Sur le RING

Notre Monde

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Jérôme Di Costanzo - le 05/01/2009 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B


 

 

« En Amérique, professeur ;

En Angleterre, Journaliste ;

C'est à grands pas et sueur

Que vous suivrez à peine ma piste. » (1)

 

T.S Eliot, loin de son Mississipi natal, dans un café Parisien, en route pour l'Italie, une passion pour Dante, il recherche sa Béatrice. De Maistre converse à St Petersbourg, Tchekhov ne survivra à la révolution Russe que grâce à l'Actors Studio de New York. Byron se meurt en Grèce, sans avoir coiffé le casque de Léonidas. Colomb par-delà les mers, découvre l'Amérique : à ses yeux c'est un jardin d'Eden. Dans l'Eglise des Innocenti à Florence, Amerigo Vespucci est représenté, le nouveau monde aura son nom issu des rives de l'Arno. Un Roi catholique d'Ecosse meurt à Rome, un cardinal lui succède. L'ange bleufuit le Nazisme à Hollywood. À Nice, Somerset Maugham flirte sur la promenade des Anglais. À Oxford, après Genève, Giordano Bruno se fâche encore une fois. À Pise, on parle d'un moine Polonais. Sartre n'ira pas à Stockholm. René Girard enseigne aux States. Dantec nous écrit du Québec, la Sainte Irlande pour Houellebecq. Constantin, ce Serbe du Kosovo, est acclamé par ses troupes, Empereur romain à York, il convoquera le concile à Nicée. Alexandre Korda survit aussi bien à Marseille qu'à Vienne, il résidera au Claridge à Londres. Une brève rencontredans un suburban London avec Rachmaninov ! De la « Révolution » allemande des opéras de Mozart, en passant par la française d'Offenbach et l'anglaise de Gilbert & Sullivan, pour aboutir aux trottoirs de Broadway avec Cole Porter.

Mélange Adultère de Tout ? Maudit Barbare ! Civilisation de traducteur !

Art élevé à l'Universel par la foi, Art dont l'objet est de copier la Nature, sublimée par le surnaturel. C'est bien la Renaissance, le Baroque ou bien le Gothique transcendé par La Foi. Sur le Balcon du Vatican, Jean-Paul II se présente comme venant d'un pays lointain, mais proche par la tradition et la foi catholiques, et le mur en tombera.

C'est Notre Monde, d'Est en Ouest. Comment se fait-il que l'on soit touché, aussi bien en Amérique qu'à Moscou, par la naïve quête d'absolu des héros de Tolstoï ? Pourquoi un Edmond Dantès est-il transfiguré par le rocher de Monte Cristo ? Pourquoi avons-nous tant d'aisance à puiser, de-ci de-là, notre inspiration dans les classiques, pour les régénérer encore une fois, comme un Francis Ford Coppola le fit avec Joseph Conrad ? D'où vientce talent, cette tendance à l'Universel ? La convergence des paroles pour trouver la Parole ? (2)

 

Quaerere Deum


Cette Universalité est déjà présente dans le ministère du Christ, confirmée durant le concile de Jérusalem en 51 après J.C, par Paul et Jean. Les apôtres convertiront les Gentils en la Langue, à la grâce de Dieu. C'est une volonté : que le message soit entendu de tous. Spécificité que l'on ne retrouvera pas, ni dans le Judaïsme où nous avons le souci de commenter et de perpétuer, ni chez les philosophes Grecs. Nous constatons l'absence de propagation du savoir, excepté entre citoyens. Elle est bien là, la dynamique de notre monde, d'où sa problématique centrale, la question de la traduction, chère à un George Steiner.

Comme l'a souligné le Très Saint Père, lors de son discours aux Bernardins, nos monastères furent à l'origine les catalyseurs de notre savoir, dans leur Quaerere Deum, ils ont mis à la base de leurs recherches la nécessité de traduire en Latin. Le latin est ici le langage du Sacré et du Savoir, exprimant à la fois la Raison et la Foi, indissociables dialectiquement. Le Latin nous rendit universels. La Chrétienté rayonnera de cette connaissance partagée, en communion de Langue, de ses paroles formant la Parole.

La Langue de l'Empire pour diffuser la Bonne Nouvelle : l'Evangile. Ce savoir serait resté l'exclusivité du monde monastique, s'il n'y avait pas justement une volonté de propager cette vérité, l'Eglise des apôtres, Apostolique,de ceux qui se sont éparpillés sur la surface de la terre pour diffuser cette réalité : Dieu est venu sur Terre. Ces vertus Universelle et Apostolique de l'Eglise coopèrent parfaitement. L'ambition du catholicisme est bien de reconnecter la Création dans son ensemble à une logique, les paroles formant bien la Parole.

