West Memphis Three, la téméraire erreur judiciaireSURLERING.COM - MURDER BALLADS - par Mathieu Bollon - le 13/05/2010 - 2 réactions -
« Justice Is Lost, Justice Is Raped, Justice Is Gone, Pulling Your Strings, Justice Is Done, Seeking No Truth, Winning Is All, Find it So Grim, So True, So Real. Lady Justice Has Been Raped, Truth Assassin, Rolls of Red Tape Seal Your Lips, Now You're Done in, Their Money Tips Her Scales Again, Make Your Deal, Just What Is Truth? I Cannot Tell, Cannot Feel » Metallica, And justice for all « Celui qui tue un homme tue un être raisonnable créé à la ressemblance de Dieu, mais celui qui détruit un grand livre anéantit la raison elle-même » John Milton, Aeropagitica Pour beaucoup de nos contemporains, le mot à consonance biblique de Salem évoque tout au plus le souvenir d'un énième film de série B traitant de sorcellerie, au scénario particulièrement cheap aux effets spéciaux inexistants. Moins nombreux sont ceux qui savent que ce nom fait référence à une authentique affaire de chasse aux sorcières, survenue dans le Massachusetts à la fin du 17ème siècle dans une ville du même nom, et devenue depuis un symbole de l'obscurantisme. Cette dernière a inspiré notamment une célèbre pièce de théâtre d'Arthur Miller, ainsi que d'innombrables films et livres de qualité inégale. Enfin, une infime poignée d'entre nous sait que cette affaire ne fut que le prologue à une autre, survenue dans les années 90 dans la ville de West Memphis, Arkansas. En 1993, suite à la découverte macabre des corps mutilés de trois enfants dans un terrain jouxtant une autoroute, trois adolescents, Damien Echols, Jessie Misskelley et Jason Baldwin, seront inculpés sur le seul motif qu'ils étaient différents. Cette tragédie frappera les esprits et sera le point de départ d'une des affaires criminelles les plus retentissantes de ces dernières décennies, quoique très peu connue de ce côté-ci de l'Atlantique. L'enquête sur les meurtres fera l'objet de multiples rebondissements. Depuis leur condamnation en 1994, ces trois jeunes ne cessent d'accumuler les soutiens, dont certains proviennent de personnalités célèbres comme Johnny Depp ou Winona Ryder, et leur histoire a même fait l'objet d'un film documentaire prodigieux, Paradise lost [1], et de plusieurs livres. Le récit de cette affaire dans les pages couleur plasma de Murder Ballads, au cœur même du Ring.Genèse d'une tragédieLe soir du 5 mai 1993, trois jeunes garçons de la ville de West Memphis dans l'Arkansas, James M. Moore, Steven E. Branch et Christopher M. Byers, scolarisés ensemble à la Weaver Elementary School, sont portés disparus. Leurs familles sont sans nouvelles d'eux. Ils ne se sont pas présentés chez eux après la sortie de l'école. Ils ont été vus pour la dernière fois ensemble entre 17h30 et 18h, près d'un endroit du nom de Robin Hood Hills, qui sert aux enfants de terrain de jeu. Le beau-père de Christopher, John Mark Byers, est le premier à avertir le shérif de la disparition des trois enfants. Dans la nuit du 5 au 6 mai 1993, la police entreprend des recherches dans cette zone. Vers 13h45, l'officier de police Steve Jones repère une chaussure d'enfant de couleur noire, flottant à la surface d'un ruisseau se déversant dans un canal de drainage. Quelques instants plus tard, le sergent Mike Allen découvre le premier corps. Environ une heure après, suivra la découverte des deux autres corps, qui sont retirés du ruisseau par les officiers. A 16 heures, le médecin légiste Ken Hale constate la mort des trois enfants. La police retrouvera sur les lieux les bicyclettes des trois enfants et leurs vêtements, noyés au fond du canal de drainage, ainsi que l'empreinte d'une chaussure de sport. Les premières constatations de l'autopsie ne permirent pas de conclure à une agression sexuelle sur les enfants. Les corps de James M. Moore, Steven E. Branch et Christopher M. Byers, tous âgés de huit ans, ont été retrouvés nus, les poignets attachés aux chevilles à l'aide de lacets de chaussures et portant chacun des traces extérieures de violences notamment à la tête et au torse ainsi que