Sur le RING

Nabe, l'homme qui n'arrêta d'écrire

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Pierre Cormary - le 01/06/2010 - 161 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Chronique du dernier Nabe, L'Homme qui arrêta d'écrire

 



« Dans ton combat avec le monde, seconde le monde. »
Kafka.

UN

Enfin un bon Nabe ! Je commençais à trouver le temps long. Depuis Alain Zannini, le derviche tourneur apocalyptique me désespérait. Plus de journal intime. Printemps de feu, raté. J’enfonce le clou, bâclé. Le vingt-septième livre, de circonstance. Les tracts, franchement insuffisants. Et plus c’était nul, plus ses portes-flingue bramaient au génie maudit (ou béni, c’est selon). Se comportant en outre comme les pires trolls qu’on ait de mémoire jamais vu dans la blogosphère littéraire, ils desservaient leur idole, en faisant une sorte d’Iznogoud pathétique du gendelettrisme duquel ils seraient les spadassins en chef. L’homme qui arrêta d’écrire, roman réussi, chef-d’œuvre à bien des égards, redonne espoir à ceux qui aiment cette littérature qui, quoi que disent ses sbires, aura comptée pour nous plus que  n’importe quelle autre. Aimer Nabe malgré la smala des nabiens - sinon malgré lui ? Tentons le coup.

Et d’abord, oublions les insultes, les rodomontades, et toute la saloperie dont ces gens (ses gens !) sont capables ici comme ailleurs. Oublions Nabe lui-même, son western circus permanent et si souvent nabvrant, ses performances qu’on aurait envie d’appeler « pireformances » à la télé, tête de bite, de con ou de turc, au choix, archi-antipathique, merdeux à mort, michael vandettien avant l’heure (et avec lequel il s’est découvert récemment une filiation, affirmant que si Vendetta avait inventé le concept de la « bogossatitude », lui, Marc-Edouard Nabe, le plus grand écrivain français depuis Marc-Edouard Nabe, a inventé celui de la « salegossatitude »), se faisant d’ailleurs régulièrement massacrer par les autres invités du plateau un peu comme se font massacrer les méchants nabots dans les dessins animés.  Pôvre Nasbe ! C’est dans ces instants qu’il a son mauvais sourire du type ultra-vexé qui fait mine de ne pas l’être - comme si on avait mal orthographié son nom comme lui aime tant le faire dans son dernier livre avec tout le monde. Ce que cet homme a pu endurer depuis vingt-cinq ans, tout de même ! Mais c’est sa faute aussi. A force de se comporter comme un péteux, on excite les salauds et on récolte les coups de poing, même si on est un génie. Pire, on finit par décourager ses fans, et les seuls qui restent se révèlent des suppôts de soi-même. Ces derniers tellement insultants, hargneux, tracassiers, flics lamentables qui, à s’acharner à vous démontrer que tel de vos messages n’est pas en concordance exacte avec tel autre (en fait, vous reprochant de ne pas être systématique dans les louanges de leur gourou), ou que celui-ci, du douze dix deux-mille-six ne dit pas exactement la même chose que celui-là, du six douze deux-mille-dix, prouvant, éructations après éructations, que vous êtes indigne d’être « nabien », qu’on finit par penser que la pire chose qui pourrait nous arriver est qu’on soit précisément digne de l’être. Mais oublions cela, je l’ai dit. Oublions aussi, et pour finir ce débroussaillage nécessaire, son coup, d’ailleurs réussi, de l’anti-édition, qui est quand même ce qu’on fait de plus capitaliste dans un monde capitaliste. Nabe a ouvert son commerce et nous en sommes très heureux pour lui, nous pensons même que c’est la meilleure chose qui pouvait arriver à la littérature - mais par pitié, qu’il arrête, puisqu’il parle tout le temps d’arrêter ces derniers temps, de donner des leçons de morale économique à tout le monde. Crédible en antisémite, il ne l’est plus du tout en altermondialiste. S’il peut regagner sa vie en écrivant et, ce faisant, donner des idées à d’autres écrivains, tant mieux pour lui et pour eux. Etre libre et prospère, enfin. Un vrai juif, ce Nabe !

Mais assez avec tout ça. Ouvrons ce livre (très bel objet, très belle maquette, superbe impression), et concentrons-nous sur le texte.


source : alainzannini.com


DEUX

Nous sommes un lundi matin. Le narrateur a décidé d’arrêter d’écrire. Il a trop donné. Trop perdu. Une lettre de son éditeur, « qu’il n’a pas volée » (vive Poe, ok !), lui annonce qu’on ne renouvellera pas son contrat. Il n’a pas l’air si triste. Il semble même soulagé. Il prend ça comme une manière de ré-appréhender la vie dans son immanence – sans la transcendance de l’écriture. Alors, le café, les tartines, la confiture de framboise « pas mauvaise ». Le bruit de la cafetière qui, jusqu’à hier, allait de pair avec le bruit de l’allumage de son ordinateur, et qu’il entendra désormais toute seule, puisque depuis ce matin, il n’écrit plus. Rien à redire. Rien à rallumer. Le parti pris des choses dans leur nouvelle combinaison non écrite. Et L’homme qui arrêta d’écrire comme nouvelle phénoménologie de la perception. Pour celui-ci, tout est à redécouvrir, à re-sentir (et non ressentir), à re-humer, comme après un long coma – le coma de l’écriture. On pense à Montaigne et à sa convalescence durant laquelle il renaquit à ses sens. Ou à Rousseau et son pur sentiment d’existence - et la longue ballade parisienne qui va suivre sera à bien des égards une rêverie de promeneur solitaire (quoiqu’ayant toujours plein de monde autour de lui). En attendant, il prend un deuxième café et s’en étonne. « Voilà ma première découverte : pour un non-écrivain, un deuxième café n’a pas le même goût que le premier. C’était la première fois que j’en prenais deux fois. » Un seul bruit de cafetière, mais deux cafés. Le corps de l’ex-écrivain sort de son organisme écrivant, se réhabitue au goût non écrit du monde, réapprend à vivre les choses sans encre ni papier. Pourtant, tout cela s’écrit sous nos yeux. Réaccouchement littéraire du non-littéraire. Avènement d’une nouvelle forme écrite mais non voulue telle. On reviendra sur ce paradoxe. Pour l’heure, c’est la « douche prématurée » qu’il prend comme tout un chacun mais qui, pour lui qui jusqu’à présent restait dans « son peignoir majestueux » pour écrire et ne se lavait, de la saleté corporelle et de l’écriture que beaucoup plus tard, est un événement ontologique. Sonnent dix heures. D’habitude, il écrit depuis deux heures. Là, il sort, il fait beau – « un jour, je pourrai dire : il faisait beau le jour où j’ai arrêté d’écrire. » Maintenant qu’il n’écrit plus, il peut dire des choses banales, avoir une vie sociale normale, être gentil avec les gens, dire à la kiosquière que sa nouvelle coiffure lui va très bien, lui acheter un sudoku, et aller dans un bar essayer d’y jouer. Troisième et quatrième cafés. « Je laisse des pièces dans la soucoupe, pas mal comme bruit, et je ressors. » La vie qui recommence par le bruit. Le bruit comme une série de nouveaux big bangs infinitésimaux, petites perceptions élémentaires, mini événements tectoniques qui vont finir par constituer un peu de musique et de poésie, on ne se refait pas même en arrêtant d’écrire – comme les pièces qu’il entendra un peu plus tard tomber dans le gobelet d’un clochard - « c’est la première fois que je remarque qu’une pièce peut faire un bruit de larme. » En cette première matinée, que de premières fois, et que de bonheurs simples ! C’est cette perpétuelle reprise de contacts avec la vie innocente (c’est-à-dire non susceptible d’être clouée par l’écriture comme un papillon, comme il disait le premier jour où il commença à écrire sur un célèbre plateau télé des années quatre-vingt) qui fait la vertu de ce texte - car c’en est un, de texte, on aurait presque tendance à l’oublier en le lisant, et irrésistible !  Roman des premières fois, des premières secondes, des secondes genèses, roman du recommencement, de la renaissance, roman phœnix qui se réécrit dans et par sa non-écriture, comment s’en arracher ? Impossible d’arrêter de lire L’homme qui arrêta d’écrire !

Alors bien entendu, l’on pourra dire que l’auteur a beau jeu de faire semblant d’arrêter d’écrire, surtout sur sept-cent pages….

-    Six-cent quatre-vingt-seize pages, Porc Marri, six-cent quatre-vingt-seize pages ! De la précision ! De la Vérité ! Du Nabisme !!!, me hurle un nabien.

… et que c’est un peu user jusqu’à la corde cette licence narrative qui a permis à tous les écrivains du monde de faire croire qu’un fou, un enfant, un condamné à mort, un analphabète, ou même un animal pouvait raconter leurs aventures en disant « je ».  D’autant que ce n’est pas la première fois que Nabe « arrête » d’écrire. Dans Alain Zannini, il brûlait son Journal intime mais faisait en sorte que ce roman en soit une nouvelle forme, un cinquième tome. Dans Je suis mort, il passait de vie à trépas et par conséquent ne pouvait plus écrire, sauf que c’était de cette impossibilité que se remettait en branle son écriture. Ici, il écrit qu’il arrête d’écrire et fait un gros livre qui est autant une chronique de notre temps que le sixième tome de son Journal. Evidemment, on pourrait voir à chaque fois dans ces tentatives d’arrêter la littérature une série de coquetteries ridicules, un peu comme celles d’une diva qui fait ses adieux au public depuis vingt ans. Mais non. La vérité est qu’il y a chez Nabe l’obsession paradoxale de mener une écriture du moi qui se passerait du moi. Quand lui-même affirme dans Chronicart que « dans quelques années, peut-être, on oubliera le type qui a fait ça en découvrant l'œuvre », on doit le croire. Le moi de Nabe, contrairement, par exemple, au moi d’un Matzneff qui ne s’occupe que de lui et de ses petites affaires (et qui en ce sens est forcément plus agréable et plus rassurant pour le lecteur que celui de Nabe qui s’occupe de tout le monde, y compris du lecteur), est un moi qui vise le monde, qui embrasse le monde, qui veut même se dissoudre dans le monde. Si l’homme arrête d’écrire, l’écriture, elle, ne s’arrête pas de le faire. L’écriture continue comme la vie, pourrait-on dire. A l’instar des machines désirantes de Deleuze, on dirait que Nabe cherche à mettre au point une machine écrivante - que « ça » écrive en lui, que « ça » écrive par lui, que « ça » écrive sans lui. L’écriture de L’homme qui arrêta d’écrire, c’est une écriture qui paraît d’une telle évidence qu’on ne se rend même plus compte qu’elle est écriture. C’est une écriture qui fait oublier qu’elle est écriture – c’est ça qui est le plus fort et qui fait dire aux lecteurs faiblards que Nabe « écrit mal ». Un style qui n’est plus l’homme, mais le monde, le flux du monde. Un Logos pur qui se passe de signature. Une Bible dont Dieu sait qui l’a écrit. Après l’anti-édition, Nabe inventera-t-il l’anti-auteur ? L’homme qui arrêta d’écrire ne signifie rien d’autre que si l’écrivain s’est arrêté d’écrire, l’écriture, elle, ne s’arrête pas, ne s’arrête jamais, continue à l’infini – un peu comme les crimes du docteur Mabuse pouvaient continuer à dévaster le monde même après sa mort. Beaucoup ont voulu l’arrêter. Ils ont échoué.

TROIS

Mais c’est quoi l’écriture « criminelle » de Nabe ? C’est de dire le monde tel qu’il se transmute à nos yeux ou tel qu’il s’est peut-être déjà transmuté (tout dépend de la conscience clinique ou décliniste que nous avons), et de le dire à la fois dans son instantanéité et dans sa mise en suspens, dans sa violence latente et dans son comique patent – et cela même si la vision nabienne rejoint d’autres visions de ses plus brillants confrères, comme celles de Muray ou de Houell…

-    Stop !!! Nan ! Arrêtez !!! N’avez pas le droit de dire ça !!!  Nabe est unique !!! Nabe est Unique !!! Nabétunique !!!!
-    Nabien, m’enfin ! Ce n’est pas déshonorer un grand écrivain que de le comparer à un autre grand écrivain. Ce n’est pas faire tort à Baudelaire de dire qu’il partageait pour une bonne part la même vision du monde que Balzac ou que Flaubert. Ces génies-là s’estimaient d’ailleurs et au bout du compte...
-    Nan ! Ni Houaillebaique ni Muré  !!! Nabétunique !!!!!
-    Si, Houellebecq, si, Muray et si, Nabe. Désolé. L’homme qui arrêta d’écrire est quand même le grand roman d’Homo Festivus, qui nous parle de la déréalisation totale du monde, des parcs d’abstractions, de la haine antilittéraire qui monte partout, de l’oblitération systématique du passé. Muray aurait adoré au contraire ! C’est d’ailleurs ce qu’il attendait de la littérature contemporaine, qu’elle fasse le grand livre comique de notre époque post-historique, infantile, pleine d’une gentillesse atroce, néantisant tout ce qu’elle touche. Et bien voilà : ce dont Philippe Muray rêvait, Marc-Edouard Nabe l’a fait .
-    Nan ! Nan ! Nabétunique !
-    Quant au lien que cet Homme entretient avec l’auteur des Particules élémentaires, il est évident : description de la misère sexuelle (ou asexuelle) de nos contemporains (quoique pas forcément si misérable que ça comme l’atteste la scène saisissante de la boite échangiste où le narrateur et Liza accouchent de concert la jouissance d’une quinquagénaire), délires complotistes des prétendus Libres Penseurs, satire des religions à la mode, de l’écologisme totalitaire (les yourtes !), tentations cybernétiques et autarciques de tout un chacun, possibilité pour tous de se replier sur une….
-    Nan !!! Nan ! Nan !!!Pas Ouelbec ! Nabétunique !!
-    Oh vous êtes pénibles, les nabiens ! Croyez-moi, dans cent ans, on aura oublié nos petites querelles, surtout les vôtres d’ailleurs, et on fera des études comparées de Nabe, Houellebecq et Muray, exactement comme aujourd’hui on en fait avec les géants du passé.
-    Nan ! T’as pas le droit de dire ça ! On va te foutre dans un montage de photo, Rôt Croupi, tu vas voir !!! Un « cochon qu’on égorge » Deux pour ta sale gueule d’anti-idolâtre ! Nabétuniiiiiiiiiiqueuuuuuh !!!!

QUATRE

Non, là où Nabe est effectivement unique, c’est moins dans la façon qu’il a d’envisager ce monde d’  « après la civilisation » (comme il le dit page 40 – comment ne pas penser à « Après l’histoire » de Muray ?) que dans la mise en scène théâtrale sinon cinématographique qu’il en fait. Faire parler le monde plutôt que de le penser – là est la véritable singularité du romancier Nabe qui à ce moment-là, en effet n’a plus rien à voir avec Houellebecq. Alors que ce dernier intervient sans cesse dans ses romans comme un romancier Dieu, Nabe, lui, laisse faire, laisse parler, et s’il lui arrive d’intervenir, c’est en tant que personnage, non en tant que narrateur omniscient qui dit ce qu’il faut penser.

-    Ah ouais ?

Oui. Sauf dans la dernière journée où il redevient le héros de son livre (mais qui correspond aussi à sa sortie du monde), l’ensemble des six premières journées fait la part belle à ce monde que le narrateur explore beaucoup plus qu’il n’explose – celui-ci n’ayant d’ailleurs besoin de personne pour exploser, ou plutôt pour imploser, régulièrement de lui-même. Arpenteur plus que contempteur de la modernité, Nabe met en scène les contemporains sans les diriger, sans même les juger, et ne se donnant à lui que le rôle du témoin et éventuellement celui du « vieux sage » qui peut dispenser de temps en temps un certain esprit critique à Jean-Phi et à ses copines – et même apprendre à l’une d’elles comment on fait une dissertation de français, mais pas plus. D’où le recours à une langue souvent orale, faussement simple, anti-lyrique puisqu’il a arrêté d’écrire, mais d’une énergie à la fois mimétique et clinique qui ne s’arrête jamais. Mimétique car elle imite la langue très pauvre et en un sens très naïve de notre monde, clinique car elle ne se confond jamais avec elle et en montre au contraire les insuffisances, mais sans condamnation morale et réactionnaire à la Muray. Rien de moins plaintif que cet Homme qui arrêta d’écrire. Nabe est le contraire d’une pleureuse.

-    Ah ouais ?

Et c’est pourquoi lorsqu’un Damien Aubbel argue, dans Transfuge, que l’écriture de Nabe est médiocre, empruntée et artificielle, il fait un contresens pathétique. Non seulement parce que jamais la langue nabienne ne fut aussi fluide, aussi rapide, aussi apte à saisir le réel mais parce qu’elle épouse, ou fait mine d’épouser, la langue actuelle, assurément médiocre, empruntée et artificielle. L’homme qui arrêta d’écrire « écrit » le patois des djeuns et des bobos exactement comme Molière écrivait le patois paysan ou précieux ou comme Proust écrivait le patois des salonnards. Dans la mesure où cette écriture vise le dessèchement et la superficialité sans profondeur de l’époque, cette époque qui, à travers les artistes contemporains ou les nouveaux noctambules, « emprunte » précisément tout au passé, quoique sans le dire et ne le sachant même pas, il faut bien qu’elle fasse mine d’en prendre les tics, les effets, la configuration, et donc de paraître, elle aussi, « desséchée ». Prise par bribes, elle pourra paraître décevante, mais prise dans son mouvement, elle explose de vertu cathartique et comique. D’où ce flux de texte qui ne s’arrête jamais, cette absence de chapitres, ces dialogues extraordinairement vitaminés, ces successions de phrases courtes, de formules à la mode, avec parfois une syntaxe bizarre, mais  relevé par l’écriture souveraine, la vraie, celle qui sait faire du pêle-mêle du monde le pêle-mêle du texte, et qui n’est jamais ni ennuyeuse ni dépressive.

-    Ah ouais ?

