Sur le RING

Ted Bundy : la beauté du Diable Vol.2

SURLERING.COM - MURDER BALLADS - par Emily Tibbatts - le 19/01/2006 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Vol.2

Sans doute le plus connu des tueurs en série (avec Jack l'Eventreur). Le plus surprenant aussi. Séduisant, intelligent, sympathique, beau parleur, ayant travaillé pour une commission criminelle et les services de planification du ministère de la Justice, investi dans la campagne d'un candidat républicain, sympathisant des Mormons... Bundy avait encore moins que tous les autres "la tête de l'emploi". Il était la dernière personne que l'on aurait jamais soupçonnée (ce qui est souvent dit, d'ailleurs, par les personnes qui ont connu des tueurs en série). Il fut pourtant l'un des tueurs en série les plus immondes et les plus sadiques des Etats-Unis, tuant et violant des jeunes femmes à travers tout le pays. 


Le 7 juin 1977 eut lieu son audience préliminaire. A l'heure du repas, il se rendit dans la bibliothèque, comme à son habitude, au deuxième étage. Il parvint à sauter d'une fenêtre ouverte et bien qu'il se tordit la cheville, il se mit à courir. Le temps que les gardiens réalisent son absence, il était déjà loin. Il ne portait pas de menottes aux chevilles ni aux poignets, et se fondit rapidement dans la population d'Aspen.

La police dressa immédiatement des barrages tout autour de la ville, publia un avis de recherche, organisa des battues dans la campagne environnante, utilisa des chiens et accueillit 150 volontaires.

Bundy réussit à se nourrir en volant de la nourriture dans les chalets locaux, dormant parfois dans l'un d'eux s'il était abandonné. Mais il savait que cela ne pourrait durer longtemps et qu'il avait besoin d'une voiture. Il eut un coup de chance lorsqu'il découvrit une voiture vide dont les clés pendaient sur le tableau de bord. Mais il fut remarqué par des policiers peu avant un barrage routier et arrêté, six jours après son évasion. Il fut très heureux de découvrir que de nombreux journalistes l'attendaient devant le poste de police et leur offrit un beau sourire...

A partir de ce moment-là, on lui laissa les menottes aux poignets et aux chevilles dès qu'il sortait de cellule, et des gardiens restèrent avec lui dans la librairie. Il recommença à préparer sa défense, avec l'aide de conseillers nommés par la cour. Il travailla beaucoup et parvint à faire exclure le témoignage de Carol DaRonch pour son futur procès.

Pourtant, sept mois plus tard, Bundy s'évada de nouveau. Le 30 décembre 1977, il découpa le plafond de sa cellule, rampa sur le plafond du pénitencier et parvint à trouver une autre ouverture dans le plafond qui donnait sur un placard, dans l'appartement d'un gardien. Bundy se cacha dans le placard et attendit que l'appartement soit vide puis sortit tranquillement par la porte d'entrée.
On ne découvrit sa disparition que l'après-midi, 15 heures après son évasion. Le temps que la police soit prévenue, Bundy était déjà en route pour Chicago, l'une des étapes sur la route qui allait le mener en Floride, en passant par Ann Arbor.

A la mi-janvier 1978, Ted Bundy utilisa des papiers d'identité volés au nom de Chris Hagen pour louer un appartement dans une résidence étudiante à Tallahassee, en Floride, non loin de l'université d'état. Là, les gens ne savaient pas grand chose de lui et très peu de gens connaissaient son visage.
Il passa la plus grande partie de son temps à se promener autour du campus, pénétrant parfois dans des amphithéâtres pour écouter les cours. Il restait aussi dans son appartement durant des heures, à regarder la télé qu'il avait volée. Il lui était déjà arrivé de voler auparavant, mais en Floride, le vol devint son mode de vie. Quasiment tout dans son appartement avait été dérobé. Il achetait même sa nourriture avec des cartes bleues volées. Mais Bundy voulait plus qu'un toit, une télé et de la nourriture...

Dans la nuit du 14 janvier 1978, il sortit de chez lui et se rendit de nouveau sur le campus. La maison du club d'étudiantes "Chi Omega" était quasiment vide. La plupart des étudiantes étaient sorties s'amuser et ne commencèrent à rentrer que vers 3 heures du matin. Nita Neary fut raccompagnée par son petit ami devant la porte du bâtiment. Elle fut étonnée de trouver la porte grande ouverte. Elle entra et entendit du bruit, comme si quelqu'un courait dans les chambres à l'étage. Les bruits de pas se rapprochèrent brusquement des escaliers devant elle. Instinctivement, Nita Neary se cacha derrière un mur, hors de vue. Elle vit un homme portant un bonnet de laine bleu passer devant elle, des vêtements féminins dans les mains, et sortir précipitamment de la maison.

