Sur le RING

Sur le fil de Nadia Comaneci

SURLERING.COM - ADRENALINE - par Loïc Lorent - le 20/09/2010 - 1 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B



Ce n’était ni un ange ni un robot, même si l’on pouvait croire qu’en elle il y avait un peu des deux. Elle avait, ça c’est certain, des cheveux noirs, casque de pétrole, celui de Ploiesti pour lequel, souvenons-nous, d’autres auraient dû mourir et pour lequel finalement d’autres autres sont morts quelques printemps après, cheveux tirés en arrière, courte virgule sombre dans l’espace. Elle mesurait un mètre cinquante, un peu plus, et pesait quarante kilos, un peu moins, elle allait fêter ses quinze ans. Des yeux noirs. Peu de nacre, c’est cliché ? Pourtant elle l’avait, et cette poudre blanche dont j’oublie volontairement le nom barbare qui flottait suspendue autour d’elle et que cent projecteurs ornaient d’un zeste d’or. Elle portait une tenue blanche, un liseré tricolore courait sur ses flancs et ses hanches, un écusson en prime et qui avait du sens – qu’on le regrette ou l’abhorre, il en avait. Des ballerines aussi, d’un blanc moins virginal. A quoi pensait-elle ? La question mérite d’être posée. Lorsque le monde la regardait et qu’elle ne voyait qu’elle, seule, à l’autre bout du monde, espoir d’une nation mais aussi d’un parti. Car le sport n’était-il pas alors la continuation de la guerre par d’autres moyens ? On dit qu’il l’est demeuré, admettons, mais aujourd’hui ne jouent-ils pas tous pour le même camp – celui des marques et des sponsors –, les sportifs professionnels, malgré les drapeaux qu’on leur tend s’ils ont contenté leurs fédérations ? En ce temps-là, on n’avait pas ou moins besoin de les froisser, de les bandanaïser, de les triturer, de les mouchoiriser sur le podium. Il paraît que c’est sympathique, que « ça fait de belles photos ». Ornement kitch, vague résidu d’un sentiment national. Et puis, si l’on peut affirmer sans problème, comme si ça allait de soi, qu’une performance majeure – ou non d’ailleurs – est « historique », que celle ou celui qui l’a réalisée est « entré dans l’Histoire » ou « entré dans légende », pourquoi pas. Mais à quoi pensait-elle ? J’y reviens. Heureusement pour nous, on ne le saura jamais.

L’adrénaline, on imagine, qui monte par vagues, submerge façon tsunami chaque particule de son corps sculpté pour les triomphes. L’échec n’était pas une hypothèse recevable. On devrait donc la voir, la fameuse « pression », dans le regard de cette enfant choyée par le régime. Elle devrait hésiter, de quelques centimètres, soupirer, murmurer, se motiver. On voit tout le contraire. On voit une énigme, un mystère. Nombreux ont répondu : « La froideur ». Ils ajoutent que ce n’est pas très humain. Ça les inquiète. Comme si la grâce était forcément chaleureuse, exubérante, un cri. Comme si Audrey Hepburn, qui n’était pas la plus chaleureuse des actrices de son temps, n’était pas l’une des incarnations les plus évidentes de la grâce. Ne rien montrer, tout suggérer, afin que d’autres imaginent. On voit quand même clairement : un port de tête de danseuse étoile, des bras jetés en l’air tantôt comme des sabres, tranchants, merveilleusement précis, tantôt comme des serpents, insaisissables, férocement rapides, et des cuisses sur lesquelles, un instant d’éternité, semble peser le monde. Quand il se raidit, ce corps, puis quand il s’élance, on le trouve plus beau que la Victoire de Samothrace. Nombreux encore l’accusèrent d’arrogance, parce qu’elle n’exhibe, cette enfant, ni stigmate ni crainte. Si, tout simplement, il s’agissait de pudeur ? Pour quelle obscure raison aurait-elle dû offrir de grands sourires, convenus ou niais ? A Montréal, en juillet 1976, Nadia Comaneci comprend peut-être, allez savoir, que le monde est représentation, rien de plus. Au lieu de lui faire un clin d’œil complice, elle affirme sa volonté. On attend d’elle qu’elle collabore, elle n’en fait rien. Son silence est un refus. C’est ce qui la rend si belle. J’extrapole, bien sûr. Mais les regards ne mentent pas. Celui de Nadia Comaneci dit l’innocence des enfants tristes. Les mots mentent tout le temps. Dans son acception contemporaine, innocence est devenu synonyme de n’importe quoi. Ils diront qu’un enfant ou plutôt un jeune est innocent lorsqu’il balance des chiots dans une rivière croate ou lorsqu’il se déshabille devant sa webcam. Pour eux l’innocence est une excuse, une circonstance atténuante. Pour moi – car je ne vous embarquerai pas sans votre consentement dans cette interprétation – elle est une manière d’observer le monde avec un mélange d’indifférence et de désinvolture. Dans le premier cas elle est fardeau, dans le second elle est délivrance. Elle n’est nullement naïve ou irresponsable, elle sait très bien où elle va et ce qu’elle abandonne en chemin : ses illusions, lesquelles la nourrissent autant qu’elles la combattent. Oui, quelque chose de très triste.