Si Nabe écrit « djeun », ce n’est donc pas pour plaire ou complaire à la branchitude ambiante comme le prétend cet Obel, c’est parce que l’art de l’écrivain consiste à épouser le ton de l’époque. Mais ce mariage est un mariage blanc, pourrait-on dire, et qui se transforme très vite en enculage. Car la littérature digne de ce nom  n’est pas là pour révérer le monde, comme le font les mauvais écrivains hélas souvent starifiés, mais bien pour le révéler. Enfer de Dante. Nuit de Céline. Prison de Proust. Labyrinthe de Joyce. Géants de Don Quichotte qu’on fait toujours passer pour des moulins à vent afin de mieux dénigrer les combats de l’écrivain. Et Samâ’  de Nabe. Mais aussi « 24 heures chrono », la série archétypale  de notre temps, et à laquelle celui-ci rattache malicieusement à la fois l’Ulysse de Joyce (qui, bien plus que Céline, est le véritable référent de cet Homme qui arrêta d’écrire) et son propre roman qu’il n’est pas interdit de lire comme une journée de Jack Bloom ou de Léopold Bauer multipliée par sept. Rendre littéraire le moindre bout de réalité, c’est la meilleure chose qui puisse arriver à la réalité, disait John Cowper Powys, un des écrivains préférés de notre écrivain préféré. Lui-même, au début de la sixième journée, ne tchékhovise-t-il pas la Star Ac’, comparant le parc du château d’Endemol à la Cerisaie et les situations closes et conflictuelles que vivent Noémie, Maureen et Cynthia, les candidates de l’époque, à celles des Trois sœurs ? Un procédé qui ne choquera que ceux qui ont de la littérature une vision muséale qu’il faut protéger de tout, ne supportant pas que la littérature touche le non-littéraire alors qu’elle est exclusivement faite pour cela. Qu’est-ce que la littérature sinon la langue vivante qui guérit la langue malade ou qui ressuscite la langue morte ? Qu’est-ce que la littérature sinon ce qui redonne la parole à la vie - et même à la vie la plus conne ou la plus snob, en l’occurrence la plus germanopratine ? A Beigbeidé, « tellement devenu un autre, que lui ou un autre pour le représenter partout, ça ne changerait rien », qui écrivait bien à tort que le roman de Nabe était un tissu de ragots mondains et qu’on ne lirait que pour avoir le méchant plaisir de voir épinglés des personnalités sous leur vrai nom, on rétorquera que nombre de personnages qui apparaissent dans celui-ci n’ont pas besoin d’être « reconnus » pour qu’on puisse apprécier ce qu’en fait le romancier. Pas plus qu’il ne fut utile une seconde de connaître Robert de Montesquiou pour goûter le personnage de Charlus, on n’a nul besoin de savoir qui est pour de bon ni Elisabeth Barillé, que le narrateur croise dans la deuxième journée, et que les lecteurs de Nabe connaissent pour l’avoir vue  mainte fois fois dans son Journal, ex-littératrice parisienne, ancienne maîtresse de Jean-Edern Hallier  et qui est devenue une dingue de mystique indienne, recommandant du reste au narrateur d’aller se faire masser «ayurvédiquement »  par une tantriste de ses amies, ni surtout Alain Bonnant, formidable personnage d’ « ancien » des années quatre-vingt, rencontré au café Le Zéphyr, bouffant ses souvenirs de « niqué ravi » comme il bouffe ses huîtres, et prouvant, si besoin en était, qu’un personnage littéraire se suffit à lui-même, qu’on en ait ou pas les « clefs » médiatiques. Quant aux personnages plus connus, soient « les vus à la télé », qu’importera au lecteur futur de savoir qui fut réellement Ariel Wiesman, cet « ascèse de la perversion » dont « on ne sait plus ce qu’il ne fait pas dans cette époque où il est si bien » puisque la façon dont il est croqué compense largement l’anonymat futur ? Ou bien cette miss météo de Canal + dont le narrateur porte un moment la pochette rouge sans jamais citer son nom et qui pourrait être autant Louise Bourgoin que Pauline Lefèvre ? Saint-Simon des bobos parisiens, Nabe fait de ces personnes des personnages, de ces Who’s Who des characters - et si tel trait cruel pourra blesser tel individu, il n’en enrichira pas moins le principe d’individuation. Assassiner pour perpétuer, tel est l’écrivain, « une sorte de Francis Haulme qui, pris d’une pulsion bizarre qui le pousse à « sauver » ses victimes d’un oubli insupportable, les supprime. »  Tel est le prix de cette comédie humaine où nul ne s’en sort indemne, surtout pas le lecteur.

-    Ah vous vous êtes donc reconnu, hein, Cormerdique, dans le gars qui sue de la merde ?
-    Vous faites allusion au lecteur du Baron qui vient dire à Nabe qu’il l’adule ?
-    Faites pas semblant de pas comprendre ! « Le type qui a de grands yeux bleu délavé » et qui donne l’impression quand on lui sert la main d’enfoncer la sienne « dans un trou de cul plein de merde », c’est vous craché ça, pas vrai ?
-    J’ai les yeux bleu délavé ?
-    Et encore, Nabe a été gentil, il aurait pu parler de vos trois cent kilos !!!
-    Il l’aurait fait je pense.
-    C’est comme ça que vous vous en sortez ?
-    Bah, ça doit être plusieurs lecteurs en un.
-    Fanfaron impuissant qui rêve de se faire enculer !
-    Et puis,  si ce n’est pas moi, tant pis, et si c’est moi, eh bien : tel auteur, tel lecteur, comme je disais un jour…
-    Pauvre connard qui vous vous réfugiez dans le statut de « lecteur » alors que Nabe dit justement que le vrai lecteur ne doit pas se prendre pour le lecteur, le vrai lecteur doit s’identifier à lui, Nabe. Sinon, il est nazi.
-    Nabe est nazi ? Non, je rigole.
-    Le lecteur, Porc Mourri ! C’est le lecteur qui est nazi ! Putain, on va finir par vous gazer, Mort Tarrie !
-    Comme vous y allez, les nabiens ! Non, je comprends ce que vous voulez dire. C’est le côté « agent Smith » de Nabe. Vous savez, l’agent Smith dans Matrix, le méchant qui sévit dans le monde virtuel de la matrice, mais qui arrive un instant à pénétrer le monde réel. C’est la tentation occulte de Nabe, ça. Sortir de la littérature, sortir de son livre, pour intervenir dans la réalité du lecteur. Forcer le lecteur à être chose qu’un lecteur. Exactement comme Lautréamont, d’ailleurs très à l’honneur dans cet Homme, qui prenait à partie son lecteur, tentait d’en faire son personnage principal, son double signifiant.
-    Ce que vous n’êtes pas visiblement, avec votre mauvais goût autoritaire, votre bourgeoisie chevillée au corps inexistant, votre névrose impérieuse, vos exigences d’envahisseur de son âme, alors que c’est votre âme qui devrait être occupée par Nabe, super gros nul !
-    Pas sûr qu’elle ne le soit pas.   
-    Ah ouais ?

CINQ

En vérité, Nabe atteint dans cet Homme ce non-style que Proust prêtait à Balzac et que Deleuze prêtait à Proust - à savoir que le grand écrivain n’est pas celui qui a un style mais celui qui n’en a aucun car il les a tous. Il y a les écrivains qui ont du style (Julien Gracq, Patrick Modiano, Anatole France, et tous les gens qui « écrivent bien »), et il y a les écrivains qui ont le style total (Homère, Dante, Balzac, Proust, Faulkner et tous les écrivains qui recréent tout), le style qui épouse tous les autres styles, le style qui s’évacue, lui, en tant que style particulier (Kafka en étant l’incarnation la plus saisissante). « Dans Balzac, écrit Proust dans Contre Sainte-Beuve, coexistent, non digérés, non encore transformés, tous les éléments d’un style à venir qui n’existe pas. Le style ne suggère pas, ne reflète pas : il explique. Il explique d’ailleurs à l’aide des images les plus saisissantes, mais non fondues avec le reste, qui font comprendre ce qu’il veut dire comme on le fait comprendre dans la conversation si on a une conversation géniale, mais sans se préoccuper de l’harmonie et de ne pas intervenir. » Remplacez le nom de Balzac par celui de Nabe et vous aurez la meilleure critique de L’homme qui arrêta d’écrire. Tout y est : la coexistence brute de tous les langages, notamment celui des jeunes « qui le font trop pas », ou celui d’Ardison qui, apprenant que le narrateur n’écrit plus, lui demande s’il « veut venir à l’émission pour en parler », ou encore Liza qui ne cesse de tacler ses amis et de rajouter aussitôt « qu’elle rigole » ;  le didactisme de certaines séquences mais sublimées par les conversations géniales de Nabe avec Jean-Phi et les autres ; des conversations qui du reste se mélangent avec un art consommé du montage cinématographique (scène de Chateaubriand lu en CD par Daniel Mesguiche dans la voiture de Zoé, scène au Mathi’s où les causeries des gens de la boîte sont entrecoupées par la discussion obsessionnelle sur le onze septembre que Jean-Phi a au téléphone avec Le Libre Penseur qui ne le lâche pas, scène enfin avec les Jalons pendant laquelle on entend les slogans parodiques rythmer la causerie avec Basile) et qui pour le coup évoque autant le Flaubert de la fameuse scène des Comices de Madame Bovary dans laquelle deux actions s’interféraient, l’une intime entre deux amants, l’autre extime entre un maire et un public, que le Renoir de La règle du jeu et ses dialogues choral. Texte traversé par d’autres textes, rythmé par eux, texte dont l’unité est faite par altérations successives comme dans un film, L’homme qui arrêta d’écrire serait le roman le plus cinématographique depuis… Le Bonheur ? A voir.

Mais il ne s’agit pas simplement de mimer la parole d’autrui pour arriver au niveau de ce non-style inimitable ou trop facilement imitable, en tous cas reconnaissable entre tous, de l’écriture nabienne. « Le style, comme l’écrit cette fois-ci Deleuze de Proust dans Proust et les signes, est l’explication des signes, à des vitesses de développement différentes, en suivant les chaînes associatives propres à chacun d’eux, en atteignant pour chacun d’eux le point de rupture de l’essence comme Point de vue. » Il s’agit donc de faire coexister à la fois tous les points de vue, « d’après lesquels  l’objet [de la discussion ou de la situation] se disloque, résonne ou s’amplifie » et de faire de chaque point de vue une essence du monde (ou de l’immonde). Ainsi de la conversation sur Marcel Duchamp avec Julien Doré, ou celles avec Jean-Phi and Co sur l’art contemporain, Facebook, le complotisme, le Youporn, et même les rappeurs qui «  font les marioles avec leur vocabulaire violent, mais[qui] sont tous dans un créneau d’assistance sociale ». Sans oublier le milieu littéraire qui, depuis le début, a mis le narrateur « dans la position de celui qui doit en en permanence affirmer : « Oui, les chambre à gaz ont existé », le forçant à répéter jusqu’à la tautologie un credo qui était déjà le sien, nul n’étant moins révisionniste que Nabe !

Au bout du compte, ces point de vue apparaissent comme de nouvelles essences du monde : l’escamotage du passé, le n’importe quoi permis et subventionné, l’onirisation totale des relations humaines, la négation de l’histoire qui sont autant de réalités révélées par la discussion. Car c’est bien de réalités dont il s’agit, non d’idéologies à combattre ou à soutenir. Réalité de la virtualité qui fait que « les gens sont plus eux-mêmes sur leur tchat et leurs messages que dans la vie » et qui risquent « la déprime » qui s’en suit le plus souvent « quand on a un contact de chair à chair après avoir tchaté » et qu’on appelle « le Web blues ». Réalité de la numérisation du temps et de l’espace où l’on «  se photographie toutes les cinq minutes pour garder une trace de comment on était il y a cinq minutes ». Quoi d’étonnant dans un monde où « ce n’est même pas que rien ne soit plus comme avant, c’est que rien n’est plus comme tout de suite » ?

Plus que les idées, ce sont les choses qui sont là. Et des choses que l’on reprend en permanence. Comme l’explique Jean-Phi au narrateur, « l’intérêt est dans la reprise des choses, l’original, c’est un brouillon.  Ce qui compte, c’est ce qu’on en refait maintenant. » L’homme qui arrêta d’écrire ou le roman des premières fois qui raconte le monde des secondes fois – mais des secondes fois qui ont oublié les premières. Et pour le coup, c’est au narrateur d’expliquer à Jean-Phi et aux autres cet escamotage du passé dans ce qui pourrait être la grande leçon métaphysique et mémorielle de la quatrième journée : « d’un côté, on vous coupe de la vérité du passé et de l’autre vous vous coupez vous-mêmes du mensonge du présent, comme ça vous traversez la société comme des somnambules, sans la voir. » Et un peu plus loin : « C’est la première fois dans l’histoire qu’une génération a été mise dans l’impossibilité psychologique d’avoir accès à ce qui s’est fait avant elle ». Oblitération des grandes œuvres, exécution sommaire de la hiérarchie entre le génial et le passable, le majeur et le mineur, le transmissible et le transitoire, dénégation totale de la lumière des siècles. « C’est la première fois qu’une époque semble être fière de ne plus être historique, même les Punks qui prônaient le No future, et qui le revendiquaient, avaient encore la force de réagir à quelque chose, fût-ce à leur indifférence. Vous n’êtes même pas nihilistes, quelle tragédie ! On est obligé de s’adresser à vous comme à des enfants vierges, handicapés, amnésiques, ignorants, incapables de se concentrer. Je le vois bien, dès que je fais allusion à une force du passé, ça suscite un inintérêt flagrant. »

Certes, Nabe reste Nabe, anti-moderne s’il en est, et ses jugements sur l’art et la culture, l’art contre la culture plutôt, restent aussi incisifs que ce que l’on a l’habitude de lire sous sa plume, mais du fait qu’il ait renoncé à l’écriture, il a renoncé en même temps à l’idée, au jugement, à l’opinion qui subsumaient celle-ci. Le voilà qui se demande même où il en est politiquement :  « est-ce qu’à partir du moment où je ne suis plus écrivain, mes positions politiques changent. Est-ce que ma détestation de l’Amérique fait partie de ma personnalité d’écrivain ou bien de ma personnalité tout court. » Par ailleurs, il ne cherche plus du tout à convaincre les gentils contre les méchants, les sensés contre les crétins (alors que bon nombre de ces derniers passent devant son collimateur sans se rendre compte de ce à quoi ils ont échappé), les esprits libres contre les libres penseurs. Il explique aux jeunes, et voilà. A eux de saisir la perche s’ils le veulent. Il n’est plus un idéologue, il est devenu un pédagogue. Au bout du compte, ce monde le dégoûte moins qu’il ne l’étonne et s’il en critique les dispositifs aberrants, les modes de penser grotesques, c’est moins pour les liquider que pour les dévoiler. De toutes façons, on ne liquide pas le réel, on ne « négationnise » pas l’événement. D’où la grande tirade de l’auteur d’ Une lueur d’espoir contre les complotistes qui voient dans le onze septembre un coup tordu des Américains – et qui à ses yeux révèle un américanisme pervers consistant à croire que les Américains seraient assez tordus, donc supérieurs à nous, pour nous faire croire que ce sont eux qui ont montés le coup, en vue d’une stratégie auto-sadique d’ailleurs assez difficile à comprendre. La vérité est que depuis Charlotte Corday, on nie toujours qu’un terroriste agisse seul. On a du mal à appréhender l’événement dans son hasard – ou sa providence. On refuse les surprises de l’Histoire.

SIX

Pour le reste, errance, déshérence, diaspora de l’happy few. On pense à Fellini, à Jacques Tati, à tous ceux qui ont regardé le monde se détruire ou se reconstruire dans le néant. Mais est-ce vraiment un néant ? Ces jeunes gens qui l’entourent, qui ont le bon goût de l’apprécier, et dont il devient le grand frère débonnaire, sont tous adorables, attendrissants, et bien vivants, même devant leur écran d’ordinateur ou dans un club échangiste, et le narrateur qui n’a ni la misanthropie de Muray ni le cynisme de Houellebecq, se coule sans difficulté dans cette vie neuve. Mutants sans vice, bipèdes sans complexes, enfants d’un lagon bleu post-moderne et qui font d’ailleurs des enfants dès vingt ans, ils tendent innocemment au bonheur de leur temps. Un temps sans péché apparent, où tout n’est pas que misère sexuelle et anorexie intellectuelle, et où, au contraire, l’on peut aussi avoir sa part de vraie béatitude - exactement comme dans un film de Bollywood, qu’à la fin du sixième jour Zoé emmène le narrateur voir avec elle au Trianon de Pigalle et qui a la grâce de lui plaire « tant la joie de vivre jaillit à chaque image, tous les personnages sont attachants et exaltés de vivre, aucune déprime d’aucune sorte, tout est dans l’énergie et l’enthousiasme ». Contre toute attente, cette façon de faire «  si décomplexé dans les sentiments, et dans la façon de les montrer », c’est aussi celle de ce post-monde, celui de Jean-Phi, Zoé, Liza, Kahina, Elodie, Estelle, autant de jeunes gens qui à la fin donnent envie de vivre et d’y vivre.

Rien à voir, en tous cas, avec cette représentation d’Hamlet dans une mise en scène contemporaine et indigente vue la veille au Théâtre de la Colline, en fait un « Songe d’Hamlet » mis en pièces par George Lavaudant dont le mépris, nous assure le narrateur, va autant à ceux qui connaissent cette œuvre qu'à ceux qui ne la connaissent pas. A la fin, lorsque Hamlet prononce sa dernière réplique : « et tout le reste est silence », le metteur en scène a demandé à l’acteur de ne pas prononcer le mot « silence ». Remplacer le mot « silence » par du vrai silence, la voici en plein la modernité : littéraliser à mort et croire que ça suffit pour donner de la vie. Autant supprimer tous les monologues tant qu’on y est puisque les monologues sont par définition muets (et surtout celui du « To be or not to be »). Pour Lavaudant, Nabe aurait sans doute dû réellement cesser d’écrire si le titre de son livre était L’homme qui arrêta d’écrire. Antimétaphysique et tautologique comme elle est, l’époque ne peut supporter que la lettre sans l’esprit, la chose sans le mot,  le temps sans l’intervalle. Ni mise en abîme, ni distanciation, ni métaphore, ni rime – tels sont les mots d’ordres des théâtreux sinistres ou des performeurs extrêmes à la Pinonceli qui, lors de la  Biennale d’art contemporain au Palais de Tokyo, vient uriner dans l’urinoir de Duchamp, avant de prendre en otage le narrateur et Jean-Phi afin d’assurer sa sortie grotesque quoique réussie.

