Mammuth, un beau désastre
SURLERING.COM - CULTURISME - par Pierre Poucet - le 27/04/2010 - 20 réactions -
Une vie de merde est-elle encore une valeur sûre ? Pour Delépine et Kervern, plus que jamais.
Les mecs de Groland ont le chic pour dépeindre les vies de merde ; leur rendre tout leur pathétique, leur platitude, leur loufoquerie un peu forcée. Jusqu’à parfois éclabousser les auteurs des sketches (pénibles) eux-mêmes. On peut reprocher à Delépine et Kervern leur lourdeur, on peut leur reprocher leur manichéisme, leur éloge du n’importe quoi, leur prédilection pour le scato, leurs chants d’ivrognes et leur balourdise. On peut leur reprocher beaucoup de choses. Mais il faut admettre qu’on en a un peu moins à reprocher quand on s’attaque à ce qu’il faut bien appeler leur œuvre cinématographique. Louise Michel annonçait déjà une sortie de piste, hors des rangs du film d’auteur réservé aux seuls fanatiques de Groland. Avec Mammuth, la chose se confirme : ils parviennent enfin à s’élever au-delà des misères où croupissent trop souvent leurs blagues de potaches qui ne font rire qu’un public attardé de lycéens onanistes branchés cul et picole.
Une histoire de merde.
L’histoire de Mammuth est, il fallait s’y attendre, simple et légère, totalement merdique en fait. Serge Pilardosse (Gérard Depardieu) est employé dans un abattoir spécialisé dans la viande de porc. Ambiance. Arrivé à l’âge de la retraite, il doit retrouver ses anciennes fiches de paye pour bénéficier de sa pension…S’ouvre alors une quête qui confine au débile, l’occasion pour Serge de sillonner sa région sur sa vieille bécane à la recherche de ses anciens employeurs ; l’occasion également de ressusciter ses vieux fantômes et de revenir sur les plaies du passé ; l’occasion de se frotter à la bêtise de ses contemporains comme à l’absurde de sa condition (encore) humaine dans un monde (comptable, financier, capitaliste) impitoyable – la fibre sociale du film. Et le spectateur de suivre un road trip un peu grotesque, cru, pathétique et touchant, peuplé de marginaux, de guignols, de bouffons improbables, à la limite du rationnel. Et pourtant terriblement vrais, et profondément attachants.
La merditude des choses, ou le réel des petites gens.
Enfance de merde, vie de merde, job de merde, physique de merde : voilà le personnage typiquement delépinien, parfaitement incarné par Depardieu. On nage dans une esthétique un peu glauque, grumeleuse, façon super 8 outré. En termes arendtiens, ça donnerait quelque chose comme : la crudité du vrai. Des tranches de vie sordides, presque horribles tant elles sont anodines et familières, constituent les pièces principales de ce puzzle sur lequel on aurait renversé de la mauvaise villageoise vendue par paquets de douze. « J’t’avais d’mandé d’acheter du beurre doux… T’as acheté du beurre salé… T’as pas réparé la porte des toilettes… T’as pas cherché tes papiers de retraite… T’as mal fait les courses, t’as mal bricolé, t’as mal fait ton travail… ». Les personnages sont bien évidemment tous des gueules cassées ; ils sont gras, laids, ridés, sales. On les devine puants. On frise le documentaire social ; le burlesque nous sauve du réalisme socialiste. On n’est pas loin, somme toute, des épisodes les plus tragicomiques de Stip Tease (la vieille au perroquet empaillé dont le mari construit une soucoupe volante, l’épisode des rois du tunning de Méricourt…). Catherine Pilardosse (joué par une Yolande Moreau presque belle, qu’il est bon de voir dans un rôle qui ne soit pas seulement bovin – cf. Louise Michel, où elle parviendrait presque à incarner un réfrigérateur) occupe un poste de caissière dans un supermarché minable ; Serge Pilardosse a été tour à tour vigile, saisonnier agricole – jamais déclaré parce que « trop con » -, fossoyeur, forain… le couple habite un pavillon merdique, a trois crédits sur le dos, roule en vieille Datsun sans pare brise… Du Zola. Sauce humour belge. De petites gens pour de petites histoires, banales, connes. Mais dignes d’intérêt : le réel, dans son côté le plus trash. Car il s’agit du réel qu’on ne montre pas, le réel de la marge, des petits. Un réel qu’on enfouit parce qu’il n’est pas dans les canons d’une existence parfaite, lisse, façon publicité pour shampoing. Un réel que l’on relègue dans les marges, créant nos propres monstres. Moche, mais atrocement vrai. Absurde également, mais comme la vie peut l’être.