1.0, les machines ne comprennent pas. C’est bien 10.0, note jamais attribuée auparavant parce qu’impossible. « La perfection n’existe pas ». Nadia Comaneci l’atteint ce jour-là. Ça fait quoi d’être parfait ? Qu’en gymnastique, soit, et l’on ne vit pas sur un trampoline, mais quand même… Tant de sacrifices, de sueur et de travail pour pouvoir dire : « Je suis le premier » ? Pour « entrer dans l’Histoire », comme le firent vraiment, eux, les mille aventuriers du bête XIXe siècle. La perfection, c’est-à-dire en l’occurrence : les mouvements synchronisés, l’enchaînement net et sans écart des figures imposées dans ce stade, la sortie millimétrée, ce corps qui retombe et ne bouge plus, statique, invincible, qui une fois la performance accomplie s’en va comme il est venu, sans manifester ni joie ni doute, même pas l’esquisse. Peut-être n’était-elle plus totalement de ce monde, qu’elle était un peu ailleurs pendant ces infimes secondes – mais où ? Elle devait avoir le vertige, être fusillée de questions. Il est absurde, ce 1.0 corrigé en 10.0. Les machines n’avaient pas prévu cette éventualité. L’Homme gagne toujours à la fin. De cet exploit on fera donc aussi une séquence pour les bêtisiers. La télévision roumaine diffusait-elle souvent ce genre de programmes en 1976 ? J’aimerais bien savoir. De quoi riait-on dans cette Roumanie où « le génie des Carpates » ordonnait à ses collaborateurs d’aller plus vite et plus loin dans sa grande politique de systématisation, celle qui rasait le cœur des villes, à commencer par celui de Bucarest ? Les cités-dortoirs à la campagne, il fallait y penser. Il serait trop facile de pointer les « conditions de vie », la « misère » pour expliquer cette tristesse et la tristesse en général. La rage, évidemment, mais pas la tristesse. Celle que l’on voit dans le regard de Nadia Comaneci est ironique, conscience que tout ce ramdam planétaire n’est pas vraiment sérieux. Elle lui lance un défi, en somme. Elle récoltait, pour en rester à la performance brute, sept 10.0, aux barres asymétriques, au sol, à la poutre, elle était triple championne olympique, elle ne se doutait pas qu’on ferait d’elle une idole. La gymnastique, cette discipline ingrate, ce reliquat de deux mille ans et demi d’histoire, se découvrait une star. Il y a cette image volée après les résultats : sur le visage de Nadia Comaneci se dessine un sourire à la fois gêné et fier. Elle en avait livré d’autres, très rares, par pure obligation, mais le seul qui m’intéresse est celui-là. On a l’impression qu’il murmure : « J’en ai rien à foutre ». Si seulement quelqu’un pouvait lui tendre un flingue, elle ferait un carnage. Mourir comme ça, ce serait pas mal. Je reviens vers la performance et m’en éloigne encore : la métaphore de la poutre. Cliché, ça aussi ? Pas grave. Quand je pense « Nadia Comaneci – Montréal – poutre », quand je me remémore les images de ses arabesques sur les agrès, je pense à Musset. Précision importante : ça ne marche qu’avec Nadia Comaneci, à cause de l’indifférence et de la désinvolture, de l’innocence et des illusions, de la tristesse et de la grâce.

