Tunisie année zéro
SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Daoud Boughezala - le 17/01/2011 - 14 réactions -
L’histoire n’est pas finie. Telle est l’antienne récitée par les média français contempteurs tardifs du régime de Ben Ali. L’improbable « Révolution du jasmin », par sa force métonymique, toute en évocation olfactive ressemble à s’y méprendre à un slogan du Club Med. En moins d’une dizaine de jours, l’image sanglante des manifestations réprimées dans le sang et leur cortège de cadavres a supplanté les photos promotionnelles de Sidi Bou Saïd et des plages de Jerba s’étalant dans les couloirs du métro.
 Quelques dizaines de morts, des centaines tout au plus ont fait chuter la face émergée de l’iceberg affairo-benaliste. Tout cela a commencé par une simple gifle, dégainée par une employée administrative tunisienne à un vendeur clandestin de Sidi Bouzid qui exigeait une licence de commerçant après que la police a saisi sa marchandise. Les lecteurs de la presse connaissent la suite : une immolation par le feu, un deuxième suicide de jeune chômeur suivi de trois semaines de manifestations qui ont essaimé dans tout le pays. Emeutes sociales, revendications politiques sur fond d’augmentation des prix et de chômage persistant. Aux yeux d’une jeunesse déclassée regardant Al Jazira et les chaînes françaises d’une main, surfant sur le net de l’autre, la coupe était pleine. Les quelques concessions maladroites esquissées in extremis n’ont rien changé : Zine chancelant n’avait pas pris la mesure de la grogne, croyant naïvement qu’une levée de la censure et une retraite anticipée… en 2014 allaient calmer les esprits. C’était mésestimer la nature même de la contestation. Jeudi, l’ultime discours du Président allait signer son arrêt de mort politique.
Vendredi, son départ précipité pour l’Arabie Saoudite a été la version tunisienne de la fuite à Varennes. On ignore encore les détails de l’affaire, les secrets d’alcôve et de comptes en banque des derniers soubresauts du benalisme moribond. Au fond, seuls les faits comptent, peu importe leur réécriture par des plumes dégoulinantes de lyrisme fat. Le reste n’est que moraline pour éditorialiste de Libé comparant la Tunisie benalienne avec le totalitarisme nord-coréen. En France aussi, il y a eu des excès. D’une MAM confondant échauffourées et révolte aux chancelleries occidentales, aussi promptes à saluer la révolution tunisienne qu’elles l’étaient à serrer la main de Zine-el-Abidine Ben Ali, qui est le plus abject ? Après tout, est-ce bien condamnable ? La realpolitik dicte les positions publiques des uns et des autres, charriant au passage la tâche parfois ingrate de reconnaître des régimes pas toujours très présentables. D’Ali Bongo au président yéménite – dont les affiches de campagne trônaient aux côtés des posters de Ben Laden- le quai d’Orsay sait de quoi il parle. Jusqu’au bout, le pouvoir de Ben Ali a semblé indéboulonnable. La vraie-fausse menace islamiste, certes largement surexploitée par le clan benaliste, explique assez largement l’attentisme diplomatique général. Comme le soulignait avec bonheur Antoine Sfeir sur les ondes de France 5, le complexe de l’ex-colonisateur donne tous les torts à Paris. Preuve en est, les reproches contradictoires de Mohamed Sifaoui regrettant tout à tour l’ingérence diplomatique et le mutisme coupable de l’Occident. Qui fait l’ange fait la bête…
L’Après 7 novembre
23 ans. Pour déchirer le voile (honni) des apparences, un bref retour sur le règne contrarié du général Ben Ali s’impose. Fruit d’une ascension éclair au sein de l’appareil sécuritaire, Zine-el-abidine Ben Ali marque les dernières années du bourguibisme déclinant de son empreinte sécuritaire. A l’époque, les résistants de la vingt-cinquième heure qui découvrent ces jours-ci la cruauté benalienne exaltaient la fermeté du celui qui n’était pas encore Premier ministre. Ministre de l’Intérieur, chef du gouvernement, Ben Ali tire profit de sa proximité avec une nièce de Bourguiba pour planifier un coup d’Etat médical inédit. Au petit matin, cinq médecins sont convoqués manu militari pour signer le certificat d’incapacité d’Habib Bourguiba, despote éclairé mais sénile. Le 7 novembre 1987, le « Changement » advient. Soulagés, les Tunisiens peuvent souffler face à une menace islamiste à l’époque bien réelle, plusieurs radicaux tunisiens ayant été impliqués dans les attentats parisiens de l’année 1986 perpétrés par le Hezbollah iranien. Que l’on se souvienne de l’agonie du pouvoir bourguibien. Fin de règne durant laquelle des femmes sont victimes de jets d ‘acide, les barbus coupables immédiatement arrêtés et dûment molestés, leurs visages émaciés apparaissant lors d’aveux télévisés on ne peut plus spontanés. C’était aussi cela, l’ère Bourguiba, dont le droit de l’hommisme amnésique chante aujourd’hui les louanges !
