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Pour Taguieff, la complotologie est un sport de combat

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Maximilien Friche - le 10/06/2013 - 4 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Pierre-André Taguieff vient de sortir un livre essentiel pour renouer avec la sagesse. Son ouvrage, simplement intitulé « Court traité de complotologie », permet de comprendre les mécanismes de ce qui n’est qu’idéologie de comptoir assise sur une couche faite d’un mix de philosophie, religion, littérature et sciences humaines, formant un joyeux pot-pourri au marketing des plus efficaces. En fait, dans sa générosité intellectuelle, Taguieff nous livre deux livres en un. Après son explication de ce que sont les théories du complot, il nous livre une illustration très concrète, l’histoire du fameux complot judéo-maçonnique, de ses origines à aujourd’hui, polymorphique et caricatural.



Une facilité au service d’un combat


Il était logique que l’auteur donne dans le néologisme pour caractériser l’étude de ce phénomène consistant à produire des théories de complots. Complotologie est immédiatement adopté pour disposer de cette hauteur scientifique minimum, cette mise à distance salutaire vis-à-vis de l’irrationalité par excellence. Et pourtant « Ce qui caractérise, ici comme ailleurs, les explications conspirationnistes, ce n’est pas  leur irrationalité, c’est au contraire la démesure dans la quête d’une vision rationnelle… » (1) Taguieff nous rappellerait donc que la sagesse implique d’accepter qu’une part du monde reste le fruit du fortuit. Les adeptes du complot n’y croient pas. Ils ont besoin de se raccrocher à une intentionnalité préexistant au mal. Ils nient les effets pervers. Ils croient en l’efficacité et la performance de ce mal. Comme le mal ne peut venir que du mal, le but est d’établir une généalogie systématique jusqu’à Satan. Le conspirationniste cherche donc la corporéité du diable dans une société sans Dieu maintenant. Il cherche l’incarnation du démon.
Taguieff identifie l’origine de ce réflex conspirationniste dans les ruptures profondes de l’Histoire, les scissions de la société. 1789 est évidemment un point central pour le travail des conspirationnistes. C’est le départ de l’excitation réciproque. Il y a d’ailleurs une alimentation double, révolutionnaire et contrerévolutionnaire des théories. A l’origine de la création du complot, Taguieff débusque systématiquement des sentiments collectifs, d’abord la peur, puis la haine. Il suffit après de se raconter des histoires pour dissiper la peur et assouvir la haine, ces histoires, ce sont les complots. Et pour que cela marche, le marketing est ainsi défini par l’auteur : « trois qualités sociocognitives dont la combinaison semble assurer le succès d’une rumeur sur le marché cognitif : l’évocabilite, la crédibilité et la mémorabilité. » (2).

Par la multiplicité des exemples qu’il donne, Taguieff montre à quel point ceux qui sont à l’origine de la théorie du complot sont aussi souvent ceux qui fantasment d’exercer par eux-mêmes ce complot. Il n’y a pas pire comploteur que celui qui prête à autrui ses propres désirs. On prête au camp adverse une intentionnalité et une efficacité qui représente en fin de compte notre intention première et finalement notre fantasme. D’autant que le camp adverse peut ne pas être enclin à nier, y trouvant une opportunité pour créer sa propre mythologie. Le conflit de société nourrit le conspirationnisme, et quand la société devient mondialisée, il y a emballement.

Pour Taguieff, ce qui a permis l’explosion des théories du complot à la fin du XXème siècle et au début du notre, est lié à l’influence de la sociologie. Cette dernière postulant régulièrement que l’individu n’est qu’un pion mu et pensé par des déterminismes sociétaux, produit automatiquement des thèses visant à identifier l’origine de ces déterminismes.  Et ceux qui sont à l’origine sont faciles à débusquer, puisque c’est nécessairement ceux « à qui profite » la société. La sociologie est la science où le monde pense l’individu et non l’inverse. Les opportunistes deviennent donc les comploteurs sous la logique « A qui profite le crime ? » Le crime profite bien souvent à ceux que l’on identifie comme les plus forts. La CIA, les banques, la finance internationale, les états, … Ceux là ont les moyens d’agir, bénéficient des problèmes de ce monde puisqu’ils en sont les privilégiés, ils ont donc eu l’intention de produire ce mal et y sont parvenus. Etre conspirationniste, c’est donc à partir de là, défendre le plus faible, lui faire prendre conscience des rouages du monde et le préparer au combat. Bourdieu qualifiait bien la sociologie de sport de combat, les aficionados du conspirationnisme font de leur théorie une arme facile pour combattre les puissants et pour servir leur idéologie. Tout devient prétexte à l’exercice de ce combat intellectuel : 11 Septembre, guerre d’Irak, Madoff, grippe H1N1, mort de Ben Laden, DSK… L’actualité est digérée par ce ventre conspirationniste résolu à combattre les puissants. Taguieff ironise ainsi sur Assange, sympathique complotiste : « Si sympathique que son personnage de Robin des Bois de l’âge du web fait oublier le théoricien complotiste. C’est qu’il a réussi à convaincre le grand public qu’il était du côté du peuple et des peuples, contre les puissants, les cyniques, les méchants » (3)