La poésie du merdique.
On plaiderait volontiers en faveur de l’étiquette « réalisme poétique » pour ce film, tant la simplicité et le naturel du traitement réservé aux personnages – légèrement débiles, bestiaux – saisis dans leur quotidien – pathétique – parviennent à rendre beau ce qu’il y a de plus immédiatement laid, nature humaine en tête. Tout en évitant le piège de la mièvrerie, Delépine et Kervern réussissent à sublimer la part immonde et un peu monstrueuse de leur univers, le nôtre. Ils jettent une lumière sale et crue sur ces semi marginaux qui le sont tout autant. Et ce au bénéfice d’un réalisme rehaussé par l’accent mis sur l’émotion brute et presque animale des acteurs. Depardieu, ici, est magistral. Sans compter la fulgurance des apparitions spectrales d’Adjani en morte-vivante.
Delépine et Kervern signent ici une œuvre qui tient à la fois du réalisme social, de l’art brut et naïf. La poésie s’y insinue progressivement grâce à une sensibilité à la fois trash et touchante. Au plus près de l’humain, trop humain, rien, ici, ne semble retouché. Tout est aussi plat, vile et sale que peut l’être la réalité. L’atmosphère de ce film, finalement, ainsi que son esthétique, ont quelque chose d’un acte politique, aux antipodes des imageries publicitaires criardes, de l’illusion télévisuelle, de l’imaginaire Photoshop, des paillettes salopardes lancées par les marchands de mensonges, nihilistes. Un film comme un cri hilare socialiste – donc nécessairement caricatural –, décalé, marginal, volontairement et nécessairement idiot servant admirablement le propos. Juste une question : jusqu’où va le clin d’œil à Gaspar Noe ?
Pierre Poucet
Sur le net, les amoureux de l'art brut, foireux et merdique peuvent
prolonger le délire en les multipliant :
http://www.konsstrukt.blogspot.com/ ou www.viedemerde.fr
Mammuth, de Benoît Delépine et Gustave Kervern, sortie en salle le 21 avril.
Toutes les réactions (20)
1. 27/04/2010 16:10 - Amaury Watremez
Je suis fan, tout comme j'adore Depardieu, cet ogre magnifique.
http://mesterressaintes.hautetfort.com/
2. 27/04/2010 16:14 - Bardamu
Excellente chronique! Malgré la touche Groland, j'ai trouvé ce film fort touchant et définitivement humain. Une bouffée d'oxygène. ça change des pseudo-drames sur les problèmes de couples de quarantenaires à la dérive...
3. 27/04/2010 17:15 - Pierre Poucet
Ouais, autre chose que La merditude des choses, assez comparable. Ce film était un torchon pathétique. Dans les deux sens du terme, d'ailleurs. Qu'avez-vous pensé de Louise Michel, Bardamu? (joli pseudo célinien, ça).
4. 27/04/2010 19:40 - Pierre Schneider
Cher Pierre, encore une chronique de vous qui me donne envie d'aller fréquenter l'objet ou le usjet chroniqué. Il y a de quoi, tant _Louise-Michel_ m'avait déplu et paru être la représentation d'un milieu prolo recomposé par des nantis désireux avant tout de faire "peuple", "authentique" et "compassionnel" sans avoir la moindre idée de ce dont ils parlaient. La différence avec "strip tease", justement, c'est que l'un est un reportage et l'autre une fiction.