des morsures et de multiples contusions sur l'ensemble du corps. Parmi les trois corps, celui de Christopher M. Byers est celui qui a reçu les coups les plus violents, sans compter un détail particulièrement sordide : son cadavre porte les stigmates d'une ablation des parties génitales à l'aide d'un couteau ou d'un scalpel. Enfin, son bas-ventre a été lacéré de coups de couteau. Les analyses toxicologiques révèleront la présence d'une substance psychoactive, la Carbamazepine, dans le sang de ce dernier. Les enquêteurs ne retrouveront aucune trace de sang sur la scène de crime. La lividité des corps permit de dater la mort à environ dix heures, soit le jour même peu après l'aube. Les premières pistesLe lendemain de la découverte des corps, le lieutenant James Sudbury de la West Memphis Police Department et l'officier Steve Jones, qui appartient à un corps spécialisé dans la répression de la délinquance juvénile, ont une conversation au cours de laquelle ils s'entendent sur le fait que le crime a dû être commis dans le cadre d'un sacrifice rituel. L'officier Steve Jones cite alors spontanément le nom d'un adolescent de la région, Damien Echols, qui est le seul capable selon lui de commettre un tel crime rituel. Les deux hommes décident alors de rendre directement visite à ce dernier à son domicile afin de l'interroger. Ce jour-là, alors qu'il prend une photographie du suspect à l'aide d'un polaroid, le lieutenant Sudbury remarque un détail qui lui semble intéressant dans le cadre de l'enquête, à savoir un tatouage sur la poitrine représentant un pentagramme. Durant son interrogatoire, Echols donne l'impression aux enquêteurs d'en savoir beaucoup sur l'affaire. En réalité, les détails sordides de cette affaire, notamment le fait que Christopher M. Byers ait été émasculé, étaient connus de tous dès l'annonce du meurtre. A l'issue de cet entretien, aucune charge ne pouvant être retenue contre lui, Damien Echols sera libéré. Né le 11 décembre 1974, Echols, qui s'appelait en réalité Michael Wayne Hutcheson, a alors tout du coupable idéal. Issu d'une famille de parents divorcés, il avait repris le nom de son beau-père, Jack Echols, une fois sa mère remariée. Il avait alors 13 ans et se sentait déjà différent de ses camarades de classe avec lesquels il parlait peu. A l'âge de 15 ans, au fur et à mesure que ses relations se détérioraient avec sa mère, Damien Echols commença à cultiver sa différence avec les autres. Tout de noir vêtu, il porte en permanence une longue redingote de cuir noir et ce quelque soit le temps. En quête d'identité, il a tout d'abord tenté de trouver un sens à sa vie en fréquentant l'église pentecôtiste que lui avait conseillé son beau-père, mais sans succès. Il s'était ensuite tourné vers d'autres religions, comme le bouddhisme, l'hindouisme et l'islam avant de se tourner vers le catholicisme. Il aurait alors décidé de changer son prénom pour celui de Damien en référence au Père Damien, un prêtre catholique qui s'occupait de lépreux sur l'île hawaïenne de Molokai. Mais la rumeur courait, dans la région, rumeur selon laquelle il aurait chosi de se faire appeler Damien en référence à la trilogie cinématographique Omen [2]. Après quelques tentatives de suicide, Damien Echols se détache peu à peu du catholicisme pour se tourner définitivement vers le paganisme. Attiré par le culte de la nature, le druidisme et la Wicca [3], il croit enfin trouver sa voie. Après avoir eu une première fois affaire à la police à l'age de 17 ans pour une affaire de cambriolage présumé alors qu'il avait fugué avec sa petite amie, Damien Echols sombre progressivement dans la dépression et l'alcoolisme. Après quelques mois passés en hôpital psychiatrique, Damien retourne vivre au domicile de ses parents à West Memphis. Les aveux de JessieLes policiers avaient alors l'intime conviction que Damien Echols était lié à cette affaire mais, pour l'inculper, il leur fallait des preuves matérielles. Ils rendirent alors de plus en plus fréquemment visite à Damien Echols et son meilleur ami, Jason Baldwin. Le jour de la découverte des corps, un jeune