Nita pensa d'abord à un cambrioleur. Elle courut immédiatement à l'étage pour prévenir sa compagne de chambre, Nancy Dowdy. Elle la réveilla et lui parla de l'homme au bonnet. Ne sachant que faire, elles décidèrent de s'adresser à l'intendante. Alors qu'elles se dirigeaient vers sa chambre, elles virent une autre fille, Karen Chandler, titubant dans le hall, le visage couvert de sang. Alors que Nancy aidait Karen à s'asseoir, Nita réveilla l'intendante et les deux femmes décidèrent d'éveiller toutes les filles qui étaient restées dans la maison. Elles découvrirent Kathy Klein vivante dans sa chambre mais couverte de sang, le crâne fracassé. Terrifiée, Nancy Dowdy appela la police.

Les policiers trouvèrent deux autres étudiantes ensanglantées dans leur lit, mortes. Lisa Levy et Margaret Bowman avaient été attaquées durant leur sommeil et n'avaient pas eu le temps de réagir. Lisa avait été frappée à la tête avec une bûche, violée et étranglée. Plus tard, le médecin légiste découvrit des marques de morsures sur ses fesses et l'un de ses seins. En fait, son mamelon avait été mordu si sauvagement qu'il était presque coupé. Margaret avait été tuée de la même manière mais n'avait pas été violée ni mordue. Elle avait été étranglée avec une paire de collants qui furent trouvés sur le sol.
Les enquêteurs qui interrogèrent les survivantes n'apprirent pas grand chose. Karen Chandler et Kathy Klein avaient également été attaquées dans leur sommeil et n'avait pas vu l'assassin. Nita Neary était la seule à avoir aperçu l'homme alors qu'il s'enfuyait.

A moins d'un kilomètre de la maison des "Chi Omega", peu de temps après, Debbie Ciccarelli fut réveillée par des bruits de coups venant de l'appartement à côté de chez elle. Elle se demanda ce que son amie Cheryl Thomas faisait à cette heure de la nuit. Comme les bruits continuaient, Debbie commença à s'inquiétait et réveilla sa compagne de chambre, Nancy Young. Apeurées, elles appelèrent Cheryl au téléphone mais celle-ci ne répondit pas. Elles entendirent la porte de l'appartement de Cheryl grincer et se refermer. Elles prévinrent alors la police.

Les policiers arrivèrent rapidement sur les lieux : ils venaient de la maison des "Chi Omega". Ils trouvèrent Cheryl Thomas allongée sur son lit. Elle était à demi consciente et presque dénudée, son visage était couvert de sang, son crâne était fracturé, son épaule gauche était disloquée, sa mâchoire était brisée... mais elle était vivante. Les policiers découvrirent une cagoule de ski au pied de son lit, semblable à celle qui avait été trouvée dans la voiture de Bundy en août 1975.

Les experts de la police firent un excellent travail. Ils purent prélever des échantillons de sang de l'assassin, du sperme et des empreintes digitales. Malheureusement, la plupart de ces preuves se révélèrent peu utiles, car pas assez précises ou imparfaites. Les seules preuves réellement sérieuses que les enquêteurs purent obtenir furent quelques cheveux trouvés sur la cagoule, une empreinte dentaire grâce à la marque de morsure sur la fesse de Lisa Levy et le témoignage de Nita Neary. Ils n'avaient aucun suspect. Le FBI n'avait pas encore fait publier un avis de recherche concernant Ted Bundy et à 2000 km du Colorado, personne ne le connaissait.

Le 9 février 1978, la police de Lake City reçut un appel désespéré des parents de la jeune Kimberly Leach, 12 ans. Alors qu'elle était au cours de gym, elle s'était rendue compte qu'elle avait oublié son porte-monnaie en classe et était sortie pour aller le chercher. Elle avait disparu et on ne la trouvait nulle part. La police organisa des recherches dans tout le comté afin de trouver la fillette qui s'était évaporée non loin de son école. Les enquêteurs découvrirent que l'amie de Kimberly, Priscilla Blakney, l'avait vue monter dans "la grosse voiture" d'un étranger. Malheureusement, elle ne se rappelait ni la couleur ni la marque du véhicule et encore moins l'apparence du conducteur.

Le 10 février, Bundy fut (enfin) placé sur la liste des 10 criminels les plus recherchés par le FBI et son portrait fut envoyé à toutes les polices du pays. Le texte de l'avis de recherche le décrivait comme un "évadé" du Colorado soupçonné de 36 viols et meurtres depuis 1969.

Quelques jours avant que Kimberly ne disparaisse, un homme dans un van blanc s'était approché d'une adolescente de 14 ans, Leslie Parmenter, alors qu'elle attendait son frère. L'homme avait affirmé travailler pour les pompiers et lui avait demandé si elle allait à l'école dans le quartier. Leslie avait trouvé étrange qu'un pompier porte un pantalon écossais et un gilet de marin. Elle ne lui avait pas répondu et avait commencé à s'inquiéter : son père, détective de la police de Jacksonville, lui avait souvent répété de ne jamais parler aux étrangers. A son grand soulagement, son frère arriva au même moment et l'homme s'en alla. Méfiant, le frère de Leslie le suivit un moment et releva le numéro de sa plaque minéralogique qu'il donna à leur père.

