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Permis à points : récupérer d'un stage

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 20/09/2010 - 8 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Récemment, le permis à point est revenu sur le devant de la scène, avec l'adoption par le Sénat d'un amendement rendant la récupération des points perdus plus courte : six mois au lieu d'un an pour un point seul, un an au lieu de trois pour récupérer la totalité des douze points. Reste un passage par l'Assemblée pour valider ce texte. Le Ring a testé pour vous le stage de récupération de points, histoire de faire le tri entre les (rares) bons conseils et les (pléthoriques) mauvaises informations que l'on vous y donnera. Tout ce qu'il est bon de ne pas savoir.



Bien entendu, les présidentes d'associations de lutte contre la "violence" ou la "délinquance" routière s'en sont indignées. La sécurité routière est bien le seul domaine où la répression écrase la prévention : pas d'excuses pour le chauffard. Il existe cependant une sorte de sanctuaire de la sécurité routière, bien connu des puristes, totalement dédié à la prévention. Ou plutôt à la sensibilisation. Si vous êtes un fidèle du verre de trop ou un fanatique de l'excès de vitesse en tout genre, vous avez dû passer par là. Ou vous allez y passer. Vous l'avez deviné, il s'agit du stage de récupération des points.

Le principe est simple : ça dure deux jours, vous êtes une quinzaine à faire table ronde. Tous les profils s'y retrouvent : du chef d'entreprise à la semelle de plomb au commercial trop pressé qui ne comprend pas pourquoi il est là, de la jeune apprentie qui a consommé des stupéfiants à l'ouvrier qui avait un tout petit peu bu… En guise d'animateurs, un expert en sécurité routière et un psychologue. Généralement, le premier est là pour nous rappeler la loi, le second pour nous expliquer pourquoi nous sommes aussi cons.

Tout d'abord, pour ceux qui sont dans l'urgence : vous avez peu de points et vous avez été récemment interpellé (ou flashé), ce qui vous place virtuellement à un solde de points nul voire négatif. Pas d'inquiétude, tout se joue avec la fameuse lettre recommandée 48SI, qui vous signifie (dès sa réception) l'annulation de votre permis.

Si vous recevez un recommandé, surtout, ne le prenez pas, laissez-le repartir à la Poste. Vous avez quinze jours (le temps qu'il expire) pour faire un stage de récupération de points (4 points, quelle que soit votre implication dans ce stage qui exige votre présence sur les deux jours). Après quoi, n'oubliez surtout pas d'aller chercher la lettre recommandée avant la fin des quinze jours, sinon la date d'annulation de votre permis sera celle de la première distribution du courrier. Vous n'êtes bien entendu pas tenu d'attendre la lettre pour faire un stage... Les stages ont lieu un peu partout en France (il est facile de réserver par Internet) et créditent votre solde de quatre points supplémentaires dès la fin des deux jours (même si vous vous foutez ostensiblement de ce que l'on y raconte, ce qui est un peu le principe de la prévention). N'abusez pas de la méthode, car on ne peut faire un stage qu'une fois tous les deux ans.

En pratique, si vous avez trois points, que vous êtes flashé à 129km/h en rase campagne (limitation à 90km/h), vous allez perdre vos trois derniers points. Vous devez donc faire le stage, grimper à sept points, avant que la lettre recommandée ne vienne vous signifier la perte de trois points (cela peut mettre plusieurs mois), ce qui vous fera retomber à quatre. C'est mieux que l'annulation de six mois et tout ce qui s'en suit... Comme les négociations sur place avec les forces de l'ordre sont de plus en plus compliquées, il reste la contestation (ça fait toujours gagner du temps) et la demande de grâce préfectorale (les relations peuvent aider…), souvent motivée par la perte possible de votre emploi.