Entre la violence du happening et la violence réelle, il n’y a qu’un pas dont Nabe va montrer la réalité tristement culturelle. Dans ce monde de la culture et de la fête, du pouvoir et de la coke, au fond intenable de refoulement artistique et de négation métaphysique, l’instinct de mort n’est jamais loin. Du Palais de Tokyo aux toilettes du Baron, du Train Bleu qui organise un prix littéraire au théâtre de la Colline qui massacre Hamlet, jusqu’aux agressions sur les Champs-Elysées par une bande de petits roumains lapideurs, puis de zyvas, puis de flics, pas une soirée qui ne se termine en baston ou qui ne frôle la catastrophe, pas un pot de fleur qui ne tombe sur la tête d’une célébrité, pas une paire de gifles que l’on envoie à celui dont on a cru qu’il vous pinçait les fesses dans une boite échangiste. Comme dans un roman de Fitzgerald, le monde des « magnifiques » est toujours à deux doigts de s’effondrer ou de sacrifier la plus vulnérable de ses créatures. A cette orange mécanisation des relations humaines répond alors une burlesquisation de celles-ci par le narrateur. Là se situe le sens des différentes farces et attrapes que Nabe achète dans un magasin de la rue du Faubourg Montmartre, et qu’à partir de la cinquième journée, il va semer au gré de ses explorations socioculturelles, pour autant ridiculiser tout ce petit monde arrogant et mortifère que pour en conjurer les moments où ça dégénère. Boule puante jetée dans la salle de rédaction d’un nouveau journal que tous les éditorialistes de Paris cherchent à faire afin de résister à la concurrence d’Internet (et la scène la plus drôle du roman, soit dit en passant), faux poignard pour un faux meurtre au théâtre de la Colline qui permet de faire diversion en pleine bagarre entre filles, doigt coupé en plastique que l’on fait semblant de trouver dans la boite échangiste et dont on fait croire qu'il s'agit de celui d’Ardison, et autre fausse crotte de chien laissée dans une librairie constituent la chaîne associative dont Deleuze parlait et qui participe à l’unité du roman. L’ex-écrivain n’est qu’un sale gosse qui combat avec le monde comme il peut et qui, au fond, tente de l’assister ce monde, de le seconder, de le sauver. Dans ton combat avec le monde, seconde le monde, écrivait Kafka.

SEPT

Mais lui qui le sauvera ? Quel double le secondera ? Au dernier jour de cette Satire Ménippée des temps post-modernes, l’homme qui a arrêté d’écrire est bien las. Il renonce au pique-nique organisé par Jean-Phi et les autres au lac du Bois de Boulogne et craint son propre effondrement. Avoir autant vécu cette semaine et ne pouvoir rien évacuer par l’écriture, voilà qui lui crée une angoisse qu’il ne connaissait pas. Un flot de cafard le submerge. Mais les anges veillent, et le font rencontrer Alain Delons au théâtre Marigny, symbole de force et d’identité de l’ancien monde qui l’exhorte à continuer. Elle est superbe cette scène avec l’acteur qui, de Plein soleil à Nouvelle vague, joua comme personne le dédoublement du je qui est toujours un autre - et que Basile de Coke n’a hélas pas compris dans son article de Valeurs actuelles, ce cher Basile rencontré à la fin d’une soirée Jalons au Club de l’Etoile, rue de Presbourg, « quinquagénaire destroy [qui] n’a pas voulu devenir autre chose qu’un grain de poivre du système, et petit si petit qu’on ne le sent pas pris dans la tranche de saucisson », et qui depuis trente ans détourne les slogans et les clichés de la politique française. Il est là, avec Frigide, son épouse perpétuellement rabrouée, applaudi à la moindre vanne par tous ces jeunes bourges UMP aux pseudonymes parodiques,  les « Jean Kul », « Ralph Duveldive » et autre « Denis de Grossesse » qui constituent la troisième génération de cette smala jalonnesque à laquelle j’ai participé moi aussi pendant des années, il y a des années, en tant que Brice de Thet (deuxième génération). Ce cher Basile, cette chère Frigide, ce cher Marc Cohène, et tous les autres. Impossible que je vous oublie. Et ça tourne, et ça tourne autour de l’Etoile. Ronde infernale entre une mère qui lui dit qu’elle ne l’aime plus du tout et un fils qui fait semblant de le braquer. Entre Magalie, la première pute qu’il connut en 2001 et Adam X, une ex-star du porno qui lui raconte la fin programmée de la prostitution et les déboires de sa profession. Entre Laurent Bonelli, libraire en chef du Virgin qui voulait mettre tous ses livres en exposition mais qui n’a jamais pu le faire à cause de sa mort survenue récemment et un clochard mystique qui adore les Weston et en connaît un rayon dans l’érudition bottière. Entre des zyvas qui ne veulent même plus qu’on dise d’eux que ce sont des arabes et une fliquesse noire qui s’appelle « Béatrice » comme dans Dante et dont les hommes de main, tous black, le passeront à tabac à cause de son exemplaire d’Impressions d’Afrique de Raymond Roussel qu’il avait dans la poche. Non, la vraie Béatrice, la vraie rédemptrice, la vraie lectrice, ce sera cette Emma Pasquier, sylphide miraculeuse jaillie d'on ne sait où, et qui l’appelant une seule fois par son nom, le réaccouchera. Et ce sera la fin du mouvement giratoire, la fin de l’enfer, la sortie du monde, l’entrée dans la vraie vie, via le RER, Cergy-Pontoise ! Mais qu’importe puisqu’il aura retrouvé l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles. Et si un poète de la RATP s’est trompé en reprenant la formule de Mallarmé, inscrivant : « Tout livre est fait pour aboutir à un beau monde » sur sa plaquette, eh bien c’est mieux comme ça. Tant pis pour la littérature lettreuse. La littérature est au service de la vie, non le contraire. La littérature peut rendre le monde beau – même le nôtre. Et le narrateur peut sortir du tunnel et suivre son aimée où qu’elle l’amène. Les rigoles de pisse sont devenus des fleuves d’or et le Saint Bernard qui les accompagne veillera sur eux. Quelle semaine ! Quelle vie ! Quel livre !


Pierre Cormary



Toutes les réactions (161)

1. 24/05/2010 21:52 - Chloé G.

Chloé G.Quel bonheur de vous lire, le, premier billet qui non seulement mouche parfaitement les Nabiens tout en rendant grâce au livre.

2. 24/05/2010 22:18 - LB

LBExcellent article qui me donne envie de relire le livre !!!

3. 24/05/2010 22:46 - Florent

Florentchapeau, l'artiste.

4. 25/05/2010 05:53 - Chloé

Chloé Un grand papier qui honore l'objectivité du ring, les nabiens se taisent, ils se sont bien fait claqués pourtant...

5. 25/05/2010 08:43 - holerio

holerioJaloux, le Cormary qui voudrait tant être l'ami de Nabe qui le méprise!

6. 25/05/2010 09:11 - Mimi incognito

Mimi incognitoMon dieu! Mais vous avez donc le même commentatorat que Nabe, ici ? :/

7. 25/05/2010 09:14 - Noemie

NoemieIls viennent ici, tu veux dire. 350 comm sur le premier billet sur Nabe !

8. 25/05/2010 09:20 - Fatalitas

FatalitasBeau texte, et il y en a peu sur ce livre hénaurme. On conseille celui-ci, que de toute évidence l'auteur de Ring a lu : http://cinematique.blogspirit.com/archive/2010/04/01/l-homme-qui-arreta-d-ecrire2.html

9. 25/05/2010 12:17 - MotaOne

MotaOneTrès juste déboulonnage, en règle, subtil et fin. Un roman de l'époque.
Merci Pierre :)

10. 25/05/2010 16:06 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?Toujours la même impossibilité à comprendre que nous, les lecteurs de Nabe, vous sommes supérieurs!!

11. 25/05/2010 16:40 - MotaOne

MotaOneSupérieur en prétentions, oui, soyez-en sûr.
Un lecteur n'a pas de grade ni de rang. C'est l'auteur qui fait toute votre grandeur (ou petitesse)...
Au nom de la vie, du yin, du yang.
Au nom du style et de la plume !

12. 25/05/2010 20:16 - Georges S.

Georges S.Immense talent Cormary, diamant brut du Ring.

13. 25/05/2010 22:37 - bob

bobJean phi... pas terrible le blaze, ça sent le scout toujours pret à se faire enfiler...

14. 26/05/2010 09:35 - Touvabienovitch

Touvabienovitch@Au nom de quoi ?

Les lecteurs (ou plutôt les groupies) de Nabe ne sont pas le meilleurs, ils sont juste les plus fanatiquement narcissiques.

15. 26/05/2010 09:46 - Touvabienovitch

TouvabienovitchDu reste, un écrivain qui rassemble autant de fanatiques hirsutes pour le défendre coûte que coûte contre les intempéries critico-littéraires du moment, ce n'est jamais le meilleur signe d'une reconnaissance à venir de son talent.

Est-ce que Céline a encore besoin d'être défendu contre des étrons de la taille de Miller ? Est-ce que les fans de Houellebecq ont besoin de vitupérer quand la Naulleauté émet un pet contre lui ?

Non parce que ce sont de grands écrivains et que les critiques pèsent moins que de la monnaie de singe face à leurs oeuvres. Nabe est aussi un grand écrivain, mais un personnage ridicule au style encore peu reconnu et dont les lecteurs sont probablement les pires adversaires.

Je suis sûr d'ailleurs se fout de la gueule de ses fanatiques, il suffit de voir comment sont dépeints les soraliens et les conspirationnistes dans son dernier livre, il doit avoir conscience de n'être pas suivi que par des "lumières".

16. 26/05/2010 16:48 - Corb

Corb@ Touvabienovitch : un tel pseudonyme laisse supposer que ce qui est dit avec justesse des nabiens peut aussi s'appliquer à nombre de sinistres dantechiens ayant trouvé avec le bonhomme une excuse pour fumer du "pot" (ils sont des catholiques du futur), ne rien lire d'autre que les oeuvres du maître, celles de Bloy et l'Evangile (tout le reste cédukaka, même si on ne l'a jamais ouvert) et mettre des affixes à chaque métamot. La critique ne vise pas Dantec lui-même (je suis de ses lecteurs) mais les hordes de ses épigones que l'on trouve sur le net et à l'occasion (fréquemment même) dans les commentaires du Ring.

17. 26/05/2010 17:14 - charles

charlesOui, c'est juste mais c'est moins fréquent, Ring a l'air de s'être distancé de la ligne Dantec, moi ça me va vraiment mieux comme ça.

18. 26/05/2010 17:16 - Naber

NaberEvidemment que Nabe sait qu'il est souvent défendu par des gens pas sérieux (conspirationnistes, anti-israeliens de base, conspirationnistes du dimanche, marginaux anti-tout, mais comme tout excellent VRP, il fait avec ce qu'il a. Si son succès arrive un jour, il fera le ménage.

19. 26/05/2010 18:33 - Roméo Joan

Roméo JoanTrès bon article.

20. 26/05/2010 18:34 - Roméo Joan

Roméo JoanMême si je n'aime pas spécialement Marc-Edouard Nabe.

21. 27/05/2010 10:28 - Bernard B.

Bernard B.Ce que vous dites sur les nabiens me fait penser aussi aux fans de Houellebecq, regroupés dans l'AMH, que j'ai bien connus il y a quelques années quand je m'occupai de son site.
Généralement ce sont des gens qui font une fixation sur un aspect particulier de l'oeuvre d'un écrivain, et qui font abstraction du reste. Chez Nabe, il n'est pas difficile de voir quels sont les thèmes qui ont attiré un tel public, Naber les a énumérés, et le grotesque "Une lueur d'espoir" y a sûrement largement contribué.

22. 27/05/2010 17:45 - Mordicus

MordicusPasser de la critique de l'auteur à celle de ses lecteurs (supposés tous fanatiques bien sûr), c'est n'est quand même pas très habile. Ce "glissement" viserait-il à tempérer l'admiration que l'auteur peut susciter chez monsieur Cormary? Chez tous les mauvais lecteurs, on retrouve cette double incapacité : discriminer et faire le lien. Monsieur Cormary ne parvient pas (c'est plus fort que lui) à faire la distinction entre l'oeuvre et sa "réception".

23. 28/05/2010 01:21 - Oxymore

Oxymore@Tu fais pas le poids Mordicus, achète toi un cerveau pour venir jouer avec Cormary. Tu fais partie des hyènes, c'est à dire des lecteurs dont Nabe se débarassera le jour où il aura un public de qualité.

24. 28/05/2010 01:59 - Mustapha

Mustapha@Oxymore. La vénération béate pour des types comme Cormary, ce n'est pas mon genre. Tu as le droit de le considérer comme le summum de l'analyse littéraire mais permet moi de toucher à ton idole en indiquant simplement et calmement que les passages de la critique évoquant les lecteurs ou les "fans" de Nabe sont absolument hors-sujet. Ça va cesser cette susceptibilité quasi religieuse pour des personnes aussi insignifiantes que Cormary et d'autres bien sûr?(Blasphème! Cormary-est-unique). Pauvre oxymore, on achète ton adoration à vil prix mais quand on sait ce qu'elle vaut et ce qu'elle produit, tu peux tout aussi te la mettre au cul.
Puisque tu sembles apprécier les oxymores: idiot utile va...
Très cordialement.

25. 28/05/2010 02:11 - Oxymore

OxymoreTriste poule, je n'adore en rien Cormary, je constate juste la volée de bois vert qu'il vous a tous mis, c'est acté, vous êtes les chiottes du lectorat littéraire les guignols, c'est terminé. Pour le fond du texte, tu n'as donc pas lu l'essentiel, tu t'es arrêté à ton petit ego maltraité. Je suis lecteur de Nabe également et vous êtes la plaie de cet auteur, je suis ravi de ce billet qui remet les choses à leur juste place.

26. 28/05/2010 09:30 - Mordicus

MordicusBien sûr que si, tu l'adores, la moindre remarque et c'est le "Tu fais pas le poids" "(oxymore).Restons raisonnable, le sujet c'est le roman pas les lecteurs. Oxymore, tu sembles présenter exactement les mêmes caractéristiques que Cormary décrit pour les "fans" de Nabe, mais là c'est en tant que fan de Cormary que t'illustre, ce qui est sans doute mille fois pire.... Je ne comprends pas cette fixation permanente sur le hors-sujet. Avoue que tu ne l'as pas lu le roman, on gagnera du temps.

27. 28/05/2010 18:51 - Pierre Cormary

Pierre Cormary"Le sujet c'est le roman pas les lecteurs" - je m'excuse, Mordiscus, mais les lecteurs sont un des sujets du roman, et pas des moindres. Relisez la scène du Baron et celle de la librairie Delamain (ou lisez le roman tout simplement) et vous verrez que le thème de la relation du lecteur avec l'auteur est chez Nabe déterminante - et d'ailleurs pas simplement dans cet Homme. C'est la raison pour laquelle il y a tant de batailles de lecteurs autour de lui, chacun s'autoproclamant le bon lecteur et reprochant à l'autre d'être le mauvais. C'est l'aspect "interventionniste" de l'auteur Nabe jamais satisfait de ses lecteurs et qui pousse son droit d'auteur à inciter à l'identification totale avec lui, ce qui ne va pas sans provoquer évidemment des phénomène de fanatisme (Houellebecq dirait de clonage) chez les puceaux lettreux, enculanibisés sans le savoir - et qui rêvent d'être son ami, son minet son chouchou. D'où le côté "Marc-Edouard m'a dit" qui tient souvent d'argumentaire aux nabiens, en tous cas au nommé Olériau, atteint d'introjection à mon égard. Nabe me méprise ? La belle affaire !

Non, cette volonté don quichottienne de Nabe à faire que son lecteur se prenne pour lui relève moins d'une humeur mégalomaniaque (et même si celle-ci existe) que de son beau souci de transformer le monde par la littérature, sauf que la littérature, même la meilleure, ne change malheureusement jamais le monde, comme l'a bien remarqué Houellebecq (encore lui) : Les Démons de Dostoïevski n'ont pas empêché la révolution bolchévique.

Quant au phénomène de "vénération" autour de ma vénérable personne que vous croyez voir ici, Moustaffa, et qui n'existe, heureusement pour moi, absolument pas, il vient surtout de votre propre vénération mimétique et pathologique que vous avez, vous, les nabiens du site de Nabe, envers ce dernier. Quand on est idolâtre, on a tendance à voir de l'idolâtrie partout, c'est ainsi. Au fond, Nabe, et c'est tout le problème, ne devrait pas être lu par tout le monde, tant il rend fou les faibles d'esprits, les en manque de phallus, et les petits talibans.

28. 28/05/2010 18:54 - Pierre Cormary

Pierre CormaryEnfin, si j'avais voulu, Morsiduc, "tempérer mon admiration" pour Nabe en opérant "un glissement de l'auteur à ses lecteurs", je l'aurais fait à la fin de mon texte, commençant par ce que j'aime, mais finissant par ce que je n'aime pas, afin de laisser un soupçon dans l'esprit de celui qui me lit. Or, c'est tout le contraire : je commence par débroussailler le terrain (il le fallait bien après le passage de vos amis ici), et après je ne me consacre plus qu'au texte, ne faisant intervenir les nabiens dans une conversation imaginaire que mieux mettre en relief les vertus du roman - opération leibnizienne, pourrais-je dire si j'étais pédant (mais je le suis de temps en temps), qui consiste à se servir des damnés pour glorifier Dieu. Aucun bémol dans ma critique de celui-ci. C'est un grand livre, enthousiasmant, opératoire, que je recommande à tout le monde. Maintenant, si son cercle de fanatiques analphabètes (car jusqu'à présent, aucun d'entre eux n'a réellement traité de ma critique) ne pense qu'à venger sa petite susceptibilité mise à mal, je n'y peux rien.