Celui-ci, James Parmenter, décida de vérifier à qui appartenait ce van et découvrit que le propriétaire était un certain Randall Ragen. Il alla lui rendre visite. Ragen lui expliqua qu'on lui avait volé ses plaques et qu''il en avait maintenant de nouvelles. Parmenter apprit par la suite que le van avait lui aussi été volé. Sur une intuition, Parmenter amena sa fille et son fils au poste de police afin de leur montrer des photos de criminels arrêtés. Parmi ces photos, il glissa celle de l'avis de recherche de Ted Bundy. Ses deux enfants reconnurent Bundy comme le chauffeur du van.

Mais Bundy s'était déjà débarrassé du van pour voler un autre véhicule, une Coccinelle, et se rendit à Pensacola.

Le 15 février 1978, le policier David Lee patrouillait à l'ouest de Pensacola lorsqu'il vit une Coccinelle orange rouler doucement dans les rues. Il connaissait bien le quartier et savait qu'aucun habitant ne possédait de Coccinelle orange. Suspicieux, il vérifia les plaques d'immatriculation grâce à sa radio et apprit qu'elles avaient été volées. Il alluma ses phares et se mit à suivre la voiture.
Tout comme il l'avait fait dans l'Utah en août 1975, Bundy prit la fuite puis s'arrêta brusquement. David Lee, la main sur son arme, lui ordonna de sortir de sa voiture et de s'allonger sur le sol. Bundy s'exécuta mais lorsque Lee tenta de lui mettre les menottes, il roula sur le côté et le frappa. Il parvint à se libérer et se mit à courir. Lee lui tira dessus et Bundy tomba sur le sol. Lee s'approcha de lui pour vérifier s'il était blessé et Bundy se jeta de nouveau sur lui. Mais cette fois, Lee parvint à le menotter. Il le conduisit au poste de police et fut abasourdi de le reconnaître sur l'avis de recherche du FBI.

Le 7 avril 1978, le corps en décomposition de Kimberly Leach fut découvert dans une vieille cabane située dans un parc du comté de Suwannee, en Floride. Elle avait été violée et égorgée.

Dans les mois qui suivirent son arrestation, les enquêteurs amassèrent de nombreuses preuves contre Bundy. Le van blanc qu'il avait volé et abandonné fut retrouvé. Trois personnes vinrent témoigner du fait qu'elles l'avaient vu conduire ce van autour de l'école de Kimberly, l'après-midi de sa disparition. Des examens dans le van permirent de prélever des fibres appartenant aux vêtements de Bundy. D'autres examens révélèrent du sang appartenant au même groupe sanguin que celui de Kimberly à l'arrière du van, et du sperme et du sang de Bundy sur les sous-vêtements de Kimberly, découvert près de son corps. On trouva également une empreinte de chaussure de Bundy dans la terre, à côté du corps.
La police préleva des échantillons de sang et des cheveux de Bundy. Elle fit également (de force) un moulage de ses dents afin de vérifier si elles correspondaient aux marques de morsures sur le corps de Lisa Levy.

Le 31 juillet 1978, Bundy fut inculpé du viol et du meurtre de Kimberly Leach. Peu après, il fut également inculpé du carnage de la maison des "Chi Omega". En Floride, il risquait la peine de mort. Il nia tous les crimes dont il était accusé.

Bundy participa à trois procès en trois ans, tous couverts par des médias avides avec lesquels Bundy cabotina. Le premier fut celui des meurtres des "Chi Omega", le 25 juin 1979, à Miami. Trois mois plus tard, il fut jugé pour les agressions des "Chi Omega". Et en janvier 1980, il fut finalement jugé pour le meurtre de Kimberly Leach. A chaque fois, les journalistes, les curieux et les "groupies" furent nombreux.

Durant le premier procès, Bundy décida d'être son propre avocat. Très sûr de lui et de ses faux alibis, il pensait pouvoir convaincre les 12 jurés, pour la plupart afro-américains, de son innocence. Mais ces derniers ne se laissèrent pas embobiner par son charme et ses sourires. Le témoignage de Nita Neary fut accablant et elle le reconnut comme étant "l'homme au bonnet bleu" qu'elle avait vu partir avec des vêtements dans les mains. Mais c'est surtout un odontologiste, le docteur Richard Souvrion, qui scella le destin de Bundy. Il décrivit les marques de morsures relevées sur le corps de Lisa Levy en présentant de grandes photos couleurs qui avaient été prises la nuit des meurtres. Il fit remarquer que la dentition reconstituée à partir des traces de dents laissées sur la victime correspondait parfaitement à celles de Bundy... D'autres experts, nommés par la défense, vinrent expliquer que l'odontologie était une science qui manquait d'exactitude, mais les jurés furent plus convaincus par la démonstration du docteur Souvrion.

