1. 31/05/2010 04:13 - Pierre Poucet
Excellente conclusion
2. 31/05/2010 06:17 - Diesel
3 ans de prison ? Libéré pour quoi ? De 12 à 3 ans, il y a un bug là...
3. 31/05/2010 11:00 - Partagas
Au fait, quelqu'un sait ce que devient Olivier Besancenot depuis son "coup" de la candidate voilée aux régionales ?
4. 31/05/2010 12:31 - Tza
C'est exactement ça, tant qu'il s'agit de gentils délinquants sanguinaires la police ne fait rien mais quand ça sera une dangereuse population affamée la ils viendront nous karcheriser.
5. 31/05/2010 13:48 - cequetuvaux
Tout cela n'est pas faux mais,la justice arbitraire existe arbitraire existe. Il y avait des choses à faire effectivement mais,ont en voient les limites et,des gens ce sont retrouvé au milieu..
6. 31/05/2010 16:50 - Nico
Je trouve ca plutôt dur de se moquer de notre chef de l'Etat (que nous avons choisi je vous le rappelle). Sans aller jusqu'à le soutenir (l'UMP n'est pas du tout mon opinion politique mais bon, je suis très conscilient), je vois difficilement ce qu'il pourrait faire d'autre.
Certes, je comprend la police qui s'en prend un peu beaucoup pleins la tronche, et je suis d'accord avec l'eventuelle conclusion de l'auteur.
Cependant, autre éventuelle conclusion: les temps sont "paisible", tout le monde ne meurt pas de faim dans un décord post apocalyptique, un/une polier(e) durant une intervention fait usage d'une arme de fonction que vous semblez approuver, à la place du taser, et blesse ou tue un tendre et pauvre innocent, ou même un coupable.
Encore une fois, ca sera la faute de monsieur le Président de la République qui aurait dû équiper la police d'une arme moins dangereuse (notez l'incohérance de l'arme non dangereuse..).
Si cela arrive dans un quartier sensible, il s'embrase, et hop, la police va en prendre pleins les dents, ainsi que, probablement, de nombreuses voitures de pauvre citoyens non concernés.
Je sais que ce raisonnement est vraiment très grossier, mais c'est déjà arrivé. Je trouve ca facile d'accuser le chef de l'Etat. Si il arme correctement, même juste pour dissuader, les officiers de police, au moindre incident cela deviendra une véritable provocation et le peuple se déchainera, et inversement, si il arme la police avec des tasers, probablement le gadget le plus sympa pour éloigner les vaches d'une cloture, on fait passer nos agents pour des guignols et au final c'est eux qui risquent leur peau.
On ne peut pas vraiment faire de choix entre l'une ou l'autre des possibilité, autant armer la police d'une arme de fonction et d'un taser, et à ce moment c'est à eux de juger comment intervenir suivant le degrès de danger de la situation, mais c'est pareil, on ne serait pas à l'abris d'une erreur.
Je trouve donc moi aussi pathétique le discours du président, mais tant qu'on ne proposera pas mieux, je ne vois aucune raison de le blâmer pour une fois.
A noter que je suis aussi d'accord avec l'auteur en ce qui concerne notre splendide système carcéral (souvenir d'une évasion récente par hélicoptére.. pitoyable), mais là aussi l'Etat fait face à de nombreux problème comme la place.
7. 31/05/2010 17:58 - Paris Ibis
Tu as raison Nicolass, plus nous armerons les policiers et plus les criminels s'armeront à leur tour. On devrait essayer l'inverse, je reste persuadé qu'en désarmant les policiers la criminalité s'adoucira.
8. 31/05/2010 18:08 - Nico
J'irais pas non plus jusqu'à les envoyé en short/t-shirt/casquette/tong dans les banlieu x).
9. 31/05/2010 22:42 - christophe
Je ris jaune...
Je me souviens de cet entrefilet que j'avais lu dans un journal : un jeune lycéen qui avait perdu son œil lors d'une manif parceque les flics n'avaient pas respectés les distances de sécurité. A Bout portant, ça fait mal ces machins. Deux mois plus tard, je relis une histoire similaire.