Yolande Moreau en train de plumer le pigeon, c'est loufoque sur le moment - mais quand on se demande l'intention des réalisateurs, on ne voit plus que du socialisme de salon et de la bonne conscience tarifée. Ainsi donc "Mammuth" est mieux : on ira peut-être le voir s'il reste à l'écran assez longtemps.
5. 27/04/2010 22:33 - Bardamu
@Pierre Poucet
J'avais apprécié l'humour noir de "Louise Michel". Ce qui m'a étonné avec "Mammuth", c'est son ton résolument dramatique alors que tout prêtait à croire (en particulier la bande annonce) que ce serait un film comique...
6. 28/04/2010 09:15 - Pierre Martin
Voilà résolument une putain de chronique.
Avec comme l'envie de s'enterrer dans une sal(l)e obscure pour le 1er mai.
Bonne fête du travail, alors.
7. 28/04/2010 09:32 - Aurélien
Merci pour la chronique. J'ai été plus qu'échaudé par Louise Michel. Trop grolandesque : un humour qui se veut révélateur des petites gens, des petits travers de la vie mais qui au final a cette condescendance bien bourgeoise et arriviste. En vous lisant j'ai bien peur de retrouver tout cela dans ce film...
8. 30/04/2010 23:37 - dimitrios
un film d un misérabilisme exaspérant
un scénario d une simplicité déconcertante: plonger des personnages dans ce qui se fait de pire, dans des situations des plus misérables...
une succession de scènettes extremement caricaturales
une réussite toutefois: convaincre depardieu, adjani, mouglalis de jouer dans ce film
9. 01/05/2010 18:52 - spitfire
Le cinéma français ne pourra plus jamais raconter une "histoire" autre que celle de sa propre disparition.
Les "petites gens" ! voici son seul horizon.
des héros ?
Des "super-héros" ?
Ne serait-ce qu'un pompier new-yorkais ?
Non, c'est soit Delepine soit Luc Besson !
Où sont les "modèles" ? Où est passé l'imaginaire ?
La littérature nationale ?
On a le droit de rire ?
10. 01/05/2010 20:25 - Pierre poucet
Oui, Spitfire, je ris, de vous.
11. 02/05/2010 03:03 - Lo
Jolie chronique (ce n'est pas ironique) pour un film que j'ai trouvé affligeant...
Le réel des petites gens ? Plutôt le fantasme délirant et obscène de bobos graveleux. Mauvais gags, pas de scénario, seul Depardieu par son interprétation se tire de ce bourbier infâme et méprisant.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu une telle bouse étalée sur la toile.
12. 02/05/2010 03:06 - Fog
@lo : entièrement d'accord, une bouse malsaine d'un thême finissant et même pas drôle.
13. 02/05/2010 11:36 - Amaury Watremez
On peut aimer un film de gôche et être de droite, et réciproquement, on ne se compromet pas pour autant. Sinon, qu'est-ce qu'on s'emmerderait !
Là le film parle de toutes petites gens sans misérabilisme car c'est pire dans la réalité, il suffit pour cela de faire l'expérience d'un car de province tôt le matin, ou du train de banlieue à potron minet, la misère étant non seulement matérielle mais intellectuelle et spirituelle.
14. 02/05/2010 13:39 - Lo
Cher Amaury,
Loin de moi l'idée d'opposer les cinéphiles de "gauche" ou de "droite". La question n'est pas là je crois.
La misère dont vous parlez existe certes mais le film ne l'aborde pas à mon sens: les sculptures en peluches par exemple, savez vous qu'elles sont exposées en plein quartier Montmartois (Lucas Braastad à la Halle St Pierre) ? On appelle ça de "l'art brut" dans les milieux autorisés.
Joli stigmate de la pauvreté provinciale n'est-ce pas ?