Il est ainsi troublant d'observer à quel point le Christianisme s'est imposé comme Vérité à « notre monde », par le Discours et la Raison. Saint Patrick convertit l'Irlande avec son Logos. Les Martyrs sont d'autant plus des sacrifices enseignant la Vérité face à l'erreur.

Le « Tolle Lege » de Saint Augustin dépasse alors le témoignage personnel, et dans son contexte le schisme Donatien. En Latin, c'est une admirable démonstration de l'impossibilité pour l'Eglise de renoncer à son Universalité et à son Apostolat découlant de la venue du fils de Dieu sur terre.

Cette « Passion » d'Universalité qui se propage nous a investis, catalysés par la langue de l'Empire. Ce dernier n'a survécu que dans l'incarnation de la parole du Christ, et s'est répandu sur la majeure partie du Globe. L'Eglise est itinérante, dynamique, à l'image du Christ dans son ministère, il est venu à nous, il nous a invités à le suivre, à voyager.

 

Nostos, Terre Promise et pèlerinage

 

Chez les Grecs, le terme de nostos désigne le Voyage de retour vers l'Oïkos, la maison, où il fait bon vivre, où l'on ne manque de rien, où l'on vit en paix avec ses voisins et où l'on bénéficie de la bienveillance des Dieux. On peut rapprocher cette notion au retour en Terre Promise, à Jérusalem, de l'Ancien Testament à l'Alliance avec Dieu. Dans une dynamique similaire, notons que le Nostos est le retour du Guerrier dans sa Patrie et que l'Allia est le voyage de retour émancipateur de l'Esclavage. Ces deux périples peuvent se rapprocher du mythe de l'Eternel Retour de Nietzsche.

Lepèlerinage dans le monde Chrétien est l'illustration de ce principe de retour universel. L'action dans un but de rédemption d'aller là où Dieu s'est manifesté. Aller a sa rencontre. Comme pour le moine, le pèlerin s'inscrit aussi dans une Quaerere Deum.

On peut parler de Lourdes, où la Vierge s'adressa, dans sa langue, à Bernadette Soubirous, ou bien de Saint-Jacques-de-Compostelle, où vint échouer le corps martyrisé de Saint Jacques, ou encore Fatima où la Vierge s'adressa aux témoins en Portugais. Mais retrouvons T.S Eliot et sa pièce Meurtre dans une Cathédrale, à Canterbury, afin de saisir l'importance du pèlerinage dans notre monde Chrétien :

 

La Cathédrale de Canterbury, où fut assassiné Thomas Becket, dont le seul crime était de ne pas avoir obéi au Roi Henry II. Becket fut canonisé et son martyr affirma l'arbitraire et l'absurde primauté du politique sur le religieux. La tombe du saint deviendra un lieu de pèlerinage alors que le pays sombrait dans les révoltes paysannes, celle des Barons du royaume, l'anarchie, et que la peste noire s'abattait sur l'île : la fin des temps !

C'est au même moment que cette « Apocalypse », qu'un Geoffrey Chaucer rédige ses Contes de Canterbury : un ouvrage en langue vulgaire, compilation d'aventures de pèlerins. Chaucer s'inspira du Decameron de Boccaccio, où l'on peut constater une similarité de contexte, l'Italien comme l'Anglais plaçant leurs contes épiques dans un monde en plein trouble, monde de chaos et de souffrance, où leurs héros trouvent refuge dans un lieu sacré pour conter leurs aventures, Canterbury pour Chaucer, et pour Boccaccio un Eden Terrestre.

C'est dans ce contexte que notre littérature moderne naquit, que le savoir sortit du monastère et que le Divin confiaà l'Ecrivain la charge de rechercher Dieu à son tour. Boccacio puis Chaucer ont été retranscrits du Latin en langue vulgaire, « les paroles pour trouver la Parole » !

 

Le Souvenir, et le Désir

 

Les pèlerins de Chaucer, comme les Rois et Reines des dix nuits, oscilleront durant leurs aventures entre un désir qui les éloignera de leur salut et un souvenir qui les ramènera sur la bonne route, sains et saufs. Que penser de cet antagonisme entre le Désir et le Souvenir ?

« Faites cela en souvenir de moi » nous dit la liturgie de la communion, et ce souvenir, comme remembrement, est le rappel de la nouvelle Alliance avec Dieu. Le souvenir est ce qui nous ramène et permet de rencontrer Dieu. Alors que penser d'une Société qui aurait pour seul but la réalisation de son désir, et non d'aller dans le sens de Dieu, de la Vérité et du Réel ?

Il ne faut pas entendre dans ce contexte : « Désir » comme un amour, une passion, ou bien le sens d'une volonté, mais la tentation d'avoir et de spéculer sur un objet ou sujet non acquis. Soit de faire de son cheminement de vie une abstraction et une frustration. Saint Augustin dans ses confessions en expliquera la nuance.

