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Réflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Pierre-André Taguieff - le 27/03/2012 - 55 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

(propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a été rédigé dans la matinée du 20 mars 2012, avant l’identification du tueur.



1) Pourquoi agresse-t-on les Juifs?

PAT. C’est le triste héritage de siècles d’une haine visant spécifiquement le peuple juif, une haine mêlée de crainte et parfois d’envie ou de jalousie, nourrie ou légitimée par des arguments théologico-religieux, économico-financiers, anti-religieux (au siècle des Lumières), pseudo-scientifiques (la « doctrine des races » au XIXe siècle), et enfin politiques, de l’antisémitisme nationaliste de la fin du XIXe siècle européen à l’antisionisme radical de la fin du XXe. Les Juifs sont perçus par ceux qui les haïssent comme aussi redoutables que vulnérables. Cette perception ambivalente entretient et renforce la haine antijuive. D’où ce mélange de lâcheté (s’attaquer à des passants, à des enfants ou des écoliers sans défense) et de ressentiment (la rage née d’un sentiment d’impuissance devant la satanique sur-puissance juive, inévitablement occulte).

2) Comment comprendre que perdure l'antisémitisme malgré l'Histoire?

PAT. Ce qui caractérise la judéophobie dans l’Histoire, c’est d’abord qu’elle est « la haine la plus longue » (Robert Wistrich), ensuite qu’elle n’a cessé de prendre des formes nouvelles, de s’adapter à l’esprit du temps, de trouver de nouveaux alibis, d’inventer des justifications inédites.  Peu importe aux antijuifs le caractère contradictoire des griefs : les Juifs sont en même temps et indifféremment accusés d’être trop « communautaires » ou « identitaires » (trop religieux, « solidaires » entre eux, nationalistes, sionistes, etc.) et trop cosmopolites (nomades, internationalistes, etc.). Léon Poliakov rappelait que « les Juifs ont de tout temps stimulé l’imagination des peuples environnants, suscité des mythes, le plus souvent malveillants, une désinformation au sens large du terme », et « qu'aucun autre groupe humain ne fut entouré, tout au long de son histoire, d’un tel tissu de légendes et superstitions ». 

3) S'agit-il, comme le disent des jeunes gens d'une école juive ce matin (20 mars 2012),  « de jalousie qui se transforme en haine »?

PAT. Il y a bien de la jalousie, alimentée par divers stéréotypes, dont celui du « Juif riche », celui du Juif puissant dans la finance, la politique, les médias. D’où le raisonnement-type qu’on rencontre dans certains entretiens semi-directifs avec des « jeunes » marginalisés : « Si nous sommes malheureux, pauvres, exclus, sans travail, c’est de leur faute ». Les Juifs sont accusés de prendre toutes les places (les bonnes), d’occuper tous les postes désirables. S’ajoute l’accusation de la « solidarité juive » : « Ils se tiennent entre eux ». Les antijuifs convaincus voient les Juifs comme une espèce de franc-maçonnerie ethnique, pratiquant le népotisme à tous les niveaux, dans tous les domaines. « Ils sont partout », « Ils ont le pouvoir », « Ils nous manipulent » : thèmes d’accusation fantasmatiques exprimant un paranoïa socialement banalisée. Dans le jeu des passions antijuives, le ressentiment mène la danse : une haine accompagnée d’un sentiment d’impuissance, qui ne cesse de l’aiguiser comme de l’aiguillonner. La jalousie sociale en est la traduction courante. Mais il faut creuser plus profondément. L’essentiel sur la question a été exposé par Elias Canetti en 1960 : « Ils ont suscité l’admiration parce qu’ils existent encore. […] Il leur avait été donné le maximum de temps pour disparaître sans traces, et pourtant ils existent aujourd’hui plus que jamais. » Comment peut-on encore être juif ? C’est la question qui taraude toujours l’esprit des ennemis des Juifs. Voués à être encore longtemps exaspérés, au point peut-être de finir par être désespérés. Ce serait une excellente nouvelle !

4) Quelles sont les ressorts de l'antisémitisme contemporain ?

PAT. Ils dérivent de plusieurs facteurs, liés d’une part à des héritages ou des traditions (les restes du vieil antijudaïsme chrétien, le réveil ou la réinvention de la judéophobie musulmane sous l’impulsion de l’islamisme, etc.), et, d’autre part, au contexte international, où le conflit israélo-palestinien, et plus largement israélo-arabe, remplit une fonction symbolique sans équivalent. Israël joue en permanence le rôle du diable, mis en scène par un discours de propagande mondialement relayé. En outre, le jumelage de l’anti-américanisme rabique (élargi en anti-occidentalisme) et de l’antisionisme radical se rencontre autant dans les mouvances de la nouvelle extrême gauche « antimondialiste » que dans celles de l’islamisme, qu’il s’agisse des Frères musulmans en costume-cravate, des salafistes ou des jihadistes avérés, sans parler des inquiétants illuminés à l’iranienne. Ces derniers ont agrémenté leur antisionisme d’État d’emprunts du discours négationniste, honorant Faurisson et Dieudonné. Rappelons au passage que le négationnisme est fondé sur l’accusation de mensonge visant « les sionistes », c’est-à-dire les Juifs (à l’exception des inévitables Juifs antijuifs, ou « alterjuifs », qui, pour des raisons diverses,  épousent la cause des ennemis des Juifs). « Les Juifs sont les grands maîtres du mensonge » : cette formule de Schopenhaueur était particulièrement appréciée par Hitler, qui la cite dans Mein Kampf. Ceux qui accusent les Juifs d’avoir forgé le « mensonge d’Auschwitz », d’avoir donc inventé le « bobard » de leur extermination par les nazis, reprennent à leur compte cette accusation, stade suprême de la diffamation d’un peuple tout entier.  Sur le plan idéologique, la principale nouveauté identifiable depuis environ trois décennies est la suivante : qu’elle soit portée par les « antimondialistes » radicaux ou par les islamistes, la judéophobie fait désormais couple avec l’occidentalophobie, ou l’hespérophobie.  En 1998, définissant le jihad mondial, Ben Laden avait formalisé cette vision manichéenne en désignant l’ennemi absolu de l’Islam comme « l’alliance judéo-croisée ». Le 23 février 1998, le journal londonien Al-Quds al-Arabi publiait la « Déclaration » ou la charte fondatrice du « Front islamique mondial pour le jihad contre les Juifs et les Croisés ».  « Les Croisés », ici, c’est l’Occident, chrétien et déchristianisé. 

5) Dans quelle classe sociale est-il, cet antisémitisme?

PAT. Le vieil antisémitisme politico-religieux à la française survit dans les classes moyennes et supérieures (pour aller vite), qui prennent soin cependant d’euphémiser leur discours (d’où le peu de visibilité de la judéophobie des élites dans l’espace public). L’antisionisme radical, postulant que tout Juif est un sioniste (serait-il caché ou honteux) et visant la destruction de l’État juif, est observable dans tous les milieux sociaux, mais il s’exprime surtout, avec une forte intensité polémique, dans certaines mouvances de l’extrême droite et de l’extrême gauche, et bien sûr dans certaines populations issues de l’immigration et spatialement ségréguées,  particulièrement soumises à l’endoctrinement et à la propagande islamistes.  

6) et géographiquement, où se situe t-il?

PAT. Il est impossible de répondre en quelques mots. On ne peut émettre que des hypothèses risquant de traduire de simples opinions ou des rumeurs. Les études sérieuses manquent à cet égard. Vraisemblablement parce que les nécessaires recherches sur la question n’ont pas été ou ne seraient pas financées.

7) Êtes-vous satisfait de la façon dont les responsables politiques ont réagi?

PAT. Pour les deux premières journées, les candidats à l’élection présidentielle ont dans l’ensemble évité d’instrumentaliser politiquement la tuerie, et ce, quelles que soient leurs raisons.  Il y a cependant des exceptions, en particulier François Bayrou.  Celui-ci, oubliant la modération requise par sa posture « centriste »,  a osé, le jour même du massacre, ressortir pour l’occasion la pseudo-explication « climatologique », faisant d’abord allusion au « climat qui se dégrade »,  au « climat d’intolérance sans cesse croissant », puis désignant les responsables indirects de la tuerie, ceux qui feraient « flamber les passions », ou joueraient à « attiser les haines ». C’était là livrer en pâture la figure d’un coupable qu’on n’a pas besoin de nommer : le grand rival de tous les rivaux. C’est là une version actualisée de la théorie pétainiste du « vent mauvais », qui explique tout et rien, comme « l’esprit du temps ». D’autres dénoncent, selon les formules convenues d’un antiracisme figé, la « montée du racisme et de l’intolérance » ;  d’autres encore, décidés à en découdre avec leurs chers fantômes ennemis, « les fascistes ». On hésite entre deux interprétations : s’agit-il d’un simple aveuglement lié à une épaisse paresse intellectuelle, ou d’une stratégie de diversion, consistant à désigner de fausses pistes ou des cibles imaginaires, à savoir ces abstractions que sont « l’intolérance » ou « le racisme » ? Dans tous les cas, on brouille ainsi la figure des vrais responsables et des vrais coupables, on dilue l’acte criminel dans une multiplicité de causes générales.

8) Quelles sont les dernières traces d'antisémitisme que vous avez repérées dernièrement dans la société française, en politique, dans une oeuvre de cinéma, une oeuvre littéraire, une exposition ?

PAT. Ce qui m’a le plus choqué ces dernières années, dans le monde culturel, ce sont les déclarations sur les Juifs faites en 2006 par Jean-Luc Godard, et ce, en raison même de l’admiration qu’on peut porter au cinéaste. Rappelons ces propos à la fois odieux et confus, rapportés par Alain Fleischer qui raconte qu’en commentant les attentats-suicides commis par des Palestiniens en Israël, l’antisioniste déclaré qu’est Godard a déclaré devant son ami et interlocuteur Jean Narboni, ex-rédacteur en chef des Cahiers du cinéma :
« Les attentats-suicide des Palestiniens, pour parvenir à faire exister un État palestinien, ressemblent, en fin de compte, à ce que firent les Juifs, en se laissant conduire comme des moutons et exterminer dans les chambres à gaz, se sacrifiant ainsi pour parvenir à faire exister l’État d’Israël. »
La cause palestinienne est devenue le grand alibi des nouveaux ennemis, avoués ou non, des Juifs.  Et ce, de l’extrême gauche occidentale à l’islamisme radical dans toutes ses variantes.


9) Quelle signification accorder au meurtre d'enfants dans l'histoire de l'antisémitisme?


PAT. L’une des principales accusations antijuives apparues au Moyen Âge (vers le milieu du XIIe siècle) est celle du meurtre rituel d’enfants chrétiens par des Juifs. Ce thème d’accusation est parfaitement chimérique, mais constitue un puissant moyen de diabolisation des Juifs, en leur attribuant une cruauté sanguinaire traduite par une prétendue tradition religieuse. Or, cette pratique sanguinaire attribuée sans fondement aux Juifs est devenue, par un terrible retournement, un modèle normatif de l’action antijuive impliquant des violences physiques. L’assassinat d’enfants israéliens par des « combattants »-terroristes palestiniens en témoigne.  Rappelons seulement l’abominable tuerie commise par deux jeunes Palestiniens,  dont les victimes furent les membres d’une famille juive vivant en Israël. Cinq membres de la famille Fogel ont ainsi été tués sauvagement à l’arme blanche dans la nuit du 11 au 12 mars 2011 : Oudi, 36 ans, Ruth, 35 ans, et leurs enfants Yoav, 11 ans, Elad, 4 ans et Hadas, 3 mois. Il ne faut pas oublier les exploits des terroristes « antisionistes » qui, tel le Libanais Samir Kuntar, membre du Front de Libération de la Palestine (FLP), peuvent assassiner froidement des enfants juifs sans être pour autant stigmatisés dans les grands médias, voire en étant glorifiés pour leurs actes « héroïques » de « résistance ». Dans la nuit du 22 avril 1979, à la tête d’un commando venant de débarquer à Nahariya, le grand « résistant » Kuntar s’attaque à la famille Haran : après avoir blessé le père, Danny (28 ans), d’une balle dans le dos, il l’achève en le noyant, puis s’en prend à sa petite fille de quatre ans, Einat Haran, qu’il assomme à coups de crosse avant de lui fracasser le crâne sur un rocher, à coups de pierre. Libéré en juillet 2008 des prisons israéliennes, avec quatre autres terroristes (membres du Hezbollah), en échange des corps d’Eldad Reguev et d’Ehud Goldwasser (tués par le Hezbollah deux ans auparavant), Kuntar, revêtu du treillis du Hezbollah, a été accueilli en héros national au Liban, dont le gouvernement a interrompu toutes les activités pour fêter son arrivée, et salué comme un « combattant héroïque » par l’Autorité palestinienne. Mythologisation féérique du meurtre terroriste, du moment que les victimes sont des « sionistes », même âgés de trois mois ou de 4 ans.

