Simone Weil (1909 - 2009), la déflagratriceSURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Pierre Cormary - le 28/12/2009 - 0 réactions -
par Pierre Cormary - Seconde partie
Le désir et la grâce Ce qu'il faut, c'est « accepter d'être soumis à la nécessité et n'agir qu'en la maniant. » Loin de se perdre dans cette « notion de bas niveau » qu'est le choix et de tomber dans la vulgarité du libre-arbitre, qui n'est qu'une vanité du moi, Simone Weil affirme une entière abnégation de l'être face à Dieu. Etre libre, ce n'est pas se décider entre deux hasards, c'est être conscient de la nécessité dans laquelle nous sommes embarqués. Notre seule marche de manoeuvre, c'est l'attention aux lois de la création, la suspension de celles-ci en nous (décréation), la mise en disponibilité de notre être en vue d'un appel - tout le reste est littérature. Sustine et abstine ? Souffrir et s'abstenir ? Plutôt : consentir et rendre grâce. Cela peut paraître déprimant, alors que c'est profondément libérateur. Car dès que nous serons parvenus à recevoir des ordres de Dieu, nous ne serons plus assujettis à notre petit moi tyrannique.Mon Dieu, délivrez-nous du mal, mon Dieu, délivrez-nous du moi, mon Dieu, délivrez-nous du moal. En ce genre d'affaires, la subordination est tout. Elle permet qu'en nous le meilleur travaille à notre insu. Elle nous délivre du petit caporal que nous avons tendance à mettre à la tête de notre être et qui la plupart du temps nous commande sans résultat et nous tourmente sans efficacité. Il est vrai que dès l'on essaye d'opérer de soi-même par soi-même, on se condamne à l'échec et à la torture mentale. C'est pourquoi Dieu est une bénédiction. Comme le dit non sans génie Simone Weil, « on ne s'engage pas à aimer Dieu, on consent à l'engagement qui a été opéré en soi-même sans moi-même. » Au fond, la foi, c'est comme la grossesse, il faut laisser faire le travail de Dieu en soi, attendre que ce travail atteigne son but, jouir de cette attente, et accoucher - soit mettre toute son âme et tout son amour dans quelque chose que l'on est obligé de faire.
L'important est de ne jamais aller plus vite que la musique, de ne jamais être impatient façon Judas, de ne jamais presser Dieu. Si Judas n'avait pas été aussi pressé de libérer Israël du joug romain, il n'aurait peut-être pas vendu Jésus. Ce qui a perdu Judas, c'est son incapacité à suspendre l'Histoire, sa propension à précipiter les choses au lieu de rester attentif à celles-ci. Une fois de plus, dès que l'on est inattentif, on loupe le coche de la grâce. Tout allait s'accomplir comme on le désirait et voilà que notre volonté, judaïenne s'il en est, a voulu forcer les choses et a tout gâché. Au lieu de désirer, c'est à dire au lieu de se laisser aller à notre nature divine, nous avons « voulu », c'est à dire que nous nous avons résisté à cette nature divine et que nous avons mis en branle notre énergique mais pesante nature humaine, bonne qu'à vouloir et qu'à agir. Gare, d'ailleurs, à celui qui n'agit qu'en vue de son salut ! Il se fera mal voir ! Au contraire, « si mon salut éternel était sur cette table sous la forme d'un objet et qu'il n'y eut qu'à étendre la main pour le saisir, je ne tendrais pas la main sans en avoir reçu l'ordre. » La joie en Dieu est bien plus importante que mon salut. Incarnation d'abord, résurrection plus tard - éventuellement. Quiconque ne voit que lui-même est donc mal barré, mais quiconque ne voit que Dieu n'ira pas très loin non plus. C'est qu'il ne s'agit pas de faire quelque chose pour Dieu, il s'agit de faire quelque chose par Dieu. Dieu nous aime mais Dieu ne nous demande pas de L'aimer, Dieu nous demande de nous aimer les uns les autres. Cela lui fait une belle jambe à Dieu qu'on « L'aime » ou qu'on fasse des trucs « pour Lui ». « De manière générale, pour Dieu est une mauvaise expression. Dieu ne doit pas se mettre au datif. » En outre, « pour Dieu » implique que nous partons encore de nous, que nous