Sur le RING

Les voyages forment la jeunesse

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Thibaut Kaeser - le 01/05/2004 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

New-York post Twin Towers par Thibaut Kaeser : voici une des pages-plages célèbres de Ring. Fin de transmission, décollage immédiat.

magazine lidealiste

L
es voyages forment la jeunesse, répète-t-on à l'envi. Soit. Je le veux bien. Voyager, voici une bien belle idée, une opportunité qui n'est d'ailleurs pas forcément donnée à tout le monde ; aucune raison de la refuser, sauf si on a peur de l'avion, du contrôleur de billet, voire du chef de gare - mais l'uniforme n'impressionne plus, signe des temps ; voir l'actualité, ce n'est un secret pour personne. La jeunesse ! Ah, vertes années... Adieu, veaux, vaches, cochons... il faut bien que jeunesse se passe... Dès qu'on en parle, on la regrette. On doit donc vieillir très vite. Et si la jeunesse se racornissait plus vite qu'on ne le pense ?

Cette perspective n'est guère enthousiasmante, à l'exception de ceux qui n'ont jamais cru totalement aux proverbes, aux maximes convenues - beaucoup trop convenables pour être crédibles - et qui préfèrent se dire qu'elle est, pour certains, oui, éternelle, notre jeunesse. Ne nourrit-on pas un vieil et cher amour ? Encore une question de secret, mais un vrai, ici. Alors chut... ! Et entendons-nous bien : je n'ai aucune adresse de chirurgien plastique à communiquer. D'ailleurs, je n'aime pas la communication, je préfère voyager.

Voyages, voyages...

Les voyages forment la jeunesse ? S'agirait-il seulement de partir vierge et de revenir formé, ou seulement de s'enrichir de lointaines échappées ? Je crains en effet le pire derrière ce terme platement scolaire (former). Et ne peux m'empêcher d'en rire : il faudra bien un jour que l'on parle des séjours que les jeunes gens de vingt ans ont effectué, hier comme aujourd'hui (sans oublier demain). Le sujet du prochain roman cul-cul-tissime ! A l'heure de la mort des idéologies, ils étaient (sont) encore nombreux à partir pour l'Inde, croyant y croiser Bouddha, espérant s'y découvrir très spirituels, et en revenir avec le constat que la plus grande démocratie du monde (l'argument ultime du voyage !) est hindoue - et que fumer de l'herbe n'élève donc pas nécessairement l'esprit.

Ou encore, à s'envoler pour Cuba, espérant découvrir le socialisme sous les tropiques, le « vrai communisme, pas la Russie des soviets, allons donc ! » (une question de température en somme) et en revenir aussi cons que leurs aînés. Je n'hésite donc pas à affirmer haut et fort que les Japonais constituent une race supérieure, surclassant de loin les palots de gauche. Si les ressortissants de l'Empire du Soleil Levant voyagent trop vite et admirent monuments et environnements en les mitraillant, ils savent au moins quel est le régime du pays visité. Ce qui s'appelle la lucidité.

La jeunesse ?

Mais on pardonne tout à la jeunesse, nous le savons bien. On l'excuse. Elle a le droit et même l'apanage de s'exprimer, de dire n'importe quoi sur presque tout, à l'exception de quelques sujets, allons donc ! Pour le reste, vous pouvez y aller franco. Autrement dit, pour ceux qui ont de la peine à comprendre (comme moi), il y a des choses qui se disent et d'autres pas, mais alors pas du tout. Ce point de vue est plutôt rassurant, non ? On ne risque rien. On bêle, on mâche, on rumine. On se rassure en troupeau, cela fâche moins, et puis on est entre gens convenables, après tout. Gentils versus méchants. Qui a dit que le conformisme était l'apanage d'une seule époque ? Mieux : des seuls jeunes gens ?

J'en ai fait l'expérience. Les voyages sont bel et bien utiles et ils ne font pas que former la jeunesse. Ils servent d'abord de reflet. On peut ainsi mieux le tendre à notre prochain, une fois de retour. A ce bien-aimé et misérable prochain, qui n'aime jamais tant que répéter ce qu'il a entendu, pour mieux déverser un flot de paroles affreusement banales et affligeantes - son piteux venin. L'ineptie, souvent, se mesure à l'aune de la bêtise. Mais ne nous étonnons pas, c'est humain.