Vous pouvez aussi payer un avocat spécialisé qui tentera de vous dénicher un vice de forme. Vous savez, ces avocats avec 100% de réussite après examen du dossier (en gros, si votre dossier n'a pas de faille, ce qui est souvent le cas, il vous dit au revoir et merci). Le mieux est encore de ne pas en arriver là. De nombreuses astuces existent (en dehors de respecter les règles) pour ne pas perdre ses points. Théoriquement, il suffit d'une rature sur un PV pour le faire annuler (cela représente presque 50% des PV). Attention, à partir du moment où vous payez, vous reconnaissez l'infraction, il n'y a plus aucun recours. Il faut toujours lire attentivement les PV. Si on chevauche une ligne continue, on ne perd qu'un point. Si on la franchit, on en perd trois. Comme un feu rouge.

D'ailleurs, un feu orange n'existe pas. Le gendarme doit écrire feu jaune. Et quand bien même, s'il vous dresse un PV avec perte de points pour franchissement de feu jaune, contestez-le. Vous ne pouvez perdre des points (en l'occurrence, trois) que pour être passé au feu rouge. Voilà pour les quelques bonnes informations. Le stage en lui-même, c'est un bourrage de crâne à mi-chemin entre la journée d'appel de préparation à la défense (devenue journée défense et… citoyenneté) et un cours magistral de multiculturalisme donné par un sous-fifre du Parti socialiste.

Les exemples ne manquent pas. En voici quelques uns :

Avec un aplomb fantastique, les examinateurs expliquent que le temps de réaction est toujours d'une seconde.

Vous roulez à 50, si vous voyez un piéton à dix mètres de vous s'engager, que faites-vous ? "Je freine", que tout le monde répond.

"Non, vous ne faites rien du tout, puisque le temps de réaction d'une seconde vous fera rouler sur 12 mètres avant que vous ne réagissiez".

Ce qu'ils ne nous disent pas, c'est qu'il existe une corrélation entre l'intelligence et le temps de réaction. Oui, là encore, nous ne sommes pas tous égaux.

Le temps de réaction mesure très bien l'efficience du système nerveux central (perception du message puis réaction -prise de conscience du danger, pression sur la pédale de frein-)

Or, une personne présentant un QI de 70 possède (en moyenne) un temps de réaction de près de deux secondes, cela veut dire qu'il parcourt 24 mètres avant de réagir.

Un Qi de 130 réagit en 0,4 secondes et réagit après 5 mètres. Un QI moyen de 100 réagit en une seconde. Il est donc totalement faux de dire que c'est pour tout le monde pareil. D'autant que le temps de réaction (ce qui est moins vrai pour le QI) peut se travailler et sensiblement s'améliorer : les coureurs de 100m ont appris à réagir en 0,2 secondes. En outre, entre ceux qui n'auront que la réaction du cerveau reptilien (j'ai peur : j'écrase le frein comme un con sans réfléchir) et ceux qui parviendront à analyser la situation pour évaluer le danger et les moyens d'y échapper, il y a un monde... Il ne faut pas compter sur les services de l'État pour nous apprendre qu'on est loin d'être tous égaux devant le danger. Comme devant beaucoup d'autres choses... La plupart des informations sont des mensonges accablants, mais qui apparemment sont gobés sans difficulté par les stagiaires. L'essentiel de la méthode est simple : les examinateurs "brisent les idées reçues" (cette formule donne toujours une impression de déjà-vu).

Par exemple, on apprend que la majorité des accidents mortels ont lieu en ligne droite, par beau temps, la journée, en impliquant un conducteur seul.

