Sur le RING

Philippe Sollers, à la droite de lui-même

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Marin de Viry - le 16/09/2010 - 18 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Ceci est un compte-rendu d’ambiance d'une histoire vraie, "d’après le naturel". Je ne garantis pas la lettre mais je tente de saisir l’esprit.



Josyane Savigneau, l’air sagement extatique, installée au premier rang, fait des gros yeux gentils à Philippe Sollers (un peu comme moi quand je trouve que ma fille a trop déchiré son jean). C’est qu’il vient de se verser un grand verre de whisky après s'être emparé d'une flasque apportée à son intention par une jeune femme asiatique qui le photographie sans désemparer, et à qui, en retour, l’auteur de « Femmes » envoie ostensiblement des coucous et des bisous à travers l'espace. C’est assez mignon. Il propose une bonne rasade à son voisin. "Merci Philippe" dit celui-ci distraitement dans son micro devant l'assistance, laquelle commence à ressentir une gêne qui ne fera que croître, jusqu’à l’hilarité pour certains, et le vote avec les pieds, pour d’autres. Un peu plus tard, Philippe Sollers me dira à voix haute en me piquant mon verre d'eau pour en faire un cendrier: "je n'en peux plus, là, je vais fumer, hein". Il fume effectivement. Il appelle Marin (moi) qui était à sa gauche « Michel » et Michel « Marin », malgré les dénégations polies des intéressés et la salle qui rit.
 
J’oublie un détail : le sujet de la soirée était la situation de l’église catholique française.
 
Il parle, aussi. Il dit que tout, tout, tout, TOUT, réside dans l'ignorance où nous sommes de Rome, de la papauté, de l'Italie. Ah... Ce gallicanisme rance... Cet abruti de du Bellay : "France, mère des arts, des armes et des lois", quel imbécile ! Cet orgueil franchouillard, tout est là, l’ignorance, l’ignorance… ma bonne dame... tout est dans ce déni crasseux de Rome... Ah, Mozart, Ah, Mozart, et le Pape, Oh, le Pape, ça c'est un vrai mec. Ah… cette ignorance du Pape, voyez ces faquins, ces histrions, qui vont en délégation officielle de la République française mettre les pieds sur la table du Saint-père, fi donc … ce mépris franchouillard  pour l’Italie, psssst… décidément Du Bellay est un abruti… nous  éloigne de la source du catholicisme, donc de l’universel, hein, je vous dis tout je ne vous apprends rien, vous savez, vous SAVEZ. En France, nous tentons sans succès, car c’est impossible, de réconcilier Clochemerle et la métaphysique. Ça ne marche pas: notre vain orgueil national est un obstacle à l’universel, vieille affaire, vous me suivez…

Il parle encore. Et la sexualité, hein, ah….ce truc, la SEXUALITE. Tout, tout, TOUT s’explique quand on a compris que ce n'est RIEN, la sexualité. Un sépulcre blanchi, une déité vide… Nous l’adorons comme un chat adore son frigidaire (c'est moi Marin qui dit ça, le phrasé réel était plus heurté, mais c'était bien l'idée)… La sexualité ce n’est rien du tout vous dis-je, à la trappe ce gadget (hop, des coucous des bisous des oeillades à la jeune femme au kodak)… La question sexuelle n’a d’importance dans l’Eglise que par une projection artificielle de son importance dans « Elle », je veux dire dans l’immense cohorte des esprits abrutis (ici, c’est toujours moi, et non Sollers, qui parle, mais c’est bien l’axe)… Il faudrait écrire un traité définitif d'athéisme sexuel, DEFINITIF, vous comprenez définitif… je veux bien être Sherpa de la Curie en charge de la liquidation de la sexualité, hein, moi, faut faire le boulot les enfants. Un signe du Saint-père et j’accours, je me pâme au giron du successeur de Pierre, et je le fais, le boulot, je m’y colle…

Je résume : ultramontain sexuellement athée je suis. C’est ça. C’EST ÇA.
 
