Sur le RING

Munichois en 1938, Stambouliote en 2005

SURLERING.COM - FRANCE - par Maurice Gendre - le 02/02/2005 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Ils disent « non, non et non » à la Turquie dans l'Europe. Alexandre Del Valle, qui est membre d'une équipe de recherche géopolitique à la Sorbonne et qui étudie les liens « rouge-brun-vert » vient de publier La Turquie dans l'Europe : un cheval de Troie islamiste ?. Son ami, le grand reporter de VSD, Paris-Match et Valeurs actuelles Emmanuel Razavi sort de son côté Frères musulmans dans l'ombre d'Al Qaeda. Enfin, ils préparent ensemble un ouvrage qui devrait faire sensation et dont le titre provisoire est La Turquie aux deux visages. Chirac fait la sourde oreille. Méprise le peuple, bafoue le Parlement, n'écoute même pas son propre camp. Chirac la joue Daladier. Heureusement, quelques esprits libres demeurent. Et voici la démo.

Entretien réalisé par Maurice Gendre

Quels sont les principales raisons qui vous poussent à dire « non » à la Turquie ?

Alexandre Del Valle : Une raison digne de La Palisse tout d'abord : la Turquie n'est pas européenne. Elle n'est pas plus européenne que le Maroc est espagnol. C'est un pays moyen-oriental qui se définit lui-même comme asiatique, sa capitale est d'ailleurs située en Asie, et ce, même si un appendice (3% de son territoire) est situé en zone européenne.

La deuxième grande raison est géopolitique et politique. La construction de la puissance européenne serait à mon avis définitivement entravée par l'entrée d'un pays non-européen qui volerait le bébé au couple fondateur franco-germanique. Toujours dans cette optique le Parlement européen se verrait totalement déstabilisé. Je signale que les institutions privilégient les pays à la plus forte démographie. Il y aurait quatre-vingt seize députés turcs dans à peine vingt ans ! Enfin, il ne faut pas oublier les frontières dangereuses de la Turquie.

Le troisième argument concerne directement les Turcs : ils n'ont pas intérêt à voir une Turquie qui se démilitarise (les critères de Copenhague exigent la fin du pouvoir des militaires), car une Turquie démilitarisée profiterait directement aux islamistes pseudo-modérés ou aux ultra-radicaux. La Turquie dans l'Europe ferait donc vaciller l'Europe mais également la Turquie en tant qu'Etat-tampon kémaliste et militariste.

Sur Al-Jazira, c'était d'ailleurs l'argument central des partisans de l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Et notamment des hommes de l'AKP. Devant un grand responsable des Frères musulmans, l'AKP déclarait : « Nous entrons dans l'Europe pour nous débarrasser de l'alliance avec les sionistes et les Américains. Avec l'Europe, nous allons changer d'alliance ». Ils considèrent l'Europe comme le ventre mou de l'Occident, la zone la moins belliqueuse, la moins « sioniste ». Une zone plus perméable et plus favorable au monde arabe. Et surtout beaucoup plus antisioniste. Il ne faut pas oublier que c'est de Bruxelles qu'émanent les demandes de condamnations de Sharon devant les tribunaux.

Que voudriez-vous dire à tous les défenseurs du « oui » à la Turquie ?

Alexandre Del Valle : Si ils sont européens et se disent défenseurs des démocraties occidentales, ils commettent une grave erreur. Du point de vue de la construction européenne premièrement. Mais également du point de vue de la Turquie kémaliste qu'il ne cesse de glorifier. Ils ne se rendent pas compte qu'ils démantèlent un édifice kémaliste et laïc qui a été instauré voilà quatre-vingts ans.

Vous revenez d'un reportage d'une dizaine de jours au Kurdistan turc, quels enseignements tirez-vous de cet expédition ?

Emmanuel Razavi : La vie sociale et culturelle est beaucoup plus proche de la sphère moyen-orientale que de la sphère européenne. C'est une société qui vit dans une certaine précarité, une société dont les standards ne répondent absolument pas aux standards européens. La question aujourd'hui est toute simple : Si on fait entrer la Turquie pourquoi ne pas intégrer l'Iran, l'Irak, la Syrie... Posé comme ça, on comprend tout de suite mieux le problème ! En revanche, je ne suis pas contre un partenariat, car la Turquie est située dans une zone stratégique. Je connais très bien cette région, j'aime beaucoup la Jordanie par exemple, mais il ne me viendrait jamais à l'esprit de demander son intégration à l'Europe.

La Turquie présente-t-elle un danger terroriste ?

Emmanuel Razavi : Il existe une filière turque liée à Al-Qaeda. On la retrouve en Angleterre. A Fulham par exemple. Cette filière a des connections en France et par définition avec son pays d'origine. Nous n'arrivons déjà pas à gérer la tumeur islamiste au sein de l'Europe, alors comment fera-t-on avec un pays comme la Turquie qui est une « mine explosive »... enfin, si j'ose dire.

On a la désagréable impression d'assister à un forcing de la part des dirigeants turcs ainsi que de la part des « pro-Turquie » ?