Loin de moi l'idée de cracher sur les flics qui ne font que leur boulot après tout, c'est à dire maintenir l'ordre. Seulement, je note qu'hier plus qu'aujourd'hui, les policiers sont à cran. Situation sociale plus délicate, manque de moyen etc La peur les envahi ces povs poulets et c'est bien compréhensible.
Maintenant, j'aimerais vous demander si vous donneriez, vous, un fusils à pompe chargé à un type en plein délire paranoïaque. Le bon sens vous direz que non. Bien.
Et bien, c'est pareil, mon petit monsieur. Quand il y a des flics qui sont sous pression ( et pas seulement du fait de la racaille, mais aussi par la hiérarchie qui exige des beaux chiffres plutôt qu'un travail bien fait ) et bien, les risques de dérapages augmentent. Sachant cela, il faut tout faire pour en réduire la portée. Et là, y a pas photo : un type avec une matraque reste nettement moins dangereux qu'un autre avec un taser ou un flashball.
Le problème, il ne se situe pas au niveau des armes. Prenez trois flics et prenez un mais qui a un taser, les deux groupes sont chargé de faire une interpellation risquée, bon, je parie trois contre un que les trois types s'en sort mieux, de manière plus efficace, et avec moins de violence que celui qui est tout seul mais armé jusqu'au dents.
Plutôt que d'investir en gadget, c'est en hommes qu'il faudrait investir.
10. 31/05/2010 23:04 - christophe

J'ai vu que vous vous faisiez référence à Weber en employant l'expression "le monopole de la violence légitime" que Weber utilisait pour définir l'Etat. D'après ce que j'ai vu en philosophie cette année - je suis en terminale - Hobbes lui avait défini l'Etat d'une manière similaire.
Peut être faisiez vous un clin d'oeil à vos lecteurs, c'est ce que j'aime à penser. Peut importe, il est toujours bon de rappeler ce qu'a dit ce bon vieux Hobbes, partisan d'un Etat absolutiste.
Dans sa fiction de l'Etat de nature, il imaginait le destin de l'humanité si il n'y avait pas d'autorité pour faire respecter la lois. Il affirme que ça serait le chaos du à une superposition de pulsions contradictoires. Heureusement, l'Etat est là. Il nous sauve de l'enfer, du néant d'un humain sans limites. D'ailleurs, pour Hobbes, la seul mission de l'Etat c'est de maintenir l'ordre. L'Etat nous confisque notre capacité à user de la force et la redéploie dans un cadre légal où il la canalise. La violence, chaotique par nature, se fait ainsi servante de l'ordre suprême. Au final, vous, nous, moi, simples individus, l'Etat nous impose de renoncer à beaucoup de chose et donc à de nombreuses satisfactions. Mais Hobbes part du principe que nous acceptons ce sacrifice : A quoi sert le bonheur, les plaisirs si la première personne que vous risquez de croiser pourra se relever la dernière ? Prudents, les individus passent donc un contrats tacites avec L'Etat : je renonce à la violence mais en échange tu garantis l'ordre.
Seulement, et c'est bien ça qu'on oubli le plus souvent, mais il reste une clause de sortie. Vous acceptez l'autorité de l'Etat car l'Etat vous protège des autres. Si l'Etat ne vous protège plus, plus rien ne vous relie à lui. S'il s'en prend physiquement à vous - non pas parce que vous avez enfreint la loi je précise - rien ne vous retient à lui.
Tout cela pour dire que si vous y aviez fait référence car un Etat qui vous crève un œil avec que vous ne faites que manifester - un droit aussi inviolable qu'un autre - enfreint les règles qu'il a proclamé. Par conséquent, l'Etat doit être toujours le plus irréprochable possible en la matière sans quoi il trahit sa mission.
Réprimer les contrevenants à la loi, pas brimer les citoyens.
Si votre désir était de vous ancrer dans une perspective hobbiennes, grand mal vous en a prit. Hobbes était quelqu'un de circonspects et de mesurés, adepte de la juste mesure et non de l'excès. Vous, c'est tout le contraire : la sur-enchère dans une violence inefficace, contre-productive, en plus d'être dangereuse pour nos libertés de citoyens...et tout ça, pourquoi ? On se le demande !
