ici, dans la perspective d'y rester. Une des choses qui nous attristent le plus vite, surtout au Québec, c'est l'incroyable persistance du MUR qui sépare ici les deux communautés, en gros par l'équivalent d'un boulevard et d'un ou deux blocs d'immeubles entre Saint-Laurent et du Parc, à Montréal. Rappelez-moi combien de revues BILINGUES existent au Canada? Combien de journaux BILINGUES en circulation à Montréal, au Québec tout entier? Au moins, à Berlin, ou à Belfast, et bientôt en Israël, le mur était, est, sera concret, visible, intangible, en bon et vrai béton. Ici, il n'y pas de mur ailleurs que dans les consciences. Le communisme soviétique est brillamment enfoncé, par la plus avancée des démocraties: le béton ne fait pas le poids face à la neuroprogammation sociétale. Le bilinguisme proclamé, mais jamais assumé - avec tous ses risques comme avec toute sa grandeur - est à l'image de ce pays des deux solitudes et c'est comme si cela était un FAIT À JAMAIS ACQUIS, comme si les deux nationalismes antagonistes, français et britannique, devaient pour toujours se tourner le dos alors qu'ils sont par la force des choses, l'histoire du XXe siècle et plus encore celle du XXIe commençant l'ont prouvé, destinés à faire au moins chambre commune. L'un des aspects de ce phénomène qui m'a le plus frappé à mon arrivée, et que je n'ai pu analyser que des années plus tard, c'était ce que j'appelais alors la «guerre des drapeaux». Bourses du Millénaire, délégations à l'étranger, protocoles et procédures, sous le gouvernement Chrétien, et alors que Bouchard puis Landry étaient aux commandes de la province, aucune occasion ne manquait pour que chacun des deux «camps» sorte sa pesante artillerie lourde dialectique, grâce à laquelle ils prospèrent, tels de véritables parasites de l'avenir, depuis des lustres. Me promenant dans le Canada et au Québec, dénichant au hasard de mes pérégrinations dans les bouquineries des villes traversées de petits opuscules datant d'un demi-siècle au moins et que tout le monde a oubliés depuis, mais qui s'avèrent bien être les reliquats de la mémoire en perdition de ce peuple - parce que si tout le monde les a «oubliés», c'est sûrement qu'ils ont été dûment refoulés par l'inconscient collectif du Québec dont je commence tout juste à pénétrer les abyssales profondeurs -, désireux d'en apprendre toujours plus sur l'histoire étrange de ce pays étrange, je suis un jour tombé sur un de ces pamphlets nationalistes canadiens-français, datant de l'époque de la «polémique» du drapeau, en 1964-65. NON AU DRAPEAU CANADIEN! clame le tirailleur dès la couverture. Et c'est en ouvrant ce petit livre à la couverture bleue, puis en le lisant en une portion d'après-midi, que j'ai finalement compris à quel point les SYMBOLIQUES ne tenaient pas au hasard, qui n'existe pas, mais qu'elles étaient bien un langage, un langage chargé de nous dire des choses terribles, et presque secrètes, sur la POLITIQUE. C'est-à-dire sur la psychologie des hommes qui fondent les cités. Lorsque le choix du drapeau fédéral canadien s'est finalement porté sur la feuille d'érable rouge sur champ blanc et ses deux bandes verticales, rouges elles aussi, cela faisait déjà plusieurs années que le débat faisait rage tant au Québec que dans le Canada anglophone. Il est à ce titre intéressant de noter que c'est le Québec qui, après la Deuxième Guerre mondiale, en adoptant sa fameuse bannière fleurdelisée bleu et blanc, pose la première pierre de la haute muraille transparente qui bientôt va s'élever entre les deux peuples «fondateurs». Au Canada, si l'on excepte la division plus tardive entre les «teintes» des partis politiques, le rouge est la couleur du Red Ensign anglais, et le bleu est la couleur millénaire des Rois de France. C'est ainsi. On n'y peut rien. Sauf peut-être souligner quelques points au préalable :