croyons encore à notre sacro-sainte quoique déplorable trinité liberté-volonté-action, que nous sous-entendons que nous mériterons une récompense si nous accomplissons celle-ci ou une punition si nous allons boire un coup, bref, que nous n'avons pas renoncé au caporal de notre si intéressante intériorité. Or, c'est à l'extérieur que tout se passe. « En toutes choses, seul ce qui nous vient du dehors, gratuitement par surprise, comme un don du sort, sans que nous l'ayons cherché, est joie pure. Parallèlement, le bien réel ne peut venir que du dehors, jamais de notre effort. Nous ne pouvons en aucun cas fabriquer quelque chose qui soit meilleur que nous. Ainsi l'effort tendu véritablement vers le bien ne doit pas aboutir ; c'est après une tension longue et stérile qui se termine en désespoir, quand on n'attend plus rien, que du dehors, merveilleuse surprise, vient le don. Cet effort a été destructeur d'une partie de la fausse plénitude qui est en nous. Le vide divin, plus plein que la plénitude, est venu s'installer en nous. » Et Simone Weil de plaider pour une transsubstantiation de l'énergie qui « consiste, en ceci, que, pour le bien, il vient un moment où on ne peut pas ne pas l'accomplir » - alors que pour le mal, au contraire, arrive le moment où on ne peut plus l'accomplir. Hélas ! Tout le monde, sinon personne, n'est capable d'attendre ce moment ni, encore moins, de s'abstenir. Le mal règne donc par défaut d'attention ou par excès d'impatience dans le monde. Le mal règne du fait de notre incapacité à lâcher prise. Celui qui lâche prise, c'est à dire celui qui consent à Dieu, ne peut qu'aller au bien. Celui qui résiste, qui veut faire les choses par lui-même, celui-là ne peut que faire le mal - même s'il ne pense pas à mal. Si nous voulons vraiment le bien, attendons donc qu'il vienne en nous. Pour cela, « nous devons être indifférents au bien et au mal, mais, en étant indifférents, c'est à dire en projetant également sur l'un et sur l'autre la lumière de l'attention, le bien l'emporte par un phénomène automatique. C'est là la grâce essentielle. Et c'est la définition, le critérium du bien. » Le bien est automatique et naturel, le mal est hypothétique et intentionnel. Avouons que nous raisonnons rarement comme ça, tant nous avons l'habitude d'estimer la volonté plus haut que le désir. Alors que c'est la volonté qui nous trompe et que c'est le désir qui nous rend vraiment libres. Comme l'explique Miklos Vetö dans « Le désir du bien »(6), « la volonté tend vers son objet, elle entend le saisir mais elle est dépourvue de tout pouvoir véritable. Ne possède de pouvoir, d'efficace, que le désir qui n'est que désir, aspiration silencieuse, si l'on veut, passive, une attitude de simple orientation, d'orientation amoureuse vers son objet, non pas mouvement, agissements violents. » Le bien relève du désir amoureux, non de la volonté féroce. Mieux : le bien relève du désir qui relève de la grâce ; le mal relève de la volonté qui relève de la pesanteur. Mettre en rapport le désir et la grâce, telle est l'ambition mystique de Simone Weil. Ainsi, toute nature tend d'elle-même au bien. Il suffit d'un minimum d'attention et d'amour pour que nous soyons happés par le bien. « Mot du mousse breton au journaliste qui lui demandait comment il avait pu faire cela : « Fallait bien ! » Héroïsme le plus pur. On le retrouve dans le peuple plus qu'ailleurs. » C'est que cet héroïsme a obéi aux seules lois de la nécessité morale qui ne sont rien d'autre que la nature de l'être réel. Comme le remarque Mikos Vetö, le bien se confond avec le désir que l'on a de lui. Le désir du bien s'identifie à sa possession. Le désir du bien est un bien (alors que par exemple le désir de l'or n'est pas de l'or). Mieux : l'être du bien, c'est le bien. Le bien se confond avec son être. Voilà pourquoiSimone Weil ira jusqu'à écrire, dans ses Ecrits de New York, que « cela n'a aucun sens de dire : le bien est, ou le bien n'est pas, mais