Les tribunaux français plus forts que l'ANPE
SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 23/03/2010 - 27 réactions -
Lorsque l'on aborde le thème de la justice et des prisons, il est de bon ton de rappeler les erreurs judiciaires connues (dues à la frénésie répressive, c'est bien connu) et les conditions de détention difficiles (pour ce faire, rien de tel qu'un rapport d'un organisme très objectif, comme Amnesty International, ou la Cour de Droits de l'homme). Pour autant, l'évolution de fond de la justice n'est jamais abordée : comme tant d'autres choses, la situation judiciaire française s'est pourtant totalement métamorphosée en l'espace de quelques décennies.
 Des jeunes étudiants en recherche de stages terminent leurs examens sur le thème du "vivransemble". Dans les prisons françaises, environ 65 000 détenus occupent 50 000 places, des chiffres ridiculement bas pour un pays aussi grand et aussi criminogène. Ce qui explique que chaque année, 82 000 condamnations à des peines de prison ferme ne débouchent jamais sur des incarcérations… La France, incapable de voir sa réalité criminelle en face, s'obstine à tasser ses détenus et ses chiffres, quitte à laisser en liberté (et à ne jamais punir) de nombreux délinquants et criminels.
Au pays des Droits de l'homme (où tout homme est bon, donc plus besoin de devoirs et, en définitive, plus besoin de prisons), il ne saurait être question de constater objectivement l'explosion de la criminalité, pas plus qu'il ne saurait être question d'annoncer des mesures s'imposant pour la juguler : constructions de prisons, fermeté exemplaire, remise en cause de l'évolution laxiste récente des piliers de la société (justice, police, éducation, modèle familial). Cette politique (la même pour tous les niveaux de la société) consiste à ne pas assumer la réalité et à multiplier les particularismes (qui sont autant d'excuses), ce qui revient à complexifier son fonctionnement à l'extrême. Nous verrons qu'en se cachant derrière un hypothétique rôle social, qui masque surtout la lâcheté des décideurs, le pilier de la société qu'était la justice est également sur le point de s'écrouler.
Nonobstant les règles aberrantes de remises de peine automatiques (qui divisent par deux la durée de toutes les condamnations, ce qui avait bien fait rire Pierrot le fou en son temps), toutes les peines d'une durée inférieure à 10 mois de prison ferme n'envoient quasiment jamais les condamnés derrière les barreaux.
Ils impliquent des "aménagements", à savoir le port du bracelet électronique, le contrôle judiciaire, les travaux d'intérêt généraux, et, chose très à la mode, les stages. Stages à la montagne (qui consistent à envoyer tout ce joli monde s'amuser dans la poudreuse, en une sorte de colonie de vacance tardive pour délinquants "déstructurés"), stages de réinsertion (trois questions d'un psychologue et roulez jeunesse) mais surtout stages de citoyenneté. Voyez plutôt :
Le décret n° 2004-1021 du 27 septembre 2004 stipule : « Le stage de citoyenneté prévu à l'article 131-5-1 et rendu applicable aux mineurs de 13 à 18 ans par l'article 20-4-1 de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante a pour objet de rappeler au condamné les valeurs républicaines de tolérance et de respect de la dignité de la personne humaine et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité pénale et civile ainsi que des devoirs qu'implique la vie en société. Il vise également à favoriser son insertion sociale. Lorsqu'il concerne une personne condamnée pour une infraction commise avec la circonstance aggravante prévue par l'article 132-76, il rappelle en outre à l'intéressé l'existence des crimes contre l'humanité, notamment ceux commis pendant la Seconde Guerre mondiale. »
Sous entendu, même le plus irrécupérable des débiles doit être sensible à la Shoah. Il suffira de lui expliquer que la République, c'est tout le contraire. Voilà ce qui s'appelle de la sensibilisation.