11. 31/05/2010 23:10 - christophe

A se demander si celui qui fantasme le plus sur la violence, qui la trouve mystérieuse et envoutante au point de souhaiter qu'elle surgisse dans son quotidien, ce n'est pas tant le caid de la cité mais les petits pépés comme vous, assis bien profondément dans leur canapé. Vous êtes comme tout ces blessés qui enfonce leur doigts dans leur plaie, juste pour voir si elle existe vraiment, pour voir si ça fait mal et qui malgré le souvenir tenace de la douleur ne peut s'empêcher de recommencer. Ah le grand frisson...
Avec le Caid, au moins, on sait qui on a en face. Avec vous, c'est bien plus pervers.
12. 31/05/2010 23:38 - Gaël
@christophe,
Bon je ne vois pas trop où vous voulez en venir avec cette histoire de paranoïa. Ce ne sont pas les flics qui sont paranoïaques mais la société. La moindre intervention musclée - et je n'ai pas dit bavure - est dénoncée comme un abus de pouvoir. Souvenez-vous de cette fin de match ( je ne sais plus lequel, quelqu'un?) où un policier à du flinguer un supporter pour éviter à un français juif de se faire lyncher par la foule. Je pense que ce survivant remercie son sauveur de n'avoir pas été équipé dudit taser. Mais non, malgré cet acte d'héroïsme, la presse à tout de même trouvé a y redire.
Dans l'imaginaire collectif distillé savament par les gauchistes depuis des générations en France, un flic est un ennemi du peuple, un sbire du pouvoir, un barbouze raté, un facho nostalgique de la gégène. Il est toujours mieux senti, et plus cool, d'etre du côté du gangster; ce petit frisson par procuration que l'on a en regardant un biopic a la gloire de Mesrine. Mais c'est quasi-génétique chez nous, cette obsession de se situer toujours du côté du faible, même si c'est pour faire le mal.
La France est un pays malade de sa Polis. Bref, je digresse...
"Les "cops" américains et canadiens sont équipés de fusils a pompe, mais aussi de Moser, de Smith & Wesson, de gillets pare-balles, de grenades incapacitantes, de véhicules blindés etc...je crois qu'ils doivent se sentir beaucoup moins" paranos" ainsi. Les voyous tentés de balancer des congélos du 11e étage sur leur véhicule y réfléchissent à deux fois croyez-le bien.
Quant à votre dernier paragraphe, désolé, mais j'y entrave que dalle!!!
-problème de syntaxe, de grammaire ce que vous voulez, faites un effort que diable, c'est juste une question de respect entre nous et vous!
-comment être équipé uniquement d'un taser et "armé jusqu'aux dents"? Vous considérez donc que ce hochet est une arme? Par destination alors?
-donnez nous , svp, un exemple d'"interpellation risquée" qui valide votre argument du nombre, et la manière dont chacun s'y prendrai. Je doute que trois agents souriants stoppent une voiture-bélier. Pensez-vous à la police "de proximité" lorsque vous suggerez les renforts humains?
Je ne suis pas en train de faire le malin, j'entame une discussion; ne vous méprenez pas.
13. 31/05/2010 23:47 - Laurent Obertone
Christophe,
1. Il faudra beaucoup d'hommes pour arrêter les rafales de Kalashnikov avec leurs petits bras musclés. Beaucoup.
2. Je ne faisais pas référence à Hobbes, désolé.
3. Aucun fantasme ni frisson de ma part. Ça va, vous ?
14. 01/06/2010 00:13 - christophe
"Souvenez-vous de cette fin de match ( je ne sais plus lequel, quelqu'un?) où un policier à du flinguer un supporter pour éviter à un français juif de se faire lyncher par la foule. Je pense que ce survivant remercie son sauveur de n'avoir pas été équipé dudit taser. Mais non, malgré cet acte d'héroïsme, la presse à tout de même trouvé a y redire."