- le Red Ensign anglais n'est rien d'autre que la bannière papale des croisés francs, que Richard C½ur de Lion et ses chevaliers anglo-normands ramenèrent de Palestine, bannière dont les couleurs avaient été décidées par le Saint Pontife. Ce qu'il y a d'amusant dans cette histoire c'est que les couleurs d'origine de la bannière des chevaliers anglo-normands étaient... une croix blanche sur fond bleu! En 1965, le Canada fédéral décide d'opter pour les seules couleurs anglaises. La symbolique du rouge s'impose. La présence française n'est même pas habilitée à disposer d'un seul quartier bleu sur le drapeau fédéral. Mais, plus étrange, dans le même temps, le Red Ensign des croisés francs disparaît pour un drapeau sans la moindre référence historique européenne et chrétienne. En retour, au Québec, le fleurdelisé bleu et blanc s'impose avec d'autant plus de facilité que les années 60 sont aussi celles de la Révolution Tranquille. Mais, et c'est comme une preuve terrible, et éclatante, des deux schizophrénies dans lesquelles ce peuple divisé est enfermé: c'est aussi le moment d'une dévolution religieuse bien pire encore qu'au Canada anglais, et, faut-il le souligner, plus rapide et débilitante qu'aucune autre nation occidentale n'en a connu depuis des siècles. Dès lors la cassure symbolique est consommée. Il n'y a, comme par un fait exprès, rien sur le drapeau fédéral qui permet à un Français d'y retrouver ne serait-ce que la trace héraldique de la culture et de l'histoire spécifique qu'il a produite ici. En retour les 700 000 Anglo-Québécois sont privés de toute symbolique propre sur le drapeau «national» du Québec. On peut également parier qu'en cas d'indépendance gauchiste, les références chrétiennes de l'actuel drapeau québécois subiront la tabula rasa «anti-discriminatoire» et «multiculturelle» qui a vu le Canada oblitérer de son identité ses propres origines! Et l'on s'étonne du manque de «reconnaissance» du Québec par les uns, et de l'absence de «reconnaissance» du Canada fédéral par les autres! Dans le même temps, puisque le christianisme et le bilinguisme franco-britannique, soit les seuls ferments possibles de cette nation située au nord du parallèle 42, sont évacués, du geste hautain et irrémissible des criminels de guerre de la «Culture», aucune identité commune, basée sur le passé européen des deux peuples fondateurs, ne peut être évoquée. Il y a peut-être bien deux peuples fondateurs au Canada. Le problème, c'est qu'il n'y a toujours pas de fondation. Qu'on le veuille ou non, le drapeau d'une nation, c'est l'apostille d'une famille, c'est le «lieu» symbolique primal dans lequel tous les membres de la dite famille peuvent se «reconnaître»: riches, pauvres, ouvriers, patrons, soldats, généraux, professeurs, ingénieurs, apprentis, vagabonds, flics, juges, et même les criminels les plus endurcis. Mais on me dit que ces «histoires de drapeau» n'intéressent plus personne ici, comme les vieilles affaires de constitution, de «peuple fondateur», etc. Ce qui compte, entends-je dire, c'est de faire de la bizness, et de conserver le statu quo ante ad vitam aeternam, comme Jean Chrétien, ce Mitterrand canadien, a si bien su le faire. Ce qui compte, c'est que les deux peuples, séparés autrefois par 30 kilomètres de Channel sont maintenant séparés non seulement par 250 ans d'histoire, ce qui au fond n'est presque rien, mais par leur propre futur, par ce langage primitif qui s'exprime avec les premiers signaux de reconnaissance d'une société. Je m'inquiète probablement pour pas grand-chose. Pink Nazismus (ou le multiculturalisme totalitaire) Dans un des derniers numéros de la revue, je m'en étais pris directement au ICI, journal gratuit francophone montréalais. J'aurais pu, tout aussi bien, et bien mieux encore, m'abreuver à l'eau de vaisselle débitée au kilomètre-cube par les divers chroniqueurs du VOIR, dont Richard Martineau, dans le rôle de tuyau d'éjection des eaux usées du nihilisme, n'est pas la moindre lessiveuse. Mais la lecture, en cette fin août, du journal anglophone The Mirror, m'a permis de mieux comprendre vers quel abîme de nullité intellectuelle ce pauvre pays se dirigeait, alors même qu'il n'existe pas encore, et en quoi l'intelligentsia postmoderne et postmarxiste allait avoir à jouer un rôle majeur dans