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Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

SURLERING.COM - CULTURISME - par David Serra - le 01/12/2010 - 8 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées par l'affaire initiée par Florent Gallaire. Réaction apaisée d'une femme déjà passée à l'action judiciaire. Exclusivité Ring.


1.    Que pensez vous de la justification 'économique' de la culture du gratuit, selon laquelle seules les ressources rares ont un prix ? Le livre, la musique... sont ils devenus, ou en train de devenir des ressources abondantes?"

Il y a je pense une confusion : ce qui fait la valeur d’une œuvre c’est son contenu quelque soit le support. La démultiplication des supports n’y change rien.
Il n’y a pas plus d’abondance dans le numérique que dans le papier. Le travail de l’auteur reste le même, celui de l’éditeur aussi. C’est la création qui doit être rétribuée.

2.    Pensez-vous que le support numérique puisse réellement concurrencer le support papier ?

Aujourd’hui le marché du numérique étant très faible, nous ne constatons pas de concurrence. Avec le développement du marché du livre numérique on peut penser qu’il y aura une concurrence voire une cannibalisation partielle entre les offres papier et le numérique. Mais nous sommes aussi nombreux à penser qu’il pourrait y avoir un accroissement du nombre de lecteurs est possible et c’est là le véritable enjeu.

3.    - Même en cas de victoire judiciaire, le préjudice reste. Et comme des petits malins peuvent imiter Gallaire, la lutte parait infinie. N’importe qui peut scanner un livre avec reconnaissance de caractères, le passer en PDF et le mettre à disposition du public via Emule. Pensez-vous obtenir une condamnation suffisamment dissuasive, à la hauteur de la brèche ?

Les condamnations seront sans doute dissuasives, il existe un dispositif légal qui s’est renforcé ; mais la peur du gendarme est une chose, la qualité de l’offre numérique légale en est une autre et c’est un axe de développement aussi important. Nous mettons en place cette offre dans le cadre d’Eden (un partenariat avec Gallimard et La Martinière-le Seuil) tant au niveau éditorial qu’au niveau commercial avec les sites des librairies numériques, c’est aujourd’hui notre priorité.

4.    - Quand nous tapons « terminator megaupload » sur google, nous trouvons immédiatement le moyen de nous procurer illégalement le film. En 15 minutes, nous pouvons le visionner. Avec l’e-book, les livres risquent de subir le même style de traitement. Un fichier acheté légalement, une fois les codes débloqués, peut être diffusé sur des sites pirates ou en peer to peer et ainsi offrir, grâce aux tablettes type Ipad, un fichier parfaitement lisible par tous. Est-ce une raison pour y être réfractaire, ou pas ?

Avec la loi Hadopi, le transgresseur court le risque de perdre toute connexion à Internet en procédant comme vous le dites. On peut aussi sans doute imaginer que bon nombre de lecteurs souhaitent respecter les droits d’auteurs et dans le domaine de la musique, après la période du tout gratuit et du piratage systématique,  les sites payants voient maintenant régulièrement leurs ventes de fichiers MP3 croître.

5.    - Comment comptez-vous vous adapter aux nouveaux enjeux d’une confrontation de la propriété littéraire aux NTIC ? Certaines recherches juridiques étudient le sujet. Cela va-t-il vous obliger à étendre le service juridique de votre maison ? Autrement dit, à rendre plus procédurière ou, disons, commerciale, l’activité d’édition ?


La meilleure réponse que nous puissions apporter, c’est une offre légale attractive et nous nous attelons à cette tâche. Nous prenons naturellement des mesures de protections légales ou techniques pour protéger les droits. Les moyens d’actions sont variés mais nous souhaitons aussi privilégier la mise en place d’une offre légale attractive.

6.    - Pensez-vous que ces problèmes de pillage de la propriété intellectuelle appellent sa refondation ? Loin de nous de songer à une rémunération des artistes comme le souhaitait Proudhon – même si certaines subventions d’Etat pourraient nous interroger. Mais faut-il attendre un changement de paradigme ? Vers une littérature-réseau, rhizomatique?


Nous ne sommes malheureusement pas certains que le débat soit actuellement à ce niveau, aujourd’hui, le téléchargement illicite n’offre aucune rémunération ni aucun droit aux auteurs.
Nous sommes aujourd’hui dans la continuité de l’exploitation du papier. C’est le sens du travail effectué par l’inter-profession sur la définition du livre numérique, sur les négociations pour obtenir un prix de vente unique quels que soient les réseaux et sur celui fait sur la TVA afin d’obtenir une TVA à 5,5 %.