D'une manière générale, la justice tente aujourd'hui de comprendre et d'aider les criminels avant de les punir. Elle s'attache à saisir les particularismes de chacun pour mieux leur venir en aide. Une fois de plus, une vision positive de ces individus les qualifie automatiquement de victimes (comme les individus sont tous bons, ceux qui font le mal sont forcément victimes de quelque chose, au hasard, la société), ce qui trouble et annule la première vertu de la prison.
Les problèmes sont donc très profonds. La justice, comme toute fondation de la société, doit avoir un caractère durable, pour ne pas dire immuable. Pour conserver la solidité de ses fondations, qu'il s'agisse de la religion, de la justice, de la famille, la société se doit de les prémunir de la particularité des époques, où se manifestent quelques soubresauts intellectuels d'humains revendicatifs, fonctionnant à l'émotion, agissant sans recul, soumis à une complexe obligation d'acceptation, et par conséquent dépourvus de capacité d'analyse froide, historique et globale.
Le changement, c'est ainsi qu'ils nomment la destruction de quelque domaine que ce soit, n'a pour but que de soustraire l'humanité aux anciennes fondations du monde, qui constitueraient autant de freins à l'avenir radieux de leurs fantasmes.
La religion, la famille ou la justice n'ont pas à céder à la dernière des modes. C'est un peu comme si l'infini, rougissant soudain de sa puissance, s'abandonnait à l'instantané. La religion, l'éducation et la famille cèdent à une mode de quarante ans. La justice aussi. C'est le cas, il faut le redire, parce qu'elle inclut dans son fonctionnement jusque là objectif, glacial et implacable, une dimension émotionnelle, positive et sociale. Lors de l'audience, il faut émouvoir la cour. Lors du verdict, il faut croire en l'humain, naturellement bon. Il faut laisser une seconde chance. Puis une troisième. Et ainsi de suite… Il faut tenir compte des raisons sociales des individus, de leurs histoires individuelles. Donc de leurs cultures, si différentes soient-elles. Il faut se garder de les juger, on peut simplement en tirer des conclusions de société, pour s'adapter à tous ces particularismes, chaque jour plus nombreux et plus étranges. Fol aboutissement de l'humanisme égocentrique, ce n'est plus aux individus de s'adapter à la société, c'est à la société de s'adapter aux individus, par le truchement de la justice.
Dorénavant, l'émotion occupe une part considérable des débats dans les tribunaux, et l'intégralité des audiences ne sont que le décryptage de dérapages accidentels (ayant tous à l'origine une cause qui échappe aux intéressés) de prévenus fondamentalement bons. Aujourd'hui, tout jugement doit d'abord être une leçon de société, avant d'être une punition.
Ce pourrissement du système judiciaire, privé de hiérarchie et d'infini avec l'abolition, est comme dans d'autres domaines accéléré par les individus qui le composent. Les fonctionnaires de la justice prétendent posséder un niveau supérieur à celui, populaire, de la sagesse de gens qui se fient à ce qu'ils voient, à une réalité qu'ils vivent tous les jours. La plupart des juristes, avocats et magistrats, théoriciens utopistes, évoluent ailleurs. Ils ont le niveau prétendument supérieur de ceux qui ont lu quelques mauvais livres avant d'embrasser le progressisme comme la plus belle idéologie qui soit. Le journalisme, la justice et l'enseignement regorgent de ces gens là. Tous ces secteurs dévalent la même pente. Ce sont d'abord ces gens là qui imposent leur laxisme à la profession, laxisme qui fait gerber plus d'un policier, mais qui fait le bonheur de plus d'un journaliste… Rien de tel qu'un bon exemple pour illustrer ces propos. L'extrait est tiré d'un journal local :
Les faits remontent au début du mois de février: c’est la fin de l’après-midi et Pierre [le prénom a été changé] sort de l’école. Il attend son bus devant la gare routière, dans le centre-ville. Soudain, et sans qu’il en comprenne la raison, il reçoit un très violent coup de pied au visage. Le coup est asséné avec force, par un autre jeune qui vient de descendre d’un bus. Les deux adolescents ne se connaissaient absolument pas auparavant. Un troisième garçon est présent, il filme la scène du coup de pied, avant de prendre la fuite en courant, avec son complice. Tous deux laissent leur victime grièvement blessée au visage, sur les lieux de cette agression parfaitement gratuite. Le collégien, vraisemblablement choisi au hasard, aura la mâchoire fracturée et déformée, sous la violence du choc. Le premier bilan médical est d’ailleurs effrayant : il fait état de pas moins de 35 jours d’ITTP (incapacité temporaire totale personnelle). Sans oublier plusieurs interventions médicales et chirurgicales lourdes et une dizaine de jours de veille permanente par son entourage, afin de prévenir tout risque d’étouffement qui aurait pu être fatal à Pierre. Compte tenu de la gravité des faits, une information judiciaire a été ouverte pour tenter de comprendre ce qui a pu motiver les auteurs de cette agression gratuite.