Je me souviens avoir lu un article ( sur rue89 ) sur le PSG etc, qui disait que les flics ne rentraient plus dans les stades, faute d'être en mesure de gérer les évènements. Heureusement que le flic avait un taser, je le reconnais mais avait t'on besoin d'en arriver à ce niveau là ? Si les flics avaient été plus nombreux, et donc avait été en mesure de faire leur boulot - ne serais que les faire tenir à carreau de par leur simple présence - on aurait pas besoin d'en arriver là. Alors oui, bien sur, la les agresseurs du supporter, je conçois que c'est dur d'éprouver de la pitié pour lui, son coup de taser, il l'a bien mérité me direz-vous, lui peut être mais d'autres qui auront à en faire l'expérience, peut être pas.
Dans la ville ou je vis, à 50 m du commissariat, le metro. A partir de 23 h, une dizaine de mecs sont là poster en train de dealer. Ils se cachent meme pas. Ils effritent leur shit devant tout le monde. Les flics n'interviennent pas car, ils sont débordés, manque de moyens.
Tiens par exemple, notre maire n'arrête pas de demander des renforts de police au ministre qui l'avait promit et rien...on a attendu 3 mois pour avoir un nouveau commissaire à un moment.
Il y a deux mois, les flics sont venus devant mon lycée pour interpeller un type. Du monde, normal. Des jeunes principalement. Ceux des barres d'à coté. Les 6 flics face à 15 jeunes étaient à cran. Ils ont appelé des renforts qui ont déboulé avec des lacrymos à la main. Ils n'en ont pas lancé, les jeunes ne faisaient rien. Ils regardaient vraiment. Et après, ils se sont barrés sirène hurlante.Enfin tout ça pour vous expliquer que les flics sont à cran, plus qu'à cran. Ce n'est pas en leur donnant des armes qui seront en sécurité, en mesure de faire leur boulot, mais en ayant des collègues sur lequel se reposer.
15. 01/06/2010 00:13 - christophe
""Les "cops" américains et canadiens sont équipés de fusils a pompe, mais aussi de Moser, de Smith & Wesson, [...] Les voyous tentés de balancer des congélos du 11e étage sur leur véhicule y réfléchissent à deux fois croyez-le bien."
L'exemple mal choisi par excellence. Aux USA, niveau insécurité, c'est encore pire. Les armes n'ont rien changés. C'est peut être meme pire car les gangs les ont suivis dans leur surenchère d'armes, du coups, ils se retrouvent à égalité comme avant , sauf que c'est juste plus meurtrier des deux cotés.
Il existe toujours des ghettos comme ici dans lequel les flics n'osent pas rentrer. Les émeutes des banlieues, ils ont été servis eux aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_1992_%C3%A0_Los_Angeles
16. 01/06/2010 00:35 - christophe
"1. Il faudra beaucoup d'hommes pour arrêter les rafales de Kalashnikov avec leurs petits bras musclés. Beaucoup. "
"-donnez nous , svp, un exemple d'"interpellation risquée" qui valide votre argument du nombre, et la manière dont chacun s'y prendrai. Je doute que trois agents souriants stoppent une voiture-bélier. Pensez-vous à la police "de proximité" lorsque vous suggérez les renforts humains?
Je ne suis pas en train de faire le malin, j'entame une discussion; ne vous méprenez pas. "
"1. Il faudra beaucoup d'hommes pour arrêter les rafales de Kalashnikov avec leurs petits bras musclés. Beaucoup. "
Non mais c'est sur que moi quand je descends le matin, ce n'est pas entre les gouttes que je passe mais entre les rafales de mitraillettes. D'ailleurs, quand j'arrive au lycée, tout arrive avec sa petite voiture bélier. Non mais faut atterrir, loin de moi l'envie de sous estimer les problèmes de criminalités mais ceux de cet ampleur, il n'en existe pas tout les jours et à tout les coins de rues. C'est du domaine de l'exceptionnel à tel point qu'on en parle à chaque fois aux infos quand ça arrive.
Dans ce genre de cas, avec des types armées jusqu'aux dents, c'est le GIGN qu'on envoit , pas la police. Faut pas tout mélanger, la police c'est pas les forces spéciales et rares sont les cas où ils sont confronté à des missions qui en relève. Simplement, aujourd'hui, on préfère les sur-équipés dans le cadre de leur fonction, alors qu'on pourrait faire autrement AU QUOTIDIEN, mais ça coute moins cher d'acheter des tasers que de payer des flics en plus.
