Sur le RING

Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Xavier Raufer - le 25/11/2010 - 38 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?



Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous dit aujourd’hui : "le sujet révolutionnaire", c’est la caillera des banlieues. Les « jeunes ». La masse des victimes péri-urbaines de la discrimination et du racisme. Car comme les enfants ont, en secret, un « copain invisible » avec lequel ils jouent et grâce au quel ils se structurent, cette extrême gauche universitaire a fort besoin d’un sujet révolutionnaire et voici pourquoi. Ce milieu est ravagé par la haine de soi : là est l’origine de toute l’affaire. Ces « sociologues critiques » ne s’aiment pas eux-mêmes – et souvent, se détestent. Ils se trouvent trop blancs, trop bourgeois, trop conformes – d’où le besoin à tout prix d’un sujet révolutionnaire plus exaltant, plus présentable, qu’eux-mêmes. Depuis les guerres coloniales, ce complexe majeur fait que son âme est coupable, comme les lemmings courent à la falaise, comme les fidèles du Temple solaire migrent, joyeux vers l’étoile rédemptrice, la «lumpen-bourgeoisie » académique cherche absolument un Christ collectif, dans l’apaisant sein duquel elle pourra s’abîmer. Se fondre ! Sentiment océanique ! Passion fusionnelle ! Tout est déjà dans le Rimbaud du Bateau Ivre : « Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer. »

Tout commença par le prolétariat des années Servir le peuple, première tape d’une quête désespérée pour le "sujet révolutionnaire" : jouer l’ouvrier, s'établir en usine. Hélas ! L’ouvrier réel, le vrai prolo, se révélé, mais alors résolument rétif au cocktail Mao-Althusser-Lacan. Ce fut un premier désenchantement. Les « sociologues critiques » s’éprirent alors des peuples colonisés. Après le simili-ouvrier, le Viêt-Cong délocalisé. Là aussi, la désillusion vint vite, sur fond de casernes grisâtres et de rigides partis national-stalinistes pas « spontanéistes » ni « désirants » pour un kopek. Vint ensuite le tour des minorités sexuelles opprimées. Là, la déception fut d’autant plus ravageuse que l’embourgeoisement des-dites minorités fut brutal, droit des marges les plus glauques au-dessus du panier – et même, au cœur des fromages les plus crémeux de la société du spectacle et de l’information. Un trajet constituant la parfaite illustration de l’assassine formule de Philippe Muray « Parité bien ordonnée commence par soi-même ». Un instant considéré comme candidat possible à l’élection révolutionnaire, l’indien d’Amazonie fut aussi très désappointant. Certes pittoresque, il n’en conservait pas moins de publiques et fâcheuses pratiques intrafamiliales, genre prédication sexuelle ou violences conjugales, le condamnant sans appel comme « sujet révolutionnaire », aux yeux des féministes.

Enfin – c’ est aujourd’hui, nous y sommes – vint l’idolâtrie des caillera de banlieues. Caillera en verlan, pour racaille bien sûr. Une expression certes popularisée par le Président Sarkozy, mais dont l’origine est bien plus ancienne. Une genèse que l’extrême gauche académique évite prudemment de rappeler. « Racaille » est en effet (avec « engeance ») le qualificatif qu’utilisent Karl Marx et Friedrich Engels pour violemment dénoncer le Lumpenproletariat (la sous-classe du prolétariat en haillons). Violemment ? Qu’en en juge, par cet extrait de leur commun essai La Social-démocratie allemande : « Le lumpenproletariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître. »

Voilà donc ce moderne Lumpenproletariat qu’est aujourd’hui la racaille, élue sujet révolutionnaire par la sociologie critique. Une analyse pertinente ? Un choix lucide ? Ô que non- et le duo Mark-Engels avait vu juste car c’est même entièrement raté. La caillera, en effet, n’est pas du ,tout tentée par le rôle de chair à canon d’une révolution – bien sûr conduite (de loin..) par nos sociologues critiques – pas même niveau fantasme, en néo-copain invisible. Car la racaille est ouvertement pro-américaine, bien sûr tendance Obama. La Seine-Saint-Denis le trouve « trop cool ». La cité des Bosquets s’enthousiasme. Le Clos Saint-Lazare en redemande. Les «4000» se pâment.

