Sur le RING

Bienvenue dans la vie Jack Bauer

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 12/04/2010 - 12 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Généralistes des ressources humaines, experts en humanité, spécialistes des macro-gestions des micro-crises globales, ceux qui s'occupent du monde à votre place sont partout. La preuve par Obertone, notre Jack Bauer à nous.



On peut le constater à chaque fait de société, comme on dit aujourd'hui, sans aller jusqu'à parler d'événement : les experts sont devenus indispensables. Prenez, par exemple, n'importe quel "accident". Quelques minutes après les premières révélations des journalistes, des experts seront sur place, en ligne, sur les plateaux. Qu'il s'agisse d'une tempête ou d'un assassinat.

Ces experts-là, les défricheurs, laisseront rapidement leur place aux experts psychologues, chargés de mettre en place leurs fameuses cellules psychologiques. Une batterie d'experts sera d'ailleurs nommée pour analyser l'événement et établir le bilan comptable, technique et moral de ce dernier. Il s'agit de dégager des solutions pour éviter qu'il ne se reproduise, à défaut, éviter qu'il ne fasse du tort aux citoyens. Des experts judiciaires s'occuperont de dégager des responsabilités et d'étudier des pistes de condamnations.

Bien entendu, des experts en communication analyseront (pendant que d'autres conseilleront) les réactions des hommes politiques. D'autres experts feront ensuite un travail de recherche sociologique sur l'impact à long terme du phénomène, la réaction des gens face à ce dernier, le conditionnement politique, etc.

Il s'agit, la plupart du temps, de chercheurs. Nous verrons que le terme d'expert n'est pas innocent. Dans le petit monde de la recherche, qui tend à s'agrandir, il est remarquable de noter l'explosion du nombre de chercheurs en sciences humaines, milieu où les femmes sont presque aussi nombreuses que les hommes. Alors que les recherches concernant les sciences dures servent de vitrine, voire de caution, il est devenu parfaitement commun et normal de donner la priorité à ces experts et à ces chercheurs pour commenter, observer et juger les évolutions et les petits tracas de notre société.

Les mauvaises langues diront que ces gens travaillent moins pour comprendre et résoudre les problèmes que pour comprendre comment les masquer. L'avantage des chercheurs est qu'ils peuvent se spécialiser, permettant au passage de normaliser tout ce qui pose problème, et de faire de toute évolution sociale, si aberrante soit-elle, un simple objet d'expérimentation. Un rat de laboratoire, en somme. Il y a aujourd'hui des experts en banlieue, en ZUP, en graffitis, attendons-nous à découvrir très prochainement des experts ès Morsay ou des docteurs ès Truand de la galère.



Peu importe le sujet, il vous faudra boire les paroles de l'expert. Non mais vous plaisantez ? Que pèse un "citoyen" face à un "expert" ? À titre d'exemple, prenons le CNRS. Ça sonne respectable, le CNRS et vrai argument d'autorité, d'avoir ce sigle sur son CV. D'autant que selon un sondage, le CNRS bénéficie auprès des Français d'un niveau de confiance de 90%, bien avant la police (71%), le Gouvernement (31%), le Président de la République (35%) ou les partis politiques (23%), et arrive second seulement derrière la famille (97%). Ça n'est donc pas rien, le CNRS inspire confiance aux Français, presque autant que leur propre famille.

La famille, justement. Prenons par exemple cette chercheuse, Marcela Iacub, chercheuse en "famille", dont la vidéo, admirable de synthèse, se passe de commentaire :



On ne s'attardera pas non plus sur le fait qu'un collectif de chercheurs (du CNRS et d'autres), dirigé par Esther Benbassa a manifesté le souhait de "lancer un autre débat sur l'identité nationale", cette fois "réservé aux spécialistes". Sachant qu'Esther Benbassa parlait en riant de "souchiens", on imagine sans peine quel genre de spécialistes et pour quel résultat. L'objectif est bien évidemment de renvoyer le peuple à ses labours et à son labeur, d'où il ne devrait jamais se permettre de sortir. Dans un débat, c'est tout de même ouachement plus cool d'être tous bien d'accord. Voilà à quoi servent ces paternalistes organismes : penser à votre place, décider à votre place, et par extension décider que vous ne devriez plus décider puisque penser vous est neurologiquement impossible.

Autre exemple, chez les Indigènes de la République, un texte présenté ainsi : " Nous vous proposons le texte de la conférence donnée le 20 février 2010 par la sociologue féministe, et néant moins (sic) amie, Christine Delphy" (ici, amie veut dire pro-musulmans).

