Quand la vie discrimine
SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 29/03/2010 - 33 réactions -
«Article 19 - Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.»
(Déclaration Universelle des droits de l'homme, le 10 décembre 1948
 La guerre est plus lointaine que cet article, or, le poids du souvenir des heures les plus sombres, pour reprendre l'expression à la mode, semble étouffer aujourd'hui ces quelques lignes. Éric Zemmour en sait quelque chose. Non seulement la liberté d'expression est plus que jamais sur la sellette, mais c'est avec elle le libre-arbitre, et même la réalité, qui sont menacés. À en croire l'indignation générale, les actions en justice et les appels au lynchage, la réalité peut désormais vous couter très cher, si il vous venait l'absurde idée de la constater. Dans l'affaire Zemmour, pas de "J'accuse" isolé, mais un gigantesque "on accuse". On accuse Éric Zemmour de parler de ce qu'il ne faut pas, de voir ce que l'on ne doit pas voir, et en définitive de dire ce qui est. C'est un crime de lèse-irréalité. La réalité n'est plus une opinion, c'est un délit. La réalité n'est plus un droit, elle est passible de poursuites. Les faits sont inacceptables. Le réel est inacceptable. Dernièrement, un patient travail sémantique, législatif et médiatique, travaille à faire disparaitre cette réalité. On prétend que Zemmour est dans l'idéologie, pas dans le constat. Et si Zemmour était dans la réalité ? Et si c'était le reste du monde qui était dans l'idéologie ? L'idéologie est partout. Présenter de simples faits devient dangereux, puisque l'idéologie de l'irréalité ne les tolère pas.
La véracité des chiffres de Zemmour, ceux du Washington Post, ceux du Ministère de l'intérieur, tout ça n'a aucune importance. Ce n'est pas cela qui est contesté. Ce qui est contesté, c'est le droit d'en parler. "Qui êtes-vous pour dire ce que vous dites ?" lançait un quelconque interlocuteur à Zemmour récemment. Qui êtes-vous pour dire la réalité ? Une manière de dire que vous n'avez aucune légitimité pour exister, Monsieur Zemmour. En clair, la réalité existe, nous l'avons rencontrée. Mais chut !
Depuis un certain temps, c'est mal de distinguer. Les gros, les malades, les coloris… On préfère parler de corpulents, de bénéficiaires de soins, de diversité. Des mots existaient. Handicapé, fou, nain, aveugle. Ces personnes, on a tâché de les faire disparaitre, d'adoucir leur condition, pour qu'elles se fondent un maximum dans le masse, afin qu'enfin les différences disparaissent, et avec elles les discriminations. On parle de personne en situation de handicap. D'usager de la psychiatrie. De personne de petite taille. De non-voyant. Ces babillages puritains tuent les gens, en tentant de les enfermer dans la masse indistincte.
Lorsque malgré tous les efforts de la novlangue, on se rend bien compte que la discrimination est toujours là, on tente de la positiver. On invente la discrimination positive. Et bientôt, on parlera sans doute de discrimination citoyenne, de discrimination juste. On attend avec impatience la prochaine étape : le racisme positif. Ce qui agace tant les officines et les médias, c'est que Zemmour parle des Noirs et des Arabes, qu'il établisse une différence entre les gens. Cet entêtement à rappeler la réalité à une société en pleine disparition (puisqu'elle fait tout pour fuir cette réalité) retarde d'autant la métamorphose des multitudes en ce zombie aculturel et asexué que l'on nous promet. L'être du post-choix, de la post-discrimination. De la post-réalité. Le pire, c'est que les premiers concernés jouent parfois leur rôle d'aspirants à la contingence avec sans doute plus de vigueur que le système ne pouvait l'imaginer. Ils militent, ils hurlent, ils manifestent, dans un mélange paradoxal de fierté d'être différent et de volonté de n'être jamais remarqué.
Lorsque Zemmour intervient dans le brouhaha médiatique, il est très remarqué parce que l'idéologie de l'irréalité, itérative et continue, ne peut se laisser ainsi insulter, et projette donc les lumières médiatiques sur l'intéressé (telle une mise au pilori). Zemmour, avec sa phrase, bénéficie d'un réel effet de surprise. S'en suit un affrontement des deux techniques chères aux publicitaires, la redondance du message d'un côté, et l'effet de surprise de l'autre. Comme toujours, le premier finit par l'emporter, mais il aura parlé de l'ennemi, le légitimant quelque part…
"La discrimination, c'est la vie", ajoute le journaliste, qui aggrave son cas. La vie ? Zemmour ne croit pas si bien dire. La vie discrimine, de A à Z.