L'information judiciaire n'est pas ouverte pour punir. Mais pour comprendre. Comprendre, c'est bien plus important que la mâchoire de Pierre. Bien des mâchoires (et plus si affinités) risquent d'y passer, si l'on s'évertue à tenter de comprendre un problème (l'extrême violence) en posant systématiquement une fausse vérité dans son énoncé (les hommes sont naturellement bons). Ce doit être ça, la justice sociale, tant vantée par Delanoë et consorts. Une justice sympa. Cette tendance à comprendre que certains pourraient prendre pour du laxisme se confirme pour tout type d'affaire. Mêmes effets pour les mères infanticides. Ainsi, la jurisprudence Courjault nous apprend qu'il vaut mieux tuer ses propres enfants que ceux des autres, puisque un bébé assassiné équivaut à un an de prison réel. Véronique Courjault, 3 bébés, 3 ans. Pour Céline Lesage, jugée récemment, ce sera 6 bébés, donc 6 ans.
Un an par enfant. Et la justice n'exclut jamais. "Ce n'est pas quelqu'un de mauvais" affirme un magistrat. Les gens ont des problèmes. Ce sont de simples malentendus. Rien de grave. Il faut juste comprendre. Et laisser à cette mère une septième chance.
Le particularisme est de plus en plus souvent invoqué dans les affaires judiciaires, notamment en ce qui concerne les minorités, qui sont jugées "en tenant compte de leurs particularités". Ainsi, la loi du silence des gitans est respectée, comme la loi de la cité dans les quartiers. D'ici à ce que l'on parle de Charia, il n'y a qu'un pas, déjà franchi en Allemagne. La justice Allemande s'est récemment appuyée sur le Coran pour débouter de ses demandes une jeune femme de 26 ans, mariée à un musulman, qui se plaignait de violences. En outre, l'homme proférait à son encontre des menaces de mort.
"Les deux époux venant d’un pays musulman, il ne convient pas d’évoquer le problème de la violence", estime la juge, puisque celle-ci est autorisée par la quatrième sourate du Coran. En se mariant avec un Marocain, la victime « devait s’attendre » à ce genre de traitement, précise la juge le 12 janvier dernier. Le magistrat réitère le 8 février, confirme son jugement en invoquant « l’honneur bafoué » du mari.
Comme la règle de l'Europe veut que l'on se base systématiquement sur les "avancées" des pays qui innovent, il faut s'attendre à voir bientôt ce genre de jugement débarquer en France, qui reconnait déjà le caractère spécifique des crimes d'honneur. Plutôt que de punir avec la même sévérité les auteurs des mêmes faits, l'idéologie égalitaire exige que l'on s'attarde sur les différences de chacun, en tentant de contrebalancer les influences culturelles, ethniques, religieuses, morales, ce qui ne revient finalement qu'à légitimer ces particularismes, et qui, au passage, promet une prolifération de lois sans fin et un bel imbroglio pénal dont nos bureaucraties ont le secret. Pour démêler tout ça et tisser de nouveaux fils, il en faudra, des esprits tordus : ça fera des emplois.
