"Petite cervelle, métier pourri, larbin, salaud…" Il n'a peur de rien, Jean-Luc Mélenchon : il s'en prend aux journalistes. Voilà qu'il ravit un temps la vedette aux autres personnalités de gauche. Voilà qu'on entend dire qu'il est le Le Pen de gauche… Est-ce possible ? À bien y regarder, Le Pen, qui pensait que tout débat devait se dérouler "dans les limites de la courtoisie due au public" n'a jamais insulté un journaliste.
Et puis, Mélenchon, grand admirateur de la Chine, n'est pas soupçonnable d'être un sale type : il est de gauche. Sur le coup, il faut bien le reconnaitre, ça surprend. C'est un peu l'effet Bertrand Cantat. Quoi, il a frappé une femme ? Mais ce n'est pas possible : il est de gauche ! La stratégie de Mélenchon mérite qu'on s'y attarde. Théoriquement, les journalistes sont de gauche. En tout cas, le seul sondage jamais réalisé sur ce sujet très tabou concluait que94% des journalistes se disaient de gauche. Donc pas forcément hostiles à Jean-Luc Mélenchon, en tout cas pas totalement inféodés à Sarkozy, comme il est d'usage de le laisser entendre… dans les médias. Oui, ces même médias de gauche ont plutôt intérêt à faire croire, de temps en temps, qu'ils ne le sont pas. Sinon, le brave peuple finirait par s'en émouvoir (pour un pays qui croit voter à droite à 53%, bonjour le ratio de représentativité). Pour se faire, il suffit par exemple de relayer sans en avoir l'air les accusations de types comme Mélenchon. Une savante comédie qui contente tout le monde : les journalistes, qui peuvent continuer tranquillement à faire du gauchisme, au dessus de tout soupçon. Et les gens comme Mélenchon, qui parviennent à faire croire à certains qu'ils ont le courage de dénoncer des collusions médiatico-politiques. Au risque de se brouiller avec les médias ? Non bien sûr. Sans que ça n'intrigue personne, les journalistes continuent à inviter Mélenchon, et parlent même de lui beaucoup plus qu'avant. En tout cas, pas question de protester trop fort. Ni boycott ni poursuites.
C'est tout de même un luxe amusant de pouvoir cracher sur ceux qui vous assurent une couverture médiatique remarquable. C'est un peu comme cet autre luxe amusant, qui consiste à mépriser ostensiblement les institutions qui vous garantissent depuis la guerre, à vous et à vos amis communistes, si moribonds soient-ils, une existence parlementaire… C'est ce qui est génial avec ce système : lui cracher dessus fait plaisir à tout le monde. Attention, s'agit toutefois que le crachat sente bon la gauche. Mélenchon, c'est l'outrage comme tactique, au milieu de la gauche programmée, la gauche gentille et tolérante, la gauche humaniste qui sent bon, qui n'a pas de chef mais des secrétaires, qui ne manifeste pas mais qui exprime son désaccord, qui n'a pas de clans mais quelques dissensions, qui ne se déchire pas mais qui organise des primaires, qui ne se fait bolosser par la racaille, mais qui s'ouvre à la diversité, qui ne perd pas mais qui ne gagne pas non plus, bref, la gauche qui privilégie le dialogue, l'éducation, la sympathie, l'ouverture, l'amour. La gauche est lisse et citoyenne. Alors que lui, Mélenchon, c'est un dingue. Il est comme Zaz. Il parle fort, il est franc, il se coiffe les cheveux en arrière. Il en a marre de l'hypocrisie. Il est trop rebelle quoi. Venant de la gauche, on était plus habitué à la stratégie des larmes. C'est noble, les larmes. C'est féminin, et tout. Rappelez vous d'Audrey et de Besancenot… Ça ne se défend pas, ça chiale. C'estdigne.