PS : quand je parlais d'intervention risqué, je pensais à un type sans arme mais nerveux - prêt à se battre, à donner des coups quoi. Quand on interpelle des criminels armées, c'est pas le flic lambda qu'on envoit, c'est les forces spéciales, peu importe le nom.
Pas forcement de police de proximité. Juste plus de flics. La proximité sans la rechercher s'installera d'elle même d'ailleurs si les flics sont plus nombreux car ils seront plus présents sur le terrain, plus disposés à intervenir à aider pour des petits soucis alors qu'aujourd'hui ils agissent comme des soldats. On sort du commissariat, on interpelle le type, on rentre. Tant qu'on se trompe pas, ça va...c'est quand on se trompe que ça va pas...et il n'y a pas de fatalité, ça pourrait être éviter.
17. 01/06/2010 00:36 - christophe
"Je ne suis pas en train de faire le malin, j'entame une discussion; ne vous méprenez pas. "
désolé pour la synthaxe et l'ortho, vraiment pas le temps de me relire. cours demain et moi besoin dodo. Pas pouvoir toujours geeker, bien que cela, très intéressant ;)
"2. Je ne faisais pas référence à Hobbes, désolé. "
Tant pis. ça n'enlève pas la portée de l'exemple.
"3. Aucun fantasme ni frisson de ma part. Ça va, vous ? "
L'envolé lyrique de la fin était peu exagéré, je l'admet en plus de vous attaquer, vous et non votre argumentation. J'ai juste du mal à comprendre comment on peut désirer autant la sécurité et choisir d'aussi mauvais remèdes. A tel point qu'au final, on se demande presque si vous voulez vraiment la guérir cette maladie.
Allez bonne nuit
18. 01/06/2010 12:02 - Matophore
Tout va très bien, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise
On déplore un tout petit rien
19. 01/06/2010 12:40 - Nico
Juste pour Christophe (je suis au passage impressionné de voir que tout comme moi, un jeune homme d'environ 18ans sache encore à peu près s'exprimer et s'interesse aux sujets d'actualités), dans l'histoire de l'article, la pauvre policière n'a pas vraiment eu le temps d'appeller le GIGN, vois-tu, il me semble qu'elle n'intervenait sur rien du tout quand elle s'est faite tuer cette pauvre fille, c'était de la violence gratuite. Et c'est en ca que l'auteur critique l'Etat, parce qu'avec un taser:
- Elle serait quand même morte.
- On a connu plus dissuasif pour empecher la montée de violence.
- Comme arme de terreur capable de faire naitre toute crainte des forces de l'ordre afin qu'il se grave dans l'esprit de toute personne qu'attaquer la police c'est mal; on a quand même vu mieux. (Mais bon, c'est sur qu'on va pas envoyer nos flics avec des bazooka dans la rue, je le conçois.)
Ensuite tu parles de "plus de flics", mais au final ca risque de tourner comme tu le disais pour les USA, sauf que nous on aura plus de flics, et eux auront plus d'armes. On est quand même perdant dans l'histoire. Par rapport à notre situation, plus de flics moins armés n'est pas une solution, et ca coûte tout aussi cher.
Cependant je suis aussi d'accord pour dire que moins de flics mais plus armés n'est pas une solution non plus, je ne suis donc pas d'accord avec Gaël qui semble dire qu'on a qu'a faire comme les cops, des Rambo du 21ième siècle qui s'embétent pas à ouvrir ta porte à coup de "toc toc, c'est la police"..
J'irais pas jusqu'à repenser tout le système d'intervention de la police mais on est un peu coinçé comme je le disais plus haut.
Du coup la seule solution, je pense, est d'agir par étape quitte à y mettre les moyens, il faudrait que la prison ne soit plus une blague pour les gens (j'ai une connaissance qui y a fait 6 mois à Grasse pour avoir brulé une voiture de flic, il a trouvé ca presque sympa..).
Il faut, je pense, agir par étape: d'abord réprimer sévérement tout le monde, arrêter tout laxisme, même pour pas grand chose, afin que les gens (et surtout les jeunes) identifient la police non pas comme une menace mais comme l'épée de la justice qui décapite, et pas qui donne une petite tape au cul, parce que désolé, mais nos gardiens de la paix sont juste bon pour foutre des PV, qu'on aille pas me dire qu'ils se précipitent l'arme/taser au point pour empécher toute injustice! (Et je pense que tout le problème est là, en quelques années ils sont simplement devenu des grattes papiers incapable d'intervenir).