garçon du nom d'Aaron Hutcheson fit une déposition, prétendant avoir vu des hommes parlant espagnol près du lieu du crime. Mais ce témoignage était trop flou et ne permit pas de relier Damien et Jason à l'affaire. Le lendemain, sa mère Vicki Hutcheson révéla à la police avoir participé à une Esbat (célébration rituelle de la pleine lune dans la Wicca) en Arizona, en compagnie de Damien Echols et Jessie Misskelley. Ce témoignage, dont la véracité est plus qu'hypothétique, servit à démontrer les activités satanistes des jeunes garçons. Interrogé le 3 juin 1993 dans les locaux de la WMPD (West Memphis Police Department), Jessie Misskelley, âgé alors de 17 ans, avoua au bout de plusieurs heures d'un interrogatoire éprouvant sa participation au meurtre des trois enfants et livra les noms de ses deux complices, Damien Echols et Jason Baldwin. Dans ses aveux, Jessie Misskelley prétendit avoir joué un rôle passif, se contentant d'observer Damien et Jason molester les trois enfants. Il accusa ses deux complices d'avoir forcé les enfants à leur faire une fellation. Dans sa déposition, il avoua néanmoins avoir aidé à rattraper l'un des trois enfants qui avait tenté de s'enfuir. Interrogé sur la dimension rituelle des meurtres, Jessie expliqua qu'il participait avec les deux autres adolescents à des orgies et des rites d'initiation dans les bois depuis trois mois. Au cours de ces réunions, il leur arrivait de tuer des chiens avant de les dévorer. Il précisa aussi que le jour du meurtre, Damien était tout de noir vêtu tandis que Jason portait un jean et un tee-shirt de Metallica, ce qui revêtait une importance aux yeux des enquêteurs. Il prétendit aussi que les meurtres étaient prémédités de longue date et que ses deux complices lui avaient montré une photographie des trois enfants qu'ils avaient prise eux-mêmes. Plus tard, Jessie reviendra sur ses aveux, expliquant qu'il avait parlé sous la pression des policiers et que rien de tout cela n'était vrai. Il peut être important de souligner que le QI de Jessie Misskelley était de 72, ce qui est proche de celui d'un retardé mental. Au cours des différents interrogatoires qu'il subit, Jessie livra des versions antérieures des faits, ce qui fit dire à un expert que ses aveux étaient le fruit de son imagination. Cependant, il n'en fallut pas plus pour permettre aux policiers de West Memphis de procéder à leur arrestation. Lors des perquisitions effectuées aux domiciles des trois suspects, les enquêteurs recueillirent un certain nombre de pièces à conviction, notamment des vêtements et des livres et écrits traitant d'occultisme. Les analyses ADN sur les vêtements de Jason et Damien ne permirent pas d'établir de preuves formelles contre eux, pas plus que la découverte d'un couteau à dents de scie sur un terrain se trouvant derrière la maison de Jason. Les suites de l'enquêteEn l'absence de preuves matérielles formelles permettant de confondre les trois accusés, la police multiplia les interrogatoires dans l'entourage des trois adolescents. Aucun de ces individus ne put confirmer avoir déjà vu les trois adolescents ensemble par le passé. Jason et Damien, âgés respectivement de 16 et 18 ans au moment de leur arrestation, partageaient des goûts communs, notamment musicaux, et étaient devenus pour cette raison les meilleurs amis du monde. Les deux adolescents avaient fait connaissance de Jessie Misskelley à l'école mais n'étaient pas pour autant devenus amis avec lui. A force d'interrogatoires, la police réussit à obtenir divers témoignages tendant à démontrer la culpabilité des trois adolescents, notamment celui de Jerry Driver qui certifia avoir vu Jason, Damien et Jessie marcher ensemble près des lieux du crime. Un autre témoin, Michael Carson, certifia que Jessie lui avait avoué avoir tué les enfants, ajoutant même avoir démembré les enfants et dévoré leurs parties génitales. La crédibilité de ce témoignage est à relativiser, compte tenu du fait que Michel Carson avait été diagnostiqué à l'époque comme souffrant d'une dépendance au LSD. Mais le juge Burnett avait alors exigé des avocats de la défense