Comme les lignes droites doivent représenter à peu près 98% des routes françaises, comme on roule davantage lorsqu'il fait beau et la journée, comme on a bien plus de chance, si on se plante, de se planter seul que de percuter une autre voiture, on ne s'en étonne pas. D'entrée, on vous dira ceci : "Lors d'un accident, il vaut mieux être dans une 2cv que dans un char d'assaut". Généralement, après une telle phrase, l'examinateur laisse planer un petit silence, histoire de savourer son effet. Avec un peu de chance, il y a un militaire dans la salle, qui dira que tout de même, un char Leclerc… Ben oui, on a plus de chances de survivre avec un véhicule léger, à condition de se fracasse contre un mur absolument indestructible. Dans le char, aucune déformation, c'est le conducteur qui absorbe tout le choc. Cependant, on ne s'écrase quasiment jamais contre un mur indestructible. Et en cas de choc frontal, bonjour la 2cv. On vous explique que les distances de sécurité sont importantes, qu'il faut se décaler longtemps à l'avance et se rabattre longtemps après pour doubler, ce qui finit par vouloir dire que doubler en respectant à la fois les distances de sécurité et les limitations de vitesse prend un bon kilomètre... Entre deux odes à la répression routière, on nous rappelle les chiffres : 4000 morts par an aujourd'hui, environ 17 000 en 1971, une époque bénie où l'on pouvait être contrôlé par les gendarmes à 200 km/h avec plus d'un gramme d'alcool par litre de sang et se voir souhaiter une bonne journée par ces messieurs… C'est aussi l'époque où l'on recevait la colonne de direction dans la gorge et le moteur dans les genoux en cas de choc avec une grosse pierre… Ou alors la voiture était tellement solide que seul le conducteur encaissait. Comme dans l'histoire du char d'assaut. Une mort propre : tous les organes internes se détachent, mais l'aspect de la victime est préservé. 

Depuis, il y a eu la ceinture de sécurité, l'amélioration incroyable des voitures (n'importe quel véhicule moderne garantit une cellule de survie dans un choc jusqu'à 60km/h), l'augmentation du trafic et la multiplication des contrôles de vitesse.

L'essentiel du stage consiste à faire visionner des images d'accident. Vous savez, toutes celles que l'on retrouve sur Internet, parfois bien dégueulasses, avec force piétons percutés, tôles froissées, cadavres disloqués... Pour le public classique, c'est des "Oh !" d'effroi et des mines graves qui disent : "On ne m'y reprendra plus". Là encore, les commentaires des deux professionnels sont extrêmement approximatifs et gâchent la force des images. Par exemple, une grosse berline git dans une forêt, coupée en deux par l'arbre qu'elle vient de percuter. Deux corps sont allongés sous des draps blancs. Impressionnant. "Il roulait à 80km/h au moment du choc", lance l'examinateur, d'un air de dire que 80km/h, ça suffit largement pour mourir, même avec une grosse Audi.  Seulement voilà, nous sommes aux States, ce sont donc des miles (80 miles équivalent à 130km/h), et le choc a eu lieu au niveau de la portière, alors que la voiture était en pleine embardée. La vitesse des roues au moment de l'impact ne signifie donc rien du tout. Cette absence totale de rigueur passe inaperçue. Cette sensibilisation redondante et massive fait apparemment sont petit effet. À la fin du stage, les participants cochent avec enthousiasme le case "Ce stage a modifié ma façon de penser".

Triste constat : il en faut peu. On ne sait pas s'il avait bu ou s'il conduisait un char d'assaut, toujours est-il que l'esprit critique est bien la grande victime de tous ces accidents de la route. 

Laurent Obertone



Toutes les réactions (8)

1. 21/09/2010 22:06 - Marineris

MarinerisLe rapport intelligence/temps de réaction me laisse quelque peu perplexe.
Et même cela serait-il le cas : imaginez un instant que les cours de conduite se basent effectivement sur cette réalité. Le brave apprenti-conducteur commence par passer son test de QI pour découvrir qu'il n'a que 70. L'effet psychologique peut alors s'étaler de la terreur à l'idée de prendre le volant à la survalorisation du moi par une conduite ultra dangereuse : moyennement efficace à terme!

Aussi, un peu comme le Luxembourg et la France entretiennent la fiction d'une égalité d'Etat à Etat qui contente tout le monde, mieux vaut peut-être se contenter de la fiction d'une égalité entre conducteurs...

Sinon, merci bien pour la combine des "15 jours de préavis" lors de la réception du 48SI!