New York, New York !

Alors voilà. Me voici dans un taxi, conduit par un sympathique chauffeur d'origine arménienne. Quelle histoire ! Je suis à New York. Le ciel est gris, il ne pleut pas. C'est l'automne. On parle du temps, d'abord, et puis de lui, c'est nettement plus intéressant. Il s'agit d'écouter l'autochtone, non ?  Je voyage, un peu comme Clemenceau, qui faisait la guerre avec sérieux. Ouvrons les oreilles. L'Amérique me parle : les Etats-Unis, c'est ici, maintenant, palpables et concrets. Une histoire d'immigrants. Un parmi des millions. Autrefois, une bonne profession, « là-bas » ; aujourd'hui « cab driver », ici. Et oui. L'Arménie, c'est loin, mais il se souvient, un peu : la guerre contre l'Azerbaïdjan, chassé de chez lui, du Haut-Karabagh, un conflit oublié, une autre guerre orpheline... Puis la Russie, où il se sentait très bien. Situation, et caetera. Et enfin New York, le grand saut.

Un détour par Aznavour ? « Aznavourian, you know ! » C'est un monument, Charles, mais ce chauffeur de taxi est un phénomène et nous passons devant sa maison, dans le Queens. On parle, on parle, j'oublie de quoi. Work hard, live hard. Power of the money. Bush? « You know what means a motherf... » ? Il pense retourner en Europe, à l'éducation de ses mômes. Pas évident, le rêve américain. Le ton est parfois très critique, même, malgré une reconnaissance affichée envers son pays d'accueil. Mais alors, « in the USA, what's the best ? ». La réponse suit son regard...

L'évidence se découvre. Voici Manhattan.

« Have a great time, guy ! » Mon premier tip (pourboire). Le premier contact avec un New Yorkais. Et avec New York, fille du capitalisme, mais avec New York, ville ouverte, ville debout bien que blessée, et accueillante, d'un contact évident, franc. Je me crois libéré, mais de quoi, je ne sais. Je ne suis pourtant ni poursuivi ni opprimé. Mais alors quoi, comment, pourquoi ? Je pense à un miracle, né des eaux et de la terre. Une image, un souffle - pour un mariage. Un mirage du réel : une Venise contemporaine, tutoyant les cieux, appuyée sur sa terra ferma de fer et d'acier et nourrie des courants atlantiques - océaniques ! Modernité des flux océaniques, je me souviens de mes cours d'histoire. Raison du succès et cause majeure de la richesse. Mosaïque, symbole, et sa vocation, éternellement ouverte aux vents de l'ailleurs...

magazine lidealisteQue de mots en tête. Comment se fait-il que je sois ainsi assailli ? Ces questions. Mon imaginaire qui remue, bouillonne, bien plus que je ne l'imaginais. Enorme, sourde et insistante émotion. Et soudain : l'éternité ! Venise ! Deux mots ! Deux ! Je comprends. Je suis donc bien un Européen, nostalgique de la grandeur, de la beauté et de l'impossible caressé, et finalement perdu. Oui, mais je suis à New York ! Je ne visite pas un musée. Alors, est-ce un songe ou une illusion ? Peut-être les deux à la fois. Je me pince. Je ne divague pas, non, si ce n'est face à une beauté affichée au grand jour. Une beauté unique, éclatante et sans pareille. Un chaos organisé, dont le fond et la forme se confondent. Le chaos organisé : la marque d'un génie, du génie !

Qui a dit que New York était la Tour de Babel, Babylone et Métropolis à la fois ? Mais non ! Féerique, dantesque ou enchanteresse, elle est bien plus, dépassant ses contradictions, qu'elle accumule, amoncelle, nourrit. Elle n'est pas achevée, toujours dynamique. Elle croît, en devenir perpétuel. Elle est expansion. Vie comme survie. Le flux de la ville m'y porte, irrésistiblement. Il m'épuise, me prend beaucoup d'énergie mais m'en donne tout autant. Il y a du répondant dans l'air, c'est électrique, électrisant. En avant ! Comment s'y ennuyer, ne point s'y retrouver ? J'y respire à pleins poumons, alors que les grandes villes d'Europe donnent l'impression de constituer de gros bocaux traversés de frustrations et de passions refoulées. Et puis, comment oser, seulement oser affirmer - aveugle ! -, que ce n'est qu'une ville, une seule, alors qu'elle est la ville-monde, la ville de tous les mondes et de tous les possibles. Je n'ai pas de peine à le croire. Je m'y sens comme un migrant que l'on aide avec plaisir, avec compréhension, arrivant chez lui, un autre chez lui, naturel. Dans quel pays européen parle-t-on encore vraiment de terre d'asile, au fait ?