Le 23 juillet 1979, les jurés délibérèrent durant 7 heures avant de rendre leur verdict. Bundy, impassible, fut déclaré coupable des meurtres de Lisa Levy et Margaret Bowman.
Le 31 juillet 1979, il fut condamné à mourir sur la chaise électrique.

Lors du second procès, il fut déclaré coupable des agressions sur Kathy Kleiner et Karen Chandler.

Le 7 janvier 1980, Bundy fut jugé pour le meurtre de Kimberly Leach et de nouveau déclaré coupable. A la fin de son procès, en plein tribunal, il épousa Carole Boone, l'amie qu'il s'était fait au comité républicain. Elle était persuadée de son innocence.
Un mois plus tard, il fut de nouveau condamné à la peine capitale.

Bundy ne fut jamais jugé pour ses autres meurtres dans l'état de Washington, l'Oregon, l'Utah ou le Colorado.

Carole Boone-Bundy et Ted Bundy parvinrent à avoir une fille.

Dans le couloir de la mort, Bundy reçut des centaines de lettres, la plupart écrites par des femmes : des nonnes, des malades mentaux, des femmes au foyer, des avocates, des groupies... Aucune ne le connaissaient personnellement. Elles lui proposaient le salut de son âme, du sexe, de l'argent, de l'amitié, le pardon ou la damnation...

Peu avant son exécution, Bundy avoua de nombreux meurtres, espérant ainsi surseoir au châtiment. Il tenta de marchander ses aveux : pour chaque corps qu'il permettrait de découvrir, le gouverneur de Floride devait lui donner 1 ans de plus à vivre. Il aurait eu un pouvoir immense sur les policiers et sur les familles des victimes. Le gouverneur refusa.
Il avoua toutefois, à des journalistes et des enquêteurs, les meurtres de 28 autres femmes, toujours dans l'espoir que l'on allait malgré tout lui accorder "un peu de temps". Beaucoup pensent qu'il a tué bien plus de femmes, aux Etats-Unis mais aussi au Canada (une série d'assassinats connue sous le nom de "Highway Murders").

Après de nombreux appels et 9 ans dans le couloir de la mort dans la prison d'état de Floride, Bundy a été exécuté le 24 janvier 1989, à l'âge de 43 ans.


Victimes

Sharon Clark (20 ans)
Battue dans son sommeil avec une barre de fer, le 04 janvier 1974, à Seattle (Etat du Washington).
Elle a survécu.

Lynda Ann Healy (21 ans)
Battue et enlevée le 31 janvier 1974 dans sa chambre, à Seattle.
Son corps fut retrouvé en mars 1975 à 15 km du Lake Sammamish (Washington), dans les Taylor Moutains.

Donna Gail Manson (19 ans)
Enlevée le 12 mars 1974 sur le campus d'Evergreen (Washington).
Son corps ne fut jamais retrouvé.

Susan Rancourt (18 ans)
Enlevée le 17 avril 1974 sur le campus de son université à Seattle.
Son corps fut retrouvé en mars 1975 à 15 km du Lake Sammamish, dans les Taylor Moutains.

Roberta Kathleen Parks (22 ans)
Enlevée le 6 mai 1974 sur le campus de l'Université d'Olympia (Oregon).
Son corps fut retrouvé en mars 1975 à 15 km du Lake Sammamish, dans les Taylor Moutains.

Brenda Ball (22 ans)
Enlevée le 1er juin 1974 devant un bar près de l'aéroport de Seattle.
Son corps fut retrouvé en mars 1975 à 15 km du Lake Sammamish, dans les Taylor Moutains.

Georgann Hawkins (18 ans)
Enlevée le 10 juin 1974 sur le campus de son université, à Seattle.
Son corps ne fut jamais retrouvé.

Denise Naslund (19 ans )
Enlevée le 14 juillet 1974 dans le parc national de Lake Sammamish.
Son corps fut retrouvé le 06 septembre 1974 dans un sous-bois.

Janice Ott (23 ans)
Enlevée le 14 juillet 1974 dans le parc national de Lake Sammamish.
Son corps fut retrouvé le 06 septembre 1974 dans un sous-bois.

Ted Bundy quitte Seattle pour aller étudier le droit à Salt Lake City (Utah)

Nancy Wilcox (16 ans)
Enlevée le 02 octobre 1974,à Salt Lake City, alors qu'elle faisait de l'auto-stop.
Son corps ne fut jamais retrouvé.

Melissa Smith (17 ans)
Enlevée le 18 octobre 1974 à Midvale (Utah), alors qu'elle faisait de l'auto-stop.
Elle était la fille du chef de la police de la ville.
Son corps fut retrouvé le 27 octobre 1974 à Summit Park.

Laura Aime (17 ans)
Enlevée le 31 octobre 1974 à Salt Lake City, alors qu'elle faisait de l'auto-stop.
Son corps fut retrouvé le 27 novembre 1974, dans les montagnes.