il est « minuit dans le siècle »


Éberlué, l’ambassadeur des Etats-Unis découvre qu’enfin quelqu’un l’aime en France. Habitué aux algarades, résigné à son rôle d’épouvantail, l’ambassadeur en a chaud au cœur. En compagnie des stars du showbiz – Sylvester Stallone, John Travolta ou Samuel Jackson -, de Rosny-sous-Bois à La Courneuve, l’ambassadeur ne quitte quasiment plus le Neuf-trois. Lisez Le New York Times : "L’ambassade américaine à Paris a tissé un réseau de partenariats avec les autorités locales, les associations, les entrepreneurs et les figures culturelles de ces enclaves à problèmes et à forte immigration… L’ambassade a financé des projets de rénovation urbaine, des festivals de musique, des conférences. " La banlieue gaga pour Obama ! Mais, pire encore : « Depuis l’élection de M. Obama, les Etats-Unis ont aidé des formations politiques minoritaires à organiser des séminaires, les ont formés à la stratégie électorales, à la recherche de financement et à la communication. » La caillera en futurs cadres du Parti radical ? Une vraie horreur pour la sociologie critique.

Et ce n’est pas fini. La grande presse Le Monde en tête, lâche ouvertement la « culture de l’excuse », ce totem majeur de la sociologie critique qui n’étudie plus les criminels mais justifie plutôt leurs actes, les innocente – la société étant bien sûr la seule coupable. On lit désormais dans ce quotidien du soir des choses inouïes. Les « malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme » d’hier ont froidement fait place aux « petits truands ». On y vilipende une « Politique de la ville » naguère encensée. Désormais, l’origine ethnique des malfaiteurs n’est plus un honteux secret. Dans Le Monde de 2010, un ancien guérillero fort réputé annonce calmement que le fameux lien misère-crime (dogme absolu de la sociologie critique) n’est qu’une risible ânerie. Plus de sujet révolutionnaire… De grands médias épousant le réalisme…. Il y a des périodes, comme ça, où rien ne vous réussit. Victor Serge, qui, de la « Bande à Bonnot » à l’octobre soviétique, fut l’un des grands révolutionnaires du début du XXème siècle, écrivit, jadis qu’en ces heures sombres, il est « minuit dans le siècle ».
En matière de réalisme criminel, qu’il soit « minuit dans le siècle » pour la sociologie critique est plutôt une bonne nouvelle.

Xavier Raufer


Toutes les réactions (38)

1. 21/11/2010 23:48 - bluenote

bluenoteEt c'est toujours un vrai bonheur et un soulagement de vous voir,remettre les pendules a l'heure,lors de vos interventions.
Vous dites la vérité.
Merci.


2. 22/11/2010 00:11 - SK46

SK46Le 1er problème, c'est d'avoir amené en Europe des millions de gens qui n'étaient pas qualifiées, et en plus emportaient avec eux les germes du ressentiment envers le "blanc/chrétien/européen".
Le 2d problème, c'est d'avoir rendues intouchables avec l'Excuse suprême du "racisme" (pensons aux années 80), en oubliant fort opportunément que ces gens venaient de pays qui n'avaient aucun problème, plusieurs fois dans leur passé à "trouver des solutions collectives à des problèmes collectifs" (on évitera la fastidieuse suite de pogroms, génocides et autres meurtres de masse caractéristiques du moyen-orient)
Le 3ème problème, c'est que certains ont montré à ces gens comment s'organiser politiquement pour être forts. (souvent juifs de gauche, souvenons-nous tjrs des années 80)
Le 4ème problème, c'est le relativisme culturel et la destruction de la nation/région, bref quoique ce soit qui en Europe permette l'assimilation, seule condition pour être intégrer et avoir envie de l'être. En détruisant ce creuset là, les personnes s'en sont trouvé des bien plus primitifs (des creusets): religion ou ethnie.
Le dernier problème, qui récupèrent tous les premiers, c'est l'islam qui remet dans un certain chemin (mais pas le bon) les imbéciles/agressifs/destructurés/loubards grâce à une idéologie simplette (qui ne marche pas mais on n'a pas le droit de le dire, ce serait un "blasphème") et qui est très bien organisé par la FIOE, les Frères Musulmans etc...
Et qui a orchestré toute cette horreur sémantique? Cohn-Bendit et autres idiots utiles cités par Raufer.