Complot judéo-maçonnique, une théorie virale mutante

La deuxième partie de ce court traité, ou plus exactement, le deuxième livre, porte exclusivement sur le complot judéo-maçonnique, son histoire, sa construction et son « enrichissement » au fil des siècles. On a l’impression qu’il décrit l’évolution d’un poison ou d’un virus. Pas très dangereux au début, il ne cesse de renforcer son efficacité jusqu’à la Shoah. Pour autant, il y a une vie de ce virus après la Shoah. Plus subtile mais pas moins efficace que dans les années 30. Taguieff traque toutes les récupérations de la théorie du complot judéo-maçonnique, son caractère de mutant. Cette théorie mute pour survivre. Le complot judéo-maçonnique a l’avantage d’être malléable à l’excès. Il passe de mains en mains pour être incorporé à l’idéologie d’étagère qui l’attend pour s’enfler. Il est né dans les rangs contre-révolutionnaires de ceux qui désemparés face au violent changement de société cherchaient des responsables à cette mise en œuvre diabolique. Les francs-maçons ont spontanément été ciblés du fait de leur pratique du secret et des idées qu’ils véhiculaient. Comme il fallait mettre tous les ennemis de l’ancien régime et du roi dans un même sac, les Juifs ont été convoqués et sommés de s’unir avec les francs-maçons. Le trait d’union dans le texte reste d’ailleurs la petite marque de fabrication du rédacteur conspirationniste. Pierre-André Taguieff explique après le lent processus de développement du complot judéo-maçonnique dans l’esprit occidentale. Tout au long du XIXème siècle, à force d’écrits riches en style et en détails, en créativité également, puisque c’est à cette époque que l’on produit le faux « protocole des sages de Sion », la droite nationaliste naissante se fonde sur le combat acharné du complot judéo-maçonnique en fusionnant d’ailleurs les deux figures stéréotypées du juif et du franc-maçon. Cette voie va engendrer les nihilismes d’extrême droite que nous connaissons tous et conduire aux camps. Ce qui est surprenant, c’est la robustesse de ce conspirationnisme, sa récupération après guerre, sa recréation à l’époque moderne et encore maintenant. Une bonne théorie du complot est avant tout une théorie pâte-à-modeler. Le complot judéo-maçonnique est donc preuve à l’appui « le complot pour tous. » Il faut noter qu’aucune synthèse n’effraie les adeptes du complot. L’internationale révolutionnaire et l’internationale de la finance sont les deux faces d’une même monnaie qui ne peut être autre que l’internationale juive. Le complot judéo-maçonnique sert aujourd’hui aussi bien aux altermondialistes et aux milieux d’extrême gauche, qu’aux islamistes les plus verts. Et dans cette veine, l’Histoire embarrasse, les faits sont des obstacles, la théorie du complot justifie donc tout négationnisme.

Une fois lu ce court traité sur la complotologie, de fait le plus complet, nous avons le sentiment d’avoir reçu un cours magistral. Et ce cours magistral est libérateur. Taguieff le dit, il y a une « toxicomanie de la haine » dans la croyance au complot. Cette dernière est excitée par certaines caractéristiques de notre monde : prolifération des minorités, règne du doute sans limite, diffusion ultra rapide de l’information (qui parfois précède l’événement) et enfin la surabondance de cette information. « La plupart de ces mythes sont des mythes répulsifs, qui expliquent le cours de l’Histoire en alimentant l’inquiétude de ceux qui y croient. Ils fournissent du sens mais ne suppriment pas la peur. » (p411) Pierre-André Taguieff nous réveille donc de notre cauchemar. Avec son livre, il nous conduit à respirer profondément, à redevenir sages. Il livre une sorte de thérapie de groupe pour ceux qui se sont trop adonnés à ce sport de combat appelé sociologie.