29. 28/05/2010 19:24 - Anna

AnnaAlors Mordicus, ça à quel gout le bitume ?

30. 29/05/2010 21:01 - moussa

moussaSurement celui de la queue de Cormary qu'Anna suce : - )

31. 29/05/2010 21:20 - Mordicus

MordicusLe Cormary excelle en contresens. Il pourrait au moins avoir l’air moins péremptoire, même pas…S’il aurait fallut parler du lecteur, c’est bien de son inexistence dans le roman, il disparaît complètement. Les passages que le Corpmari évoque, je ne suis pas sûr qu’il les ait lui-même compris.
1) Pour la scène du Baron le narrateur évoque justement l’inexistence du lecteur surtout ceux qui prétendent le « comprendre et l’aimer », en témoigne le cas de celui qui s’humilie sans cesse par vénération totale et absolue pour l’auteur « sans m’avoir dit un seul mot sur mes livres ni sur ce qu’ils lui apportaient ». (p191) Pour un autre, fanatique du Journal intime« Sa vie était de me vivre et de me revivre » (p 192).
2)La librairie est un lieu hautement symbolique, le lieu d’où les livres de Nabe sont banni, et c’est justement pour souligner cette inexistence de ces livres (qu’il met en parallèle avec celle du lecteur), que le lieu en est réduit à un simple magasin « on n’exhibe que les livres qui viennent de sortir et qu’il faut vendre . Vendre. Vendre. Vendre. Tout le monde n’a que ce mot à la bouche qui remonte comme un haut-le-cœur » (p378). Le dialogue avec la libraire est à cet égard très révélateur, lorsque celle-ci lui reproche de n’avoir « jamais su composer avec le milieu », le narrateur lui répond « plus j’écrirai, moins on parlera de ce que j’écris, plus j’écrirai moins on me lira, pour qu’on me lise il faut cesser d’écrire donc de publier. » Ensuite le passage de la page 388-389 explique justement que le lecteur doit disparaître en tant que lecteur sinon il est « l’ennemi absolu ».

32. 29/05/2010 21:21 - Mordicus

Mordicus3) Mais on pourrait dire que c’est la lecture elle-même qui n’existe plus. Quand le narrateur suggère à Jean-Phi d’adapter la Divine Comédie en jeux vidéo, celui-ci répond « Mais je ne connais pas ta divine machin. Et pour ça, il faudrait la lire. Je n’en ai pas le courage je te dis… » (p 37)
Et quand Zoé parle de littérature c’est pour l’écouter lu par « de grands acteurs » plus que ridicules (p453) « Ce sont des livres-disques, dit Zoé tout en roulant. Il y en a de plus en plus. Toute une collection de classiques lus par de grands acteurs. J’ai Maupassant par Vincent Laindon, Balzac par Miout-Miout…J’adore parce qu’en voiture on ne pas lire mais on peut écouter ». Lorsque Zoé tente de convaincre le narrateur de continuer à écrire celui-ci lui répond « Mais tu ne m’as jamais lu… » Ce à quoi elle répond « J’ai pas besoin, je sais qui vous êtes comme écrivain, je le ressens de façon physique. » On pourrait multiplier les exemples dans le roman. Le Corpmari ferait mieux de se réveiller et d’apprendre à lire. Il a l’air d’avoir une dent contre les gens du site « Alainzanini.com ». C’est son droit mais alors, qu’il ne se serve pas du roman pour cracher sa haine de minable critiqueur, ce n’est tout même pas de ma faute s’il en est réduit à écrire des critiques (disons le très vite et défense de rire) lu par une poignée de personnes comme moi qui n’ont pas du tout froid aux yeux. Qu’il se démerde pour élargir son audience. Je soupçonne un contentieux entre lui et certains administrateurs du site (dont je ne suis pas). Lui auraient-ils refusé de faire écho à son texte sur le site ? A vérifier...

33. 29/05/2010 21:22 - Mordicus

MordicusJe crois que le Corpmari a raison (pour une fois) quand il dit que Nabe ne devrait pas être lu par tout le monde, et à commencer par lui-même. Sa rancœur lui fait gâcher certains passages de sa critique pourtant intéressants, il faut le reconnaître. Je ne m’attendais pas à une réaction de l’auteur à mon commentaire, somme toute épisodique et je le reconnais volontiers assez insignifiant. Ce qui en dit long sur la susceptibilité mal placée de ce personnage abject. Il reconnaît lui-même qu’il est pédé, pardon pédant. (Quoique, puisqu’il est à la recherche de phallus, je tiens à lui préciser que j’en ai un mais pas par lui, désolé). Il croit qu’il lui suffit de citer Leibniz (que vient foutre Leibniz ici, franchement ?) pour être intéressant. Cette profusion de citations d’auteurs qu’il n’a sans doute jamais lu me paraît pour le moins suspect. Et c’est lui, le pédé, pardon le pédant, qui parle de « petits talibans ». Il faut comprendre « petit Afghans » bien sûr. Une population qui résiste (et qui reprend peut à peu son territoire) à une coalition des armées les plus équipées et les mieux entraînées au monde, moi je n’appelle pas ça des gens « en manque de phallus »…

34. 29/05/2010 21:23 - Mordicus

MordicusEnsuite le Corpsmari reconnaît faire la différence entre les lecteurs et le texte :
« je commence par débroussailler le terrain (il parle ici des lecteurs) et après je ne me consacre plus qu'au texte ». Alors que quelques lignes auparavant il tente lamentablement de démontrer l’inverse… Je cite : « je m'excuse, Mordiscus, mais les lecteurs sont un des sujets du roman, et pas des moindres ». Il a raison de s’excuser, le Cormary. Que dire d’autre ? On va arrêter là pour cet effroyable imposteur, il pleurniche car personne « n'a réellement traité de (sa) critique ». Bien sûr que si, je la traite moi sa « critique », je la critique même ! Qu’il se pose la question du « pourquoi » au lieu de geindre. Pour ma part, le sujet est clos et je le rassure en lui signalant que je ne répondrais plus à ces pseudo analyses mal ficelées, je ne tiens pas à ce qu’une chape de cons (et de connes, comme toujours), tous plus les atroces les uns que les autres, me tombent à nouveau dessus. Je n’ai pas de temps à perdre. « Et faites vite. Je perd mon temps à écouter vos conneries » (Jean Genet, Le Balcon).

35. 29/05/2010 21:24 - Mordicus

MordicusJ’espère que la prochaine fois il réfléchira à dix fois avant d’écrire des nullités. Mais ce ne serait pas « classe » de le quitter sans une citation du narrateur (dans l’Homme) faisant référence aux journaleux-critiques mille fois moins abjects que le Cormary (c’est dire, mais il a de la chance que je suis indulgent…) mais qui pourrait sans doute lui correspondre à merveille.
Les critiques « sont des hommes du XIXème siècle, réacs mais bien-pensants, nostalgiques mais humanistes, cultivés mais chiants, qui ne voient la littérature que sous la forme d’histoires sans grand intérêt entre lettrés étriqués, jamais comme un art réservé au grandiose, et toujours du point de vue critique ou de l’éditeur. Ils ne s’intéressent aux écrivains que lorsque ceux-ci ont été « injustement » oubliés par la grande machinerie de la postérité, quand ce sont des demi-valeurs qui valorisent leur idée du bon goût telle qu’ils se la font. En vérité, c’est leur mauvais goût infaillible qui les a mis définitivement hors de la vraie littérature, mais ils sont si prétentieux qu’ils ne le voient pas, et tout vieux et blasés, perclus d’approximations, vidés de toute énergie et curiosité, ils croient encore la servir, la « Littérature » menacée, et avec courage en plus…Rien que ça. »

36. 29/05/2010 21:33 - Mordicus

MordicusErratum :"(Quoique, puisqu’il est à la recherche de phallus, je tiens à lui préciser que j’en ai un mais pas pour lui, désolé)."

37. 29/05/2010 23:17 - Pierre Cormary

Pierre CormaryJ'ai bien peur, Mordicus, que personne ne comprenne vraiment ce que vous voulez dire - à part me traiter de "pédé" (à partir d'un mauvais jeu de mot que vous faites sur "pédant"), ce qui, même si je l'étais, en dit long sur votre dialectique insultante, vos amalgames homo-intello, et vos prétentions phalliques que vous nous exhibez au moins deux fois (conseil d'ami : ne dites jamais que vous en avez une grosse, car c'est toujours ce que disent ceux, surtout chez les gays, qui en ont une riquiqui - selon le principe de dénégation utilisé par Nabe lui-même dans un texte de J'enfonce le clou à propos de "Ni pute ni soumise" - surtout quand vous faites ce mignon lapsus sur le phallus que vous n'auriez pas "par moi", et que vous semblez donc regretter, gentil minot que vous êtes au fond, qui doit avoir une petite vingtaine, et qu'on appellera désormais zizi panpan...)
Sinon, votre petit soupçon complotiste (décidément, la lecture de L'Homme ne vous aura pas rendu moins parano, Houellebecq avait raison, la littérature ne sert à rien) qui vous fait dire que je me vengerais du site Alain Zannini parce que celui-ci n'aurait pas fait écho à mon texte est tellement à côté de la plaque que je préfère passer, et espérer au contraire que ce site s'apaise un peu à mon égard, lui qui ne cesse son feu sur moi (même si ne sachant pas tirer, c'est une autre histoire) depuis des années.
Pour le reste, vous vous embrouillez copieusement dans la thématique du lecteur, arguant que celui-ci a disparu dans L'Homme tout en citant pourtant, numéros de pages à l'appui, les scènes où il apparaît soit de manière individuelle (le blond au yeux délavés, celui qui a lu son Journal trois fois de suite, celui enfin qui lui téléphone pour s'excuser d'une lettre qu'il lui aurait envoyé) et celles où l'on parle de lui de manière générale (notamment chez Delamain). Ce que dit Nabe : trop de mauvais lecteurs et jamais de bons, sinon jamais le bon (ce dernier étant en effet le grand absent de la dramaturgie nabienne mais traité comme une arlésienne, donc existant par son absence....). En espérant que vous tiendrez compte de ces remarques dans votre prochaine bafouille, je vous salue, zizi panpan.

38. 29/05/2010 23:33 - Pierre Cormary

Pierre CormaryQuant au Moussa, on l'appellera Mousseux, Poussah mousseux, Poupa suceux, au choix, en se disant qu'au contraire des messages de Zizi panpan (qui malgré tout essaye maladroitement de dire quelque chose et ce n'est pas une moquerie), celui de Suceux fait partie en revanche des messages que l'on pourrait censurer sans état d'âme. Enfin, ce que j'en dis (et d'ailleurs pas celui-là puisqu'il m'a donné l'occasion de la lui clouer sur place, mais le prochain...)

39. 30/05/2010 01:05 - MotaOne

MotaOneAlors, zizi panpan ? (et en plus court, petite érection).

40. 30/05/2010 04:03 - Lapin Blanc

Lapin Blanc@Mordicus : t'es génial mec, continue, j'adore, le troll génétiquement pur, en conflit avec lui et l'Univers depuis sa première respiration, conspiration partout, vérité unique, cinglé global, puis je avoir ton mail pour te rencontrer ? Je suis en thèse d'anthropologie. Et je déconne pas en plus, j'aimerais vraiment pouvoir te parler, court entretien par mail, au tel ou en réel, as u want.

41. 31/05/2010 10:31 - Antoine

AntoineBonjour! Ayant assisté à la table ronde des lecteurs de "l'homme qui arrêta d'écrire", la grande révélation était:
"l'homme qui arrêta d'écrire" est une transposition PRECISE de la "divine comédie"!!!

Saisissant... un tour de force apparemment poussé encore plus loin que l'Ulysse de Joyce...

Et aucune hystérie chez ces nabiens là. Un travail de fond fait par des passionnés...

42. 31/05/2010 12:00 - Cordico

CordicoCormary en est réduit à répondre aux commentateurs, c'est bon ça. Cormary c'est le Pierre Ménès des Lettres, il écrit aussi bien que Pierre Ménès joue au foot. Deux grandes gueules oisives et ridicules qui, coincées au fin fond de leur divan, la mains droite plongée dans le seau de pop corn vide, l'autre dans leur slip, braillent sur ceux qui créent...

43. 31/05/2010 12:00 - Cordico

CordicoCormary en est réduit à répondre aux commentateurs, c'est bon ça. Cormary c'est le Pierre Ménès des Lettres, il écrit aussi bien que Pierre Ménès joue au foot. Deux grandes gueules oisives et ridicules qui, coincées au fin fond de leur divan, la mains droite plongée dans le seau de pop corn vide, l'autre dans leur slip, braillent sur ceux qui créent...

44. 31/05/2010 13:07 - Poupa suceux

Poupa suceux@Cormary : en quoi l'odeur de ta queue ne peut être comparée à celle du bitume - goudron sur lequel gît Mordicus selon Anna ? Vaut-il l'avoir sucée comme Anna pour pouvoir y prétendre ?! Mousseux- poupa- suceux ne voulait pas offenser le Môsieur Cormary "lumière du ring", critique littéraire émérite du oueb seul à même de distinguer le nabien du nabiste, le nabiste du nabopompe, le nabopompe du nabophage, le nabophage du nabomane, le nabomane du nabomine, le nabomine du nabocrate, le nabocrate du nabologue, le nabologue du nabophile, le nabophile du nabien.

Ton bien aimé Moussa Pousseux le susnommé Mousseux Poussa

A bon entendeur , salaud !

45. 31/05/2010 13:17 - MotaOne

MotaOneRetournez jouer dans vos bacs à mots vulgaires, petits explorateurs de la merde ambiante (tout le monde ne se baisse pas pour la ramasser, au contraire de vous...). Et attendez le prochain Nabe pour penser. Cormary avait déjà gagné le match car il a l'humour, la patience et le calme avec lui.

46. 31/05/2010 14:12 - Evan Ard

Evan ArdPas possible de voir des trucs pareils... Dès qu'on évoque Nabe, c'est la foire aux inutiles ici.

Cordico, tu es à ton maximum là ? Mais pense un peu à ce que tu écris, merde. Déjà, je ne sais pas si tu réalises que là tu es en train de comparer Nabe à un joueur de foot. Si Nabe "créait" comme un bleu joue au ballon, nous n'aurions pas le plaisir de lire cette excellente critique de Cormary sur le Ring. Ensuite, Pierre Ménès... Non mais franchement, gueuler après un type comme ça, derrière un pseudonyme en plus ! Tu ne vois pas à quel point cela tient de la pitrerie ? Quant à le comparer à Cormary... Pierre Ménès, il montre au moins sa grande gueule à la télé, avec le QI des supporters de certains clubs de foot, ça relève d'un moindre courage que tu n'as même pas les couilles d'égaler. Non mais t'es quoi toi ? Un téléspectateur de TF1 qui s'est égaré sur le Ring ?

Et l'autre là... Le malade mental de service. Tu as un problème avec la bite ? Ton papa te caressait les joues avec son membre pour t'aider à t'endormir, c'est ça ? Va te faire soigner pauvre cinglé. Aller hop ! Moi je dis, on supprime tout ça, on bann et on passe à autre chose.

47. 31/05/2010 15:31 - MotaOne

MotaOneNabe, avant tout, reste un concept de pure jalousie (d'écrire, de plaire, de lire et de comprendre, d'insulter, de frapper l'homme à terre, etc.) : c'est pour cela qu'il plaît tant (entre autres) aux lâches et autres lanceurs de cailloux. Et ils ne voient rien au-delà de sa prose. Point. Finale : Cormary vainqueur.

Enfin, Evan : "chacun son trip, relativise, c’est subjectif, reste cool et sois toi-même", :)
Oui, revenons-en aux choses sérieuses... au risque de perdre de l'audience, messieurs dames du ring.

48. 31/05/2010 15:40 - Antoine

AntoineEn parlant de choses sérieuses, personne ne semble voir mon post:
L'HOMME QUI ARRÊTA D'ÉCRIRE EST UNE TRANSPOSITION PRÉCISE DE LA DIVINE COMÉDIE!!! les personnages, les scènes etc...
Bon, peut être qu'il faut attendre la vidéo de la table ronde pour que vous réalisiez l'incroyable tour de force de l'auteur...

49. 31/05/2010 16:30 - cordico

cordicoEvan Ard
Il n'y a pas que les Bleus qui jouent au foot. Et comparaison n'est pas raison.

50. 31/05/2010 17:04 - Evan Ard

Evan ArdAntoine. On va faire simple...

"Aucune hystérie chez ces nabiens là..."

Donc : "La grande révélation..." + "Saisissant... un tour de force apparemment poussé encore plus loin que l'Ulysse de Joyce..." + "Incroyable tour de force..." = ... Sérénité et objectivité analytique ?

Bon mais sérieux, vous venez défendre Nabe, c'est bien, mais vous avez pensé à lire la critique de Cormary ? C'est quand même drôle cette façon de soutenir une œuvre de Nabe face à des gens qui l'ont apprécié pour se racheter d'avoir défendu Nabe. C'est pas en insistant comme ça que vous allez vous rachetez une réputation les gars. Zen.

Pensez à ce que vous raconterez à vos petits-enfants sur votre lit de mort, pensez aux paroles importantes, aux faits marquants de votre vie que vous voudrez leur transmettre...
Respirez un grand coup.
C'est mieux comme ça ?

51. 31/05/2010 17:30 - cordico

cordicoEvan Ard toi qui a lu la critique du gros corpmari ( à ne pas confondre avec grand corps malade).
Peux-tu nous donner ton avis plein de "sérénité et objectivité analytique "sur celle-ci?

52. 31/05/2010 18:09 - charles

charlesCordico = mordicus = Au nom de quoi ? = Antoine = Nabe ?

53. 31/05/2010 18:28 - Evan Ard

Evan ArdNon, Cordico, je ne peux pas. D'une part parce qu'un "avis" par définition, n'est ni objectif, ni analytique, ensuite, parce que je suis trop impliqué dans l'objet de l'étude pour prétendre à un commentaire sérieux et détaché en si peu de temps.