15. 02/05/2010 14:40 - Amaury Watremez
La pauvreté est loin d'être provinciale, "l'art brut" est effectivement un truc de bobos, pas ce film, quel rapport d'ailleurs ? La sculpture sur nounours est le genre de conneries qui se pratiquait déjà du temps de Robert de Montesquiou.
Moi j'aime bien aller m'immerger dans un café de petite ville, me mêler aux conversations, c'est de l'excellente sociologie.
16. 02/05/2010 14:45 - Pierre Poucet
Oui, d'accord avec vous Amaury. De la simplicité brute. Rien de délirant ni d'obscène ni de graveleux dans cet univers. C'est méconnaître ce dont vous parlez, Lo, que de parler ainsi. Et le côté bouseux, me semble-t-il, tout à l'avantage du film et fort à propos, est précisément ce sur quoi vous daignez ne pas poser votre regard. Classique.
17. 02/05/2010 17:47 - Lo
Pierre,
Vous dites que "je ne daigne pas poser mon regard sur le côté bouseux" et que cela est "classique". Me voilà donc classé et "casé".
Permettez-moi de vous ennuyer avec un petite anecdote personnelle, je vais essayer d'être concis.
Comme chacun je pense, j'ai eu mon lot de galères et petits boulots. J'ai vécu plusieurs années dans notre belle province de Bretagne. A l'époque, je ramais au quotidien pour bouffer et tenir ma paillasse propre, je n'avais rien d'autre qu'un emploi de collecte de tomates sous serre.
Bien content de gagner ma croûte, j'ai marché "en canard" dix heures durant le jour pendant vingt-quatre mois (pardonnez moi de compter en mois et pas en années calendaires...Un vieux réflexe de taulard) entre les plants de fruits dopés, avec en fond sonore les chansons de Radio Bleue.
Je me souviens encore de la première pose déjeuner.
Heureux de déplier mes 1m95, ma gammelle à la main, je décidais de rejoindre le petit groupe
d'ouvriers agricoles dans une sorte de cantine grise au fond de l'exploitation. Un bâtiment
de parpaings sans la moindre fenêtre, éclairé au néon.
Naïvement, j'avais préféré venir m'assoir à côté d'une femme au corps définitivement tordu de n'avoir pu s'arracher à cet enfer. En quelques mots, on m'a fait comprendre que les hommes mangeaient avec les hommes, dans l'autre pièce du bunker.
Oui la misère existe.
J'en ai goûté la saveur amère, moins que d'autres je le reconnais puisque je trouvais encore des ressources le soir pour oublier la douleur physique et lire mes chers bouquins.
Je n'allais pas au café pour me mêler aux conversations, je buvais.
Peut être étais-je l'objet sociologique d'Amaury. Cela m'amuse de l'imaginer aujourd'hui.
J'ai eu la chance de m'en sortir. De trouver d'autres petits boulots, divers et variés comme l'encadrement de foyers d'handicapés mentaux (en Normandie cette fois-ci: un lieu nommé Ecorcheboeuf, ça ne s'invente pas un nom pareil !), pour enfin trouver ma petite place au soleil. Fragile certes mais là je ne fais pas exception n'est-ce pas ?
C'est votre réaction, Pierre, qui est "classique" et qui m'invite à mettre quelques points sur les i. Vous avez cru avoir une idée précise sur mes positions, vous vous êtes trompé, cela n'a pas d'importance, tout comme moi finalement.
Ma critique du film n'engage que moi, je conçois m'être trompé mais dans ce cas je ne suis pas seul: le malaise était palpable à la fin de la projection. Non pas que les gens aient été dérangés dans leur certitude, nous avons échangés quelques minutes entre inconnus et c'est bien la manière de traiter ce sujet qui motivait la déception et parfois un certain dégoût.
J'ai promis de faire court, c'est raté, je ne suis pas Pascal.
Mes respects.