cette dévolution sociétale programmée. Dans le numéro du 19 août dernier, un certain Kristian Gravenor nous fait part de son «Quebec City blues». Dans le style inimitable de platitude de l'étudiant attardé contemporain, il commence, comme tous les autres bobos montréalais, à taper sur le peuple de la ville de Québec qui aura commis l'outrage de manifester pour défendre la plus élémentaire des libertés, celle qui permet à Kristian Gravenor de s'exprimer, et non pas, je traduis, «contre la famine en Afrique ou les prisonniers politiques du tiers monde». On le sait, pour le gauchiste cuculturel, la liberté d'expression d'un terroriste palestinien ou d'un roitelet du Waziristan est plus importante que celle de ces twits de résidents du «deep Quebec», bien moins intelligents que lui, qui écrit dans The Mirror, ou son homologue francophone. La volonté du CRTC de faire taire une radio sous prétexte de rectitude moralo-politique n'a pas l'air d'alarmer l'imbécile heureux de voir s'installer Al-Jazeera au Canada, et la Char'ia en Ontario. Ce n'est toutefois que l'introduction, cela ne fait pas encore trop mal, si vous me passez l'expression, mais il est clair que l'on s'achemine vers une séance de fist-fucking post-universitaire qui va valoir son pesant de godemichés un jour de Love Parade. L'homme nous fait part ensuite de son minable reliquat post-moderne de culture historique en remontant à l'établissement de Maisonneuve à Montréal en 1641, puis en nous balançant un docudrame de dix lignes en costumes de la Nouvelle-France, cherchant, si je comprends bien, à avaliser l'idée que la France, pas beau caca vilaine monarchie, avait désiré conserver la capitale à Québec. Ah, c'était donc ça? Le problème du bobo montréalais, franco ou anglo, c'est que sa métropole n'est pas la «Capitale Nationale» ? Pourquoi est-ce un problème? Oh, certes pas pour d'obscures raisons politico-administratives, voire même - qui sait? - symboliques. Non, non, vous n'y êtes pas. Réfléchissez un peu. Si c'est un problème, c'est parce que Montréal est vachement plus chouette comme ville, parce que c'est une ville vachement plus «diversifiée» sur le plan culturel, tu-ouas? Et comme la «diversité culturelle» c'est FORCÉMENT BIEN, alors on dira que toute forme d'homogénéité culturelle c'est FORCÉMENT MAL. Et c'est ce que fait l'idiot instruit du Mirror. Voici ce que ce sinistre pain d'andouille libéralo-gauchiste ose dire ensuite, dans sa «langue»: «We've grown several times Quebec City's size thanks largely to waves of immigration from around the world, a sometimes painful process that has enriched us and made this a fascinating place, my only lament is that Montreal doesn't have even more immigrants.» Vous avez pigé? Plus on a d'immigrants, plus c'est hot, plus c'est hype, plus c'est tendance, plus c'est in, branché, supracool, top méga fun, tout ce que vous voulez. Montréal «is a fascinating place» grâce, exclusivement, je pense que le texte est clair, à ces «vagues d'immigrants venus du monde entier». En retour, Québec c'est forcément fasciste. Écoutez donc: «Conversely, Quebec City has bucked the diversity trend, remaining overwhelmingly culturally and ethnically homogenous.» Comment? Culturellement et ethniquement homogènes? Ils ont osé?! Ah ces salauds de «nazis canadiens-français», on ne leur reprochera jamais assez de ne pas s'être laissés enfermer dans les oléagineuses dialectiques du trudeauisme! Car voici le final, l'estocade, le coup de grâce, l'argument révisionniste pop qui est là pour emporter le morceau, gagner la conviction de l'abruti instruit qui le lit: «Even Québec City's former hockey team, the NHL Nordiques, celebrated the city's white heritage, bearing a name that my dictionnary defines as: Of or relating to a human physical type exemplified by the tall, narrow headed, light-skinned, blond-haired peoples of Scandinavia». Passons sur le fait qu'il faille un dictionnaire à M. Gravenor pour comprendre la signification de «Nordiques», alors que son équivalent anglo-saxon est quasiment homonyme. Posons-nous en effet