Sur le RING

Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Pierre Cormary - le 21/03/2011 - 49 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)


Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je ne pourrai plus jamais regarder un zèbre comme avant, que je n’irai plus jamais à une exposition Soulages, que je ne ferai plus jamais de ski, que je m’interdirai de jouer aux dames, que je ne mettrai jamais mes enfants au piano, que je ne leur montrerai jamais aucun film en N&B, que je ne lirai ni n’écrirai plus rien, sauf en cas d’extrême urgence – un peu comme ce texte -, mais que dans ce cas, je l’écrirai en violet sur fond jaune ou en rose sur fond bleu, tant je me suis rendu compte que tracer des « caractères noirs sur fond blanc » était désormais criminel. Que même le penser relevait d’une délinquance mentale. « Racisme, monde d’emploi » - ou tout ce qui, dans la pensée et le langage,  fait référence à une dualité « noir et blanc », et d’ailleurs tout ce qui, dans la pensée et le langage, fait penser à une dualité, est à bannir, à abolir, à vomir, à punir, à condamner, à exclure, à prohiber, à boycotter. Le racisme n’est pas un des préjugés majeurs de l’homme contemporain, c’est son péché originel. Tout discernement constitue en fait une discrimination, c’est « clair »… Je veux dire : c’est compris ? Toute altérité protège une hiérarchie. Toute singularité subsume un racisme. Toute érection porte atteinte à l’égalitarisme. Si je trouve que Rama Yade est une sacrée belle femme, c’est que j’ai envie de la mettre en esclavage, et si je ne la trouve pas belle, c’est que j’ai la peur inavouable qu’elle me mange tout cru ! D’ailleurs, trouver beau et laid quelque chose ou quelqu’un, c’est penser au mieux champ de coton, au pire Auschwitz.

Bref, il faut changer de paradigme, de perception, d’humanité. Ainsi, nous aurons tous participé à l’avènement de l’ère post-raciale, où chacun de nous sera enfin devenu une personne respectable et respectueuse, libre de son être et de son devenir, à condition de n’avoir plus ni identité, ni singularité, ni couleur préférée – car le racisme commence dans l’analogie, un peu comme la violence commence dans la couleur rouge, ainsi que raisonnait le personnage de Benoît Poelvoorde dans C’est arrivé près de chez vous, et auquel la rhétorique de Rokhaya Diallo fait si souvent penser : « Qu'est-ce qui te choque la première fois que tu vois ça ? La première chose qui te saute aux yeux ? Les briques ! C’est les briques rouges ! Mais le rouge, c’est la couleur de quoi ? Le rouge, c’est la couleur du sang, le rouge, c’est la couleur des Indiens, c’est la couleur de la violence !  Hein ? Alors que le fléau de notre société, et  tout le monde s’accorde à le dire, est la violence, ils vont te foutre des briques rouges ! Mais le rouge, c’est aussi la couleur du vin, mon vieux. Qui dit vin dit pot de vin, parce que tout ça c’est magouille et compagnie, c’est politico-je ne sais pas trop quoi ! Mais tu vois, c’est des histoires de fric ! Ca me désole ».

J’exagère ? Pas autant qu’elle. Car il faut le lire jusqu’au bout ce livre de procureur et comprendre que pour Rokhaya Dialla, il s’agit d’en finir avec le racisme non pas en tant que mal particulier qui touche tout un chacun, mais en tant que fondement du monde, Arché mentale et philosophique, consortium à l’échelle mondiale et qui régit tous nos codes sociétaux. « L’évolution actuelle du racisme ne pourra être infléchie qu’à une seule condition : que les fondements du fonctionnement de notre société soient remis en cause… » : c’est la dernière phrase du livre de celle qui se présente comme citoyenne du monde à venir, républicaine mais d’une république non assimilable, laïque mais pas « bêtement » anti-burka, bref, plaidant ardemment pour tout ce qu’il faut être moins tout ce qu’il ne faut pas être. Qu’on se le dise, la post-humanité sera cool et queer ou ne sera pas !

Le retour de Sarah Jane


Scène originelle, au tableau !  Rokhaya Diallo découvre un jour qu’elle est noire à cause d’enfants qui lui dise, à elle et à son frère, que leur père ne veut pas qu’ils jouent avec eux parce que ce sont des Noirs. Le mal est fait. Tout ce qu’on pourra lui dire désormais, en bien ou en mal, sur l’altérité et la différence, aura toujours un rapport critique avec cette première et très mauvaise expérience d’altérité et de différence – et mademoiselle Diallo (car si on l’appelle par son prénom comme on pourrait le faire avec une jeune femme moderne et médiatisée, elle s’énerve illico et vous voilà crucifié au plus haut degré de l’échelle de Richter du racisme qui en fait n’en comporte qu'un, car, nous allons le voir, Hitler et Michel Leeb, pour elle, c’est la même chose) n’aura de cesse de remettre à leur place toutes les personnes bien décidées à la « maintenir dans l’altérité ».  A cause d’un con raciste de son enfance, Rokhaya Diallo a pour toujours confondu l’altérité avec le racisme, la différence avec la domination, la perception avec la sélection, un peu comme des femmes violées confondent le viol avec l’amour. Et dès lors, s’est trompée de combat, car mélangeant le bon grain et l’ivraie, amalgamant l’absolu avec l’abject, confondant le tout et la partie, selon une pensée qui devient alors pure métonymie, mécanique de la traque, inquisition généalogique et sans pitié de la Scarlett O’Hara qui est en nous. Comme on préfère une Rachida Dati qui sur ces questions de racisme a toujours dit que ce n’est pas parce qu’elle en avait été quelquefois la victime qu’elle en avait fait sa structure mentale ! Qu’on apprécie ou pas la flamboyante ex-ministre de la justice, il faut lui reconnaître qu’elle fit oublier, à travers sa gloire et ses déboires, qu’elle avait des origines maghrébines, sauf, et c’est là le hic, pour les racistes et les antiracistes  - les uns et les autres ayant en commun de tout ramener à cette question d’origine, les premiers pour en faire une sinistre comédie, les seconds pour en faire un drame pathétique. Faire tout pour tout pour s’affranchir de ses origines et en même temps stigmatiser le racisme des autres, autrement dit les forcer à se rappeler qu’ils vous les rappellent, c’est un peu l’approche schizophrénique de Rokhaya Diallo dans ce livre dans ce livre qui commence, comme il se doit, par une citation de Michael Jackson, modèle absolu de l’époque, puisqu’ayant aboli en lui les frontières de l’adulte et de l’enfant, de l’hétéro et de l’homo, et bien sûr, du Noir et du Blanc : « je ne vais pas passer ma vie à n’être qu’une simple couleur », aurait dit le Freak génial du Moonwalker. Le problème, c’est que celle qui apparaît sa plus grande fan stigmatisera plus tard les noirs qui veulent devenir blancs – à l’instar de Jackson ! Citant l’essayiste Albert Memmi, elle parlera (à juste titre) de « négation de soi » à propos de ces « négresses [qui] se torturent la peau pour la blanchir un peu », sans se rendre compte que son roi de la pop se retrouve immanquablement concerné par ce propos. 