On ne peut pas tout reprocher à la justice. De réels efforts y sont faits en matière de représentativité de la diversité. Pour s'en convaincre, il faut assister aux audiences correctionnelles, où la diversité est très bien représentée. Il faut aussi visiter les prisons, où la diversité est très bien intégrée… Mais chut, le pays des Droits de l'homme impose le silence sur cet aspect des choses. Inquiétant ? Mais non. C'est bien connu, on ne censure que ce qui n'a pas d'importance et ne dérange personne. Et lorsqu'un célèbre et très sérieux journal américain publie des chiffres effarants à ce sujet, il ne faut pas s'inquiéter de ne pas voir un seul journal français se risquer à le relayer…
Oui, dormez tranquille, la justice veille. Et faites lui confiance surtout, elle peut comprendre beaucoup de choses, mais certainement pas ça.
Laurent Obertone
Toutes les réactions (27)
1. 22/03/2010 11:35 - Partagas
De quel journal américain s'agit-il ? Pourrions nous avoir les références de cet article s'il vous plait ?
Merci.
2. 22/03/2010 12:13 - Marc
étudiant en droit, j'ai assisté à plusieurs audiences il y a un mois sur Paris, un policier m'a dit que 90% des condamnés à des peines de moins de 10 mois fermes voyaient leur peine convertie en stage. Même le flic avait l'air d'en rire, au fond, tellement c'est énorme.
3. 22/03/2010 12:29 - Yannick
@Partagas.
Je pense que c'est le Washington Post. Eric Zemmour en a plusieurs fois parlé lors de ces 10 derniers jours.
4. 22/03/2010 12:42 - anna
(très drôle la photo)
5. 22/03/2010 13:32 - Laurent Obertone
C'est le Washington Post du 29 avril 2008 :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/04/28/AR2008042802560.html?hpid=topnews
6. 22/03/2010 15:08 - FM
Jeune avocat, je ne peux que confirmer ce billet, il faut être l'auteur d'un très grave délit pour que le parquet maintienne la peine ferme.
7. 22/03/2010 17:48 - Christophe
Laurent, plus je vous lis, plus je deviens dépressif. Notre société d'éthique et de diversité aurait donc un problème?
8. 22/03/2010 19:47 - Laurent Obertone
Non, Christophe, aucun problème. Tout va bien à bord, gardez les yeux fermés, et entrez dans l'espérance. Voyez les scores du Parti socialiste. Le Parti va tout faire pour nous donner encore plus d'éthique, de diversité, d'égalité, de justice sociale, de "société douce" (dixit Martine A.). Tout va très bien. Et méfiez-vous, l'inquiétude est suspecte.
Notez, dans cet article du Washington Post, la priorité de cette charmante Jeanne (director of integration and religious groups for the French prison system -oui, ça existe-) : "The most important thing is to say there is no correlation between Islam and delinquency."
9. 22/03/2010 21:00 - La fouine
Excellent ! Tellement vrai !
10. 23/03/2010 09:35 - Aurélien
Je suis éducateur spécialisé (race assez rare sur Ring...!) et je peux vous dire que je suis à 100% d'accord avec votre article. Il est de plus en plus rare d'invoquer le principe de réalité et de justice dans l'exercice de mes fonctions : la sanction est là pour prévenir. Elle a une fonction préventive, n'en déplaise à nos amis de gauche. Elle est là pour rappeler que l'on ne peut pas faire ce que l'on veut et pour mettre l'individu en face de ses actes, en lien avec les normes de notre Société. Aujourd'hui un tel rapport à la réalité, à la Loi, à la vie en Société n'existe quasiment plus. Ce principe fondateur de notre profession disparaissant, il devient de plus en plus dur d'être éducateur dans ces conditions.
