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Pourquoi il faut rappeler les cinq "mutins de Knysna"

SURLERING.COM - ADRENALINE - par Loïc Lorent - le 29/11/2010 - 4 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

A l’occasion du récent match amical Angleterre-France, Laurent Blanc a quelque peu étonné son monde en convoquant Eric Abidal, le fantomatique défenseur du Barça, auteur de matchs désastreux – émaillés de bourdes mémorables – sous le maillot de l’EDF période Domenech. Il paraît qu’Abidal a été plutôt bon à Wembley. Ça ne nous étonne absolument pas. Les « mutins de Knysna » méritent cent fois de revenir. 




Patrice Evra. Depuis que Lilian Thuram a rangé ses crampons, il manque une tête pensante, un leader charismatique en équipe de France. Ainsi qu’un garçon à qui il arrive de feuilleter un livre, un vrai. Si le garçon en question est noir, c’est encore mieux : il devient un symbole. Version moderne de la force noire chère à Mangin. Un truc en rapport avec l’intégration et la diversité. Même si le garçon est par exemple originaire des DOM-TOM ? Oui, ne cherchez surtout pas à comprendre la logique. Patrice Evra avait le profil idéal pour occuper ce poste. S’exprimant bien, jamais avare d’une embardée virile, avec ce côté « grand frère » qui fait le bonheur de tant d’émissions de TF1 et d’M6, plus républicain que la République dans le genre « on veut faire honneur au drapeau tricolore », en sus excellent joueur évoluant à Manchester United – bien que très moyen en bleu –, Evra était le chouchou de Domenech qui alla même jusqu’à lui confier le brassard de capitaine à la veille de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Las ! soutenant mordicus son « pote Nico » après le fatal battle du vestiaire, il s’improvisa alors porte-parole des « esclaves » (hommage à Frédéric Piquionne) persécutés par les vilains de la FFF et les médias. On lui parlait de « caïds », expression assurément bête, lui préférait traquer « le traître » qui avait balancé l’info à L’Equipe. Fils de diplomate, Evra adopta une attitude jusqu’au-boutiste qu’il renia ensuite quand il comprit que la France, patrie des Droits de l’Homme, saignait devant le spectacle de vingt-trois paranoïaques surpayés incapables d’aligner trois passes. L’œil des caméras tourné vers lui, il fit un tardif mea culpa. Il s’était égaré, jurait-il. Toutefois, sur le fond, il plaidait non-coupable. Passagère aliénation de la conscience, ça arrive à Toulemonde, non ? En chemin, Patrice nous aura offert un superbe face-à-face avec Robert Duverne, le préparateur physique de l’EDF, lequel, ivre de colère, assassina un chronomètre avant de signer au club d’Arles-Avignon (le plus taré des deux n’était donc pas forcément celui qu’on croyait). Son début de saison avec les Red Devils est très moyen. D’aucuns prétendent qu’Evra est « blessé ». Bizarre qu’un stoïcien comme lui s’insurge lorsqu’une Commission fantoche le punit de plusieurs matchs de suspension. « C’est vraiment trop injuste », commenta-t-il en substance. Injuste ? Oui. Ne s’est-il pas contenté d’être solidaire de ses coéquipiers ? N’a-t-il pas assumé ses responsabilités de sergent-chef ? Evra est en mission. Pour lui, le maillot des Bleus, c’est une guerre, l’Indo. Qu’on ne compte pas sur lui pour quitter son poste. On le relève ? Il revient ! En chantant bien fort La Marseillaise, qui plus est, comme la beuglait jadis Lilian Thuram – dans le genre « humaniste », on fait pourtant mieux que ce chant révolutionnaire. Tentez de l’arrêter ne servirait à rien. Il est prêt à prendre le maquis pour sauver la patrie, même contre sa volonté.