10) Au symbolisme de l'école juive? Car ce n'est pas la première fois et beaucoup d'écoles juives ont été visées ces trente dernières années

PAT. Synagogues et écoles juives sont des cibles privilégiées, comme si l’identité juive, hors d’Israël, était pleinement symbolisée par sa dimension religieuse, impliquant une appartenance forte. Les lieux culturels juifs non religieux, comme les salles de réunion ou de spectacle, sont moins souvent  visés. 

11) Qu'est-ce qui sépare cet attentat d'autres attentats antisémites? A-t-on raison de le comparer à celui de la rue Copernic ?

PAT. Ce qui distingue cet acte antijuif meurtrier, c’est l’inscription dans une série apparente, et en particulier le couplage (qui reste à interpréter) avec l’assassinat des trois militaires. La volonté de tuer des Juifs en tant que Juifs et la détermination (impliquant une préparation, éventuellement une stratégie) sont les deux points communs entre l’attentat terroriste du 3 octobre 1980 (Copernic), celui du 9 août 1982 (rue des Rosiers) et celui du 19 mars 2012 (Toulouse).

12) « Il faut parler de cette affaire pendant des mois et des mois car il faut que tout le monde sache qu’on veut la mort des Juifs », disent certains membres de la communauté juive. Que leur répondriez-vous ?

PAT. Il faut en effet éviter le silence prudent, tactique, qui ressemble à de la complicité, à travers l’évitement ou l’étouffement de la réalité d’un imaginaire social où le désir vague d’éliminer les Juifs est bien présent. Le problème, c’est de préciser la référence du « on ». Les Juifs n’ont jamais eu autant de raisons de lancer à leurs ennemis, comme Golda Meir naguère aux dirigeants palestiniens rêvant d’un « israélicide » : « Je comprends bien que vous voulez nous rayer de la carte, seulement ne vous attendez pas à ce que nous vous aidions à atteindre ce but. »

13) On entend ici ou là, à l’inverse, dire que le rapatriement des corps en Israël risquerait de nourrir l'antisémitisme. Qu’est-ce que ces commentaires vous inspirent ?

PAT. Il est vrai que ce transfert des corps en Israël, pourtant parfaitement compréhensible, peut renforcer le stéréotype du Juif « étranger par nature », pseudo-français, ou réactiver le grief de « double allégeance ».  Ces craintes peuvent être sincères. Mais de tels commentaires peuvent aussi exprimer indirectement des sentiments antijuifs, hypocritement travestis en désir d’éviter les réactions antisémites. Comme si tout ce qui touchait Israël était producteur de stigmate. Pourquoi en avoir peur, en les intériorisant, en risquant ainsi de les relayer, voire de les justifier ?

14) Nicole Yardeni, qui préside le CRIF en Midi-Pyrénées, et qui a vu les images de la tuerie, a déclaré : « être l'objet de la haine quand on est juif, c'est quelque chose qu'on apprend quand on est petit ». Confirmez-vous, et comment on apprend cela à un petit garçon ou à une petite fille ?


PAT. Être en permanence accusé de connivence ou de complicité avec les « sionistes » assimilés à des « racistes » vivant dans un État pratiquant « l’apartheid » et se comportant « comme des nazis » à l’égard des Palestiniens présentés comme de pures « victimes », par des discours de propagande complaisamment diffusés par les médias, cela donne aux enfants juifs de la Diaspora le sentiment d’être des cibles potentielles. La honteuse campagne de boycottage multidimensionnel d’Israël va dans le même sens : chaque enfant juif peut se sentir lui-même socialement boycottable, ou susceptible d’être désigné comme suspect par tel ou tel commandos d’« Indignés » violents, dotés d’une bonne conscience en béton armé. D’où une anxiété liée à la conviction d’être exposé à la stigmatisation ou à l’agression physique. 

15) Quelles réflexions vous inspire le fait que le tueur aurait porté une caméra autour du cou ? Quelle étrange « plus-value » vient ajouter l’image du crime antisémite au crime antisémite ?

PAT. Il ne s’agit que d’un témoignage, qu’il faudrait pouvoir recouper par d’autres. Si cela se fait, rien que de bien connu : tout acte terroriste s’accompagne d’un projet de mise en spectacle de l’opération effectuée. Tuer des humains traités en symboles, c’est déjà de la propagande. 

Post-scriptum (27 mars 2012)


À l’instar des gauchistes de la chaire ou de la tribune qui, face au terrorisme, donnent dans le discours victimaire et la culture de l’excuse, Tariq Ramadan dénonce la société française qui, par son « racisme », son « système d’exclusion » et ses « discriminations », aurait fabriqué cette victime qu’est Mohamed Merah, ce « citoyen français frustré de ne pas trouver sa place, sa dignité, et le sens de sa vie dans son pays ». Dans le monstre, il faudrait voir la victime et le désespéré, le « pauvre garçon » doté d’un cœur d’or, mais « dérouté » par la société française qui l’excluait, par l’armée française qui ne voulait pas de lui. Les voisins du tueur ont témoigné en sa faveur, selon un rituel déjà bien rodé : il était « calme » et n’hésitait pas à « rendre service » ou à « donner un coup de main ». Et il aimait les filles, les voitures et les boîtes de nuit. Au chômage, mais bénéficiant d’allocations, il frimait en BMW. « Intégré », donc. Bref, pour ses voisins, un « jeune » des « cités » comme un autre, ni plus ni moins délinquant qu’un autre. Ramadan présente Merah comme un « grand adolescent, un enfant, désœuvré, perdu, dont le cœur est, de l’avis de tous, affectueux ». Pour l’intellectuel islamiste, le tueur est « une victime d'un ordre social qui l’avait déjà condamné, lui et des millions d'autres, à la marginalité, à la non-reconnaissance de son statut de citoyen à égalité de droit et de chance ». Tuer des innocents serait dès lors, pour le « désespéré », un « acte désespéré ». L’axiome est devenu slogan après un long séjour dans la propagande palestinienne justifiant le terrorisme antijuif. La déduction est imparable, bien qu’elle se heurte à la revendication religieuse explicite : si Merah a crié « Allah ou-Akhbar » après ses assassinats filmés, c’est qu’il était convaincu d’avoir choisi la bonne voie, c’est-à-dire d’être « sur le chemin d’Allah », celui du jihad contre « les Croisés et les Juifs ». Le produit de la « société d’exclusion » a lu le Coran, et tout s’est éclairé. Sa vie a pris du sens. L’espoir était dès lors au bout du chemin. Il pouvait rejoindre les salafistes habillés à l’européenne, ces salafistes invisibles, même aux yeux des services spécialisés. Après l’épreuve et la mort en martyr, le héros islamiste est en droit d’obtenir la récompense promise, à savoir les dizaines d’authentiques vierges. Et, ici-bas, l’admiration de ses contemporains, surtout des « jeunes ». Transfiguré par sa mort « les armes à la main », le délinquant Merah est voué à devenir l’objet d’un culte : victime, héros et martyr de la révolte contre « le racisme » de la « société française », intrinsèquement « islamophobe ». Célébrer Merah, tueur d’enfants juifs, c’est inciter à attaquer les Juifs, c’est rêver de tuer d’autres enfants juifs. Et, de fait, dans la société française où, répètent pieusement de piteux sociologues, l’antisémitisme ne cesserait de « baisser », de jeunes Juifs sont agressés chaque jour depuis la mort du Zorro des banlieues balayées par le verbe islamiste. Les assassinats-spectacles sont commis pour être imités. Les Indigènes de la République, ces Indignés de l’extrême, se sont promis d’importer en France le sanglant « printemps arabe » (qui n’a profité qu’aux islamistes), manière de prévenir les « souchiens »/« sous-chiens » qu’ils vont s’entendre dire « dégagez ! » Leur seul programme est la haine de la Français et des Français  non issus de leur immigration de référence. Le désir d’avenir est chez ces indigènes imaginaires un désir de guerre civile. Qui sait si le pire n’est pas sûr…

Pierre-André Taguieff



Toutes les réactions (55)

1. 27/03/2012 22:36 - Elliot

ElliotC'est fatiguant d'entendre parler les uns au nom des autres avec autant de certitudes, sans nuances, sans essayer de créer des ponts. Monsieur Taguieff est il "historien des idées noires"? Même si, nous lecteurs de RING sommes exaspérés de la soupe bien-pensante servie non-stop, il serait utile, je pense, dans cette période, d'arrêter de comparer les souffrances. C'est toujours pareil, les intellectuels juifs contre les intellectuelles musulmans, c'est lassant ce réflexe pro-tribal.. A mort l'identité!!!!

2. 27/03/2012 23:34 - Sosnowiec

Sosnowiec
Caméra, came et rats, cas Merah. Un crime antisémite majeur a été accompli en France. Le pont est l'antisémitisme islamiste sur fond de judéophobie européenne. L'amalgame est inscrit en toutes lettre dans le snuff movie tourné en GoPro. Al Jezeera en était l'adresse mais pas le destinataire.

3. 28/03/2012 00:11 - Fjord

FjordDu grand Taguieff. Le seul à oser trancher aussi directement dans la chair du silence médiatique.

4. 28/03/2012 09:09 - Grégory

GrégoryCe qui est surtout fatiguant à la longue, c'est cette lacheté à sans cesse, de quelque manière que ce soit, attaquer un peuple dont le nombre aujourd'hui ne dépasse pas les 14 millions sur la planète.
Un peu comme si, les Pays-Bas, étaient l'ennemi planétaire...

Ce qui est surtout fatiguant, c'est de voir le nombre des musulmans, estimé à 1 500 000 000, sans compter les millions d'autres antijuifs, être à la traîne sur tous les plans de l'économie humaine, alors qu'Israel, est un pays prospère (beaucoup plus que la France...), alors que les Juifs raflent les prix Nobel, et que donc, sans cesse, toujours et encore, plutot que de mettre en valeur la reussite des uns, on nous casse les oreilles avec la merde des autres dont la cause serait la reussite de l'autre.

Si vous êtes si cons aussi, que voulez-vous qu'on y fasse ?



5. 28/03/2012 10:08 - Ellroy

Ellroy"Israël, est un pays prospère (beaucoup plus que la France...)" : je ne vois pas le rapport et surtout ça reste à démontrer, le "bcp plus que la France", et là permettez moi d'en douter...Au reste, qu'est ce qu'Israël vient faire là dedans? Que la politique menée par Israël soit sur certains points objectivement hautement critiquable, voire scandaleuse, à mon sens, ne fait pas de doute mais dans ces assassinats, Israel on s'en cogne - comme des prix Nobel Juifs (quel est le rapport?!) - , ce qui constitue le coeur du problème c'est que sur le territoire français des petits enfants et leur parent se fasse tirer comme des animaux sous le prétexte de leur confession ou de leur identité fantasmée....