Je rajouterai à vos propos que si l'Homme n'est pas naturellement bon il est néanmoins éducable. Voilà ce qui me pousse à rester dans ce métier. Pour comprendre cela il faut avoir une vision biblique de l'Homme (je vois déjà la volée de bois vert de mes collègues à l'énoncé de cette phrase...) : le péché originel rend l'Homme capable du pire mais la Grâce le relève. Ignorer le péché originel c'est faire la Bête comme disait Pascal...
Dernier petit point néanmoins pour contester certains articles de Ring un peu trop "droitisant". Comme disait Maritain : "La Vérité sans la Charité c'est trop dur et la Charité sans la Vérité c'est trop mou."
Merci!
11. 23/03/2010 11:57 - Donald
En même mettez-vous un petit peu à la place de tous ces jeunes de banlieues, montrés du doigt à longueur de journée comme étant à l'origine de la plupart des problèmes de la société, dénigrés en permanence, avec peu d'espace d'expression mis à part la rue. C’est franchement pas facile à vivre !
Ces jeunes gens complètement désorientés qui se rattachent souvent à l'islam (la religion du pauvre d’aujourd’hui) pour trouver des gens qui les écoutent et essayer de donner un sens à leur existence.
Et bien souvent il suffirait de peu de choses pour qu’ils se sentent intégrés dans notre société. Mais pour ca il faut qu’il fasse aussi des efforts et qu’ils se bougent le cul.
12. 23/03/2010 12:48 - Laurent Obertone
Cher Aurélien, vous avez raison.
Cependant, ma charité se porte en priorité vers les victimes. Il serait donc extrêmement charitable de punir réellement leurs bourreaux.
Donald, ce n'est peut-être pas facile à vivre, mais les priver d'autorité et de responsabilité est la pire des choses qu'on puisse faire. Malheureusement, l'intégration n'est plus obligatoire, elle est même devenue scandaleuse. Ces gens n'ont pas connu l'autorité parentale, ni l'autorité dans l'enseignement, ni l'autorité policière. L'autorité judiciaire est également en train de disparaître. Comment voulez-vous qu'ils respectent quoi que ce soit ? C'est trop tard pour jouer les Super Nanny, il faudrait rétablir l'autorité là où elle peut encore exister.
Là où il faudrait contraindre (éduquer, c'est contraindre), on se contente d'admirer et de se dire que c'est notre faute (on ne remet même pas en question notre mode d'éducation mais notre mode de vie). Je ne crois pas qu'on ait à comprendre un enfant, si colérique qu'il soit, avant de l'avoir soumis à notre autorité. Autant pour lui que pour nous.
13. 23/03/2010 13:36 - Aurélien
Laurent, il est bien entendu que notre charité doit se porter vers les victimes en premier lieu. Je ne citai cette phrase de Jacques Maritain que pour nous donner une vision assez large du difficile rapport entre la sanction et la compassion. Il serait en effet de l'ordre de la Justice et donc de la Charité que ces personnes soient punies. Il me semble que La Loi est soumise à la Vérité, elle même trouvant ces fondements dans la Charité.
Les travaux de René Girard dans la Violence et le Sacré sont en ce sens éclairants
D'accord lorsque vous dîtes qu'éduquer c'est contraindre...il n'y a qu'à relire Freud et son concept de castration : pour se construire la personne doit intégrer la frustration.
Je peux vous dire d'expérience que les souffrances sont grandes dans mon corps de métier avec des professionnels perdus qui ne peuvent remettre en cause aucune des assertions qu'on nous fait manger depuis 68. Ce serait pour eux une remise en cause totale de leur travail.
L'éducation spécialisée à l'épreuve du feu, voilà un bon sujet que vous pourriez traiter. J'ai franchement de plus en plus l'impression d'être en première ligne. En ce sens la lecture de Ring est un bol d'air frais.
