Sur le RING

Post-Goncourt 2010

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Pierre Poucet - le 22/11/2010 - 6 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Dur de remettre les pieds sur terre après la cérémonie du Goncourt. Faut enlever les paillettes, le costard, le mal de cheveux Piper Heidsieck. Recouvrer la vue. Se lever couvert de bleus pour avoir eu la mauvaise idée de tenter de se fondre parmi les meutes de journalistes armés de perches et de bazookas numériques. Y faut savoir garder toute sa tête, chez Drouant.



J’y retrouve dans la masse deux camarades. On attend les résultats tout en sachant très bien qui l’aura. Nous venons pour le geste, pour vivre le truc au moins une fois. Et puis, Houellebecq, c’est un peu notre candidat. Le président du jury descend les quelques marches, la foule se soulève, et il proclame le résultat. « Il l’a », je lance au téléphone. Dans l’assemblée, aucune réaction, pas d’applaudissements, mes mains seules ont claqué une fois. J’ai pas insisté, pour pas troubler le morbide. Ils auraient été capables de me balancer sur Itélé.

Après l’annonce des résultats, je me souviens de cette femme, qui s’empiffrait de saumon fin et de céleri, la bouche pleine: « C’est qui le Goncourt ? ». « Michel Houellebecq », que je lui réponds. « Qui ça ? ». Drouant n’accueille pas que des fans de littérature.

Le reste, c’est pluie de flashes, rushes de journalistes dans la petite alcôve du premier étage où les membres de l’Académie se feront mitrailler pendant 30 minutes, les micros fondant dessus comme une volée de sauterelles sur un champ de blé. « Vous faites un métier bien inhumain », soupire Houellebecq écrasé. Je ferai partie, temporairement, de cette grappe humaine à objectif. Je filme Michel pris au centre d’une énorme toile tissée de bras à micro photo flashes.

On l’a laissé bouffer ses lentilles avec Ben Jelloun et Pivot. Je me demande bien ce qu’ils ont pu se dire, je me demande même si Ben Jelloun était présent. Toujours est-il qu’on s’en fout un peu, de Ben Jelloun.

L’essentiel c’est ce silence lors de l’annonce.


Amour, désir et création

« J’écris uniquement pour mes lecteurs », me dira plus tard Michel dans les locaux de Flammarion, place de l’Odéon. C’est touchant. Voilà ce qu’on appelle une politique de la littérature hétéronormée, dans le milieu. Autrement dit un motif de création artistique destiné à l’autre, et j’aurais tendance à écrire « vers l’Autre », mais j’essaierai de pas pratiquer la psychanalyse à dix balles. C’est ça, sa quête, à Michel : être aimé.

Le soir, lors de la réception donnée au théâtre de l’Odéon en son honneur-gloire-argent-femmes, il montera sur le bar sous les acclamations, et lancera à la foule:

« Bon… Si vous êtes tous ici c’est que vous m’aimez au moins un peu… Hein? Vous m’aimez tous ici, n’est-ce-pas ? ». Michel Houellebecq veut être aimé. L’écrivain veut être aimé.

Délicat, comme question. L’écrivain entretient un rapport ambigu avec son lectorat. Tous les écrivains, depuis le XIXème plus précisément. C’est ce que Jean Paulhan appelait « le divorce de l’écrivain et du public ». En gros, et en termes bourdieusiens, la thèse est la suivante : plus le champ littéraire se spécialise, plus la littérature devient autoréférentielle, et plus elle intéresse les seuls spécialistes, en l’occurrence les écrivains eux-mêmes. Et puis, les théories de « l’art pour l’art », fin XIXème, en font un peu une manière de gloire, genre : « si personne ne comprend c’est que nous sommes forcément des génies ».

Soit. Mais le poète, l’écrivain – même dans sa singularité la plus pure – n’honore-t-il pas au mieux l’art qu’il sert en créant non pas pour l’art seul, mais pour son public ? Je ne sais pas, c’est un débat sans fin. Qui emmerde un peu.