6. 28/03/2012 10:11 - Ellroy

EllroyIl faut re-nationaliser le problème, et arrêter avec Israel ceci, Israel celà ; les pays Arabes, etc. Ces assassinats ont été commis en France, il faut donc penser cet événement à partir de là (sans ignorer le contexte international of course)

7. 28/03/2012 11:21 - skostiss

skostissHeureux de lire les commentaires lucides des lecteurs du Ring bien plus lucide que les auteurs des articles.
Finalement Taguieff ne fait que reprendre la rhétorique antiraciste qu'il condamne à longueur de temps (et moi aussi d'ailleurs). Merah est peut-être un tueur d'enfants juifs mais il est avant tout un tueur d'enfant et un tueur tout court, quelque soit le motif. Et cela suffit à le condamner lui et ses admirateurs. PAT est malheureusement un pur produit de l'exaltation des racines, et croit être finalement plus "touché" que moi dans cette boucherie. Notre pays est malade de n'arriver à passer de la mémoire à l'histoire et Taguieff ne résout rien. Triste.

8. 28/03/2012 11:22 - skostiss

skostissEt évidemment pardon pour la répétition des "commentaires lucides des lecteurs lucides".
Par relu

9. 28/03/2012 12:31 - Bobophonique

Bobophonique@ Ellroy & skostiss : on voit ce que vous voulez dire mais on peut comprendre l'émotion particulière de nos amis juifs, ne serait-ce qu'en tant que cibles privilégiées potentielles... Soyez charitables

10. 28/03/2012 13:38 - Paracelse

ParacelseMerah est réellement une victime. Cependant, une victime dont le seul bourreau est son père, trop occupé à cultiver sa beuh que de s'occuper de l'éducation de son fils. La faute à l'islam radical ou à " l'apartheid social français ", deux possibles sources socioculturelles " uniques " selon la gauche ou la droite, choisis ton camp, camarade !, ne sont que des amplificateurs, des forces en second lieu, s'ajoutant au big bang psychologique et comportemental de Merah, qu'est l'absence d'hypostases symboliques et référentiels, normalement inculqués par une éducation saine.
ça me rappelle Jamel debbouze qui fustigeait l'éducation nationale et la société de ne pas lui avoir transmis une appétence scolaire, alors que c'était le rôle de ses parents. Et comme justement ses parents n'ont rien branlé, il attendait cela de la zoziété en zénéral.

11. 28/03/2012 14:11 - Grégory

Grégory@ Ellroy, c'est votre opinion après tout.

Par exemple, au sujet de la prospérité, Israël est le pays au niveau d'éducation le plus élevé au monde après le Canada. Ce qui est remarquable, alors que la France....est loin, loin derrière.

Non, le coeur du problème n'est pas seulement que sur le territoire français etc....cela aurait pu aussi mal se produire en Belgique, en Angleterre ou en Italie, par exemple.

Le coeur du problème, est, aussi, selon moi, qu'un musulman qui a lu le Coran en prison en est devenu un djihadiste, et assassin de militaires de la coalition ainsi que de juifs, parce qu'ils étaient Juifs.

@ Bobophonique,
En tant que Chrétien, lorsqu'on tue un Juif pour le motif qu'il soit Juif, c'est aussi au Christ qu'on s'attaque. Par conséquent, à titre personnel, je me sens Juif lorsque ces horreurs se produisent. Aussi, l'émotion particulière concerne-t-elle aussi des millions de Chrétiens.
Soyez charitable.

12. 28/03/2012 17:44 - Grégory

GrégoryNe faisons pas d’amalgame – le fait que les musulmans aient commis la quasi totalité des meurtres de Juifs au 21e siècle est leur amalgame à eux.

13. 28/03/2012 18:02 - Grégory

Grégory@ Bobophonique,
Vous ne seriez pas pour un sou antisémite ?...

Enfin, je dis ça parce que quand on écrit que les Juifs sont une cible "privilégiée", donc que c'est un avantage pour eux que d'être pris pour cible, soit vous êtes de la pire espèce qui soit, ou alors, vous êtes complètement tordu.

Quoiqu'il en soit, j'espère lire votre réponse et clairement à ce sujet, j'ai un doute, vous comprendrez aisément, si infime soit-il.

Merci d'avance. A bientôt "Bobophonique". A bientôt.

14. 28/03/2012 18:44 - la turlutte

la turluttela photo est jolie...on dirait le "dormeur du val" !

15. 28/03/2012 22:51 - Elliot

Elliot@ Gregory.

Bon allez ok, les israéliens sont plus civilisés que les arabes pour donner raison à notre ami Gregory, puis une fois qu'on a dit cela, on fabrique une médaille ou bien on tend la main à l'immense majorité des musulmans dont leur voix est spoliée et assourdie par celle de l'ultra-minorité extrémiste???
Pour répondre à Grégory, tout n'est pas si rose en Israël, il y a régulièrement de gros scandales de tout bord et une crise sociale avec une contestation grandissante puis ce n'est même pas le sujet!!!!

Ce sont des gens comme vous qui faîtes beaucoup de mal à l'amélioration de la situation car vous faîtes partie de ceux qui souhaitent tirer la couverture de leur côté, moi ce qui m'importe ce n'est pas de savoir si les juifs ou les musulmans ont tort ou raison, il y a des griefs des deux côtés, alors ça suffit de compter les allumettes mais ce qui est important c'est de faire avancer les choses.

Des "cibles privilégiées" il y en a partout dans le monde et de partout!!!!

Je le répète, l'identité est l'égo à l'échelle collective, et l'on sais bien que l'égo est le cancer de l'homme.!!! C'est épuisant le distingo gentils vs. méchants, un peu plus de nuance s'il vous plaît, le débat n'est pas un instrument pour distribuer les bons ou les mauvais points mais pour faire avancer les choses dans le bon sens et votre démarche ne va pas dans ce sens.

16. 29/03/2012 06:11 - zao

zaoCa fait mal de lire de tels commentaires sur le ring ...@sktstiss, je pense que tu es le juif honteux que je crois connaitre, tu as servit la meme soupe sur un autre media...Pas terrible de se repaitre d'une analyse aussi plate , enfin tres beau papier de PAT , il est vrai que c'est tellement mieux de penser que c'est dark tout ca hein ?? Ca n'est reste pas moins la realite

17. 29/03/2012 09:21 - Golaykiro

Golaykiro@ Elliot.
A mort l'identité? Mais vous venez de vous trahir en bien-pensant que vous êtes!
Rasons tout alors? De nouveaux camps.....
Il faut penser avant d' écrire, surtout sur Ring.

18. 29/03/2012 09:51 - juif debout

juif debout... en ce qui concerne "l'apprentissage de la peur", j'en ai discuté avec plusieurs co-juifs, c'est sûr qu'il y a, semble-t-il toujours, chez nous le passage obligé par la question: " et celui-ci, là, mon voisin de métro, le boulanger, celle-ci ou celui-là qui passe dans la rue" - comment est-ce qu'il se serait comporté ( sous-entendu: pendant la guerre ), est-ce qu'il aurait "résisté" au consensus criminel ?"

Ce n'est pas peur d'un évènement qui ne serait pas reconnu comme ancien ( dans le champs politique ), mais paradigme, signifiant.
Mais au-delà de cette actualisation contemporraine de la peur, il est probable que celle-ci consititue une part intégrale de la réalité humaine, et qu'une des singularités du peuple juif, et de l'être juif en particulier, est d'oser maintenir la peur dans le champs de la conscience, de la nommer et de l'affronter.
" Tous pareils ! " rêve l'islam depuis ses origines - ce qui est différent, donc dangereux, doit disparaitre ( ou au moins circonscrit, abbaissé et mis au service de "nous tous pareil", dans les versions de l'islam aristocratique, Cordoue: c'est le dhimmi)
" N'ayez pas peur ! " serine la chrétienté "moderne", qui tend à se débarasser de l'Enfer médiéval - celui-ci, déjà, peut être lu comme une évacuation de la peur dans l'Après.
Le bouddhisme cherche à prendre conscience qu'il n'y a rien qui puisse faire peur.
Le judaïsme pose la peur, dans ses expressions les plus épouvantables, au coeur de son dispositif, et ce depuis les origines - voir les malédictions du deutéronome. Il ne trouve pas de solution, il en cherche, mais c'est toujours pour se heurter à l'évidence qu'aucunne "explication" n'est au fond acceptable, mais au contraire il maintient constement ouverte la question de la peur, du mal, etc.

C'est pourquoi aussi lepeuple d'Israël persiste et persistera toujours dans l'histoire, même contre lui-même.

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un mot de compassion aussi, s'il vous plait, pour les victimes autant symbolisées par les assassins cette fois ci que ces enfants juifs, ces hommes en uniforme, musulmans.

19. 29/03/2012 09:57 - Grégory

Grégory@ Elliot,
Les sources au sujet du niveau d'éducation sont celle de l'OCDE.

Elliot, il y a eu des élections libre au Maroc, en Tunise, en Egypte et l'immense majorité des msulmans a élu des islamistes, à savoir les Frères musulmans, il me semble. Les islamistes sont des extrémistes. C'est la réalité, et elle n'est pas celle que vous décrivez.

Oui, Elliot, il n'existe pas de société parfaite, pour la simple raison que c'est impossible (cf. Israel).

Oui, il y a des griefs des 2 côtés, du côté du monde libre et du côté de la liberté bafouée.
On peut avoir une identité et qu'elle soit collective n'empèche nullement d'être ouvert aux autres.

Tenez, hier en début de soirée en sortant de chez moi, que vois-je ? Un "jeune" musulman (23-25 ans) avec une jeune femme musulmane sur le trottoir, qui avait tout l'air d'être l'élue de son coeur. Je n'aurai pas aimé être à la place de cette dernière qui était en train de subir des agressions verbales et physiques de la part de l'élu de son coeur. J'ai eu beau le fixer l'espace de qq secondes afin qu'il réagisse ( je mourrai d'envie de l'envoyer en séjour de plusieurs semaines à l'hopital) mais rien n'y fit. Le Coran permet aux hommes de battre leurs femmes, les Lois de la République n'ayant aucune valeur et encore moins d'autorité sur l'Islam, je me suis dit, après coup, qu'elle le savait très bien. Par conséquent, son libre-arbitre existe. Et donc, il était inutile d'aller plus loin.
Puis, me suis-je dit, je suis un lâche, un dhimmi, une merde.
Oui, puisque je me suis soumis à la Loi du Coran qui autorise les hommes à frapper leurs femmes.
En France.
J'étais avec mon fils de 9 ans, qui a assisté bien entendu à la scène.

Voilà où nous en sommes.

En conclusion, je veux bien que l'immense majorité des musulmans soit celle que vous décrivez, mais, permettez-moi d'en douter très fortement. Une forte minorité, oui. Une forte minorité issue des générations précédentes, oui.
Surtout, pas d'amalgame qu'ils disent.

20. 29/03/2012 11:09 - Nejma

Nejma@juif debout shalom qu'est-ce qu'un co-juif? Comme toujours vos interventions sont pleines de bons sens et d'intelligence. Toda

21. 29/03/2012 13:58 - juif multipliant démultipliant l'explication en souriant

juif multipliant démultipliant l'explication en souriantBonjour Nejma, c'est que - comment dire autrement ? Je ne garde pas les mizvot, je ne peux donc pas dire: co-religionaire, que je trouve assez moche d'ailleurs. Et même si je devenais pratiquant ( ce qui me travaille pas mal ces temps ci, d'avant la tuerie ), je ne dirais pas non plus co-religionnaire, parce que je trouve ça très moche, et que cela exlurait tous juifs non pratiquants.

Je voudrais rajouter un petit mot de témoignage puisque j'étais à peine une semaine avant dans ce lycée Otsar ha Torah, pour demander des cours de talmud.
Malgré la désagréable mais indispensable hélas caméra de surveillance, la porte m'a été grande ouverte par deux lycéennes. Sentiments mélangés alors: d'un côté: " c'est bien, ils ne sont pas trop paranos", aussitot contre balancé par le sentiment d'inquiétude habituelle: "on sait jamais ce qui peut arriver".