2. 22/09/2010 12:32 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneLa fiction d'égalité, c'est le centre de tous nos problèmes. Pour qu'elle ait une apparence de réalité, il faut que tout soit accessible aux plus demeurés (d'où les limitations de vitesse parfois extrêmement basses, qui ne se basent même plus sur la moyenne, mais qui se veulent accessibles à tous, sans exception). Ceux qui sortent du lot n'avaient qu'à pas en sortir...
Les simplets sont plus dangereux sur la route que les gens intelligents, c'est un fait indéniable.

Généralisez ce système à la politique, à l'éducation, aux grandes écoles, et pourquoi pas à la science, à la médecine et à tout le reste, et vous avez la France du XXIe siècle.

3. 22/09/2010 15:37 - Nach Mavidou

Nach MavidouPour avoir vu pas mal d'audiences de contestation de retraits de points au Tribunal Administratif, je peux vous dire qu'il est très difficile de faire annuler un tel retrait, en réalité. Le problème, c'est que la plupart des gens concernés ne se réveillent que quand ils sont arrivés à zéro points... Le mieux est donc, tout simplement, de faire un stage de ce style (joliment décrit, au passage) et faire VRAIMENT gaffe dès qu'il ne reste que six ou huit points, pour être tranquille.

4. 23/09/2010 11:54 - J.

J."Lors d'un accident, il vaut mieux être dans une 2cv que dans un char d'assaut". Généralement, après une telle phrase, l'examinateur laisse planer un petit silence, histoire de savourer son effet.

>> Oh la la. Oui, les routes seront beaucoup plus sûres quand on roulera tous à 40 km/h en covoiturage surveillé dans des cubis électriques. Exemple vécu, quand j'étais gamin: ma chère grand-maman réchappa par miracle d'une collision sur le côté droit de sa R5 avec un break Volvo (Volvos déjà bâties comme des tanks mais il n'y avait pas encore l'airbag). La R5 fut dispersée comme une boîte d'allumette et ma grand-mère passa quelques heures en observation à l'hôpital. La Volvo comme son conducteur étaient repartis intacts.

Sur QI et conduite: certes mais il y a aussi la capacité d'attention au volant qui dépend d'un effort conscient auquel certaines personnes censément intelligentes sont réfractaires. Cqfd, vos exemples sur le genre d'âneries répandues pendant ces "stages de conduite" sont inquiétants, il s'agit de faire peur et de dissuader toute velléité d'esprit critique, de vraie responsabilité, de vrai apprentissage de la conduite... Dire qu'à une époque, les Français ont eu la réputation d'être les meilleurs conducteurs du monde...

De même, je ne défends pas l'alcool au volant, mais un conducteur ivre (ou simplement au-dessus de la limite légale) peut très bien ne pas conduire plus mal que "sobre" ou qu'un conducteur fatigué qui sort d'une sale journée... lequel conducteur ivre peut très bien aussi, conscient de son état, décider de rentrer tranquillement avec une vigilance redoublée...

5. 26/09/2010 21:04 - Jersan

JersanLaurent, je vous invite à venir vous asseoir toute une journée sur la banquette arrière de mon véhicule auto-école.
Les élèves en 5ème année de Sciences Po vous surprendrez. Mes élèves provenant de CAT également.
Je partage votre façon de penser sur bien des points de vue et j’admire la clarté avec laquelle vous vous exprimez.
Pourtant ici je suis un peu circonspect. La corrélation que vous faîtes entre intelligence et temps de réaction me laisse pantois, et les conclusions que vous en tirait sont trop simples.
Un audit de conduite vous intéresserez ? Je vais évaluer votre QI (sourire)
Non, la conduite requiert des compétences qui vont bien au-delà de l’intelligence au sens où vous l’entendez. (J’ai un QI entre 110 et 120 mais les Bogdanov ne conduisent pas mieux que moi)
Concernant la démocratisation du permis de conduire, le nivellement par le bas que cela entraîne, je suis à 100% d’accord avec vous.
L’honnêteté intellectuelle me pousse jusqu’à être d’accord avec J. concernant l’alcool, je suis entièrement d’accord avec le contenu de son intervention.
Deux remarques :
- Les « simplets » sur la route ne sont pas toujours ceux que l’on croit
- La peur est un moyen de prévention inefficace, cela a été démontré par des psychologues sociaux. (En fait sur le court terme on constate des changements dans le comportement, mais le « naturel » revient au galop rapidement et de manière plus forte, ce serait la conséquence d’une forme de déni d’une réalité traumatisante)