14. 23/03/2010 13:36 - Aurélien
Laurent, il est bien entendu que notre charité doit se porter vers les victimes en premier lieu. Je ne citai cette phrase de Jacques Maritain que pour nous donner une vision assez large du difficile rapport entre la sanction et la compassion. Il serait en effet de l'ordre de la Justice et donc de la Charité que ces personnes soient punies. Il me semble que La Loi est soumise à la Vérité, elle même trouvant ces fondements dans la Charité.
Les travaux de René Girard dans la Violence et le Sacré sont en ce sens éclairants
D'accord lorsque vous dîtes qu'éduquer c'est contraindre...il n'y a qu'à relire Freud et son concept de castration : pour se construire la personne doit intégrer la frustration.
Je peux vous dire d'expérience que les souffrances sont grandes dans mon corps de métier avec des professionnels perdus qui ne peuvent remettre en cause aucune des assertions qu'on nous fait manger depuis 68. Ce serait pour eux une remise en cause totale de leur travail.
L'éducation spécialisée à l'épreuve du feu, voilà un bon sujet que vous pourriez traiter. J'ai franchement de plus en plus l'impression d'être en première ligne. En ce sens la lecture de Ring est un bol d'air frais.
15. 23/03/2010 14:24 - Donald
Laurent,
C'est vrai qu'on a passé le point de non-retour et qu'il ne reste pas bcp d'autres choix qu'une "éducation" contraignante. Mais mis à part la prison ou le service militaire qui n’existe plus, n'y a-t'il vraiment aucune autre solution? Parce que le rôle éducatif de nos prisons va falloir me l'expliquer, quand on sait aussi que "52% des sortants de prison (tous crimes ou délits confondus) ont commis une nouvelle infraction dans un délai de cinq ans après leur libération"…
Alors quelles solutions trouver pour responsabiliser tous ces délinquants et les insérer dans la société?
16. 23/03/2010 19:40 - Peter
Un jeune issu de l'immigration qui s'adonne à la délinquance c'est une perte de repère qu'il faut canaliser.
Un gros campagnard français qui s'adonne au racisme c'est une ordure à éduquer.
Si vous pensez que la victime est Mouloud, tapez 1.
Si vous pensez que le coupable est Gerard, tapez lui dessus.
17. 23/03/2010 21:39 - Laurent Obertone
Vous voyez que nos institutions ont leur priorité. Zemmour viré du Figaro, a dû faire ses excuses à la Licra... Canal + sanctionné par le CSA pour l'avoir laissé s'exprimer...
Pour les racistes, il n'y a jamais aucune circonstance atténuante. On n'essaie jamais de comprendre un raciste. La justice est ce qu'elle doit être (glaciale et punitive) uniquement avec les racistes.
Donald, les solutions... Elles sont relativement simples. Dans un premier temps, appliquer la loi, sévèrement et sans chercher à comprendre/éduquer/aider les gens qui ne la respectent pas. Il faut bannir la vision a priori positive et émotionnelle de l'être humain de toute science sociale et de toute institution.
Pour ce qui est de l'insertion et de l'intégration, les délinquants ne doivent pas avoir le choix. Marche ou crève. La responsabilité passe par la punition, l'humilité par l'humiliation. L'autorité scolaire doit être implacable, à défaut l'autorité policière, à défaut l'autorité judiciaire. Pour les cas les plus irrécupérables, des camps de rééducation encadrés par l'armée. Sur notre territoire, les humains ne naissent pas libres : ils doivent accepter la société.
Évidemment, ces mesures simples sont impensables, parce qu'il faut tenir compte du "social", de "l'exclusion", de la "tolérance", des "inégalités" (sinon, c'est fasciste), autant de prétextes progressistes pour laisser le temps à notre société, privée de ses défenses immunitaires, de mourir à petit feu.