Une ouverture politique semble poindre. Le culte de la personnalité bourguibien, fait de statues géantes et d’omniprésence médiatique, n’est plus. Le combattant suprême se trouve assigné dans sa ville natale de Monastir et n’apparaît qu’une fois l’un à la télévision d’Etat lorsque son successeur daigne lui rendre visite. Le vieil impotent sait lui rendre la pareille en le gratifiant de « mon fils » ou de blagues vaseuses sur Leïla, sa seconde épouse coiffeuse. Côté cour, le Président autodidacte rompt avec la geste narcissique d’un Habib Bourguiba se baignant tous les soirs dans sa piscine devant les caméras et les yeux éberlués de ses ministres. Désormais, le culte du Combattant suprême laisse place au fétichisme arithmétique, Zine invoquant inlassablement l’âme du chiffre « 7 », emblème du Changement « démocratique » en Tunisie. Le 7 envahit places, rues, pancartes, timbres, logo de la télévision aux couleurs violettes (chéries de Ben Ali). Les JT nous montrent un chef d’Etat hyperactif au secours des plus humbles à travers les systèmes étatiques d’aide aux nécessiteux et aux chômeurs (26-26 et 21-21). Clientélisme aidant, le paupérisme, qui était l’angle mort du bourguibisme, s’éteint peu à peu. A une miséreuse se plaignant de l’exiguïté de la maison offerte par l’Etat pour loger sa (trop nombreuse) progéniture, Zine a le cran de répondre : « Tu n’avais pas qu’à faire autant d’enfants ». En flic parvenu au Graal présidentiel, tout lui sourit. L’audace du vainqueur lui vaut la complaisance du Nord, trop content d’endiguer la menace islamiste tout en garantissant un début de multipartisme. S’il n’a pas lu Machiavel, Zine – surnommé « Bac moins trois »- l’a en tout cas compris. Face aux barbus du mouvement En-Nahda, il joue d’abord la carte de l’ouverture et de la transparence. Des milliers de prisonniers sont libérés ou amnistiés, le parti intégriste autorisé. Puis la guerre civile algérienne bat son plein. C’est l’occasion rêvée pour arrêter et juger les militants radicaux dûment fichés. L’islamisme tunisien structurellement organisé aura vécu. Amen.
Magouilles et culture générale
L’absence de démocratie ne constituait pas la réelle face sombre du régime. Que Caroline Fourest se fasse une raison, vivant dans le monde enchanté de La Règle du jeu où le Bien rime avec la gauche et l’humanisme avec Bourguiba. Dans je-ne-sais-plus quel livre d’entretiens, un opposant déterminé à Ben Ali, se remémorait avec émotion la répression bourguibienne. Loin de toute nostalgie, il évoquait l’aspect « totalitaire » (sic) du potentat bourguibiste. Régime tentaculaire que celui d’un enfant athée de la IIIe République conspuant Mahomet en privé tout en faisant assassiner son rival Ben Youssef en Allemagne, dans un attentat ciblé n’ayant rien à envier aux parties d’alpinisme de Ramon Mercader au Mexique. Certes, la culture et l’émancipation collective (fût-elle à marche forcée !) excusait tout. Pays pionnier en matière de droits des femmes, son Code du statut personnel interdisant la polygamie dès l’Indépendance puis légalisant l’avortement des années avant la France, la Tunisie bourguibiste a encore de beaux restes. A bien des égards, Ben Ali s’est contenté de faire fructifier l’arbre de la connaissance légué par son mentor. Son ancien ministre de l’Education Mohammed Charfi a d’ailleurs eu la brillante idée d’inculquer les droits de l’homme et l’égalité hommes/femmes à des générations d’écoliers tunisiens qui ont fini par vouloir joindre le geste à la parole.