C’est la faute à Rimbaud, paraît-il, si l’on se moque de Musset. Les poèmes, pas à dire, c’est à crever d’ennui. Ronflaccio ! Mais sublimes sont ses pièces, et notamment Les Caprices de Marianne. Pour ceux qui ne l’auraient pas lue : ça se déroule à Naples, Coelio est épris de Marianne, laquelle est la cousine d’Octave, ami de Coelio, Marianne va tomber amoureuse de son cousin, Coelio aura le sentiment d’avoir été trahi, il aura honte, et Octave, papillon d’élite, ne s’en remettra pas. Ça parle d’amitié et d’amour, c’est drôle et tragique, ça pourrait faire l’objet d’une belle étude sur le désir mimétique. Bref, au début de la première scène, alors que Coelio reproche à son ami sa vie suicidaire, Octave lui rétorque cette chose superbe : « Figure-toi un danseur de corde, en brodequins d’argent, le balancier au poing, suspendu entre le ciel et la terre ; à droite et à gauche, de vieilles petites figures racornies, de maigres et pâles fantômes, des créanciers agiles, des parents et des courtisans ; toute une légion de monstres se suspendent à son manteau et le tiraillent de tous côtés pour lui faire perdre l’équilibre ; des phrases redondantes, des grands mots enchâssés cavalcadent autour de lui ; une nuée de prédictions sinistres l’aveugle de ses ailes noires. Il continue sa course légère de l’orient à l’occident. S’il regarde en bas, la tête lui tourne ; s’il regarde en haut, le pied lui manque. Il va plus vite que le vent, et toutes les mains tendues autour de lui ne lui feront pas renverser une goutte de la coupe joyeuse qu’il porte à la sienne, voilà ma vie, mon cher ami ; c’est ma fidèle image que tu vois. » Il continue sa course légère de l’orient à l’occident… C’est ma fidèle image que tu vois… On ne vit pas sur un trampoline, ai-je dit, mais sur une poutre ou, pour ceux que la sonorité suspecte de ce mot choquerait, sur un fil. Après, on avance comme on peut, avec les armes à notre disposition, on choisit une allure, on rit des commentaires ou on y est imperméable. Ça aussi, Nadia Comaneci l’avait confusément deviné, j’en mettrais ma main à couper. Au fait, Coelio meurt, parce qu’il a pris le risque de mettre à nu son cœur.

En 1989, quelques mois avant l’explosion et l’héroïque retournement de veste des caciques du régime, alors qu’elle est surveillée en permanence et a dû satisfaire, à l’instar de nombre d’athlètes roumaines, la bonhomme lubricité de Nicu Ceausescu, fils de l’urbaniste et homme qui a sur l’amour des idées très arrêtées, Nadia Comaneci fuit son pays. Ce qu’elle fait ensuite (et qu’elle fait encore), aux Etats-Unis, est affreusement banal. De ses interviews, on retient : qu’elle revient souvent en Roumanie, qu’elle veut aider les enfants, qu’elle soutient la construction d’hôpitaux, que le sport lui a tant donné et qu’elle veut lui rendre, qu’elle considère la naissance de son fils comme sa plus grand réussite, qu’elle est pour le bonheur, etc. Et sur les photos, aujourd’hui, elle sourit beaucoup, elle ne fait que cela. Dommage. Si l’on devait écrire une Vie de Nadia Comaneci, il ne faudrait pas quitter Montréal. Ce regard était un monde, il est probable que le monde ne veuille plus le reconnaître.

Loïc Lorent




Toutes les réactions (1)

1. 28/09/2010 19:44 - François

FrançoisAh! Cette photo! Bel article, étonnant, surprenant, mais bel article!

Ring 2012
Loïc Lorent par Loïc Lorent

Loïc Lorent est romancier et pamphlétaire.

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Ah! Cette photo! Bel article, étonnant, surprenant, mais bel article!

François28/09/2010 19:44 François
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