3. 22/11/2010 01:07 - Nyarlathotep

NyarlathotepRien de nouveau sous le soleil en somme. Sauf que excusez une remarque, la racaille "pro-américaine" c'est pas du tout ce que j'ai remarqué. Même si superficiellement l'Amérique reste la base, je veux parler des codes vestimentaires, musique, etc, c'est aussi et surtout le grand Satan pour les quelques zyvas que j'ai la "chance" de côtoyer chaque jour.
Les fans de Stalonne, de Travolta, et de toute l'industrie US, ça vous les trouverez partout, et même en banlieue.

4. 22/11/2010 09:14 - bluenote

bluenote@Nyarlathoep
Sauf que c'est l'ambassade américaine qui recrute et forme les futurs cadres de la diversité.
Séminaires,voyages aux USA gratuits etc..!
Ils les forment pour les amener a devenir de potentiels" dirigeants "en France.
@Sk 46
Sans la bénédiction du CAC 40 ('les annonceurs=acheteurs de pub)des mutinationales pétrole et uranium)et des traités signés a Bruxelles,et des accords d'Evian (eh oui)cette "orchestration" ne serait pas possible.
.Les "Marchés" et les idiots utiles agissent mains dans la mains.D'ou l'extrême attention que porte l'Amérique aux mecs du 93 et autres.
Les Marchés (gouvernance mondiale)=Chef d'orchestre)
Idiot "utiles"+journaleux =orchestre
Revoir "Prova d'Orchestra "de Fedérico Fellini.

5. 22/11/2010 09:51 - Dartagnan

DartagnanMonsieur,

Votre CV pourrait impressionner, mais pas votre texte aux allures de cavalcade essoufflée. Vous vous défoulez pour rien. Sous l'étiquette de "sujet révolutionnaire", vous mélangez tout. Vous parlez de sociologie critique, de laquelle parlez-vous ? Hormis Marx et Engels, ces grands contemporains des "banlieues" (n'est-ce pas?), pas d'auteurs cités, rien. Vous devriez vous reposer, en profiter pour lire et penser un peu. Puis, peut-être, écrire.

6. 22/11/2010 11:32 - J.

J.La haine de soi qui conduit à idéaliser et à défendre tout ce qui est opposé à sa propre culture, Histoire, identité.

J'aime beaucoup l'image de l'ami imaginaire. Ça me fait penser à ces gamins, souvent fils de profs, toujours étudiants en sociologie, qui veulent faire du "travail social" dans les banlieues. Ils sont anti-racistes, sont pro-palestiniens, fument de l'herbe marocaine, bref ils ont tout, croient-ils, pour être aimés de leurs amis imaginaires si injustement stigmatisés par les "beaufs franchouillards".
Ils ne tiennent pas longtemps à force de se faire insulter et dépouiller de leur I-pod, téléphone, etc, parce-que la caillera, elle, est pas au courant qu'ils sont amis. En lui elle ne voit qu'un blanc, un "souchien", un "pur porc", un "pd" qui ne frappe pas les filles, ou tout simplement une pute si c'est une fille.

Mais quelle sera la nouvelle cause à défendre ? Ah oui, les arbres, les plantes, la mouche tsé-tsé et tout le tralala... la nature, belle, pure, innocente, contre l'Homme (donc la culture) coupable et destructeur. Après le haine de la France, de l'Occident et du blanc en général, la haine de l'humanité est en marche. Vous verrez que bientôt de talentueux intellectuels progressistes et ouverts d'esprit iront expliquer aux gens de tiers-monde qu'ils doivent se suicider pour le bien de la planète.

7. 22/11/2010 11:54 - Mc Fils de pute

Mc Fils de puteAccélération de l’Armageddon avec Harlem « wesh cousin » Désir, nommé ministre de l’Intérieur en 2012 ?

8. 22/11/2010 14:01 - Miss Rance

Miss RanceCe texte écrit dans un français très approximatif semble sorti d'une plume "caillera de banlieue". C'est regrettable, car le propos en pâtit énormément.

9. 22/11/2010 14:37 - bluenote

bluenote@j
Faut apprendre a lire.
@mcfilsdepute miss rance
Vous portez bien vos pseudos.