Voici donc un essai doublement accusateur puisqu’en tenant les deux bouts d’un discours contradictoire, d’un côté, « les Noirs sont des Blancs comme les autres » (avec une variante qui lui sert de provocation : « les Blancs sont des Noirs comme les autres »), de l’autre, « le Blanc est un loup pour le Noir », il rend impossible toute conciliation puisqu’il s’en prend au « culte du métissage » autant qu’au « racisme anti-blanc », à la « repentance » autant qu’à la « diversité », au « communautarisme » autant qu’à la République une et indivisible. D’un, côté, l’émancipation, de l’autre, la révolte. D’un côté, l’indifférence qui conduit à la liquéfaction. De l’autre, la différence qui conduit à la discrimination.  S’émanciper, c’est mal, car c’est se renier. Se révolter, c’est pas bien car c’est s’essentialiser. A bien des égards, Rokhaya Diallo rappelle le personnage de Sarah Jane Johnson dans Mirage de la vie, le film sublime de Douglas Sirk, cette jeune fille noire à la pigmentation claire, sans cesse ombrageuse et vindicative, qui ne cesse de provoquer les Blancs tout en voulant se confondre avec eux, et finira par renier à la fois sa mère réelle parce qu’elle était trop noire, c’est-à-dire trop aliénée aux blancs, et sa mère symbolique, évidemment blanche, donc forcément raciste même dans son affection pour elle.

L’indéniable force de Rokhaya Diallo est qu’elle a l’art de changer de point de vue à tout bout de champ, ce qui la rend redoutable même dans l’incohérence – surtout grâce à l’incohérence. Comme si elle avait raison à chaque instant et tort tout le temps.  Même nous pourrions  la suivre ici ou là, mais à chaque fois qu’on se retrouverait d’accord avec elle (par exemple, sur l’incapacité de la science à invalider le racisme, ou sur la définition du racisme comme croyance opératoire aux races, ou même sur un film comme La chute qui avait choqué les belles âmes en son temps, et surtout sur le fait biblique que l’on sait depuis Babel que les races n’existent pas…), elle bifurque et nous demande alors de la suivre sur un point qu’elle vient de déconstruire à l’instant, et en oubliant ou feignant d’oublier qu’elle l’a fait. Sans compter les incessants glissements de sens qui fait la marque de sa rhétorique. Ainsi, page 25, passe-t-on sans complexe, et afin de démontrer que « le racisme est encore un cruel vecteur d’atrocité », de la ségrégation entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis et en Afrique du Sud… au génocide des Tutsis par les Hutus… avant d’évoquer l’épuration ethnique dans l’ex-Yougoslavie…. puis de passer au problème des « intouchables » en Inde… pour finir avec les Palestiniens de Gaza, « emmurés dans le désespoir »… non sans avoir cité quand même les Tziganes toujours stigmatisés en Europe – le tout dans la même phrase. Un peu plus loin, elle mettra le IIIème Reich dans le même sac que l’Apartheid. C’est que pour Rokhaya Diallo, du moment qu’on traite du mal, tout peut se mélanger dans un queer de la douleur – tous victimes du racisme même quand on a affaire à des phénomènes qui, tout condamnables qu’ils soient, n’en relèvent pas. Je serais dans une émission télé en face d’elle et lui montrerais l’improbabilité de ce propos, qu’elle me couperait le parole aussitôt, m’assènerait que du moment que c’est de l’exclusion, de l’injustice, ou de la caste, c’est que c’est du racisme, et que si je coupe les cheveux en quatre, c’est qu’il y a en moi quelque chose de louche qui veut secondariser le racisme, ce qui fait donc de moi un raciste. Car le racisme est indivisible. Le racisme est ce qui se confond avec le réel (un peu comme dans Spinoza, Dieu se confond avec la nature). Le racisme est le monogramme de tout. Donc, elle a raison de tout mélanger, et j’ai tort de tout distinguer – d’ailleurs, la distinction, c’est de la discrimination. Et là, le public l’applaudirait et me huerait. Non, David, je n’irai pas chez  Ruquier !

« La fille qui parle hyper vite »


C’est ce qui fait de ce livre un objet si fascinant : la pensée télé enfin mise en scène. La pensée télé qui est en effet la pensée de l’indivisible, de l’univoque, du bien totalitaire et qui oblige celui qui ose apporter la contradiction à passer pour un bouffon ou un salaud. Le truc, c’est que ce qui se passe à l’oral ne passe plus à l’écrit. Car « la fille qui parle hyper vite », comme elle se définit, ou plutôt comme elle se laisse définir par ses amis avec une certaine satisfaction (en quoi, elle a tort, car l’on sait depuis Flaubert que la bêtise est précisément ce qui va vite,  ce qui  nivelle, ce qui ne trouve rien problématique, alors que l’intelligence, c’est-à-dire ce qui juge, discerne et distingue, est ce qui va plus lentement [1] ), n’a pas peur que ses arguments s’annulent les uns les autres, du moment que son discours avance, embrouille, et vous rende coupable de tout, y compris de le trouver confus. Ou paranoïaque. La méthode Diallo est en effet de montrer que les racistes sont partout et constitue une sorte de cartel invisible (nous allions dire «judéomaçonnique » !) qui organise sournoisement tous les rapports sociaux : car en effet, « le racisme est donc parfois maintenu à dessein dans le but de conserver un statut », lit-on page 61. Mais quel statut ? Et maintenu par qui ? Le FN ? Eric Zemmour ? Amélie Poulain ? Les compagnons de la chanson ? L’académie des neufs ? Alain Soral ? Alain Finkielkraut ? (qui apparaissent comme par hasard à la même soixante-cinquième page). De  quel esprit complotiste Rokhaya Diallo est-elle le nom ? A ce propos, que signifient ces comparaisons moyennes avec « les chefs de bande que ces intellectuels n’ont pas été dans leur jeunesse » et que, « faisant parfois de leur leurs frustrations personnelles la source de la rage qui les anime, ils trouvent par le biais médiatique l’occasion de prendre une revanche sur la vie ? » En l’occurrence, c’est elle qui est chef de bande des Indivisibles, qui a une chronique régulière à la télé, et commence à être l’invitée récurrente et rageuse des débats de société. Car, puisque racisme extraordinaire et racisme ordinaire « sont les deux pendants d’une même logique » (page 55), rien n’échappera à l’antiracisme à visage inhumain de Rokhaya Diallo.

Même le slogan Touche pas à mon pote était raciste car il supposait que le pote n’avait que le droit de se laisser défendre par le non-touchiste. Et aujourd’hui, l’expression « black blanc beur » est crypto raciste puisque le seul mot écrit en bon français est le mot « blanc », alors que « black » est un mot anglais et « beur » un mot en verlan. A ses yeux, personne n’est insoupçonnable, pas même les métis, surtout pas les métis ! Qu’un champion de tennis, Joe-Wilfried Tsonga, dont l’un des parents est africain, ose dire qu’en lui les deux sangs, occidental et africain, coulent dans ses veines, et c’est presque s’il tient à son sujet un discours banania ! Même les personnages de dessins animés ou de séries américaines sont trainés au tribunal de l’antiracisme – l’indivisible mélangeant allègrement réel et fiction, cinéma et expérience personnelle. Preuve, page 48, où pour étayer sa démonstration du « tous racistes », elle passe sans crier gare d’un exemple tiré du film In the air avec George Clooney à un exemple tirée de sa vie réelle :  « l’année dernière, je me suis rendue avec une collègue blanche à un rendez-vous… ». Ouais, c'est comme la violence urbaine d'Orange mécanique qui me rappelle vachement celle de Villiers-le-Bel...

Sauf que sur ce point je crains que Rokhaya ne connaisse ses classiques. Aussi lorsqu’elle prétend que dans les Simpson, les comédiens français qui doublent les personnages noirs adoptent systématiquement un accent créole ou petit nègre improbable alors qu’ils en sont dépourvus dans la version américaine, elle prouve surtout qu’elle n’est pas une habituée de la série vingtenaire et toujours au poil  de Matt Groening (un des plus grands génies de notre temps, soit dit en passant). Il suffit de vérifier sur DVD. Par exemple, Carl, le compère noir de Leny,  a un véritable accent africain en VF comme en VO . En revanche, le docteur Hibbert, inspiré à l’origine de Bill Cosby, s’il est doté d’une une voix haute et rigolarde, n’a aucun accent significatif dans les deux versions.

