Sur le RING

Petit voyage en niches communautaires

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Raphaël Bartleby - le 02/05/2010 - 5 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

débats et opinions

Dans les niches communautaristes, si l’enfer est pavé de bonnes intentions, le diable se trouvera toujours dans les détails.




Tous types de revendications appellent à construire des niches communautaristes. Et la première d’entre elles est la reconnaissance. Quel type de reconnaissance ? La reconnaissance de l’existant, bien sûr. Celui qu’on considère, peut-être à tort, être le plus proche de l’idée qu’on se fait de soi-même. Mais le modèle change, les critères sont variables. Exister à ses propres yeux, certes, mais davantage encore exister aux yeux des autres. Quitte à n’être plus qu’un reflet dans l’iris décoloré de son voisin… et alors les niches communautaristes qui sont amenées à se reproduire indéfiniment jusqu’à extinction de l’individu apparaissent désormais comme un dangereux champignon difforme risquant d’exploser au premier coup de grisou. Si les conséquences demeurent aléatoires, les dommages seront sûrement collatéraux.

L’école, là où l’on construit les premiers châteaux de sable.


En avril 2010, la diffusion du baiser de la Lune dans les classes de CM1 et de CM2 n’apparaît pas comme un acte véritablement révolutionnaire. Il ne s’agit là que d’un court métrage un peu désuet soutenu entre autres par CGLBT, Têtu, le SNEG, SOS homophobie, Femmes entre elles, dont l’objectif est avant tout d’évoquer d’autres sensibilités que l’hétéro centrée. Pour autant, c’est bien un signe des temps. Un reflet de l’époque. Le triomphe du lobbying et d’intérêts particuliers dans des lieux publics, et pas n’importe quels lieux publics. Mais… Qui veut aller contre la marche en avant du Progrès ? C’est un risque qu’il faut parfois éviter de prendre par les temps qui courent. Même si, au passage, on peut s’asseoir sans difficulté sur les notions de sphère publique et de sphère privée – notions fluctuantes selon les sociétés et les périodes historiques étudiées, notions clairement détaillées par ailleurs dans Condition de l’homme moderne d’Hannah Arendt.

En lieu et place d’une éducation plus générale conçue dans sa globalité, qui permette à chaque individu de se construire en lui donnant les outils adaptés, il semble qu’on souhaite une fois encore prendre le problème par le petit bout de la lorgnette. Faire contre mauvaise fortune bon cœur. Mettre la charrue avant les bœufs. Doit-on continuer avec les proverbes ? Mais comme toujours avec la facilité, il y a un léger risque. La systématisation du prêt à penser qui aide à tout, sauf à penser… or comme l’humanité ne s’est pas construite via des kits Ikéa, il va falloir un peu se creuser les méninges.

La piscine, un lieu qui doit rester pudique


En 2002, un créneau horaire est réservé aux femmes musulmanes dans les piscines de Lille, pour qui, semble-t-il, se baigner dans le même bassin que des individus de sexe opposé – le sexe dit pointu, dixit Boris Vian – pourrait donner à voir ladite piscine comme une sorte de Styx de substitution, peuplé de dangereux mâles libidineux, qui mènerait tout droit en Enfer. L’enfer du stupre et de la luxure ? A n’en pas douter ! L’odeur forte et musquée de l’eau de javel pourrait-elle à elle seule expliquer ce genre de dérives ? Ou bien cela signifie-t-il que mettre une femme dans l’eau de la piscine revient à verser l’équivalent d’un bol d’épices dans un plat mijoté ?

Entre temps, Martine Aubry fait marche arrière (Figaro du 23 avril 2010) « estimant l’expérience concluante, mais assurant qu’elle est arrêtée. » On n’est pas à une contradiction près. L’évènement peut d’ailleurs se situer au degré mythologique de la postmodernité sans trop de difficulté. Plus que le choc des cultures ou des civilisations, il s’agit bien plutôt d’un télescopage à l’échelle chronologique, comme si les aiguilles de la montre Temps s’étaient enrayées. Dans les années 2000, en France, après les révoltes de mai 68 et la réforme du code de la famille, on estime que pour tout ce qui a trait au barbotage en eau douce, il serait préférable de séparer les hommes des femmes. Agite-t-on cette fois-ci le mot Progrès à la figure des gens comme un dangereux poing qui risque de s’écraser sur la gueule du premier qui la ramène ? On se contentera du mot Tolérance. Ou à la rigueur, du bout des lèvres : Compréhension. Empathie. Mansuétude.
En tout cas, ce choix n’était pas en soi révolutionnaire, même si pour Martine Aubry, prendre une telle décision, lâche et inconséquente à la rigueur, allait constituer une vieille casserole à traîner encore durant plusieurs années. Mais il faut le répéter, ce choix-là s’est fait naturellement, ce n’était pas quelque chose de révolutionnaire, seulement un reflet de l’époque. Et l’époque commence sérieusement à souffrir du dos.