6. 27/09/2010 12:02 - Greg môk

Greg môkIl me semble qu'il y a une erreur sur la signification commune du QI qui serait la mesure de l'intelligence humaine, laquelle de signification, en réalité, est fausse.

Le QI mesure seulement en partie l'intelligence humaine et non globalement, ou entièrement, bref, cet technique de mesure ne signifie pas ce que l'on entend couramment.

Par exemple, contrairement à une idée reçue, le QI d'Einstein se trouvait légèrement au-dessus de la moyenne (à vérifier), ce qui démontre l'inéfficacité de cette technique, en tant que mesure de l'intelligence humaine.
Pour les sources relatives au QI d'Einstein, voir Karl R. Popper.

7. 27/09/2010 21:20 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneEinstein possédait un QI d'environ 160, ce qui le place au niveau des génies. Ce n'est pas extraordinaire, il y en a tout de même un certain nombre en France... La moyenne, dans nos pays, est de 100. Un gamin que l'on nommera "surdoué" peut tourner autour des 160. Un attardé, c'est 70.

À ma connaissance, il n'existe pas un seul "grand esprit" dont le QI ait été évalué qui démente la règle QI = intelligence.
On peut même ajouter qu'il y a une corrélation entre la taille du cerveau et l'intelligence. Cette corrélation est pourtant farouchement niée par certains, sans qu'aucune étude vienne la contredire...

8. 28/09/2010 10:33 - Greg môk

Greg môkLaurent Obertone, en réalité, Einstein n'a jamais passé de test d'évaluation, par conséquent, il existe trop d'incertitudes pour affirmer en connaissance de cause son QI, bien qu'il fut estimé post-mortem entre 160 et 180.
Aussi, il est probable que Popper se soit trompé.

Non pas que je dénie "la règle QI=intelligence" mais le fait que cette technique de mesure est incomplète pour la considérer comme une véritable autorité en matière de connaissance de l'intelligence.

Par exemple, selon wiki, les tests de QI ne prétendent donner une image approximative que d'une partie de ce qu'on entend communément par « intelligence », partie qui serait plutôt une adaptation à certains codes de raisonnements logiques simples ou complexes.

Des aptitudes plus difficiles à apprécier telles que la résolution rapide d’un problème logique donné, parfois déterminantes - comme l'opiniâtreté - dans la vie réelle, ne sont pas prises en compte dans ces tests, puisque chaque question doit être résolue en trente secondes en moyenne.

Le test de QI ne mesure pas ni ne prétend mesurer :

l’ouverture d’esprit ;
la créativité (ou inventivité), bien que les sujets à fort QI se montrent souvent imaginatifs ;
la capacité à dépasser un problème pour le placer dans une perspective plus générale.

Il concerne des problèmes clos posés de façon explicite, ce qui ne correspond qu’à une partie limitée des questions où ce que nous nommons « intelligence » se montre utile. Il est fréquent que la vraie difficulté intellectuelle d’une tâche soit d’arriver à bien poser le problème plutôt que le résoudre une fois posé.

Le QI n'est pas valide en tant que mesure de l'intelligence. Stricto sensu, il s'apparente plus à un indicateur qu'à une mesure, car justesse, précision et sensibilité en sont mal définis. Il chiffre simplement la facilité à utiliser certains modes de raisonnement.

Ring 2012
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Le rapport intelligence/temps de réaction me laisse quelque peu perplexe. Et même cela serait-il le cas : imaginez un instant que les cours de conduite se basent effectivement sur cette réalité....

Marineris21/09/2010 22:06 Marineris
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