54. 31/05/2010 19:32 - Antoine

AntoineEvan ard : Pensez à ce que vous raconterez à vos petits-enfants sur votre lit de mort, pensez aux paroles importantes, aux faits marquants de votre vie que vous voudrez leur transmettre...

Je sais pourquoi tu prend mes messages de simple information pour de l'hystérie t'es un hippie...

55. 31/05/2010 19:43 - Evan Ard

Evan ArdOui, des fois. ;-)

56. 31/05/2010 19:53 - Antoine

Antoine;-)
moi j'suis hystérique rarement...

57. 31/05/2010 21:42 - Fred Pignale

Fred Pignaleet moi je suis un pipi.

58. 01/06/2010 13:21 - Poussa

PoussaQuand la Lumière du Ring -M. Cormary - daignera-telle nous éclairer sur l'odeur de sa queue .. : - )

59. 01/06/2010 16:57 - rené

renéAyant moi aussi assisté à la table ronde du 29, la démonstration et l'expliquation de L'Homme qui arrêta d'écrire qui nous a été sublimement décortiqué est sans appel : le grand cultivé Cormary est - complètement - passé à coté du livre !!! Cormary (la fine fleur littéraire) dans toutes sa splendeur avec cette chronique en deça de tout, article résolument pédant, oui !
Cormary s'extasie brillament, certe, mais dans un total aveuglement littéraire. Inadmissible au régard de son C.V. de n'avoir rien vu. Lisez mieux, Monsieur, et réécrivez une chronique digne.
Risible !

60. 01/06/2010 17:58 - Evan Ard

Evan ArdDécidément...

Donc, oui, si je comprends bien, vous vous êtes réunis en table ronde pour décortiquer L'Homme qui arrêta d'écrire afin de démonter que Pierre Cormary était passé à coté de quelque chose ? Vous vous y êtes mis à combien pour en arriver à ça ? Il suffisait, en fait, de dire que le dernier Nabe était un plagiat, ah non, pardon, dans le cas des auteurs morts on parle d'hommage, hum... transposition de la Divine Comédie pour...

Non mais attendez !

Mais c'est quoi cet espèce de gros brise-couille disgracieux qui vient se répandre avec un mépris total sur une brillante critique littéraire dont il aurait été incapable d'écrire deux lignes, et qui se permet encore de balancer ses ordres et ses mauvaises notes comme un fonctionnaire caractériel ? "Inadmissible" ? Non mais vous rigolez j'espère ? Allez-y, vous, montrez nous un peu...

Désolé mais si jusqu'à présent j'éprouvais une certaine curiosité pour cette "table ronde", à voir l'intervention de René, je comprends qu'il ne s'agissait en fait que d'un attroupement de Nabiens décérébrés de plus, prêts à n'importe quelle trouvaille pour glorifier le maitre. Et ton aveuglement littéraire à toi ? Tu l'avais vu, René, ta Divine Comédie, avant d'aller à cette table ronde ? Vous n'êtes pas risible, René, vous êtes agaçant comme une merde de chien qui reste collé sous la semelle.

Incroyable cette manie des lecteurs de Nabe d'être aussi crétins dans leur prétention. Pauvre blaireau va !

61. 01/06/2010 18:32 - Cordico

CordicoGros Cormary la prochaine fois que tu te moques d'un nom biblique (Moussa=Moïse). Je te rentre dans le lard. Gros Cormary est bien sûr passé à côté de l'essentiel (la Dinine Comédie). Mais je ne comprends pas l'étonnement de certains. Si le gros comprennait quelque chose à la littérature, ça se saurait. Il me répugne ce gros cormary avec son caniche de garde (un caniche qui garde une vache, c'est nouveau!), j'ai nommé evan ard.

62. 01/06/2010 18:48 - rené

renéA cette table ronde le nom de Cormary n'a été ni cité ni pensé, cher Evan. J'ai assisté à une critique si pertinente et pointu qu'elle positionne de facto celle de Cormary a un bon niveau scolaire. Il est passé à coté du fondement même de l'histoire. C'est pas grave en soi, je vous l'accorde, mais venant de ce Monsieur, haute figure de la critique, savoir ça c'est juste rigolo.
C'est un peu comme si avec de bons mots alambiqués et de belles phrases enflammées je vous expertisais en minable, rhétorique à l'appuie, alors que votre réalité d'être est tout autre je me serais donc planté, cher Evan. Voilà ma précision quant à cette chronique. Mais vous avez raison c'est que du chamaillage tout ça, pas très important.
Juste drôle.

63. 01/06/2010 19:33 - MotaOne

MotaOneEnfer, Chant I
"Au milieu du chemin de notre vie,
je me trouvai dans une forêt sombre,
la route où l'on va droit s'étant perdue"

Nabe et ses jeux pour lecteurs ... divine comédie! On est tous tombés dans le panneau (pseudo-mystico)-complotiste, zut alors ! Arrêtez, vous allez nous dégoûter de lire... Quand on voit des "secrets" pour lectorat élitiste partout, c'est que l'on ne croit pas assez en la littérature et en ses auteurs (même les morts).

64. 01/06/2010 19:46 - Evan Ard

Evan ArdC'est exactement cela MotaOne. La critique de Cormary m'avait donné envie de lire le bouquin de Nabe, les interventions des Nabiens m'en dégoutent.

65. 01/06/2010 20:04 - MotaOne

MotaOneLis-le, lis le (je te le prête si tu veux :) :

66. 01/06/2010 21:36 - Ali

Ali@Evan Ard
Vous dites : "C'est exactement cela MotaOne. La critique de Cormary m'avait donné envie de lire le bouquin de Nabe, les interventions des Nabiens m'en dégoutent."

Pourquoi suspendez-vous vos choix et envie de découverte littéraires à des commentaires Nabiens ? Sont-ils vos guides pour votre réflexion d'homme libre ?
Ne préférez-vous pas en faire fi et jugez par vous même ? Mérite t-'il d'ailleurs de vous influencer, non, avisez-vous seul je vous en prie. Merci.
PS je ne connais pas Marc-Edouard Nabe mais l'article de Pierre Cormary m'allèchent de le lire autant que ces fanatiques de l'auteur. Les gens Vivants par essence amènent la contreverse chez le lambda et en ce sens je suis servi pour m'y interesser de plus près. Pas vous ?

67. 01/06/2010 21:51 - Mohammed

MohammedAli : ferme ta grande bouche et va prendre ton prozac. Arrête ton barratin commercial pour nous faire acheter la daube de ton messie d'1m15. All right ?

68. 01/06/2010 21:57 - Et voilà.

Et voilà.Vous avez pas encore compris que c'est nabe qui envoie sa petite troupe pour tenter de motiver les gens d'acheter son livre et uniquement pour cela ? Désamorcé toute critique, s'acharner sur les auteurs des critiques ? Que tout ça, c'est pour remplir son PORTEFEUILLE A LUI ?

69. 01/06/2010 22:19 - rising

rising« Nabe » est un diminutif de nabot.... Définition de nabot: personne de petite taille... les commentaires des nabiens suite à la critique de Cormary confirment cette définition à laquelle j'ajouterais: dotée d'un sens critique (et d'un vocabulaire pour Moussa) proportionnel à leur taille...
je n'acheterais pas le livre

70. 01/06/2010 23:08 - Cordico

CordicoLes prochaines attaques sur ma surcharge pondérale seront supprimées.
A bon entendeur.

71. 01/06/2010 23:47 - Modération / Laurent

Modération / LaurentPour info : Cordico = Mustapha = Mordicus et s'est fait passer pour Pierre Cormary dans le post 70, j'ai remis son vrai pseudo.

72. 02/06/2010 00:21 - Lola Zazé

Lola Zazémr Cormary, vous êtes passé à coté de l'essentiel!
votre "critique" n'est pas totalement mauvaise mais manque de profondeur.
De plus, il me semble de reconnaitre certaines des idées que j'ai lu sur le forum de alainzannini.com.
Vos invectives contre les nabiens cachent quelque chose de malsain, une rencoeur personnelle?
je vous conseille de voir la table ronde organisée par alainzannini.com (qui a été filmée, donc, j'espère, sera prochainement diffusée), pour changer votre avis sur les "nabiens". D'ailleurs,rien ne nous dit que les commentaires "hystériques" qu'on lit ici sont écrits par les nabiens . Ceux que j'ai vu, ne ressemblent pas du tout au portrait que vous avez dessiné.
cordialement

73. 02/06/2010 00:47 - Pierre Cormary

Pierre CormaryPourquoi, Cordico ? Vous pesez 133 kilos comme moi ? Diable, je vous plains, l'ami. Et encore plus quand vous prenez mon nom et écrivez à ma place - vieille méthode trollienne contre laquelle nous sommes obligés de réagir à Ring. Je l'ai dit à David Kersan : aucune de vos attaques ne me fâche (si au moins vous saviez attaquer aussi, mais hélas pour vous, vous ne savez que vous handicapez vous-mêmes et prouvez, si besoin était, que vous n'avez lu ni Dante, ni Nabe, ni même mon article, ce que je vous prouve dans le paragraphe suivant...), mais signer "Cormary" à ma place et me faire dire vos bêtises plus grosses que moi, c'est ce qu'on ne peut accepter, vous le comprendrez aisément. Là où on attendait une vraie polémique, vous ne pouvez faire que dans la confusion, la malhonnêteté et déployez une bêtise infinie qui semble décidément être votre lot, vous les zizi panpans qui ne savent plus à quel saint se vouer pour m'atteindre. Et cette pauvre Lola Zazéni qui parle de profondeur !

Donc, les zizi panpans ont découvert Dante à leur table ronde comme s'ils venaient d'apprendre à lire. Ils se le répètent à qui mieux mieux : "Dente ! Dantte ! Danteuuuuh !", "La dinine comédie" (comme vous dites Cornichon), l'enfer, le trucatoire et le paradis !", "Le gros marry l'a pas vu, on le tient, ce porc à riz ! on va le confondre avec Dante et la divine comédie humaine ou je sais pas quoi ! on a des laitres grâce à Nasbe !" S'ils n'étaient pas si hargneux, on les trouverait plutôt mignons, les zizi panpans. Mais comme toujours, avec les ados, l'envie de baffer reprend le dessus, tant ils comprennent mal les choses, lisent de travers, et se font mal avec leurs propres frondes qu’on est obligé de les soigner malgré eux et de leur apprendre quelques trucs. Pédagogue, j’ai dit.

74. 02/06/2010 00:48 - Pierre Cormary

Pierre CormaryLa référence à Dante, Nabe l’use depuis longtemps - officiellement depuis la première phrase d'Alain Zannini : "au milieu de notre vie, je me trouvai dans une sacrée merde". Où dit-il d'ailleurs que sa nouvelle trinité n'est plus Céline, Powys et Suarès mais Rimbaud, Dante et un troisième larron dont j'ai oublié le nom ? Lecteurs de Nabe comme ils sont, perfectionnistes, je suis sûr qu'ils sauront retrouver la référence.
Bref, Dante nourrit Nabe depuis un certain temps, et c'est vrai que L'homme qui arrêta d'écrire est composé d'après La divine Comédie autant d'ailleurs que d'après la Genèse (les sept jours). Bien sûr, dans mon article, j' y fais allusion très précisément à deux reprises, quand je parle de la femme flic noire qui s'appelle ironiquement "Béatrice" (en plus de rajouter tout de suite après que la "vraie Béatrice" sera Emma Pasquier), et surtout quand je cite à la toute fin de mon texte le dernier vers de la Divine Comédie, "l'amour qui meut le soleil et les autres étoiles", lui-même apparaissant dans les derniers mots du roman , sans parler du mouvement giratoire, des cercles qui tournent autour de l’Etoile, et de « l'enfer de Dante » himself que je cite nommément. J'aurais également pu parler de Virgile qu'incarne manifestement Jean-Phi et de tous les anges et démons que l'on rencontre ici et là dans ce roman. Si je ne l'ai pas fait, c'est que tout le monde l'a fait - il suffit de lire les comptes-rendus repris sur le site de Nabe pour se rendre que la référence à Dante est la première à laquelle on pense immédiatement. C’est pourquoi il est assez rigolo de voir nos zizi panpans arriver la bouche en cœur en hurlant « Dante ! Dante ! Dante ! » alors que toutes les critiques sérieuses de L’homme qui arrêta d’écrire sont déjà passées à autre chose.

75. 02/06/2010 00:48 - Pierre Cormary

Pierre CormaryD’autant qu’à mon humble avis, il ne faut pas trop insister sur cette référence matricielle qui, si on le fait, comme visiblement ils le font (et même s’ils ne savent pas ce qu’ils font, comme les zizi panpans qu’ils sont), risquerait pour le coup d’affaiblir le roman – le ferait passer pour un exercice littéraire et cultureux un peu vain. Dans Ulysse, le génie de Joyce n’a pas été de refaire l’Odyssée d’Homère (et cela même s’il est amusant de décrypter personnages et situations du poème grec dans le roman irlandais) mais d’avoir recréé tout un univers qui dépasse largement son référent littéraire. Léopold Bloom est Ulysse mais Léopold Bloom est bien plus qu’Ulysse. Et L’homme qui arrêta d’écrire est bien plus qu’un palimpseste de La divine comédie. Voilà pourquoi j’ai préféré aller dans d’autres directions, celles de Balzac, de Deleuze, de Proust (avec cette notion complexe du non-style), de Joyce (avec le monologue intérieur), plutôt que dans celle de Dante.

Mais les zizi panpans ont découvert Dante et ils ne jurent plus que par Dante. On est content pour eux. C’est déjà ça.

Peut-être d’ailleurs qu’après avoir utilisé mon nom pour me confondre, ils vont utiliser celui de Dante :

76. 02/06/2010 00:49 - Pierre Cormary

Pierre Cormary« m’oi, Denteuh Aligéri, je di que caurmari est un gros connar et queux nhahb é 1 supaire écrivin. Moracormar’i, viveux nahbeuh ! »

Là, c’est sûr, je serai mort.

77. 02/06/2010 09:02 - Aldus

AldusBravo, pour votre billet. En effet, dépasser les clivages pro et anti-Nabe à la con, et qui n'ont absolument STRICTEMENT AUCUN INTERET, pour se consacrer au livre, au texte, qui est très bon. Le livre déjà acheté à près de 4000 exemplaires en quelques mois seulement commence à trouver un plus large public qu'il mérite amplement. Pour moi, sans hésitation, l'un des livres qui compte cette année.

78. 02/06/2010 09:15 - Lo

LoPublic, toi qui n'as pas lu Nabe, tu dois flipper un peu non ?

T'es pas trop enthousiaste à l'idée qu'on pourrait te refiler, le jour de ton anniversaire, un parpaing de 850g avec son ruban. Tu sais que le monde dégueule de terroristes, tu te méfies et t'as raison. Si tu fumes le cigare, gaffe ! C'est pas forcément une boîte en cèdre.

Fais chier ! Tu te dis. La guerre est partout.
Pour peu que tu n'aies pas la télé, t'es mal.
Tu t'imagines des trucs: que Nabe c'est un chimiste, échappé d'un Comic book, un méchant savant dont les formules sataniques rendent barjot. Ou peut être un vieux moine défroqué, toqué de magie noire, qui aura déposé un funeste onguent au bas des pages.

Moi, je te dis que tu peux continuer à sucer tes doigts pour tourner les pages, ça vient pas de là.
T'auras peut être la langue un peu noire au recto du 685ème feuillet mais pas de choc cérébral à craindre, tout au plus une secousse grammaticale.
On s'en remet.

p596, 2ème tirage du livre, "tout ce que j'ai acquéri." (sic)

79. 02/06/2010 09:59 - tilly

tilly- l'analyse est brillante, merci !
- j'aime bien aussi le point de vue de détail sur le diarisme que vous donnez dans le dossier présenté par Raphaël Juldé pour le Magazine des Livres (votre article "Nabe et Matzneff, Hélios et Saturne au jour le jour") de mai/juin
- ce numéro du magazine contient encore (!) une chronique de Ludovic Maubreuil (Nabe, le retour)
- beau boulot !
cf. http://raphaeljulde.blogspot.com/2010/05/propagande-le-reveil-doblomov.html

80. 02/06/2010 11:07 - Lola Zazé

Lola Zazé@Pierre Cormary, en réponse à votre commentaire n° 73 :
pourquoi tant de haine, mr.Cormary? tant de point d'exclamations?
Et c'est vous qui traitez après cela les nabiens d'histériques? C'est vraiment rigolo.
Oui, donc, justement, vous avouez que vous lisez le forum d'alainzannini.com et je vous le dis, vos références à la divine comédie ne dépassent pas ce qui était dit là-bas.D'où mes soupçons que vous vous êtes simplement inspiré du forum, sans approfondir.
Et ça ne sert à rien de vous énerver, ayez le fair-play de reconnaitre que ça vous a échappé.
Cela n'enlève rien à certaines idées intéressantes dans votre article.
cordialement.

81. 02/06/2010 11:46 - tilly

tilly- marre de cette compétition à qui comprend "le mieux" la construction de L'Homme, genre : prem's !
- je n'avais pas "vu" la structure dantesque à la première lecture parce que je n'ai pas lu l'Enfer (ni rien d'autre de Dante), et pourtant je savais l'influence d'icelui sur l'inspiration de notre auteur préféré (par exemple tout le chapitre "Béatrice enculée" du Régal, 1985)
- et alors, je suis une mauvaise lectrice de Nabe ? m'en fout ! j'essaie de m'améliorer, j'ai encore de la marge, et le temps (j'espère) sinon l'argent
- la mys-thologie de Nabe : voilà un sujet de table ronde que j'aimerai suivre un jour... pour m'instruire
- d'ailleurs tiens, si un pédagogue pouvait méclairer : ma scène préférée du moment (j'en change souvent) est celle du Milk, au début - j'adore cette histoire follement cinématographique de rédemption du vieux pédophile aux menottes électroniques qui sauve in extremis les ados zyvas scotchés à leurs consoles de jeu dans un sous-sol soudain la proie des flammes
- il y a sans doute une correspondance avec un des damnés de Dante, non ?