… Mais ça ne suffit pas, non, non, non, ça ne suffit pas, il manque une couche, camarades. Le plat de lasagnes n’est pas encore tout à fait catholique, il faut une troisième couche (là c’est Marin qui parle, il faut comprendre que je commençais à chercher la sortie du regard) … La Vierge Marie, oui, ah... la Vierge Marie, ah ça oui... La VIERGE MARIE. La pierre d'angle, les enfants, quand on en parle plus qu'on ne l'aime plus qu'on ne la comprend plus qu'on ne l'adore plus qu'on ne la voit pas c'est qu'on vire puritain, protestant… J'en ai des frissons, rien qu'à penser à Luther, brr... L'oubli de la Vierge est un vide où le fascisme s'installe les enfants (là encore, c'est moi qui décode ses onomatopées, mais c'était vraiment l'idée). La fille de son fils, vous comprenez, et hop, l’incarnation sublimation, le tour est joué ! Verticalité révolution, tout ça. Boum. Et je vous parle pas du Temps (avec un grand T)  parce que je n’ai pas le temps (avec un petit t) et que le Temps (avec un grand T) n’existe pas non plus, hein. Oui, bon, d’accord, à la fin on crève, mais c’est une fiction, tssssst. Un roman, pffffff. Mauvais, d’ailleurs… Egalitaire et ressentimental (là, c’est Marin qui etc. mais c’est toujours l’idée). Rien, mmmmm…. Pas de Temps, pas de Sexe, pas de Mort, rien que le Pape Mozart et la Vierge, voilà, pouf.

Là-dessus un jeune homme un peu déstabilisé interrompt Philippe Sollers et dit d'une voix tremblante en brandissant un livre: "Meyronnis... Vierge Marie... fille de son fils...", avec un air hagard et menaçant, quand même. Il aurait vidé un chargeur sur Sollers en hurlant "souviens-toi de Tel Quel, chien ! " ou "Vive la quatrième internationale prolétarienne, hyène lubrique ! " (peut-être une balle pour moi au passage, et j’aurais rejoint la maison du Père où je me serais trouvé beaucoup mieux que là), que ça aurait été tout à fait dans le ton.
 
Là-dessus on me passe la parole. Le temps de me souvenir que je suis bien là, que le réel existe, et je propose à Philippe Sollers que le malentendu franco-italien ne soit pas l'explication principale de Tout, y’a peut-être un problème occidental quelque part, aussi, et puis je rappelle le SUJET de la conférence et je développe trois points en cinq minutes. La sortie, la sortie !  Je jette un regard à ma droite tandis que je parle: Sollers agitait les mains pour se débarrasser du nuage de fumée de sa cigarette afin d’avoir accès à la vue de la jeune asiatique. Ça y est il la voit. Bisous à travers l’espace bisous coucous bisous coucous à la jeune femme. Flash flash flash répond-t-elle. Volutes. Comme une idée d’encensoir. Bisous, flash et retour. C’est toujours mignon. J’ai envie d’un Cohiba. Josyane Savigneau est toujours assise au premier rang, toujours gentiment extatique. Quelque chose marche, se dit-elle. Quelque chose se passe.

Mais quoi, les enfants, quoi ?

Le temps de me plonger la tête dans un bac à glaces et je viens au bilan :

J’ai vu en action un monsieur qui se déclarait ultramontain, sexuellement athée, adepte du culte marial. Ça fait une chose de plus que j’ai vue. C’est déjà un résultat.

J’ai vu une longue pratique gauchiste de la prise de pouvoir à la tribune. Les volutes de la cigarette de Sollers occupaient la vue, l’odeur du whisky, l’air, et ses aphorismes talochés, les esprits. L’espace était occupé, incontestablement.


Mais l’espace de Sollers n’est pas l’espace du sujet. Celui-ci n’a pas été traité. Les trois propositions : « Etre ultramontain. Etre athée sexuel. Pratiquer le culte marial » sont peut-être, soyons large, une esquisse opérationnelle de reconquista de l’Eglise sur les esprits, mais on va dire gentiment qu’il fallait beaucoup de complaisance et de patience pour trouver l’axe intellectuel sous le déploiement narcissique, comme je tente de le faire. Il est amusant que le même homme qui a écrit « mon image, c’est mon cadavre », une très belle phrase, fasse flotter son cadavre au-dessus de l’assemblée au lieu de répondre à la question qu’on lui posait. Pas de pensée finalement, ou plutôt une pensée mise au service de l'évitement du sujet. Une technique intéressante : il dénonce l'hypocrisie chez les autres pour pouvoir les en exproprier et s'installer dedans. Tous ces neurones mobilisés pour faire tourner l’hologramme de sa personne ambivalente dans l’espace : étonnant ! Spectacle météoritique ! Aucune sincérité, si ce n'est dans le mensonge, ce qui n'est déjà pas si mal - là aussi soyons large, voire très large - : je suis « docteur en mensonges », a-t-il dit à un moment, mezzo voce, comme à lui-même.

Quelque chose du profil psychologique d’un despote asiatique qui détourne des fleuves, pour rien.
 