Quoi qu’il en soit, il est une chose indéniable dans cette histoire : c’est la volonté d’être aimé chez l’écrivain. La disposition psychologique de l’artiste, s’il en est une, consiste en une sorte de narcissisme, une façon de se suffire à soi-même si j’en crois René Girard (et Freud), qui s’appuie sur la lecture de Proust. Des mecs comme Gide, ou Stirner ou Fichte par exemple, « partagent l’idée que l’objet aimé n’est poétique et désirable que dans la mesure où il reflète le Moi du poète » (p. 101). Autrement dit Houellebecq – et les autres – recherchent dans l’autre un prolongement de leur propre Moi. Le narcissisme n’est pas nécessairement et directement orienté vers soi ; il peut être orienté vers l’autre, ou un objet quelconque (ici, la foule de mecs acclamant Houellebecq dans l’Odéon par exemple). Il s’agit alors d’une « libido d’objet » en termes freudiens, c’est-à-dire une orientation de la libido vers – et c’est ici que ça devient éclairant – « des objets de désir qui (…) ressemblent trop [à l'artiste] pour être considérés comme de vrais objets. Ces objets doivent être appréhendés comme de simples appendices du sujet » (p. 99).

Manquait  plus que Beigbeder pour la coke.


Michel demande de l’amour car sa quête individuelle est inépuisable. Il cherche en l’autre lui-même, et quelque part on pourrait dire cela de sa littérature mais ce serait un peu long, la prochaine fois. Écrire pour l’autre, et alors ? Est-ce blâmable ? Il m’a toujours semblé que la quête de pureté, d’isolement, l’espèce de morale ascétique de l’écrivain n’était qu’une vaste blague, un mythe de puriste éthéré. Un mythe qui existe bel et bien, mais que je ne cautionne pas. Enfin je pense. Enfin je ne sais pas. L’écrivain seul ne sert à rien, à personne, sauf à lui-même à la limite. En cela, certes, il est universel, par sa singularité absolue. Mais l’écrivain qui parle, pense, vit pour une époque, pour les siens, n »a-t-il pas davantage de mérite ? Non, le mérite on s’en fout, disons : « de talent » ? C’est ce dont me semble doté Houellebecq, en tout cas.

Et Michel Rocard dans tout ça ?

Oui, Michel Rocard est apparu effectivement en spectral guest, vers 20 heures à l’Odéon. Il est très drôle, assez menu, et son énorme tête porte tout un pan de la Vème République. Nous avons bu quelques coupes ensemble – à douze mètres de distance – et puis j’ai serré quelques mains qui traînaient ça et là. Basile de Koch, l’inévitable dandy à cravate jaune à pois. Champagne. Ce mec a crée dans les années 80 un groupe assez original, une sorte de bordélique et joyeux groupe d’agit-prop mondaine et salonneuse de droite. Jalons, ça s’appelait. C’était globalement assez bon ce qu’ils faisaient. Ils avaient inventé, par exemple, les anti-manifs de droite et claquaient des slogans ironiques sur la gauche au pouvoir : le happening au métro glacière en 83, « Mitte – rrand – cou – pable » pour deux clodos qui avaient crevé de froid dans le métro la veille il me semble. Enfin ce genre de raffinement, c’est eux. Je l’avais déjà accosté, Basile, lors de la soirée de lancement de son dernier livre, le Manuel d’anticulture générale. Une réception dans un bar hype des Champs-Élysées, l’apparition fugace de Murielle Robin, Gildas, Delon… Pas mal de whisky, le bar ouvert. Manquait  plus que Beigbeder pour la coke.

