Sur le RING

Régis Debray demande des étagères

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Frédéric Gajaray - le 22/11/2010 - 10 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B



Quand toutes les archives sont en bordel par terre, suite par exemple à un cataclysme, comme l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, ou l’avènement au pouvoir d’un mondialisme rigolard de type London Parisse Tokyo, on a deux solutions. Soit on s’enfuit au bar du coin s’oublier, soit on regarde attentivement, et puis, on range. Régis Debray opte pour le choix 2 ; il n’a pas détalé ; il a pris son stylo et il a écrit à l’administration générale qu’il fallait qu’elle commande des étagères – on ne peut rien faire sans cette maritorne là. Il est plus que probable que l’administration sursoie à sa demande, parce qu’il aura oublié le formulaire E413-b couleur verte, salle T2-72 bâtiment G au deuxième sous-sol, quelque chose comme ça. Mais il ne sera pas dit que Régis n’a pas fait preuve de bonne volonté. L’éloge des frontières, produit de cette bonne volonté, apparait comme un essai à la française. C'est-à-dire plaisant, souple, polémique, qui reprend, synthétise, et qui se vautre dans les jouissances de la langue. On n’y trouvera pas d’invention monumentale ; de toute façon, l’auteur ne cherche pas une île au trésor, mais des étagères, vous l’aurez compris. Il veut qu’on puisse classer. Autant dire rester dans la civilisation : « Chaque culture à son style de clôture, deux mots qui riment parce qu’ils sont synonymes. »

L’étagère serait un objet de droite.


Reprenons notre image. Disons que chaque papier au sol dans le bureau de Régis, soit un objet culturel, un texte, une parole, un fragment de discours. Dans leur état de fatras, ces papiers sont dans l’indistinction. Rien ne permet de les regrouper les uns avec les autres, les uns contre les autres : il manque un quadrillage. L’étagère est ce quadrillage. Sur plusieurs niveaux, elle va séparer les textes ; ils vont prendre de ce fait une cohérence. La frontière dont parle cet Eloge n’est donc pas uniquement celle des manuels de géographie. La frontière, c’est aussi et surtout ce qui détermine les rites, le vivre-ensemble. En clair, passée la frontière du crime, vous entrez dans une condition de criminel. Et si vous regardez l’ensemble d’une société à l’aune des frontières qu’elle trace, vous y verrez un immense jeu de linéaments, une arabesque.

Régis Debray remarque que nous sommes dans une époque de « sans-frontières » : les traits s’effacent. Pour lui, ce gommage est un danger : la frontière est vitale, essentielle. Ce qui le fait commencer sa réflexion par le corps : « C’est en se dotant d’une couche isolante, dont le rôle n’est pas d’interdire, mais de réguler l’échange entre un dedans et un dehors, qu’un être vivant peut se former et croître. » On pourra faire grief à cette tentative de parallélisme entre les lois humaines et l’ordre de la nature. En tout cas, elle révèle de l’auteur qu’il lui est resté quelque chose de ce normalien, de cet homme de gauche d’antan. Régis Debray est en train de nous faire le coup d’un professeur Bouteiller vieilli qui dénoncerait le grand déracinement, maudissant presque son père, l’impératif catégorique d’Emmanuel Kant. C’est amusant, lorsqu’il nous signale au détour d’une phrase sa lecture de Barrès. On voit encore un nouvel homme quitter la gauche –  enfin à pas comptés, et sans trop le dire. A ceux qui maintiennent en vie le truisme : « Régis Debray vire à droite » et l’assaisonnent de craintifs « oh la la la », nous répondons sans honte qu’il est devenu un intellectuel de droite, la la la. Pour preuve : « Nos partisans du socialisme sans rivage ont éludé la question de la frontière, marque de finitude, stigmate d’imperfection. D’où leur prédilection pour les îles ou les déserts inhabités, où les Platon, les Thomas More, les Etienne Cabet, les Robert Owen et bien d’autres ont rêvé de bâtir l’homme nouveau. L’isolat évitait la question fatidique. Pas de voisins, rien à négocier, seul au monde ».

Une étagère bien haute.