New York, la porte de l'Amérique, n'est pas grande ouverte, je le sens aussi, mais elle est suffisamment entrebâillée pour que je m'y sente vite chez soi. Et c'est le cas. Porte de l'Europe comme de l'Amérique, elle l'est aussi à tous les espaces et à tous les rêves. Car elle est d'un autre ordre de grandeur. Je suis sur le Nouveau monde et comme la Vieille Europe me paraît petite, alors que, déjà, me voici dans l'avion du retour...

L'Europe béate

Comme tout paraît mesquin, alors. Entendre, à nouveau, les éternels lieux communs sur les « Ricains » ! La liste, longue, interminable, presque lassante. On la connaît, la chanson. Mais c'est à se demander si je possède les mêmes yeux et les mêmes oreilles que mes congénères européens qui ont effectué le même voyage ? Mes congénères, justement. Je doute, je les soupçonne. Le gouffre est-il donc si grand entre les deux côtés de l'Atlantique ? Préfère-t-on masquer son désaccord avec un lointain cousin en usant d'idées fantasmées et de projections égoïstes, à l'heure où il s'agit d'être précis et constructif dans la critique, voire la contestation, risquons ce mot ? New York, ville à ce point dénigrée, si peu capable de susciter enthousiasme et compassion ?

Les voyages forment la jeunesse. En effet, et je l'ai appris à mes dépens. Il suffit d'en parler, de lancer le sujet autour de soi. On s'y mesure, avec bonheur puis, de retour, avec chagrin. On regarde alors différemment sa ville, son village, sa bourgade, l'Europe, jalouse et complexée, racornie et guère accueillante, portant si mal le veuvage de sa grandeur passée. « Adieu l'Europe, que le Diable t'emporte ! » chantent les légionnaires français, qui ont le bon goût des grands espaces et de l'ailleurs. Les Européens devraient y songer. Car à terme, ils risquent de crever dans leur pré carré, d'y étouffer de par leur seule étroitesse !

Car c'est bien tout ce qu'inspirent la majorité des commentaires actuels sur les Etats-Unis, comme si le fait de se gausser de lieux communs éculés constituait un gage de perspicacité et une garantie d'esprit critique, alors que nous marinons dans l'autosatisfaction et la bonne conscience, repus, gras et béats à force de dénigrer et de stigmatiser ! L'Amérique, au moins, ne donne pas de leçon ; elle serait d'ailleurs souvent bien mal placée pour le faire. Mais bon, puisque c'est leur faute, que cela revient toujours aux « Ricains », aux « maîtres du monde », vous savez, ces comploteurs du malheur moderne..., on peut être rassurés sur l'état d'esprit dominant, de ce côté-ci de l'Atlantique.

L'Europe sauve, propre sur elle, quoi qu'il arrive ! Forcément, elle se complait tant à saliver comme des petits chiots de Pavlov, sûre d'elle, de son jugement péremptoire. De son esprit critique, dites-vous ? Ses préjugés convenables, tolérables. Bien comme il faut, son hypocrisie de vieux démocrates, de notables bourrus. On peut l'afficher au grand jour, on ne craint les foudres de personne. Une marque de courage, certainement. Et puis elle préfère déguster, il faut bien le dire, ripailler et savourer tout ce qui lui reste d'orgueil, de complexe de supériorité. Elle aime ça. Mais sans se l'avouer, bien entendu, elle n'en aurait pas l'audace ni le courage. Les gens - et les imbéciles - peuvent bien continuer à voyager, de toute façon, elle sait, elle...

Faisons donc un rêve.

Thibaut Kaeser
1/11/2002



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Ring 2012
Thibaut Kaeser par Thibaut Kaeser

Editorialiste, écrivain

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