Carol DaRonch (17 ans)
Enlevée le 8 novembre 1974 à Salt Lake City. Elle réussit à s'enfuir et donna le signalement de son agresseur. Bundy s'était fait passer pour un policier et était parvenu à la faire monter dans son véhicule, mais elle parvint à ouvrir la portière et courut vers une voiture.

Debbie Kent (17 ans )
Enlevée le 08 novembre 1974 dans le parking de son lycée à Viewpont (Utah)
Son corps ne fut jamais retrouvé.

Caryn Campbell (23 ans)
Enlevée le 12 janvier 1975 dans son hôtel à Snowmass (Colorado)
Son corps fut retrouvé en février 1975.

Julie Cunningham (26 ans)
Enlevée le 15 mars 1975 à Vail (Colorado)

Denise Oliverson (25 ans)
Enlevée le 6 avril 1975 à Grand Junction (Colorado)

2ème évasion de Bundy, le 30 décembre 1977, de la prison de Garfield (Colorado). Il va à Chicago, Ann Arbor, puis Atlanta, et arrive finalement en Floride le 6 janvier 1978

Meurtre dans le dortoir des filles du club d'étudiantes "Chi Omega", le 15 janvier 1978 à Tallahassee (Floride) :

Lisa Levy (20 ans)
Violée et assassinée dans son lit.

Margaret Bowman (21 ans)
Assassinée dans son lit.

Karen Chandler (21 ans)
Agressée.

Kathy Kleiner (20 ans)
Agressée.

Cheryl Thomas (20 ans)
Agressée.

Kimberly Leach (12 ans)
Enlevée le 9 février 1978, non loin de son collège de Lake City (Floride).
Son corps fut retrouvé le 7 avril 1978 dans une cabane près d'un parc.

Bundy a également avoué ou est soupçonné des meurtres de :
- Rita Lorraine Jolly (17 ans), assassinée dans l'Oregon en 1973.
- Vicki Lynn Hollar (24 ans), assassinée à Eugene, dans l'Oregon en 1973.
- Katherine Devine (14 ans), assassinée à Seattle, dans le Washington en 1973.
- Carol Valenzuela (20 ans), étranglée dans le Washington en 1974.
- Brenda Joy Baker (14 ans), assassinée à Seattle, dans le Washington en 1974.
- Nancy Baird (21 ans), assassinée à Farmington, dans l'Utah en 1975.
- Sandra Weaver (17 ans), assassinée dans l'Utah en 1975.
- Sue Curtis (17 ans), assassinée dans l'Utah en 1975.
- Debbie Smith (17 ans), assassinée dans l'Utah en 1975.
- Melanie Suzanne Cooley (18 ans), assassinée à Nederland, dans le Colorado le 15 avril 1975.
- Shelly Robertson (24 ans), assassinée à Denver, dans le Colorado le 1er juillet 1975.

Modus Operandi

Les autorités ont souvent mis beaucoup de temps à retrouver les corps des victimes de Bundy et n'ont souvent découvert que des crânes. Vu leur état, il était donc difficile de savoir comment il les avait tuées...

Bundy s'en prenait toujours à des jeunes femmes, souvent des étudiantes, qui avaient des cheveux longs et portaient généralement un pantalon : le type de femme qu'il appréciait physiquement... et détestait psychiquement, car elles lui rappelaient sa propre inadéquation à la société et ses échecs dans la vie (comme Ed Kemper). Elles ressemblaient physiquement à Stephanie Brooks.

Il les repérait, les suivait, puis les approchait avec un prétexte bien élaboré. Il faisait semblant d'avoir le bras cassé et d'avoir besoin d'aide (Dans "Le Silence de Agneaux", Buffalo Bill utilise cette technique de Bundy pour que sa future victime entre dans son van) ou se faisait passer pour un agent de sécurité... etc. Elles le suivaient et lorsqu'ils se retrouvaient dans un endroit discret, seuls, il les frappait violemment à la tête (souvent avec un pied-de-biche) et les jetait dans sa voiture. Tout se passait très rapidement. Certaines sont mortes de cette blessure à la tête. D'autres ont survécu durant des heures ou des jours jusqu'à ce que Bundy les étrangle.

Bundy conduisait souvent sur des kilomètres, ses victimes inconscientes ou mortes dans sa voiture. Puis, il s'arrêtait dans un endroit tranquille, les violait et les mutilait.

Ensuite, il les déshabillait et jetait leur corps, généralement dans des endroits boisés qu'il avait repérés à l'avance.
Lorsque les corps étaient découverts, ils étaient souvent totalement décomposés. Leurs crânes et leurs squelettes portaient les traces des dents d'animaux sauvages et étaient dispersés sur des centaines de mètres.

Bundy était nécrophile. Les policiers ne découvrirent pas toujours des corps entiers. Ainsi, dans les Taylor Moutains, non loin du lac Sammammish, ils ne découvrirent que des têtes décapitées. Bundy faisaient "quelque chose" avec ses têtes ou ses corps décapités.
Il lui arrivait de revenir dans les endroits où il avait abandonné le corps d'une victime, pour accomplir des actes sexuels avec ce cadavre.
L'une des victimes découvertes dans l'Utah portait des faux cils et du maquillage qu'elle n'utilisait pas normalement. Cela indique que Bundy l'avait sûrement maquillée lui-même.