La nature choisit d'abord pour vous. Votre heure, vos gênes, votre santé, le spermatozoïde, votre famille… Elle discrimine.
Ce qu'il est convenu d'appeler le hasard en rajoute. Vos avatars, vos maladies, vos accidents, vos rencontres. Il discrimine.
Et vous, lorsque vous prenez en main votre destin. Vous choisissez votre attitude, vos jeux, vos livres, vos amis, votre métier, votre style, votre femme, les prénoms de vos enfants, vos adhésions, vos engagements, votre construction intellectuelle… Vous discriminez.
La vie n'est-elle pas qu'une question de choix personnels (discrimination) et d'événements subis (discrimination), ce qui fait de la vie une somme de discriminations... Et un jour, tout comme à ces messieurs du Cran, nous serons tous face à elle. Face à notre grande égalité. Et elle choisira pour nous, la faucheuse, à moins que nous ne choisissions pour elle tout un tas de façon de mourir, toutes plus honorables et respectables les unes que les autres. La seule égalité, c'est la mort. Tout un symbole.
L'égalité des chances, et l'égalité en général relèvent au mieux de l'arnaque, au pire de la folie furieuse. Vouloir égaliser cette multitude de différences, vouloir interdire la discrimination (le choix), n'est-il pas le seul réel et grand crime contre l'humanité (la vie) de notre époque ? Alors, cette nouvelle religion de l'a-discrimination n'a-t-elle que des ailes blanches et des vertus intouchables ? Ne discrimine-t-elle donc jamais ? Si, bien sûr. Voyez par exemple ce que subit le Pape et l'Église, "éclaboussée par des affaires de pédophile", comme le dit si bien la presse. La lâcheté qui caractérise le progressisme (drapée derrière le concept de tolérance), se contente encore une fois de répéter ces suppositions, l'air de ne pas y toucher, jusqu'à ce que ça rentre dans tous les cerveaux.
On ne parle pas de stigmatisation, vis-à-vis du Pape. On rappelle simplement qu'il a été membre des jeunesses hitlériennes, ce qu'il a déclaré à propos des préservatifs, sa main tendue aux évêques intégristes… On ne parle pas d'amalgame, vis-à-vis du Pape. On explique simplement qu'il est naturel que le célibat des prêtres provoque toutes ces affaires de pédophilie, sous entendu que la rigidité de l'Église incarnée par Benoît XVI n'amène rien de bon. On se garde bien entendu de préciser que l'immense majorité des pédophiles vivent en couple.
Assimiler n'importe qui à Hitler lorsqu'il émet le moindre doute, ce n'est pas de la discrimination ? Convoquer sans cesse les heures les plus sombres, pour étouffer dans l'œuf quelques secondes de clarté, ce n'est pas de la discrimination ? Déduire de l'affaire Zemmour, comme Rue 89, qu'il est question d'un vieux fond colonial, ce n'est pas une discrimination ?
On discrimine ce qui nous arrange. On discrimine les amis de la discrimination. On discrimine la réalité et ceux qui s'obstinent à en garantir l'existence. Après tout, c'est aussi la vie du monde irréel qui est en jeu.
Et la discrimination, pour ce monde là aussi, c'est la vie. Mais l'admettre le tuerait.
Laurent Obertone
Toutes les réactions (33)
1. 29/03/2010 17:20 - Partagas
Je m'éloigne un peu du sujet de Laurent Obertone mais comme je l'ai déjà dit ailleurs à certains lecteurs du Ring, Zemmour ne s'est jamais excusé :
- "Ma volonté n’a jamais été de stigmatiser « les noirs ou les arabes » comme des délinquants, mais si cette phrase, sortie de tout contexte, a pu heurter, je le regrette."
Autrement dit, s"i mes propos, sortis de leur contexte (sous entendu par d'autres que moi) ont pu heurter je le regrette". Ce qui n'est pas la même chose que "je vous demande de bien vouloir m'excuser pour avoir dit ce que j'ai dit".
Mais tout le monde semble se sentir rassuré. Ouf, on l'a échappée belle ! Même si ensuite Zemmour persiste et signe, chiffres à l'appui.
Aussi je me demande si la Licra a bel et bien accepté ces excuses qui n'en sont pas, ou si l'un de ses cadres un peu plus malin que les autres n'a pas eu le pressentiment que si procès il devait y avoir, il serait loin d'être gagné d'avance. Ce qui l'aurait très mal foutu avouons le...
Mais que Zemmour fasse gaffe, la prochaine fois, ils ne le rateront pas et peut-être n'aura-t'il d'ailleurs plus autant de soutiens.