seulement : le bien »(7). La bonne action et/ou le renoncement à la mauvaise qui résultent naturellement de l'attention, le bien qui est le produit de mon être vidé de moi et installé en Dieu, la liberté comme seule obéissance aux nécessités physiques et morales, la grâce en adéquation avec le désir, tout cela constitue ce curieux christianisme de Simone Weil, christianisme certainement platonicien, christianisme taoïste s'il en est, christianisme quiétiste en tout état de cause. L'ennemi imaginaire Laissons-nous aller à Dieu, laissons Dieu aller à nous, et tout sera parfait dans le meilleur des mondes et héroïque chez le meilleur des mousses. Mais pourquoi tant de mal ? En premier lieu, parce que tous les biens ne peuvent s'accorder. Pire, chaque bien porte en lui le risque d'un mal. Chaque bien se mélange avec un mal. Voici donc la charité inéquitable, la prospérité corruptrice, la liberté inégalitaire, l'égalité liberticide. Même la tendre fraternité peut s'aliéner en prévention abusive, voire en surveillance communautaire. De même, la volonté d'avoir des enfants sans compter favorisera la surpopulation, la démocratisation des individus pourra être facteur d'affaiblissement de l'âme (et de renforcement de l'obésité), le dévouement pourra se transformer en assistanat, la compassion en indulgence coupable, la tolérance en relativisme culturel et en défaite de la pensée, etc, etc. De manière générale, le bien souffre d'une tendance à devenir totalitaire. Ces contradictions inhérentes à notre condition, nous devons pourtant les accepter, et même les aimer. « La contradiction est notre misère, et le sentiment de notre misère est le sentiment de la réalité. Car notre misère, nous ne la fabriquons pas. Elle est vraie. C'est pourquoi il faut la chérir. Tout le reste est imaginaire. » (8) Pour autant, nul ne peut vivre sans « métaxu », c'est-à-dire sans « intermédiaire » - soient tous les biens relatifs et culturels (foyer, patrie, traditions, valeurs) qui constituent le propre de l'humain. Au moins doit-on avoir à l'esprit que ces « biens » ne sont que des « moyens » qui nous permettent de supporter la vie, et que par conséquent ceux-ci peuvent changer selon les époques et les pays. Hélas, seul le saint est capable de ce discernement car pour les meutes que sont les communautés humaines, c'est précisément au nom de ces métaxu que l'on va se faire la guerre. Dès lors, le mal apparaît dans toute son horreur imaginaire ou plutôt dans toute son imagination horrible. C'est que le mal provient toujours de ces conflits entre valeurs imaginaires, irréalités perçues comme réelles, fantasmes qui vont vraiment faire couler le sang - en un mot, entre idéologies. Paradoxe : le mal est ce qu'il y a de plus réel sur terre et est causé par ce qu'il y a de moins réel. D'où son (infernal) besoin de faire dans la quantité afin de se donner de bonnes raisons d'exister. Le mal est quantitatif, jamais qualitatif. Le mal veut le plus, le nombre, le catalogue. Conquérir toujours plus de terres (César) ou de femmes (Don Juan) ou d'hommes (Célimène) pour se donner un apparat de gloire et en imposer. Le mal condamne à la fausse infinité - c'est là l'enfer même. Le mal est prévisible, lourd, monotone, toujours évitable et jamais évité car en l'homme la croyance en l'action est persistante. Car oui, « le mal consiste en actions », le mal est l'action incarnée. Rien à avoir avec l'action non-agissante du bien chère aux taoïstes et qu'a lu avec ferveur Simone Weil. Le mal est ce qu'il y a de plus inattentif au monde. C'est pourquoi d'ailleurs il lui arrive si souvent de mal se faire. Le mal fait mal le mal. Réglons à ce propos le sort du mal « parfait », « pur », « transcendant », « stavroguinien », « ouinien », ou « méphistophélien » et qui ne fut jamais qu'un fantasme littéraire. En vérité, « les vices sont soumis à la pesanteur, et c'est pourquoi il n'y a pas de profondeur, de transcendance dans le mal. » Le mal conscient