Le respect, l'élégance, la courtoisie, le paraitre… Ce sont des valeurs du passé, presque d'ancien-régime. Mélenchon, lui, le véritable révolutionnaire, veut tutoyer, insulter tout le monde, comme tout le monde. Il sait qu'il sera le seul sur ce créneau, du côté du Bien (la gauche revendiquée). Il sait qu'il y a bien quelques camarades militants qui regarderont avidement les émissions où il sera invité, en attendant avec impatience le passage ou Jean-Luc insultera le larbin de service. On aime bien ça, à gauche, notamment du côté des bacs à sable. Pour un lycéen blasé des blocages de petits, qui attend avec impatience d'être à la fac pour la bloquer avec des grands comme lui, un gars comme ça, c'est de l'or. Il y avait bien Gremetz, en nettement plus instable et nettement moins présentable. Mélenchon, lui au moins, attend son tour de parole avant d'insulter. Il insulte modérément, là où on lui dit de faire. Jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas constamment embrumé.
Faut savoir exister entre José et Olivier, sans les moustaches de l'un et la bonne tête de l'autre. Il ne démonte pas de Mcdo et n'arrache pas des plans d'OGM. Il ne pleure pas en direct et ne va pas dire "Inch'Allah, la Révolution" en banlieue. Donc il insulte. Rappelons qu'à l'origine, Mélenchon, c'est un leader de mai 68. C'est le PACS, sous Jospin. C'est aussi un ancien journaliste. Et voilà qu'il insulte ses anciens camarades de barricades et de rédactions… Ils doivent bien en rire, de l'autre côté des caméras, une fois les enregistrements terminés. "Tu réussis à nous faire passer pour des opposants à la gauche, chapeau ! Les gens vont finir par croire qu'on roule tous pour Sarkozy".
La gauche, par définition, c'est rebelle et non-formaté. Ça fait donc bizarre quand un type de gauche se démarque des rebelles et des non-formatés. Du coup, même ses petits camarades le lui reprochent. Il n'est un rebelle convenable. Il n'est pas correctement non-formaté. Où va-t-on si les rebelles ne savent plus se tenir ?
Sur le fond, il est pourtant exactement le même leader gauchiste que les autres. Il doit toucher dans les 18000 euros par mois et explique qu'il faut répartir les richesses aux ouvriers licenciés. Il serait d'ailleurs amusant qu'un larbin lui pose une question sur ses revenus. Sinon, au Sud-Est, rien de nouveau. Il veut régulariser les sans-papiers, il est contre les injustices et les inégalités, il est contre la réforme des retraites, il est même invité chez Drucker. Privilège qui n'a jamais été accordé à Le Pen, rappelons-le.
Après Chevènement, après Besancenot, Mélenchon est le nouveau cavalier solitaire de la gauche, celui qui est censé créer la surprise (en réalité, prendre 5 à 10% à ses copains). Chevènement avait les médias, Besancenot avait Sarkozy, Mélenchon a un peu tout ça. Mélenchon, c'est la gauche sublimée. Ce n'est plus le parti du Bien, c'est le Bien tout court. Les autres ? Qu'ils s'en aillent, qu'ils lui foutent la paix.
C'est la technique de la gauche pour diaboliser l'extrême droite puis la droite appliquée à la gauche, à son propre camp. Vous n'êtes pas d'accord ? Alors vous êtes des salauds, des fascistes. Des vipères lubriques. La morale, c'est moi ! La vertu, c'est moi !
Vite, vite, un échafaud pour couper les têtes qui pensent différemment, mais un échafaud citoyen, équitable, sympa, de gauche.
Que les journalistes posent les bonnes questions, celles qui plaisent à Maximilien de Mélenchon, et ils n'auront pas de problèmes : ce seront de braves types qui font un beau métier. Un intéressant point de vue démocrate, une démocratie à la Chinoise, mais une démocratie quand même. Et puis d'ailleurs, les mineurs Chiliens, ils s'en sont sortis parce qu'ils sont solidaires alors que des traders y seraient restés, voilà ce qu'il a récemment déclaré. C'est un peu comme tous ces types qui défilent dans nos rues, qui ne survivent sans doute que grâce à leur solidarité.