7.    - Michel Houellebecq en personne vous soutiendrait-il dans une action en justice ? On voit souvent les rapports entre l’éditeur et l’écrivain comme parfaitement solidaires. Ce genre d’affaires pourrait-il remettre en cause cet intérêt collectif ?

Nous avons pour mission, en tant qu’éditeur, de prendre la défense de nos auteurs et faire en sorte de lutter avec eux contre le piratage. La communauté d’intérêt entre l’auteur et l’éditeur est encore renforcée par les pillages que vous évoquez. Et, s’agissant de Michel Houellebecq, je suis certaine de sa solidarité.

8.    - Protéger une œuvre littéraire contre le piratage est-il à mettre sur la même  fréquence radio que la défense des droits d’auteurs sur un album ou un film ? Si non, comme on peut le supposer, faut-il dissocier le pillage de livres dits "supérieurs" de celui de livres dits "commerciaux" ? Moralement, s’entend ? Parce qu’on peut penser que voler Michel Houellebecq est plus abject que de voler un album de Britney Spears, ou sa biographie… ?

De façon générale, le droit d’auteur doit être respecté sans discrimination de mérite, sans discrimination de support. Il s’agit de protéger la création sous toutes ses formes. Il n’y a pas en cette matière de distinction à faire entre « supérieurs » et « commerciaux ». Distinction que je trouve par ailleurs absurde dans tous les domaines.

9.    Michel Houellebecq a pastiché, voire repris Wikipedia. Comme d’autres avant lui le faisaient avec des encyclopédies. Le raisonnement absurde de ce blogueur stupide, s’il ne tient pas debout juridiquement (droit de citation etc.), vous semble-t-il, aussi et surtout, "très grave" sur le plan littéraire ? Que révèle-t-il de l'époque ?

Le raisonnement du blogueur n’a vraiment pas de sens, ni juridiquement, ni littérairement, ni d’ailleurs pour les représentants de Wikipédia qui se sont exprimés sur la question.

10.    De nombreux auteurs se posent une question qui fâche : sachant qu’il n’y a pas de frais d’impression ni de frais de mises en place, pourquoi l’auteur continue de toucher ses 10 ou 12% de droits d’auteurs sur un e-book pourtant bien moins cher à mettre à la disposition du public ?


Contrairement à une idée préconçue, la mise en place d’une offre numérique légale, dans le respect des droits d’auteurs, entraîne aussi des coûts. A ce stade, on constate que le livre numérique entraîne des coûts fixes de fabrication (la  conversion des fichiers adéquats, les DRM), de distribution, de stockage alors que le revenu généré reste faible compte tenu des ventes.
Aujourd’hui pour les éditeurs, c’est plus un investissement pour l’avenir, qu’une source de revenus pour nos bilans... D’autre part l’incidence de la TVA, si lourdement défavorable pour le livre numérique par rapport au livre papier, ralentit le démarrage de ce nouveau marché.  Voilà un  combat à mener aux côtés de nos auteurs.

Propos recueillis par la rédaction du Ring



Toutes les réactions (8)

1. 01/12/2010 21:52 - klics

klicsJ'espère que Ring offrira la même tribune à Florent Gallaire.

2. 02/12/2010 09:48 - Nathanael

NathanaelClassieuse la PDG. Mais j'ai lu une news ce matin qui indiquerait que Florent Gallaire aurait retiré le fichier de son blog. Donc Flammarion ne va pas porter plainte ? Sauf que grâce à Gallaire, le fichier est partout maintenant, la preuve, je l'ai téléchargé ce matin. (je précise que je l'ai acheté dès sa sortie).

3. 02/12/2010 10:12 - TitOeuf

TitOeufLa « valeur » d'une oeuvre littéraire est uniquement l'écho qu'elle obtient au sein du lectorat, c'est donc une symbiose parfaite et une union de grâce entre l'auteur et ses lecteurs, un mariage en quelque sorte, bref cela n'a pas de valeur en tant que tel, car cela va bien au-delà de ce simple paramètre, alors que la "valeur" que l'éditeur attribue à cette même oeuvre est exclusivement une valeur dite "économique".

De même, à mon sens, qu'il ne faut pas confondre le métier d'écrivain avec celui d'éditeur, et c'est bel et bien là que le bât blesse. L'éditeur est stricto sensu (et pas sangsue...lol) un agent économique comme un autre, un intermédiaire, qui évalue, enregistre et imprime à foison et à raison économique. Un constructeur de maison individuelle et un épicier font exactement la même chose au jour le jour, à savoir, ni plus, ni moins que du commerce.