X.Raufer tape juste cela énerve.

10. 22/11/2010 14:48 - HP

HPOui, ils s'en foutent les racailles des bobo avec une nappe de pique-nique autour du cou. C'est leurs nike qu'ils veulent !

Remarquez, une fois agressé la pensée de la nappe de pique-nique en prend un coup mais elle résiste encore, question de cohérence identitaire/dissonance cognitive. Mais, à la seconde où plus, ils se mettent à réaliser que ceux qui leur semblaient les plus extrêmistes parlaient en fait d'une réalité !

M. Raufer a eu du courage de se rendre sur la plateau de Taddéi la dernièrement où il a défendu son propos seul contre 5 et il n'a pas tort. Dans les info de ce jour, un jeune de 16 ans tué au fusil mitrailleur à Marseille et un gamin de 11 ans grièvement bléssé au passage. Mais, ne nous enflammons pas, ce n'est pas grave, ce n'est pas la réalité. Ou alors, si peu significative statistiquement. Continuons à dormir sur nos deux oreilles (le jour aussi d'ailleurs, ça arrange nos élites), l'insécurité n'est qu'un sujet de campagne électoral.

11. 22/11/2010 15:23 - Ligre

LigreBien d'accord avec l'analyse de X. Raufer qui, sur un point, n'est pas très originale mais il est toujours utile d'enfoncer des portes ouvertes. En effet, le nouvel avatar de la lutte des classes a déjà été observé: ce n'est plus la classe ouvrière - c'est un peu vite dit si si l'on considère les vendeur(se)s kleenex, rarement âgé(e)s de plus de 35 ans , dans les boutiques et la masse des plateformes téléphoniques avec opérateurs sans avenir- qui se présente comme le fer de lance de la Révolution mais l'immigré déraciné. C'est l'internationale des sans nation.
Des cohortes qui n'ont rien à perdre chez elle et tout à gagner chez nous, même dans des conditions inacceptables aux yeux de ceux qui sont habitués au confort des "riches". On ne partage plus les richesses on partage la pénurie. Avec eux. Et les mômes, la France future, le remplacement des générations séniles, sont dans des poucettes et braillent, les femmes se trémoussent, les mecs glandent. Demain se profile. La Révolution? Elle est en marche. En douceur. Quelques coups de chaud de temps en temps. Oui. Rien de grave, le sens de l'Histoire s'achemine vers sa fin. Le totalitarisme et l'ère des masses imbéciles ne sont pas morts au XX° siècle.

12. 22/11/2010 15:40 - Miss Rance

Miss Rance@bluenote
Vous avez beaucoup de chance de ne pas être incommodé par une telle prose. Je vous envie. Là, je mens.

13. 22/11/2010 16:24 - J.

J.@bluenote qui me conseille d'apprendre à lire :
C'est assez piquant comme remarque alors que vous n'avez pas lu mon commentaire, ou trop rapidement... j'y écris, comme vous, que l'auteur a vu juste dans cet article.
Sans rancune.

14. 22/11/2010 17:44 - MotaOne

MotaOne@Miss Rance : pour de la haine stylée, optez pour Nabe...
M. Raufer adopte un langage qui lui permet de se faire comprendre d'un grand nombre. C'est ici une marque de respect, teintée d'humour. Il donne cette chance aux plus démunis en terme de taux d'utilisation de leur cerveau. Profitez-en...

15. 22/11/2010 18:37 - bluenote

bluenote@J
Vous avez raison.
Sorry.

16. 23/11/2010 06:32 - Miss Rance

Miss RanceCher bluenote, vous volez décidément à une altitude que le commun des mortels ne peut que rêver. Mais vous n'êtes pas le "problème". Le problème est la prose de Xavier Raufer rarement à la hauteur de son propos pourtant souvent judicieux et éclairant. Et cet article, navré d'insister, est à la limite du supportable. Pas comme vous, bluenote, que je supporte très bien.

17. 23/11/2010 09:37 - HP

HPMiss Rance, vous nous fatiguez un peu avec votre obssession de la prose. Si vous souhaitez une prose parfaite, adhérez plutôt à des fora de langue française où vous pourrez certainement faire valoir vos talents en la matière. Vous empêchez la discussion de façon récurrente.