A Paris, sous les pavés, c'est la jungle !


Dans le JDD du 25 avril dernier, on apprend qu’une ferme géante sera installée le 22 mai prochain sur les Champs-Elysées pour célébrer la biodiversité. Le coût pour le contribuable : un peu plus de 4 millions d’euros (les deux autres tiers étant privés). Une nouvelle fois confronté à l’écolo-bobo-lavage de cerveau, un peu avant les préparatifs du Paris Plages millésime 2010, sans toutefois se soucier ni de l’intérêt ni de la volonté du citoyen contribuable qui aura, pour le moins, l’heureuse possibilité d’acheter l’une des 8000 parcelles plantées pour l’occasion et facturée 700 euros l’unité, on a plus qu’une envie pressante, il faut bien l’avouer, c’est de leur souhaiter Bon vent, camarades ! S’ils souhaitent se rendre à la campagne, et même gratuitement, il leur suffit de prendre le périph et dans moins d’une heure, ils pourront pique-niquer sur un nappage de verdure de plusieurs kilomètres carrés avec la garantie d’avoir économisé leur parcelle de terre à 700 euros le mètre carré ! Et au passage, on aura réussi pour un temps à s’abstraire des slogans guimauve de pâturage et ne pas voir nos oreilles se transformer en chou-fleur ! Reste que par-delà le problème écolo, il faut parer à tout, au même moment en effet d’autres « niches communautaristes » ont pris possession de certains transports, ceux qu’on appelle ordinairement et pudiquement les transports en commun, pour ne pas dire simplement qu’il s’agit là de la plus pure réalisation de la formule sartrienne : l’Enfer, c’est les autres. On est pourtant toujours dans l’espace public ici, tout comme à l’école. Mais bon. Les transports en commun constituent déjà une sorte d’espace privatif pour personnes en déshérence sociale. Une sorte de sas. L’équivalent du Purgatoire dantesque. Il s’agit là d’une niche communautariste d’un type un peu particulier, qui n’a pas pour habitude de faire dans la dentelle.

Les transports en commun, le nouveau terrain de jeu des… coquinous


Toujours dans le JDD du 25 avril dernier, on apprend que réputée "dangereuse" certains jours, la ligne J de la SNCF, qui fait Paris-Mantes, a dû recevoir des renforts de CRS.

En sortant d’un emploi harassant pour rejoindre sa triste demeure, le banlieusard dépité, à défaut d’un rap à fond ou de la délicate fumée d’un spliff dans le wagon de queue, espérant passer à travers l’aléa du coup de tête dans les gencives et du surdosage de gazeuse dans les yeux pour un mot de travers ou un regard qui déplait au pitbull d’en face, pourra effectuer, avec un peu de chance, le reste du voyage rasséréné par la présence d’une brigade mobile de CRS si tant est que le train fonctionne toujours, une grève tournante et intempestive est si vite arrivée.

Lundi 26 avril, dans le Monde cette fois-ci « alors qu'en Seine-Saint-Denis, plusieurs bus subissaient des jets de pierres les nuits de vendredi 23 avril et de samedi 24, c'est sur un katana - sabre de samouraï à un seul tranchant d'une longueur de plus de 60 cm - que se cristallise la colère des conducteurs du tramway, des policiers et du maire (UMP) de Nice, Christian Estrosi. Ce sabre japonais a été exhibé, à plusieurs reprises, par un membre d'une bande de quatre jeunes délinquants qui menacent passagers et conducteurs de tramway. » Il est peut-être préférable d’arrêter là la liste des incidents recensés dans les transports en commun au risque d’y passer le reste de la nuit, d’avoir une bonne migraine et de vous donner des envies de fuir dans un cabanon à la campagne. Quelles règles pour le Parc humain en zone apprivoisée ?