de lui-même et qui jouit de s'étendre comme tel est une des pires fadaises romantiques qui soient. Aucun « méchant » au monde ne s'est jamais défini comme méchant, immoral ou vicieux - pas même les nazis qui au contraire vantaient leur force et leur beauté, pas même Harpagon, la Cousine Bette ou n'importe quel démon ménager que chacun de nous a au moins rencontré une fois dans sa famille, cette grand-mère acariâtre, cette tante prodigue, ce père tyrannique, autant de gens qui ont passé leur vie à pourrir celles de leurs proches tout en répétant que c'était eux les victimes de ceux-ci. Un des signes les plus sûrs que l'on est en face de quelqu'un de peu recommandable est la victimisation dont celui-ci va essayer de se, et de nous, convaincre. Quand on fait le mal, on ne s'en aperçoit pas, et on tombe des nues quand on vient nous le faire remarquer. Au contraire du bien dont on a l'expérience qu'en l'accomplissant, « on a l'expérience du mal qu'en s'interdisant de l'accomplir, ou si on l'a accompli, qu'en s'en repentant. » Le critérium du mal, c'est qu'il n'est pas sensible à lui-même. C'est celui qui subit le mal qui connaît le mal, non celui qui le fait. C'est l'innocent qui sent le crime, non le criminel. C'est l'innocent qui sent la vérité du bourreau, non le bourreau. « C'est l'innocent qui peut sentir l'enfer » - non le damné. D'ailleurs, l'enfer, parlons-en. Ici aussi, Simone Weil se fait leibnizienne (en diable !). Si le damné est en enfer, c'est de sa propre volonté, non de celle de Dieu - qui est le contraire d'un violent. « Le faux dieu change la souffrance en violence, le vrai dieu change la violence en souffrance », et c'est contre ce changement que se braque violemment le damné. Le damné qui se damne perpétuellement à chaque instant et qui ne voudrait pour rien au monde renoncer à sa haine de Dieu, quitte à souffrir mille morts. Le pire, pour lui, est que le vrai dieu sauve tout le monde - sauf que celui-là, qui ne veut pas être sauvé, et qui ne peut supporter l'amour de Dieu, va faire de cet amour une violence incompréhensible contre lui. Le damné va se torturer en Dieu et vouloir faire croire à tout le monde que c'est Dieu qui le torture. En vain, bien entendu. « Ainsi les âmes damnées sont au paradis, mais pour elles le paradis est enfer. » Le comique de la situation est qu'encore une fois le damné se damne par simple représentation des choses. C'est son mauvais imaginaire plus que ses actes qui le perdent - actes certes réellement malveillants ou criminels, mais qui lui ont été soufflés par sa très perfide conception des choses, son inattention au réel, sa manie de l'imaginaire. Il y a donc deux types de mal : le mal de la contradiction, consubstantiel à la condition humaine, mais que l'on se doit d'approuver en tant que nécessité ontologique et matérielle, et le mal de l'imaginaire, qui certes fait partie de l'humain mais dont l'humain pourrait être en droit de se débarrasser, mieux : dont ce serait le devoir de se débarrasser. L'imaginaire est en effet ce qui nous empêche d'accéder au réel, ou plutôt ce qui nous fait croire que nous pouvons excéder celui-ci en le remplaçant par ce que nous voulons et sans que nous soyons gênés par la contradiction. D'inspiration satanique s'il en est, l'imaginaire nous fait rater la contradiction du réel, nous condamnant d'abord au mensonge, ensuite au ressentiment. En fait, comme le fait remarquer Elodie Wahl, « quand nous ne rencontrons aucune contradiction dans une situation voulue ou pensée, c'est que nous avons mal regardé. » (9) Hélas pour nous, le réel est têtu. Le réel est tautologique. Le réel est notre pesanteur nécessaire. On peut toujours le fantasmer et le reconstruire à notre guise, arrive toujours le retour de bâton de la contradiction et de la douleur. Le dépit d'être alors contredit, contrarié, contrecarré par ce foutu réel, est alors si terrible à vivre qu'il réanime à coup sûr l'instinct de vengeance que nous avons en