J'ai été très sensible la semaine suivante par les manifestations spontanées de sympathie et d'émotion de la part de tout le monde, je pense surtout à plusieurs jeunes filles ( 18 - 20 ans ), musulmanes ou laïques à la française venues devant la synagogue.
De même que j'ai été profondément accablé ( et très effrayé ) par des rodomontades entendues à la terrasse d'un café de la part d'un type, crétin, c'est clair, mais ça n'en n'enlève pas la dangerosité, on va dire moins de 30 ans, " à mort Israël, vive la Palestine !" Ce sont des moments, récurrents depuis l'enfance, où on apprend, en tant que juif, qu'on pourrait passer un mauvais quart d'heure, pour quelque chose qu'on ne sait pas soi-même identifier et dont on apprend qu'on est parait-il marqué. Et surtout, on se sent à ces moments terriblement terriblement seul.

De la part de mes amis ici, je dois le dire aussi, pas un seul mot de sympathie. Dans ces milieux "alternatifs" que je trouve si beaux par bien des aspects, il est clair aussi qu'il ne fait pas bon de garder une singularité aussi étrange que celle de "juif".
Cela demande aussi reflexion ( et action ).

22. 29/03/2012 15:50 - Nejma

Nejmajuifmultipliant...Je vous demande humblement pardon pour la douleur et la peur occasionnées par l'ignominie.
Il ne fait pas bon de garder une singularité? Soyez fort dans ce que vous êtes, le judaïsme doit perdurer car vous avez un message que le monde a besoin d'entendre.

23. 29/03/2012 17:17 - Max

MaxIl est assez savoureux de voir que Taguieff ne sort pas de la rhétorique antiraciste victimaire qu'il prétend combattre! Pour information la majorité des sémites tués aujourd'hui sont musulmans et chrétiens notamment par des juifs (mais pas que) ou qui se présentent comme tels. L'antisémitisme est pratiqué par l'état d'Israël, c'est la vengeance posthume d'Hitler! Israël obéit aux valeurs du Talmud: tout non juif est inférieur en humanité et en droit à un juif, je suis désolé pour Taguieff mais ce n'est pas de notre faute à nous les non juifs si nous n'adhérons pas à ces pseudo valeurs! Le judaïsme originel est bien loin. Quant au geste de Merah il est d'une lâcheté et d'une ignominie absolue cela va sans dire, on aimerait que Taguieff soit aussi prolixe quand des enfants arabes sont assassinés parce que, comme leurs parents, ils ne cesseront de revendiquer une terre qui est la leur! Ah oui et pas un mot sur les soldats assassinés bien sûr, la victime juive est incomparable évidemment!

24. 30/03/2012 01:21 - Facteur

FacteurQue les Indigènes menacent les "sous-chiens" est sans doute condamnable.

Mais il faudrait peut-être rappeler que, de l'autre côté - celui qui a souffert, et devant lequel je me prosterne humblement en demandant pardon - on a traité pendant des décennies les "sous-chiens" en question comme des pétainistes indécrottables ; on a parlé de "l'idéologie française" ; du substrat antisémite propre aux Français... bref : votre côté (manifestement), M. Taguieff, me débecte tout autant.

Je suis citoyen français et patriote. Et j'en ai marre de me faire insulter et ce d'où que vienne l'insulte. Mais j'ai un agacement particulier pour les insultes qui viennent de ceux qui sont sociologiquement les bénéficiaires symboliques de leurs crachats.

Par conséquent, M. Taguieff, vous êtes l'ennemi des sous-chiens (dont je suis) au même titre que T. Ramadan ou les Indigènes de la Républiques.

J'ajoute que - et certains commentaires ici le confirment - votre "analyse" (rires) est un appel à la guerre civile que vous faites mine de combattre. Dans votre prose, il est visible que vous attendez ce moment avec une délectation abjecte. Votre discours académique de pure facade, encore une fois, est le maquillage (raté) qui laisse apparaître le désir de guerre (j'y associe le Mr. Questions de l'article, dont les interrogations sont quand mêmes vraiment très très particularisantes, partisanes, a-critiques, etc.).

Je ne tiens pas à ce que les gentils juifs républicains assimilés et anti-arabes entendent représenter et protéger le petit goy blanc français qu'ils ont insulté pendant des années :
"Être en permanence accusé de connivence ou de complicité avec les « collabos » assimilés à des « racistes » vivant dans un État pratiquant « la déportation » et se comportant « comme des nazis » à l’égard des Juifs présentés comme de pures « victimes », par des discours de propagande complaisamment diffusés par les médias, cela donne aux enfants français, etc." (reconnaissez-vous la phraséologie anti-raciste victimaire qui est la votre ou celle des vôtres?)

Il ne tient qu'aux française de confession juive de se montrer patriote. J'attends encore.

25. 30/03/2012 10:04 - Grégory

Grégory@ Max,

Tout d'abord, vous faites une grossière erreur qui, malheureusement pour vous, démontre l'invalidité de votre hypothèse.
Cette grossière erreur est la signification que vous donnez à l'anti-sémitisme qui est tout simplement fausse.
Le terme anti-sémitisme signifie aujourd'hui les discriminations raciales dont sont l'objet les juifs de la part des arabes, bien que sur le plan étymologique il existe une confusion.
Par conséquent, sur le plan de la vérité vous avez écrit l'exact contraire, soit le mensonge.

Enfin, l'entretien porte sur la réflexion après la tuerie anti-juive de Toulouse et non celle des militaires de Montauban et Toulouse.
Là aussi, votre remarque est lamentablement fausse.

Je crois qu'un élève de 5e normalement constitué aurait relevé ces erreurs grossières.

26. 30/03/2012 10:25 - Grégory

Grégory@ Facteur,

Si vous estimez qu'aucun français n'a collaboré avec les nazis au sujet de la déportation des juifs, alors oui, il s'agit d'une insulte de la part des juifs à l'égard des français.

Malheureusement, ce n'est pas le cas.

Par conséquent, ce n'est plus une insulte, mais une énonciation de faits.

Je suis français, je ne suis pas Juif, mais je sais faire le distingo entre ceux qui parmis les français ont été reconnu comme Justes parmis les Nations de la part des Juifs et ceux qui ont, en toute conscience, collaboré.

Après, demander aux français de confession juive d'être patriote, ils le sont déjà pour certains, alors que pour d'autres, la présence du passé est encore vivace, ce qui est compréhensible. Bien qu'effectivement l'horreur nazie fut germanique et non latine, ceci dit, nos ancètres y ont, collaboré.

Cela dit, effectivement l'occupation ne se résume pas à ces évènements, puisque un grand nombre de nos ancètres sont morts pour la France, la liberté, leurs familles, leurs enfants, et non, parce qu'ils ont collaboré...Ceux-là aussi sont morts.

27. 30/03/2012 13:13 - Facteur

Facteur@ Grégory,

Personnellement, ni moi, ni mes parents n'ont participé à la collaboration. Sans doute n'étions-nous pas nés (mais les professeurs en anti-sémistisme objecteraient talmudiquement qu'il y a là sujet à discussion).

Mais quand bien même, j'ai de mes ancêtres chrétiens une notion qui semble échapper aux victimaristes (d'où qu'ils viennent, mais concédez qu'il y a un victim buziness plus rentable que les autres) : le pardon.

Nous n'avons pas à vivre la vengeance perpétuelle d'une communauté qui a souffert sous un gouvernement que plus personne n'a connu. Cette mémoire haineuse vétérotestamentaire n'est pas dans le logiciel du peuple de France.

Enfin, étant alsacien, je devrais donc vouer une haine sans relâche à une Allemagne qui a envoyé de force mes grand-parents, première chair à canon au front de Stalingrad (bien avant que les projets antijudaïques ne se concrétisent) ; et une rage terrible envers la France qui fit fusiller les déserteurs alsaciens de la première guerre mondiale qui refusèrent d'aller se battre contre leurs frères germains.

Seulement voilà : les Alsaciens, de nombreuses fois humiliés et trahis au cours de l'Histoire, sont - d'après sondage - le peuple le plus patriote et le plus européen de France. Ils n'ont pas exigé le pardon de quiconque : ils ont pardonné. Donc oui, je maintiens, je me sens insulté.

28. 30/03/2012 13:53 - juif au bord de l'eau

juif au bord de l'eaumais ... ! Nejma ! je ne vois pas de quoi vous vous excusez: je voulais juste donner un témoignage local, c'est tout. Je ne représente personne ici... et vous n'avez pas non plus, que je sache, participé aux assassinats.

Quant à la suite des "commentaires" ici, ils sont tellement noyés dans ce qu'on pourrait nommer la "passion fantasmatique", que je ne pense pas possible de donner sens à quoi que ce soit que je pourrais dire - ici. Les affirmations sur le talmud ne méritent même pas d'être contredites, il suffit pour qui s'y interesse de chercher un peu pour savoir de quoi il retourne. Je suis tombé hier sur un site très bien pour se faire une toute petite idée, je suppose qu'en tapant "riveline" et "talmud", vous devriez trouver cette jubilante vidéo ( et les autres ). Mais ça ne servirait à rien pour les "commentateurs" ci-dessus.
Le reste à l'avenant, d'ailleurs.

J'ai cru que le Ring se voulait d'un niveau un peu plus moins délirant, je me suis trompé. Dont acte. Bonnes continuations.

29. 30/03/2012 14:28 - Nejma

NejmaJuif au bord de l'eau, j'éprouve malgré tout une honte par rapport à ce qu'il s'est passé.
Je demande pardon au nom de la diversité dont je fais partie, de parents musulmans qui ne partagent en aucune façon la nouvelle chasse aux juifs et condamne avec horreur les évènements de Toulouse.
Je ne fais ici que faire preuve du devoir d'humanité qui m'incombe. Je sais que cela fera sourire plus d'un mais tant pis.
J'espère malgré les propos de certains qui n'ont ou rien compris au devoir de mémoire essentiel à la reconstruction psychologique d'un peuple victime en masse sous prétexte de faire partie d'une autre génération, ou n'ont rien compris au rôle de l'Histoire. Moi non plus je ne suis pas responsable du massacre des Indiens d'Amérique,parce que pas née à l'époque mais cela me sert dans ma structure de pensée.
J'espère avoir le plaisir de vous lire de temps à autre, je vous apprécie vraiment, je sais on ne se connait pas et pourtant...

30. 30/03/2012 16:24 - Max

Max@Gregory: je ne commets aucune erreur sur le terme antisémite, j'emploie son véritable sens nuance! Les arabes que cela vous plaise ou non sont des sémites et les 3/4 des juifs en Israël sont originaires de pays européens. Parlez d'antijudaïsme si ça vous chante! Voilà pour le petit cours, passage en 5e à débattre vous concernant.
Sur l'entretien il porte sans doute sur les victimes juives mais rien n'empêche Taguieff de sortir de son communautarisme victimaire assez pitoyable je dois dire!
@juif au bord de l'eau: vous voulez qu'on joue au jeu des citations talmudiques? Ca peut être marrant...

31. 30/03/2012 16:26 - Grégory

Grégory"(mais les professeurs en anti-sémistisme objecteraient talmudiquement qu'il y a là sujet à discussion)." Ceux-là, il y a matière à leur dire : merde !

"Mais quand bien même, j'ai de mes ancêtres chrétiens une notion qui semble échapper aux victimaristes (d'où qu'ils viennent, mais concédez qu'il y a un victim buziness plus rentable que les autres) : le pardon."
Les Juifs aussi ont pardonné, pardonnent et d'autres pardonneront.

"Nous n'avons pas à vivre la vengeance perpétuelle d'une communauté qui a souffert sous un gouvernement que plus personne n'a connu. Cette mémoire haineuse vétérotestamentaire n'est pas dans le logiciel du peuple de France."
Bien sur, d'ailleurs, l'Histoire de la France ne s'arrête pas à la collaboration.

"Donc oui, je maintiens, je me sens insulté. " Par l'ensemble des Juifs ?