 

Pouvons-nous reconnaître dans cette course sans fin menée par la tentation, que ce désir d'Absolu nous conduit inéluctablement vers le Malheur : c'est la terreur, la chambre à Gaz et le Goulag. Soljenitsyne l'avait bien compris et incarne ici parfaitement en tantqu'écrivain la vertu de recherche de Dieu par le souvenir. Une nostalgie par-delà ses pérégrinations entre la Sibérie, les USA et son retour en Russie, devenue amnésique et sombrant dans la civilisation du Désir. Il est l'héritier des moines, il est bien le continuateur de Chaucer et Boccaccio.

 

L'opposition entre le désir et le souvenir, entre l'écart et le retour, est une constante dans notre monde. Le film Brief encounter est une illustration parfaite de cette perpétuation du « conte vulgaire » du roman. On y retrouvera le monde chaotique de l'après-guerre, l'écart du Désir, et le retour. Et cela, dans la brièveté d'un conte de dix nuits !

Dans son roman 1984 Orwell, le héros Winston Smith - un prénom empreint de grandeur et un nom plus que commun - ne trouvera de liberté que dans sa mémoire, ses souvenirs encerclés par un monde sécuritaire et totalitaire, une guerre et une terreur, politiquement acceptées.

Oui, le désir, l'éloignement de Dieu, est cause des plus grands malheurs. Oui, le souvenir nous émancipe, oui, il nous conduit à la rencontre de Dieu !

 

Nous ne pouvons, en conclusion,exclure la question de base du langage. Constatons l'importance que ce dernier a pris dans la littérature moderne. De la langue elfique du Seigneur des anneaux au slang hispano-anglais de Blade Runner de Philip K. Dick, et sans oublier le mumbo-jumbo de latin, de russe et de Cockney du Clockwork Orange d'Anthony Burgess. Les Ecrivains modernes se questionnent, dans une période comparable à celle de Boccaccio et dans ce désir de s'éloigner de Dieu, sur le choix de ce langage, qui à la fois permettra de retrouver la « Parole à partir des paroles ». C'est la question centrale de notre littérature moderne, qui ne cesse de sombrer dans un peu plus de désir, d'intime, d'unique, sacrifiant dans cette poursuite sans fin d'un ego abstrait, un devoir de réunir, de remembrer le monde, de le traduire. Oui, c'est parce que les héros de Tolstoï ont un tel besoin d'élévation, que l'auteur a touché à l'universel de tout lecteur. Car c'est bien Dante en Enfer, que nous reconnaissons dans le Comte de Monte Cristo. Ils en appellent tous à notre mémoire, à notre logique et à notre amour. Oui, c'est bien cela que nous recherchons par l'outil du langage, le retour à Dieu, et pour le chrétien, c'est aller à sa rencontre par la reconnexion à l'ensemble de la Chrétienté, du Corps du Christ ressuscité.

 

À la différence des premiers siècles du christianisme, notre monde, la Chrétienté, ne se borne plus à l'Europe ; cet Empire spirituel, pour faire référence à Winston Churchill, dépasse les frontières de l'ancien monde. En Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, chrétiens aux multiples couleurs et langages, chrétiens plus que jamais survivants dans un monde apocalyptique, arrêtés en Chine, massacrés au Sud Soudan, prêtres assassinés des en Amérique latine au nom d'une libération. En Europe, on prêtera une oreille bienveillante à ces jeunes penseurs, athéisme des désirs multiples, déjà cacochymes et impuissants.

Souvenons-nous. Relire Jorge Luis Borges ! Pardonner à Neruda ! Enterrer le Che ! Où sont nos vrais Martyrs ?Dans quelle langue se réincarnera la Chrétienté, celle avec laquelle Charles-Quint parlait à Dieu ? La langue est bien impériale ! Que ma Nostalgie soit tango et pleure toutes ses larmes au son évocateur d'un bandonéon Yiddish ou d'une guitare andalouse du Vieux monde. Pays où l'on joue au polo comme à Cirencester et au Rugby comme à Oxford. L'eldorado d'Aguire vaut bien un Ave Maria dans une réduction Jésuite au Paraguay ! Ave Maria : c'est du Latin ou bien du latino ? Car la femme qui pleure partage son coeur avec son fils, elle est celle qui a été choisie, celle par qui notre foi coopère.

Alors peut-être, le Salut apparaîtra dans un de ces pays où le mélange de tout a déjà opéré, d'un de ces pays où l'on parle ce langage, chaud et doux comme un sein maternel.

 

Jérôme L. di Costanzo

 

(1) Mélange Adultère de Tout, T.S Eliot, Poems 1920, en Français dans le texte, « The Complete poems and plays ofEliot », Faber

(2) Discours des Bernardins, par Benoît XVI : « L'homme apprend à percevoir, au milieu des paroles, la Parole. »



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Ring 2012
Jérôme Di Costanzo par Jérôme Di Costanzo

Chroniqueur Outremonde. Correspondant à Londres.

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