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Polonais de Biélorussie, circulez, y'a rien à lire

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par M Z - le 22/02/2010 - 6 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Dans un article de l'hebdomadaire progressiste polonais Trybuna Robotnicza accessible depuis l'été dernier sur le site de l'Humanité, Dariusz Zalega tordait le cou aux idées reçues en décrivant une Pologne plus à gauche que ne le prétendent les médias. S'appuyant sur divers sondages réalisés ces dix dernières années, Zalega constatait une "fracture entre les élites et la société" : les Polonais seraient majoritairement favorables à une fiscalité progressive et pour beaucoup d'entre eux, "malgré une campagne anticommuniste massive et ininterrompue", la privatisation resterait perçue comme une escroquerie. C'est assez pour susciter la sympathie de la presse française à l'égard du camarade polonais, membre à part entière de l'Union Européenne depuis 2004. Après tout, en refusant d'amalgamer socialisme et barbarie, comme aurait pu l'y pousser l'expérience du "socialisme réel", la Pologne évite le piège à la fois le plus grossier et politiquement le plus couteux tendu par l'histoire aux anciennes démocraties populaires. Car l'Europe occidentale tient à l'État-Providence et n'apprécie guère qu'on la dérange pendant son sommeil.

Mais si les Polonais espéraient, par ce moyen, séduire leurs voisins occidentaux, ils risquent d'être déçus. Le mépris des frontières est à la mode, d'aucuns s'indignent même que les étrangers se voient refuser le droit de vote par la Constitution. Pourtant, quand la Pologne, pays frère et non plus étranger, reproche à Minsk la répression exercée à l'encontre de ses ressortissants, notre presse nationale, d'habitude si sévère envers les démocratures, nous inflige un silence assourdissant.

Puisque le Mondele FigaroLibération s'intéressent davantage à Port-au-Prince, au Dalaï Lama et aux Jeux Olympiques, il faut d'abord rappeler les faits. Depuis plusieurs mois maintenant, la minorité polonaise (4% de la population, soit 400 000 personnes) inquiète les autorités biélorusses. Le président Alexandre Loukachenko s'intéresse tout particulièrement à l'Union des Polonais de Biélorussie (Związek Polaków na Białorusi, ZPB), association à vocation essentiellement culturelle, scindée depuis 2005 en deux branches, l'une officielle et loyale au gouvernement, aujourd'hui présidée par Stanislaw Siemaszko et non reconnue par Varsovie, l'autre rejetée dans la clandestinité et bénéficiant du soutien polonais. C'est cette dernière que les autorités voulaient intimider, le mois dernier, en arrêtant quarante de ses membres. Mais la crise s'ouvre pour de bon le 8 février avec l'évacuation musclée du siège de l'association et la mise sous scellés de l'immeuble, à Iwienec.

Les autorités polonaises ne peuvent rester indifférentes au harcèlement dont sont victimes les militants de la ZPB. Mais la rencontre du 12 février entre le chef de la diplomatie biélorusse et son homologue polonais n'a pas porté ses fruits, et le 15 février, la police biélorusse tentait une nouvelle fois d'occuper la Maison polonaise d'Iwienec. Quarante membres, dont la présidente de l'association Andzelika Borys, ont été arrêtés alors qu'ils se rendaient au procès de leur camarade Teresa Sobol. Deux jours plus tard, vingt autres membres, dont la présidente, sont à leur tour arrêtés. Minsk poursuit un objectif clair : désintégrer la branche indépendante de l'association, qui ne détient que trois bâtiments, comparé aux treize du groupe de Siemaszko, qui les réclame tous.

Depuis janvier, le Président du Parlement européen Jerzy Buzek condamne l'attitude biélorusse au nom des droits de l'homme et du respect des minorités nationales, n'excluant pas une rupture des relations diplomatiques avec Minsk. C'est également au nom des droits de l'homme que le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a mis en garde Loukachenko contre une politique incompatible avec l'esprit du Partenariat oriental. Lech Kaczyński d'ailleurs ne s'y trompe pas, qui brandit volontiers la menace de sanctions européennes contre la Biélorussie.

Tous les ingrédients sont là d'une enquête-feuilleton sur les droits de l'homme en Biélorussie, le statut des minorités, la politique européenne de voisinage, les relations avec Moscou, et l'existence — ou l'inexistence — d'une identité européenne, laquelle devrait, logiquement, intéresser Paris et Berlin aux inquiétudes de Varsovie. Il n'en est rien. Comment l'expliquer ?

Il y a là une grande incohérence. D'un côté, l'Union Européenne prend très au sérieux les cris d'alarme de la Diète polonaise qui, le 16 février, a condamné la répression biélorusse. De l'autre, la presse française semble ignorer jusqu'à l'existence de la Pologne. Le web francophone est avare de renseignements, et l'information disponible sur les sites spécialisés dans les questions européennes reste négligeable. On en vient à se demander s'il se passe vraiment quelque chose en Biélorussie. Après tout, il n'y a encore aucun mort à déplorer, et Loukachenko ne s'en prend pas tant aux Polonais qu'à certains de leurs représentants.