32. 30/03/2012 16:38 - Grégory

GrégoryLa signification est différente du sens lié à l'étymologie, svp, vous avez quel âge ?? Ou alors, vous voulez jouer ?! A moins que vous soyez incapable de comprendre la nuance.

Ensuite, vous n'avez aucune autorité quant à ce que communément l'on entend par anti-sémitisme, mais si ça vous chante, alors faite, vous êtes, déjà, dans l'erreur.

Vous donné une définition étymologique des sémites, mais, içi, il s'agit de la signification d'anti-sémitisme, voyez que vous mélangez et ça en fait de la bouillie...

Après, vous pouvez discréditer Taguieff, mais, comme vous ne reconnaissez pas les erreurs que vous faites, c'est inutile.

33. 30/03/2012 16:39 - Grégory

Grégoryvous donnez...et non, vous donné...

34. 30/03/2012 16:56 - Max

Max"La signification est différente du sens lié à l'étymologie" celle là elle est magnifique, bravo! Ensuite oui antisémitisme ne veut pas dire haine raciale des arabes contre les juifs, ça c'est une vision idéologique. Après je veux bien admettre qu'on utilise antisémites pour désigner les antijuifs depuis le 19 ème siècle mais les juifs ne sont pas une race n'est-ce pas?

35. 30/03/2012 17:25 - Grégory

GrégoryOui, la signification est différente du sens, la signification est l'usage que l'on fait d'un terme, comme anti-sémitisme par ex.

Oui, pour la vision idéologique, je suis d'accord avec vous, en même temps, c'est pas non plus complètement faux, par exemple, lorsque l'arabe nazi-islamiste tire les cheveux d'une enfant juive de 7 ans et lui met son arme contre la tête puis appuie sur la gachette, je ne vois pas en quoi cela le différencie des nazis allemands.

Non, les juifs ne sont pas une race. Cependant, bien que le juif soit référent au judaïsme, il est aussi entendu au sens ethnique, mais je ne suis pas ethnologue, ce que vous n'êtes sans doute pas non plus.
Il faudrait consulter les travaux des ethnologues à ce sujet pour savoir comment ils ont tranché la question.

36. 30/03/2012 17:55 - Max

MaxLa signification c'est la signification et l'usage c'est l'usage. Et pourquoi vous dîtes nazi-islamiste c'est une obsession de voir des nazis partout! Par contre le sionisme présente une certaine symétrie avec l'idéologie nationale-socialiste, voir des sionistes faire l'apologie du régime nazi est révélateur de ce point de vue-là. Hitler pour écrire son Mein Kampf a repris le principe du peuple élu sauf que pour lui c'était les aryens. Je vous laisse réfléchir là-dessus et sur le fait que si vous voulez chercher des nouveaux nazis ils ne sont peut-être pas là où vous vous y attendez...

37. 31/03/2012 02:51 - BD

BDPaix à ces morts.

Ce qui me gêne le plus dans tout cela, c'est que l'on fasse plus car de la mort d'enfants juifs binationaux, que de la mort de membres du corps constitué de la nation française, français pleinement. Dans cette affaire on ne sait plus si c'est le facteur juif ou le facteur enfant qui prime. Pour ma part, mettre une balle dans la tête de jeunes enfants (peu importe leurs appartenance ethnico-religieuse) me scandalise au plus haut point. Cela me scandalise d'autant plus que ces jeunes enfants se sont fait tuer en raison d'enjeux, je crois, qu'ils n'avaient pas encore pu comprendre, y compris leur propre croyance. Je sais que ce que je dis peut choquer ou rebuter certains, mais ces enfants me font penser à tous ceux que l'on descend sur l'autel de... sur l'autel de quoi d'ailleurs?
Deuxième chose qui me choque, mais là je dois mettre cela sur le compte de mon ignorance, c'est la présence sur le territoire de la République de ce type d'école. Je suis allé consulté le site de ce lieu d'enseignement, et je dois dire que j'ai été assez sidéré par le contenu notamment des "excursions scolaires" qui entre deux camps de concentration et des voyages en Israël ne varient guère... Je respecte cet établissement, pour autant je dois me dire choquer de ce que j'ai pu rassembler en termes d'informations à son égard.
Ce "monde" là est tellement loin de celui de mes amis juifs (qui d'ailleurs insistent sur le fait qu'ils sont français et juifs...) qui ont été les premiers à m'ouvrir les yeux sur la situation en Israël... je ne sais plus trop quoi penser. Du coup, c'est le raz-le-bol qui a pris le dessus/ Je me fiche de l'origine de ces pauvres enfants... putain des balles dans la tête de sang froid! C'est une exécution! De sang froid! Effectivement "les innocents paient pour les coupables"...

Et je n'ai pas encore fait l'analyse des écoles "musulmanes"... "coraniques"... ou pour trouver un équivalent à cette école toulousaine, "palestiniennes" sur le sol de notre République...

Mensonge de la laïcité et meutre d'enfants... France d'aujourd'hui... Triste constat...

Paix à ces morts... paix à ces enfants morts... compassion pour leur proches... RIP.

38. 03/04/2012 11:10 - Grégory

Grégory"La signification c'est la signification et l'usage c'est l'usage."
Et ben dis donc, ya de la répartie dans votre petite tête...

Je dis nazi-islamiste comme je dis un chat lorsque je vois un chat, ça vous embête ?

Sinon, pas mal la déduction des origines du nazisme provenant de la culture israélite laquelle se retourne contre elle, pas mal, pas mal. En fait, elle est autodestructrice.

C'est bien, et vive l'Iran, vive les Frères musulmans, vive le Hamas, vive le Hezbollah et leur salut nazi, etc....

Autrement, vous avez pris vos cachets ?

39. 05/04/2012 19:34 - Bacchos

BacchosLe sens du mot "antisémitisme" peut en effet glisser vers une signification ethnique, ou linguistique. Mais en Europe, ce mot est spécifique : il désigne la persécution des Juifs. Que les Arabes soient des Sémites ne les désigne pas dans l'emploi français du mot "antisémite". Ainsi un Arabe, en France, peut-il être pleinement raciste ET antisémite, sans se définir comme détenteur de cette dernière qualité, de même qu'un Français non-arabe peut être antisémite (détestant les Juifs) et raciste (détestant les Arabes pour leurs traits généraux, physiques ou autres).

"Dans cette affaire on ne sait plus si c'est le facteur juif ou le facteur enfant qui prime. Pour ma part, mettre une balle dans la tête de jeunes enfants (peu importe leurs appartenance ethnico-religieuse) me scandalise au plus haut point.", ai-je lu. J'oserais dire : et pour Mohamed Merah aussi, très certainement, mettre une balle dans la tête de jeunes enfants (l') aurait scandalisé au plus haut point... mais pas mettre une balle dans la tête de Juifs. Cette "logique" maniaque (merci @ Paracelse) est simple. Amen. Paix aux victimes de cette monstruosité et à leurs proches.

40. 19/04/2012 23:51 - victor

victorTout ce qui est dit ci dessus est interessant. C'est cela la démocratie.
Mais, sans le le retour et une affirmation forte et déterminée des valeurs républicaines, cela ne pourait rester que des discours utopiques. Alors, du droit. Encore du droit . Toujours plus de droit. De la République. Toujours plus de République.

41. 07/05/2012 22:03 - sarah

sarahje ne vois pas pourquoi, pour illustrer cette article il y a une femme qui porte le niqab. Il faut arrêter de mettre tous les musulmans dans le même sac!!!!

42. 07/05/2012 22:03 - sarah

sarahje ne vois pas pourquoi, pour illustrer cette article il y a une femme qui porte le niqab. Il faut arrêter de mettre tous les musulmans dans le même sac!!!!

43. 29/11/2012 12:17 - Julien Margallo

Julien MargalloCet entretien est une mystification. Vous citez Léon Poliakov : « les Juifs ont de tout temps stimulé l’imagination des peuples environnants, suscité des mythes, le plus souvent malveillants, une désinformation au sens large du terme ». Certes. Seulement vous - a contrario - vous mythifiez également : Le mythe du juif anciennement errant, ostracisé, pacifiste et qui peut enfin regagner la terre originelle. Quid sur le bellicisme israélien qui étire ses ramifications jusqu'aux banlieues françaises?

44. 05/01/2013 03:32 - Marc

Marc@Max
Penser ce que vous voulez sur le Talmud: c'est à dire ce genre de chose:
http://pekeles.over-blog.com/pages/EXTRAITS_DU_TALMUD_LES_LOIS_CONTRE_LES_NONJUIFS-1747613.html
Ici on voit: Talmud, Zohar...
Zohar ne fait pas parti du Talmud mais de la Kabbale.
https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/09/01/le-goy-selon-le-talmud/
Regarder le petit listing présent dans un des commentaires...
Qui est le traducteur?
Justin Bonavanture Pranaitis
Dit Père Pranaitis:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_Bonaventure_Pranaitis
Livre d'ou cette liste vient... :
"Le Talmud démasqué : Les enseignements rabbiniques secrets concernant les Chrétiens"

45. 27/01/2013 03:59 - gh

ghCette affaire mérah me gène beaucoup par son absence de clarté .Bien malin celui arrivera à répondre à ces questions


1/ Pourquoi les policiers incompétents du RAID et de la DCRI ont-ils reçu une Légion d’honneur ? Les premiers n’auraient pas réussi à capturer Merah vivant tandis que les seconds, chargés du renseignement, auraient sous-estimé, dans le passé, sa dangerosité supposée. Paradoxalement, ce double échec se voit pourtant récompensé par une prestigieuse décoration.

2 / Comment la fiche des renseignements relative à Mohamed Merah, créée en 2006, a-t-elle pu disparaître le 30 mars 2010 pour réapparaître le 2 décembre 2011 ? Curieusement, l’homme était entretemps décrit par la DCRI comme quelqu’un de « fiable »selon un document classé secret-défense et consulté par Paris-Match. Un terme qui renvoie au jargon désignant un « indicateur », déjà en activité ou potentiel.

3/ Pourquoi le portrait-robot initial du « tueur à scooter » diffère-t-il à ce point de la physionomie de Mohamed Merah ? Au soir du 19 mars, jour du drame perpétré au collège-lycée Ozar Hatorah, les descriptions récoltées depuis 4 jours faisaient état d’un homme au « visage blanc »avec des « yeux bleusou verts ». Contrairement à ce qu’affirme Le Monde pour discréditer cette piste, très débattue sur les forums du web, ce n’est pas un seul témoin- une résidente de Montauban surnommée Martine et qualifiée alors de « crédible » par les enquêteurs- qui décrit un autre type d’homme mais bien plusieurs personnes qui seront interrogées par la police toulousaine, notamment des élèves de l’établissement scolaire privé. Paris-Match rapporte ainsi le récit détaillé de « David et Ruben » tandis que le quotidien Le Progrès a recueilli le témoignage d’un élève originaire de Lyon qui décrit un tueur « aux yeux verts ». Chose étrange, dans la longue retranscription de la négociation du RAID publiée mardi par Libération, Mohamed Merah se serait lui-même étonné du « pipeau » de Martine à son sujet. Son interlocuteur, Hassan L. de la DCRI, lui aurait alors rétorqué, a contrario de l’avis exprimé auparavant par la police judiciaire, qu’il s’agissait simplement d’une « folle »...

4/ Comment s’explique le prétendu coup de fil de Merah à la chaîne France 24 ? Dans la nuit du mercredi 21 mars, vers 0h45, la journaliste Ebba Kalondo a reçu l’appel d’un homme revendiquant en détail les sept meurtres de Toulouse et Montauban. Depuis une cabine téléphonique située à 800 mètres du domicile de Merah, l’individu se serait servi d’une carte prépayée, renvoyant vers un opérateur espagnol, pour s’entretenir durant onze minutes avec la rédactrice en chef. Hormis l’absence de tout enregistrement permettant d’identifier avec certitude la voix de Merah, un autre problème apparaît : comment le jeune Toulousain a-t-il pu quitter son domicile autour duquel deux caméras, gérées par la DCRI, étaient disposées depuis mardi matin ? Une surveillance humaine était déjà en place la veille et les policiers admettent aujourd’hui que le visage de Merah a été aperçu à sa fenêtre, mardi vers 10h. Alors qu’il est encerclé depuis lundi par plusieurs agents, issus de la DCRI en première ligne et de la Brigade de Recherche et d’Intervention en arrière, comment Merah a-t-il pu quitter mardi son domicile librement, visiter une amie vers 21h et s’entretenir longuement avec des camarades des Izards en plein air, autour de minuit, avant de passer un coup de fil à France 24 puis de regagner son appartement et garer tranquillement sa Mégane à l’arrière de son immeuble, tout cela sans être interpellé ni même aperçu ?