Maximilien Friche

(1)    P. 154 - Court traité de complotologie     - Pierre-André Taguieff – Editions Mille et une nuits - ISBN-10: 2842057503
(2)    P. 46 - Court traité de complotologie     - Pierre-André Taguieff – Editions Mille et une nuits - ISBN-10: 2842057503
(3)    P 172 - Court traité de complotologie     - Pierre-André Taguieff – Editions Mille et une nuits - ISBN-10: 2842057503
(4)    P. 411 - Court traité de complotologie     - Pierre-André Taguieff – Editions Mille et une nuits - ISBN-10: 2842057503



Toutes les réactions (4)

1. 12/06/2013 04:31 - Joe Carson

Joe CarsonLes arguments contre la théorie du complot qu'apporte Pierre-André Taguieff sont intéressants. Le complotisme est un aphrodisiaque, un attachement, un désir d'emprise lié à la peur et à la haine. Il s'agit du fantasme d'un pouvoir malveillant à la tête des États. Ce pouvoir, bien que malingre, est rassurant, car il donne un sens. « La démesure dans la quête d'une vision rationnelle. » Exact. Prêter un pouvoir réel aux Juifs, aux Francs-Maçons, dans le but justement d'occuper ce pouvoir le cas échéant. Être jaloux des banquiers. La haine de ceux qui ont de l'argent. La croyance en la réalité de l'argent. Projeter sur l'autre ses propres désirs. Toujours exact. Le fantasme d'une intentionnalité. S'il est vrai que les attentats peuvent être récupérés par le système pour asseoir son contrôle, l'État n'est pas toujours responsable des crimes eux-mêmes. Qui boni ? Qui bono ? Mais ceux à qui profite le crime ne l'ont pas nécessairement commis eux-mêmes. L'obsession des filiations historiques. Penser qu'on peut expliquer le mal d'aujourd'hui en partant du mal d'hier est une illusion. Chaque époque a sa singularité. Défendre le plus faible, le conscientiser. Érotomanie. Complexe du sauveur.

On peut être judéocritique, ou réservé à l'égard des maçons. Détruire complètement le négationnisme reviendrait à préconiser une vision uniformiste de l'histoire ce qui serait un mal. Le chercheur négationniste n'a jamais tué personne à ce que je sache. On gagne à croiser simultanément plusieurs points de vue, aussi déviants soient-ils.

Aussi, comme dit Taguieff, quand règnent « la prolifération des minorités, le règne du doute sans limite, la diffusion ultra rapide de l’information (qui parfois précède l’événement) et enfin la surabondance de cette information », la confusion émotionnelle qui en résulte peut faire naître des visions tératologiques de la réalité. Il importe de demeurer clairvoyant.

Il y a aussi chez les érotiques du complot le fantasme de la Troisième Guerre mondiale. On se demande parfois s'ils n'en rêvent pas secrètement, de cette conflagration finale. Témoin le survivalisme. Toujours ce désir d'emprise sur la réalité. Il y a probablement un deuil à faire en matière de réel. Le déni est la première étape. Croire qu'il y a toujours un pouvoir, une politique, une société, des besoins réels. La colère, la peine et la frustration succèdent au déni. L'émotionnalité des complotistes en témoignent. Enfin vient l'affolement palliatif. Trouver des solutions à tous prix. Une sorte d'emballement paniqué. L'acceptation est la seule voie sage quant à l'effondrement global.

Joe Carson

2. 15/06/2013 22:23 - Rosco

RoscoEt que pense Targuieff du Club du Siècle ou du Bilderberg ?

3. 14/07/2013 09:04 - Machefer

MacheferMince, pas un mot sur le complot immigrationniste et djihadiste de la racialle banlieusarde. Pour ça faudrait un entretient avec Mathieu Rigouste...

Et l'élite parisienne littéraire, vous pensez que vos petites agitations pinochétiste vous épargnerons les lynchages de ceux à qui vous vendez de livres ?

4. 14/07/2013 09:05 - Machefer

MacheferMince, pas un mot sur le complot immigrationniste et djihadiste de la racialle banlieusarde. Pour ça faudrait un entretient avec Mathieu Rigouste...

Et l'élite parisienne littéraire, vous pensez que vos petites agitations pinochétiste vous épargnerons les lynchages de ceux à qui vous vendez de livres ?

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Maximilien Friche par Maximilien Friche

Directeur littéraire aux éditions Ring. Ring Wall of Fame.

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