Au moins, en Chine, ça ne manifeste pas, et la justice est rapide. Zut, quelqu'un l'a déjà faite, celle-là.
De toute façon, Mélenchon aura toujours son public. Les petits malins qui pensent que y'en a marre de ces politiques coincés, de ces débats mielleux, de ces échanges mouchetés. C'est vrai quoi, qu'ils se tutoient, qu'ils y aillent en tee-shirt, qu'ils se crachent dessus et qu'ils échangent quelques beignes. Ça ce serait de la politique. Faut dépoussiérer leur image, faire plus populaire. Pas populiste, attention, ça c'est l'apanage de la droite. Mélenchon insulte peut-être ses interlocuteurs, ses meilleurs larbins, peut-être même qu'il les frappera un jour, mais ça reste un type bien. De gauche.
Laurent Obertone
Toutes les réactions (30)
1. 18/10/2010 06:46 - L'étranger
« C'est tout de même un luxe amusant de pouvoir cracher sur ceux qui vous assurent une couverture médiatique remarquable. » On peut néanmoins avoir un tout autre point de vue sur la classe journalistique. En démocratie, cette dernière assume un rôle incontournable et essentiel, non par faveur, mais par devoir. Les élus du peuple doivent être entendus, qu'importe ce qu'ils ont à dire. Les journalistes ne sauraient être des intercesseurs plus puissants que le Souverain. Insulte qui voudra, le peuple jugera.
2. 18/10/2010 07:17 - Marineris
L'étranger, vous semblez confondre journaliste et dictaphone.
3. 18/10/2010 09:19 - Lepol
Par son bel aspect reluisant et sa pensée « cleanifié » (semblables à ceux de ses collègues de TF1) le petit présentateur aseptisé à ce qu’il mérite. N’oublions jamais que celui qui a ouvert les hostilités n’est autre que nabot 1er empereur des talonnettes…
4. 18/10/2010 13:51 - ichbinrodolphe
J'adore le gars qui écrit ça, contrairement aux détracteurs de "nabot 1eretc etc " (on est mort de rire ,pour la seule fois qu'on peut se foutre du physique de quelqu'un en récoltant l'approbation et les rires hi hi , très majoritaires des foules). Aarkh, c'est trop bon, tiens j'en remets une couche avec les frères Bogdanov,c'est pas grave il paraît qu'eux aussi ils sont pas de gauche .Mais pas de digression: avec laurent Obertone il faut partout répéter ,sur tous les sites ,tous les courriers des lecteurs ,dans toutes les conversations avec amis et ennemis que 94% des journalistes se disent àgauche .D'abord ça prouve qu'on est dans une vraie démocratie pluraliste,et ensuite que les infos sont toujours impartiales,à part quand même à TF1ou s'accrocherait encore parait il un ou deux insoumis...Des noms ,des noms !
5. 18/10/2010 19:31 - polo
Dis donc gabriel obertan, tu ne serais pas de droite toi avec cet article commandité par poujada...? Et puis Mélanchon c'est plutôt du coté de Marchais qu'il zyeute, le bougre, et pas la chine...
6. 18/10/2010 19:34 - pierre
C'est quoi ce sondage? quand? comment? où? Un autre piège à cons?
7. 18/10/2010 20:36 - Laurent Obertone
Pourtant, ça sa voit ! Il s'agissait d'un sondage publié dans Marianne, le seul réalisé sur le sujet, en 2001. Voici ce qu'on pouvait y lire :
32 % des journalistes ont manifesté le désir de voter pour Lionel Jospin
13% Nöel Mamère
5% Arlette Laguiller
?? % Olivier Besancenot
5% Robert Hue
8% J-P Chevènement
6% pour MM. Chirac, Madelin et Bayrou réunis
0% pour Le Pen
58% ont annoncé leur intention de voter Jospin au second tour contre 7% pour Chirac au second tour.