18. 23/11/2010 12:59 - Miss Rance

Miss Rance@HP
Il est ici question de respect, celui qu'un écrivain doit à ses lecteurs. Que vous vous contentiez d'un texte pondu entre deux portes ne prouve qu'une chose : la "langue française" vous importe peu. C'est votre droit ou vos limites, à vous de juger. Je vous laisse à votre hamburger.

19. 23/11/2010 14:30 - HP

HPMerci mais ce midi c'était gratin de pommes de terre et saumon aux épinards. Si vous voulez jouer à ce jeu, vous allez passer beaucoup de temps à trouver celui qui va vous respecter via l'écrit mais, surtout, vous risquez de manquer de contenu à la fin. Sur ce, je ne répondrai plus sur ce point, le débat ici n'étant pas la stylistique de l'auteur. Peut-être, en revanche, son contenu vous inspire-t-il quelque chose ? Nous serions heureux de le partager.

20. 23/11/2010 14:48 - Marlow

MarlowIntéressant éclairage sur des thèmes que nous devrions penser davantage, notamment : Qui veut, en 2010, dans un pays comme la France, faire la révolution, laquelle et pour quoi ? Vouloir faire la révolution depuis un poste d’universitaire ou de journaliste, est-ce bien sérieux ? Est-ce un vrai projet ou juste un alibi ou une posture, pour se donner un air ou se raconter quelque chose de plus intéressant que son poste, sa position, son salaire ? Ceux qui utilisent ce créneau sont-ils conscients des messages qu’ils manipulent à destination des masses, notamment jeunes, toujours preneuses de postures dites « rebelles » ?

Ça me fait penser à un film de publicité vu récemment au cinéma et faisant la promotion du magazine « les inrockuptibles ». Très bien fait ce film, du point de vue formel. Mais très démagogique voire pire, s’agissant des messages qu’il trimbale l’air de rien, comme si tout cela allait de soi. En résumé : un monde éclairé est un monde révolté lequel est un monde de chaos où ceux qui créent le chaos sont donc les héros : armes, feu, « victimes » de descentes de police, explosion, heurts dans manif,…etc.

Ce film me semble très symptomatique de notre époque et, si l’on peut se réjouir avec Xavier Raufer de l’évolution récente de la sociologie et de la presse qui seraient en train de nuancer leur discours victimaire sur les banlieues, il me semblerait souhaitable que l’on intègre aussi le travail de l’imaginaire réalisé tous les jours et de façon extrêmement puissante et sournoise par le discours sur les biens de grande consommation (publicité) et de l’industrie culturelle qui, non content de créer de générer beaucoup de frustration, utilisent très fortement la « rebellitude » comme ressort de mimétisme et argument de vente.

Car, l’imaginaire de nous tous est marqué par cela. Et plus encore l’imaginaire de ceux qui n’ont que ça pour nourrir leurs cerveaux (pas d’éducation, télévision, jeux vidéo, clips, discours des marques de fringues, discours des magazines people,…), à quoi il faut ajouter une bonne dose de ressentiment décuplé par le discours victimaire (« c’est vrai, pourquoi je n’aurais pas droit moi aussi à toutes ces choses matérielles que l’on me fait désirer ? »), sans oublier le penchant historique français pour la casse (romantisme révolutionnaire et surmoi gauchiste).

Secouez bien, ça donne un résultat assez proche du film publicitaire déjà cité. Il ne manque que le cocktail grossebagnole-gros bijoux-pouffiasses de nombreux clips et le cocktail dernier sac-lifting-héros-qui-n’en-est-pas des magazines ou émissions télévisées.

Comment la démocratie et la république peuvent-elles sérieusement s’y retrouver là-dedans ? Comment peut-on être un citoyen si l’on n’adhère pas au minimum d’ordre nécessaire pour que cela fonctionne vraiment ? Comment peut-on transmettre les valeurs républicaines quand on transmet autant d’imaginaire négatif ? Comment scier la branche sur laquelle on est assis ? Et bien, on continue à la scier. Notre imaginaire malade est une scie très efficace.