Et Régis va loin. On voit apparaître au travers des pages que L’éloge des frontières est aussi un éloge du sacré, le sacré n’étant qu’une simple question de délimitation, une démarcation du profane. Remémorons nous une phrase de Caillois sur le sujet, penseur que l’on est surpris de ne pas voir appelé à la barre : « Ainsi l’opposition du pur et de l’impur, passée du domaine religieux au domaine laïc, devenue celle de la loi et du crime, de la vie honorable et de l’existence crapuleuse, a gardé l’ancienne topographie des principes mystiques : le bien au centre, le mal à la périphérie. » (1)  Phrase que Régis Debray a totalement assimilée, et qui montre que il ne souhaite que des étagères, tout simplement. La classification doit être, mais elle doit pouvoir être verticale, aussi, s’allonger du bas vers le haut. Elle monte sur plusieurs étages ; elle n’est pas horizontale, comme les papiers au sol. C’est ce qui rejoint une des thèses clefs dans l’œuvre de Régis Debray : les sociétés fonctionnent grâce à une divinité, une mythologie propre, un principe fédérateur, eût-il plusieurs visages. On remarquera qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil ; à la rigueur, la discussion de Chatov avec Stravoguine dans Les possédés de Dostoïevski avait déjà réglé l’affaire. Quoiqu’il en soit, le Dieu en question est sur son lit de mort. La faute aux promoteurs de l’indistinction : « Le principe de laïcité portait un nom : la séparation. La loi au forum ; le privé à la maison. Il fut entamé en mai 1968 dans l’euphorie d’un sympathique charivari. Il sombre à présent dans un affairisme et un exhibitionnisme brouillons. »
Je m’en fous de la couleur ou de l’épaisseur de l’aggloméré : une étagère bon sang !

Quand Régis fait l’éloge de la frontière, il sait parfaitement qu’il n’est pas libertaire. On le voit d’ailleurs faire l’éloge de l’ascèse, de l’enfermement, du côté frustrant et, lâchons le mot, castrateur d’une frontière. Il n’a pas peur de parler de Sade (oh le réactionnaire) en termes dithyrambiques. Et bien oui : point de Justine sans la prison, ni de blasphème sans frontière divine à transgresser. Et Debray de nous dire qu’« Il n’y a pas que les amoureux fervents et les savants austères que la clôture tire vers le haut. Elle stimule également l’intelligence la plus terre à terre, la nôtre. » C’est là que l’on commence à avoir envie de crier à l’administration : mais filez lui son étagère, didieu !

Il faut être prêt à se battre pour l’étagère


Parce que valoriser les frontières c’est aussi la lutte contre le « sans-frontièrisme », qui selon les mots de Debray est : un économisme, un technicisme, un absolutisme, et un impérialisme. Un dogme qui par ailleurs, bénéfice essentiellement aux riches. La jet-set internationale est « sans-frontièriste » ; elle en jouit, au détriment des faibles. « Le prédateur déteste le rempart ; la proie aime bien » ; « La frontière a mauvaise presse : elle défend les contre-pouvoirs » (Maurras ?). Toujours est-il que sans frontières, le pauvre, déraciné, crée de nouveaux repères, sombre alors dans les nouvelles formes d’identification, ces rogatons que lui laissent les partisans sans-frontières, mangeurs d’ambroisie et de sushis au foie gras tiède régnant sur l’Olympe. Ces nouvelles formes d’identification sont les « ismes ». Bouddhisme, humanisme, antisionisme, écologisme, marxisme, islamisme, bref : « […] la nidification dans un isme est un palliatif au déracinement. » Et elle provoque de la haine, du racisme. Les hommes se recroquevillent sur une idée arrachée à l’espace, et ne partagent plus un territoire commun. Ils se frictionnent constamment. Ils construisent des murs, parce qu’ils n’ont plus de frontières. Voilà, c’est ça : la frontière est, selon la formule, un « anti-mur ».

On se rend compte combien ce livre est un manifeste ; le bandeau rouge qui l’entoure nous le signale. Il devient un credo politique. Il faut être prêt à se battre pour l’étagère ; l’étagère, ou rien, se dit-on même à la lecture de certaines phrases comme : « Puisqu’il faut tenter de vivre, relançons la guérilla ». Et si les gouvernants ne sont pas capables de construire leur propre discours de classification, alors au moins, qu’ils affirment, en apothicaire, quel élément extérieur peut ou non franchir nos frontières, au gré des apparitions, et entrer dans notre patrimoine. Remarquons tout de même qu’il leur arrive de le faire, tout n’est pas perdu : pensons au problème du voile intégral.

L’éloge des frontières est un livre lourd de style et parcouru d’évidences. Déjà en son temps Emile Durkheim affichait que la République déracinerait les hommes et qu’elle devait trouver le moyen de pallier à ce problème en créant de nouvelles valeurs, en imposant un paradigme différent de celui de la France, fille ainée de l’Eglise. C’était la naissance de l’école républicaine. Une frontière. Une classification dans les valeurs. Mais bon, Durkheim, ça ne doit pas aller, « trop à droite », n’est-ce pas ? Alors il vous faut quoi, encore ? « […] il ne faut pas se dissimuler que la notion de civilisation mondiale est fort pauvre, schématique, et que son contenu intellectuel et affectif n’offre pas une grande densité. » de Lévi-Strauss, ça ne va pas non plus ? Mais nous on ne veut qu’une étagère, enfin quoi !