Après cela il faudrait relacher un peu la bride pour pas non plus rentrer dans le totalitarisme.
Faire comme avant donc, c'est un peu une sorte de cycle, sauf que l'Etat ramoli au fil du temps, et là c'est une putain de bride élastique qu'il a, et c'est normal que quand il tire dessus, bin elle s'étire au lieu de revenir.
20. 01/06/2010 12:42 - MotaOne
L'autorité n'a jamais fait de mal, à condition de savoir aussi s'en sortir (de ne pas tomber dans les extrêmes)... Pratiquez, pour voir, les arts martiaux, la philosophie, et on reparlera de rigueur (application stricte, sévère de principes moraux), d'autorité (pouvoir d'agir sur autrui). Avant de prétendre à toute chose, il faut l'avoir manipulée, il faut avoir éprouvé l'expérience. A force de brider nos super-cops, effectivement, ils ne sauront plus trouver leur matraque au moment opportun.
"En attendant, Sarkozy combat le mal par le rire. "
Pour quelqu'un qui n'a aucun humour, chapeau !
21. 01/06/2010 12:43 - Laurent Obertone
Christophe, admettez qu'il est soit cynique, soit ridicule, soit idiot de proposer des Tasers aux policiers municipaux alors que l'un d'eux vient de se faire fusiller à la Kalashnikov.
En ce qui concerne votre maladie (l'insécurité), il y a bien sûr les causes (qui relèvent du politique) et les conséquences à gérer sur le terrain. C'est bien joli de mettre du monde, mais s'ils ont un matériel qui fait rire un enfant de quatre ans, ça ne sert à rien.
22. 01/06/2010 12:46 - Nico
(Au fait, je suis curieux de savoir qui est censé être la personne sur la photo de l'article (celui qui répond: "le président"...) au milieu. Je regarde pas la télé alors j'ai pas saisi pourquoi un mannequin pour pub de parfum trainait ici :D)
23. 01/06/2010 13:10 - Evan Ard
Le "mannequin" en question est Johnny Knoxville, des Jackass.
24. 01/06/2010 16:21 - thierry bruno
Vous reprochez, à juste titre à mon sens, au président SARKOZY, de réagir aux catastrophes et de le faire savoir. Certes mais la faute à qui sinon au citoyen qui veut que le principe de précaution s'applique en tout, qui veut être materné en tout et d'abord par l'Etat. M. Jospin, pourtant quasi-fondateur du principe de précaution, s'est attiré les foudres de ses petits camarades et de ses électeurs quand dans un moment de lucidité il a osé dire que l'Etat ne peut pas tout. Imaginez-vous dans le "merdier" médiatique actuel un premier ministre ou président de la République qui tel De Gaulle en juin 1958 s'adresserait directement aux français, fixant la caméra et non un journaliste au brushing impeccable, et leur dirait ce qu'il va faire et que ça va être douloureux ? Bonjour le tollé !(voyez l'affaire des retraites) Et imaginez qu'il ne réagisse pas : vous entendez déjà les cris d'orfraies des syndicats, de l'opposition. Donc quoi qu'il fasse, ça va couiner dans tous les coins.
Pour le coup des tasers face aux kalachnikovs, ramenons le débat à ses justes proportions : les policiers municipaux sont-ils confrontés tous les jours à des cinglés armés de kalachnikov ? Et ont-ils les compétences pour disposer d'armes létales au milieu du public ? Désolé mais pour avoir habité différentes villes, je suis toujours dubitatifs devant ces policiers municipaux dont les compétences me semblent très limitées, peut-être parce que leur formation l'est aussi. Et je ne parle pas de ceux qui obèses ont du mal à simplement attacher la ceinture de sécurité en voiture.
En revanche, nous avons je crois un vrai problème avec une justice qui est devenue folle car totalement déconnectée de la réalité et se gargarisant tellement de son indépendance et de son statut de pouvoir qu'elle estime ne pas avoir de comptes à rendre à quiconque. La justice doit-elle être rendue pour la justice ou au nom du citoyen pour le bien public ?