Il fut un temps où je trouvais que l’Eglise était pusillanime : elle avait l’air contente quand on lui déclarait que si elle continuait comme ça, elle ferait un bel enjoliveur intellectuel au gauchisme ambiant ; elle se serait sentie bien servie si on avait recyclé des bouts de transcendance dans l’irréel contemporain, avec un statut de distraction, de chose amusante, croyais-je. Je me trompais, elle est simplement patiente. D’une manière  générale, ma déférence et mon admiration pour l’Eglise ne cessent de croître, et hier soir en particulier, en écoutant les gens d’Eglise écouter Sollers, j’ai vu et admiré sa patience. A la fin, l’Eglise est un endroit où même quand on sait jouer des coudes, on n’y occupe que sa place. Si j’ai bien compris, celle de Sollers est à la droite de lui-même. Finalement, c’était une très bonne soirée, pleine de sens.

Marin de Viry



Toutes les réactions (18)

1. 15/09/2010 15:16 - Manon

ManonOn respire, on respire, Sollers croisé rue Sébastien Bottin, l'air perturbé, m'a donné des envies d'autodafés. Merci pour l'oxygène Monsieur Viry, quelle baffe !

2. 15/09/2010 15:53 - greg smith

greg smithAu fleuret, juste génial.

3. 15/09/2010 17:39 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderOh que c'est bon!

4. 15/09/2010 18:43 - SAS

SASOui, l'esprit (sic) est parfaitement restitué... beaucoup de bruit de pour rien... j'ai quitté la salle lassée.

5. 15/09/2010 18:48 - popup44

popup44Moi je ne savais rien de Sollers à part que son dernier livre m'est tombé sur les pieds à la fnac donc merci pour ce papier, qui plus est, très bien écrit.

6. 15/09/2010 19:17 - swat

swatJubilatoire le Ring cuvée 2010 !

7. 15/09/2010 19:40 - Xavier

XavierAh, ce Sollers, on ne saura jamais qui se cachait derrière sa moue. Vous êtes un auteur Marin, j'aimerais vous lire plus souvent et pour mon propre régal, vous voir face à Naulleau & Zemmour

8. 15/09/2010 21:28 - florence

florenceMoi j'aime beaucoup l'esprit et la légèreté de Sollers; c'est un causeur sans lourdeur; il a hérité de quelque chose qui fut très français: l'art de la conversation.

9. 15/09/2010 23:15 - P/Z

P/ZJ'étais présent à cette rencontre et je dois avouer être parti avant la fin tant tout cela devenait pénible finissant par susciter le malaise et la gêne.
Le hasard ou la providence) fit que sur le chemin du retour j'ai lu les lignes suivantes :
- "Les réponses à ces questions n'étaient pas bien difficiles; jamais Pascal ne serait allé à de telles absurdités : on sentait à le lire que les tentations de la chair ne lui étaient pas étrangères, que le libertinage était quelque chose qu'il aurait pu ressentir; et qu'il choisissait le Christ plutôt que la fornication ou l"écarté ni par distraction ni par incompétence, mais qu'il pensait que le Christ lui paraissait définitivement plus high dope; en résumé c'était un auteur sérieux."
M. Houellebecq, La Possibilité d'une île.
Bref ce soir là Sollers fut autant un bouffon dans son comportement que dans ses propos.

10. 16/09/2010 09:41 - Bernard B.

Bernard B.Bon, vous taillez un costard à Sollers parce qu'il s'est exprimé à sa façon et qu'il a dit des choses que vous n'auriez peut-être pas dites, et alors ? En dehors de la jubilation de vous acharner une fois de plus sur cet écrivain qui n'a pas écrit que de mauvaises choses mais qui est une cible si facile, en quoi cela fait-il progresser le débat ? Si l'encensement aveugle du médiocre dernier Houellebecq et les ricanements convenus contre Sollers sont la marque de la rentrée de Ring, il est encore temps de réfléchir sur la ligne à tenir.

11. 16/09/2010 11:47 - Marin de Viry

Marin de ViryMerci ! Si vous lisez bien mon article vous y verrez de l'amusement, un compte-rendu de consternation, et un début de mise en perspective, mais nullement de l'acharnement (j'ai réalisé des critiques très laudatives quant à la maestria de l'auteur, à propos de certains de ses essais, même si je sens toujours cet évitement qui, oui, me pose problème, car j'ai une certaine idée du rapport entre un auteur et son sujet). Et bien sûr, il a des idées que je n'ai pas, ce dont je me réjouis. Par ailleurs, je n'encense pas aveuglément Houellebecq, dont vous ne pouvez pas traiter le dernier roman de médiocre, si vous aimez l'art littéraire. Je crois avoir un peu lu, et ce roman fait écho, dans le silence de la lecture et en dehors de toute excitation médiatique (j'ai eu la chance d'avoir le texte assez tôt pour que personne n'influence mon avis), à de très grands romans du XIXeme. Même si vous ne l'avez pas aimé, "médiocre" n'est pas le bon mot, ou alors dites pourquoi, vous en avez la liberté ici.
A vous