D'ailleurs, si j'étais l'un de ses adversaire les plus acharnés, et vu que le bonhomme est momentanément intouchable, je commencerai par m'en prendre à l'un de ceux qui l'ont soutenu, au hasard l'avocat général Philippe Bilger, pour bien montrer aux autres ce qu'il en coûte de sortir du rang.
Pour l'exemple.
2. 29/03/2010 18:52 - Greg môk
Rama Yade avait qualifié le lendemain les propos de Z. d"analyse racialiste", entre autres.
On attend toujours qu'elle nous démontre en quoi les propos de Z. en sont une...
Je suis toujours étonné par ces affirmations ou négations sans aucune démonstration.
Il y a un vide. Une absence. Une fuite.
3. 30/03/2010 00:42 - Yannick
"Le racisme positif" ? Il y a le Jamel Comedy Club pour ça !
4. 30/03/2010 11:02 - Denis
Positivisme et anti-discrimination font bon ménage.
La discrimination positive induit qu'un homme blanc, valide, hétérosexuel et de souche française est nécessairement exclus de ses préceptes.
5. 30/03/2010 17:52 - Nicolas Hulot
Comme le dit zemmour, les derniers arrivants sont tjrs les 1er délinquants. Parce que la misère et l'absence d'idéaux au quotidien poussent au crime. Ca n'est pas complètement de leur faute et n'importe qui un minimum honnete intellectuellement peut comprendre le mécanisme.
Ces jeunes n'ont rien à foutre des valeurs de la France d'avant 1968 ou meme 1981. Ils veulent aller de l'avant et se créer leurs propres valeurs (en bien et en mal), c'est du positif quand meme ! Et si cela leur permet de vivre mieux il y aura moins de répercutions sur le reste de la population et on pourra vivre tous ensemble beaucoup mieux.
Wait and see, and no racial fear please.
6. 30/03/2010 18:23 - Greg môk
Les différentes causes ne sont pas que la misère, l'absence d'idéaux mais aussi le manque d'éducation. Je m'explique. La plupart des africains naissent de père ou de mère polygame. Par conséquent, il arrive très souvent que le père ou la mère, voire les 2, ne puissent éduquer correctement leur progéniture par manque de temps, de moyens et d'autres multiples frères et soeurs et cousins et cousines à prendre en charge. C'est une culture d'éducation.
Ainsi, il va se faire "tout seul". Parvenu à l'âge adulte, il reproduira le mécanisme tout en immigrant. Il aura alors quelques "femmes", lesquelles auront quelques "hommes" et ainsi de suite.
Bien entendu, cette culture d'éducation n'est pas généralisée à l'ensemble des africains, mais elle est fréquente.
La meilleure des preuves serait d'aller faire un voyage de quelques années en Afrique pour comprendre un peu comment fonctionne ce peuple.
7. 30/03/2010 22:59 - Nicolas Culot
Je pense savoir un petit peu comment fonctionne ce peuple étant donné que ma femme est d'origine congolaise, arrivée en france à 6 ans, et je crois savoir qu'elle n'est pas polygame. Effectivement elle a une douzaine de demi-frères et soeurs, mais la polygamie est généralement l'affaire des hommes et l'éducation celle des femmes. Ca n'est pas facile non plus d'élever 4-5 gamins et je peux vous assurer que les mamas sont très autoritaires (elles n'ont pas le choix) et savent se faire respecter de leurs enfants à coup de trique ou de bâton de sémoule (pour les gastronomes). Et je ne vois pas comment ils peuvent se faire "tout seul" étant donné qu'ils vivent bien plus en famille que les occidentaux.
D'ailleurs s'ils tournent mal ca n'est bien souvent pas la faute de la famille mais de celle de leurs fréquentations en bas des immeubles. Il y en a qui résistent et d'autres qui cèdent à la facilité. D'où ma réflexion sur l'impact de la "misère" concernant les problèmes de délinquance de ces jeunes.
Mais vous avez raison, je ne suis jamais allé en afrique noire et il me reste encore bcp de choses à apprendre. Tout comme vous apparement.
8. 31/03/2010 11:22 - Greg môk
Non, la polygamie n'est pas "généralement l'affaire des hommes" mais aussi celle des femmes, même si celle-ci est plus représentée chez les hommes. C'est une culture différente où les "corsets" du christianisme n'ont pas l'influence millénaire qui est imprégnée en Occident, en schématisant brèvement.
Effectivement, l'éducation est généralement l'affaire des femmes ce qui implique souvent l'absence du père, c'est une des raisons, qu'ils se font "tout seul". La plupart des délinquants sont plutôt de sexe masculin si je ne me trompe pas. Et sans la présence du père, sans l'image de l'autorité et sans ce que tout représente un père, quels exemples ont-t-ils ?