Motivations

Bundy était considéré par celles et ceux qui le connaissaient comme un homme sincère, intelligent et courtois envers les femmes. Il était beau et charmeur et les femmes le trouvaient irrésistible.
Les amis masculins de Bundy l'admiraient. Les hommes plus âgés appréciaient Bundy pour son esprit conventionnel et son air assuré. Beaucoup d'entre eux le traitaient comme un neveu ou un petit frère.
"Les gens, a dit le procureur Dekle en Floride, pensent qu'un criminel est un bossu difforme aux yeux qui louchent, qui se glisse dans l'obscurité en laissant un filet de bave derrière lui. Ils oublient souvent que les criminels sont des êtres humains".

En fait, Ted Bundy, comme bien des tueurs en série, était bien un monstre difforme, mais celui-ci se situait dans son esprit et non pas sur son physique. Il se cachait derrière ce que les psychiatres appellent le "masque de normalité". Ce masque est fabriqué par le tueur en série, ce n'est qu'une image qu'il donne de lui-même, mais c'est généralement une image terriblement efficace et impénétrable.

Une fois que Bundy a été inculpé, presque tous les critères du "désordre de personnalité antisocial" ont été identifiés en lui : violence, mépris pour la vérité et les règles sociales, vol, impulsivité, incapacité à ressentir de la culpabilité ou des remords, etc.
Mais avant ces inculpations, personne n'avait pris le comportement de Bundy pour ce qu'il était car personne ne voyait derrière le masque. Bundy lui-même ne comprenait pas toujours pourquoi il agissait comme il le faisait.

C'est également sa quête d'identité qui le poussa à mentir, à se présenter différemment, à prétendre être quelqu'un d'autre. La seule personne qu'il ne voulait pas être, c'était Ted Bundy, celui qui n'avait rien de particulier.
Et comme il ne parvenait pas à comprendre les relations sociales entre les gens (amitiés, amour, etc), il s'était créé une série de "déguisements", de masques et d'apparences sociales afin de s'intégrer malgré tout. Il vivait pour représenter une image qu'il voulait désespérément être mais ne pouvait jamais atteindre.

Son "masque de normalité" lui permettait de cacher la réalité aux autres et de la nier envers lui-même. Il lui conférait également le pouvoir de manipuler les gens, d'une manière quasiment magique. C'est ce pouvoir qui a fait de lui un tueur en série si "efficace". C'est ce pouvoir qui lui a permis de s'échapper par deux fois de sa prison du Colorado.
Et il attirait les femmes. Pendant des années, plusieurs femmes furent physiquement intimes avec lui (souvent avec bonheur) et bien d'autres auraient aimé l'être. Il inspira des amours passionnés et des amours sans espoir, tel celui de son épouse, Carole Boone, que Bundy encouragea cruellement à le croire innocent jusqu'à la veille de son exécution.

Parce qu'il pouvait facilement manipuler les femmes, elles étaient importantes pour lui et il cherchait leur compagnie. Elles lui permettaient de se sentir en position de force, de domination. Il n'a jamais laissé aucune femme être totalement intime avec lui, même Meg Anders, Stephanie Brooks ou Carol Boone. Il a toujours gardé une grande partie de lui secrète.

Les journalistes ont toujours parlé de sa normalité apparente, de son intelligence, de son sex-appeal, de son " Républicanisme ". Mais ils n'ont pas expliqué qu'il se rongeait les doigts et se curait le nez compulsivement, qu'il était intelligent mais n'était pas un génie (son QI était de 122), qu'il était un bon élève au lycée mais qu'il a très souvent échoué à l'Université, qu'il lisait mal et lentement, qu'il prononçait fréquemment les mots de manière incorrecte, qu'il bégayait lorsqu'il était nerveux et qu'il n'avait acquis qu'une sophistication de surface.

Au milieu des nombreux tueurs considérés comme "fous", Bundy semble être un génie criminel, une sorte de personnage fictif qui n'était pas un solitaire, un paumé ou un perdant. Et pourtant, il l'était. Il n'en avait tout simplement pas l'air.

Bundy affirmait qu'il était lui-même une victime, d'un avocat incompétent, d'une mauvaise publicité antérieure au procès et de preuves manipulées. Il expliquait avoir été pris dans un monstrueux embrouillamini de coïncidences. Il répétait, encore et encore, à qui voulait l'entendre, qu'il était innocent.
Et pourtant, lorsque les journalistes ou les policiers venaient l'interroger aux sujets des meurtres, il se renfermait ou mentait effrontément. Il ne pouvait présenter aucun élément le disculpant, aucun alibi pour aucun des meurtres, ni même une interprétation crédible pour les faits connus. Il expliquait qu'il n'avait que peu de souvenir de ces périodes (alors qu'il pouvait parler en détail d'événements joyeux s'étant déroulés à la même époque...) ou plongeait tout simplement dans de longs silences.
Par contre, il aimait montrer les lettres enflammées qu'on lui envoyait. Il était lui-même son plus grand fan.