18. 24/03/2010 14:32 - Donald
Quand je demande des solutions il s'agit évidemment d'actions réalisables dans la société actuelle.
Et je persiste que l'escalade de l'autorité policière ne servira à rien sinon à vivre dans une société de merde pour tous. La prison n'est qu'une solution à court terme et n'a par ailleurs aucune garantie d'insertion sociale. Ou si on veut une solution à plus long terme on peut prendre exemple sur les US et allonger les peines de sureté de manière disproportionnée...on sera tranquilles qq années de plus.
Il faudrait donner envie à ces jeunes de vivre dans la société, de les intéresser à monter un projet de vie ou à changer de vie.
Je propose donc que tous les petits délinquants confirmés ou en devenir rentrent obligatoirement à partir du 3ème délit chez la Légion étrangère, pour un contrat de 5 ans.
Je vous parie ma chemise qu'ils auront un projet de vie à la sortie.
19. 24/03/2010 14:35 - Morsay
Le stage c'est plus tranquille, couzin.
20. 24/03/2010 15:44 - Taoufik Adohane
Un immigré nord-africain, on lui demandera toujours d'où il vient, contrairement à un Italien. L'assimilation sur la base de la similitude de la couleur de la peau, des prénoms, de la religion, ne peut pas fonctionner. Intérieurement, certains craquent de ce fait : les gamins ne savent pas quoi répondre à cela, c'est un phénomène inconscient.
21. 24/03/2010 16:12 - Karim Miské
http://www.rue89.com/2010/03/23/zemmour-vire-du-figaro-dans-ses-propos-linconscient-colonial-144138
22. 24/03/2010 18:09 - Laurent Obertone
Oui, Taoufik, c'est pourquoi certains pensent que l'assimilation devient très rapidement impossible, lorsqu'elle concerne certains peuples dans une certaine quantité.
Mais la question n'a pas lieu de se poser, puisque le vivre-ensemble-avec-toujours-plus-de-richesse-et-de-diversité fait partie du plan.
23. 25/03/2010 16:59 - Greg môk
Ma compagne m'a raconté une anecdote de son passé commun avec un antillais. Un jour qu'elle se trouvait en face de l'"assistante sociale" pour évoquer les violences physiques qu'elle avait encaissé par le "gentleman", la "dame" lui donna pour réponse que c'était plutôt normal du fait de la culture, de la particularité, etc ... Inutile d'aller plus loin je crois, tout est dit dans l'article de M. Obertone.
24. 25/03/2010 21:53 - Fridge Rider
Il a dit quoi Zemmour ? Que quand tu va acheter ton bout de shit, c'est largement plus souvent un Africain, du nord ou pas, qui te vend de quoi te défoncer la tronche. D'ailleurs, le Haschich qu'on trouve partout est marocain. L'afghan étant aujourd'hui malheureusement presque introuvable, hors circuits qui passent par la hollande.
Alors tous les blaireaux qui hurlent au raciste devraient un jour se payer un tour dans les endroits des villes où ça vend. Au pire, il se feront arnaquer, au mieux, ils fumeront de la merde coupée au henné, au thé ou au pneu. Il faudra leur demander à quoi ressemblait le vendeur.
Après, si c'est de l'inconscient colonial que de dire ça...
Un étranger, on lui demande toujours d'où il vient, c'est ce qui fait aussi de nous des hommes. C'est valable pour tout le monde, les Asiatiques comme les Africains. Quand t'es européen et que tu vas dans une autre région du monde, on te demande aussi d'où tu viens. C'est où chez toi ?
25. 26/03/2010 10:16 - Jesus
Vous allez vous aimer les uns les autes bordel de merde !
Ca devient sérieux n'importe quoi dans ce patelin de français.
Vous avez marché sur la tronche des peuples indigènes pendant des siècles et maintenant vous pleurez parce qu'ils viennent chez vous et qu'ils ne s'intègrent pas comme vous l'espérez dans vos principes républicains à la con.