La question pourtant reste entière. Les médias peuvent-ils ignorer une crise dont l'Union Européenne fait sa priorité ? Quand Lezsch Kaczyński promet aux Polonais de Biélorussie de faire tout le nécessaire pour que le reste de l'Europe cherche avec lui une solution au problème, est-il raisonnable de passer sous silence les données dudit problème ? Le porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères Bernard Valero a déclaré que cette question concernait toute l'Union Européenne, mais il est peu probable que tous les Européens se sentent concernés. Il est certain, en vérité, que la majorité s'en fiche éperdument.

C'est donc, une fois de plus et sans surprise, vers la presse russe que l'on se tournera pour en savoir davantage. Car visiblement Moscou montre plus d'intérêt pour son étranger proche que nous n'en montrons pour les autres membres de l'UE.

Pour le politologue Alexandre Klaskowsky, la politique répressive de Minsk à l'égard des polonais trouverait son origine dans de vieux préjugés. En Biélorussie on a toujours eu peur des Polonais, de l'Occident, du catholicisme. D'où l'attitude négative des autorités.

Pour séduisante qu'elle soit, cette explication ne fait pas l'unanimité. Deniss Meliantsov, professeur à l'Institut des Recherches Stratégiques de Vilnius, propose une analyse plus terre-à-terre : Loukachenko a conscience que les élections approchent et, craignant que l'organisation polonaise ne sème le trouble à ce moment-là, il a préféré lancer contre elle une attaque préventive. Car l'Union des Polonais, explique Meliantsov, est une organisation puissante, à la différence des autres ONG biélorusses et des partis politiques. Klaskowsky prend de même en compte ces préoccupations, soulignant que les considérations de politique intérieure passent au premier plan.

L'historien Ales' Kravtsewicz, sympathisant de la cause polonaise en Biélorussie, donne une explication plus simple encore. La répression ne vise pas les Polonais en particulier, mais ne fait qu'exprimer l'autoritarisme du gouvernement, soucieux de tout contrôler, "pour que tout le monde le craigne, pour que tout le monde l'écoute et fasse ce qu'il veut". Ce point de vue est aussi celui de Bogdan Borusewicz, le président du Sénat de Pologne, qui pointe du doigt le déficit démocratique en Biélorussie et déplore qu'il se répercute entre autres sur la minorité polonaise.  

Pour Varsovie la question n'est pas tant de savoir que faire, mais de savoir si il faut faire quelque chose. Si le politologue Andreï Fedorov affirme que les événements du 15 février vont sérieusement compliquer les relations entre les deux pays, Meliantsov rappelle que la Pologne est trop attachée au Partenariat oriental pour se brouiller avec la Biélorussie. Un économiste biélorusse préférant rester anonyme a expliqué que les échanges entre l'UE et la Biélorussie étaient de toute façon trop importants pour que l'une ou l'autre partie renonce à la coopération. Certains prétendent que menacer Loukachenko de sanctions économiques serait pour l'UE le meilleur moyen de le ramener sur le droit chemin — en l'occurrence, celui des droits de l'homme. C'est d'ailleurs l'option envisagée par le président du parlement européen.

Car il s'agit, pour l'Union Européenne, de défendre les principes fondamentaux qui font sa légitimité. Et cela, les Polonais l'ont bien compris, qui accusent les autorités biélorusses d'enfreindre les droits de l'homme et du citoyen. D'aucuns soulignent qu'ils l'ont même trop bien compris. Ainsi le politologue russe Mikhail Remizov met-il le doigt sur un point sensible : il affirme que la Pologne se sert des institutions européennes dans son propre intérêt, et que les Européens essaieront donc de tempérer le radicalisme des Polonais. Nous retrouverons le thème des deux Europe, l'une prudente et responsable, l'autre turbulente, inconsciente, impliquant volontiers le reste de la famille dans la résolution de ses problèmes nationaux. Le premier ministre polonais Donald Tusk n'a-t-il pas déclaré, le 18 février, que les relations entre la Biélorussie et l'Union Européenne resteraient au point mort aussi longtemps que des minorités nationales seraient harcelées par les autorités biélorusses ? Il y a bien une différence d'appréciation entre le point de vue de Bruxelles et celui de Varsovie : le diplomate Ian Borkowski a lui-même critiqué le poids excessif des considérations économiques dans les relations avec Minsk et la non-prise en compte des points jugés importants par la Pologne.

Le politologue Valeri Karbalevitch ne voit que de la rhétorique dans les menaces du gouvernement polonais. Même si l'Union Européenne se saisissait du dossier, les mesures prises le seraient trop tard. Quelle que soit l'efficacité réelle de la réponse européenne aux inquiétudes polonaises, cette crise, réelle ou exagérée, pose à l'Europe des questions qu'elle ne peut pas ignorer.