l'unique question d'importance: COMMENT?! Ils ont osé? Des hommes aux cheveux blonds, à la peau blanche, de grande taille (et aux yeux bleus probablement)! Comment ont-ils pu faire une chose pareille? C'est inconcevable tout de même! Ne savent-ils pas que l'on peut tout être aujourd'hui sauf un Occidental? - que l'on peut être «fier de ses origines» à condition qu'elles ne soient pas européennes, qu'elles ne remontent pas à ces peuples trop lightskinned pour ne pas être des nazis? Les Scandinaves, c'est bien connu, sont génétiquement fascistes, puisqu'il sont blancs! D'ailleurs, Kristian Gravenor ne s'en cache pas, et il va même plus loin. Après l'argument qui tue, l'extrême-onction gauchiste humanitaire: «As a non-cosmopolitan city, I question Quebec City's legitimacy to rule the province». Jamais personne, avant Kristian Gravenor et son cortex détruit par au moins quatre décennies entassées d'éducation nihiliste, jamais personne n'avait encore songé à remettre en question quatre siècles d'histoire pour raison de «non cosmopolitisme». Jamais personne n'avait encore pensé à anéantir le distinguo entre le droit et la réalité, entre la légimité politique et la simple économie des faits. D'ailleurs, Kristian Gravenor démontre dans son apothéose conclusive la nullité crasse de sa non-pensée «intellectuelle», lorsqu'il se risque à sortir une argumentation rationnelle, cela donne: «As Toronto is the logical provincial capital of Ontario, Montreal should be the capital of Quebec.» Pauvre mécanicien amateur de la chose politique, tu crois encore que ta minable «logique» d'hominidé déconstruit est en mesure de capter quoi que ce soit aux phénomènes qui font et qui défont le monde?! Tu me fais pitié, et je pense que je vais uriner copieusement sur la copie du torchon à partir duquel je me suis permis d'extraire ta prose, comme on sonde un tas de fumier idéologique. Réversibilité transhistorique (de la IIIe à la IVe guerre mondiale) L'ex-Yougoslavie encore. On va finir par croire que je souffre d'obsession compulsive, ce qui, médicalement parlant, serait tout à fait inexact. Il apparaît bien en effet, selon les psychiatres des lubianka culturelles, franchouilles, ou québecoâzes, que je souffrirais plutôt d'une nouvelle maladie, à soigner d'urgence, par tous les moyens possibles dont la psychologie rééducative soviétique avait su si bien implanter les fondations méthodologiques, maladie - disais-je, dénommée: islamoPHOBIE. À l'époque de Hannah Arendt, nul n'aurait osé affirmer que cette femme, qui avait suivi le procès d'Eichmann de bout en bout, était atteinte de nazi-o-phobie. À l'époque même où les ténors du stalinisme traditionnel tenaient le haut du pavé en politique et dans la culture, je parle de mon pays d'origine, même un Georges Marchais, alors patron du Parti communiste, n'aurait osé accuser Soljenitsyne de communisto-phobie. Mais le stalinisme traditionnel n'était en fait qu'une franche rigolade face à la dictature totalitaire que les «démocrates», laïcs et agnostiques, autant dire athéistes et guillotineurs, nous préparent pour le siècle, ô combien atroce, qui vient de commencer. Tout ce qui n'entrera pas dans les canons de la Nouvelle Inquisition postbolchevique devra être JUGÉ, et bien entendu INTERDIT. Toute personne qui osera dire la vérité devra se taire. Toute personne qui ne pensera pas comme Anne-Marie Dussault, Omar Akhtouf ou Amir Khadir, par exemple, devra être traînée devant la Cour suprême, où leurs amis se feront une joie de bannir au plus vite la parole qui, proférée au milieu de leurs âneries humanitaires, a le malheur de ressembler à un véritable EXPLOSIF. C'est, précisément, que nous sommes passés, sans nous en rendre compte, sauf au moment de l'apoplectique révélation, un matin de 2001, de la IIIe à la IVe Guerre mondiale. Dès le lendemain des attentats du 11 septembre, j'ai expédié un texte sur Internet qui tentait, au plus vite, d'expliciter cette notion. Quelques autres ont suivi, mais ce n'est que maintenant, je crois, au moment où nous voyons la France se comporter comme