Tant pis ! Une page plus loin, elle se rabat sur les femmes asiatiques de Ally Mc Beal et de Grey’s anatomy [2], des personnages stéréotypés selon elle, qui, s’ils ne parlent avec accent, se comportent  avec la froideur et l’insensibilité qui font «  écho aux clichés relatifs aux Asiatiques. » Eh bien dites-moi ! Tant pis pour les films de Kurosawa, Mizoguchi et Ozu qui illustraient eux-mêmes, et avec quelle sensibilité, ce trait nippon de la retenue et de la pudeur.  Plus question non plus de dire, à propos de la catastrophe qui s’est abattue ce mois-ci sur le Japon, que les japonais nous ont impressionnés par leur calme et leur dignité  - ce serait faire du racisme positif, et en même temps sous-entendre que les peuples expressifs sont considérés comme des braillards sans noblesse ! Non, toute généralité ethniquo-culturelle est à bannir (les Suédois mangent autant de couscous que les Algériens, et les Chinois autant de paella que les Espagnols, et Ingmar Bergman, c'est la même chose que Pedro Almodovar !) Tout calembour est suspect, et on ne pourrait dire, par exemple, que « les Asiatiques sont bons en maths mais y sont cantonnés » - comme elle-même l’écrit page 51 de son livre, personne n’étant à l’abri d’un dérapage verbal, même pas elle qui a dû en rire jaune.

Adieu, Figaro !
 
Tout cela ne serait pas si grave si l’on ne sentait pas parfois notre inquisitrice flirter avec l’intégrisme réel. Quand par exemple elle minimise le cas Dieudonné et maximise celui de Michel Leeb, le sketch des  « narines » étant visiblement plus obscène à ses yeux que celui sur Faurisson. Ou quand elle a l’air de regretter que Houellebecq n’ait pas été condamné après ses fameuses déclarations sur l’islam, amalgamant, comme tous les islamophiles le font, l’islamophobie à l’arabophobie, et l’anticléricalisme au racisme. Pendant qu’on pense à Figaro :

« … je me jette à corps perdu dans le théâtre ; me fussé-je mis une pierre au cou ! Je broche une comédie dans les mœurs du sérail ; auteur espagnol, je crois pouvoir y fronder Mahomet sans scrupule ; à cet instant, un envoyé de je ne sais où, se plaint de ce que j'offense dans mes vers la Sublime-Porte, la Perse, une partie de la presqu'île de l'Inde, toute l'Égypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d'Alger et de Maroc : et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, dont pas un, je crois, ne sait lire, et qui nous meurtrissent l'omoplate, en nous disant : Chiens de chrétiens ! - Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant », elle pense furieusement à Ben Laden.



Alors qu’on croit qu’en tant que « féministe », elle prendrait le parti d’Elisabeth Badinter à propos des violences conjugales, elle critique le propos d’Elisabeth Badinter qui ose distinguer les violences conjugales punies dans notre droit et celles d’une certaine tradition islamique qui les permettent dans le leur. Etre scandalisé du sort des femmes afghanes relève selon elle d’un « féminisme opportuniste ». Dans sa bouche, la burqa serait « une expression culturelle » comme une autre, pas plus grave en tous cas que la chirurgie esthétique ou qu’un défilé de mode. Voir à 01:45 :



Quant au voile des femmes talibanes, il vaut largement le voile des « bonnes sœurs » chrétiennes.  "Mais il y a des femmes qui le veulent !", répondent en général les mauvaises soeurs. Certes, il y a des musulmanes qui portent le voile de plein gré. Le problème est qu'on ne les distingue pas de celles qui le portent contre leur gré.  Grande différence avec nos religieuses qui ont fait de leur foi un métier et d'ailleurs qui ont le droit de se défroquer, mais non, il  faut encore tout mélanger.     Adieu Figaro ! Adieu Badinter ! Et fabuleuse Rokhaya ! Il y a toujours ce moment, quand on essaye de débattre avec une intellectuelle altermondialiste et musulmane, où l’on se rend compte que la caricature de Mahomet est en fait pour elle beaucoup plus grave que la bombe réelle, le sort de la « fashion victim » infiniment plus douloureux que celui d’une victime de l’islamisme, et que la question des femmes voilées, excisées ou lapidées se pose finalement bien moins que celle de l’inégalité, d’ailleurs scandaleuse, des salaires entre hommes et femmes de nos pays.  Ce qui se dit au Comptoir des Cotonniers serait mille fois plus antiféministe que ce qui se dit dans le Coran et les Hadiths ! Et que toute critique d’un système culturel ou politique non occidental, ou comme elle le répète toutes les deux lignes, « non blanc », relève d’une approche post-colonialiste doublée d’une tendance au suprématisme blanc. Comme toute volonté de faire respecter la loi  en France est une violation des cultures minoritaires. Ainsi, à propos de l’affaire de Villiers-le-Bel où des voyous ont tiré sur des policiers, sa seule analyse est de dire que la police ne saurait être rien d’autre qu’une « force d’occupation » :



Babel, mode d'emploi.

Inversion du réel. Perversion du sens. Obsession Diallo. Outre s’en prendre systématiquement aux élites avec cette verve poujadiste caractéristique des gens d’extrême gauche, elle trouve à redire de cette notion si républicaine du mérite, celle-ci, accusée, page 212, « d’évacuer la notion d’égalité dans la mesure où elle justifie les inégalités sociales ». Mais alors, comment on va faire à l'école puisque noter un élève serait déjà le premier pas du processus inégalitaire ?

Ah Egalité ! Que de négations on commet en ton nom ! Avec Rokhaya Diallo, c’est la vie elle-même qui est coupable d’être diverse, bariolée et problématique. Et en ce sens, elle rejoint cette tentation d’une totalité sans extérieure chère à la gauche morale, ou celle d’une création sans péché, sans négatif, sans blessure chère au catharisme de notre époque. L’indivisible veut l’univoque. L’homme sans racines. L’individu sans visage. Le monde sans portes ni fenêtres (le monde burqa, en somme).  Le monde sans impair, sans tiers, sans autre ni prochain. En fait, une autre tour de Babel, où chacun pourrait (et devrait) être tout le monde, sauf lui-même, où chacun parlerait toutes les langues, sauf la sienne – en fait, ne parlerait qu’une seule non-langue, celle du consortium. Car, si je suis blanc, chrétien, européen, français, j’insulte le reste du monde. Si je dis que les yeux des Asiatiques sont « bridés », je m’octroie le droit insensé de désigner par mon langage ce que j’estime être, enfin, toujours, selon notre indivisible préférée, la particularité forcément inférieure de ces derniers. « Qui aurait l’idée de donner un nom à la forme des yeux blancs ? », accuse-t-elle sans rire. Mais les Asiatiques, je suppose. A chaque peuple son regard et son langage. A chaque tribu le pouvoir de désigner l’Homme par son propre nom de tribu. A chaque nom le déploiement, sinon le don, de son soi - Claude Lévi-Strauss ayant tout dit là-dessus dans Race et Histoire

« L'humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village ; à tel point qu'un grand nombre de populations dites primitives se désignent d'un nom qui signifie les "hommes" (ou parfois — dirons-nous avec plus de discrétion — les "bons", les "excellents", les "complets"), impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus — ou même de la nature — humaines, mais sont tout au plus composés de "mauvais", de "méchants", de "singes de terre" ou d' "œufs de pou". » [3]

C’est avec cette réalité tragique mais anthropologique que notre héroïne veut finir. En finir avec le « méchant » sans lequel l’humain ne serait pas complet. En finir avec le dragon, avec Caïn, avec Judas, sous prétexte de positivisme pur, d’anthropologie sans histoire, d'Histoire sans  travail du Négatif.  L’anthropos défini non plus comme produit culturel de chaque peuple du monde mais comme monde généralisé sans peuple - comme monde générique, comme monde-mire. Et c’est ce monde idéal dont Rokhaya Diallo, et quelques autres « utopistes » post-humains, la spadassine Houria Bouteldja ou l’inénarrable Lilan Thuram, rêvent. Comme aurait dit mon pote Stephen Dedalus (pas de raison qu'il n'y ait qu'elle qu'ait le droit de mêler fiction et réel !) l’antiracisme est un cauchemar dont j’essaye de me réveiller. 