21. 23/11/2010 15:16 - HP

HPTout à fait d'accord avec vous Marlow. Quand on voit certains jeunes et moins jeunes, avec tout ça gravé dans le cerveau, on se rend compte qu'on ne vit pas dans le même monde (que l'on soit blanc, jaune ou noir) et que la discussion et concialiation est impossible. Tout cet imaginaire n'est d'ailleurs qu'un rejet du système officiel, une invitation à le casser et le contourner, ce qui se traduit très bien dans les actes, et arrange les groupements d'intérêts qui en vivent.

Le problème est comment traduire cela en conscience politique. Je vois mal un élu dire "ça suffit les clips de rap" (qui sont pourtant une gangraine terrible de la jeunesse) ou autre connerie haineuse ! Au contraire, ils plébiscitent le truc et vont bientôt raper pour leurs campagnes. Que faire contre ça, à part éduquer nos enfants ? Et encore, une fois arrivés au collège, on contrôle plus grand chose, notamment si le groupe dominant auquel il faut s'intégrer est wesh wesh... Tout le monde n'a pas les moyens de F. Pagny...

22. 23/11/2010 15:17 - HP

HPTout à fait d'accord que le délire révolutionnaire n'a qu'assez duré en France, il est temps de grandir et d'assumer ce que nous voulons sans se taper sur la tronche.

23. 24/11/2010 09:57 - Mc Fils de Pute

Mc Fils de Pute@ bluenote: interventionnisme inutile. Que me reprochez-vous ?
Allez ! au boulot : thèse/antithèse. Argumentez contre mon incise, apparemment disgracieuse selon votre jugement niais. Soyez au niveau, on est sur RING.

24. 25/11/2010 06:13 - Interneth

InternethXavier Raufer ne serait-il pas au minimum sarkozyste? Qui plus est je le trouve plutôt vilain d'apparence, il dégage une aura plutôt frustrée, aucune sublimation, très 'faussement viril'. Et son article n'est ni drôle ni intelligent. Dépressif?

25. 25/11/2010 09:02 - Greg môk

Greg môkParce que toi tu te considères peut-être comme quelqu'un d'"intelligent" en écrivant pour ne rien dire ?

26. 25/11/2010 10:09 - HP

HPEn effet, au-delà de faire preuve de manque d'intelligence, ces jugements de valeurs et autres attaques personnelles pourrissent le débat et on en voit malheureusement de plus en plus sur le RING, ce qui n'était pas le cas avant. Mais bon, c'est un des effets pervers d'internet, c'est tellement facile de balancer des insanités caché derrrière son petit écran et son pseudo... Toute société, quelque soit sa forme, traîne ses boulets. Internet et le Ring ne font pas exception...

27. 25/11/2010 12:21 - heidi

heidi@miss rance
Vous gonflez tout le monde.
@HP Et si vous les aviez les moyens de Pagny ? Vous feriez quoi ? Vous feriez comme lui ? Fuir ?
Par ce que c' est ce qu' il a fait lui, il a fui. Il ne dit pas s' être installé aux Etats Unis par amour de cette contrée, de sa culture etc ( ce qui serait tout a fait respectable) .... non il s' y est installé par ce qu' il ne supportait plus son pays, hors excusez moi mais certes il y a un paquet de saloperies qui gangrènent la France et on ne peut pas dire que ce soit l' éclate total, mais ça reste un pays formidable, parmi tant d' autre, ou il fait QUAND MÊME bon vivre malgré tout, et qu' il me semble cohérent que le quotidien de chaqu' un soit aussi fait d' une lutte contre la connerie, la bassesse et l' hystérie. Que nous devions prendre en compte dans nos perspective d' avenir et de celles de nos enfants, un combat pour faire perdurer ce qui est propre a chaque pays, sa culture, ses règles, ses lois etc ... bref tout ce qui lui donne sa spécificité me semble aujourd' hui devenu presque une obligation. Et cette fuite de Pagny, qui se permet ensuite de venir vendre sa m.... en France sous entend qu' il ne croit plus en ce pays et qu' il s' en lave les mains mais que par contre nous sommes de bonnes vaches à lait pour ses finances. Belle mentalité, belle intégrité.
Pour en revenir à l' article de Raufer, rien ne sera fait pour arranger les choses tant qu' une grande partie des gens croiront encore et pathétiquement a la vertus de le " discussion" de la " médiation " !! On entend encore des individus insister sur la solution police de proximité ( accueillis a la kalashnikov ils ne vont pas faire long feux .. ) Ca fait des années qu' on tente de comprendre pourquoi untel agit avec autant de violence, il me semble que maintenant la priorité c' est d' arrêter de tendre la main et de lever le poing.