une serpillière face aux kamikazes en hijabs et aux décapiteurs encagoulés, que nous pouvons, peut-être, entamer une première analyse, à froid, du phénomène. Lorsqu'en 1989 le Mur de Berlin s'effondre, tout est déjà en place pour le Grand Mensonge International Illimité qui va prendre possession des esprits. D'abord, l'Union européenne sociale-démocrate, qui avait toujours, quoique du bout de ses lèvres en cul-de-poule, plus ou moins soutenu les dictatures communistes est-européennes, s'adoube championne des Droits de l'Homme et claironne qu'il s'agit de SA victoire. Personne ne relève que le Mur s'est effondré parce qu'un certain Gorbatchev a décidé de laisser tomber Honecker et sa clique, tout comme ses confrères environnants. Personne n'ose dire que c'est grâce au double quadriennat de Reagan, que la gérontocratie post-stalinienne (Brejnev, Tchernenko, Andropov, qui y passent les uns après les autres, en moins de 18 mois), s'enlise dans le bourbier afghan, perd la course technoscientifique, puis des parties entières de ses zones d'influence stratégiques, jusqu'à ce que Gorbatchev décide de sauver les meubles, soit la Fédération de Russie, quitte à sacrifier au passage l'URSS, ce spectre impérial né de la mort de la Civilisation pendant la Première Guerre mondiale. Personne ne comprend encore que vient alors de s'ouvrir un interrègne que l'histoire retiendra comme celui du passage de la guerre froide vers le Grand Jihâd, de la IIIe à la IVe Guerre mondiale. Et ce passage, c'est précisément sur la zone de fracture Orient/Occident située au c½ur historique de l'Europe, sur la ligne de division Islam/Christianisme, en plein centre des Balkans, oui c'est là, à Sarajevo, Dubrovnik, Vukovar, Osijek, Olovo, Mostar que ce passage va s'effectuer. Personne ou presque n'a rien compris à la guerre en ex-Yougoslavie, parce que personne n'a vu que deux guerres s'y sont déroulées en même temps. Que cet événement fut l'interface, la zone de collision et de disjonction, le moment du passage, de la séparation, de la cristallisation, le moment où la IIIe Guerre mondiale, qui s'achevait, se superposait encore à la IVe, qui débutait. Et, bien sûr, il faut toujours se souvenir de ce que disaient Günther Anders ou George Steiner: à savoir que toute guerre mondiale n'est en fin de compte que la reprise des précédentes, selon une synthèse particulière qui s'élabore sous nos yeux, en «temps réel». Lors de la «première guerre» en ex-Yougoslavie celle qui opposa directement les forces fédérales yougoslaves, à dominante serbe, et la jeune République dissidente de Croatie, l'affrontement suivait la ligne de coupe de la IIIe Guerre mondiale, la guerre «froide». Les Serbes, sous influence russe, étaient restés marxistes-léninistes, et dominaient les institutions et les étages administratifs supérieurs. Les Croates revendiquèrent leur héritage occidental et catholique, anticommuniste, alors que les Serbes qui assiégèrent et détruisirent Vukovar, Osijek ou Dubrovnik, arboraient drapeaux et étoiles rouges. Il faut tout de suite comprendre ce qu'est une guerre asymétrique si l'on veut se risquer à comprendre celle qui est en cours pour le siècle qui vient de commencer: une guerre asymétrique, c'est une guerre que chaque camp fait avec des types d'organisations et des méthodes totalement différentes, c'est le principe de base du terrorisme. Mais en ex-Yougoslavie, ce n'est pas la guerre asymétrique qui posait problème, car c'est en fait un vieux problème déjà. La vraie question, elle se configure dorénavant sous nos yeux avec la clarté des soleils nucléaires: voici le moment de l'Armageddon métanational, une guerre a-parallèle, une guerre sans ligne de front, une guerre sans espace de conjonction sinon sur le point d'intersection maximal, sur le seuil de collision. Une guerre que chaque camp fait pour des raisons différentes, et surtout pour des raisons différentes de ce qu'en pense chacun des belligérants, et mieux encore: la communauté internationale elle-même. La guerre entre Croatie et Serbo-Yougoslavie était bien embêtante