Alexandre Del Valle : Au fond tout le monde sait que la Turquie n'est pas européenne. En 1997, nous avions dit non. Et surtout dix ans auparavant nous avions déjà prononcé un « non » clair et sans ambiguïtés. La Turquie en 1997 s'est lancée dans un chantage. Cela donnait à peu près ça : « Si vous nous considérez comme candidat, nous débloquerons le veto sur l'utilisation des moyens logistiques de l'OTAN par la Défense européenne, dans le cas contraire nous l'exercerons. Nous allons bloquer votre PESC (1) et votre PESD (2) parce que nous sommes aussi des membres de l'OTAN ». Or, l'Europe n'a pas des moyens logistiques développés, sa Défense est faible. On manque de gros avions transporteurs. L'embryon d'armée européenne est incapable d'exercer des pressions à moyenne distance. La Turquie s'est engouffrée dans cette brèche. Elle a donc bloqué l'ambition politique européenne et pour débloquer ce veto, il a fallu donner des gages et la déclarer candidate. Seuls Bayrou et Pasqua n'ont pas oublié cet épisode.  C'est un grand tabou. Evidemment, les politiques européens ne vont pas dire : « Nous intégrons la Turquie dans l'Europe puisque nous avons été impuissants pour conjurer le veto de la Turquie qui est membre de l'OTAN ». Ce n'est pas très glorieux et surtout après une telle anecdote l'idée de souveraineté européenne se trouve plutôt mal en point.

Pour bien comprendre il faut avoir cette donnée en tête : le budget militaire cumulé des vingt-cinq états-membres n'arrive pas à 49% du budget militaire américain. Mais le forcing ne s'arrête pas là. On est aussi confronté à un « détournement de légalité ». On nous dit constamment que depuis 1963 la Turquie attend. C'est faux. En 1963, nous étions dans la phase de la construction économique européenne. Cela n'avait rien avoir avec le projet politique de l'Union européenne qui est né en 1992. La demande officielle de la Turquie remonte à 1987. Elle était assortie de quatre conditions : reconnaissance du génocide arménien, respect des droits de l'Homme, amélioration du statut des minorités non-sunnites et enfin retrait des troupes et des colons turcs à Chypre. Aucun de ces critères n'a réellement été rempli. Excepté un peu celui des droits de l'homme. Toutefois, même sur ce point l'ancien commissaire à l'élargissement Verheugen a reconnu que l'emploi de la torture n'était plus « systématique ». Ce qui voulait dire implicitement que l'on peut parfois y avoir recours...

Et il avait ajouté : « C'est surtout vrai dans l'Est ». Sous-entendu : « Si les Kurdes sont concernés c'est moins grave ! ».

Donc les quatre critères de 1987 n'ont pas été remplis. Et pourtant Erdogan a été reçu comme un héros dans son pays après le sommet de Bruxelles. Il a été surnommé Al-Ghazi. Le surnom que l'on a donné aux grands conquérants musulmans ou à des grands hommes tel Atatürk. Et plus fort que tout : après avoir reçu l'accord verbal et avant de quitter le sommet, il a nargué l'auditoire en refusant de reconnaître Chypre. Enfin, je rappellerais qu'en 1971, on avait proposé à la Turquie de rejoindre l'Europe conjointement avec la Grèce. Elle a décliné l'offre. Ensuite, trois coups d'Etat se sont succédés jusqu'en 1997.

Hormis le déblocage du veto en 1997, quel fut l'autre événement qui favorisa le dossier turc ?

Alexandre Del Valle : La violente campagne anti-serbe au Kosovo en 1999. Les Turcs ont d'ailleurs participé aux bombardements. On a soutenu des albanophones révolutionnaires, terroristes et mafieux. On a nommé « combattants de la liberté » des hommes très nostalgiques de l'empire ottoman et très liés au monde turc. On a participé aux opérations contre la Serbie, un pays qui était pourtant un rempart contre l'islamisme. On peut être anti-communiste et ne pas nier ce fait. L'année 1999 signe un retour historique de la Turquie dans une de ses anciennes zones d'influence en l'occurrence les Balkans. Or, on ose dire que l'Europe de la Défense est née en 1999. La Turquie pilonne un pays européen qu'elle a persécuté pendant cinq cents ans et on a pas honte de lancer : « 1999 est la naissance de l'Europe de la Défense ».  C'est une subversion et un travestissement de la mémoire totalement incroyable. Indubitablement l'autre chantage est bien celui-ci : « Si la Turquie n'est pas intégrée, elle rejoindra le camp de l'Islam radical ».

Emmanuel Razavi : Vous avez absolument raison. Or, personne ne souligne cet aspect-là. C'est un peu : « Soit avec vous, soit contre vous ! ». Cela devrait interpeller les partisans du « oui » et l'opinion publique. Chirac ne dit pas autre chose dans son discours de décembre dernier. C'est bien pour cela que les Turcs reprennent en ch½ur ses propos. Certains faits ne sont également jamais soulignés : lorsque vous êtes un médecin chrétien à compétence égale avec un médecin musulman mais en concurrence avec lui pour intégrer un hôpital public, vous ne serez jamais embauché.