82. 02/06/2010 12:39 - Mousseu

Mousseu@Cormary, votre round contre les nabalainzanniniens (ou que sais-je) vous use trois commentaires pour un quiestcequià parler en premierdeladivine comédiedanssacritique lamieux àcejoursur l'hommequiarretad'écrireetpublic surleringhein bonalors, répondez plutôt à la seule question qui vous abuse , oui j'en reviens à l'odeur de votre queue, Môsieur : - )

Je désespère de vous lire MONSIEUR Cormary PIERRE

83. 02/06/2010 18:28 - Lola Zazé

Lola Zazévous n'êtes pas une mauvaise lectrice Tilly, sauf si vous vous prenez pour un critique littéraire.
Tout ceci n'a pas d'importance d'ailleurs, et je ne vais pas m'attarder dessus plus que ça, c'est juste que la bonne partie de l'article de mr Cormary est construite de telle manière qu'on a l'impression qu'il répond aux bêtes et méchants nabiens, ce qui gâche sa critique par ailleurs, c'est mon avis. Donc, faut pas s'étonner qu'on en parle.

84. 02/06/2010 22:29 - Catso

CatsoCormary Pierre me fait penser par cette critique à un type en extase a qui on aurait mis à son insu une Ferrari 550 entre les mains, ça aurait du suffire pour déjà le faire jouir, mais non ! Faut qu'il en rajoute en se la jouant pompeusement à nous expliquer en détail le fonctionnement de la fabuleuse mécanique et nous crier au et fort que ce 6 cylindres n'a plus de mystère pour lui et que c'est actuellement le meilleur de chez peugeot ! Sauf qu'en vérité ce moteur provient de l'usine Ferrari et contient 12 cylindres !
Voilà l'erreur.
Certe, ça n'enlève en rien la jouissance de n'importe quel conducteur d'être au volant de cette terrible machine sans pour autant être conscient de chevaucher un cheval cabré, là je comprends.
Mais l'arrogance et le paternaliste de ce monsieur à vouloir à tout prix nous faire savoir que lui même est un fin pilote et un mécanicien chevronné dans un long discours, tout en ce gourant admirablement de trajectoire et d'outils, est tout simplement amusant et hâbleur.

85. 02/06/2010 22:31 - Catso

CatsoCormary Pierre me fait penser par cette critique à un type en extase a qui on aurait mis à son insu une Ferrari 550 entre les mains, ça aurait du suffire pour déjà le faire jouir, mais non ! Faut qu'il en rajoute en se la jouant pompeusement à nous expliquer en détail le fonctionnement de la fabuleuse mécanique et nous crier haut et fort que ce 6 cylindres n'a plus de mystère pour lui et que c'est actuellement le meilleur de chez peugeot ! Sauf qu'en vérité ce moteur provient de l'usine Ferrari et contient 12 cylindres !
Voilà l'erreur.
Certe, ça n'enlève en rien la jouissance de n'importe quel conducteur d'être au volant de cette terrible machine sans pour autant être conscient de chevaucher un cheval cabré, là je comprends.
Mais l'arrogance et le paternaliste de ce monsieur à vouloir à tout prix nous faire savoir que lui même est un fin pilote et un mécanicien chevronné dans un long discours, tout en ce gourant admirablement de trajectoire et d'outils, est tout simplement amusant.

86. 03/06/2010 01:28 - Pierre Cormary

Pierre CormaryProcès d'intentions immatures, introjections ridicules mais hautement significatives, soupçons paranoïaques à côté de la plaque, généralités sans sel ni saveur, attaques sans queue ni tête, triomphes de la vacuité (et d'une haine réelle qui refuse de s'assumer), obscénités infantiles et redondantes (quoi ma queue ? qu'est-ce qu'elle a ma queue ?) sinon envieuses, susceptibilités triomphantes et donc affreusement malheureuses, incompréhensions totales dans ce que l'on croit aimer et dans ce que l'on imagine détester, vide, vide, vide absolu dans l'insulte, incapacités affligeantes à mettre en danger celui que l'on prend à partie (ces gens-là savent-ils lire et surtout se relire ?), décidément, rien de substantiel ne sort de nos zizi panpans. Le pire, c'est que je suis dans leur tête et qu'ils ne peuvent m'en sortir.

Je crois, Tilly, qu'il ne faut plus se fatiguer pour eux. Merci pour les liens de Juldé et de Maubreuil (grande et belle critique de L'homme sur le blog de ce dernier et dans le Magazine des Livres, et qui, pour le coup, m'a réellement inspiré, elle), et de bibi dans ce même journal.

87. 03/06/2010 10:34 - Raphaël Juldé

Raphaël JuldéComment, Pierre ! Tu oses prétendre que la transposition de la Divine Comédie n'est pas le point central du roman ? Tu n'y vois qu'"un exercice littéraire et cultureux un peu vain", alors que les nabolâtres ont fait une table ronde sur ce sujet ? Mais quel mépris ! Lola a raison, pourquoi tant de haine ? Ah ! Comme tu es drôle, à nous causer de Proust, de Joyce, de Don Quichotte ou de Muray ! Eux, on n'en a même pas causé pendant la table ronde : ça prouve bien à quel point tu te goures ! Dante, on t'a dit ! DANTE ! Dé. Ah. Hène. Té. Euh. DANTE ! Alors ne viens pas accabler ces pauvres jeunes gens de ta science en leur infligeant des choses qu'ils n'ont pas vues ! Tu comprends, eux ont eu besoin d'une table ronde pour piger le coup de la Divine Machinchose. Le fait que le pseudo de Jean-Phi soit Virgile, ça leur avait parfaitement échappé. L'enseigne au-dessus du magasin H&M, "Vous qui entrez, n'espérez pas ressortir les mains vides", pareil. Ils n'avaient même pas vu qu'au début du roman, le narrateur ne cesse de visiter des lieux souterrains... Il a fallu qu'on le leur explique. Emma Pasquier/Béatrice ? Ah ouais, pas con ! Fiat Lux ! Comment on va lui en mettre plein la vue, au gros Mort-Carie ! Alors s'il te plaît, un peu d'humilité : soit gentil avec eux, ne la ramène pas avec tes théories qui s'écartent du sujet... Tu as voulu voir plus loin que la transposition de Dante ? Mais quel manque de profondeur ! Dante, on t'a dit ! Assez d'arrogance et de "paternaliste" ! Tu te goures de trajectoire et d'outils, on te dit ! En gros, tu es hors sujet. Proust, tu dis ? Joyce ? Mais n'importe quoi ! On voit bien que t'as pas suivi la table ronde ! DANTE ! DAAAAAANTE !!! (pas Dantec, attention ! Rien à voir. Zéro. Nul. Au coin.)

88. 03/06/2010 12:04 - Bernardo

BernardoCormary n'a (presque) rien compris.

http://www.alainzannini.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1949:sur-le-ring-pierre-cormary-chronique-lhomme-qui-arreta-decrire-28-mai-2010&catid=47:blogs-internet&Itemid=66

89. 03/06/2010 12:39 - Lola Zazé

Lola Zazéun scoop: Raphael Juldé est le jumeau de Cormary...
lol
on a quasi l'impression que c'est la même personne.

Vous vous trompez mon cher ami, Joyce a été évoqué a la table ronde, tout comme Proust ou encore Roussel, soit dit en passant.
En fait, ce que dérange le plus dans votre article, mr Cormary, c'est cette suffisance et cette prétention de donner des leçons à tout le monde...
Alors que vous n'avez pas le niveau pour cela tout simplement.

90. 03/06/2010 12:41 - Pierre Cormary

Pierre CormaryAhhhh tout de même ! Et avec ma photo, dis-donc ! Au pub Gioffredo, à Nice, été 2008. Ce qu'ils sont taquins, ces nabiens !

J'adore particulièrement leur dernière phrase : "le bon lecteur de Nabe existe et Nabe l'a rencontrée. Il s'agit d'une jeune lectrice de vingt-deux ans, fraîche, gaie, avec une bouche de suceuse et un cul à vaciller d'extase, soit l'antithèse absolue d'un tel porc." Parler ainsi d'une jeune fille et dire ensuite que c'est moi le porc, c'est d'une rhétorique assez extraordinaire (je trouve).

91. 03/06/2010 12:43 - Evan Ard

Evan ArdLes Zalainzanninis dégueulent Carmory. Comme dirait Nabe, si les Zalainzanninis vomissent, c'est qu'ils se sont repus à satiété.

92. 03/06/2010 12:45 - Pierre Cormary

Pierre Cormary"Ce que dérange le plus dans mon article", dites-vous, jolie clonée, ou "ce qui dérange le plus dans mon article" ? Hmm ? Dites-moi, dérangée mignonne ?

93. 03/06/2010 12:54 - Evan Ard

Evan ArdEn fait, je me rends compte combien la position des lecteurs de Nabe est intenable. On ne peut pas assumer le nabisme à moins d'être Nabe lui-même. Du coup, toute leur posture s'effondre d'elle-même. Bref, la racaille de la littérature.

94. 03/06/2010 13:34 - Bernardo

BernardoElevons un peu le débat, puisque c'est le reproche qui semble être adressé aux nabiens...
J'étais présent à la très intéressante table ronde en question, et je découvre avec surprise qu'en tant nous voilà tous étiquetés "zizi-panpan"... Bah ! Pourquoi pas ?
Il y a en effet été question de Dante et de la divine comédie, mais pas seulement ... Les débats étaient vivants et de très bonne tenue. Il est un peu dommage qu'après s'être totalement déconsidéré par le tissu de mensonges diffamatoires sur la soirée des lecteurs qu'il n'a pas été difficile de mettre en évidence, les membres du ring récidivent en caricaturant cette Table ronde à laquelle ils ont l'honnêteté toutefois de reconnaitre qu'aucun d'entre eux n'a participé. C'est juste une question de crédibilité générale.
Il est dommage de même que quelqu'un comme Raphaël Juldé, que j'imaginais d'une autre tenue, se réfugie à son tour en caricature ironique, alors qu'il pourrait avoir tant de choses à nous dire... La part dantienne du livre est trop évidente, selon lui, pour mériter seulement d'être signalée ! Il faut vraiment être un ignare de nabien pour ne pas avoir reconnu la pancarte de chez H&M ! Et Virgile et Béatrice ! Et l'amour et les étoiles ! ... Les imbéciles croient avoir découvert la lune alors que Juldé regarde le doigt !
Soit ! Mais si Juldé pouvait nous dire deux mots sur la Divine Machinchose, histoire de la ramener à la place que selon lui elle ne mérite pas, on l'écouterait avec attention aussi.
Idem pour Pierre Cormary ! C'est "vous me faites rigoler avec votre Dante"... Montagne d'un détail ! tirez la chasse ...
Soit. Deux mots sur la place que la Divine Comédie ne prend pas. seraient toutefois les bienvenus de votre part. J'en sais rien, est-ce qu'on est dans la Divine Comédie avec le portrait du Libre Penseur plus vrai que nature ? Ou dans le film Bollywood ? Ou quand Nabe parle de Second Life ? Ou quand il rêve de Lucette Destouches ? Virgile et Beatrice OK, mais faut pas exagérer non plus ...
Contrairement à ce qu'affirme le site alainzannini.com, j'ai du mal à croire que Cormary n'a pas lu la Divine Comédie. On en pense ce qu'on veut mais ça reste un critique littéraire ! Un critique littéraire qui n'aurait pas lu la Divine Comédie, ce serait un peu comme un critique musical qui n'aurait jamais écouté la 9ème de Beethoven, et pour qui ça ne représenterait rien d'autre que la musique du parlement européen ou de certaines publicités.
Je ne crois pas qu'on soit là ...

95. 03/06/2010 13:42 - Kristen

KristenPierre Cormary : animateur brillant de la chronique récurrente de son amateurisme complexé.
Allongez-vous un peu, cher monsieur, cherchez votre Bonne étoile, rayonnez droit. C'est pure charité.
Votre article est correct et vous le savez que trop, sans plus pour un véritable critique auto-proclamé.
Redescendez vous rejoindre il y a la place, croyez le fort.
Cohiba ou Roméo ?

96. 03/06/2010 13:49 - iPidiblue et les tables rondes

iPidiblue et les tables rondesMoi je fais tourner les tables, est-ce que cela compte ?

97. 03/06/2010 14:01 - Paracelse

ParacelseToujours pas lu, mais ça donne envie.

98. 03/06/2010 14:17 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?@ Cormary

Vous qui prétendez que la place de la Divine comédie fut tellement évidente dans le livre que vous ne vous êtes pas abaissé à la traiter autrement que par dessus la jambe, voudriez-vous -si vous êtes disponible cet après-midi vous soumettre à un petit quizz facile à propos des rapports entre le roman et la Divine comédie ?

Règle du jeu : vous me dites quand vous êtes prêt, je pose ma question (facile) et vous avez 2mn pour répondre (quelques mots suffiront).

Si vous n'êtes pas disponible cet après-midi, indiquez-moi vos plages horaires afin que nous en trouvions une compatible pour cette petite partie de piong-pong.

PS : Le précédent "au nom de quoi ?" de ce fil n'est pas moi.

99. 03/06/2010 14:28 - iPidiblue et le quizz sm

iPidiblue et le quizz smOk ! Je veux bien jouer avec Cormary au jeu des questions-réponses, mais il faut d'abord qu'il se mette en petite tenue et qu'il porte un collier de chien ...

100. 03/06/2010 14:29 - Pierre Cormary

Pierre CormaryTiens, Pidiblue, que faites-vous là ?

Autoproclamé qui, autoproclamé quoi ? Vous voyez, @Kristen, vous recommencez - impossible d'avoir une conversation sérieuse avec l'un d'entre vous, et cela malgré la perche que me tendait Bernardo.
Personne, cher @Bernardo, n'a décrédibilisé cette table ronde, ni Raphaël, ni moi, puisqu'en effet ni lui ni moi ni étions - et je vous crois volontiers quand vous dites qu'on tint à celle-ci des débats de bon niveau et de bonne tenue. Simplement, vu la candeur un rien arrogante de certains intervenants qui en venaient et débarquaient ici comme des nouveaux riches de la critique littéraire, me reprochant benoitement de n'avoir pas suffisamment développé la référence qu'ils venaient d'apprendre la veille, en plus de toutes les insultes que j'ai essuyées (et qui ne me font ni chaud ni froid - après cinq ans de blogosphère, j'ai une certaine pratiques des hyènes et des cafards), il était de bonne guerre de leur en faire de petites, aimables corrections que nous avons dispensées pour leur bien, à ces petits. Tout lecteur de Nabe n'est certes pas un "zizi panpan", mais pour l'instant seuls les zizi panpans se sont manifestés - jusqu'au chef des zizi panpans, celui qui a écrit l'introduction à mon article sur le site AZ et qui, je m'excuse, sent la grosse fatigue, l'éreintement du boxeur qu'on a mis knock-out et qui se relève pour taper dans le vide. Passons, je ne suis pas irritable, comme vous devez l'avoir remarqué. Et je m'amuse toujours bcp, c'est là ma faiblesse, avec les trolls.

Le problème, Bernardo, c'est que vous aussi, vous vous y prenez mal. J'ai écrit une longue critique de L'homme qui vaut ce qu'elle vaut... et vous m'en demandez une autre. J'ai développé plusieurs thématique et vous m'exhortez à en développer de nouvelles. Ce n'est pas tellement beau joueur, vous ne trouvez pas ? Mais allez-y, vous, ou vous, là, @Au nom de quoi, puisque vous avez l'air d' être si fort, de connaître La divine comédie par coeur, et de considérer que la littérature est d'abord une affaire de Trivial Poursuite (on rêve !), mais ne venez pas me reprocher de n'avoir pas fait ce que vous auriez voulu que je fasse à votre place et de m'exhorter à faire autre chose, d'ailleurs, toujours à votre place. Allez-y, mon vieux, au boulot ! A chacun sa contribution. Et après, on pourra peut-être discuter.

101. 03/06/2010 14:33 - iPidiblue et les partouzes des intellos

iPidiblue et les partouzes des intellosUne table ronde où les invités ne terminent pas sous la table à se lécher les parties intimes n'est pas une vraie table ronde, c'est un salon de thé pour vieilles dames !

102. 03/06/2010 14:35 - Bernardo

Bernardo
"Non, la vraie Béatrice, la vraie rédemptrice, la vraie lectrice, ce sera cette Emma Pasquier, sylphide miraculeuse jaillie d'on ne sait où"

Justement cher Pierre, Nabe si vous le lisiez au lieu de projeter votre impuissance, ne parle certainement pas de "Sylphide miraculeuse" ( On n'est pas chez Amélie Nothomb !) , mais bien de "bouche de suceuse" et comme je n'ai pas le livre sous la main, je ne me souviens plein quels sont les adjectifs précis qu'il utilise pour qualifier son cul, mais l'idée est là ...

103. 03/06/2010 14:37 - iPidiblue en avoir plein la bouche

iPidiblue en avoir plein la boucheL'idée d'accord mais la chose ?

104. 03/06/2010 14:44 - Pierre Cormary

Pierre CormaryLaissez donc mes projections tranquilles et essayez de comprendre sans vous en enfermer dans la lettre. Un texte se comprend aussi en fonction de ce que l'on est et vous daignerez me le laisser comprendre comme je l'entends. C'est la loi de la subjectivité : Claudel voyait en Rimbaud un catholique, Breton voyait en Rimbaud un pré-surréaliste. Quant au problème que vous soulevez, Nabe écrit dans le Régal que "volupté" a le même sens qu' "enculé", et je suis bien d'accord avec ça. C'est pourquoi "bouche de suceuse" peut tout à fait se retrouver dans "sylphide miraculeuse".

105. 03/06/2010 14:44 - iPidiblue et la révolution de velours

iPidiblue et la révolution de veloursNos pères étaient des sans-culottes, sachons nous en montrer dignes !

106. 03/06/2010 14:45 - Bernardo

BernardoJe maintiens, Pierre Cormary.
Il est écrit "Critique littéraire" sur la page en haut.
Que penseriez vous d'un critique d'art qui lorsque Picasso refait les Menines ou le Déjeuner sur l'Herbe, ignorerait à tel point l'histoire de la peinture qu'il serait totalement incapable de seulement soupçonner l'existence de Manet ou de Velasquez derrière ces tableaux, et se bornerait seulement à reproduire les vagues clichés (positifs ou négatifs) de ce qu'il a lu sur Picasso ?
Ne me dites pas que vous en êtes là ? Il ne s'agit pas de bon ou anti-nabisme (c'est vous qui devenez le troll du coup) , mais bel et bien de crédibilité de tout le reste ou de grave incompétence de fond quand on prétend à un travail un tout petit minimum sérieux.