Premièrement, quelle doit être la place de la Pologne dans l'Union Européenne ? On sait que pour la Pologne, qui a toujours été perçue comme l'incarnation de l'Occident catholique et décadent par ses voisins orientaux, l'UE ne peut être simplement économique mais doit également adopter une position commune en matière de politique étrangère et s'entendre sur une stratégie qui ne sacrifie pas les ex-républiques socialistes à leur ancien patron. Or la tâche est délicate, puisque les chancelleries européennes sont d'autant plus favorablement disposées à l'égard de Moscou qu'elles en sont éloignées. Témoin l'atlantisme assumé de la Pologne et des pays baltes — membres de l'OTAN depuis 1999 —, qui tranche avec le scepticisme opportuniste du couple Paris-Berlin. 

Deuxièmement, les Polonais ont parfois le sentiment d'être traités en Européens de seconde zone, sentiment d'autant plus prononcé qu'ils ont conscience d'appartenir à une grande nation — ce dont les Français ne pourront plus forcément s'enorgueillir d'ici quelques années au train où vont les choses... Les membres qui en 2003 avaient "manqué une bonne occasion de se taire" (Chirac) n'étaient certes pas membres de l'Union Européenne, mais ils allaient le devenir l'année suivante, et la parole malheureuse du président reste révélatrice du mépris de la vieille et sage Europe pour les nouveaux entrants, tenus de s'aligner non sur Washington mais sur les signataires du traité de Rome. Quoique l'on pense des inquiétudes polonaises, force est de constater que les médias ne facilitent pas le dialogue entre les deux extrémités de l'Europe quand ils taisent les noms de Borys ou Sobol. Il semblerait qu'on n'évoque Varsovie que pour reprocher à Washington de mécontenter Moscou en déployant ses missiles sur le territoire polonais, sans voir que l'appartenance de la Pologne et des pays baltes à l'UE influe également sur l'application de notre politique de voisinage et, plus largement, sur nos relations avec la Russie. Excessive ou raisonnable, la politique polonaise mérite donc toute notre attention.

Troisièmement, sur quoi repose l'identité européenne si les États membres de l'Union ne peuvent ni agir seuls — faute de moyens — ni compter sur leur famille — faute de soutien ? Les 27 États membres sont pour les institutions européennes autant d'occasions de se trouver mêlées à des conflits qu'elles ne peuvent ou n'ont aucun intérêt à résoudre. Surmonter cette difficulté aurait un cout politique, en termes de souveraineté et de liberté, auquel ne consentiront probablement pas les Européens.

A une époque où les Nations d'Europe regardent comme un idéal leur propre dépassement, il serait bien qu'elles s'interrogent sur les implications concrètes d'un tel idéal dans un monde où, comme à Iwienec, le principe des nationalités reste un facteur de troubles.

ZM



Toutes les réactions (6)

1. 22/02/2010 19:01 - Alain Jamot

Alain JamotEnfin un article intéressant sur la Pologne, ma quasi patrie sentimentale, et loin des clichés ridicules ou méprisants qu'on lui réserve d'habitude ! Niech zyje wolna Polska !!!

2. 23/02/2010 22:08 - Nico de Montreuil

Nico de MontreuilMerci bien pour cet article très éclairant.

3. 24/02/2010 19:38 - LaBalafre

LaBalafreDziękuję bardzo! Les affaires polonaises sont effet trop peu couvertes par les médias français. Le correspondant du Monde qui couvre la Pologne est à Moscou...

4. 25/02/2010 02:30 - Paul

PaulUn des derniers pays d'Europe dans lequel je me reconnais. Je suis fier d'avoir du sang polonais.

5. 26/02/2010 18:38 - Christophe

ChristopheBien évidemment, un pays gogo progressiste qui pense que BHL est un philosophe et Bernard Kouchner un homme engagé ne peut que faire l'impasse sur la Pologne. Je suis surpris de voir que de plusieurs chroniqueurs de Ring ont du sang polonais. C'est personnellement ma seconde patrie, de sang mais surtout d'âme. C'est peut-être la Pologne qui a fait de nous des êtres exigeants et - j'ose dire ce gros mot! - conservateurs.

6. 03/03/2010 01:26 - RadioFreeAlbemuth

RadioFreeAlbemuthLa Pologne , ce sanctuaire au coeur de l'Europe , ce dernier pays véritablement européen!

Ring 2012
Dernière réaction

Enfin un article intéressant sur la Pologne, ma quasi patrie sentimentale, et loin des clichés ridicules ou méprisants qu'on lui réserve d'habitude ! Niech zyje wolna Polska !!!

Alain Jamot22/02/2010 19:01 Alain Jamot
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