Au rayon économique, qui n’est pas le moindre, le bilan des années Ben Ali oppose le pays réel au pays légal loué par le FMI. On ne meurt pas de faim en Tunisie. L’accès à la santé est à l’éducation ferait pâlir d’envie les démocrates marocains et autres progressistes propriétaires terriens chez Mohamed 6. Mais la croissance, dopée par le tourisme, les exportations de produits agricoles et une filière textile que le libre-échange mondial a dévastée, est devenue le cache-misère de la situation sociale. Des millions de jeunes diplômés sans avenir, des médecins à tous les coins de rue, une classe moyenne surendettée : l’inventaire à la Prévert dessine un pays de mal de perspectives d’avenir. Et que dire de la mainmise du clan Ben Ali et de sa belle-famille Trabelsi sur l’économie du pays ? 3% du PNB auraient été spoliés grâce à l’imperium de la dictature policièrement finalement renversée par l’armée. Un climat des affaires délétère qui n’aura pas profité aux honnêtes entrepreneurs. Voilà un euphémisme qui satisfera les oligarques de demain, probables benalistes grimés en démocrates sincères.
Au-delà des chiffres, le malaise de la population a dépassé la figure charismatique du tyran. Symptôme parmi d’autres, cette islamisation par le bas de la société qu’incarne un mois de Ramadan où plus personne n’ose siroter de limonade dans la rue, sinon masqué par le rideau de fer d’une boutique, et où les supermarchés ouvrent 24 heures sur 24. L’homo consumans comme voie de salut : c’est un peu court. Pris entre étau entre l’affairisme de la mafia dirigeante et la vacuité idéologique ambiante, le tunisien moyen se réfugie dans les valeurs ancestrales de l’islam. Monde post-11 septembre, de l’après 20 mars 2003 (date de l’invasion de l’Iraq alors qu’était célébrée la fête de l’’indépendance tunisienne), le Maghreb nouveau ne sait plus sur quel pied danser. Avec la chute de Ben Ali, la déliquescence de l’islamisme institutionnalisé se confirme. La très médiatique AQMI représente bien la menace salafiste d’attentats sporadiques, loin des tentations islamo-conservatrices du citoyen lambda. Si le peuple tunisien enfin souverain se dotait d’institutions à dominante islamique proches de l’AKP turque, la donne resterait in fine la même. Ben Ali avait en effet accompagné le regain de piété populaire en créant une radio coranique ainsi qu’une mosquée à l’homonymie opportune (« Al-‘Abidine » : les adorateurs). Et proclamé l’interdiction de manger la rue en période de Ramadan pour tout tunisien, consacrant ainsi un dangereux amalgame entre nationalité et islamité.
Et maintenant ?