5/ Y avait-il un ordinateur connecté à Internet dans l’appartement de Merah durant l’assaut du RAID ? La question a son importance : Claude Guéant et le Parquet de Paris affirment que le Toulousain ne disposait d’aucun ordinateur ou autre appareil de prise de vues qui lui aurait permis d’envoyer une vidéo à l’extérieur. Problème : un passage d’une enquête réalisée par Paris-Match avant ces déclarations officielles et décrivant les éléments retrouvés après le siège du RAID vient précisément contredire l’assertion de l’ex-ministre de l’Intérieur. Extrait du chapitre 11 : « sur l’écran de son ordinateur, 3 fenêtres sont ouvertes : l’une sur un site islamiste qui diffuse des scènes de torture, révèle un enquêteur de la police judiciaire,une autre, sur un jeu vidéo et une 3ème sur un site pornographique : le triptyque d’un déséquilibre profond ».

6/ Mohamed Merah disposait-il d’un téléphone portable lors du premier assaut raté du RAID ? Zahia Mokhtari, avocate de père Merah, affirme détenir deux vidéos enregistrées à partir d’un smartphone dans lesquelles le jeune homme aurait crié à son innocence. Sa sœur aîné, Souad, lui avait offert fin 2011 un téléphone portable doté du numéro 06212378XX. Fait méconnu, un premier compte-

46. 27/01/2013 04:01 - gh

ghSUITE

7/ A quoi joue Zahia Mokhtari ? L’avocate du père de Mohamed Merah, qui a déposé plainte contre X pour « meurtre avec circonstances aggravantes » ne cesse, depuis le 1er avril, de temporiser la remise à la justice des vidéos démontrant, selon elle, l’innocence du jeune homme. Curieusement, seul un quotidien proche des services secrets algériens, Echourouk, a bénéficié de « l’exclusivité » d’une retranscription des vidéos, directement fournie par le cabinet de l’avocate. Le texte d’une telle retranscription peut être mis en doute dans la mesure où aucun journaliste indépendant n’a eu publiquement accès aux images. En outre, si l’on en croit la presse algérienne, la dernière conférence de presse de Zahia Mokhtari, mi-juillet, était émaillée de grossières erreurs factuelles à propos de Mohamed Merah dont elle dresse également un portrait excessivement angélique.

8/ Pourquoi une telle sur-communication de l’appareil d’Etat dès le lundi 19 mars, jour de la tuerie perpétrée au collège-lycée Ozar Hatorah ? Au-delà du plan écarlate instauré dans la région et de l’inévitable exploitation politicienne en pleine campagne électorale, qu’a-t-on pu observer ? Claude Guéant transformé en procureur local, Nicolas Sarkozy débarqué trois heures après le meurtre de l’enseignant et des enfants pour afficher son émotion et gêner au passage le travail des secouristes, Bernard Squarcini -en charge de la DCRI- également présent sur place et son numéro 2, le discret Frédéric Veaux, accordant exceptionnellement une interview à TF1, Frédéric Péchenard-directeur de la police nationale- arrivé mercredi matin pour superviser à son tour les opérations du RAID, sans oublier, déjà sur place, François Molins, procureur de la République de Paris, Olivier Christen, en charge de la section antiterroriste du Parquet de Paris et Eric Voulleminot de la police judiciaire-unité de la SDAT, François Fillon pour accueillir les corps lors d’une cérémonie spéciale à l’aéroport de Roissy et Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, expédié à Jérusalem pour les obsèques alors qu’un simple secrétaire d’Etat était présent pour l’enterrement au Maroc d’Imad Ibn Ziaten, premier militaire abattu. Comme le faisait remarquer Yves Bonnet, ancien responsable du contre-terrorisme, il est extrêmement rarissime de voir des cadres de la police communiquer à ce point sur une opération en cours.

9/ Comment s’explique le verrouillage de l’affaire Merah, à tous les niveaux, par le clan Sarkozy ? Outre l’ex-Président et son fidèle bras droit Claude Guéant, on peut constater la présence de François Molins, ancien directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, et de Henri-Michel Comet, préfet de Midi-Pyrénées et ex-secrétaire général de Guéant à l’Intérieur, sans négliger Péchenard, ami d’enfance de Sarkozy et d’Amaury de Hautecloque -l’homme en charge du RAID ainsi que Squarcini, intime de l’ancien chef de l’Etat. Deux autres noms s’ajoutent à ce groupe : Guy Teissier, le président ultra-sarkozyste de la délégation parlementaire au renseignement qui a dédouané la DCRI et la DGSE de toute bavure, et Abdallah Zekri, membre du CFCM et ex-militant de l’UMP, qui fut envoyé à Toulouse pour superviser les obsèques expéditives de Mohamed Merah.

10/ Quelle confiance accorder aux enquêteurs de la section antiterroriste du Parquet de Paris ? Par expérience, ces derniers collaborent régulièrement avec la DCRI. Ces deux mondes, en vase clos, s’interpénètrent. Quant à François Molins, procureur de la République de Paris, sa connivence avec le clan sarkozyste a même été évoquée par François Hollande lors du débat électoral de l’entre-deux tours. Le futur chef de l’Etat s’étonnait du caractère politisé de la nomination présidentielle -à la tête du Parquet de Paris- d’un ex-directeur de cabinet ministériel si proche de l’UMP.

11/ D’où provient la carte de visite d’un policier -chargé de la sécurité de Nicolas Sarkozy- qui fut retrouvée dans le box de Merah ? S’agit-il là d’une pièce à conviction fondamentale ou d’une fausse piste délibérément fabriquée pour induire en erreur ?

12/ Comment Mohamed Merah s’est-il procuré un gilet pare-balles de la police, de taille dite « gendarmette » et adapté à sa fine silhouette ?

13/ Pourquoi le colt 45 détenu par le jeune homme est-il caractérisé par une modification spécifique aux forces d’élite de la police française ?

14/ Comment Merah a-t-il pu s’envoler le 19 août 2011 pour le Pakistan sans être signalé à la DCRI, pourtant présente à l’aéroport de Roissy, alors qu’il était auparavant l’objet de 1200 heures de surveillance et d’une inscription dans le Fichier des Personnes Recherchées ainsi que dans la base de données CRISTINA ?

15/ Comment la DCRI peut-elle prétendre avoir été informé de l’interception- par la CIA- de mails envoyés par Merah depuis le Pakistan au lendemain seulement, soit six mois plus tard, des tueries de Toulouse et Montauban ?

16/ Quelle est la source et la fiabilité d’Il Foglio, quotidien italien proche des néoconservateurs américains et israéliens, selon lequel Merah a voyagé au Moyen-Orient grâce à une couverture établie par la DGSE ?

17/ Pourquoi le Shin Beth, service israélien du renseignement intérieur, ne peut-il confirmer l’affirmation de Bernard Squarcini, ex-patron de la DCRI, selon lequel Merah a été arrêté à Jérusalem en possession d’un couteau ?

47. 27/01/2013 04:04 - gh

ghSUITE

18/ Comment le centre SITE, dirigé par l’Israélo-Américaine Rita Katz et chargé de surveiller les sites islamistes, a-t-il découvert, le 31 mars, la revendication -mise en ligne mais prétendument retirée aussitôt- des tueries de Toulouse par un mouvement terroriste dénommé Jund al-Khilafah ?

19/ Quels sont les passeports utilisés par Merah pour voyager ? Le dossier secret-défense de la DCRI, consulté par Paris-Match, révèle que les photocopies relatives aux tampons des pays visités sont manquantes. En mars 2010, Merah a renouvelé son passeport algérien, six mois après l’obtention, à sa sortie de prison, d’un nouveau passeport français. Curieusement, le journaliste Jean-Marie Pontaut affirme, pour sa part, que Merah a reçu un autre passeport français, également en mars 2010, soit 4 mois avant son premier périple au Moyen-Orient. Le jeune homme a-t-il pu disposer de plusieurs passeports différents sous une autre identité ?

20/ Pourquoi le RAID, rattaché à la police, a-t-il été envoyé plutôt que le GIGN, plus indépendant de la tutelle politique ?

21/ Pourquoi des gaz lacrymogènes -et non pas incapacitants, formellement interdits par les conventions internationales- n’ont-ils pas été utilisés plus tôt pour neutraliser le suspect ?

22/ Pourquoi choisir un siège spectaculaire de l’appartement, durant 32 heures, plutôt que la mise en place d’une « souricière » pour l’interpeller rapidement à la sortie de son domicile ?

23/ Comment 300 balles d’un côté, 69 de l’autre, ont-ils pu être échangées -au terme d’une heure pour progresser vers la salle de bain- lors d’une fusillade d’environ 5 minutes dans un appartement d’à peine 38m2 ?

24/ Qui a effacé l’audio original, curieusement capturé sur un simple smartphone, de la négociation entre Merah et les policiers ?

25/ Pourquoi y-a-il différents rapports à propos du nombre d’impacts de balles sur le corps de Merah ? 24 selon la Dépêche du Midi, 28 pour le patron du RAID, 31 selon Paris-Match et 87 d’après l’avocate du père de Merah.

26/ Pourquoi un camion de pompiers, comme le rapporte Le Monde du 23 mars, a-t-il été spécialement déplacé pour cacher la vue aux journalistes lors de l’assaut du RAID ?

27/ Pourquoi Charles Pasqua, ex-ministre de l’Intérieur et ancien mentor du tandem Sarkozy-Guéant, a-t-il affirmé, jeudi 22 mars sur I Télé, qu’il n’avait jamais cru à la capture de Merah vivant ?

28/ Comment s’explique le délai anormalement long pour identifier Merah à travers son usage d’Internet ? Son nom sera évoqué pour la première fois lundi 19 mars, à 9H du matin, par les enquêteurs, soit 1 heure après le quadruple meurtre d’Ozar Hatorah. Du lundi 12 au jeudi 15 au soir, il aura fallu près de quatre jours pour identifier les 576 adresses IP ayant consulté l’annonce du premier militaire et trois jours supplémentaires pour faire des recoupements avec, notamment, le fichier CRISTINA dans lequel la mère de Merah était inscrite.

29/ Comment Merah a-t-il pu confier au RAID et à la journaliste de France 24 avoir d’autres projets d’attentat pour les prochains jours alors qu’il aurait déjà laissé, chez une amie et selon des enquêteurs interrogés par Paris-Match, un testament-confession plié dans un Coran ?

30/ Pourquoi deux plaintes, dont l’une circonstanciée pour agression, ont-elles été déposées contre Merah en juin 2010, signalées à la DCRI mais finalement classées sans suite en janvier 2011 ?

31/ Quelle est la « source policière » ayant indiqué aux journalistes que le frère de Merah, Abdelkader, aurait déclaré avoir été « fier » des actes imputés à son cadet alors que son avocate a démenti l’existence de tels propos ?

32/ Comment Merah, non anglophone et piètre arabophone, a-t-il pu parvenir à s’introduire en solo dans la dangereuse région pakistanaise du Waziristan, à la fois bastion des talibans et nid d’espions ?

33/ Comment Merah a-t-il réussi à devenir un tireur -qualifié de « professionnel » selon les enquêteurs présents à Montauban- après seulement deux jours de formation prodiguée, d’après les autorités françaises, dans la ville pakistanaise de Miranshah ?