Conclusion de Marianne : « La messe est dite : les journalistes sont, à une écrasante majorité de gauche. L'écart avec la population est ici maximal : au total 6 % de journalistes pensent voter à droite, contre au moins 50 % dans le peuple français. »
Ajoutons que le Figaro, journal de droite comme chacun sait, dresse à chaque élection urne et isoloir dans la rédaction. Seuls les journalistes votent. Quel que soit le scrutin, la gauche l'a toujours emporté.
8. 19/10/2010 08:12 - pierre
« La messe est dite : les journalistes (sollicités par Marianne dans un panel circonstancié construit en 2001 dans le contexte pré-éléctoral de 2002) sont, à une écrasante majorité de gauche. L'écart avec la population est ici maximal : au total 6 % de journalistes pensent voter à droite, contre au moins 50 % dans le peuple français. »
Enfin c'est un sondage quoi, pas la Bible. Lisez Patrick Champagne.
9. 19/10/2010 08:22 - Laurent Obertone
Je sais bien que ce n'est pas la Bible. Moi je me contente de lire la plupart des journaux et d'écouter un certain nombre de radio pour en être convaincu. En outre, je travaille avec des journalistes et je suis passé par une école de journalisme.
Ce sondage est une sorte de bonus, et j'ai l'impression qu'il est encore en deçà de la vérité.
10. 19/10/2010 09:54 - pierre
J'entends bien, Laurent. Mais le résultat d'un sondage ne me semble pas légitime dans votre argumentation. Il faut considérer la méthodologie avant toute chose, avec un tel outil, qui en dit plus sur le résultat chiffré que le résultat lui-même.
Ce qui n'enlève en rien votre certitude personnelle issues de votre propre parcours biographique, certes (certitude sûrement, je le crois aussi, attestée).
Lisons les journaux, certes, mais d'autres choses également. Patrick Champagne, par exemple.
11. 19/10/2010 10:02 - Laurent Obertone
On peut aussi lire entre les lignes : pourquoi un seul sondage sur le sujet a été publié par tous ces journaux si soucieux d'égalité et de représentativité ?
Je me répète, des élections factices sont organisées au sein des rédactions. Les résultats étaient publiés par les journaux concernés, il fut un temps. C'était assez impressionnant... Mon expérience à moi ne concerne que la presse dite d'information, c'est déjà édifiant.
Mais je vais lire Patrick Champagne, c'est promis.
12. 19/10/2010 10:38 - HR
@ L'étranger.
"En démocratie, cette dernière assume un rôle incontournable et essentiel, non par faveur, mais par devoir. Les élus du peuple doivent être entendus,"
La France, l'Europe, n'ont jamais été des démocratie. L'histoire de la démocratie en Europe au cours de ces deux derniers siècles, c'est l'histoire de sa défaite. Il suffit de voir l'Union Européenne et ses institutions politiques aujourd'hui pour ce qu'elles sont: une victoire extraordinaire des ennemis de la démocratie en Europe.
"Le peuple" a toujours été parmi les principaux instruments de cette défaite. En démocratie, il n'y a pas "un peuple", un mot qui ne veut plus rien dire, il n'y a que des gens, des citoyens, si on veut leur donner un nom qui ait une sens politique.
"Le peuple", lui, n'est qu'un mot qui ne sert que le vocabulaire du totalitarisme, comme l'a montré l'histoire du 20ème siècle en Europe: "Un peuple, un Empire, un Chef", "le petit père des peuples", "ennemi du peuple, etc.
Mélenchon est certes, comme vous dites, "un élu du peuple", parce qu'il n'a pas été élu par des gens. Mélenchon a été élu député européen à la proportionnelle . Comme on ne peut plus vaincre depuis longtemps la démocratie en empêchant les gens de voter, l'élection "à la proportionnelle" reste un des meilleurs moyen en Europe pour faire obstacle à la démocratie. Principalement parce que cette élection interdit à un individu, un citoyen lambda, de prétendre être élu pour occuper un siège de représentant.
Mélenchon a été "élu" au parlement européen. Si les élections au parlement européen étaient démocratiques, il y aurait 74 circonscriptions à populations égales pour élire 74 députés. Est-ce que Mélenchon, le Pen auraient trouvé une seule circonscription où une majorité d'électeurs auraient souhaités être représentés par ces deux individus? Il suffit de poser la question.