Trois présidents en trois jours. Ben Ali démis, son Premier Ministre a pris le relais puis installé le président de l’Assemblée Nationale dans le fauteuil présidentiel. Des élections auront lieu dans les soixante jours, pour peu que l’atmosphère insurrectionnelle se lève. En une poignée d’heures, le pays de la sécurité est devenu celui du chaos. Le bras de fer entre la police (benalienne) et l’armée (garante de la continuité de l’Etat), s’il se prolonge, augure des jours sombres. Des bandes « d’autodéfense » quadrillent les faubourgs des grandes villes en quête de larcins et de règlements de compte prétendument « ciblés ». Selon l’ex gendre préféré, le véreux Slim Chiboub, les milices fidèles à l’appareil sécuritaire benaliste sèmeraient la discorde sur le chemin de l’exil libyen. Certains idéalistes vous répondront que tel est le prix à payer pour la première révolution démocratique du monde arabe, une dénomination hâtive mais pleine de promesses ! En attendant les élections présidentielles, que sortira-t-il de l’opposition émiettée entre libéraux, trotskistes, post-communistes et islamistes « modérés » ? A coup sûr, l’ampleur du fossé entre la révolte populaire et les autorités légales constituées d’anciens caciques de Ben Ali sera l’une des clés des prochaines semaines. Déjà en proie à des troubles sociaux, l’Algérie, le Maroc, la Jordanie et tant d’autres craignent la contagion révolutionnaire. Nul esprit raisonnable ne se risquerait à prophétiser le proche avenir de la Tunisie : Thermidor, révolution des œillets ou éphémère printemps de Tunis ?
« Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu” Simone Weil
Daoud Boughezala
Toutes les réactions (14)
1. 17/01/2011 16:29 - Nejma
Bravo aux tunisiens à qui le tour?
L'Algérie j'ai de gros doutes l'armée n'hésitera pas à faire un massacre.
Le Maroc je n'espère pas Mohamed VI est ce qu'ils peuvent avoir de mieux. Cela peu prêter à sourire mais j'en suis convaincue. C'est un pays qui a beaucoup évolué, son seul soucis dois-je dire avec cynisme c'est son taux de pauvres.
2. 17/01/2011 16:44 - Kaolina
une volée de bois vert pour la France:
http://www.nytimes.com/2011/01/17/world/africa/17france.html?_r=1
3. 17/01/2011 17:14 - HP
C'est une bonne chose pour la Tunisie, c'est certain. Espérons que la relève politique suivra pour hisser le niveau de vie et les possibilités d'avenir ! En revanche, je ne suis pas sûr que les américains soient les mieux placés pour donner des leçons quant aux intérêts économiques qu'un pays puissant peut avoir dans un pays moins puissant...
4. 18/01/2011 07:00 - Nathan
Je pense que beaucoup regretterons Ben Ali, comme beaucoup ont regretté le Shah, certes pas les journalistes ni les bobos; pléonasme?
Il n'y aura aucune démocratie en Tunisie ni dans aucun autres pays musulmans, tout cela est de la poudre aux yeux, de la poudre de perlimpinpin, d'ailleurs c'est ce qu'on peut leur souhaiter de pire; une démocratie dans un pays à majorité de musulmans, une aubaine pour les mahométans aux dents longues...
5. 18/01/2011 07:38 - Melissa
On oublie sans doute que « le grand Bourguiba », créateur de la Tunisie indépendante se transforma rapidement en despote, que tout était aux mains de son parti, le Destour, et que partout où il s’attardait dans son beau pays, il faisait construire un luxueux palais quand son peuple avait faim : c’est donc depuis sa création que la Tunisie est gouvernée par des despotes, sous couvert de pseudo démocratie.
Mais, au-delà de ces considérations, rappelons tout de même que le pouvoir rend fou parce qu’il est associé à la gestion de l’argent public, cette manne dont la manipulation par les élus engendre des comportements souvent indignes.
Dès lors, tout est question de degrés : entre des tyrans tels Ben Ali ou Arafat, qui ont détourné sans vergogne au profit d’eux-mêmes et de leurs clans des dizaines de millions de dollars au détriment de leurs peuples dans le besoin et un simple DSK, complice du PS qui a détourné une partie des cotisations des étudiants inscrits à la MNEF pour renflouer les caisses de son parti, il y a un monde, mais hélas toujours les mêmes travers moraux.
Rares sont les élus qui se souviennent, aussitôt investis, qu’ils sont au service de leurs électeurs qui leur délèguent leur pouvoir et la gestion financière de leurs intérêts et confondent rapidement l’argent à gérer et leur compte personnel.
Presqu’unique est le cas d’un De Gaulle Président traversant la rue du Fbg St Honoré pour acheter un timbre à coller sur une enveloppe destinée à un courrier personnel.