La chercheuse en question, depuis 44 ans au CNRS, se demande ce que veut la "caste des Blancs", en définitive, et explique qu'elle ne comprend pas pourquoi on refuse aux musulmans leur droit à se conduire en France "comme chez eux". Pour résumer, cela fait 44 ans qu'elle cherche, elle n'a toujours pas l'ombre d'une réponse. Au lieu de ça, elle voit des "castes" partout, sauf, bien sûr, des castes de chercheurs.

Ça devient franchement moins amusant, toutes ces histoires follement divertissantes, lorsqu'on se penche d'un peu plus près sur le budget de la chose, une sorte de râtelier où viennent bouffer toutes les créatures les plus invraisemblables du pays, et dont la devise est "dépasser les frontières".  3,3 milliards d'euros. Voilà ce que ça coûte, officiellement, chaque année. Le CNRS est théoriquement placé au 5e rang mondial des organismes de recherche, ce qui tendrait à démontrer que de vrais chercheurs d'y débattent en silence… Toujours est-il qu'on aimerait bien les voir ou les entendre de temps en temps pour y croire, comme dirait l'autre.



N'allons pas croire que la plupart des chercheurs s'ajoutent à l'immense liste d'emplois parfaitement inutiles qui désengorgent l'ANPE. Leur existence est très importante, pour légitimer et appuyer le pouvoir médiatique. Il est habile de la part des journalistes de convoquer sans cesse ces autorités morales pour donner du poids à leurs ignominies, et ainsi renforcer l'impression qu'une très lourde folie vous pèse sur vos épaules, vous qui avez le malheur de ne pas tomber d'accord avec quelqu'un qui sait, et qui est payé extrêmement cher pour savoir. On encadre ce qu'il faut encadrer. Aujourd'hui, l'hérésie n'est plus de critiquer la science dure, comme Galilée, mais bien de s'en prendre aux sciences humaines.

Bien entendu, loin de nous l'idée de généraliser ou de stigmatiser. Il y a d'excellents chercheurs au CNRS. Seulement, ceux-là ne sont bien entendu jamais invités sur les plateaux ou sur les ondes, puisqu'ils auraient l'outrecuidance de ne pas abonder dans le sens des journalistes. Du reste, ils travaillent, savent que le recul est toujours capital dans leur profession, et n'ont donc ni le temps suffisant ni la malhonnêteté nécessaire pour jouer les spécialistes sur les plateaux.

Cette manière de procéder est bien agréable pour les journalistes. Ils peuvent tester de nouveaux concepts, balancer quelques bombes idéologiques, comme ça, pour voir les résultats dans l'opinion, sans trop se mouiller. Si les gens se disent que ce chercheur est fou, ils n'en diront pas tant du journaliste, qui aura pris soin de laisser courageusement à l'invité la responsabilité de ses propos.

Et puis, si il vient à un journaliste l'idée absurde de donner la parole à un chercheur qui dit le contraire de ce que l'on veut entendre, on peut dépêcher sur l'empêcheur de chercher en rond des centaines d'autres chercheurs qui ne demandent qu'à étouffer l'hérétique sous le nombre.

Ainsi, le malheureux Allègre s'est vu affublé du bonnet d'âne par Libération, qui convoquait, excusez du peu, 604 (!) chercheurs pour dire qu'il était fou de ne pas penser comme tout le monde.

Bien entendu, là où on aimerait des experts, sur quantité de sujets qui mériteraient de vraies réflexions, il n'y a pas un chat. Et pour la partialité idéologique, on repassera. En attendant, les tribunes de Libération et du Monde ne sont pas prêtes de désemplir… Bien entendu, le but des chercheurs n'est certainement pas de trouver, mais de chercher, et dans la même direction si possible, c'est-à-dire, bien souvent, dans le sens inverse de la réalité, qui est bien la seule chose que l'on est certain de ne plus jamais vouloir trouver.

Laurent Obertone



Toutes les réactions (12)

1. 12/04/2010 10:15 - Greg môk

Greg môkC'est pur contresens que de poser que l'objectivité de la science dépende de celle du ... savant.

Et de croire, par exemple, que le chercheur en sciences de la nature soit plus objectif que celui en science sociales.

Le chercheur en sciences de la nature est tout aussi partial que quiconque et, malheureusement, à moins de faire partie de ceux, peu nombreux, qui produisent en permanence de nouvelles idées, c'est d'ahbitude un partisan entiché à l'extrème de ses propres idées.