107. 03/06/2010 14:49 - iPidiblue tel Zorro

iPidiblue tel ZorroSous le fouet du plaisir ce bourreau sans merci, Bernardo jouit un tout petit ...

108. 03/06/2010 14:50 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?@cormary 100

Je suis bien d'accord avec vous que la littérature n'est pas une affaire de triviale poursuite. Simplement, je trouvais ce procédé amusant pour voir si vos arguments relèvent de la vérité ou de la dénégation. Allez, soyez beau joueur, juste une petite question toute simple pour commencer...

109. 03/06/2010 15:01 - Evan Ard

Evan ArdBernardo, ne trouvez-vous pas que tout cela relève de la pure bouffonnerie ?
Ce genre d'échange est totalement loufoque.

On parle de qui comprendra le mieux tel ou tel bouquin, alors que toute œuvre digne de ce nom relève en partie d'un mystère qui ne se dit pas, une œuvre c'est d'abord une rencontre avec la singularité.

Au fond, la littérature n'a pas grand chose à voir avec les commentaires de cet article, les Zalainzanninis font tout pour être les plus salauds, les plus crétins, prétentieux et méprisables du Web littéraire francophone, pour mieux se plaindre ensuite des critiques et insultes qu'ils essuient en toute logique.

Être Nabien c'est juste : je fais chier le monde, mais moi j'ai le droit parce que je suis lecteur de Nabe, je dois en conséquence devenir un infréquentable, par tous les moyens, de façon à me mieux me croire déshérité. Au fond, le Nabien ne connait qu'une seule façon de se valoriser : se faire chier sur la gueule, comme Nabe se fait chier sur la gueule par tout le monde depuis 20 ans. Facile, ensuite, de se faire passer pour incompris, délaissé, marginalisé. Inutile de se remettre en question, le système a tord, puisqu'il est incapable de supporter chez moi ce que je passe mon temps à reprocher aux autres.

Mais c'est ce que vous cherchez, les gars, alors faites pas comme si vous n'aimiez pas ça, ça vous plait de jouer les martyrs insolents, quand on cherche la merde à tout prix, on finit merdeux. Petite concurrence de rebellitude, à qui sera le plus naze, le plus paria ? Moi d'abord, moi d'abord !

Être la merde que le monde refuse de toucher, parce que la merde recouvrirait le diamant brute. Métaphore ! La vraie merde ne recouvre que la merde, stratagème talentueux pendant un temps0, connu de tous, il commence à tomber en désuétude.

Alors, messieurs les petites ordures, finir dans la cuvette des chiottes de la littérature française ne s'improvise pas, il faudra faire mieux que cela encore. Tout le monde a tenté de jouer les emmerdeurs sur le Net, tout le monde a été tenté par ce petit jeu, et puis tout le monde a progressivement laissé tombé... Seul les Nabiens has-been pense que le trolling est toujours tendance.

110. 03/06/2010 15:06 - Pierre Cormary

Pierre Cormary@Bernardo, vous ne maintenez pas, vous vous répétez. Et ce faisant, m'obligez moi-même à me répéter, ce qui est extrêmement pénible.
Sans du reste répondre à ma propre réponse, et pour cause... Enculé, volupté, suceuse, miraculeuse. C'est limpide, donc ça vous brûle (puisque vous êtes en enfer), donc, vous cherchez autre chose.
Ne sachant plus quoi faire pour m'atteindre, voilà que vous vous en prenez à mon statut de "critique littéraire" dont on m'a honoré au Ring, mais qui pour le coup est un peu too much, et m'obligez à me légitimer, ce qui est toujours un peu vain (mais comme vous n'êtes capable que de ça, il faut bien vous complaire). "Critique littéraire", moi, pourquoi pas ? La vérité est que je préfère me définir en tant que lecteur fervent, amateur éclairé et rédacteur dans les revues qui m'acceptent, trouvant mon ton intéressant et mon style lisible. Le reste est moins une question de formulation que de formalité - mais une formalité qui visiblement vous excite.
La prochaine fois, c'est quoi ? Mon signe astrologique ?
(C'est vrai que Nabe dit dans son Journal qu'il déteste "le sale signe du Lion", me voilà bien !)

111. 03/06/2010 15:09 - Bernardo

BernardoPierre, désolé je repose ma question...
On peut bien entendu parler des oeuvres avec ce qu'on en connait (ou ignore), mais encore une fois que penseriez-vous d'un critique d'art qui serait tout à fait ignorant de la peinture de Manet, Velasquez ou Delacroix et se lancerait dans un article sur la nouvelle version qu'en fait Picasso ?
Enfin nous avons un différent de fond. Non, on ne doit pas lire avec sa subjectivité (c'est la pire des lectures), pour comprendre il faut lire avec la subjectivité de l'auteur. Quand Claudel voit en Rimbaud un catholique, Claudel a tort. Et quand Breton voit en lui un surréaliste, Breton a tort. Ils se regardent eux-mêmes au lieu de regarder Rimbaud.
Toute votre erreur vient de là.

112. 03/06/2010 15:25 - Pierre Cormary

Pierre CormaryC'est pourquoi vous êtes un nabien réellement prisonnier de Nabe et qui a la tentation de se prendre vraiment pour Nabe, ce qui est impossible sur le plan individuel, et mon sens, catastrophique sur le plan littéraire. Décidément, Elie Barnavi avait raison : les lecteurs de Nabe sont bien mal barrés !
Pour ma part, je préfère Valéry qui dit que le lecteur est le second auteur du texte, et je me demande quelle signification aurait une lecture rimbaldo-rimbaldienne. J'avoue que je n'en comprends même pas le concept - et si vous avez du temps, eh bien, expliquez-moi. Ce qui est sûr, c'est que quand je lis Dostoïevski (ou Dante qu'il va falloir que je relise pour répondre aux questions de l'autre zig, non, je rigole, j'ai réellement autre chose à faire, et j'attends encore son texte à lui qui me le fera prendre au sérieux), je ne me prends pas pour Dostoïevski ou Dante.
Quant à ce que je pense du critique d'art qui ignorerait etc, eh bien, la même chose que vous, je suppose. Mais laissons cela et expliquez-moi votre croyance à une lecture objective !

113. 03/06/2010 15:29 - Freeze-be

Freeze-beAlors comme ça il parait que Nabe a encore plagié Dante ?

114. 03/06/2010 15:32 - MotaOne

MotaOnePleutres de supra-lecteurs proclamés nabiens. Comme tous les soixante-huitard et les gauchistes, vous ne finirez que par pouvoir retourner votre veste (attendez de "découvrir" d'autre choses, si l'occasion se présente pour vous). Bientôt votre manège de fronde sur la blogosphère sera vite dépassé. Profitez-en, c'est votre heure de gloire !

115. 03/06/2010 15:37 - iPidiblue plagiaire universel

iPidiblue plagiaire universelNabe a encore plagié Dieu !

116. 03/06/2010 15:37 - Pierre Cormary

Pierre CormaryC'est justement le problème, @Freeze-be, et c'est ce que j'ai voulu éviter dans mon texte. Que L'homme qui arrêta d'écrire regorge de références à La divine comédie, bien plus d'ailleurs qu'aucun lecteur ne saura les dénicher (c'est pourquoi @au nom de quoi, plus que votre quizz idiot, j'attends surtout votre grand article sur les rapports entre les deux livres que visiblement vous connaissez par coeur, mais j'ai bien peur qu'avant que celui-ci n'arrive, je n'ai le temps de relire trois fois l'un et l'autre), n'est pas ce qui en fait un grand livre - pas plus, je l'ai déjà dit mais comme ils ne daignent pas lire ce qu'ils critiquent je le répète, que Ulysse n'est un chef-d'oeuvre pour la simple et très cultureuse raison qu'il contient l'Odyssée. Au contraire, s'il fallait avoir toute La divine comédie en tête pour apprécier le chef-d'oeuvre de Nabe, celui-ci n'en serait précisément pas un. Et c'est ça qu'ils défendent, eux ! C'est la seule chose à laquelle ils reviennent comme des fétichistes de la littérature, et donc comme les pires ennemis de la littérature.

117. 03/06/2010 15:39 - Lola Zazé

Lola Zazé@mr Cormary de la part de la jolie mignonne Lola(merci pour le compliment!)
je vous cite :"puisqu'en effet ni lui ni moi ni étions"... elle est jolie celle-là aussi...lol'a Jolie.
"vu la candeur un rien arrogante de certains intervenants"
je vous répondrai en citant une phrase de votre article, encore une fois: "A force de se comporter comme un péteux, on excite les salauds et on récolte les coups de poing."
euh, la phrase qui suit à propos du génie, par contre, vous m'excuserez, je la cite pas...lol''a la Salope.

"Passons, je ne suis pas irritable, comme vous devez l'avoir remarqué"
ah, non, cher monsieur, c'est le contraire que je vois là...Tant de "salive" pour répondre aux insignifiants bêtes et méchants zizis panpans...lol'''a Panpan.

118. 03/06/2010 15:40 - iPidiblue et le corps diplomatique

iPidiblue et le corps diplomatiqueEncore heureux que Claudel n'ait pas vu en Rimbaud un pédé sinon on se poserait des questions sur notre corps diplomatique !

119. 03/06/2010 15:41 - Freeze-be

Freeze-be"Cliquez ! Cliquez bande de salopes, laissez des commentaires ! Bande de salopes, clique salope !"
Morsay, maitre de conférence en sociolinguistique et parler jeune.

120. 03/06/2010 15:43 - Lola Zazé

Lola Zazé@ Cormary: "Au contraire, s'il fallait avoir toute La divine comédie en tête pour apprécier le chef-d'oeuvre de Nabe, celui-ci n'en serait précisément pas un. Et c'est ça qu'ils défendent, eux ! "
mais pourquoi insister puisque vous avez aucune idée de ce qui était dit à cette table ronde? Pourquoi s'enfoncer encore plus?

121. 03/06/2010 15:44 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?@Cormary112,

Je vois que même (et surtout) quand je vous promet une question facile, vous vous défilez. C'en est assez pour en tirer mes conclusions.

D'autre part, vous pouvez claironner tant que vous voulez que le lecteur de Nabe a la tentation de s'identifier à lui (c'est d'ailleurs ce que Nabe lui demande dans L'Homme...), il n'en reste pas moins que vous avez de votre coté la désatreuse prétention d'identifier Nabe à vous. Toute votre "analyse" sur les farces et attrapes le démontrent, qui au lieu d'exprimer le sens précis qu'elles ont dans le livre ne font qu'illustrer votre dérisible potacherie.

122. 03/06/2010 15:46 - Bernardo

BernardoMa lecture n'a absolument rien d'objectif, je n'ai jamais dit celà .
Il ne s'agit pas de "se prendre pour" (là encore on est dans la subjectivité du lecteur), mais de se mettre à la place de celui qui écrit, ou peint ou joue de la musique. Pour comprendre la virtuosité d'un pianiste il faut se placer derrière ou à l'intérieur de ses doigts. Pas en spectateur passif tendant l'oreille à ses propres rêveries.
C'est la même chose pour un écrivain. Bien sûr que quand je lis Dante, je m'efforce de devenir Dante en train d'écrire ce qu'il écrit. Et ça n'a rien de mégalomaniaque, c'est même le contraire !
A ce sujet, vous dites qu'il va falloir que vous relisiez Dante, vous confirmez donc l'avoir déjà lu au moins une fois ?
Et non, ne laissons pas le critique d'art qui ignorerait les Ménines, juste parce que vous n'avez pas envie d'affronter le sujet ...
C'est vous je crois qui êtes prisonnier de Nabe, mais prisonnier à l'extérieur ...

123. 03/06/2010 15:49 - iPidiblue et les secours littéraires

iPidiblue et les secours littérairesMoi je propose qu'on arme une flotille pour libérer Nabe ! Et j'espère bien qu'on nous tirera dessus cela éclaircira les rangs ...

124. 03/06/2010 15:51 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?@Cormary116

"Que L'homme qui arrêta d'écrire regorge de références à La divine comédie..."

En voilà un bel aveu ! L'Homme ne regorge pas de références à la Divine comédie, il en est une transposition totale et très précise.

Quand je vous dis que vous êtes potache....

125. 03/06/2010 15:56 - Evan Ard

Evan ArdOui, c'est bien cela le plus incroyable, les Nabiens sont les plus mauvais lecteurs de Nabe, parce qu'ils ne lisent plus de la littérature, ils font du nabisme. Par exemple, Au nom de quoi ?, totalement hors-sujet, sans consistance, qui veut faire passer ses petits tests histoire de trouver un moyen d'attaquer Carmory. Mais franchement, tu n'as rien trouvé de mieux ? C'est ridicule. A coté de ça, Lola Zazé qui fait dans la micro-critique façon investigations stasienne. Mais c'est quoi votre problème ? Si seul les Nabiens ont le droit de dire du bien d'une œuvre de Nabe, faut le dire tout de suite. Je pense que pour eux tout cela n'est qu'une façon de se défouler de leurs petits ego frustrés. Ils avaient décidé que la critique de Cormary ne leur plairait pas avant même de la lire.

126. 03/06/2010 15:59 - Freeze-be

Freeze-beC'est bien ce que je pensais. Une "transposition totale et très précise" ça s'appelle un PLAGIAT. Cormary a bien raison, les remarques nabiennes sont totalement contre-productives. Alors, ça fait du bien de se tirer dans le pied ?

127. 03/06/2010 16:00 - Bernardo

Bernardo@Au nom de quoi ?
Vous exagérez ! Cormary a lu la Divine Comédie (il doit même la relire !) , il connait donc très bien le sens des farces et attrapes !
Il va pas s'exclamer "Ah ouais ? Ah ouais ?" à chaque fois qu' on lui en parle quand même ! ...
Une fois pour toutes, C'est juste qu'il s'agit d' un "exercice littéraire et cultureux un peu vain" .
Un peu comme les Ménines par Picasso, en fait !
L'important c'est la subjectivité et la sensibilité de celui qui a écrit cet article ...

128. 03/06/2010 16:02 - Freeze-be

Freeze-beNon Bernardo, vous n'avez pas compris, l'important c'est la subjectivité et la sensibilité des Nabiens, le reste est à bannir.

129. 03/06/2010 16:08 - Bernardo

Bernardo"C'est bien ce que je pensais. Une "transposition totale et très précise" ça s'appelle un PLAGIAT. "

Vous voulez parlez du début de l'article de Cormary piqué sur le Bon Pialat (Le bon Plagiat ?)

Redevenons sérieux.
Pierre Cormary, pensez-vous que les Ménines par Picasso constituent un plagiat ?

130. 03/06/2010 16:10 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?@Ard 125,

On a le droit de dire bien du bien d'une oeuvre quelle qu'elle soit. On a même le droit d'en dire bien du mal. Mais on n'a ni le droit d'en dire mal du mal, ni celui d'en dire mal du bien.

@Freeze-be 126,

Je laiss à Cormary le soin de t'expliquer la différence.

@Bernardo 127,

;o)

131. 03/06/2010 16:11 - Evan Ard

Evan ArdEnfin...

Enfin j'ai compris le sens de tout cela, de cette centaine de commentaire, de ces attaques dérisoires des lecteurs fanatiques de Nabe.

Tout cela est un apologue. S'il y a une morale à retenir de cette histoire, c'est qu'il ne suffit pas d'être nabien pour faire un bon fasciste.

132. 03/06/2010 16:18 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?Allez, une petite question spéciale islamophobes (ça devrait vous plaire ça, les RINGards...) :

A qui la figure de Mahomet dans la Divine Comédie correspond-elle dans L'Homme qui arrêta d'écrire ?

133. 03/06/2010 16:21 - iPidiblue tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir un parent nabien

iPidiblue tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir un parent nabienDur, dur d'être nabien de nos jours, presque aussi dur que d'être communiste !

134. 03/06/2010 16:24 - Evan Ard

Evan ArdAu nom de quoi ? 130 Pauvre garçon va ! Et qui va faire respecter cet interdit ? Toi ? Arrête, tu fais pitié. Qui décide de ce qui est bien ou mal dit ? Un peu d'honnêteté, y-a-t-il d'autres sites sur lesquels autant de lecteurs de Nabe interviennent ainsi pour juger quelle critique du dernier bouquin de Nabe est acceptable ou non, qu'elle soit positive ou négative ? Si un pauvre blogueur isolé fait un contre-rendu de sa lecture de L'homme qui arrêta, vous lui tomberez dessus pour lui expliquer en quoi son acte de lecture n'était pas le bon ? Vous êtes la petite police nabiste du Web, c'est ça ? Tu me fais rigoler, sincèrement. Le problème, c'est que Cormary a parfaitement résumé la situation : Nabe est un personnage, ses lecteurs sont des pantins, il faut lire l'œuvre. Point barre. C'est cela qui vous dérange, vous n'attaquez rien, vous n'apportez rien à la littérature, vous êtes seulement là pour défendre votre droit à chier sur la gueule de tout le monde en toute impunité.

135. 03/06/2010 16:25 - Freeze-be

Freeze-beSe faire traiter d'islamophobe par un antisémite, c'est un compliment, non ?

136. 03/06/2010 16:28 - Freeze-be

Freeze-beEt quel est le cinquième mot de la dixième ligne de la page 345 du bouquin ? Ne triche pas !

137. 03/06/2010 16:30 - Bernardo

Bernardo@Au nom de quoi ?
Au Libre Penseur ! :O)
Raphael Juldé vous le confirmera ! ...

Mais on s'en fout, il ne s'agit pas de faire assaut d'érudition. Mais de montrer à quel point cet article passe à côté du livre.
Passe à côté de Dante, passe à côté de l'écriture (Les analyses entendues sur la non-écriture étaient d'un autre niveau). Passe à côté de la relation avec le Journal Intime (le coeur de l'oeuvre pourtant selon P.C.). Passe à côté des personnages. Celui d'Emma Pasquier en particulier. Pas parce qu'elle représenterait Béatrice, mais parce que Cormary n'a rien compris à ce que représente par elle-même Emma Pasquier ...
Etc.
Tout ça en affichant un mépris abyssal pour les simples lecteurs de ce livre ...