de passer ce détail sous silence, estimant que cela ne constituait pas un argument suffisant pour juger de la recevabilité ou non de ce témoignage. Afin de démontrer la culpabilité des trois adolescents, l'État fit appel aux avis d'un expert, le Dr Dale Griffis, spécialiste des crimes rituels satanistes, qui se considérait lui-même comme un Cult Cop. Celui-ci releva d'innombrables éléments tendant à prouver, selon lui, que ce meurtre portrait la trace du satanisme, reprenant notamment l'argument selon lequel Jason et Damien avait participé à une célébration de la pleine lune dans la tradition de la Wicca quelques temps avant. Force est de constater que cet argument n'est pas valable dans la mesure où la Wicca est un mouvement néo-païen, et n'a donc rien à voir avec le satanisme. En effet, le diable n'est-il pas avant tout un concept chrétien ? Enfin, le chiffre trois n'a aucune signification pour les adeptes de la Wicca, ce qui n'est pas le cas du christianisme où il symbolise la trinité. Cependant, les avis formulés par ce soit-disant « expert » eurent l'impact désiré lors du procès de Jessie Misskelley qui sera reconnu coupable et condamné à la prison à vie en février 1994. A leur tour, Damien Echols et Jason Baldwin seront jugés et reconnus coupables des meurtres à l'issue de leur procès le 18 avril 1994. Damien Echols a été condamné à mort et doit être exécuté par injection létale. Jason Baldwin a été condamné à perpétuité. Les autres suspectsBien qu'ils aient été reconnus coupables et condamnés, les West Memphis Three ne sont pas les seuls suspects dans cette affaire. Le soir des meurtres, la police reçut un coup de fil de Marty King, le manager du restaurant Mr Bojangles, près de Robin Hood Hills où ont été retrouvés les corps. Ce dernier les avait averti de la présence d'un homme noir, couvert de sang et de boue, dans les toilettes des femmes pendant près d'une heure. Après la découverte des corps, la police se rendit dans ce restaurant pour effectuer des prélèvements de sang dans les toilettes. Malheureusement, ces échantillons ont mystérieusement disparu et aucune analyse n'a pu être faite. De surcroît, l'un des cheveux retrouvés sur les vêtements des enfants a été analysé comme étant d'origine négroïde. Par ailleurs, des soupçons pèsent aussi sur John Mark Byers, le beau-père de Christopher M. Byers, qui compte parmi les victimes. En novembre 1993, il a été interrogé par des officiers de la WMPD après qu'il ait donné un couteau à un membre de l'équipe technique qui tournait le documentaire de HBO sur l'affaire, Paradise Lost. Il affirma avoir voulu s'en débarrasser et déclara que c'était un cadeau de sa femme Melissa, qu'il ne s'en était jamais servi. Il ajouta qu'il était certain que personne dans la famille n'avait pu se couper avec ce couteau. Cependant, l'analyse révéla la présence de sang sur l'objet. John Mark Byers se défendit tout d'abord en expliquant qu'il s'en était servi pour couper de la viande. Lorsque les policiers lui révélèrent que le sang en question était du même type que celui de Christopher, il affirma ne pas savoir par quel moyen le sang de ce dernier avait pu se retrouver là. Mais les conclusions des analyses ne permirent pas de déterminer si ce sang était celui de John ou de Christopher Byers puisqu'ils avaient le même génotype. Enfin, le deuxième cheveu retrouvé sur les vêtements des victimes était de type caucasien mais pouvait être celui de John Mark Byers comme celui de Damien Echols. Lors d'un interrogatoire de police, John Mark Byers expliqua prendre régulièrement des antidépresseurs, notamment du Tegretol dont le nom scientifique est la Carbamazepine. Or, ce médicament est justement celui qui avait été retrouvé dans le sang de Christopher M. Byers. De plus, John Mark Byers était connu pour être violent et avait été reconnu coupable de cambriolage dans la maison de voisins. Sous la pression, ce dernier a accepté de passer au détecteur de mensonge et le test n'a rien révélé d'irrégulier. Cependant, le comité de défense des West Memphis Three conteste ces conclusions, prétextant qu'il