Métacortex : entretien avec Maurice G. Dantec
SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Karen Sedviv - le 09/04/2010 - 4 réactions -
M A C H I N E H E A D

1. M. Dantec, sept ans et quatre ouvrages, séparent "Métacortex" de "Villa Vortex", premier tome du cycle Liber Mundi. Pourquoi avoir attendu tout ce temps ? Et comment ces années ont-elles nourri ce nouveau livre ?
Ce n’est pas « moi » qui ai attendu. C’est le roman, qui est une forme de vie autonome. Lorsqu’il est prêt, il commence à vous forer de l’intérieur, à vous de suivre le tunnelier. Je ne saurais vous dire comment ces années ont nourri ce livre, qui s’est nourri en premier lieu de mon cerveau, comme les autres. Il me semble que l’évolution du monde contemporain aura livré un peu de matières premières.
2. Dans "Villa Vortex", vous vous concentriez sur une grosse dizaine d'années de l'Histoire, entre la chute du Mur et le 11 Septembre, qui concluait autant qu'elle le résumait le 20ème siècle. Cette fois, la parenthèse est plus grande, entre le ghetto de Varsovie et un futur proche. Pourquoi avoir choisi d'écrire sur un passé aussi lointain, chose rare pour vous ? Et en quoi la seconde Guerre Mondiale nous poursuit-elle toujours ?
Je ne crois pas que la seconde guerre mondiale appartienne à un passé lointain puisque, comme vous l’avez noté, je considère en effet qu’elle ne s’est jamais arrêtée, pour la bonne raison que personne ne peut l’arrêter, elle est une ÉPOQUE. L’Époque du Camp et de la Bombe. C’est la raison pour laquelle le roman est – entre autres éléments – construit autour d’une ligne de tension entre l’Alpha et l’Oméga de cette Époque.
4. Vous poursuivez d'ailleurs dans ce livre votre réflexion sur le Mal : il est ici protéiforme, morcelé, implacable. Et paradoxalement, seul le flic Verlande, tueur-machine, semble incarner le Bien - car il est capable de concevoir le sacrifice. Aujourd'hui, dans le monde contemporain, où réside le Mal à vos yeux ? Quelles formes prend-il ?
Il prend précisément les formes décrites dans le roman, du micro-terrorisme jusqu’à sa démocratisation festive/terminale.
5. Depuis une dizaine d'années, vous revendiquez haut votre christianisme. Vous placez d'ailleurs ici en ouverture un exergue de Saint-Jean. Pourquoi la question de la foi est-elle devenue si centrale pour vous ?
Précisément parce que je suis devenu chrétien.
6. Page 42 du livre, vous écrivez : "Verlande était un Français sans France, [...] un Français que sa terre natale avait abandonné bien avant sa naissance." Maurice Dantec est-il semblable à Verlande de ce point de vue-là ? Treize ans après votre départ pour le Québec, quels sont les reproches que vous formulez à votre terre natale ?
Les mêmes que ceux formulés il y a treize ans. Chaque fois qu’il m’est donné l’occasion d’y retourner, je me dis que j’ai pris la meilleure décision de toute mon existence en quittant ce pays. Je finis par douter que ce soit ma terre « natale », je ne crois pas aux « identités d’État-Civil », je pense parfois que ma véritable terre natale se situe ailleurs en Europe, il y a 1000 ans peut-être.
7. Vous évoquez aussi la question environnementale dans le livre. Or s'il est bien question de chaos climatique, vous ne semblez néanmoins pas convaincu par l'absolu écologiste. Pourquoi ?
Parce que le « chaos » climatique, qui est simplement l’émergence d’un nouvel ordre naturel, n’est pas engendré par l’activité de l’homme, mais au contraire par son manque de réelle action sur son environnement. La planète continue donc de se « terraformer », sans lui, voire contre lui, les lois évolutionnistes ont peu de compassion pour les cosmonautes avec un nez de clown.
8. Dans "Grande Jonction" notamment, vous mettiez en garde contre le péril d'un monde essentiellement "machinique", où l'humain ne trouverait plus sa place. Dans "Métacortex", la machine n'apparaît plus comme un danger en soi, et au contraire ce sont les hommes qui sont les plus proches des machines (Verlande) qui tirent leur épingle du jeu. Y a-t-il une opposition entre ces deux entités, homme et machine, ou au contraire un besoin d'une relation à inventer entre elles ?
Il n’y a pas « opposition » entre l’homme et la machine, il y a co-évolution paradoxale. Je ne suis ni technophobe ni technophile, je ne pense pas que la technologie se situe dans les domaines du « bien » ou du « mal », par exemple, parce qu’elle engendre son propre cadre « moral », qui est efficience/non-efficience.
Dans Cosmos Inc et Grande Jonction, c’est l’homme lui-même qui est devenu le réseau, la MétaStructure c’est l’ensemble de toutes les ressources « cyborgs » partagées par l’Unimanité. Le fait que la Technique se soit autonomisée, et ait pris l’aspect de l’Agent Intelligent d’Averroès, ou la figure gnostique du Démiurge n’est pas un hasard. La Technique est performative, elle rend réels ses concepts. Or la Technique-Monde naît précisément d’une séparation entre Science et Révélation. Disjoignez la Science de la Foi et vous obtenez l’espace nécessaire au développement d’une « technoscience » qui n’a plus rien de vraiment scientifique (les scientifiques ne sont plus que des techniciens spécialisés chargés de décoder tel fragment de chromosome ou de pister telle ou telle étoile), et qui se trouve irrémédiablement coupée de toute tradition, et toute approche spirituelle.