2. 12/04/2010 10:55 - Orchid

OrchidUn peu caricatural malheureusement. Quand vous dites qu'on aimerait voir des experts sur des sujets intéressants, on revient toujours sur la critique des médias qui choisissent leurs sujets, qui choisissent leurs invités en fonction de la tournure qu'ils veulent donner au débat, qu'il s'agisse de chercheurs de bouchers ou de couples échangistes...
La valeur scientifique d'une recherche se fait grâce à la publication, dans des journaux spécialisés à comité de lecture, international (pour la plupart). Un scientifique fait un certain protocole de recherche et afin de valider ses résultats et ses hypothèses, il écrit un article qu'il soumet à un journal. Plusieurs chercheurs indépendants et d'origines diverses et variés (entendons par là de n'importe quelle contrée sont alors choisis par l'éditeur pour lire, critiquer et valider ou pas l'article en question. L'auteur sera souvent amené à faire des corrections, des précisions en fonction de l'avis de ces reviewers. Au final l'article sera accepté ou refusé.
Le vrai débat scientifique se fait donc au travers de ces articles publiés, en interne au sein de la communauté scientifique mondiale. Un accès à ce débat se fait donc par la lecture des ces revues spécialisées, et pas au travers de tf1, le figaro et autre télé magazine.
Dans le monde scientifique, un idée, une hyptohèse, dont la démarche n'a pas été soumise à la critique de pairs indépendants et anonymes (qui peuvent avoir une opinion différente mais pour autant valider la dite démarche car valable) ne vaut donc rien.
En tant que chercheur moi-même, j'aimerai que beaucoup d'autres professions soient soumises à la même auto-régulation, cela éviterait de lire et/ou de voir tout et n'importe quoi.

3. 12/04/2010 13:58 - Jack Bauer

Jack Bauer- "Kim, je dois finir le travail, reste à la maison avec le chat, Papa vous aime. Oui.. OK... A ce soir. Je t'aime." (je raccroche)

- "Bon, à nous deux , ALORS quelles sont tes sources Orchid ? DIS LE !"

4. 12/04/2010 14:57 - Greg môk

Greg môkL'argument d'autorité attribué aux sciences sociales par les médias à l'encontre du citoyen ferme la porte à un malaise philosophique, lequel est pour une large part un malaise dans la philosophie de la connaissance.

Il ferme la porte à l'idée que bien que nous ne puissions pas rationnellement légitimer nos théories et même pas les avérer vraisemblables, nous pouvons en faire la critique rationnelle.

Par conséquent il ferme aussi la porte à l'idée que nous pouvons faire la différence entre les meilleures et les moins bonnes.

Ce qui implique içi qu'il est impossible de faire la critique rationnelle des théories puisqu'elles sont légitimes et s'avèrent vraisemblables.

Ainsi s'installe un dogme dominant (l'argument d'autorité) à l'encontre du citoyen, qui est en fait, l'exact contraire de la théorie de la connaissance, laquelle nous apprend qu'il est impossible d'interpréter même les théories physiques les mieux confirmées comme savoir au sens classique et donc même nos théories les mieux vérifiées et les mieux confirmées ne sont que des conjectures, des hypothèses fécondes, et elles sont condamnées à jamais à demeurer des conjectures ou des hypothèses.

Aussi, en tant que simple lecteur, et aussi simple citoyen, j'aimerai que beaucoup d'autres chercheurs se remémorisent en soi l'idée qu'une théorie, même la mieux vérifiée, est condamnée à jamais à demeurer une conjecture ou une hypothèse, ce qui éviterait au chercheur (je trouve ce mot, chercheur, d'un laid...) de ne trouver qu'un vieux dogme dominant, le faux savoir qu'est l'argument d'autorité.

5. 12/04/2010 19:11 - Astrid

AstridJ'avais jamais vu Jack dans des états pareils...

6. 12/04/2010 21:50 - Orchid

OrchidCher Greg, encore une fois vous vous basez sur ce qu'on appelle la vulgarisation scientifique, vulgarisation qui est devenue aujourd'hui vulgaire, dans le mauvais sens du terme. Ce qu'on voit dans les médias ne constitue qu'une infime partie, généralement tournée vers ce que veut le journaliste , de la "science".
Je suis chercheur en Neuroscience, et crois-moi, dans mon domaine, la science est une remise en question constante. Les théories et les "dogmes" ne sont que des bases de progression qui sont nécessaires.
Pour exemple, il n'y a qu'en France où les journalistes invitent des psychanalystes, il n'y a qu'en France où l'on a gardé cette vielle tradition, donc oui, voir des débats Freud-Lacan à la télé, cela donne une image que tu dépeints très bien cher Greg.
Oui, il y a un fossé entre le monde scientifique et le monde non-scientifique, c'est dramatique mais c'est comme ça, et vu l'avenir de la recherche en France, c'est pas prêt de s'arranger...

7. 13/04/2010 11:05 - Greg môk

Greg môkJ'accuse les médias de manipulation, de désinformation du grand public au sujet des sciences sociales, et ceci avec leur bon consentement.

Je m'explique : si un jour je n'avais pas eu la mauvaise idée de mettre à l'épreuve ma déduction logique caractérisée par une comprehension somme toute au-dessus de la moyenne en mathématique afin d'essayer de comprendre la méthode scientifique, je serai aujourd'hui encore plus ignorant à ce sujet que la décence le permet.