Un soir, dans le microcosme parisien, l'inter-LGBT - Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans - fait une petite soirée déguisée. Ils ont ouvert quelques bouteilles de champagne et se lancent des cotillons à la figure dans un esprit bon enfant, mais la première chose qui saute aux yeux, c’est les barreaux aux fenêtres pour éviter les agressions. S’il faut mettre des barreaux aux fenêtres en plein cœur du Marais, c’est bien que le combat contre l’homophobie est loin d’être gagné. Alors, quelles règles pour le parc humain ? La politique du ghetto ? L’identification systématique ? Le flicage du quartier ? Du 3e jusqu'au 5e arrondissement de Paris, il faut compter à peu près un quart d’heure à pied. Dans l'église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, ils donnent, comme à l’accoutumée, et plusieurs fois par jour, la messe en latin, les femmes devant porter un foulard sur la tête ; l’église ne désemplit pas. On peut prendre sa dose d’encens et se laisser bercer par quelques psaumes et cantiques. Ainsi, dans le parc humain en zone apprivoisée, les risques demeurent mineurs.
 
Mais dès que le petit laboratoire communautariste – qui à Paris n’est jamais que le haut de l’iceberg, toujours sous les sunlights des journalistes – monte à ébullition, que se passe-t-il ? Ces gens qui cohabitent mais ne se croisent pas ou si peu, quand bien même ils sont voisins, finissent un beau jour par prendre conscience que l’autre existe. Tout simplement parce qu’il les gêne. Alors, comme il y a quelques mois sur le parvis de Notre Dame, c’est le choc, l’incompréhension, entre des représentants d'Act-up-Verts-Trotsko-PCF et de jeunes Catholiques soutenus par quelques Frontistes excités. Eux, les voisins, ils se sont tout simplement tapés sur la gueule. Heureusement, le socle fédérateur pour une République une et indivisible reste de marbre parce que gravé dans le marbre sur le fronton des mairies. Et la police était là pour compter les points et embarquer tout ce beau monde en cellule de dégrisement. Et l’homme libre pourra toujours crier : « A côté de ta niche, il y a une laisse… la même qui t’empêche de t’émanciper ! » Qui l’écoutera ? La place occupée au sein de la communauté communautariste tend à réduire la marge de manœuvre de l’individu. Lui-même est gommé au profit de la pose kitsch. Le Moi dans un décor carton-pâte.

Toujours à travers l’exemple du gay, non pas par souci d’homophobie patente que pour éviter la dispersion dans l’argumentaire.

Le gay est devenu un personnage intégré, branché – comme tendent à vouloir le faire croire l’entertainment – , n’est-ce pas ? Mais dans la réalité on reste encore proche de la caricature de La Cage aux folles. Le gay n’est qu’un faire-valoir. Un aimant à pognon pour sitcoms et autres séries à rallonge. Le jour où il ne sera plus d’aucune utilité, il n’y aura plus qu’à tirer la chasse d’eau médiatique. Les gays maraisiens devraient y penser sérieusement car à ce prix-là c’est toute la vie d’un quartier qui s’écroule ! La solution consiste-t-elle seulement à accepter une bonne fois pour toute l’étiquette qu’on nous a collée au cul et essayer de jouir sans entraves ?

Le dernier coup de pelle de ceux qui regardent leur tiroir caisse


Un temps, à la direction du Virgin Megastore situé au carrousel du Louvre on avait estimé utile, d’un point de vue purement mercantile, de faire un carré gay un peu à l’extérieur du magasin, comme une petite niche identitaire où, parallèlement aux sucreries, gadgets et autres disques de Chantal Goya et DVD retraçant l’épopée de Goldorak (car, paraît-il, les gays en sont friands), on pouvait également trouver des ouvrages de Proust et de Wilde. Une telle aberration, un tel goût pour le réductionnisme pouvait laisser pantois. Voilà le risque encouru lorsque le besoin de reconnaissance et d’identification a pour seul ressort l’appât du gain. Ensuite, le marchand n’a plus qu’à tirer les ficelles du pantin désarticulé : l’étiquette, le code-barres sont les maîtres mots.