La guerre contre la démocratie, en Europe, a toujours réussi à gagner ses principales victoires en s'assurant que le système permette aux ennemis acharnés de la démocratie d'être représentés dans les institutions politiques.
Mélenchon n'est qu'un instrument parmi d'autres de la guerre contre le démocratie en Europe.
13. 19/10/2010 10:52 - gogo
Mélenchon a raison!!!Les journalistes sont devenus des laquais!!!les socialistes ne sont plus de gauche!!!Mélenchon est une bouffée d'oxygène ds ce monde politico-médiatique enkysté.Ciao j'vous laisse , je vais à la manif , sur le ring, le vrai, celui de la rue et des gens(traitez moi de populiste!)et non des milieux journalisticocopincopineavecmedef.Qui sauve l'honneur des journalistes?JFKahn,,JEDucoin, M.Szafran,.L'humanité et Marianne nous parlent de la vie des gens, la vie des gens, cette expression devenue gros mot!!!!!!!
14. 19/10/2010 11:02 - victorh
ca sent un peu l'anarchisme de droite cet article...
15. 19/10/2010 17:27 - ferdinand
Il suffit de constater la quasi absence d'écho médiatique sur le procès de Douch le tortionnaire khmer rouge , le chef du sinistre camp S21 , responsable de la mort aprés sévices épouvantables de milliers de ses compatriotes pour se faire son idée sur l'idéologie dominante des médias. Ne pas désespérer Billancourt disait le pape de la gauche, c'est à dire mentir par omission .
16. 20/10/2010 14:20 - alabamasouls
C'est quand même un peu ennuyeux cette manière dont les éditorialistes du ring entendent faire du journalisme. C'est ennuyeux cette écriture lourde jusqu'à la caricature, cette logorrhée brutale et grossière évidée de tout fondement argumentaire. Vous êtes à côté tant d'un point de vu journalistique que d'un point de vu philosophique. Calmez-vous un peu, essayez d'ouvrir le débat plutôt que de la bousculer bêtement avec ce genre d'articles. Franchement, lecture achevée, on ne comprend toujours pas pour quelle raison de fond s'étale cette véhémence contre Mélanchon - sans doute tout simplement, comme vous le répétez maintes fois jusqu'à conclusion : parce qu'il est "de gauche".
17. 20/10/2010 14:23 - ça fait du bien de lire ça
"il n'est pas soupçonnable d'être un sale type : il est de gauche. Sur le coup, il faut bien le reconnaitre, ça surprend. C'est un peu l'effet Bertrand Cantat. Quoi, il a frappé une femme ? Mais ce n'est pas possible : il est de gauche ! "
MDR
18. 20/10/2010 14:39 - Laurent Obertone
Alabama, je n'ai pas eu l'impression d'être particulièrement véhément, encore moins de faire du journalisme. J'ajoute que je suis parfaitement calme.
De quelle argumentation parlez-vous ? Il s'agit de description, rien de plus. Je n'ai pas à ouvrir un débat sur un tel sujet. De quoi pourrait-on débattre ? On ne débat pas d'un rien, on le constate.
Si vous voulez démontrer que Mélenchon est autre chose qu'une posture, libre à vous.
19. 20/10/2010 16:42 - pierre
Et les Morano, et les Lefebvre taxant les méthodes journalistiques de Rue 89 de "fascistes", "fascisto-trotskystes", évoquant un "retour aux années 30" (sur le plan politique et social, assurément, il y a une belle homologie), qu'en dites-vous?
Gauche et droite se font écho, monsieur Obertone, ne l'oubliez pas...
20. 20/10/2010 17:55 - Laurent Obertone
Morano et Lefebvre sont des pitres, ravis de se voir crédibilisés dans leurs postures droitières par les hurlements indignés des si prévisibles gauchistes. Cette technique de diabolisation a commencé avec l'extrême droite, puis avec la droite, puis maintenant au sein de la gauche... Ça n'est pas parce qu'on hurle au fascisme que l'on rend son adversaire de droite. Hélas, dans les faits, les gens semblent bien le croire...