Ce soir il me reconnaît (ce qui n’arrive pas tout le temps). « Tiens ! Docteur ! » me lance-t-il. « Docteur ». C’est comme ça qu’il m’avait appelé la première fois. Peut-être parce que j’avais une gueule de docteur, avec ma cravate à la con et mon pull sans manches. Ou alors il savait que j’étais docteur ; j’avais fait chier à répétition son attaché de presse quelques jours auparavant pour que de Koch m’accorde un entretien. Là-dessus, à cette soirée de lancement, je lui chope la paluche et je lui balance : « Oui, à ce propos : je voulais m’entretenir avec vous au sujet de la droite littéraire ». « Oh, vous savez, moi, des écrivains de droite j’en ai connu, mais ils se sont tous fait fusiller après la deuxième guerre mondiale ». Fin de la conversation, serrages de main à droite aux rappeuses à T-shirt « Le rap, c’était mieux avant ». Photo. Dans Voici le lendemain. Enfin, ce genre de mec. L’anguille.

Également présents au théâtre de l’Odéon pour cette soirée hommage, BHL chemise blanche, Arielle Dombasle, l’inévitable Beigbeder qui rassurera les convives en précisant qu’il n’est pas le personnage de roman, Marin de Viry, son pote-écrivain de toujours, et l’illustre Raphaël Sorin, à qui Houellebecq doit tout, finalement. Au menu également : de gentilles petites pétasses blondes et lisses qui sourient bêtement en comptant les convives + ceux dans le miroir – elles doivent travailler dans l’édition, elles y croient à fond, elles ont 24 ans, pleines d’illusions ; des dandies hypes à mèche laquée dodelinante, de vieux messieurs puissants qui parlent fort, des femmes incroyablement belles, surréalistement belles du haut de leur soixante années d’une existence que l’on devine princière ; et les costumes parfaits débitant beau langage. Toute la Haute Société Parisienne des Gens de Lettres est là, qui t’invite et qui t’aime. Ou pas. Mais elle est là.

Chercher à se faire aimer par ces gens-là. Est-ce seulement possible ? Je ne connais ces gens que d’assez loin, en somme. Même si j’ai toute ma place ici. Une éditrice me le fait remarquer. « C’est un peu grâce à vous ! ». Oui, c’est vrai. Ou pas. Je crois que je m’en fous.

« Tout du long [de la description d'un groupe de jeunes femmes fournie par Proust dans A la recherche du temps perdu], poursuit René Girard dans « La conversion de l’art », la description souligne le caractère juvénile et inhumain de ce nœud très serré formé par le petit groupe. Tout comme chez Freud, les narcissiques adorés sont comparés à des animaux qui sont non seulement gracieux et cruels, mais aussi, par-dessus tout, absolument indifférents aux êtres humains ».

Et tout ce qui est humain leur devient étranger. Roger Nimier. Ces cocktails, ces réceptions, ce monde, cette société, c’est un Spectacle, ce n’est pas la vie. C’est le cinoche IRL. C’est Voici sur un plateau. C’est beau, ça brille, ça semble doux, mais le pouvoir, dur, est là. Des forces magnétiques réticulaires électrisées par les flux de la finance, l’aisance. Le commerce de soi.

Je ne blâme pas cette bonne société altière. Je ferais probablement la même chose si j’étais à leur place. Mais je sais aussi que pour elle, beaucoup sont morts la gueule ouverte au bord de la fontaine. Je la considère, cette société. Je la considère comme Bouvard et Pécuchet se considèrent au terme d’une de leurs expériences qui échoue lamentablement, l’alambic je crois. Voilà, elle et moi nous nous considérons.

Les pieds sur terre.

Le lendemain. C’est Chloé Delaume sur France Culture me lisant Boris Vian, causant pataphysique, création et complexité, néologismes et pianôtel. « Le désert est une construction qui ne peut être détruite que par la construction ». Je fume un joint, besoin de distance.