Et peut-être, serai-je pleinement convaincu de ce que me racontent les médias et les sciences sociales afin d'avoir une discussion sur ce sujet où je dirais :"Ah non madame, à la tv, j'ai vu un débat scientifique qui disait que ..." ceci dit fièrement en ignorant complet...

Voici un extrait de Karl R. Popper
- " La sociologie du savoir, ainsi qu'elle s'appelle, qui considère l'objectivité dans l'habitus (sic) de chaque chercheur en particulier et, là où elle fait défaut, l'explique par son ancrage social, a complètement raté (sic) ce point décisif - je veux dire : le fait que l'objectivité a son fondement exclusif dans la critique. Ce qui a échappé à la sociologie du savoir, ce n'est ni plus ni moins que la sociologie du savoir - la théorie de l'objectivité scientifique."

Voilà, la théorie de l'objectivité scientifique par le biais de la critique afin d'approcher la vérité.

Qui parait absente dans les sciences sociales et avec certitude lorsque celles-ci s'acoquinent avec les médias.

Mais je ne remets pas en cause la théorie de l'objectivité scientifique dans les sciences de la nature même si, par exemple, la climatologie passe plutôt pour une prostituée qui travaille pour son "mac" politique.

8. 13/04/2010 11:06 - Greg môk

Greg môkAutre sujet qui vous concerne directement : Ma compagne a 2 jeunes garçons qui ont une maladie dû à un dysfonctionnement des neuro-transmetteurs : l'hyperactivité, TDAH. Les conséquences sont plutôt dramatiques (échec scolaire complet, violence à l'école, etc...) et comble de l'ironie, l'éducation nationale ne reconnait pas cette maladie...

Par conséquent, toute une procédure a été mise en place pour le "bien-être des enfants" avec d'énormes suspicions qui pèsent sur la mère quant à l'éducation qu'elle leur donne. En clair, l'éducation nationale se demande si les problèmes de ces enfants ne seraient pas l'oeuvre de l'éducation donnée par la mère....
Donc, ils sont suivis hebdomadairement par des psy et tout le tsoin-tsoin qui va avec, lesquels, attention, c'est véridique, ne veulent pas non plus reconnaitre la maladie malgré les différents rapports du neurologue. Bon, à la limite quand je vois la tronche de la psy (ancienne hippie 68), rien de très étonnant, et puis, voyez-vous, remettre en cause son diagnostic, n'y pensez même pas, je suis bien trop ignorant pour me permettre ces remarques désobligeantes...

En définitive, içi, il s'agit de comprendre que l'education nationale et les sciences sociales se substitue à la neuroscience.

Et pour garder un semblant de santé mentale qu'il faille, comme le dit MG Dantec, nager à contre-courant.

9. 13/04/2010 14:21 - Orchid

OrchidOui, je connais bien le problème, la dyslexie par exemple sort à peine de ce marasme avec l'éducation nationale...
Si tu me permets un conseil, demandes au neurologue en question s'il connait un bon neuropsychologue clinicien afin d'établir un diagnostic.
Je ne dénigre pas les psy, mais pour ce genre de trouble, à mon avis, un neuropsy est bcp mieux indiqué.

10. 18/04/2010 14:30 - Crashtest

CrashtestConcernant l'orientation d'un consensus sur certains domaines de la recherche scientifique, Jack Bauer n'a, je pense, pas tout à fait tort: il existe des canulars scientifiques (je n'ai pas de nom de cas précis pour appuyer mes dires, ce qui est dommage, mais je pense qu'il suffit de fouiner un peu sur le net) où des chercheurs réputés ont réussi à faire publier des textes sur des spécialités qui n'existaient tout simplement pas! ou sur des sujets de recherche totalement farfelus, etc... prouvant que les comités de lecture des journaux et autre publications scientifiques n'étaient pas non plus infaillibles et donc que dans certains cas, la règle qui prime est bien celle du titre d'autorité en la matière. En clair, le nom est connu dans le domaine scientifique, les comités de lecture publient sans se poser de questions... et donc cela implique que certains sujets de recherche sont mis en avant alors que d'autres sont totalement passés sous silence car les chercheurs manquent visibilité sur les publications ou n'ont pas des sujets de recherche "assez dignes de ce nom"... (je schématise sans doute beaucoup mais je le vois comme ça...).

11. 18/04/2010 14:42 - Crashtest

CrashtestEt j'oubliais de dire que cela avait à son tour un impact sur les mécanisme d'attribution des ressources dans le milieu de la recherche bien évidemment, ce qui est quelque part important quand la recherche en France est en grande partie financée par l'état.

12. 08/09/2010 10:22 - anisse

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Greg môk12/04/2010 10:15 Greg môk
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