à gérer pour les Commissaires de Bruxelles, on envoya les Allemands en ambassade, qui convainquirent les Croates de geler les conquêtes communistes yougoslaves sur le terrain et de signer un armistice, ce qui fut fait, après que Vukovar eût été rasée par des chars arborant l'étoile rouge. À l'époque, Milosevic faisait tonner ses canons au nom de l'unité nationale yougoslave, mais, pas de chance, non, décidément pas de chance pour ce micro-Staline des Balkans, la situation, comme prévu par quelques «Cassandre» que personne n'écouta, se translata en Bosnie. Et là, en Bosnie, il y avait le spectre de la IVe Guerre mondiale qui attendait, un spectre que Milosevic n'était pas tout à fait parvenu à réveiller par sa politique aveugle et stupide au Kosovo, mais qui allait très vite se mettre à rugir, alors que Sarajevo était assiégée de façon barbare, que les camps de viols, de torture et d'exécutions sommaires étaient désormais connus de la communauté internationale, et alors que des musulmans venus du monde entier s'engageaient du côté des forces bosniaques au nom du Jihâd. Cette translation fut celle de la convergence des catastrophes. Il faut tenter de l'appréhender comme un phénomène physique, qui est vraiment survenu au monde dans lequel nous vivons: de l'Afghanistan en pleine guerre civile lui aussi, après le départ des Soviétiques et celui, subséquent, de la CIA, le contre-choc allait bientôt se faire sentir. Les Talibans y prirent le pouvoir, et firent suivre cette onde porteuse jusqu'à New York. De Berlin en 1989, nous étions revenu à Sarajevo:1992/1914. Mais à Kaboul, sous les Talibans, qui d'ailleurs vinrent se battre contre les Serbes et les Croates en Bosnie, nous étions quelque part en plein Moyen-Âge, nous étions dans une chronologie qui part de l'Hégire, et l'onde de choc fusa à travers l'espace et le temps, pour fracasser par une belle matinée estivale deux hautes tours de verre, symboles depuis des décennies du XXIe siècle qui se préparait. Il y a encore des gens sur cette planète qui refusent obstinément de regarder la réalité en face. Cette IVe Guerre mondiale, ils s'empêchent de la voir, et poussent des cris hystériques dès que l'on prononce son nom. Comme à l'époque de Hitler, on accuse les Américains d'êtes les fauteurs de guerre et on compare même maintenant George Bush au Nabot du Tyrol! La situation des démocraties pourrissantes n'a guère changé depuis l'époque de la SDN. Pendant que le terrorisme islamique se démultiplie sous toutes les formes imaginables: assassinats, génocides, terrorisme, guerre culturelle, intrusion de lois islamiques dans le corps des sociétés occidentales, l'ennemi, y compris, quelle tristesse, pour les soi-disant «nationalistes» français ou québécois, reste l'Anglais, et l'Américain, le «méchant Anglo-Saxon», vieille resucée de maurrassisme mal digéré, et surtout qui ne s'offre pas de penser le monde tel qu'il est, mais tel qu'il devrait être selon les préceptes d'airain inscrits comme tables de la Loi dans quelques écrits politiques surannés. Leur micronationalisme de caniveau fait peine à voir. Comme si le monde du XXIe siècle allait encore reposer sur les prodromes de l'État-nation des XVIIe et XVIIIe siècles, en pleine guerre contre la religion nihiliste et métalocale par excellence! Que choisirez-vous, pauvres truffes, entre les Wall-Mart et les mosquées, entre les filles en minijupes et les femmes bâchées de la tête aux pieds, entre l'Empire occidental et le néo-despotisme islamique? Entre les Anglo-protestants, méchants vilains colonisateurs européens, et les thuriféraires de la religion de Mahomet? Le choix, l'unique choix, c'est de construire un Canada authentiquement binational, c'est-à-dire à la fois bilingue et uniculturel, car franco-britannique, ou de devenir un Québec «indépendant», c'est-à-dire dépendant des centralisateurs jacobins parisiens (et bruxellois) et, dans la foulée, à la botte des états despotiques islamiques avec lesquels la vieille Europe a enchaîné son destin. To Russia with Love Juste quelques mots pour dire aux Slaves et