Bundy était socialement, émotionnellement, peu développé. Il avait à peine plus de maturité qu'un préadolescent. Les fantasmes de Bundy étaient grossiers, plus typiques d'un gamin de 12 ans mal informé que d'un adulte. Un esprit d'enfant dirigeait les actions d'un corps d'homme.

Bundy possédait également une grande capacité à dissocier les choses. Il compartimentait tout dans sa vie et trouvait toujours des explications (satisfaisantes pour lui) à ce qui se passait. Son esprit était un labyrinthe. Au fil des années, il avait créé tout un édifice mental compliqué dans son cerveau.
Son immaturité émotionnelle et sa capacité à compartimenter sa vie peuvent expliquer comment Bundy pouvait vivre avec ses meurtres tout en les niant, même face à des preuves accablantes.

Mais Bundy n'était pas schizophrène et n'avait pas de "double personnalité", il le disait lui-même.
Ce ne sont pas seulement ses problèmes sociaux et sa pauvre idée de lui-même qui l'ont conduit à tuer. Il s'est enfoncé dans un monde de fantasmes sexuels de plus en plus violents et a "consommé " beaucoup de revues et de vidéos pornographiques violentes. Pour lui, la pornographie était "un moyen d'expérimenter (de vivre par la pensée) ce que d'autres vivaient réellement (...)". La pornographie est "l'utilisation, l'abus, la possession de femmes comme des objets". Du fantasme à la réalité, il n'y eut qu'un pas, que Bundy franchit volontairement.

Il devint de plus en plus violent mais parvint à cacher son désordre intérieur à celles et ceux qui le connaissaient. Il appelait cela une "situation hybride", parlait d'une "entité" qui était à la fois en lui et avec lui, pas comme une autre personnalité mais comme un pouvoir destructeur qui grandissait en lui. Ce n'est que grâce à son incroyable capacité à compartimenter sa vie que Bundy a été capable de maintenir le masque sur son visage.

Il nourrit d'abord ses fantasmes grâce au voyeurisme. Il se mit également à boire beaucoup d'alcool, se préparant graduellement à tuer. Il commença à réaliser ses fantasmes tout d'abord en suivant des femmes, puis en les agressant. Tout comme Ed Kemper, avant même de commencer à tuer, Bundy avait repéré des endroits où il pourrait abandonner les corps de ses victimes.
Bundy avait eu le désir conscient de s'abandonner à ses pulsions violentes, de devenir un tueur en série et de créer ce masque pour le cacher. Il n'agissait pas à cause d'une pulsion irrésistible et incontrôlable. Non. De sa propre volonté, il a créé le tueur en lui.

Durant son adolescence, il a tenté d'entretenir l'image d'une personne publique qui soit crédible, de créer son "masque de normalité". Etant dénué d'émotions adultes véritables, il dut paraître normal alors qu'intérieurement se déchaînait un grand tumulte.
Il a appris à imiter des émotions qui lui étaient étrangères, à acquérir un comportement approprié à travers l'imitation et l'artifice. Ce processus a été douloureux et bouleversant pour lui, chaque faux pas étant ressenti comme une humiliation. Il était déconcerté par son incapacité à cultiver la moindre relation adulte. Il ne comprenait pas pourquoi les gens voulaient être amis, il ne savait pas ce qui faisait que les gens pouvaient être attirés les uns par les autres.

Ses efforts pour s'intégrer disparaissaient lorsqu'il se sentait rejeté. Chaque défaite, grande ou petite, était perçue comme dévastatrice.

Durant sa première année à l'université, Bundy ne sortit qu'avec une seule fille. Il expliqua qu'il était particulièrement insensible, ne remarquant pas quand une femme était intéressée par lui. Lorsqu'on lui disait qu'il était beau garçon, il ne le croyait pas, se dévaluant toujours à ses propres yeux.

L'anxiété au sujet de son statut, de son niveau social était particulièrement intense dans ses relations avec les femmes.
Bundy ne voulait pas connaître la jeune femme à laquelle il s'attaquait, il en avait même peur. Alors il l'assommait ou même la tuait rapidement afin d'avoir un contrôle total sur elle.
Pour Bundy, la violence n'a jamais été une fin en soi et le sexe était presque superficiel. La gratification ne reposait pas sur l'agression et le meurtre, mais sur le contrôle et la possession.
Bundy pouvait continuer à fantasmer sur ses actes, à se masturber ou même avoir une relation sexuelle normale avec l'une de ses conquêtes, tout en pensant à ses meurtres. C'est une autre forme de possession.

Il a enlevé et assassiné des étudiantes, jeunes, belles et intelligentes. C'était la manière dont son esprit effrayé par le statut social pouvait concevoir la possession.