18. 02/05/2010 17:48 - Lo
nb: pour ce qui est des peluches, je disais simplement qu'une telle idée ne viendra jamais du terreau populaire, je mettais donc juste l'accent sur le décalage entre le soi-disant réalisme des auteurs et la réalité. Le puzzle était de bien meilleur ton.
Ce genre de loisirs récréatifs ou d'escroquerie artistique est banal et pas d'hier je vous le concède mais toujours l'oeuvre d'une classe qui ne souffre pas de la misère.
nb2: qui a dit que la misère était uniquement provinciale. Pas moi. Je remarquais simplement
que la plupart des scènes du film ne se situaient pas à Paris. C'est tout.
nb3: Notre petite discussion soulève un problème majeur avec les forums virtuels. On extrait une phrase ou quelques mots et on tourne autour du pot sur des dizaines de posts pour finalement ne jamais dialoguer.Je ne dis pas que ce sera le cas ici, je ne le souhaite pas.
Mon dieu quel pavé, pardon.
19. 02/05/2010 19:37 - Amaury Watremez
Lo,
Comme le dit si bien votre dernier commentaire, on classe vite dans le net. Ce que je dis c'est que je m'en fous de la sociologie, des z-inrocks ou d'un pavé quelconque, je m'intéresse aux gens, le discours autour, idéologique machin pouèt pouèt, n'a aucun intérêt. Et oui, on apprend beaucoup sur la société française ainsi.
Quand vous parlez de vous, vous ne savez pas ce que l'autre vie, partez-vous du principe que votre témoignage est plus intéressant car vous l'avez vécu ? Moi non en tout cas. Quant à l'étaler...
Un petit retour enfin sur le côté supposé bobo des auteurs du film, Delépine vit à Angoulême et a toujours revendiqué ses origines paysannes picards, Kervern est breton bretonnant à 100 %, je pourrais parler de Delorme (Moustic) qui est du pays basque ou de Küntz qui est alsacien.
20. 02/05/2010 21:02 - Lo
Amaury,
Je ne crois pas que le discours soit si innocent et sans intérêt: ce sont finalement les mots qui gouvernent le monde, les mots de la politique, de la pub, de l'échange amoureux comme commercial, etc.
Je ne crois pas vous avoir classé. C'est vous qui parliez de sociologie, donc d'une étude...
Je ne pense pas davantage que mon témoignage soit plus intéressant qu'un autre, il a juste le mérite d'avoir été vécu et de répondre ainsi à une forme de doute exprimé par Pierre: ne pas avoir poser mon regard sur le sujet. Si vous m'avez bien lu, ce fameux regard je l'ai posé, voilà tout.
Pas d'autre prétention. Quant à mon impudeur, cet "étalage" comme vous dites, vous avez sans doute raison. Mais que faites vous donc sur votre blog sinon vous exposer avec la même impudeur ? D'aucuns pourraient vous faire remarquer que les pensées d'Amaury ne valent pas un blog, que le monde réel et virtuel est déjà assez pollué par les apprentis penseurs et "écrivants", je ne le ferai pas.
Pour ce qui est des origines, c'est un autre débat, naître à un endroit précis ne définit pas ipso facto votre identité culturelle, affective et intellectuelle.
Si ce qui vous intéresse ce sont les personnes dites-vous, n'est-il pas vain de discuter ici (je m'interroge alors encore sur votre démarche de Blog personnel, n'exposez vous pas vos idées et conceptions ? Chacun ses loisirs, ce n'est pas un jugement je le précise puisque c'est nécessaire).
Nous ne nous connaissons pas, il aurait fallu se rencontrer, ce qui confirme la vacuité des débats contradictoires sur les forums virtuels.
Je retourne donc à ma condition de lecteur silencieux.
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Dernière réaction Je suis fan, tout comme j'adore Depardieu, cet ogre magnifique.
http://mesterressaintes.hautetfort.com/  27/04/2010 16:10 Amaury Watremez
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