Frédéric Gajaray
Régis Debray, Eloge des frontières, Gallimard, 100 p, 7,90 €

(1)    Roger Caillois, L’homme et le sacré, réf. éd. Gallimard, collec. idées, 1950, p. 63.
(2)    Claude Lévi-Strauss, Race et histoire, réf. éd. Denoël, collec. Bibliothèque médiations, Gonthier, 1961, p. 76.



Toutes les réactions (10)

1. 22/11/2010 11:04 - lepol

lepolla perte de la frontière comme la "reconstruction" d'une autre, impliquent la dérive, une oscillation entre le débordement et le normatif. Mais la frontière est structurante ! Trouver le juste équilibre c'est le problème. Il faudrait un "instrument" d'évaluation, j'en connais un, puissant...

2. 23/11/2010 13:02 - Léo W

Léo WAdmirable,
100% Gajaray, j'aime beaucoup cet article.

3. 24/11/2010 18:14 - fox

foxJ'aime moins pallier à...

4. 24/11/2010 20:17 - Léo w

Léo wMonsieur Fox,

c'est dommage que vous ne reteniez que la faute 'pallier à " ; nous sommes d'accords "Pallier" s'accompagne toujours d'un objet direct.
Toutefois, c'est un article excellent, une faute de français ne change pas la donne et vous remarquerez que Mr Gajaray ne fait quasiment jamais de fautes.
Enfin pour sa défense, la faute "pallier à" est si répandue que l'académie française a publié une mise en garde en 1964 pour éviter cette tentation, mais après tout, nous sommes des hommes et la qualité de l'article permettrait même une deuxième faute.

5. 25/11/2010 15:05 - HR

HRMonsieur Léo w

Vous avez raison de rappeler que l'Académie Française fut historiquement une de ces institutions politiques destinées à arpenter une frontière à l'intérieur de laquelle on pouvait compter très précisément ceux qu'il convenait, on non, de placer sur l'étagère. Bravo, également pour le ton bienveillant de votre réaction qui prouve que les douaniers savent être miséricordieux lorsqu'il s'agit de laissez-passer.

Voila qui laisse plein d'espoirs à des gens comme moi, membres du Tiers Etat (1), qui rêvent, éventuellement avec l'aide d'un correcteur automatique téléchargé d'un programme fait aux Etats-Unis, d'être admis un jour alors que je fais plein de fautes d'orthographes et de style.

(1) Je suis un entrepreneur du secteur privé. Je produis un groupe de rappeurs qui vivent eux aussi au delà de la frontière, en banlieue. Ils s'appellent NTLM (Nique ta langue maternelle).

6. 25/11/2010 15:18 - HR

HRExcellent article. Régis Debray est la figure emblématique pour rappeler qu'après l'effondrement du mur de Berlin et la Fin de l'Histoire, l'internationalisme révolutionnaire de ces héritiers de l'Ordre des clercs de l'Ancien Régime n'avaient pas d'autres solutions que de se replier sur les terres du nationalisme pour y former le dernier carré d'une étagère bien rangée.

7. 25/11/2010 23:24 - Léo W

Léo WVous paraissez tout de même intransigeant Monsieur Fox(ça fait jeux vidéos d'ailleurs), ce n'est pas un défaut en soi mais votre remarque furtive aurait pu être associée à une impression d'ensemble sur l'article.

Bonne continuation pour votre groupe qui semble promis à un bel avenir, j'acheterai le CD.
Il est évident que j'attend une dédicace de votre part, les chanteurs ne manqueront pas.

8. 25/11/2010 23:25 - Léo W

Léo W* J'attends (pardonnez-moi)

9. 26/11/2010 18:54 - fox

foxL'ironie décapante, toujours utile dans la rénovation d'étagères usées, vient soudain buter sur cette coquille, rendant l'édifice du raisonnement, in fine, instable.
L'intransigeance, me semble-t-il, ne peut guère s'accommoder d'à peu près. C'était le sens de ma très modeste intervention.
Cordialement.
Stéphane Renard

10. 27/11/2010 16:52 - Frédéric Gajaray

Frédéric GajarayFox,
Je ne fais pas preuve d'intransigeance dans ce texte, vous vous trompez... Je regrettais ce malencontreux "à". Finalement, devant votre insistance, et pour rester fidèle à mon propos, je revendique cette oralité.

Merci à tous.

Ring 2012
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la perte de la frontière comme la "reconstruction" d'une autre, impliquent la dérive, une oscillation entre le débordement et le normatif. Mais la frontière est structurante ! Trouver le juste...

lepol22/11/2010 11:04 lepol
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