25. 01/06/2010 16:35 - Nico
#24: Amen, tu es la voix dans ma tête, je t'aime:
- Quoi que le président dise: ca ne plaira pas à tout le monde.
- Il est clair que les gardiens de la paix ont une formation qui n'est plus en adéquation avec la société actuelle (je suis désolé, mais pour moi la police ce n'est pas une carrière banale, c'est une mission permanente, et la formation ne devrait jamais vraiment s'arrêter! Ce métier c'est vraiment trop banalisé!).
- Le pouvoir judiciaire, de par la séparation souple des pouvoirs, à tendance à carrément être irrationnel, et ce je pense juste par esprit de contrariété (et je ne pense pas que les pseudos réformes qui sont en gros juste des remaniement administratif vont y changer quelque chose..)
26. 01/06/2010 16:57 - cequetuvaux
à mon avis il faut surtout faire quelque chose de ces criminels.quand à désarmer la police je suis septique.
27. 01/06/2010 20:12 - Laurent Obertone
Nico, le boulot d'un Président ne devrait pas être de plaire, mais de faire un travail cohérent. C'est l'énorme défaut de la démocratie.
28. 01/06/2010 22:41 - Gaël
J'arrive bien tard et bien des choses ont été dites, cependant:
-je n'ai jamais défendu l'arsenal au profit du nombre, les deux sont nécessaires, en quantité et en qualité. Et oui il est plus que temps de reconsiderer le statut des policiers municipaux quant à leur capacité d'intervention immédiate.
-je maintiens, il faut dès a présent que la police, en son ensemble, s'arme de manière non pas a se défendre ou a riposter, mais a mettre hors d'état de nuire les actes de grand banditisme ( je trouve d'ailleurs que quelques uns ont confondu la manière de gérer des petits crétins et des criminels endurcis, nuance qui va s'aténuant je vous l'accorde) et d'imposer la force de la Loi.
Et ca ne me dérange pas que lors de l'intervention a domicile, les policiers ne se présentent pas comme des vendeurs d'aspirateurs; il va falloir aussi apprendre a défoncer des portes; non pas de "toc toc".
Mais oui pour le fossé, l'abîme qui sépare le policier et le judiciaire, il faut rétablir la cohérence du crime et du chatiment.
La justice doit etre rendue non pour la justice, même pas pour le citoyen, mais au nom de la victime. Replaçons la victime( la vrai, pas le coupable victime de la socitété, vous savez, cette légende urbaine.) au centre du judiciaire, écoutons ses souffrances, la société sera bien obligée de l'entendre hurler.
29. 03/06/2010 19:54 - TitOeuf
"Je ne respecte que celui que je combats et qui me combat"
C'est en ces termes que m'ont dernièrement répondu des amis faisant partie des unités CRS.
J'ai été de prime abord très étonné de cette empathie dont ils semblaient faire preuve vis-à-vis des délinquants multi-récidivistes de certaines banlieues françaises.
Ils m'ont alors indiqué qu'ils préféraient nettement le degré de testostérone qui se dégageait chez ces adversaires récurrents, plutôt que la lâcheté et la veulerie de la bureaucratie de leurs chefs respectifs, haut fonctionnaire compris et ne parlons même pas du chef de l'Etat pour rester respectueux.
Et ils ont rajouté, non seulement ils sont courageux ces merdeux, mais en plus ils représentent nos primes de risque, donc il faut les bichonner, car ça nous met régulièrement un peu de beurre dans les épinards.
30. 05/06/2010 14:26 - Prince Mdivani
@Christophe
Je me fous de savoir si le port d'arme fait reculer ou non l'"insécurité". Tout ce qui m'importe est de ne pas finir troué le premier.
Je ne verrais aucun problème à ce que les flics tirent sur ceux qui jettent des frigos du 11 étage. Je ne considère pas la tentative de meurtre comme un appel à l'aide social ou autre.
De plus, je ne paie pas la police pour qu'ils se fassent détruire sans broncher.
Je hais la racaille la racaille. Je me méfie des policiers.
Mais je sais quel calendrier a ma préférence.