Un jour, il faudra écrire le livre noir de l’antiracisme. Ses jugements sans sommation. Ses exécutions sans sursis. Sa terreur subventionnée. Sa haine profonde de l’humanité réelle. Sa toxicité indistincte. Son aryanisme post-racial. En attendant, nous refermons celui-là, accablé par tant de candeur négatrice, et qui nous aura fait presque perdre notre sens de l’humour. En quoi, nous aurons bien eu tort. Le mieux aurait été sans doute de réagir à la façon de Julius Hibbert, le docteur noir des Simpson dont nous parlions un peu plus haut et que nous sommes allés voir pour l’occasion et lui demander ce qu’il pensait, en tant que personne de couleur, du livre de Rokhaya Diallo. Sa réponse ne s’est pas faite attendre :



Pierre Cormary

NOTES :

[1]  « J’aime la compagnie des cons car je suis toujours le plus intelligent », disait Wolinski. Si au moins c’était vrai ! Hélas, la force du con est telle que précisément vous ne pouvez plus être intelligent avec lui. Avec quelle puissance, quelle évidence, quelle vie, oserais-je dire, il nous assène ses idées ! A bien des égards, il est plus fort que nous. Il nous surprend par son impudence, sa sincérité, son sérieux imperturbable, la logique interne de son raisonnement. Il nous surprend car il ne fait pas partie de nos catégories mentales. Le con, c’est celui que nous n’avions pas prévu. N’avez-vous pas remarqué que lorsque vous êtes obligé de discuter avec un con, c’est toujours lui qui l’emporte ? C’est que le con n’est pas arrêté comme vous par le bon sens, la charité ou le sens de l’humour. Dénué de toute prudence comme de toute probité intellectuelle, le con fonce dans son raisonnement avec une cohérence imparable que vous êtes bien en mal de freiner. Le con est celui qui pense plus vite que vous. Il perçoit des détails que vous avez laissés de côté, confond l’essentiel avec l’accidentel, rassemble des éléments épars qui n’ont rien à voir avec la question – ou de manière tellement lointaine que vous ne les aviez pas pris en compte – et avec une habileté brutale et irritante qui vous laisse sur le carreau. Car sa méthode est de vous embrouiller et de vous rabaisser. De vous mettre à son niveau. Or, à son niveau, vous ne comprenez plus rien. Il peut donc triompher de vous haut la main. Quel contentement pour lui d'avoir ridiculisé votre sensibilité et votre logos ! Con comme la lune dit-on. Eh oui ! Con comme une évidence, une nécessité cosmique, un bout de réalité insignifiante mais suffisante pour tout contrarier, influer sur les humeurs et bouffer de l’intelligence. Oserons-nous dire que Racisme : mode d’emploi agit de même ?
[2] Lucy Liu dans le rôle de Ling Woo dans Ally Mcbeal et  Sandra  Oh dans le rôle de Christina Yang  dans Grey’ s anatomy (note pour les amateurs).
[3] Claude Lévi-Srauss, Race et histoire, chapitre trois « l’ethnocentrisme », un texte qui, comme tous ceux du maître, ne correspond pas exactement au credo SOS racisme de notre temps, autrement dit, qui ne ment pas.
 



Toutes les réactions (49)

1. 21/03/2011 05:11 - zao

zaoQuelle farce, elle se fait passer pour une feministe ? Son torchon ne ferait meme pas un bon papier toilette, merci pour cette definition en profondeur du [censuré] que mademoiselle Dialo incarne parfaitement comme vous l'avez presise a juste titre.

2. 21/03/2011 05:12 - Neal

NealExcellent papier. Véritablement excellent.

"Sa haine profonde de l’humanité réelle."

Toute l'idéologie antiraciste (telle qu'elle est promue aujourd'hui) est résumée dans cette phrase. Et songez que ces gens citent Lévi-Strauss à longueur de journée pour légitimer l'abolition définitive de toute altérité. Quelle terrible ironie !

Les idées de Mlle Diallo sont un condensé d'époque. Le résultat de trente années d'un antiracisme aussi forcené que délirant, inattaquable sur le fond car conceptuellement indéfini, inattaquable sur la forme sous peine de poursuites.

Nonobstant, permettez une remarque. Vous vous bornez, avec un sens de la diplomatie qui vous honore, à montrer que Mlle Diallo (comme Mlle Boutelda) sont de purs produits des idées les plus grotesques de l'époque. Mais vous omettez simplement une chose : ce grotesque - mélange de militantisme anticolonialiste des décennies après la décolonisation, de crise identitaire liée au déracinement des populations immigrées, de mépris profond pour les sanglots de l'homme blanc, de complexe par rapport à l'ancien lion devenu chaton châtré, etc - s'est mué en une rage politico-raciale bien réelle et, au fond, assez "logique", si j'ose dire.

Pour des raisons aujourd'hui évidentes, nous ne pouvions qu'en arriver là. Nous ne pouvions en arriver qu'à ce genre de livre (bien qu'il aurait fait rire n'importe quel bac +2 il y a encore 25ans). Nous ne pouvions en arriver qu'aux manifestes imprécatoires du parti de Mlle Bouteldja.

3. 21/03/2011 05:19 - Joy

JoyCormary, my hero. Encore un diamant, le plus incisif sur cette impasse humaine. Le jour où Canal s'en sépare, il serait temps, je me réabonne.

4. 21/03/2011 09:36 - Warossin

WarossinRemarquable article. La note (1) est une véritable friandise. De celles qui nous demeurent en bouche des heures durant et suffisent à nous contenter.

5. 21/03/2011 10:03 - Raphaël Juldé

Raphaël JuldéElle va avoir du pain sur la planche, la Diallo, pour exterminer tous les "tous-racistes" ! Les "sieg heil" et la fourmi...

6. 21/03/2011 10:22 - HP

HPSa colère constante me rappelle les enragés décrits par le docteur Baryton dans Voyage au bout de la nuit :

"Rien n'est plus grave que la conviction exagérée. J'en ai connu bon nombre, moi qui vous parle Ferdinand, de ces sortes de convaincus et de diverses provenances encore ! Ceux qui parlent de justice m'ont semblé, en définitive, être les plus enragés".

Le truc le plus délirant que j'ai entendu dire par ce genre de personne, c'est la réprésentante des indigènes sur le plateau de Taddéï : elle affirmait en toute sériosité que le racisme était une invention blanche et ne s'appliquait que dans le sens blanc > couleurs ! Pour des personnes dont le sujet est l'antiracisme, je trouve qu'elles sont très peu cultuvées en anthropologie et en histoire. Quelqu'un lui a justement rappelé que le racisme était ce que partageait le mieux l'humanité. Mais, on est pas sorti de l'auberge avec tous ces mouvements et ces personnes...

7. 21/03/2011 11:02 - Alex

AlexRemarquable article, je pense sincèrement que tout le monde a compris que cette fille-là était une imposture totale, je ne comprends pas pourquoi on continue de l'inviter...C'est tout à fait la pensée de la génération, un milliard de références à la seconde mal digérées, uns structure mentale construite avec comme seul pivot le racisme, elle voit du racisme partout, comme certains voient un complot judéo-maçonnique partout ou comme Plenel voit des complots politico-financiers partout...aucune capacité à penser les nuances, les marges, une vision en noir et blanc de la vie, de la société et puis cette voix aiguë qui use les oreilles et met la patience de tout à chacun à bout...