Mais c'est la vie de l'humanité les gars, laissez leur le temps que la société se modifie, qu'elle façonne un nouveau moule dans lequel ils se sentent bien. Allez vers eux, mélangez-vous, mettez en valeur la culture française et soyez en fier : faites-vous respecter et ils vous respecteront.
ps: si vous pouvez leur montrer la lumière christique au passage ca serait pas mal, parce que Mahomet il pète les plombs sévère là-haut.
26. 28/01/2011 17:29 - DANY
LE JUGE A ETE TROP NUL
C'était au Tribunal d'instance de Martigues; une affaire dans laquelle j'ai eu recours à la justice pour défendre mes intérêts contre un particulier qui m'avait vendu un véhicule avec un vice caché; l'audience s'était déroulée à mon avantage ; j'avais monté un dossier avec toutes les preuves; le juge abondait dans mon sens; il avait reproché sa conduite à mon adversaire et son dossier était irrecevable pour défaut de communication; l'affaire a été mise en délibéré et j'attendais , serein, la décision de justice; après 2 semaines de retard, je m'en inquiète et je réclame la "grosse" dans laquelle je constate que le juge a retouné sa veste; il m'a débouté de ma requête en se fondant sur des motifs qu'il a repris dans le dossier de mon adversaire qu'il avait déclaré irrecevable ; par la suite, je m'aperçois que le Juge d'instance est également avocat à Toulon; pensez-vous que c'est normal et n'existerait-il pas, en l'espèce, un conflit d'intérêt ?
27. 13/11/2011 13:07 - dupont
deux affaires differentes : convoque en corse au tribunal d ajaccio suite au cabriolage, se retrouvant comme temoin dans cet affaire, j ai vu le justiciable en train de rire dans le box des accuses, et l avocat general en train de me demander d enlever mes mains de mes poches, l avocat general etait il ami avec l accuse, ou en avait il peur, je me suis deplace sur 5000 km pour repondre a une convocation du tribunal pour me porter temoin, et j ai apprecie la justice francaise, le detenu mort de rire et la personne agressee, moi en l occurence encaisser les reflexions stupides de l avoat general
2eme affaire, cambriolage de notre domicile dans l oise
convoque au tribunal de senlis, les prevenus etaient assis confortablement dans le meme couloir que les temoins, et ils se moquaient ouvertement de nous, jusqu a nous demander des cigarettes,resultat du proces, la famille du prevenu avaient un garage important dans l oise, et il etait plus important pour les autorites d avoir des bonnes relations avec ces gens la, resultat : aucune condamnation
VIVE LA FRANCE et son fonctionnement de republique bananiere
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Dernière réaction De quel journal américain s'agit-il ? Pourrions nous avoir les références de cet article s'il vous plait ?
Merci.  22/03/2010 11:35 Partagas
 Articles les plus lus Pour Sarkozy, avec ferveurNB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde... Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesLe manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des... Qu’est-ce que la Résurrection ?« Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre
message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)
Encore une fois, Benoît XVI a tout dit.
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vous dit que vous les aimez.
"TOP 50 :
contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous
présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste... Rachida Dati creuse son FillonQue le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati... Sécurité routière : l'arnaque extra-largePuisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de... Poudlard for ever A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit... Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain« Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je... Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoEntretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les... Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat... Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFoi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source... In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueLe premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs... Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristOn connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que... Ainsi parlait ZaraDebbouztraPresque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son... Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe... Céline rattrapé par la mémoireSors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline... Broadcast : the dream is overChanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons... Benoît XVI - Un cœur intelligentLecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald : Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II... Robert Brasillach : le procès expédiéIl en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu... Du bon et du mauvais usage de l’indignationIl est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant, grand bourgeois, grand lettré, grand amoureux des femmes (il en a eu cinq... Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieIl était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces... Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeLa jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si
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