9. Le livre est truffé de fulgurances et de réflexions métaphysiques complexes sur le destin de l'Humanité. Avez-vous parfois peur d'égarer vos lecteurs ? Ou considérez-vous que c'est à eux de vous de suivre, sous peine de sombrer dans une réduction de la pensée ?
Si j’égare mon lecteur c’est en fait « volontaire », dans le sens où je l’emmène avec moi dans ce labyrinthe que je découvre au fur et à mesure, en sa compagnie. S’il a peur de m’accompagner dans les zones inconnues de la pensée, mieux vaut qu’il s’abstienne d’ouvrir un de mes livres.
10. "Métacortex" évoque à bien des égards "2001, l'odyssée de l'espace", et notamment son monolithe noir, instrument métaphysique de connaissance et de révélation pour l'humanité. Kubrick voyait lui-même dans ce film une "recherche de Dieu". Est-ce une œuvre de référence pour vous ? Et pour finir, partagez-vous son "optimisme" quand à la naissance d'une nouvelle Humanité ?
La différence, fondamentale, entre le monolithe de 2001 et le Métacortex, c’est que le premier reste un objet externe, alors que le second finit ingéré par le personnage de Verlande, et devient partie intégrante de son psychisme. Certes, 2001 est une œuvre de référence pour ce qui me concerne, une tentative d’explication « scientifique » de la Divinité, ce n’était pas une mince affaire dans les années 60, mais s’il y a des points de convergence entre Métacortex et le film de Kubrick, ce ne fut pas du tout calculé.
Je ne suis pas particulièrement optimiste quant à la prochaine version de l’humanité-masse actuelle, qui ne sera qu’une étape de plus de la Chute. J’ai toujours cru aux « contre-mouvements », singuliers, presque secrets, invisibles. De cette Humanité-Masse version 2.0, surgira inévitablement le véritable événement évolutionniste, là où on l’attendra le moins, comme d’habitude.
11. Pour terminer, je viens de visionner une vidéo de Marc-Edouard Nabe chez Taddéi, que pensez-vous de cet auteur ?
A longtemps essayé d'imiter L.F. Céline, dans ce que celui-ci avait de plus anecdotique, avec une assez bonne simulation de certaines de ses singularités stylistiques, mais sa dernière prestation télévisuelle au sujet "des maux de toute colonisation" le rapproche plutôt de Jean-Paul Sartre, comme quoi il s'agit en fait d'un véritable homme de gauche et d'un écrivain humaniste. Il ne suffit pas de porter des costards démodés depuis 1940 pour être un fasciste.
Karen Sedviv Lire le grand entretien de Maurice G. Dantec pour Fluctuat
Toutes les réactions (4)
1. 09/04/2010 17:56 - Julien
Nabe autopublie ses livres car il n'a jamais dépassé les 2000 ventes pour ses romans sauf "Une lueur d'espoir" après le 11 septembre où il en a vendu 11000 environ. Evidemment, il a détourné le sujet pour se dire vicitime des éditeurs !
2. 10/04/2010 00:00 - MotaOne
Dantec, au contraire de Nabe, ne retourne pas sa veste en faussant son écriture (l'homme qui arrêta de bien écrire), et ce malgré les péripéties manipulatrices du monde de l'édition. Ce nouveau roman ne serait t'il pas une vraie résurrection, issu de l'apocalypse régnante ? Dernier opus avant passage en maison "noire"... Personnellement, j'exalte de voir cet esprit libre se libérer et nous offrir cette même liberté. MgD, en plus de (re)devenir chrétien, nous offre de nous libérer. Enfin ! Verbe vibrant.
3. 10/04/2010 00:54 - Coriolan
Nabe écrit pour être subversif, alors forcément il fait de la merde.
4. 11/04/2010 04:14 - Cooker
je ne considère pas comme un Nabe grand auteur. En outre, c'est comme Soral : moi, moi, moi, moi. Le contraire de Maurice, qui est toujours sur le nous, vous, il(s).
|
Dernière réaction Nabe autopublie ses livres car il n'a jamais dépassé les 2000 ventes pour ses romans sauf "Une lueur d'espoir" après le 11 septembre où il en a vendu 11000 environ. Evidemment, il a détourné le...  09/04/2010 17:56 Julien
 Articles les plus lus Pour Sarkozy, avec ferveurNB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde... Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesLe manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des... Qu’est-ce que la Résurrection ?« Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre
message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)
Encore une fois, Benoît XVI a tout dit.
Sans... Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans... Réflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse(propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a... "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfinCela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl... Qui ? Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles... Carnets de campagneLes campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent... A l’école de l’antimodernitéPuisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,... Les étoiles 2011 de Dantec"Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice... Le superbe top 50 des FrançaisPuisqu'on
vous dit que vous les aimez.
"TOP 50 :
contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous
présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste... Rachida Dati creuse son FillonQue le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati... Sécurité routière : l'arnaque extra-largePuisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de... Poudlard for ever A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit... Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain« Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je... Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoEntretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les... Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat... Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFoi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source... In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueLe premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs... Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristOn connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que... Ainsi parlait ZaraDebbouztraPresque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son... Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe... Céline rattrapé par la mémoireSors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline... Broadcast : the dream is overChanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons... Benoît XVI - Un cœur intelligentLecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald : Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II... Robert Brasillach : le procès expédiéIl en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu... Du bon et du mauvais usage de l’indignationIl est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant, grand bourgeois, grand lettré, grand amoureux des femmes (il en a eu cinq... Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieIl était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces... Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeLa jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si
les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien
reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés... Chemins de travers« Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute... PS : les intermittents de la réalité en tournéeMême si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable... "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester... Blondeincendiaire.com : the murder chat room(reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »... Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker... Quelques traces de rouge à lèvres…Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met... Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireAncien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées... Exil(s) ExpressGéraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et... Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand... Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...
 |