Maintenant, je vous l'accorde, ce n'est pas la principale cause, c'est une cause parmis d'autres. Et j'ajouterai que l'absence du père n'amène pas systématiquement à devenir délinquant, heureusement.
De plus, vivre bien plus en famille multiplie les influences et les chemins à choisir, ce qui peut être à double tranchant, me semble-t-il. Par exemple, il n'est pas impossible que parmis les fréquentations au bas des immeubles se trouve un cousin, un oncle ou le frère d'un cousin, etc...
Toutefois, rien non plus ne les oblige à fréquenter les bas des immeubles, le libre-arbitre n'est pas une fiction. D'autres préfèrent de ne pas céder à la facilité, ceux-là sont généralement plutôt bien encadrés. Maintenant, la famille a la liberté de ne pas autoriser sa progéniture à perdre son temps au travers de mauvaises fréquentations, à moins que cette famille soit ... absente ?
Enfin la dernière proposition que j'écrivais dans le post précédent ne vous était pas directement destinée, je suis vraiment désolé si vous l'avez compris comme une remarque personnelle. L'objectif avait pour but de signifier notre méconnaissance du peuple africain.
9. 31/03/2010 20:20 - Nicolas Culot
Oui, enfin père présent ou pas essayez juste de contrôler les fréquentations de vos 4-5 gamins adolescents. C'est autre chose que d'avoir à gérer 1 ou 2 gamins seulement, là c'est sûr on peut davantage les encadrer et s'occuper d'eux. Un peu à l'image d'une classe de 40 élèves et d'une autre de 20; ces derniers auront de meilleurs chance de réussite aux examens.
Et puis l'éducation parentale a ses limites et passé un certain âge le jeune se construit à travers ses relations et non plus sur les discours de ses parents. C'est pour cela que son environnement social direct à une influence je pense très importante sur son évolution personnelle. Et comme on trouve plus souvent des délinquants dans une cité qu'en zone pavillonaire le jeune a quasiment 1 chance sur 2 de mal tourner. C'est sans fin.
A mon avis, pour diminuer la délinquance notablement il faudrait mélanger les gens et ne plus laisser les communautés entre elles.
Dans les villes il y a des quotas de logement sociaux obligatoires mais ca ne sert véritablement à rien car on retrouve tjrs les memes communautés regroupées dans ces quartiers. Il faudrait mélanger zones sociales et zones résidentielles sur la base des quotas de la ville.
La ville doit avoir 20% de logements sociaux? Eh bien dans une résidence de 10 logements, 2 seront pour des gens en difficulté. Ca serait bénéfique pour tout le monde : les pauvres verraient une nouvelle façon de vivre et tendraient à se comporter par la force des choses comme la majorité des résidents et les riches auraient moins peur des pauvres car ils les cotoieraient au quotidien.
C'est pour cette raison que je ne crois pas totalement en la thèse de l'éducation africaine "défaillante" qui part bien des aspects n'est pas si éloignée de l'éducation que j'ai reçu.
Et sincèrement quand je vois comment certains occidentaux éduquent leurs enfants à base de "discussion et de compassion" ce ne me rassure pas vraiment sur l'avenir de nos jeunes (dixit Dieudo : ca donne des cadres trentenaires sous prosac devant leur télé, et qui votent sarkozy)
10. 31/03/2010 20:35 - Nicolas Culot
"...qui votent Raffarin" pardon.
11. 31/03/2010 21:02 - Greg môk
Je ne cherche pas à vous convaincre mais simplement à proposer un avis critique raisonné.
La solution que vous donnez amène un problème important : vous imposez.
Vous faites appel à l'Etat-providence.
Ainsi découvrons-nous que la grande idée de l'Etat providence a ses limites. Il s'avère périlleux de confisquer à un homme LA RESPONSABILITE qui est la sienne vis-à-vis de lui-même et des siens ; et sans doute est-il même discutable dans bien des cas de par trop aplanir toutes les difficultés qui attendent les jeunes gens dans leur lutte pour l'existence.
12. 31/03/2010 22:17 - Nicolas Culot
Quel appel à l'Etat-providence? L'Etat construit des logements sociaux depuis au moins 50 ans, ca n'est pas nouveau. Je propose qu'il le fasse mais en améliorant leur répartition urbaine et sociale. C'est tout.
Et je n'invente rien d'autres avant moi ont exprimé les memes idées.