34/ Pourquoi la présence de Mohamed Merah en Afghanistan, en novembre 2010 et sous son patronyme, a-t-elle été démentie par l’ISAF ?

35/ Comment s’explique l’apparente décontraction de Merah, selon plusieurs témoins, au soir du double meurtre de Montauban ou dans l’après-midi de la tuerie d’Ozar Hatorah ?

36/ D’où provenait exactement l’argent de Merah ? L’homme aurait constitué un butin « entre 20000 et 30000 euros » selon les autorités alors qu’il était censé vivre du RSA -390 euros par mois- et payer un loyer de 160 euros. Officiellement, c’est grâce au « banditisme » qu’il a pu amasser cette fortune lui permettant de s’octroyer, en vrac, un arsenal d’armes considérable, plusieurs voitures en location ainsi qu’un MacBook et une caméra GoPro HD. Mi-décembre 2011, Merah a ainsi effectué un règlement de 1235 euros auprès d’une agence de location automobile. Un mois plus tôt, l’homme a pu aisément louer, selon un témoignage recueilli par M6, « une fiesta, une punto et une ibiza » en l’espace de quelques jours.

48. 27/01/2013 04:06 - gh

ghSUITE ET FIN

37/ Pourquoi les sénateurs n’ont-ils pas été autorisés à auditionner les deux responsables des services de renseignement ? Leurs ministres de tutelle, Claude Guéant et Gérard Longuet, ont refusé la rencontre. Des experts proches du pouvoir, à l’instar d’Alain Bauer, ont justifié la décision gouvernementale au moyen d’un prétexte discutable : l’existence d’une délégation parlementaire au renseignement, seule habilitée -selon lui- à pouvoir interroger les patrons de la DCRI et de la DGSE. Problème : cette délégation, dirigée par Guy Teissier-ancien militant d’extrême droite, ultra-sarkozyste et signataire du très droitier « Pacte des Amis d’Israël », s’est réunie à huis-clos pour entendre Bernard Squarcini et Erard Corbin de Mangoux. A la sortie, Guy Teissier a fait savoir par un communiqué inhabituel et lapidaire qu’il n’y avait « aucune ombre au tableau » dans les actions des services secrets dans l’affaire Merah. Ironie démontrant l’hypocrisie de la procédure, Guy Teissier n’a dû rendre compte, en détail, de l’audition qu’au chef de l’Etat, lui-même impliqué dans la gestion de l’affaire.

38/ Quel est le but des nombreux appels téléphoniques, effectués le jour de la tuerie d’Ozar Hatorah, par l’antenne toulousaine de la DCRI sur le portable de Merah ?

39/ Quelle est la fiabilité du propos -imputé à Merah- selon lequel il aurait filmé avec sa caméra GoPro des gendarmes restés passifs lors du meurtre du premier militaire ?

40/ Pourquoi Merah serait-il parti le 17 juillet 2010 au Moyen-Orient en démarrant par l’Allemagne avant de gagner la Turquie puis seulement la Syrie ?

41/ Comment s’expliquent les obsèques expéditives de Merah, enterré dans un cercueil plombé en l’absence de sa famille et sans avoir fait l’objet d’une contre-autopsie ?

42/ Quelle est la cause exacte de la confusion relative à l’interdiction d’un enterrement en Algérie ? Les autorités du pays imputent le refus au maire d’une localité mais celui-ci dément s’être opposé à la requête du père de Mohamed Merah.

43/ Pourquoi Merah a-t-il demandé à une amie, croisée en discothèque samedi 17 mars, de l’héberger à partir du mardi suivant ? Comme prévu, le jeune homme a ramené des affaires dans son appartement ce mardi, vers 21h, avant de s’entretenir, sereinement d’après elle, de projets d’avenir.

44/ Pour quel motif Merah décide-t-il de rentrer chez lui, dans la nuit de mercredi 21 mars, alors qu’il se sait recherché par la police ? Son nom circulait depuis lundi après-midi dans le quartier des Izards en raison d’une visite de la police judiciaire, venue interroger son ex-employeur. Deux heures avant le retour à son domicile, Merah avait passé la fin de soirée aux Izards, discutant, longuement et à l’extérieur, avec ses camarades de jeunesse.

45/ Pourquoi Merah, féru d’Internet et ex-membre de la plate-forme Skyblog, n’a-t-il pas mis en ligne la vidéo des tueries de Toulouse et Montauban ? Si l’on en croit la retranscription de la négociation entre le RAID et le jeune homme, publiée le 17 juillet sur 173 pages par Liberation.fr, Merah aurait voulu, pour jeter « l’effroi dans les cœurs », envoyer sa vidéo de 24 mn sur Youtube mais il a dû renoncer car le site refuse la mise en ligne de toute vidéo d’une durée supérieure à 15 mn. Un prétexte absurde : non seulement Youtube autorise désormais des durées supérieures pour tout utilisateur régulier mais, surtout, il existe de nombreux autres sites qui permettent immédiatement, à tout nouvel inscrit, la publication d’une vidéo de 24 mn.

46/ Qui a envoyé la clé USB, reçue par le bureau parisien d’Al Jazeera le lundi 26 mars et contenant la vidéo des tueries ? Détail méconnu, le film a été réalisé à partir du mardi 20 mars car les noms des sept victimes, révélés alors par la presse, apparaissent en surimpression dans les images.

47/ Comment s’explique l’absence -typique d’un tueur professionnel- de toute trace ADN de Mohamed Merah sur les trois scènes de crime ainsi que sur le chargeur retrouvé à Montauban ?

48/ Pourquoi Merah n’a-t-il pas été « judiciarisé » à son retour du Pakistan ? De nombreux citoyens français ont été interpellés et convoqués devant le juge en raison de leurs liens supposés avec la mouvance salafiste ou terroriste. A l’inverse, le Toulousain a bénéficié, en dépit de ses voyages et de ses amitiés au sein de l’islamisme radical toulousain, d’un exceptionnel traitement de faveur.

49/ Comment s’explique le prétendu basculement idéologique de Merah dans sa volonté de « mettre la France à genoux » ? Plusieurs témoins rapportent qu’au mois de juin 2010, lors du Mondial de football, Merah était considéré comme un patriote français, hostile à l’Algérie et attiré par les métiers militaires. En raison de son casier judiciaire, il s’orienta, le mois suivant, vers la Légion étrangère.

50/ Merah a-t-il réellement abandonné les tests pour intégrer la Légion étrangère ? Un document secret-défense consulté par Paris-Match révèle une contradiction à ce sujet : selon le récit officiel rapporté par les médias depuis fin mars, Merah n’aurait pas accompli les tests complets pour postuler à la Légion. Cet aspect est également évoqué dans l’échange retranscrit entre le jeune homme et le brigadier de la DCRI. Or, la note secret-défense, révélée mi-juillet, infirme cette version en rapportant que le Toulousain a bien passé tous les tests d’évaluation avant de recevoir finalement un« avis défavorable ». Pourquoi, dès lors, Merah et le policier discutent-ils d’un incident- l’abandon d’examens- qui n’a jamais existé ?

49. 27/01/2013 04:08 - gh

gh51/ Merah était-il véritablement un adepte de la dissimulation ? Certains experts de l’islamisme ont recours au concept, d’origine chiite, de la « taqiya » pour expliquer le double jeu supposé du jeune homme sunnite. Quand il fréquente les discothèques, collectionne les marques de luxe ou refuse -selon son épouse éphémère- de porter la barbe et de se rendre dans une mosquée, tout cela participerait, selon les commentateurs favoris de l’émission C dans l’air, à une stratégie de dissimulation. Problème : dans la réalité et sur le terrain, l’ensemble des proches qui ont côtoyé intimement Merah réfutent la vraisemblance d’une telle stratégie.

52/ Pourquoi l’information initiale de Télé Toulouse, selon laquelle deux hommes ont été aperçus sur le scooter à Montauban, a-t-elle rapidement disparu de tout compte-rendu officiel ?

53/ Pourquoi la piste de l’étrange découverte d’une voiture abandonnée avec du matériel de scooter n’a-t-elle pas fait publiquement l’objet d’une investigation ? Le mercredi 28 mars, le quotidien Midi Libre rapportait qu’une Clio contenant un casque sombre de moto et des pièces de carénage pour scooter T-Max avait été retrouvée dans le village de St-Papoul. Chose troublante, les policiers avaient affirmé dans un premier temps que son propriétaire résidait dans le même immeuble que Mohamed Merah avant de se contredire et de se rétracter, dès le lendemain, en communiquant un démenti via l’AFP.

54/ Comment s’explique le ciblage prétendument hasardeux du premier militaire abattu à Toulouse le 11 mars ? Une semaine plus tôt, le 4 mars, Merah aurait consulté, depuis le domicile de sa mère, une annonce, mise en ligne le 24 février par Imad Ibn Ziaten pour vendre sa moto. Le 6 mars, Merah aurait également volé le scooter T-Max avec lequel les tueries seront commises. Curieuse coincidence : le djihadiste infiltré dans la mouvance salafiste internationale aurait exécuté son premier assassinat sur un parachutiste qui se destinait, selon Jean-Marie Pontaut et Eric Pelletier, à rejoindre le « service Action » de la DGSE -une unité chargée d’accomplir les opérations clandestines, et parfois meurtrières, des services secrets français.

55/ Pourquoi Merah aurait-il voulu tuer un militaire qu’il appréciait ? Selon la police, le Toulousain était passé, au matin du 19 mars, au domicile d’un militaire pour l’abattre. Or, celui-ci n’était pas un inconnu puisque les deux hommes avaient fait connaissance en juin 2010 lors de la Coupe de monde de football. Merah, alors attiré par l’armée, s’était lié d’amitié avec ce frère aîné d’un ami.

56/ Comment s’explique l’apparente désinvolture d’un homme censé dissimuler ses activités criminelles ? Vers le 15 mars, Merah aurait demandé à un employé du concessionnaire Yamaha des informations pour savoir comment désactiver le tracker de son scooter volé et le repeindre sans encombre. Quelques jours plus tôt, il aurait également acheté ailleurs, facture à son nom, une cagoule de motard ainsi qu’un casque et un blouson.

57/ Quelle signification accorder à la médiatisation de la singulière rencontre, organisée face caméra par l’hebdomadaire Le Point, entre le président du CRIF et le frère de Mohamed Merah ? Filmé de dos, Abdelghani semble passer une audition devant un jury. Pourquoi une telle mise en scène grotesque de part et d’autre ?

58/ Pourquoi le patron de la DCRI, le président du CRIF et un membre de son comité directeur étaient-ils persuadés, avant la fin de la traque du suspect, que le « tueur au scooter » s’apparentait davantage à un « terroriste islamiste » ? Dès le lendemain de la tuerie de Montauban, Bernard Squarcini privilégia discrètement cette piste, contrairement à Christian Lothion, son homologue de la police judiciaire. Quant à Richard Prasquier et Gilles-William Goldnadel, membres du CRIF, ils ont rapidement fait savoir, juste après le drame d’Ozar Hatorah, qu’ils favorisaient aussi cette hypothèse.

59/ Comment Nicole Yardeni, responsable du CRIF à Toulouse, a-t-elle pu accéder aux vidéos de surveillance du collège-lycée et les commenter à la presse alors qu’il s’agit là, en matière procédurale, d’une pièce à conviction réservée uniquement aux enquêteurs ?

60/ Qui est à l’origine du concept, formulé par le Procureur de Paris, d’une « autoradicalisation salafiste atypique » pour justifier le basculement de Merah dans la violence djihadiste ? A l’instar de Squarcini, les autorités affirment que le Toulousain se serait radicalisé en prison comme en témoignerait sa lecture assidue du Coran à cette époque. Un avis démenti par l’avocat du jeune homme, Christian Etelin, qui fréquenta alors Merah sans avoir constaté la moindre trace d’un nouveau comportement moralement rigide.