12. 16/09/2010 15:30 - Service Modération Mishima

Service Modération Mishima(La réponse de Marin de Viry à Juan Asensio a été repostée dans sa critique de la Carte et le territoire in Bookmaker)

13. 17/09/2010 11:24 - Elisabeth Bart

Elisabeth BartTrès drôle et brillant! A se demander si Sollers n'aura pas droit au sort de Roland Barthes tel qu'il le décrit lui-même dans "Femmes". Dis-moi comment tu meurs, je te dirai qui tu as été, mais les mortels ne peuvent le dire, seulement le laisser pressentir.
Le "trou de la Vierge" ( la Vierge, contrepoids indispensable d'Aphrodite), c'est une belle théorie qui m'a séduite, naguère, je dois l'avouer, entachée de ce qui domine, en réalité, la "pensée" de Sollers: Freud, Lacan, Kristeva . Certes Freud n'est pas un charlatan (pauvre Onfray!) mais la théorie psychanalytique n'est qu'un outil, positiviste, voire mécaniste dont Sollers fait autre chose ( voir sa lecture de "La Divine Comédie"): une lumière absolue qui dissipe la Ténèbre. De là son catholicisme ultramontain qui s'acharne à nier la Passion, et la crise d'urticaire assurée aux seuls noms de Péguy, Bernanos, Simone Weil.
L'apologie ( récente) du style de Joseph de Maistre: une passade, une chinoiserie, comme l'engouement (assez récent) pour Heidegger?

14. 26/09/2010 18:17 - astrus

astrus025434. je crains bien qu'une fois de plus nous assistons au plaisir des nains , Monter sur les epaules
des géants. Pour ma part je salue ce grand courage de Sollers et je compatis infiniment a sa position de sollipsisme.Bravo mille fois a ce magnifique septuagenaire .(bein , oui quand meme!)



15. 03/10/2010 10:39 - Hulk

HulkPas convaincu par la dernière phrase de ton comm. Vieux bonhomme fini plutôt, miné de voir que toute son œuvre disparaîtra, qu'il n'a jamais écrit un authentique chef d'oeuvre et qu'il ne passera ni à la Pléiade ni à la postérité. Et oui, Philippe. Tu n'es ni Céline, ni Artaud, ni Muray, ni Dantec, ni Houellebecq.

16. 04/10/2010 12:47 - PdeLatour

PdeLatourBon d'accord. Sollers était minable, pénible, franchement agaçant, et il a mis tout le monde mal à l'aise. Pour autant, est-ce que les trois autres conférenciers se sont écoutés (en dépit des nombreux et très pratiques "je rebondis sur ce que vous venez de dire...") ? Pire : est-ce que quelque chose a été dite lors de cette conférence ? C'était à croire, vu vos mines déconfites - j'excepte ce gros lourdeau de Sollers et sa perpétuelle autosatisfaction, bien sûr -, que vous aviez tous découvert l'intitulé de la conférence le soir même.

Quand vous dites, Marin de Viry, l'air un peu goguenard, un peu blasé, "le catholicisme c'est sympa pour trois choses", vous parliez vraiment de quoi ? de la dernière attraction à Disneyland ? Mais que vous parliez de religion, nan, franchement, je ne vous crois pas. Encore moins du catholicisme. Alors, oui, vos trois idées étaient coquettes (l'infini, l'invisible, l'ambivalence), mais elles avaient vraiment des allures d'anecdotes. A croire que la religion n'a plus rien de mystique, de sacré, de spirituel. Elle n'est plus que de l'ordre du fait, de la réalité, de la contingence.
Mais c'est vrai qu'en intitulant pompeusement une conférence "Grandeurs et misères du catholicisme" il fallait s'attendre à ça.

17. 05/10/2010 14:16 - Marin de Viry

Marin de ViryPardon de mon retard, je ne découvre votre réaction qu'aujourdhui. Si j'ai vraiment dit (je ne m'en souviens pas, je vous confiance... mais vous êtes sûr ?) "le catholicisme c'est sympa", c'est que le centre de mon système nerveux était atteint, et croyez-bien que je m'en excuse platement ! Le mot "sympa" évoque dans mon esprit quelque chose de plastique et de suspect, je ne l'utilise que pour m'en moquer.

18. 22/12/2010 16:08 - MotaOne

MotaOneSollers, l'intouchable... Le grand lecteur qui ne dit pas vraiment.
Toujours présent pour vous démanger, pour vous irriter.
Indispensable... avouez-le !

Ring 2012
Marin de Viry par Marin de Viry

Ecrivain, éditorialiste. Ring Wall of Fame.

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Manon15/09/2010 15:16 Manon
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