A vous entendre on se croirait aux USA : on ne peut compter que sur soi-meme, chacun sa merde, ses responsabilités etc. Pourquoi pas, mais ca n'est pas comme cela que la France fonctionne depuis 50 ans. Et c'est facile de parler de ne pas vouloir aplanir les difficultés (des autres) quand on est né et que l'on vit du bon coté de la rive. J'en connais qui aimeraient bien qu'on leur aplanissent leurs difficultés car ils en chient certainement plus que vous avec un salaire dérisoire et un logement misérable.
13. 01/04/2010 12:16 - Greg môk
Monsieur, je ne doute pas une seule seconde de votre désir d'encore plus de justice sociale, d'encore plus d'égalité, cependant, il serait peut-être opportun de prendre un peu de recul et de vous relire, car, c'est l'idée totalitaire qui vous habite, à tendance communiste.
Totalitaire car votre idée est encore d'imposer, d'obliger par l'Etat planificateur. D'ailleurs, bien involontairement vous l'écrivez : "C'est tout." Ce qui signifie c'est entièrement, complètement, totalement, c'est TOTAL.
Communiste car vous voulez mettre en commun des délinquants au milieu de familles tranquilles. Et vous ne leur demandez surtout pas leur avis, non, c'est ainsi, vous les obligez à accepter, et tant pis pour elles, pensant d'abord aux victimes de la société.
Comme le dit si justement MG Dantec, on ne sort pas du communisme, c'est lui qui sort de vous.
Il me semble que vous n'avez pas connaissance de la siginification de ce que vous écrivez.
14. 01/04/2010 13:03 - Yannick
"Ca n'est pas facile non plus d'élever 4-5 gamins"
Désolé d'être direct, mais PERSONNE ne demande à ces familles d'avoir 4-5 gamins.
15. 01/04/2010 13:42 - Nicolas Culot
Mais je n'impose rien, je propose et quand j'écris "c'est tout" c'est dans le sens "c'est simplement ce que j'ai voulu dire". Rien à voir avec vos délires communistes sanguinaires. Faut vous calmer l'ami, je ne sais pas dans quel quartier vous achetez votre "marchandise" mais ca m'a l'air de très bonne facture.
Et puis à quoi bon discuter puisque pour vous toutes les personnes qui vivent dans des quartiers pauvres sont des délinquants et qu'ils ne devraient jamais cotoyer les "familles tranquilles".... ca n'est pas avec des gens qui pensent comme vous que l'on fera avancer les choses. Si on veut que la société fonctionne mieux, il faut accepter des compromis. Et parfois il vaut mieux passer outre l'avis des gens qui ne voient pas plus loin que leur pallaisson et à court terme.
Combien de personnes sont contre l'arrivée du tramway devant chez eux, et qui une fois en place sont bien contents de l'utiliser tous les jours. Alors l'avis des honnetes gens parfois, excusez-moi mais c'est de la merde.
Quant aux 4-5 gamins par famille, meme s'il n'y en que 3 qui travailleront, vous serez bien content de les trouver pour payer votre retraite. Parce que si la démographie en France augmente tant, c'est en bonne partie grâce aux étrangers. D'où l'intérêt et la nécessité de leur donner une place au soleil au sein de la communauté "tranquille".
16. 01/04/2010 13:49 - Nicolas Culot
Ou devrais-je plutot dire de leur "faciliter" l'accès à la communauté tranquille plutot que "donner", sinon vous allez encore me refaire la chanson des RESPONSABILITES de chacun dans leur lutte de l'existence...
Si les gens étaient égaux je ne dis pas, mais vous prenez un français installé depuis plusieurs générations et un pauvre bougre d'africain qui vient d'arriver et qui travaille, il lui faudra plusieurs générations pour rattraper son retard sur le français. Je propose juste de lui facilité un peu les choses pour que l'on puisse mieux vivre ensemble + rapidement.
17. 01/04/2010 15:21 - Greg môk
Vraiment désolé, mais c'est vous qui écrivez : "il faudrait mélanger les gens pour diminuer la délinquance" ; "il faudrait" du verbe falloir, qui signifie imposer, obliger. Et l'utilisation du conditionnel est lié au fait que vous n'avez pas le pouvoir de mettre en acte vos écrits. Mais imaginez un instant si ce pouvoir vous était donné, vous diriez vraisemblablement : "il faut !"
C'est vous qui écrivez qu'il s'agit de mélanger les délinquants aux familles tranquilles. Et cela signifie la planification, tous égaux, l'idéal communiste. Et surtout ne leur demandez pas leur avis, dormez brave gens, "on pense" pour vous.... Le XXe siècle aussi, plein de bonnes intentions, pensait pour mes aïeux.
Par ailleurs, je ne vous considère pas comme un malade mais il semblerait qu'à travers l'utilisation du qualificatif "délire" vous auriez des talents de comique.