Sauf que l’éditeur de livres, à l’image de son ami éditeur de disques (avant bien entendu, la toute récente vague qui a balayé toute sa politique de prix « fixes » via le téléchargement numérique, désormais accepté et redéfini en concertation avec les grandes majors elles-mêmes) n’a jamais souhaité admettre le postulat général et fondement même de tout marché économique libéral dit « ouvert », à savoir que l’augmentation d’une « demande » doit immédiatement agir en diminution du prix de « l’offre » lorsque l’on se trouve sur un segment de production « illimitée », tel que l’est bien un « livre fini ».

Je reste convaincu pour ma part, que le créateur premier, à savoir l’écrivain, préférerait nettement être lu par 15 millions de personnes à 6€ l’unité, que par seulement 1 million de personnes à 20€, d’un point de vue strictement économique cela tombe déjà sous le sens commun, et d’un point de vue strictement culturel cela entame évidemment l’inadmissible position de rente, hors compétition économique donc, sur laquelle est assis depuis bien longtemps l’intermédiaire dont il s’agit, à savoir l’éditeur.

Cette position de rente affaiblit de facto le marché sous deux angles, le premier étant la difficulté d’apparition et l’émergence de nouveaux concurrents, nouveaux compétiteurs économiques, jeunes éditeurs, dont l’existence même revitalise tout secteur économique, le second étant bien entendu le maintien dans le prix fixe de l’odieuse « prime de risque », à savoir le lissage par l’éditeur dans la constitution de son prix, du coût de ses propres pertes en ayant misé sur des « nanars » et d’infâmes daubes, que chaque client final doit bel et bien supporter, alors qu’il n’en a jamais exprimé le souhait et qu’il n’est nullement « actionnaire » de la maison d’édition et ne perçoit donc aucun "dividende" (cela peut d’ailleurs s’apparenter à du vol pur et simple, car aucun agent économique en marché libéral n’a à faire supporter de "garantie", sur la valeur ajoutée, de son propre risque de compétiteur économique, c’est du communisme pur et simple, donc à combattre toujours selon moi, et de la manière la plus vigoureuse qui soit).

Lors du procès à venir, si procès il y a, j’espère que les Juges entendront bien en la plaidoirie de la défense, que « les particules élémentaires » de « l’extension du domaine de la lutte », loin de n’être que la simple « possibilité d’une île » pourront enfin faire redescendre quelque peu l’éditeur de livres, de sa « plate forme » financière de confort……A suivre donc.

Car j'ai aussi fait mon petit calcul perso, si le prix unitaire du livre baisse, je peux m'en acheter plus et comme je n'aime pas lire sur un écran d'ordinateur, ça tombe plutôt bien et cela pourra faire travailler plus de monde. C'est Toubon, comme dirait Jacques, et pour la culture aussi.

4. 05/12/2010 09:47 - Berthe

Berthe@TitOeuf ... Parce que vous pensez sincèrement qu'un livre qui a 1 million de lecteurs à 20 € en aura 20 millions parce qu'il ne coûte plus que 6 €? Il faut aimer lire - et on lit de moins en moins - et il faut avoir le temps de lire ... Il existe une grande différence entre le téléchargement de la musique (rapide consommation) et celui de la littérature.

5. 10/12/2010 00:29 - Donjipez

DonjipezTrès drôle cette pensée d'un vieux monde... Et bonne initiative que de diffuser le plagiaire bien que, même gratuit, on peut se demander qui pourrait avoir l'envie de se farcir les pénibles lignes du désormais scribe officialisé du régime.

6. 10/12/2010 18:58 - spow

spow@Donjipez

Ce que vous écrivez sonne bien musicalement, mais c'est tout car vos arguments sont d'une rare médiocrité. Vous devriez vous mettre au plagiat.
Vous avez raison, mais qui peut bien avoir envie de lire Houellebecq ? En attendant, les chiffres des vente de ce roman sont excellents et il est prévu de le traduire en 30 langues.
Si je m'en réfère à l'icône de votre pseudo, vos références à vous c'est plutôt Jean Roucas et Stéphane Collaro ; je confirme, Houellebecq, c'est vraiment pas fait pour vous ;-)) mdr.

7. 28/12/2010 21:43 - waax

waaxC'était pourtant une bien innocente question, enfin...

8. 28/12/2010 22:48 - popup

popupFlorent Gallaire : http://rutube.ru/tracks/3854273.html?v=8b1604ddc68c8022619503a19ba1301d

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klics01/12/2010 21:52 klics
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