8. 21/03/2011 11:18 - Enzo

EnzoAh, enfin un bon parpaing ! A quand un Cormary Vs Mademoiselle Diallo sur un plateau TV ?

9. 21/03/2011 11:32 - René de Sévérac

René de SévéracCormary, vous avez eu le courage de lire ce livre. Bravo.
Ses inteviews sont généralement indigestes; difficile d'aller jusqu'au bout.
Cette dame est manifestement complexée et sa négritude difficile à supporter.
Elle est un "Mikaël Jackson" inaccompli ...

Face à Zemmour (ou Guéant) dès que le mot africain est prononcé,
elle ajoute comme une défense inconsciente, "mais moi je suis française"
... comme si cela signifiait blanche.

Rien à voir avec Soppo, lui c'est un business !

10. 21/03/2011 11:56 - François

FrançoisEntièrement d'accord avec votre excellent article. Cette demoiselle hystérise complètement l'antiracisme et le rend stérile et stupide. Je me souviens une émission de TV où elle disait qu'elle ne supportait pas quand des français blancs lui demandaient de quel pays elle était et que le racisme commençait comme cela. La moindre parole tendant à distinguer se transforme en offense raciste. Ecrire que le prénom Rokhaya et que le nom Diallo lui dévoilent vraisemblablement une ascendance sénégalaise ou guinéenne, d'origine peule (héritage fort respectable au demeurant) témoigne probablement de ma part d'une obsession racialo-différentialiste qui mène à tous les génocides.
Quant à ses appels à ce que Guerlain bannisse le sieur Guerlain et finance des cours d'antiracisme dans les écoles, ça faisait vraiment chantage. Soit vous payez les indivisibles pour aller dire dans les écoles que le racisme c'est très mal, soit on boycotte vos produits.

11. 21/03/2011 12:26 - pol

polFrantz Fanon disait dans "Peau noire, masques blancs" qu'un blanc qui détestait les noirs était un malade mental et qu'un blanc qui aimait les noirs au delà du raisonnable l'était tout autant. A méditer...

12. 21/03/2011 12:46 - ChurlesBa

ChurlesBaSympa l'article...
Je me demande bien si R. Diallo et tous ses sbires pensent vraiment ce qu'ils disent...et si c'est le cas, ça veut bien dire qu'ils nient ce que leurs yeux leur montrent : cette psychose de l'anti racisme me désole au plus haut point..

13. 21/03/2011 13:14 - Pierre-André Taguieff

Pierre-André TaguieffUne analyse aussi rigoureuse que percutante, sur un personnage à vrai dire comique dont les apparitions médiatiques m'avaient stupéfié. Enfermée dans ses clichés militants, ses formules creuses débitées à grande vitesse. Inculte, stupide et pressée d'exister dans le champ du bavardage "d'idées" (il y a des émissions pour cela). Les éditions Larousse se déconsidèrent en publiant de telles "auteures".

14. 21/03/2011 14:23 - LB

LBBravo pour ce texte, tout à fait excellent !
Quel courage de vous être fardé la prose de Miss Diallo en entier.
Quel est le sujet de votre prochaine séance de masochisme ? Lire l'intégral de V. Cespedes ?

15. 21/03/2011 17:34 - Al cantara

Al cantaraRemarquable M. Cormary ! Analyse d'une redoutable perspicacité, pulvérisant, s'il en était besoin, le nouvelle comète médiatique "made in USA", d'où elle nous importe ses conceptions communautaristes, idéalistes et différentialistes. (Je relève d'ailleurs, ne vous en déplaise Mlle Diallo, que la société américaine est plus raciste que la française !)

Qu'un gaulois puisse nous vendre ces systèmes conceptuels et sociétaux "ricains", pourtant étrangers à nos traditions républicaines originelles, passe encore... Mais que cela vienne d'une française de "fraîche date", coatchée et endoctrinée par une nation US, qui n'a en fait pas les mêmes intérêts stratégiques et politiques que les nôtres, je trouve cela insupportable ! Mais je l'entends déjà crier au racisme, là où il n'y a en fait que de la fierté culturelle et un simple amour de notre modèle républicain français, si chèrement acquis, en y ajoutant peut-être, afin d'être objectif, un peu d'hypersensibilité personnelle sur ces questions ;) !

Une vrai tête à claques cette R. Diallo, qui confond comme vous l'avez justement relevé, débit rapide de paroles avec démonstration cohérente, idéologie avec réalité des faits... Bref, Mlle est une "experte es logorrhée", idéologue à nul autre pareil ! Cela fait sa force : hypnotiser par son "magnétisme" verbal ses interlocuteurs, qui pour certains n'ont pas toujours de la répartie, face à un telle virtuosité de verbiage, dont elle semble fière, la pauvre...

Dans une société privilégiant la forme plutôt que le fond, la com' et le bavardage plutôt que l'écrit, le sophisme plutôt que la rigueur intellectuelle, pas étonnant qu'on lui tende les micros ! Les quotas audiovisuels - s'appliquant désormais aux minorités visibles et aux nouvelles générations- faisant le reste... (sans parler du parrainage de divers réseaux)

Comme vous le dites si justement Pierre : " L’indéniable force de Rokhaya Diallo est qu’elle a l’art de changer de point de vue à tout bout de champ, ce qui la rend redoutable même dans l’incohérence – surtout grâce à l’incohérence. Comme si elle avait raison à chaque instant et tort tout le temps".

Tout ça peut-être parce qu'un jour un gaulois raciste l'a discriminé lorsqu'elle était enfant. Quel gâchis ! Je crains malheureusement que son positionnement idéologique confortable et démagogique en a fait désormais une héroïne pour longtemps dans les médias aux yeux des banlieusards , la rendant désormais indispensable, sous peine de racisme, en tant donc que porte-parole des minorités visibles "sans-voix", soi-disant victimes d'un « si lourd » système discriminatoire raciste de la société française...

Bref, Mlle Diallo c'est l'anti-racisme comme manière de faire son trou, de se rendre indispensable dans les médias, avec rente et profession à vie, la célébrité en prime ! Fallait y penser Rokhaya : bien joué !!!

Vous avez compris mon ironie : j'espère sincèrement que vous sortirez un jour de vos ornières Rokhaya. Mais cela vous demandera du courage !

J'arrête là mon bavardage et je retourne à votre délicieux texte M. Cormary, en vous remerciant chaleureusement de l'avoir commis, d'avoir su mettre des mots si justes sur la colère qui me saisit lorsque j'écoute le discours formatée « à visage inhumain » de notre sœur en humanité, chez qui s'entrechoquent tant de contradictions conceptuelles et psychiques, comme vous l'avez remarqué !

16. 21/03/2011 18:02 - faismoiducouscouschérie

faismoiducouscouschérieCharles Baudelaire écrivait qu'aux droits de l'homme, il fallait en ajouter deux: «le droit de partir et le droit de se contredire».

17. 21/03/2011 18:06 - commequidirait

commequidiraitDifficile de n'être pas d'accord sur le fond avec cet article.
Néanmoins, et pour la forme, un petit bémol dans ce "concert de louanges" et l'expression est vraiment un euphémisme si l'on considère les hyperboles admiratives des commentaires : "Véritablement excellent....Cormary, my hero.... Remarquable article.... excellent article.....analyse aussi rigoureuse que percutante....tout à fait excellent....etc.
Franchement, si je n'étais jamais allé sur ce site, je commencerais à croire que le rôle de ces commentaires consiste à disposer favorablement le lecteur ("la claque"). Par conséquent, juste pour apporter une petite dissonance (je suis un emmerdeur, c'est sûr), il me semble que le petit paragraphe consacré à prouver que Diallo a fait une mauvaise lecture des Simpsons est une démonstration un peu risible. Il n'était peut-être pas utile d'aller se perdre dans des détails futiles pour montrer que la pauvre femme était perchée.