En deux temps trois bouffées je décide de me caler solide dans le réel – c’est quoi le réel ? – et partir au taf. Rien de mieux pour s’ancrer dans un truc. Objectif : « Séminaire de sociologie sur les trajectoires biographiques des enfants de Mai 68 ». Bon – penser à suggérer des titres markétés en sociologie. On me balance sur écran géant des graphiques factoriels à variables multiples, j’en prends plein la gueule, on expose le problème de la rationnalisation ex-post des récits de vie et d’analyse contrefactuelle, l’exposante se lève, prend son bâton et détaille les différentes zones archétypales nuages de points du champ Pierre Bourdieu en haut à gauche de l’écran. « Ça devient vachement compliqué, la météo », je balance à mon voisin. Qui ne rit pas. La nana enchaîne sur le concept de « Dissocialisation »; je me dissocie. Elle bifurque sur « Transfert de libido sciendi » de Marx à Bourdieu »; mon habitus se clive. Au loin, elle termine par la « schizophrénie sociale » et la tentative de cloisonnement du stock cognitif. Je décroche. Je rhizome complètement vers la déconstruction.

Tout à coup, j’ai besoin qu’on m’aime.

Je veux le Goncourt.

Pierre Poucet



Toutes les réactions (6)

1. 22/11/2010 02:34 - Anne Claire

Anne Clairebon billet, j'y étais, je suis brune, donc rassurée.

2. 22/11/2010 14:20 - motaname

motanameCa a dû être le lendemain le plus difficile !
La grosse défonce sociologique.
Cauchemar éveillé.

3. 22/11/2010 16:32 - Daddy

DaddyUn peu trop gentil sur les invités, il fallait être un poil plus dur.

4. 22/11/2010 22:58 - jed martin

jed martinbelle écriture libre, je suis moi aussi un peu désarçonné par l'obtention de cette récompense tant attendue et méritée à la fois. Il existe un rapport entre Michel et ses lecteurs, ce n'est pas rien, c'est une forme de vérité qui lie Houellebecq à ses contemporains, le Goncourt est peut-être un peu anecdotique face à cela. Pas un mal pour autant?

5. 24/11/2010 19:04 - gudule

gudule
"la littérature a l'estomac" - je ne connaissais pas l'oeuvre de houellebecq j'étais toujours éjectée de ses livres dès les premières pages. et puis de le voir accompagner son dernier ouvrage, de l'entendre, j'ai repris la lutte et j'ai gagné ! depuis je le découvre (pas dans l'ordre qu'il suggère sur l'antenne de France Inter mais à rebours) et je le dévore. je colle à ce qu'il écrit. je me doutais bien qu'une relation serait possible : les chansons de Présence Humaine ne me jetaient pas, elles. mais je ne me doutais pas qu'elle comblerait si bien les trous dans ma vie "rappelle toi ma douce nous avions notre chance" que je me dis toujours

6. 25/09/2011 22:52 - Babalaas

BabalaasT'as pas perdu la main, Poucet, félicitations... Après un an de cure ça fait plaisir de te lire. Et ça fait rire...

Ring 2012
Dernière réaction

bon billet, j'y étais, je suis brune, donc rassurée.

Anne Claire22/11/2010 02:34 Anne Claire
Tout sur
Articles les plus lus
  • Les excuses publiques de Causeur à David SerraLes excuses publiques de Causeur à David Serra

    Publié sur Causeur.fr le 11 décembre 2013, un an après le conflit entre l'auteur de Satellite Sisters et l'éditeur. Les éditions Ring annoncent à leur tour la fin du contentieux avec Maurice...

  • Vous n'en avez pas marre du "Petit Grégory"© ?Vous n'en avez pas marre du "Petit Grégory"© ?

      On en a tous assez de prendre connaissance dans les médias déchaînés des énièmes rebondissements de l'affaire... qui semble ne jamais vouloir se terminer. De loin, du Zimbabwe par exemple,...

  • Droit de réponse aux désinformations de Maurice DantecDroit de réponse aux désinformations de Maurice Dantec

    [ Addenda du 11 décembre 2013 :Les excuses publiques du Magazine Causeur à David Serra : http://www.causeur.fr/nos-excuses-a-david-serra-et-aux-editions-ring,25362David Serra et les éditions Ring...

  • Réflexions sur la tuerie antijuive de ToulouseRéflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

    (propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a...

  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD,...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

Offrez-vous La France orange mécanique