était sous antidépresseurs et que la prise de ce type de médicaments peut affecter les résultats de ce test. De nouveaux éléments de preuveDe nombreux éléments matériels plaident en la faveur de l'innocence des trois jeunes inculpés. Par exemple, l'empreinte de pas retrouvée sur les lieux du crime ne correspond à aucune chaussure de sport appartenant à Jason, Damien ou Jessie. De même, les comparaisons faites entre la dentition des adolescents et les marques de morsures retrouvés sur le front de Steve Branch n'ont pas permis d'établir de lien formel. L'analyse de la dentition de John Mark Byers n'a, elle, jamais pu être effectuée puisque ce dernier a perdu ses dents en 1997 et porte actuellement un dentier. Ce dernier n'a jamais été en mesure de donner d'explications convaincantes à ce propos, prétextant tout d'abord les avoir perdu au cours d'une bagarre puis avoir pris un traitement médical qui aurait provoqué la chute de ses dents. En octobre 2003, Vicki Hutcheson, qui avait affirmé avoir participé à un réunion de la Wicca avec Jessie et Damien et avait joué un rôle majeur dans l'arrestation des trois garçons, déclara à la presse avoir subi des pressions de la part de la police et parlé sous la contrainte. En 2007, de nouvelles analyses ADN ont été réalisées, notamment sur les cheveux retrouvés sur les vêtements des victimes, qui n'ont pas permis d'établir formellement la culpabilité des West Memphis Three. Enfin, contacté par l'avocat de Jessie Misskelley, le profiler Brent Turvey, basé en Californie, rendit un rapport après analyse complète des éléments de l'affaire. Ses conclusions vont à l'encontre de la version officielle et tendent à blanchir les accusés. Selon lui, les trois enfants n'ont pu être tués sur place, compte tenu de l'absence de sang sur les lieux de la découverte. Leurs corps ont dû être transportés et noyés dans le ruisseau. Cela implique que les victimes connaissaient leur agresseur. Le fait que le corps de Christopher M. Byers ait subi des violences plus cruelles que les autres signifie que l'agresseur nourrissait un désir de vengeance et une haine particulière pour ce dernier. Les deux autres enfants ont pu être seulement des victimes collatérales. Enfin, la cruauté des blessures implique que l'agresseur avait une carrure imposante et une force qui lui donnait une supériorité naturelle par rapport à ses victimes. Tout cela semble écarter de manière sérieuse la thèse de la culpabilité des trois adolescents. Epilogue Fin 2007, John Mark Byers a annoncé qu'il était désormais convaincu de l'innocence de Damien Echols, James Baldwin et Jessie Misskelley. Le 29 octobre 2007, les avocats de Damien Echols ont exigé l'organisation d'un nouveau procès afin de démontrer l'innocence de leur client mais leur demande fut rejetée par le juge David Burnett le 10 septembre 2008, prétextant que les analyses ADN n'avaient pas permis d'innocenter complètement les trois adolescents. Damien Echols devrait faire appel de son jugement devant la Cour Suprême de l'Arkansas. En attendant, un groupe de soutien s'est formé [4] pour obtenir leur libération. Mathieu Bollon 1 : Documentaire en deux parties sur les West Memphis Three réalisé par Bruce Sinofsky et Joe Berlinger http://video.fnac.com/a2477755/Coffret-Paradise-Lost-Paradise-Lost-2-Revelations-DVD-Zone-2?PID=3 Le commander : http://www.amazon.fr/Paradise-Lost-Child-Murders-Revelations/dp/B0009OJ92M/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=dvd&qid=1273788401&sr=8-2 3 : La Malédiction (Omen) est un film réalisé en 1976 par Richard Donner dans lequel un jeune enfant, Damien, est en réalité l'Antéchrist. 3 : Mouvement religieux néo-païen basé sur un culte de la nature et créé par Gerald Gardner http://fr.wikipedia.org/wiki/Wicca 3 : http://www.wm3.org/ Toutes les réactions (2)1. 14/05/2010 15:45 - Myers
2. 14/05/2010 17:56 - Natasha
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J'ai vu le doc, acheté sur amazon, une tuerie. La justice ne peut plus se désavouer. C'est terminé. ![]() Articles les plus lus
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