18. 21/03/2011 18:30 - faismoiducouscouschérie

faismoiducouscouschérieCommequidirait vous pouvez ne pas être d'accord sur le fond, personnellement je lui trouve un goût de réchauffé genre à l'ouest rien de nouveau, un vocable que l'on peut plaquer sur tous types de sujets juste pour contredire. L'auteur n'a sans doute jamais souffert de remarques concernant sa différence physique, sinon il ne ferait pas un écrit à charge. Que l'on soit noir arabe gros handicapé pauvre c'est la même douleur, certains le digèrent mieux que d'autres pas besoin d'aller lire son livre pour comprendre cela. Qu'elle soit un porte parole à l'américaine pourquoi pas, on s'en fiche. Elle n'est pas ridicule pour tout le monde, qu'elle s'enferme dans des clichés militants qui ne l'est pas? C'est son regard sur une France que Cormary ne connait pas et ne veut pas connaître qui dérange. En quoi son témoignage serait-il moins crédible que sa vision?

19. 21/03/2011 18:45 - commequidirait

commequidiraitDésolé "faismoiducouscouschérie", il est possible qu'elle ne soit pas ridicule pour tout le monde mais c'est vraiment dommage. L'auteur pointe précisément du doigt le ridicule de sa démarche. Quant à "s'enfermer dans des clichés militants", ne pensez-vous pas que c'est tout de même problématique ?
A vrai dire, je pensais plutôt que Cormary enfonçait des portes ouvertes...

20. 21/03/2011 18:52 - Orlando

Orlando Texte fabuleux y compris le courage de contredire jusqu'au bout- faisant fi de la lassitude "encolérée "- des raisonnements confus et incultes, il faut bien le dire ,s'enroulant autour d'eux mêmes pour se mordre la queue , et finalement plus proches de la grille de lecture parano (vous évoquez vous même en parallèle le complot judéomaçonnique ) que de l'analyse, quel que soit le nom que l'on donne à cette dernière d'ailleurs ..
Et les comparaisons insensées qui semblent abonder dans un livre, que je vous l'avoue je n'aurais pas le courage de lire ,telles que le voile ou la burka avec les bonnes soeurs!! -bien de chez nous- me rappellent que il y a peu en discutant de l'excision ,je me suis vu opposer la pratique de la ceinture de chasteté (référence aux ignobles croisades sans doute ?!) datant de mille ans ou quasiment pour justifier cette mutilation ,par ailleurs définitive ! et comme on dit cela ne nous rajeunit pas ,on peut ajouter cela ne nous rassure pas sur l'ouverture d'esprit ,l'influence des femmes et les avancées des moeurs de peuples, à nous proposés comme modèles ou presque ! mais ces gens enfermés dans leur monomanie s'en rendent- t-ils seulement compte ? Temps, époque ,buts ,nature, ils ont le droit les imbéciles , ils peuvent eux tout confondre dans le même torrent :ils n'ont pas de compte à rendre, n'est- ce- pas à la rationalité occidentale ,un tantinet raciste d'ailleurs celle la sans doute ..Ce qui au final nous amène à votre note délicieuse de trouvailles et d'exactitude et d'humour sur le Con en majuscule ...

21. 21/03/2011 18:59 - faismoiducouscouschérie

faismoiducouscouschérieCommequidirait bien évidemment que s'enfermer dans des clichés militants est problématique. Car au lieu d'avoir une mention d'expert, elle a une étiquette de militante et c'est là que réside l'escroquerie intellectuelle. Le véritable expert c'est celui qui observe la réalité sans prendre parti.
C'est un pari difficile, qui est capable de s'armer du filtre de la raison et de l'analyse?

22. 21/03/2011 19:06 - Al cantara

Al cantara@ 18,

Passe pour le couscous, moins pour le modèle de société "made in USA" dont le ciment essentiel est le DOLLAR : in Gold we trust !

Nous vous laissons donc à votre indifférence devant le modèle républicain français. R. Diallo est, peut-être naïvement, un Cheval de Troie, un agent "idiot utile" du communautarisme et de ses dérives, de réseaux sous-terrain malintentionnés, pouvant conduire hélas à brève échéance à l'implosion de notre société française.

Quant on connait par exemple les ressorts de la doctrine islamique et ses avatars historiques et contemporains dans le monde, de son incompatibilité dans ses Textes et l'Histoire avec la Démocratie, la République et la totalité des Droits de l'Homme, ce serait d'une irresponsabilité grave de ne pas réfléchir dès maintenant aux problèmes que pourrait poser à l'avenir une toujours plus forte présence de musulmans en France, à cause d'une immigration subie et incontrôlée.

Et cela et en dehors de tout racisme et de toute islamophobie, mais au nom du plus simple réalisme culturel et religieux, par esprit de responsabilité, et afin de rendre possible le "vivre ensemble" pour nous mêmes et nos enfants...

23. 21/03/2011 19:42 - faismoiducouscouschérie

faismoiducouscouschérie@22, moi indifférent devant le modèle républicain où avez-vous lu cela?
Implosion de notre société cela me fait marrer, l'État providence n'existe plus depuis bien longtemps.
C'est peut-être de ce côté qu'il faille chercher des réponses. Il n'y a plus de grande institution qui puisse servir de phare.
Ce sont les référents traditionnels qui implosent, et pourquoi ne pas rechercher un autre modèle?
Nous sommes en mutation comme à la fin du Moyen-Age et alors?

24. 21/03/2011 20:01 - Al cantara

Al cantara@ ...couscous... ,

En défendant les conceptions sociétales américaines de Mlle Diallo, il m'a semblé que vous relativisiez la valeur de notre modèle républicain français...

Autre modèle ? Bien, vous pouvez préciser, ça m'intéresse !

25. 21/03/2011 20:47 - faismoiducouscouschérie

faismoiducouscouschérieAl cantara, je ne défendais pas les conceptions sociales de cette dame, mais que le modèle américain de relations de causes à effets soit repris dans ses attitudes, ce n'est qu'un show qui paye car cette personne a des adeptes.
Un modèle français qui payerait selon certaines mouvances serait une France où les préoccupations environnementales seraient aussi importantes que les préoccupations politiques, sociales et économiques, rompre avec l'Europe telle qu'elle est et faire une Europe des nations, en fait une Europe qui respecte les souverainetés nationales,rupture totale avec l'OTAN qui n'est qu'un outil de domination US,une France qui défende sa langue,qui contrôle vraiment son territoire.
Une France qui n'ait pas peur de rompre avec le passé pour se permettre de se secouer les spermatozoïdes,rétablir la notion de responsabilité de ceux qui donnent et ceux qui reçoivent.
“A force de faire prévaloir la notion d’égalité et d’Etat sur celle de liberté et d’individus, la France a fini par fabriquer des citoyens dont le premier réflexe, en cas de difficultés ou d’interrogation, consiste à remettre leur sort entre les mains d’une puissance tutélaire. Si bien que le langage des droits s’est progressivement substitué à tout appel à la responsabilité individuelle.”
Ah, le bon vieux temps§

26. 22/03/2011 15:47 - Barnabé

Barnabé@ Fais..chérie 18 :peux tu réellement imaginer que quelqu'un n'a jamais souffert dans son enfance à l'école au lycée dans son milieu professionnel à l'age adulte ou à l'hospice pour en finir, de remarques ironiques malveillantes ou dégueu sur son apparence ou celle de sa famille ,son nom, son origine ( tiens moi on m'appelait en classe" le boche" parce que né en Allemagne )ses goûts ,sa taille ses occupations , son physique (ah je me souviens de la torture qu'a vécue un écolier au milieu d'un lycée déchainé à cause d'un nez invraisemblable )L'intelligence disait un zoologue sans doute misanthrope , vient aux animaux comme aux hommes par la méchanceté (voir les sobriquets ),et peu sont ceux qui n'en ont pas souffert ... De là a en faire sa base unique d'appréciations et de vision revancharde de la vie ...Mais tout le monde a eu affaire a des salauds et le pire c'est que nous l'avons été souvent pour d'autres ,révérence gardée aux Saints mais sont-ils si nombreux ?