28. 25/11/2010 16:36 - Interneth

InternethAttaques personnelles? Mais même dire que seulement son article est bête, fascisant et pas drôle reviendrait à dire qu'il l'est lui-même, je tourne moins autour du pot disons...Et puis n'est-il pas responsable de sa piteuse apparence d'homme frustré, de rigide maton qui 'blague' de temps en temps pour (se) prouver qu'il n'est pas un vieil homme complètement aigri jusqu'au point de non-retour? S'il ne l'était pas je ne le dirais pas, c'est tout. Et que de jeunes gens trouvent ce qu'il fait, écrit ou pense 'bien' et 'juste' me semble assez incroyable en effet.

29. 25/11/2010 17:23 - Greg môk

Greg môkLe problème, et il est capital, c'est que tu ne démontres pas ce que tu affirmes, par conséquent autant te taire, car à part faire mousser ton petit "moi", je ne comprends pas l'objet de tes commentaires.
Je suis prêt à admettre que ce texte est "bête, fascisant et pas drôle", mais par pitié, pour l'intelligence humaine, agit en nous le demontrant.

30. 25/11/2010 17:49 - Interneth

InternethMais je n'ai jamais mit l'emphase sur le fait que ce texte est bête, fascisant et pas drôle, j'ai plutôt dit que celui qui l'a écrit dégage quelque chose de très 'mâle blanc frustré qui veut imposer sa rigidité morbide à tous sous le couvert de quelques blagues de temps à autre pour démontrer, voire se rassurer, que c'est avant tout un bon vivant' (il y a pour s'en convaincre beaucoup de vidéos sur internet). Mais qui est dupe de son 'humour'? Pas moi.

31. 25/11/2010 21:26 - HP

HPInterneth, je laisse tomber c'est peine perdue...

Heidi : Je suis 99% d'accord avec vous mais à propos du fait de trouver normal que " le quotidien de chacun soit aussi fait d' une lutte contre la connerie, la bassesse et l' hystérie", j'y mettrais des nuances. Les gens qui vivent dans une zone où il y a des meurtres à la mitraillette ne souhaitent pas ça, ils veulent que les forces de l'ordre règlent le problème et ne pas s'esposer. qui pourrait les en blâmer. Même sans aller si loin, affronter les petits cracks du quartiers (même s'ils ne sont rien) ne devrait être imposé à personne, ce qui est loin d'être le cas dans les faits où les gens se retrouvent abandonnés.

La fuite, que l'on apprend en self-defense et dans certains arts martiaux me semble parfois salutaire et même le moyens le plus intelligent pour sa famille. Je reconnais que l'exemple de Pagny n'est pas le meilleur car lui, il pouvait fuir moins loin sans problèmes...

32. 25/11/2010 22:28 - HP

HPVoilà d'ailleurs le sort de ceux qui n'ont pas les moyens de fuir... Eux n'ont que la possibilité de subir et se taire. Dans ces situations, on ne peut rien faire si les pouvoirs publics ne durcissent pas et ne pérennisent leur action. que feraient-ils s'ils avaient le choix ?

http://www.surlering.com/video/video.php/video/halls-da-immeubles-la-occupation-continue

33. 26/11/2010 09:46 - bluenote

bluenote"Les racines du mal":

http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_choc_p%C3%A9trolier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eurabia

Sarkosy est jeté aux chiens aujourd'hui,a travers le discours de Grenoble,il a tapé la ou cela fait mal.
Il a donné un coup de pied dans la fourmilliere et il le paye!
Si un Etat Européen remet en cause les traités signés a Bruxelles concernant cette magnifique immigration,il sera puni:plus de pétrole!
Nous sommes EN CRISE depuis 1973.
Les pays Arabes et la Chine sont nos principaux créanciers.Les pays Arabes ont racheté des pans entier de notre économie.
Santé!
Pétrole -Uranium sont les instruments de notre "castration."