Monsieur, le fil de la discussion concernait les causes de la délinquance et non la pauvreté. Il s'agirait à ne pas l'oublier et surtout de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas écrit ; effectivement, dans ces conditions, si la malhonnêté intellectuelle vous domine, je ne vois donc aucun intérêt à continuer à dicuter. Ou bien remettez en ordre vos idées.
Et arrêter de tout mélanger.
18. 01/04/2010 16:36 - Greg môk
Alors, je résume. Selon vous, les causes de la délinquance sont la pauvreté et les conditions de vie. Et je suis d'accord à la nuance près que j'ajouterai, surtout, le défaut d'éducation. Ainsi, ces 3 paramètres pourraient peut-être expliquer de manière générale cette déchéance.
Mais si je vous suis, ce sont la pauvreté et les conditions de vie qui entrainent la délinquance. Or, c'est faux. Combien de pauvres malgré des conditions de vie pas évidente dans les cités de France qui ne basculent pas dans la délinquance pour infirmer votre théorie bancale.
Votre solution consiste à mettre un peu de haine dans beaucoup de paix, ce qui, n'en doutons pas une seconde, offrira une expérience chimique unique. Bien entendu, la paix n'aura pas son mot à dire, car c'est pour la haine que nous lui offrons ce petit cadeau en reconnaissance de tous les progrès qu'elle aura apporté à la mauvaise société, qui, par cet acte voudra se racheter de ses erreurs passées et afficher une nouvelle "virginité".
A cet instant, je contemple la bêtise "penser". Laquelle bien entendu, ne tarde pas bientôt à me définir comme une personne atteinte de délire, çela va de soi.
Puis je deviens le méchant, et étant donné je ne suis pas un progressiste (Dieu m'en garde), je reçois cette phrase qui est un honneur et qui me rassure sur mes orientations "ca n'est pas avec des gens qui pensent comme vous qu'on fera avancer les choses".
Sur la fin, j'invite mon interlocuteur au raisonnement désordonné de faire preuve d'un peu plus de lucidité et d'un peu moins d'idéologie.
Bienvenue sur RING !
19. 01/04/2010 18:20 - Nicolas Culot
Et c'est moi qui suis désordonné....
Vous auriez dû ajouter "Amen" au lieu de "Bienvenue sur RING"
Juste ceci :
"Mais si je vous suis, ce sont la pauvreté et les conditions de vie qui entrainent la délinquance. Or, c'est faux. Combien de pauvres malgré des conditions de vie pas évidente dans les cités de France qui ne basculent pas dans la délinquance pour infirmer votre théorie bancale."
C'est amusant, vous ne qualifiez plus les pauvres de "délinquants", j'aurais peut-etre réussi qqchose, alors que j'ai eu droit a du "Communiste car vous voulez mettre en commun des délinquants au milieu de familles tranquilles. " Enfin passons.
Ensuite ma théorie de l'impact de la pauvreté et des conditions de vie sur la délinquance est très simple à démontrer : vous vous rendez dans n'importe quelle prison française, vous interrogez un panel de 100 détenus en leur demandant s'ils viennent d'un cité. Je serai curieux du nombre de réponses positives.
Mais je vous vois venir, tel un petit scorpion se glissant dans une chaussure vide : s'il zont là z'est à cause t'un manque t'étucation TOTAL et t'un faible zens des RESBONZAPILITES (prendre l'accent allemand pour plus d'efficacité).
Remarquez si vous n'avez rien de prévu ce week end on pourrait aller faire un tour à la prison de Fresnes, on leur apportera des oeufs de Pâques.
Une rencontre entre un nazi communautariste et un communiste nazi, c'est toujours passionnant.
Je conclurai tout ceci, si vous le voulez bien, par une chanson de Police : "When the world is running down, you make the best of what's still around... wo_ooooh!"
20. 01/04/2010 19:08 - Greg môk
Pourriez-vous me montrer dans quel commentaire et dans quelle phrase je qualifie "les pauvres de délinquants". J'attends, mais pas trop longtemps.
L'argument des prisons ne vaut pas celui des familles, beaucoup plus importantes en nombre, qui ne basculent pas dans la délinquance, pour affirmer illico presto que les causes se réduisent uniquement à la pauvreté et aux conditions de vie....
Ah oui, s'ils sont là, càd, en prison, c'est qu'ils ont sans doute commis quelques conneries dont la justice s'est occupée, à moins que ce soit la pauvreté qu'ils les aient envoyé derrière les barreaux.
Enfin, pour terminer, veuillez avoir l'amabilité de me démontrer en quoi ce que j'écrit pourrait être qualifier de nazi en rapport avec la doctrine nazi. J'attends, mais pas trop longtemps.