27. 22/03/2011 16:21 - faismoiducouscouschérie

faismoiducouscouschérieBarnabé je ne peux pas m'imaginer que c'était un raisonnement par l'absurde.

28. 23/03/2011 09:10 - Barnabé

Barnabé @ Fais..chérie :C'est au contraire très rationnel et vérifiable : un monde peuplé majoritairement de malveillants,qui préfèrent blesser que vanter ...
A moins de vivre au pays de Candy ; ceci n'est pas un reproche ,j'adorerais ,mais voila...

29. 23/03/2011 12:55 - faismoiducouscouschérie

faismoiducouscouschérieBarnabé ma phrase était un raisonnement par l'absurde pas ce que vous dites.
Où est la vérité dans tout cela? Celle de Rokhaya ou celle de Pierre?
Chez Sartre, la révélation de la vérité de l’existence aboutit à l’absurdité. La rencontre de la vérité signifie la mort des illusions et le constat lamentable de la finitude humaine. Du coup, rien ne peut nous attirer vers la vérité et, comme Nietzsche l’avait dit, il faut que les hommes continuent d’entretenir des illusions, car ce sont elles qui les font vivre !
Alors vivons!

30. 23/03/2011 18:00 - Barnabé

Barnabé@ faismoiducouscous chérie : Bien saisi, quoi que ce que dit Sartre sur la finitude ,et avec lui par parenthèse tous les philosophes dignes de cette appellation ( et les poètes donc !) soit encore un autre problème .C'est en fait the problème -différent du mal volontaire et jouissif que l'homme aime à commettre à l'encontre de l'homme, humiliation comprise .. .. Mais la même planète après tout peut abriter Pol pot et Mère thérésa ,ce qui reste en accord avec le libre arbitre accordé à l'homme ...et nous éloigne terriblement du sujet Rokhaya ,ce qui n'est d'ailleurs pas plus mal..

31. 23/03/2011 20:29 - Sylvain Métafiot

Sylvain MétafiotExécution féroce et sublime monsieur Pierre, comme à votre habitude. (On ne peut pas en dire autant de certains commentaires...).

L'antiracisme n'a pas besoin de cette caricature d'antiracisme béat, manichéen, simplificateur et relativiste que représente madame Rokhaya Diallo. Tout comme la droite n'a pas besoin de Zemmour & Co pour se forger une rhétorique digne de ce nom.
Bien au contraire ! Ces tacherons de la pensée ne devraient faire partie d'aucune référence intellectuelle d'un bord comme de l'autre.

Bref, c'est toujours un plaisir de vous lire.
Et ce, malgré mes positions souvent contraires aux vôtres...

Bien à vous.

32. 24/03/2011 12:25 - Greg môk

Greg môkFinalement, cette femme ne serait-elle pas profondément .... raciste ?

Selon certaines peuplades d'Afrique noire, comme Mme Diallo devrait le savoir (?), les blancs sont aussi désignés comme des "cochons grattés", ceci dit en référence aux "yeux bridés".

Sinon, vous avez perçu assez vraisemblablement un trait de caractère dominant chez Mme Diallo, sa maladive manipulation, et ce, dès le reveil, au matin.

Ainsi, je vous invite à faire un voyage de qq années en Afrique noire et de plonger dans la culture africaine, pour, entre autres, écouter et entendre l'homme noir qui parle de l'homme noir.

Une chose, veuillez avoir l'amabilité de ne pas faire le jeu des antiracistes en utilisant ce terme discriminant qu'est "racisme anti-blanc", mais dites simplement "racisme" et vous comprendrez que la portée émotionnelle sera bien plus plus significative et claire (euh ...).

33. 26/03/2011 23:41 - eva

eva"un peu comme des femmes violées confondent le viol avec l'amour", je trouve cette comparaison de très mauvais goût. Sinon, merci pour l'article.

34. 25/04/2011 20:28 - Harry stot

Harry stot"Le con, c’est celui que nous n’avions pas prévu"...Celle- là elle tue!

35. 26/04/2011 12:09 - robespierre

robespierreExcellent.

36. 27/04/2011 14:04 - kelevra

kelevra"le con ose tout, c est meme a ca qu on le reconnait" Monsieur Michel Audiard dans "Les Tontons Flingueurs"

37. 01/05/2011 14:30 - BCM

BCMTrès bon article. Merci.

38. 04/05/2011 02:28 - LookHere

LookHereSi cette dame veut nous prouver que son intelligence est supérieure à la nôtre, c'est raté: tous ses arguments sont à côté de la plaque; on dirait un Lilian Turham à la petite semaine. Comparer le CHOIX des talons aiguilles à la grande majorité des femmes OBLIGEES de porter un voile quel qu'il soit, soit c'est de l'indigence intellectuelle, soit c'est de l'ordre de la PROPAGANDA d'extrême-gauche simpliste et stupide. C'est grave de penser que ces gens-là sont édités et invités!

39. 04/05/2011 16:01 - Thierry

ThierryM.Cormary,
Petite interview vidéo qui illustre bien la "rhétorique quantique" de Melle Diallo que vous illustriez pas la remarque suivante:
"Comme si elle avait raison à chaque instant et tort tout le temps."
A partir de 3:25

http://www.marieclaire.fr/,rokhaya-diallo,20258,398310.asp

40. 09/05/2011 22:50 - bidibul

bidibulLe délire "anti-raciste" de cette dame me rappelle les réactions d'une commentatrice d'un vieux forum consacré aux assourdissantes vuvuzellas. Cette commentatrice a protesté violemment contre les opposants à ce "traditionnel" cône de plastique made in China produisant un son équivalent à un décollage de Boeing, accusant les méchants de "colonialisme"... Ainsi donc l'"anti-racisme" peut devenir une maladie mentale. Hélas je ne suis pas sûr que cela se soigne. Je compatirais sincèrement si ces malades n'étaient pas aussi puissants et procéduriers.

41. 28/05/2011 17:35 - babydrone

babydroneCormary, the absolute sniper.

42. 17/12/2011 04:22 - Ricoxy

RicoxyPour dire crûment et simplement les choses : à la lecture de votre article, R.D. semble être une névrosée qui a développé un formidable complexe de sa négritude.

43. 30/12/2011 00:04 - Christobal

ChristobalJe ne suis pas étonné de ce concert de louanges.

Que certains n'apprécient pas les prises de position de Mme Diallo? Soit. Mais de là à partir dans de tels excès...Pourquoi ce déchainement?

Le fait est qu'actuellement, on assiste en France à une libération générale de la parole. Les "minorités visibles" - silencieuses pendant des années, au nom de "l'égalité, fraternité"- se sont mises à s'exprimer, à vouloir, comme d'autres communautés, revendiquer l' égalité. Cela peut dans certains cas passer par des excès, il est vrai.

Mais dans l'autre sens, la réaction me semble disproportionnée. Même si Mme Diallo peut susciter l'énervement, voire l'exaspération chez certains, elle donne la réplique à d'autres personnalités, dont je ne citerai pas le nom au risque d'être mis à l'index, qui, sous couvert d'être des intellectuels (souvent de gauche), tiennent des propos clairement racistes.