Franck Ribéry. « Une histoire émouvante, qui commence à Boulogne, dans une cité où le petit Franck… » En 2006, les médias français avaient trouvé leur nouvelle mascotte – nous allions écrire biscotte, allez savoir pourquoi. Ribéry et son enfance dans la zone, Ribéry et l’accident de voiture qui l’avait défiguré, Ribéry et sa bonne humeur communicative, Ribéry le joker de l’équipe de France, et future pierre angulaire de celle-ci, pour le pire (Euro 2008) et pour le pire (CDM 2010). Dans ces portraits, les journalistes oublient de dire que Ribéry est d’abord l’un des plus grands mercenaires français, que même un Bob Denard ne peut pas rivaliser. En Allemagne, le peuple adore Franck Ribéry. Normal, il est trop sympa. Non ! mieux que ça : il est naturel. A ce qu’il paraît, il l’est aussi dans les chambres d’hôtel, en compagnie de jeunes filles plastifiées. Il a profité et profite encore, « ti Franck » (après « Titi » Henry, on peut définitivement décréter que les Français sont les maîtres des surnoms neuneus), de Bienvenue chez les Ch’tis. « Ils ont dans le cœur le soleil…», vous connaissez – malheureusement – la chanson. Ils sont comme ça, les gens du Nord, ils ne calculent pas, ni dans la mine ni sur le terrain. Ribéry est un chien fou, un gars généreux – normal, il vient du Nord. Mais aussi l’auteur de lapsus immortels : souvenons-nous avec joie de ce jour où, sur le plateau de la non-émission de foot de TF1, il affirmait ne s’être jamais embrouillé avec « Yoann Kourkuff ». Droit dans ses tongs – avec chaussettes, s’il vous plaît –, Franck parlait « avec son cœur ». Dehors, y’avait plein de méchants qui voulaient du mal à l’équipe de France. C’était un complot. Lui, s’engrener avec des collègues ? Pas le genre. Non, il ne s’est jamais fâché avec tous ses entraîneurs. Si, il a toujours joué franc jeu avec ses dirigeants. Calomnie, tout ça. Ribéry est un électron libre. C’est en somme le créatif du groupe, celui dont on attend et redoute les idées. C’est encore un garçon qui sait se faire respecter, qui n’y va pas par quatre chemins. Quand un supporter de l’OM touche sa voiture, Ribéry sort de celle-ci (en tongs) et fait pleuvoir sur son fan couillon une nuée de « ‘culé », « ta race », « j’te fume », « ‘culé ». A ce niveau-là, c’est plus du clash, c’est le syndrome de la Tourette. Franck est peut-être malade. Il faut l’aider. Ah ! et puis il est drôle, comme lorsqu’il met du sel dans le café de ses coéquipiers. Une « âme d’enfant ». Pour ses vannes, ses chevauchées suicidaires dans les défenses adverses, son dézonage récurrent en EDF, sa propension à trahir ceux qui lui font confiance malgré ses performances affligeantes (elles l’étaient à la veille de la dernière Coupe du Monde), parce qu’il est le Brutus rigolo de la bande, Franck doit revenir. A condition que son gros orteil le laisse tranquille.