aux Russes du Canada de soutenir sans le moindre état d'âme l'union nationale russe contre les nazis arabo-tchétchènes, où qu'ils soient. Qu'ils sachent qu'un Vrai Européen, comme le disait Nietzsche, sera toujours plus russe qu'allemand, et qu'il ne peut plus être français, puisque la France transforme l'Europe occidentale en vaste dépendance de la Ligue arabe. Juste quelques mots pour leur dire : JE ME SOUVIENS DE BESLAN. Feu sur le quartier général Ah, écrire ces mots en ce doux mois de novembre, alors qu'Arafat est désormais en état de mort cérébrale... Comme me le fait remarquer un ami: ah bon, pourquoi? il ne l'était pas avant? Il y a parfois des moments qui sauvent tout. La très nette victoire de Bush aux élections américaines en fut un. Voir les tronches déconfites, lire les messages désespérés sur les forums, ou dans la presse, observer les faces défaites des journalistes, québécois ou franchouilles, cela fut comme le plus beau rayon de soleil qu'un mois de novembre pouvait apporter. Les mois de novembre sont propices aux contre-révolutions. En novembre 1989, cela consista à mettre à bas un Mur qui séparait l'Europe d'elle même. En novembre 2004, cela consiste à en élever un d'urgence entre les nations du Monde libre et les États collabos, quels qu'ils soient, où qu'ils soient. On comprend la tristesse de ces derniers, comme la République du Frankistan, où le Roi des Ahuris doit penser à son prochain comice agricole, pendant que Védrine est presque en larmes sur les ondes de France-Inter. Et cela ne fait que commencer, mettez-vous bien martel en tête, comme Charles le bien nommé l'aurait dit, et fait. Vous n'êtes plus rien, je sais par des sources sûres que la diplomatie américaine a reçu ordre de traiter la France au niveau du Duché du Luxembourg ce qui, selon moi, est extrêmement magnanime, je n'aurais pas hésité à la placer au même rang que l'Iraq de Saddam Hussein, le copain des gauchistes chirakiens, ou disons, que la Syrie actuelle. Il faudra un jour accomplir un événement historique de grande ampleur en France, et donc subséquemment dans toute l'Europe, pour refaire de ce pays le c½ur d'un continent qui demande depuis trop longtemps à naître, et de ce continent le c½ur d'un projet politique de haute civilisation. Un événement historique de grande ampleur. Comment cela s'appelle-t-il déjà ? La prise du Palais d'hiver Voilà. En l'espace d'une semaine, le monde, une nouvelle fois, aura basculé : victoire confortable de G.W. Bush et du Parti républicain. Assassinat par une racaille islamiste de l'arrière-petit-neveu de Vincent Van Gogh. Mort du terroriste Yasser Arafat dans un hôpital militaire franchouille. L'horizon politique de l'Union: le totalitarisme social-islamique. L'intégration euro-arabe. Les commissaires de Bruxelles, et leurs commis nationaux, ces compradores de la bureaucratie jacobine qui préside aux destinées du continent, sont en train de tisser la métastructure juridico-culturelle qui servira de «constitution» à 25 peuples d'Europe: évidemment toute référence à la civilisation chrétienne en a été dûment bannie, c'est qu'il faut prévoir l'entrée prochaine de la Turquie, puis du Maghreb, voire du Liban ou de la Syrie, ou de nos amis les Ayatollahs de Téhéran au sein du «machin» - comme disait de Gaulle au sujet de l'ONU - ainsi créé par les crânes d'½uf de Zéropa-Land. C'est ce qui explique pourquoi le gouvernement belge vient d'interdire le parti national flamand, le Vlaams Blok, quelques jours à peine après l'assassinat de Théo Van Gogh par une crapule fanatique. C'est que les ferments de la guerre civile européenne sont maintenant tous réunis, telle une formule chimique désormais complète qui n'attend plus que l'étincelle qui mettra le feu aux poudres. Pour répondre aux abrutis qui ont voulu nous faire la leçon durant toute la campagne électorale américaine: IT'S THE METAPOLITICS, STUPID!
Maurice G. Dantec, le 11 novembre 2004 Soyez le premier à réagirréagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring |
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