L'actualité nous nous rattrape, ainsi dans le 93 des "délinquants" devenus ce qu'ils sont à cause de la pauvreté n'ont pas apprécié que leur butin de fortune leur soit confisqué. Enervés, mais plein de compassion, ils s'en sont pris à leurs semblables (les pauvres) en les caillassant et en brulant les bus dans lesquels ils se trouvaient.
A+ le comique.
21. 01/04/2010 19:26 - Greg môk
Je me demande toujours pourquoi mon père, pauvre, sans le sou, vivant à 13 dans 70 m² a réussi sa vie et qu'il n'a pas basculé dans la délinquance..... Doit y avoir un problème avec vôtre théorie.
22. 01/04/2010 20:02 - Greg môk
Un véritable comique !
Commentaire n° 12, Nicolas Culot : "Je propose qu'il le fasse mais en améliorant leur répartition urbaine et sociale. C'est tout.
Et je n'invente rien d'autres avant moi ont exprimé les memes idées."
Commentaire n° 18, Greg môk : "(...) votre théorie (...)."
Commentaire n° 19, Nicolas Culot : "Ensuite ma théorie (...)"
Finalement une théorie qui n'était pas vôtre est devenue votre propriété privée avec un peu de Culot.
23. 01/04/2010 20:59 - Nicolas Culot
D'où mon nom, bisou ma puce.
24. 01/04/2010 21:10 - Luis Rego
http://www.youtube.com/watch?v=kL6286lGjmM
25. 01/04/2010 21:57 - Jean21
Excusez-moi Greg môk mais il me semble que la question était de savoir qu'est-ce qui favorise la délinquance?
Et non pas de savoir si tous les pauvres finissent délinquants. Vous trouverez plus de délinquants dans des quartiers difficiles que dans des quartiers aisés.
La phrase de Mr.Zemmour est donc juste quand il dit "la plupart..."
26. 01/04/2010 22:09 - l'olive
"La discrimination, c'est la vie", ajoute le journaliste, qui aggrave son cas. La vie ? Zemmour ne croit pas si bien dire. La vie discrimine, de A à Z.
La nature choisit d'abord pour vous. Votre heure, vos gênes, votre santé, le spermatozoïde, votre famille… Elle discrimine.
Ce qu'il est convenu d'appeler le hasard en rajoute. Vos avatars, vos maladies, vos accidents, vos rencontres. Il discrimine.
Parmi les différents paragraphes de l'article en voici un qui me dérange. Dans la définition de "discriminer" il y a le fait qu'un but s'ensuit. Que ce but soit positif ou négatif cela regarde chacun de nous mais c'est vrai qu'avec le temps le mot à pris une connotation péjorative.
Si Z dit "la discrimination, c'est la vie" et pas [la vie discrimine] c'est justement pour ne pas personnifier ou placer dans le contexte une idéologie personnelle. En revanche ce qui arrive ensuite :
"la nature choisit...", "le hasard en rajoute..." pour moi ça n'a pas de sens. Qui est "la nature" qui est "le hasard" ? les différences qui existent sont un fait, les discriminations qui en résultent contiennent une part active du locuteur. Une fois que ceci est posé, la question est de savoir si le locuteur a ou non teinté cette part active de façon négative ou positive. Là, celui qui entend les propos a lui aussi une part importante à jouer.
Je ne défend pas Z. que je trouve assez pénible personnellement, mais je trouve que cet article ajoute à la polémique une dimension inutile propre à internet qui est "donnez nous votre avis, on vient tout juste d'attiser un peu le feu sous la marmite pour que vous nous montriez combien vous êtes à lire nos articles..."
La "surinterprétation" est le terreau médiatique.
27. 01/04/2010 22:46 - et Tom
C'est pour cela que l'on devrait tous prendre de bonnes vacances, à l'étranger si possible, et respirer un bon coup.
28. 02/04/2010 09:24 - Greg môk
@ 23 ;
"Il y a beaucoup plus d'honneur et plus de sureté en la résistance qu'en la fuite."
Traité des passions de l'âme (1649)
René Descartes.
Par ailleurs, vous n'avez visiblement rien compris au commentaire 22 qui avait pour objectif de vous ramener à votre malhonnêteté intellectuelle en vous attribuant de manière volontaire une autorité que vous n'avez pas afin de voir comment vous alliez lamentablement vous centrer sur vôtre petit moi malhonnête.
@ Jean21 ;
Je sais très bien cela mais il était question des causes de la délinquance dans l'échange avec mon interlocuteur. Reprenez le fil de la discussion et ce sera limpide.
29. 02/04/2010 11:55 - Jean21
C'est ce que j'ai fais.