21. 20/10/2010 19:06 - pierre
"Les gens"... C'est une des catégorie sémantique les plus utilisées dans la dernière campagne des cocos en 2007. Faites gaffe Obertone, vous virez à gauche ;-)
22. 20/10/2010 19:17 - Laurent Obertone
C'est juste, j'aurais dû préciser : les vrais gens. Pas ceux de la télé, mais ceux qu'on croise tous les jours. Vous devez en connaitre aussi, mais je ne sais pas si ce sont les mêmes. Ça dépend aussi de vous. Les miens, de gens, ils sont drôlement cons et ils y croient. :-)
Du coup, en l'absence de balise IPSOS personnelle, je généralise à tous les autres. Je sais, c'est pas bien de généraliser...
23. 20/10/2010 19:40 - slavkov
... socialistes des populistes de bas étages aux méthodes facistesdes années 30...
24. 21/10/2010 17:28 - René de Sévérac
Les Journalistes votent à "6% pour MM. Chirac, Madelin et Bayrou réunis"
Dans votre décompte, l'homme de la gauche "de gouvernement" ne fait que 32%.
Je résume : il y aurait, chez les journalistes deux gauches :
- celle qui propose une alternative (Jospin en 2002) et,
- celle qui conduit au vote à droite -sans voter à droite (vote impur)-
Donc le vote des journaliste est "de gauche"; cela me rappelle la remarque de M. Druon:
«Il existe deux partis de gauche en France, dont l’un s’appelle par convention la droite».
Notons que Mr Sarkozy et aussi de gauche et je comprends -moi qui l'ai quittée, il y a 20 ans- que Mélanchon s'énerve -lui qui lui est resté fidèle- de voir cette collusion entre la "gauche" médiatique et la "gauche" élyséenne.
25. 21/10/2010 20:58 - Roméo Joan
Un article sans faute.
26. 22/10/2010 15:43 - Jean paul de martinon
Ah bon c'est pas vrai que poujada est le laquais du président de france télé, lui-même laquais de sarkozy ?!?
27. 23/10/2010 03:15 - bernard
Amusez vous à mettre une petite moustache très national socialiste sur le facies de ce sinistre personnage....
28. 23/10/2010 03:15 - bernard
Amusez vous à mettre une petite moustache très national socialiste sur le facies de ce sinistre personnage....
29. 24/10/2010 15:29 - francois
Votre argumentation évite soigneusement le fond de l'histoire, cher monsieur Obertone: la critique du traitement médiatique des mouvements sociaux, ce que fait Mélenchon, à sa manière de tribun qui va à la pèche aux voix de gauche. Les grands médias (TV, journaux) traitent systématiquement les mouvements sociaux du seul point de vue des désagréments ("usagers pris en otage, blocage, séquestrations"), rarement du point de vue des revendications ou des injustices faites aux travailleurs (cf. Continental). Les journalistes TV étant pour la plupart issus de milieux bourgeois, ils sont incapables de comprendre qu'on puisse bloquer une usine simplement parce qu'on va perdre son travail / que les dirigeants sont partis / que le bassin d'emploi est sinistré / qu'il faut tirer le maximum d'indemnités de licenciement. Obnubilé par les postures et les tactiques d'un politicien, vous ne semblez tout simplement pas intéressé par cette question. Considérez-vous que le traitement par les grands médias des mouvements sociaux est juste ou injuste? Pensez-vous qu'ils penchent plutôt du côté des patrons ou des travailleurs? J'aimerais votre avis sur la question.
30. 24/10/2010 18:29 - Laurent Obertone
François, je considère que les mouvements sociaux sont surexposés et sur-valorisés, compte tenu de leur réelle importance (et des réelles motivations de certains participants). Consultez à ce sujet mon autre article : Le grand soir des culottes courtes.
réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring
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Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...
Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...
Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...
Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...