nous et qui ne demandait qu'à s'amortir. Puisque nous n'avons pas su nous décréer de notre imaginaire, nous risquons de nous mettre à la destruction de toute chose et de sombrer dans le néant actif, nous éloignant encore plus du monde et de sa beauté. Rares seront ceux qui se retiendront et encore plus rares ceux qui se recueilleront. « Supporter le désaccord entre l'imagination et le fait. « Je souffre ». Cela vaut mieux que « ce paysage est laid », dit magnifiquement Simone Weil. Mais c'est le plus difficile. L'imaginaire est donc le véritable ennemi de l'homme. L'imaginaire est le contraire de l'approbation - qui est l'aboutissement de l'attention. Et c'est pourquoi Simone Weil parlera de Dieu en tant que « strict minimum ». « Remède contre l'amour imaginaire. Accorder à Dieu en soi le strict minimum, ce qu'on ne peut absolument pas lui refuser - et désirer qu'un jour et le plus tôt possible ce strict minimum devienne tout. Est-il pourtant possible, comme elle le recommande, d'aimer sans imaginer ? Aimer sans cinéma ? Aimer sans se pâmer ? Telle est l'épreuve de la sainteté et la petite difficulté pour l'être humain. Aimer, dit encore Simone, c'est mettre le maximum de distance entre soi et l'objet aimé. C'est ne pas faire de différence entre le proche et l'étranger - et par là-même, c'est faire de son proche un étranger. C'est aimer sans attachement, sans affect, j'allais dire sans inceste. La quasi-impossibilité pour la plupart d'entre nous. Est-ce cette intransigeance d'un amour sevré de toute imagination qui la retint, elle, d'aimer humainement ? Il faut relire ce passage éloquent des Cahiers, où se mettant en garde contre la tentation de la vie intérieure et de tout le narcissisme qui va avec, elle n'a pas peur d'écrire qu'en matière d'échanges affectifs, la probité consiste à « couper sans pitié tout ce qu'il y a d'imaginaire dans le sentiment », et un peu plus loin : « tout rêve d'amitié mérite d'être brisé ». Mais que reste-t-il du sentiment quand on a évacué tout imaginaire et qu'en est-il d'une relation amicale ou amoureuse dans laquelle on ne puisse rêver ? Que reste-t-il même de la vie quand on s'est prévenu contre toutes ses illusions ? Dieu ? Cela sera son pari. En attendant, en L'attendant, elle est consciente d'avoir commis des dégâts autour d'elle : « ce n'est pas par hasard que tu n'as jamais été aimée... », s'interpelle-t-elle dans ses cahiers. Une phrase qui fait pleurer. Pierre CORMARY (1) Simone Weil, par Georges Hourdin, éditions LaDécouverte, 1989. (2) La règle catholique permet en effet à toute personne de baptiser en cas d'urgence quelqu'un qui le demande pourvu « qu'elle ait l'intention de faire ce que fait l'Eglise et qu'elle verse de l'eau sur la tête du candidat en disant :« je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Catéchisme de l'Eglise Catholique, p 336, Pocket, 1995) (3) Sauf celles que nous préciserons, toutes les citations sont tirées de La Pesanteur et la grâce, collection Agora, Edition Pocket. Pour plus de lisibilité, et comme nous citons abondamment cet ouvrage, nous avons renoncé aux notes de bas de page.Au lecteur de s'y reporter avec ferveur. (4) Michel Houellebecq, Interventions II, Flammarion, p 44. (5) « Simone Weil et l'attention », par Joël Janiaud, in Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie : Simone Weil, collectif dirigé par Chantal Delsol, Les Editions du Cerf, 2009, p 173. (6) Miklos Vetö, « Le désir du bien », in Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie : Simone Weil, collectif dirigé par Chantal Delsol, Les Editions du Cerf, 2009, p 193. (7) Cité par Vetö, p 185. (8) Cité par Elodie Wahl dans son article « Simone Weil : Une merveilleuse volonté d'inanité », inSimone Weil, collectif dirigé par Chantal Delsol, Les Editions du Cerf, p 604. (9) Idem, p 206 Soyez le premier à réagirréagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring |
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