Le reste : l’œuvre, le génie, l’homme libre, le parcours personnel, le vécu, l’histoire, l’amour, la douleur, la révolte, la vie, tout ce reste finit purement et simplement par être gommé, remisé à la trappe. L’étiquette sera beaucoup plus utile pour permettre au consommateur alangui et fainéant d’identifier clairement le produit dans le rayon du magasin. Comme quoi, l’humanité de chacun finit par se résumer à ce pas grand-chose. Il ne restera plus qu’à être consommé, digéré et re-jeté – pour ceux qui en doutent encore, relire La société de consommation de Jean Baudrillard peut être d’un éclairage certain.  L’humain devient le propre produit de son système de consommation. Tout est piégé. Le réel n’existe plus que mis sous plastique, en succédané, dans l’empire du kitsch. Et pour éventuellement se rassurer sur l’existence avérée d’êtres humains bien réels, faits de sueur et de sang, et même pourquoi pas d’écrivains homosexuels histoire de boucler la boucle, alors on relira Sexe et solitude de Bruce Benderson.

Pour poursuivre la réflexion autour de cette question, reste à citer l’ouvrage de Charles Taylor sur le multiculturalisme ainsi que bon nombre de billets signés Philippe Muray.

Raphaël Bartleby



Toutes les réactions (5)

1. 04/05/2010 14:20 - Matt Sung

Matt SungVous êtes communautariste ! C’est ce qu’on oppose souvent aux Noirs lorsqu’ils essaient de se mobiliser. Mais cet argument a été très souvent utilisé contre les mouvements homosexuels. Il a été employé aussi contre les mouvements féministes, contre les Arabes, les Juifs, etc. De sorte qu’il faut envisager la logique générale à laquelle il se réfère. Êtes-vous communautaristes ? Sommes-nous communautaristes ?
Petite histoire de la rhétorique anti-communautaire :
1989, c’est d’abord le bicentenaire de la Révolution française. Les cérémonies donnent à la France l’occasion, et la grâce, d’un sursaut national. L’éloge de la patrie et du modèle républicain rassemble dans un même accord la droite et la gauche, qui célèbrent le modèle historique, même si des désaccords subsistent sur les leçons politiques à tirer de l’Histoire.
Mais 1989, c’est aussi la première affaire du « foulard islamique ». Le modèle français que l’on célèbre avec tant d’enthousiasme se voit contesté par la religion musulmane qui menace, dit-on, la République. En ces temps d’unanimisme républicain, le foulard devient l’Affaire par excellence. Dès lors, le modèle français s’effarouche de l’islamisme, de ce modèle terrifiant, de l’Orient lointain qui semble se rapprocher. Le seul rempart, c’est le modèle républicain français, qu’il faut plus que jamais consolider et réaffirmer. NOUS SOMMES TOUS COMMUNAUTARISTE !

2. 04/05/2010 15:15 - Roméo Joan

Roméo JoanLa République est totalitaire et sécrète elle-même les communautarismes. La République est le meilleur ennemi de l'Islam. La République est contre la France et pour Ceux, Celles, le Idées, les Partis, la Religion qui veulent la détruire. La France n'est pas une patrie, une nation, une langue, une civilisation. La France n'est plus rien. Depuis précisément 1789. La France se reconstruit ailleurs. En Amérique.

3. 04/05/2010 15:17 - Roméo Joan

Roméo JoanCeux, celles qui bavent sur la Révolution française sont contre la France et contre l'Europe et contre l'Occident. Point. Putain de blaireaux nationaux-révolutionnaires.
Cela dit, bon texte Raphaêl Bartleby.

4. 05/05/2010 17:25 - quick

quickle communautarisme est un enfermement!

5. 06/05/2010 12:08 - anonymous

anonymouspour prolonger la réflexion

http://www.lenouveleconomiste.fr/wp/2010/05/04/qui-a-peur-du-communautarisme/

Ring 2012
Dernière réaction

Vous êtes communautariste ! C’est ce qu’on oppose souvent aux Noirs lorsqu’ils essaient de se mobiliser. Mais cet argument a été très souvent utilisé contre les mouvements homosexuels. Il...

Matt Sung04/05/2010 14:20 Matt Sung
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