138. 03/06/2010 16:33 - Bernardo

Bernardo@Evan Ard.
"il faut lire l'œuvre. Point barre. "
Merci. Vous venez de résumer ce qu'on répète depuis toujours. Et que Cormary n'a pas réellement fait.

139. 03/06/2010 16:35 - Raphaël Juldé

Raphaël Juldé@Evan Ard,
"Si seul les Nabiens ont le droit de dire du bien d'une œuvre de Nabe..." Le problème, c'est qu'ils ne le font pas ! De là à les en croire incapables... Ils ne savent qu'attendre les critiques pour y réagir ensuite en donnant des leçons ! Il suffit de voir le commentaire au texte de Cormary sur le site alainzannini.com : "Nabe n'est certainement pas "anti-moderne", pas plus qu'il n'est "réactionnaire"." Okay : nul. Faux. A côté. Rien compris, Porcmary. On ne nous expliquera pas en quoi L'Homme qui arrêta d'écrire N'EST PAS une critique de la modernité : l'essentiel c'était de préciser que ça ne l'était pas. Très bien. "Passons sur la bêtise de voir en l'Homme le 6e tome du Journal Intime. La même qui consiste à faire d'Alain Zannini le 5e tome, d'ailleurs !" Bien sûr, passons ! Il est évident d'ailleurs que L'Homme n'est pas une fresque de la première décennie des années 2000, et qu'Alain Zannini ne dépeignait pas les années 90 de la même façon que le Journal l'avait fait avec les années 80... "Ce qui devient croustillant c'est quand notre critique littéraire cite l'Ulysse de Joyce (ça en jette !) pour toute les raisons sauf la bonne", qui est... qui est... Ah ben non, on saura pas. C'est quand même bête : Cormary a cité TOUTES les raisons, SAUF la bonne ! On aurait quand même bien aimé savoir... C'est franchement dommage que le site des lecteurs de Nabe ne se lance pas dans la critique des oeuvres du maître, puisque visiblement, il en possède toutes les clés...

140. 03/06/2010 16:36 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?@Ard 134,

"Et qui va faire respecter cet interdit ?"

Mais ton propre sens du ridicule, mon chou. Ou du moins, il le devrait. Ce qui, je l'admet, n'est pas gagné avec toi. Je t'accorde donc le point.

141. 03/06/2010 16:46 - René

RenéPierre Cormary,
Retransposé à quasiment l'allégorie près "La divine Comédie" en l'impliquant totalement dans un roman contemporain sans que cela surcharge (bien au contraire) l'histoire de L'homme', sans que cela soit un copié-collé puisque très peu de lecteurs avisés tel que vous l'ont remarqué...C'est pourtant le fondement même du livre ! Une autre dimension s'ouvre...
Ce tour de force littéraire est inouï, prendre une oeuvre majeure de la littérature vieille de plus de 700 ans et nous la restituer minutieusement en la faisant vivre aujourd'hui à travers le voyage du narrateur, et bien, cette analogie intemporelle et métaphysique mérite une grande réflexion pour tenter de déceler les arcanes littéraires et mystiques des grands auteurs, notamment celui de "L'Homme qui arrêta d'écrire". Cette histoire a plusieurs niveaux et nous pose à tout un chacun que l'on soit inculte ou érudit un plaisir sans fin. Comprendre objectivement le sens d'un livre est un devoir, ce qui n'évince pas les interprétations libres, bien-sûr. Dans la littérature, je pense, il y a une logique de l'écrivain à déchiffrer, une cohérence indéniable dans toute oeuvre. Avoir quelques clés peuvent être nécessaire et en l'occurence, nous avons la colonne vertébrale de ce roman. Chacun ensuite peut l'animer comme il le ressent, c'est ça la liberté si singulière de chaque lecteur. Alors, Mr Cormary, je vous invite à faire comme moi, juste pour l'amour du bel écrit, relisons Dante... sauf que pour moi cela sera une découverte.

Ensuite, d'autres questions naîtrons ; d'autres niveaux seront franchis un peu comme un machiavélique/paradisiaque jeu virtuel ( "inferno Dante").
Puis alors...Pourquoi Tout ça pour un livre ?

142. 03/06/2010 16:47 - Evan Ard

Evan ArdBernardo, je soupçonne votre conception de la littérature et de la lecture d'être tout à fait opportuniste.
Le contact avec une œuvre véritable est d'abord une rencontre singulière, on peut discuter des heures, s'enrichir mutuellement de nos lectures, restera toujours une part incompressible d'intimité, la trace d'une expérience unique. La réduire à une série de correspondances, à un ensemble de remarques et d'analogies, c'est desservir l'œuvre dans ce qu'elle a d'infinie. Il y a toujours une distance, une rupture, entre l'auteur matériel, le narrateur, le narrataire et le lecteur réel, un véritable écrivain sait cela et manipulera ce phénomène de façon ludique. Je crois que montrer en quoi une lecture, un article, passe à coté d'un livre, c'est révéler en quoi soi-même on se prive d'une partie de ce que l'œuvre est capable d'offrir. Tout cela n'est que simulacres indulgents, la réalité du phénomène littéraire dépasse le cadre de ces prétentions vaines et ridicules, c'est une ontologie qui demande d'abord à être vécu et non un cadavre à disséquer.Il y a de L'Homme qui arrêta d'écrire en Cormary, comme il y en a en vous et en Au nom de quoi ? Ne laissez donc pas l'œuvre s'assécher dans vos petites querelles d'égos, mais autorisez là à vivre.

143. 03/06/2010 16:50 - Transhumain

TranshumainLes nabolâtres sont des tristes pitres Il est très bien, l'article de Pierre.

144. 03/06/2010 16:50 - Evan Ard

Evan ArdAu nom de quoi ? 140

Désolé, j'essaye de me mettre à votre niveau, mais je dois avouer que cela relève de l'impossible.

Bref... Je vous laisse. Salut.

145. 03/06/2010 16:55 - Bernardo

Bernardo@Raphael Juldé
"On ne nous expliquera pas en quoi L'Homme qui arrêta d'écrire N'EST PAS une critique de la modernité".
Je suis étonné que quelqu'un, censé avoir un peu de culture comme Raphael Juldé demande des explications là-dessus. Même moi, simple zizi-panpan, j'ai compris qu'il y avait beaucoup de différences entre "moderne" et "contemporain" ...
Un peu la différence entre Duchamp et Jeff Koons en somme, mais bon on va pas reproduire les pages du livre là-dessus.

Nabe "réactionnaire" ?
Une phrase comme "Je préfère la jeunesse qui a tort à la vieillesse qui a raison" est sans doute tout ce qu'il y a de plus réactionnaire, en effet ...

Alain Zannini, le 5ème tome du Journal ? Dans ce cas il faudrait dire le 5ème, 6ème, 7ème , 8ème tome du Journal aussi pour Alain Zannini, tant Alain Zannini a lui seul couvre une période 5 fois plus étendue que chaque tome du Journal. Et bien sûr dans Alain Zannini il n'y a aucune structure romanesque, juste des compte-rendus de journées. (Ah en fait non, il n'y a pas de compte-rendus complets de journée ...)

Ceci dit on peut aussi décréter que chaque livre de Nabe est un tome du journal intime, ça ne mange pas de pain . Le vingt-septième livre en est le 14ème tome, l'homme qui arrêta le cent-douzième tome, etc.

146. 03/06/2010 16:56 - lokomotiv

lokomotivles nabiens publient in extenso cet article de pierre sur leur site avec des injures, c'est grave, c'est la même chose que les racailles en bas de chez moi en fait ?

147. 03/06/2010 16:57 - Freeze-be

Freeze-beFaut voir le niveau des injures, avec ça.

148. 03/06/2010 16:58 - Jérôme

JérômeAu nom de quoi = Nabe.

149. 03/06/2010 17:00 - Anastaz

AnastazLes sionistes ne supportent pas la critique on dirait! Nabe vous domine totalement et ça vous est insuportable les amis!

150. 03/06/2010 17:03 - Freeze-be

Freeze-beC'est vrai, la connerie que Nabe est capable de susciter nous surpasse de façon insupportable.

151. 03/06/2010 17:04 - Pierre Cormary

Pierre CormaryChers amis, au lieu de répéter à qui mieux mieux que je me suis trompé, que je me défile, et que je manque de référence, je vous propose une simple chose - prouvez-moi tout ça. Mais de manière substantielle. Pas de manière performative comme vous le faites à présent et qui me rappelle ce que disait le Narrateur du diplomate Norpois, que "ses arguments avaient l'air d'être imparables mais parce qu'ils manquaient de réalité". Vous parlez dans le vide. Vous m'accusez dans le vide. Vous dites que je ne suis pas à la hauteur dans le vide (la hauteur dans le vide, ha ha). Au boulot, comme je vous l'ai déjà dit ! Et pas en commentaires, s’il vous plaît. Non, un beau texte que vous vous publierez vous-même sur votre site. Car on ne répond à un texte que par un autre texte et certainement pas en soupçonnant ce texte de mauvaises intentions – même si je suis flatté d’être autant attaqué. Je suis décidément bien votre problème actuel. Un lecteur de Nabe qui ose ne pas faire partie de la secte et qui se fout de la secte !

Mais c’est vrai, j’avoue, @au nom de quoi, je l'avoue, le confesse, m'en accuse, je ne connais pas La divine comédie par coeur ! J'ai honte. Je l'ai lu pourtant, et avec ferveur il y a dix ans, j'en ai des notes entières, et sans doute un jour en ferais-je un méchant article subjectif. Mais c'est vrai, j'ai peur de ne pas savoir répondre à la Question ! Je fais amende honorable. Et puisque c'est vous qui avez l'air de la connaître sur le bout des doigts, cette Divine Comédie, vous dont je ne relève pas le défi, eh bien relevez-le, votre défi, à ma place ! Faites dix pages sur Dante et Nabe, imposez-nous en ! Dante ! Nabe ! Dante ! Nabe ! Montrez de quoi vous êtes capable ! Cela aura plus de réalité que me dire platement que vous "en tirez vos conclusions". Allez, hardi, nabien ! René vous aidera sûrement.

@Lola, tête creuse, c'est à Bernardo que je disais que le chef-d'oeuvre de Nabe n'en serait pas un si etc, pas aux gens de la table ronde à laquelle vous êtes piteusement restée, loupant des répliques et ne comprenant rien aux autres... En tous cas, la sylphide miraculeuse ou la bouche s....... , c'est sûr, ce n'est pas vous !

152. 03/06/2010 17:05 - Pierre Cormary

Pierre Cormary@Bernardo, on peut écouter de la musique, et même en rendre compte, sans savoir la jouer - c'est exactement ce que disait Stendhal dans ses biographies sur Mozart et les autres, et la rêverie reste la meilleure méthode pour tendre précisément à l'objectivité. De Montaigne à Proust, de Rousseau à Suarès, tous les grands égotistes de notre littérature ont honoré la contemplation, cette passivité très active. C'est même John Cowper Powys qui va jusqu'à faire l'éloge du charlatanisme - lui-même ayant été si souvent traité de fumiste quand il se mêlait de faire de la, comment disiez-vous, ah oui !, de la critique littéraire. Eh bien, je me réclame de Powys, et de Stendhal, et de Suarès, même de Rousseau, tenez ! Et vous laisse volontiers votre perception de la critique, technique, psychorigide et finalement autarcique, qui consiste en gros à dire qu'il faut savoir peindre pour apprécier une peinture, mais non, mon vieux, c'est pas ça du tout, voyons ! Et ça n'a rien à voir avec le critique d'art qui ignore les Ménines. Ni avec les Ménines de Picasso comme variation géniale des Ménines de Velasquez. Sauf qu’on peut voir les unes sans connaître les autres et qu’on peut lire et aimer L’homme sans connaître un vers de La divine comédie – et si cela n’était pas vrai, le roman de Nabe ne vaudrait rien. Alors, certes, on pourra faire ensuite faire une étude de cette transposition à laquelle vous tenez comme un fétiche, de Dante sur Nabe, mais là nous serons dans la référence, la culture, l’érudition et je n’ai rien contre ça – mais quand vous dites que c’est moi qui méprise les lecteurs humbles, alors que vous me faites depuis deux jours tout un pataquès parce que je n’ai pas assez insisté sur Dante, je me dis que Nabe a décidément récolté les pires lecteurs qui soient. Le début de mon texte reprenant, mot pour mot, celui du « Bon Pialat » était un hommage évident (et que vous avez quand même mis deux semaines à révéler !) autrement plus léger !
Voilà. Tout ça pour dire que je n'ignore ni les Ménines ni La Divine comédie (que vous me donnez envie de relire, d’ailleurs…), mais que je ne m'intéresse pas tant que ça à cette dimension cultureuse et identitaire de L'homme dans laquelle vous voulez tous m'emmener car vous y avez tous sombrés, totalement piégés et fétichisés par votre gourou. D’où votre attitude de petits flics de la Stasi, de mini-porte flingues qui font beaucoup plus de mal à Nabe qu’à ses vrais lecteurs (le concept du « bon lecteur » n’étant rien d’autre que le concept du « bon disciple », ce que vous vous acharnez à être), et de suces-boules de première. Là-dessus, je m’arrête.

153. 03/06/2010 17:06 - Pierre Cormary

Pierre Cormary« Ici, j’entends les murmures d’une voix familière : « Charlatan ! Hypocrite ! Fumiste ! Bâtard de Jean-Jacques Rousseau ! ». Je sais, je sais, mes bons amis, ce que vous marmottez là… Pourtant, je ne pourrais pas continuer à boire mon thé et à manger mes tartines, à chantonner mes refrains et à battre mon tambour, ici, sur les collines de l’Etat de New York, telle une créature inanimée de Taliessin le Barde, s’il n’y avait pas, dans le vaste monde inanimé qui m’entoure, quelque chose qui approuve mes pitreries et qui m’a donné un muet encouragement tandis que ma nature se durcissait dans le moule à elle destiné. » (Powys, Autobiographie, p 171)

154. 03/06/2010 17:09 - iPidiblue plagiaire du divin

iPidiblue plagiaire du divinQuand on court après l'esprit, on n'attrape que des sottises comme le disait Montesquieu !

155. 03/06/2010 17:14 - Bernardo

BernardoCormary,
Vous vous défilez sans cesse, ce qui n'est pas votre genre...
"La hauteur dans le vide", c'est vous . Le porteur de vérité devant les demeurés ébahis qui ne peuvent que dire "Ah Ouais ?", c'est vous.
Même si on laisse Dante un instant de côté (vous voyez comme je suis beau joueur) , j'ai suffisamment répondu à Juldé pour démonter ce que vous dites: Nabe anti-moderne, réactionnaire, Le Journal Intime, le bon lecteur, etc .

On ne répond à un texte que par un texte. Soit. Sauf que la réponse à votre article est déjà tout entière écrite dans le livre que vous n'avez pas su lire.

156. 03/06/2010 17:16 - Au nom de quoi ?

Au nom de quoi ?@Ard 142,

"La réduire à une série de correspondances, à un ensemble de remarques et d'analogies, c'est desservir l'œuvre dans ce qu'elle a d'infinie."

Il ne s'agit bien sur pas de réduire le roman à une série de correspondances mais de partir (entre autre) de ces correspondances. Nuance.

@Juldé et Cormary,

Et si personne du site des lecteurs de Nabe n'avait en 5 mois produit la moindre chronique sur L'Homme qui arrêta d'écrire, justement à la fois pour vous éviter de les piller et vous laisser une chance d'en dire quelque chose de pertinent ? Vous avez raté cette occasion. Ne vous en prenez qu'à vous.

157. 03/06/2010 17:18 - Bernardo

Bernardo"Tout ça pour dire que je n'ignore ni les Ménines ni La Divine comédie "

Si ! Vous ignorez l'un et l'autre !

158. 03/06/2010 17:22 - Bernardo

Bernardo
"@Bernardo, on peut écouter de la musique, et même en rendre compte, sans savoir la jouer ."

Certes. (Même si ça reste le plus souvent de la branlette) . Sauf quand on prétend expliquer aux autres ce qu'est la musique, et comment le compositeur l'a écrite.

159. 03/06/2010 17:31 - Freeze-be

Freeze-beOu qu'on prétend expliquer la littérature aux lecteurs qui ne nous ressemble pas, n'est-ce pas Bernardo ? ;-)

160. 03/06/2010 17:31 - Pierre Cormary

Pierre Cormary"Si" ! Le mec me répond en disant "Si !" et ensuite il fait de la conjuration "vous ignorez l'un et l'autre !", "vous êtes comme ci et comme ça, je le sais, car c'est moi qui le dis !!!!!", "Si !!!!!" Et dire que j'ai cru qu'on aurait pu causer... "Si !"
De la branlette, Powys ? De la branlette, Rousseau ? De la branlette, Stendhal qui dit textuellement, mais en en inversant le sens, ce qu'a dit le type qui dit "si !!!!" ? Eh bien, va pour ces branlettes !

Zut, j'avais dit que je m'arrêtais là - comme quoi, c'est moi qui me prends pour Nabe au bout du compte !

Bon, les zizi panpans, eux, ne s'arrêteront jamais - chaque cochon se rameutant avec cinq démons, et finissant à force de saccages à faire oublier et la discussion (qui a failli avoir lieu) et l'article. Peut-être faudrait-il fermer les commentaires. Ce n'est pas à moi de décider. Merci, en tous cas, à ceux qui m'ont soutenu, à la direction du Ring, salut aux intimes, et à bientôt pour de nouvelles aventures.

161. 03/06/2010 17:33 - David Kersan

David KersanRideau.

Ring 2012
Pierre Cormary par Pierre Cormary

Littérateur et éditorialiste. Ring Wall of Fame.

Dernière réaction

Quel bonheur de vous lire, le, premier billet qui non seulement mouche parfaitement les Nabiens tout en rendant grâce au livre.

Chloé G.24/05/2010 21:52 Chloé G.
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