Lors de ses premiers meurtres, il a frappé ses victimes à la tête "pour voir ce que ça ferait". Au départ, cela l'a horrifié, mais lorsque cet effroi a disparu, il a commencé à aimer ça. Il s'est conditionné pour ne plus ressentir aucune angoisse et a commencé tôt. L'inspecteur Robert Keppel l'a interrogé peu avant son exécution et a fini par comprendre que Bundy a dû commettre ses premières agressions en 1968. Cette année-là, deux hôtesses de l'air avaient été attaquées non loin du quartier où il vivait et deux autres jeunes femmes, dont l'une est décédée, avaient été violemment frappées à la tête.

Beaucoup de gens pensent que Bundy est allé en Floride parce que cet état applique la peine de mort et qu'il voulait être condamné à la peine capitale, comme dans une sorte de suicide par procuration. Il est nettement plus probable que Bundy se soit rendu en Floride simplement parce qu'il y fait beau et que les femmes s'y promènent en short ou en bikini.

Dans la maison des " Chi Omega ", son intention était de tuer toutes les femmes présentes. Il n'avait pas prévu que Nita Neary serait présente ; d'ailleurs, à quelques secondes près, il serait parti avant qu'elle n'arrive et ne le voit. Il avait beaucoup bu et se posait beaucoup de questions sur son avenir. Il était devenu moins prudent, plus impulsif, et s'est " laissé aller " à de terribles violences dans un endroit où vivaient de nombreuses femmes et où, surtout, d'autres pouvaient arriver d'un moment à un autre.

Finalement, Bundy était frustré d'avoir été arrêté (car il ne pouvait plus tuer) mais il était heureux d'être devenu célèbre. Il obtint la célébrité qu'il avait désespérément cherchée.
Les procès ont également été un moyen pour Bundy de satisfaire son désire de revanche sur une société qui, selon lui, l'avait calomnié. Il ne se sentait coupable de rien.

Bundy était un homme incroyablement complexe. Il était fier et pompeux, il voulait être en relation avec des gouverneurs et des avocats, des gens importants. Mais il était également pitoyable, incapable de vraiment réaliser quoi que ce soit d'important dans sa vie si une femme ne l'encourageait pas. C'était un perdant facilement découragé. Il était également terrifié par ses propres actes. Après un meurtre, il était souvent confus et bouleversé et ne savait pas quoi faire. Il jetait des objets par la vitre de sa voiture en s'éloignant de la scène du crime et ensuite, il revenait sur la route pour les ramasser et ne laisser aucune trace. Mais c'était également un psychopathe rusé et sans pitié. Il pouvait être aussi invisible qu'il le voulait et pouvait manipuler les gens autour de lui, amis, amantes, famille, policiers, gardiens de prison, avocats, groupies...

Citations

"Ted a toujours été le meilleur des fils. Il a toujours été très attentionné. Parfois, je me demandais s'il oublierait la fête des mères, avec la vie agitée qu'il menait. Mais il se débrouillait toujours pour venir avec un cadeau. (...) Il a toujours voulu être policier ou avocat" : Mme Louise Bundy, mère de Ted Bundy.

"Vous me demandez ce qu'un tueur ressent lorsqu'il traque sa proie ? C'est difficile à dire. Comment vous expliquer le goût de certaines choses... Comment décrire le goût d'une quiche ou celui d'une bouillabaisse ?" : Ted Bundy.

"La personne avec laquelle j'ai grandi ne peut pas avoir fait les choses qu'ils affirment qu'il a fait. Je ne peux pas réconcilier l'image du tueur en série et du gamin qui courait jusqu'au porche de ma maison lorsque la première neige tombait en novembre, tout excité d'aller skier. Entre ces deux images, quelque chose s'est passé. Clairement, quelque chose a explosé" : Terry Storwick, ami d'enfance de Ted Bundy.

Au moment où il commettait ces viols, il avait le sentiment de posséder entièrement sa victime, "comme on possède une plante en pot, un tableau, ou une Porsche. C'était pour ainsi dire, être propriétaire de cette personne" : Ted Bundy.

"Quelqu'un de vraiment habile, avec un peu d'argent, pourrait probablement passer inaperçu indéfiniment. Ma théorie a toujours été que pour chaque personne arrêtée et inculpée pour homicides multiples, il y en a sans doute au moins cinq autres en liberté" : Ted Bundy.

"Tant qu'il fonctionne comme un avocat, tout est vraiment bien avec Ted. Puis, lorsque quelque chose lui rappelle qu'il est le prisonnier, vous sentez ces éclairs de colère, d'hostilité. Il veut toujours être la superstar. Mais il n'est bon que dans le premier quart du jeu dans lequel il est. Ensuite, il se passe quelque chose" : Le procureur d'Aspen, au Colorado.

"Je ne me sens coupable de rien... Je plains ceux qui se sentent coupables... Je suis un salopard sans pitié" : Ted Bundy.

Emily Tibbats



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