Alexandre Del Valle : Idem pour l'armée et la fonction publique.

La Turquie pose également le problème des racines de l'Europe ?

Emmanuel Razavi : Je suis journaliste et je sais que c'est très politiquement incorrect de dire ça : mais je crois à l'héritage judéo-chrétien de l'Europe. Toute la pensée en est imprégnée. Le système juridique également. Le poids démographique de la Turquie est également lié à cette question. Peut-on imaginer dans un siècle ou deux, voire d'ici moins longtemps, une Europe musulmane ?

Alexandre Del Valle : Erdogan après le projet de loi sur l'adultère et la pénalisation du flirt a clairement lâché: « Il n'est pas question que l'Europe nous impose des m½urs contraires à nos traditions musulmanes ». Et bien nous devons dire la même chose concernant nos valeurs. Mais contrairement à Erdogan nous ne sommes pas des théocrates. Il n'est seulement pas question que la Turquie bouscule la cohérence géopolitique et civilisationnelle judéo-chrétienne de l'Europe.

Et dire ceci ne remet pas en cause la laïcité à laquelle nous tenons tant. Le vrai problème c'est de ne pas renier le passé. L'enracinement judéo-chrétien sillonne nos rues, nos campagnes, et ce, jusque dans les zones les plus déchristianisées d'Europe du Nord.

L'Islam non-réformé pourrait faire vaciller cet équilibre. Ce n'est pas l'Islam d'Atatürk qui est en cause. Atatürk était anti-musulman, athée, il était blasphémateur, il présentait Mahomet comme « un cadavre putréfié ». Il a fait pendre des imams. Mais en 2005, ce sont des islamistes orthodoxes qui sont à la tête du pays. Erdogan et Gül sont les hommes de l'Arabie Saoudite. Gül a travaillé huit ans à la banque islamique du développement à Djedda. Une banque wahhabite qui a financé le terrorisme international. La femme d'Erdogan, elle, est voilée. Quand Erdogan se rend dans un colloque à l'étranger, son épouse reste enfermée toute la journée dans sa chambre, car il ne veut pas la montrer comme cela. Complètement voilée à l'iranienne. C'est un islamiste arriéré et tribal. Et le Milli Görus (Vison nationale, NDLR) qui est la vitrine de l'AKP en Europe ne se distingue pas non plus par son réformisme.

En Turquie, on qualifie d'ailleurs encore aujourd'hui de gavours les chrétiens, les juifs et les membres de la communauté alévie. C'est une expression plus méprisante que « dhimmi » (3). Quand on a un peu plus de respect, on les appelle : musafirs (« invités »). Un chrétien ou un juif qui vit là depuis plus longtemps qu'un musulman est considéré comme un invité dans le meilleur des cas et comme un infidèle impie dans le pire des cas.

C'est dans cette optique que le dernier député juif a été reçu à coups de mitraillettes. C'est donc un islamisme antisémite, anti-occidental et polygame qui a élu domicile en Turquie, qui remporte élection sur élection depuis 2002 et qui frappe à la porte de l'Union européenne. 

Propos recueillis par Maurice Gendre

(1) PESC : politique étrangère et de sécurité commune
(2) PESD : politique européenne de sécurité et de Défense
(3) Dhimmi: Selon le pacte dit d'Omar, texte rédigé sous le califat abbasside de Mutawakil (847-861) le dhimmi, terme qui signifie « protégé », englobent les fidèles des religions du livre qui pouvaient pratiquer leurs rites et conserver leurs structures communautaires ainsi que leurs biens, sous réserve de payer deux impôts: la Jiziya et le kharaj. (Voir Bernard Lewis, Les arabes dans l'histoire et également D. & J. Sourdel, La civilisation de l'islam classique, Arthaud 1983)



Soyez le premier à réagir

Ring 2012
Maurice Gendre par Maurice Gendre

Editorialiste, ancien rédacteur en chef. Ring Wall of fame.

Tout sur
Articles les plus lus
  • Les excuses publiques de Causeur à David SerraLes excuses publiques de Causeur à David Serra

    Publié sur Causeur.fr le 11 décembre 2013, un an après le conflit entre l'auteur de Satellite Sisters et l'éditeur. Les éditions Ring annoncent à leur tour la fin du contentieux avec Maurice...

  • Vous n'en avez pas marre du "Petit Grégory"© ?Vous n'en avez pas marre du "Petit Grégory"© ?

      On en a tous assez de prendre connaissance dans les médias déchaînés des énièmes rebondissements de l'affaire... qui semble ne jamais vouloir se terminer. De loin, du Zimbabwe par exemple,...

  • Droit de réponse aux désinformations de Maurice DantecDroit de réponse aux désinformations de Maurice Dantec

    [ Addenda du 11 décembre 2013 :Les excuses publiques du Magazine Causeur à David Serra : http://www.causeur.fr/nos-excuses-a-david-serra-et-aux-editions-ring,25362David Serra et les éditions Ring...

  • Réflexions sur la tuerie antijuive de ToulouseRéflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse

    (propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a...

  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD,...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

Offrez-vous La France orange mécanique