30. 02/04/2010 13:13 - Greg môk
Le début du commentaire 18 ne remet pas en cause la responsabilité de la pauvreté mais il implique que les causes peuvent être multiples.
Et étant donné que la pauvreté et les conditions de vie favorisent aussi ceux et celles qui aspirent à un avenir meilleur en prenant une autre voie, la responsabilité de la pauvreté sur le cheminement de la délinquance devient non plus un savoir certain mais un savoir incertain.
31. 02/04/2010 16:17 - Greg môk
En France, on passe son temps à se voiler la face. Lorsqu'on aborde le problème de la délinquance, tout le monde, ou presque, affirme que LA CAUSE est la pauvreté. Il y a un consensus sur l'autorité que l'on donne à la pauvreté. Or, il y a d'autres causes qu'on feint d'ignorer. Celle dont j'ai parlé plus haut par exemple, qui n'est jamais prise en compte, mais aussi, peut-être, le racisme.
En France par exemple, l'anti-racisme occupe une place importante dans les milieux intellectuels. Mais, comme le dit Finkielkraut, l'anti-racisme de par son idéologie actuelle, est devenu le communisme du XXIe siècle.
Dans ce pays qu'est la France, seul sont racistes les blancs, il s'agit donc de brandir la menace des organisations anti-racistes. Par exemple, contre Zemmour aujourd'hui pour se demander si lui aussi ne le serait pas devenu.
En France, on donne des vertus d'anti-racisme à tout ce qui n'est pas blanc. C'est tout simplement incroyable. Et ce qui est raciste est blanc. C'est de l'eugénisme.... Et effectivement comme le dit si bien Dantec, le nazisme a perdu la guerre mais il a gagné les esprits.
Les noirs, les jaunes, les autres, ne sont pas racistes, ou du moins, n'ont pas des propos racistes, ni des actes, non, ils sont sains, sur le plan ... éthique.
Sur une vidéo que RING propose on voit un dénommé Rost dans une émission sur la chaine Paris Première dire à peu près ceci à propos de Zemmour : " (...) ou alors à l'époque, il a peut-être pris des claques par les noirs et les arabes et c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui il a la rage (...)".
Notez que dire "il a peut-être pris des claques" peut, peut-être, être assimilé à de la provocation à la violence pour qu'il en reprenne aujourd'hui pour ce qu'il a dit.
Notez que dire que ces claques sont l'oeuvre "des noirs et des arabes" peut, peut-être, être assimilé à de la provocation à la haine à l'égard d'une personne en raison de son appartenance à une race pour qu'il en reprenne aujourd'hui pour ce qu'il a dit.
32. 05/04/2010 03:51 - SWR
@ Greg Mok,
Si vous fouillez un peu la repartition sociale de ces 30 dernieres annees sur le plan urbain, vous trouverez que Nicolas Culot a raison. La grande reussite de Paris au debut du 20 eme siecle tient du fait de la mixite sociale. Un appartement haussmanien a l'origine rassemblait toute les classes sociales. Dans les annees 50, Paris etait a + de 70% constituee de gens du peuple melanges a quelques familles bourgeoises; ou il faut rajouter la mixite des ages aussi.
Le phenomene s'est peu a peu inverse, et Paris est devenu quasiment une ville peuplee de couples de classes moyennes a haut salaire et de familles de haute bourgoisie au 21eme siecle. Les pauvres ont ete relegues a la peripherie industrielle. On notera que la sarcellite est bien une realite urbaine, tout autant que la gentrification. Je m'explique, quand un ensemble urbain n'est peuplee que de locataires, ces ensembles s'effondrent economiquement parcequ'il n'y a plus personne pour prendre la responsabilite des lieux. C'est la meme chose dans l'idee de mixite sociale. En ne facilitant pas la mixite sociale, on cree des ghettos, on cree du determinisme.
Ce n'est pas forcement une volonte deliberee, mais souvent un concours de circonstance, des infrastructures qui ne suivent plus, des taxes mal reparties, une gestion de la ville defectueuse creant une nouvelle condition, une emergence catastrophique.
33. 05/04/2010 19:05 - Greg môk
Merci pour ces informations que j'ignorais.
Cependant, si on devait reprendre l'exemple du Paris des années passées, avec l'argument de Nicolas Culot, qui est de diminuer la délinquance, ceci implique, tout d'abord, au préalable, à mélanger les délinquants avec les autres personnes pour espérer une diminuation de celle-ci.
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Dernière réaction Je m'éloigne un peu du sujet de Laurent Obertone mais comme je l'ai déjà dit ailleurs à certains lecteurs du Ring, Zemmour ne s'est jamais excusé :
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