Soyons clair, le racisme est universel. Pour autant, il n'est pas acceptable.

Je vais vous donner exemple vécu. Comment réagiriez vous si une institutrice demandait à votre fille métisse de 10 ans de se lever pour montrer à ses camarades ce que c'est qu'un nez épaté? Que diriez-vous si des collègues disaient à votre femme, pourtant française mais noire, "qu'elle ne s'intègre pas dans son service pour des raisons culturelles", alors que tout dans son comportement ou ses habitudes en fait une Française comme les autres? Vous diriez que votre fille et sa mère sont paranoïaques et cassent les pieds des pauvres Blancs? Ou bien qu'il y a des comportements qui méritent d'être condamnés avec la plus extrême vigueur?

Malheureusement, certaines habitudes sont encore bien ancrées en France, comme ailleurs. Pas besoin de nous haïr nous-mêmes pour cela. Elles sont le résultat de l'histoire. L'esclavage, la colonisation, l'idée chère à Jaurès que les européens vont apporter la lumière aux "nègres" ont bien ancré dans l'inconscient collectif un certain nombre de préjugés racistes concernant les Africains et les Antillais. Ces préjugés subsistent encore.

Pas besoin de se défouler sur Mme Diallo...L'émergence de personnalités comme cette jeune femme est le signe des failles de notre société.

44. 21/01/2012 22:17 - buiduidan

buiduidanQuel pitoyable articulet. Bien sûr que l'anti-racisme de cette personne est le signe de son profond déséquilibre mental, cela va sans dire. Le port des stilletos 15cm est le libre choix de la femme occidentale bien dans sa libre peau, chacun le sait, comme la position couchée demi-nue sur le capot d'une bagnole de luxe est son libre choix de femme libre, nous le savons. Ou-i.
Evidemment l'anti-racisme unilatéral est signe de mensonge éhonté, nous ne sommes pas restés dans l'ignorance de ces multiples exemples de discrimination anti-blanc proliférant dans notre pays au point que les procédures au pénal écrasent de leurs épais dossiers les tribunaux de la république liberté-égalité-fraternité.
Chacun ici connaît les obstacles insurmontables rencontrés par ces blancs désireux de louer une chambre dans tel foyer sonacotra du 9.3, les plafonds de verre opposés à ceux qui, les malheureux, prétendraient se faire embaucher comme technicien de surface-trottoirs dans les rues de Paris, ou monteurs de parpaings dans les chantiers du bâtiment quand ce n'est employé d'abattoir dans telle commune de l'ouest du pays.
Monsieur l'auteur Cormary vous êtes comme tous les négationnistes resté bloqué à ce stade de développement intellectuel qui nécessite l'élucidation formelle du process oeuf/poule.
De sorte que vous êtes toujours dans l'ignorance de cette cruelle vérité : si le racisme est en effet répandu très largement parmi les Hommes, le problème contre lequel se bat Diallo, comme tous ceux qui ont conscience de la situation, car ils l'ont étudiée, disséquée, analysée, et depuis fort longtemps, et les études sociologiques sont nombreuses et publiées, ce contre quoi elle se bat, donc, est le racisme institutionnalisé, qui, à la différence du racisme entre particuliers, permet à la majorité dominante dans tel pays d'instaurer une hiérarchie effective et sociale entre les races.

Par conséquent, avant de nous abreuver de vos rivières de sarcasmes envers cette femme, veuillez s'il vous plaît vous instruire plus avant, vous reviendrez ensuite nous faire part de vos nouvelles avancées dans l'humanité réelle. Merci.

45. 18/02/2012 18:07 - Cadet de Gascogne

Cadet de GascogneElle-même est, peut-être, profondément raciste...?....

46. 18/02/2012 18:27 - Cadet de Gascogne

Cadet de GascogneElle fait copain-copine avec les Frères Musulmans, vous savez, ces islamistes radicaux modérés, fan de la culture occidentale qu'ils tentent de mettre en pratique depuis le "printemps arabe"...euh...l'"hiver islamique", ces antisionistes notoires et assassins de chrétiens, des gens ... profondément anti-raciste, puisqu'on vous le dit !
Epoque pré-Totalitaire que nous vivons.

47. 16/03/2012 02:03 - K-O

K-OVotre diatribe ressemblerait presque à du négationnisme colonial.
Vous reprochez à cette personne qui à toute légitimité comme vous de s'exprimer," d'être une fille qui parle super vite", je vois que vous avez vous aussi une capacité à étourdir les gens de propos incohérent.
En ne vous concentrant que sur vos pseudo capacités analytiques, vous avez l'art et la manière d'éviter de donner un avis concis sur le sujet, et vous omettez grandement d'étayer le problème de fond...Ce qui vous enlève toute crédibilité face à un sujet qui ne semble pas vraiment vous interresser mais qui vous permets de déverser votre littérature haineuse et équivoque.
Vous êtes de ceux sans doute que le changement dérange car il vous amènerait à une réflexion trop loin de vos considérations racistes et misogyne...

Je me permets de vous redonner la définition de ce qui semble être votre métier:
littérateur: C'est cet esprit philosophique qui semble constituer le caractère des gens de lettres ; et, quand il se joint au bon goût, il forme un littérateur accompli. [Voltaire, Dictionnaire philosophique]

48. 04/04/2012 04:26 - ABsolut

ABsolutIl est inadmissible qu'on invite sur tous les plateaux cette femme pour semer la haine, la division; Une femme promue de plus par le secrétariat d'Etat américain comme elle l'a reconnu elle-même, flattée d'avoir été choisie parmi les personnes "prometteuses" de la diversité. Aujourd'hui dans son émission Egaux mais pas trop, elle va carrément cirer les pompes de Dieudonné et tendre son micro au néonazi Alain Soral.
Je n'ai pas l'impression que les gens qui l'invitent sachent réellement qui elle est aujourd'hui.

VOIR ces articles allant dans le même sens :

http://elrond.over-blog.com/article-la-mort-de-la-republique-indivisible-et-laique-39061124.html

http://laredacnomade.over-blog.com/article-rokhaya-diallo-et-ses-indivisibles-qui-divisent-86129697.html

49. 27/01/2013 21:09 - Czar

Czar"Si je dis que les yeux des Asiatiques sont « bridés », je m’octroie le droit insensé de désigner par mon langage ce que j’estime être, enfin, toujours, selon notre indivisible préférée, la particularité forcément inférieure de ces derniers. « Qui aurait l’idée de donner un nom à la forme des yeux blancs ? », accuse-t-elle sans rire. Mais les Asiatiques, je suppose. "

exactement, les Chinois nous appelaient les "barbares au long nez", mais je doute que cette anthropologue de proximité dont le charabia verbeux n'a pour simple but que de masquer la malaise fondamental qu'elle éprouve dans une société et une culture qui, elle le ressent sans vraiment oser se l'avouer, ne sont pas et ne seront jamais les siennes

Ring 2012
Pierre Cormary par Pierre Cormary

Littérateur et éditorialiste. Ring Wall of Fame.

Dernière réaction

Quelle farce, elle se fait passer pour une feministe ? Son torchon ne ferait meme pas un bon papier toilette, merci pour cette definition en profondeur du [censuré] que mademoiselle Dialo incarne...

zao21/03/2011 05:11 zao
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    [ Addenda du 11 décembre 2013 :Les excuses publiques du Magazine Causeur à David Serra : http://www.causeur.fr/nos-excuses-a-david-serra-et-aux-editions-ring,25362David Serra et les éditions Ring...

  • Réflexions sur la tuerie antijuive de ToulouseRéflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

    (propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a...

  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD,...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

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    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

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    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

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    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

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