61/ Qu’en est-il de la « djellaba noire » qu’aurait porté Merah à sa mort ? Le procureur de la République avait rapporté son existence, ajoutant qu’elle était remontée à la taille et enfilée dans le jean du Toulousain. Pourtant, le Parisien a relaté des témoignages démentant l’existence d’un tel vêtement sur la dépouille du jeune homme. A l’inverse, le rapport d’autopsie, élaboré ultérieurement par deux médecins-légistes et consulté par la Dépêche du Midi, évoque également une djellaba sous laquelle Merah aurait porté une double couche de sous-vêtements. Cet élément accréditerait, selon les autorités, la thèse du martyr islamiste, disposé au « suicide by cops »- la mort donnée par un assaut de la police.

50. 27/01/2013 04:10 - gh

gh62/ Quel rapport entretenait Merah avec l’islam ? Selon la retranscription de ses échanges avec les policiers, le jeune homme aurait déclaré s’être « converti sérieusement à la religion » le 18 février 2008, durant son séjour en prison. Depuis, il serait resté « assidu dans ses prières ». Pourtant, quelques mois plus tard, le personnel de l’établissement carcéral constatera la tentative de suicide de Merah lors de la nuit de Noël. Un « converti » de fraîche date à l’islam aurait donc envisagé, lors d’une fête chrétienne, de réaliser un acte pourtant réprouvé par sa religion : mettre fin à ses jours.

63/ Quelle est l’indépendance de prétendus experts de l’islamisme envers les services secrets français, impliqués dans l’affaire Merah ? L’exemple le plus éloquent est celui de Jean-Charles Brisard : interrogé sur le profil du jeune homme par CNN, France 24 ou Direct 8, l’homme n’a cessé de dédouaner les autorités, et notamment la DCRI, dans la gestion des opérations. Problème : comme l’a révélé un article du Monde, paru fin mars et rédigé par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, la DCRI emploie Jean-Charles Brisard. Celui-ci aurait auparavant confessé au juge Trévidic qu’il collaborait avec le Renseignement intérieur. Or, à chaque fois que cet expert était interrogé par des journalistes à propos de la connexion de Merah avec la DCRI, aucun média n’a eu l’indélicatesse de préciser que Brisard, présenté comme un « consultant » indépendant, était également lié au même organisme. Il s’agit là d’un problème essentiel et passé sous silence: la proximité, contraire à toute déontologie, de nombreux experts et journalistes avec les services secrets français. Un essai, intitulé « L’espion du Président », rapporte, par exemple, que la DGSE emploie secrètement plusieurs journalistes pour surveiller les rédactions et, le cas échéant, pratiquer la désinformation sur des sujets sensibles. Jean-Charles Brisard est un cas isolé et relativement mineur de par sa capacité d’influence. Qu’en est-il des autres, experts patentés ou titulaires d’une carte de presse, qui manipulent sciemment -avec la bénédiction des « services »- l’opinion publique ?

64/ Pourquoi Mohamed Sifaoui a-t-il énoncé une contre-vérité en laissant entendre que Merah se serait filmé, à visage découvert, dans la vidéo des tueries ? Cette étrange attitude, révélée par Oumma et rapportée également par l’avocate française du père Merah dans un récent débat avec Daniel Schneidermann, n’a pas d’explication rationnelle, hormis une volonté de désinformer le téléspectateur. Présent aux côtés de l’essayiste algérien, le journaliste Jean-Marie Pontaut a opiné du chef, accréditant ainsi la fausse information de Sifaoui avant de préciser, quelques jours plus tard sur France Culture, que l’homme apparaissant dans la vidéo était précisément « casqué ». Dans le débat organisé, fin juin, par Daniel Schneidermann sur son site « Arrêt sur images », les journalistes Eric Pelletier, Frédéric Helbert et Laure Daussy ont tenté, chacun à sa manière, d’édulcorer le caractère mensonger de la démonstration de Sifaoui. Seule face à eux, l’avocate du père Merah, Isabelle Coutant-Peyre, a persisté et souligné l’aspect frauduleux de la manœuvre.

65/ Qui se cache derrière le pseudonyme « Mickael Julien » sur Youtube ? Cet utilisateur du site de partage vidéo est à l’origine d’un montage de 15 minutes visant à accréditer la thèse d’un nébuleux complot dans l’affaire Merah. L’individu s’est inscrit fin mars pour mettre une seule vidéo et n’a eu depuis aucun autre usage actif du site. Problème : cette vidéo, copiée et relayée par de nombreux utilisateurs, a connu un vif succès sur le web en dépit de ses spéculations gratuites accompagnées de plusieurs erreurs factuelles. Le montage est rapidement devenu, en conséquence, une sorte de « cible » emblématique et facile pour les détracteurs du « complotisme ».

66/ Qui est à l’origine de la théorie absurde -car non étayée par des faits- d’une connexion entre la famille Sandler, abattue à Toulouse, l’ONU et Israël ? Cette fable, propagée par un site dénommé Wikistrike, ne repose sur rien mais favorise la caricature des sceptiques de l’affaire Merah en paranoïaques obsédés par un complot israélien généralisé et permanent.

51. 27/01/2013 04:10 - gh

gh67/ Qui a transmis la photo du cadavre de Merah au magazine Entrevue ? Obtenu par le paparazzi Jean-Claude Elfassi, le cliché est censé démontrer, pour la fine équipe éditoriale du mensuel, la légitime défense du RAID. Le timing de la publication, fin juin, pose question. De même, plusieurs internautes, inscrits notamment sur le site participatif Agoravox et ayant étudié la photo, s’interrogent sur l’authenticité de l’image, retouchée d’après certains.

68/ Quelle est la source de Christophe Dubois, journaliste à l’origine du « scoop » de TF1 ? Salarié de la boîte de production « Eléphant et Cie », Dubois a personnellement échappé au scandale qui a visé la première chaine de France, accusée de sensationnalisme pour avoir diffusé le prétendu enregistrement audio des échanges entre Merah et les policiers. Pourtant, son profil est intéressant : spécialiste des services secrets sur lesquels il a publié plusieurs articles dans le Parisien, l’homme a co-rédigé« Les islamistes sont déjà là », recueil alarmiste composé de faits, rumeurs, contre-vérités et autres spéculations fantaisistes quant à la menace que ferait peser en France l’islam radical. Sorti en 2004 et surfant sur la psychose post-11-Septembre, l’ouvrage a connu un certain succès en dépit d’une promotion calamiteuse comme en témoigne le passage des auteurs chez Thierry Ardisson. L’animateur goguenard s’interrogeait alors sur la facilité de Christophe Dubois et de son co-auteur Christophe Deloire pour obtenir des informations auprès des services secrets. Chose singulière et révélatrice des petits arrangements dans la sphère médiatique, le second, devenu récemment patron de Reporters sans Frontières, s’est porté au secours de son camarade en faisant publier un communiqué inattendu par l’ONG pour défendre la « protection des sources » de TF1. Proche du monde policier, et s’appuyant sur cette proximité pour rendre crédible certaines « informations confidentielles » publiées dans ses ouvrages ou « dévoilées » à ses collègues, Christophe Deloire, ex-participant d’un colloque organisé en 2006 par un think-tank ouvertement islamophobe, est également un ami de longue date de Jean-Charles Brisard, l’agent occasionnel de la DCRI.

69/ Comment s’est opérée la sélection de l’audio récupéré par TF1 ? Sur 7 heures d’enregistrement, Emmanuel Chain a affirmé au Figaro disposer de 4h30 d’échanges entre Merah et les policiers. Dix minutes environ ont été diffusées dans l’émission « Sept à Huit ». Qui a supervisé le montage audio ? Curieusement, cette durée correspond à celle entendue auparavant par le journaliste Eric Pelletier, co-auteur avec Jean-Marie Pontaut de « Affaire Merah : l’enquête », un ouvrage particulièrement favorable aux services de police, DCRI et RAID inclus.

70/ Comment s’explique l’anesthésie journalistique, relevée par Daniel Schneidermann, qui a accompagné l’affaire Merah depuis le début ? La plupart de médias se sont contentés de relayer la version gouvernementale et de fournir des reportages au format « psycho-socio-culturel » pour décrire l’environnement et la jeunesse de Merah. Par la suite, certains organes de presse, notamment les Inrocks et le Monde, ont entamé une chasse aux sorcières en pointant du doigt les prétendus « ravages du complotisme ». Crypto-antisémite, imaginatif et ignorant des faits : tel serait le portrait-robot du citoyen osant douter de la version officielle de l’affaire Merah. Le Monde a même osé conceptualiser un nouveau phénomène au caractère discriminatoire : le « conspirationnisme communautaire ». Sous-entendu : les Français musulmans seraient les principaux contestataires du récit politico-médiatique. L’escroquerie intellectuelle est ici manifeste. Le cliché, présenté comme une vérité scientifique par le premier quotidien national, tend à rajouter un cran supplémentaire pour caricaturer le profil du « suspect » de « complotisme » et vise parallèlement à occulter la variété sociologique des citoyens qui s’interrogent, de bon droit, sur les zones d’ombre de l’affaire Merah. Pour sa part, Nicolas Sarkozy peut exprimer sa gratitude aux « chasseurs de conspirationnistes » : n’avait-il pas qualifié de « faute morale impardonnable» toute « recherche » d’une « explication » ?

71/ Pourquoi Manuel Valls n’avait-il toujours pas pu avoir accès, deux mois après son arrivée au ministère de l’Intérieur, aux documents classés secret-défense de la DCRI à propos de Mohamed Merah ? Ceux-ci ont été finalement transmis -incomplets- le 18 juillet à une commission indépendante pour une éventuelle déclassification.

52. 27/01/2013 04:11 - gh

ghLa dernière pour la route

72/ Quelle est la marge de manœuvre de la présidence Hollande pour faire la lumière sur le rôle des services secrets dans l’affaire Merah ? En dépit des apparences, une certaine « continuité du pouvoir » perdure dans le monde du renseignement. Le nouveau patron de la DCRI, Patrick Calvar, avait auparavant un rôle décisionnel important au sein de la DGSE. Or, celle-ci a également, à l’instar de la DCRI, fait preuve d’opacité pour expliquer son éventuelle relation avec Mohamed Merah lors de ses multiples voyages à l’étranger. Manuel Valls a promis d’élucider les « dysfonctionnements » des services dont il a la charge mais qu’en est-il de sa propre indépendance ? Au soir de la tuerie du collège-lycée de Toulouse, l’homme -alors responsable de la communication de François Hollande- s’était distingué en manifestant, entre les places Bastille et Nation, contre le caractère antisémite du quadruple meurtre. Dans un cortège composé, entre autres, de Bernard-Henri Lévy, Hassen Chalghoumi ainsi que des membres extrémistes de la Ligue de défense juive, le futur ministre de l’Intérieur, réputé pour son communautarisme à géométrie variable et signataire -comme Guy Teissier et David Assouline- du « Pacte des amis d’Israël », a évoqué une « France humiliée » par le dernier acte du tueur à scooter. Devenu depuis « l’homme le plus puissant de France » comme on surnomme généralement le responsable de la place Beauvau, Manuel Valls aura-t-il la volonté d’identifier ces hommes de l’ombre qui se sont trompés, voire compromis, dans l’affaire Merah ?

53. 27/01/2013 04:16 - gh

ghCelui qui aura répondus avec justesse gagne le scooter blanc ou noir utilisé pour le crime .En prime je vous laisse avec cette conférence .

http://www.youtube.com/watch?v=zIWzaOYA3I0

54. 28/01/2013 15:37 - gh

ghLes confidences du juge trevidic sur l'affaire mérah

http://www.frederichelbert.com/20130125/confidences-du-juge-trevidic-sur-laffaire-merah-un-coup-de-recrutement-a-ete-tente-un-loupe-terrible

55. 27/02/2013 22:44 - bu2bu

bu2bugh : T'as vraiment du temps à perdre, on s'en bat l'oeil de tes trois cent cinquante mille questions. Tu dois faire partie de réopen9/11, t'en as le style.

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Pierre-André Taguieff par Pierre-André Taguieff

Écrivain, essayiste, historien des idées politiques. Ring Wall of Fame.

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