Jérémy Toulalan.
Toulalan, ce n’est pas un nom mais une publicité mensongère. Le mec ne court jamais, il trottine. Efficacement, on ne dit pas le contraire. Il est une sorte de Gattuso français, un chouilla plus technique, beaucoup moins fort en gueule. Jérémy est un petit vicelard. En effet, sournoisement, une belle nuit d’été à Knysna, il a composé un communiqué de presse, enfin, il a plutôt demandé à son agent d’en rédiger un. Comme quoi les Bleus étaient vexés. Comme quoi on ne les avait pas respectés. Comme quoi ils étaient tous derrière Nico. A la manière d’un Educ spé retenu en otage par des sauvageons, Domenech dut lire ce texte sidérant. Le plus drôle dans cette histoire, c’est que nul ne savait que Toulalan était le presque auteur de ces lignes – on soupçonnait Evra, celui qui lit des livres. Faisant profil bas, il ne disait rien, refusait catégoriquement de s’exprimer sur le drame national. Il se réfugiait chez ses parents, près de la piscine, méditant sur la grandeur et le déclin des grands empires footballistiques. Puis, soudain, il est passé à table. Sûrement la faute à un autre traître qui avait cafté. Oui, c’était bien lui, qui avait souhaité raconter le mécontentement général, mettre des mots sur un malaise qui durait depuis trop longtemps. Il ne se doutait pas que ça deviendrait une affaire d’Etat, que du Président de la République aux serveuses du bassin d’Arcachon, Toulemonde en parlerait, ne parlerait que de ça, pendant des jours et des jours et des semaines. La trahison d’Huntziger à Sedan, ce n’était rien en comparaison de celle des idoles des Français et des surgelés Picard. Il faut dire aussi que l’actualité est parfois si pauvre l’été… Alain Finkielkraut s’était trompé : le brain des mutins, c’était Toulalan, le moins caillera de tous les joueurs de l’EDF. En septembre, on apprenait que Jérémy déprimait, au sens de dépression nerveuse carabiné, black dog, qu’il avait songé à faire une Bastareaud. Il a un petit cœur fragile, Toulalan, c’est un sentimental. « Je sais que la douleur est la noblesse unique », écrit Baudelaire. Jérémy a souffert. Maintenant, il sait. La lutte contre la dépression étant une cause nationale, au même titre que celle contre le cancer, les accidents de la route, les discriminations ou pour les fruits et légumes à l’école, on ne peut décemment abandonner Toulalan sur le bord de la route.



Eric Abidal.  Il ne sourit jamais. C’est donc quelqu’un de très sage. De sa voix posée, un peu timide, il enchaîne admirablement les « euh » et les « ben », sans oublier les « c’est vrai que » et les « i-faut-travailler ». Lorsqu’il portait les couleurs de l’OL, Abidal était un bon joueur. Pour compléter son CV, il lui fallait signer dans un grand club, donc un club étranger. Il opta pour le Barça. De vilaines langues estimaient alors qu’il s’y ferait à peu près autant remarquer qu’un Dugarry ou un Dehu. C’est la fameuse Malédiction des joueurs français à Barcelone. Depuis qu’il a débarqué en Catalogne, Abidal navigue entre le banc et le terrain. Jamais titulaire indiscutable, jamais remplaçant faute de mieux. Faut dire qu’avec sa technique balle au pied proche du néant, ses centres au cinquième poteau, sa science toute relative du placement défensif, sa farouche volonté de ne surtout pas dépasser sa moitié de terrain, il est permis de s’interroger sur la vraie valeur du garçon. Sauf qu’Abidal ne se regarde pas jouer. Dans l’esprit d’Abidal, Abidal est le plus grand défenseur français en activité. Ses bourdes ? Ses expulsions ? Les grands ponts qu’il se prend dans les jambes chaque semaine en Liga (quand il joue) ? Et alors ! Abidal, c’est l’autosuggestion au pouvoir. Un type habité par une telle assurance, ça n’a pas de prix. Un gars qui peut envisager sereinement une reconversion dans le secteur ô combien concurrentiel du coaching, c’est indispensable. Avec lui en équipe de France, on ne rigole plus, on contemple les dribbles adverses, on tremble dès que l’adversaire récupère le ballon, on est au théâtre, c’est magique.