@mcfilsde pute:un pseudo est un masque,il est révélateur.
Vous en voulez tant que cela a votre maman?
@missrance:
je vous conseille Guerlain comme parfum.

34. 26/11/2010 12:27 - Jimini

JiminiCe texte aurait pu avoir un peu de sens dans les années 70.
A présent on se demande qui il vise. De quels sociologues parlez-vous ? Quels sont les sociologues qui pensent que les "racailles" sont le fer de lance de la révolution prolétarienne ? Vous ne citez aucune source, vous vous battez contre des chimères fantasmées.

35. 26/11/2010 21:03 - HP

HPVous avez raison au moins sur un point jimini, les sociologues ont perdu depuis longtemps leur esprit critique, trop occupés qu'ils sont à créer leurs paradigmes qui ne sont en fait que des chapelles éditoriales dans le but de crever l'écran.

36. 27/11/2010 18:44 - thierry bruno

thierry brunoMiss rance,
je crois que le papier de M. Raufer n'a pas été relu par son auteur ou fait l'objet de nombreuses coquilles lors de son édition. En tout cas, pour avoir souvent écouter parler - mais je vous accorde que l'écrit peut être différent - M. Raufer, c'est un homme d'une grande clarté de pensée et qui je crois n'a nullement besoin de se reposer comme le propose dartagnan mais au contraire dont le discours est important pour rompre le préchi-précha des policiers de la pensée unique, cette presse prétendument "intelligente" alors qu'elle est à mille lieues des réalités.

37. 11/02/2011 14:47 - D

DCes "cailleras" qui vous regardent de haut, vous sourient sardoniquement et guettent le moindre mot de travers pour vous éclabousser de leur vindicte analphabète et stérile.
Mais non voyons... ces gens-là sont malheureux, sur la défensive, ils se méfient parce que les "faces de craie" les oppriment sans relâche. L'espace urbain nocturne leur appartient. Tu les entends jacasser, emmerder le monde jusqu'à 3 heures du matin mais c'est parce que le jour est accaparé par les méchants oppresseurs occidentalo-sionistes (je l'ai entendu quelque part).

Alors comment faire pour rétablir la vérité quand toute une frange de la classe politique, quand le discours populaire, quand le gauchisme surréaliste de tous les artistes "zengagés" vous écrase de leur certitude d'être dans le vrai et que vous passeriez pour une s**ope de réactionnaire si vous osiez contredire l'utopie officielle de tous ces embourgeoisés ?

38. 09/06/2012 00:03 - SandStorm

SandStormPetite rectification sur un détail, mais dans le détail s'entend l'écho de l'authenticité : l'herbe marocaine, peu de gens la fume puisqu'elle n'est cultivée que pour produire du hasch qui lui une fois qualifié de marocain a une réelle existence. Hélas trop souvent de mauvaise qualité, voir uniquement de nos jours... Sinon, l'herbe fumée en France, est principalement d'origine... Française ; et si produite avec savoir, largement préférable au vulgaire hasch marocain vendu par le sujet principal de vos polémiques.
Auxquelles je vous laisse retourner, même si la date de mon intervention laisse peu de chance à une résurgence de celles ci...

Ring 2012
Xavier Raufer par Xavier Raufer

Criminologue à la réputation internationale, écrivain, éditorialiste, docteur en géopolitique, Professeur affilié à l'Edhec, membre du Centre for the Study of Terrorism and Political Violence, School of International Relations, University of Saint-Andrews, enseignant à l'Université Panthéon-Assas, Paris II, chargé de cours à l'Institut de criminologie de Paris, depuis 1987 (cours de méthodologie), au DESS Paris II/École des officiers de la Gendarmerie nationale/EOGN-Melun, et directeur des études et recherches du Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (études, recherches, séminaires et cours sur la criminalité organisée transnationale). En République populaire de Chine (RPC), il est professeur associé à l'École supérieure de police criminelle de Chine (Shenyang, RPC), et directeur de recherches associé au Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé, Université de Sciences politiques et de Droit (Beijing, RPC).

Dernière réaction

Et c'est toujours un vrai bonheur et un soulagement de vous voir,remettre les pendules a l'heure,lors de vos interventions. Vous dites la vérité. Merci.

bluenote21/11/2010 23:48 bluenote
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