Bien sûr, DSK n’ira pas faire tirer sur la foule, mais Ségo, c’est à voir…
Comment contrer ce travers ?
On a inventé la démocratie, petite parade, qui, on l’a vu, peut être détournée via le bourrage d’urnes et la terreur.
Dans nos contrées, la seule parade démocratique, c’est l’alternance : autrement dit, inutile de lutter contre le travers des élus, faisons en sorte d’en changer périodiquement pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui piquent dans la caisse.
La Tunisie restera donc une « démocratie », l’alternance va probablement arriver dans les mois qui suivent, mettant au pouvoir les contestataires « intègres » d’aujourd’hui, qui investiront demain les palais construits par les deux despotes et auront à leur tour à gérer l’argent du peuple….de façon angélique, ou simplement humaine.
6. 18/01/2011 09:46 - HP
Oui, c'es tassez juste ce que vous dites Melissa, si la structure du pouvoir ne change pas et si seuls les hommes changent alors rien ne change... De même chez nous, c'est pourquoi je dis souvent que la première réforme à faire en France est celle du système politique et de la classe d'élite qui y est liée. C'était d'ailleurs comique dans l'émission de Taddeï hie soir où tous étaient d'accord pour dire que trop de réprésentation tuait la démocratie et que le divorce entre les élites et les français était total maintenant ! Comique car tout lemonde est d'accord mais rien ne change..
7. 18/01/2011 14:28 - HP
Vu les dernières info, je modère mon enthousiasme pour eux, je pense qu'ils ne sont pas sorti de l'auberge dictatoriale...
8. 18/01/2011 14:32 - Greg môk
En même temps, il serait peut-être sage et humble de ne pas faire de prévision sur l'avenir de la Tunisie, ou alors avec beaucoup de mesure, car, il y a 3 mois, personne n'aurait imaginé ce qui allait se produire dernièrement.
Selon moi, cet évènement majeur a aussi le mérite de démontrer que nul ne sait ce qu'il se produira dans le futur, même prôche.
La démonstration que nous ne savons rien, ou si peu.
9. 18/01/2011 15:25 - ChaCha
J'irai dans le même sens que Greg môk et j'ajouterai même : ce que nous prédisons ne se produit généralement pas, c'est l'inattendu qui arrive.
De quoi prendre une bonne leçon de modestie, pour tous ceux qui affirment "il va se passer ceci ou cela, moi je sais !"
10. 19/01/2011 10:40 - Tafoukt
Ca fait juste 15 ans qu'on se demandait quand les tunisiens allaient se réveiller et dégager l'oncle Ben's Ali. La prévision était écrite depuis longtemps, il suffisait d'attendre le bon moment.
11. 19/01/2011 11:46 - Greg môk
Pourquoi 15 ans ? Et pas 23 ? ou 17 ? ou 8 ? ou 10 ?
"La prévision était écrite depuis longtemps, (...)"
Entre la prévision de la révolution et la certitude qu'elle se réalisera, il existe une distance infinie ....
Alors oui effectivement, tout un chacun de nous a la faculté de prévoir, mais il est incertain que ce que nous prévoyons se produira, se réalisera, se matérialisera dans le réel.
Nous n'avons aucune certitude au sujet du futur, simplement des prévisions.
12. 19/01/2011 15:09 - B.Kiddo
On est un peu tous des Evelyne Dheliat en puissance. That's good.
13. 19/01/2011 16:24 - Paul
Oui Tafoukt mais pour quoi à la place ? Une démocratie est possible en Tunisie ? A l'Algérienne ?
14. 19/01/2011 18:49 - B.Kiddo
Bien sûr qu'une démocratie est possible en Tunisie. Ah, scoop, l'Algérie est considérée comme une démocratie...
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Dernière réaction Bravo aux tunisiens à qui le tour?
L'Algérie j'ai de gros doutes l'armée n'hésitera pas à faire un massacre.
Le Maroc je n'espère pas Mohamed VI est ce qu'ils peuvent avoir de mieux. Cela peu...  17/01/2011 16:29 Nejma
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