Nicolas Anelka.
Il a déclaré qu’il ne voulait plus être appelé. Toulemonde s’accorde à dire qu’il ne le sera plus jamais. L’affaire est réglée, on n’en parle plus ? Ce serait vraiment dommage. Avec ses potes de Trappes, belle fidélité à son enfance, Nico défouraille les pisse-froid et les gardiens de la morale depuis dix ans déjà. Lui, c’est le prince des clasheurs, le héraut des paradis fiscaux, « le gosse de banlieue » qui buy grave the world. Arsenal lui fait les yeux doux ? Il quitte Paris. Le Real lui passe du coup de fil ? Il quitte Londres. Sur un coup de tête, encaisse du cash, aucun plan de carrière, il fonce sans se poser de question. Bolton, ce n’est pas un grand club ? T’as pas vu le chèque qu’il recevait à la fin du mois, mec. L’amour du maillot, c’est en option, et Anelka a préféré choisir un pack sport pour sa caisse, tu vois. Santini moufte ? Il le défonce en 5-5, à l’ancienne. Après des débuts remarquables en EDF, Nico n’a plus rien prouvé, cependant qu’il errait de club en club. Lui se vivait comme un titulaire. Dans le genre, il est encore pire qu’Abidal. Domenech lui a redonné sa chance alors même que ses performances à Chelsea n’auraient dû lui permettre de viser au mieux que le banc de touche. Pendant ce temps-là, à Turin… Transparent lors des matchs amicaux, ratissant le terrain avec conviction, mais surtout au milieu, ce qui est embêtant quand on joue attaquant, lent, mou, pas concerné, Anelka en EDF, c’est une certaine idée de la glandouille, le mec à qui il convient de parler doucement. Sinon, y’a sanction immédiate. T’es ouf ? T’as vu sa capuche ? C’est un ouf dans sa tête, fais gaffe. Afin d’éviter qu’il ne commette un duo avec Booba dans les années à venir, Laurent Blanc doit s’agenouiller devant lui et lui lécher les pompes.    

Loïc Lorent



Toutes les réactions (4)

1. 29/11/2010 10:04 - Interneth

InternethHaha l'article du blanco-blanc pas très séduisant qui se défoule sur ce qu'il aurait tant voulu être : pas lui dans un grand club.

2. 29/11/2010 11:59 - Alex

Alextrès drôle (pour ceux qui comprennent le second degré) mais néanmoins un peu sévère sur le niveau footbalistique d'Abidal.
Je parle que de son niveau footbalistique et uniquement comme arrière gauche car pour le reste...

c'est quand même lui qui en mai 2010 disait dans une longue ITW à SoFoot "je ne vais pas au mondial pour faire le ridicule"

3. 30/11/2010 04:18 - J.

J.@interneth : article d"un "blanco-blanc" ??? Est-ce un commentaire d'un "negro-noir" ?

Très bon article au demeurant, lucide notamment sur les qualités toutes relatives de certaines stars montées en sauce pour vendre des maillots et des abonnements télés au docile et inculte public né en 1998...

A-t-on déjà vu Anelka tenter une reprise de volée ? Abidal ou Evra enrouler un centre tendu et précis ? Ribéry poussait de belles accélération à Marseille c'est vrai, mais que vaut-il comparé à d'autres milieux offensifs comme Messi, Ronaldo, Sneijder, Van Persie, Iniesta, Xavi, Roben, Fabregas, Ozil ou même les vieux Totti, Del Piero ou Gerrard ?

Qu'il était bon le temps où les émissions de foot montraient des actions (de foot !), des résumés sans musique, des ralentis de contrôles orientés plutôt que des "belles histoires"... Parce-que les beaufs que nous étions, à l'avis de tous avant 1998, n'auraient jamais crus qu'un tocard infoutu de réussir un contrôle orienté était un grand joueur, se foutaient de savoir d'où venaient Tigana ou Lama et, bien que vrais passionnés, n'auraient jamais idolâtré un joueur comme une adolescente se tripotte devant un poster de Justin Bieber (un Platoche n'a jamais eu le statut incompréhensible de demi-dieu intouchable d'un Zidane par exemple).

Qu'on me pardonne cette minute nostalgique.

4. 06/12/2010 11:49 - François

FrançoisJe kiffe trop le second degré de cet article, tu vois.
J'applaudis le commentaire de J., collègue du haut.

Ring 2012
Loïc Lorent par Loïc Lorent

Loïc Lorent est romancier et pamphlétaire.

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Haha l'article du blanco-blanc pas très séduisant qui se défoule sur ce qu'il aurait tant voulu être : pas lui dans un grand club.

Interneth29/11/2010 10:04 Interneth
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