Les émeutes d’Algérie, guide du routard de l'immigration ?
SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Maximilien Friche - le 09/01/2011 - 16 réactions -
C’est drôle, mais il y a des choses qu’il nous amuse d’exporter. Que la « banlieue de l’Europe » soit aux prises avec des émeutes dans ses villes est une chose rassurante quant à notre rayonnement culturel. Pour le pire et pour le meilleur. On les appelle les émeutes de la faim (1) ou bien encore les émeutes contre le mal de vivre (2), et c’est étrange comme elles semblent familières. On compte officiellement deux morts du côté des manifestants, plusieurs blessés bien sûr, des matchs de foot annulés, des autoroutes bloquées, la situation semble s’enliser dans une logique de métastase qui gagne tous les territoires urbains. Cela fait une dizaine de jours que l’Algérie a pris le relais de la Tunisie dans l’insurrection sociale, et déjà certaines voix en profitent pour établir un chantage à l’immigration.

La banlieue de l’OccidentLes quelques images qui nous parviennent rappellent des événements récents en France, on croirait voir des images de chez nous. En voyant les émeutiers, on se dit que ce sont des jeunes de nos chers quartiers. Emeutes ici, émeutes là-bas, les jeunes sont tous les mêmes. Mêmes panoplies de casseurs de part et d’autre de la Méditerranée : survet’, casquettes, capuches, foulards. La seule variation locale est de taille, puisque les émeutiers d’Alger se sont munis de sabres. Ici et là-bas, on casse les vitrines, les abris-bus et on met le feu aux poubelles et aux voitures. A la faveur de ces événements, on apprend que les émeutes dans les villes moyennes d’Algérie sont monnaie courante depuis quelques années. La différence aujourd’hui réside dans l’arrivée des émeutes à Alger et dans la généralisation du mouvement à tout le pays. Le seul slogan un peu politique qui émerge de la fumée noirâtre des pneus est : nous sommes privés d’avenir. Tout cela est d’un romantisme absolu et nous rappelle nos belles heures existentielles et germanopratines. Les choses sont pourtant d’une grande banalité. Actuellement, 75% des Algériens ont moins de 30 ans et plus de 20% de ces jeunes, sont chômeurs(3). Pas besoin de bataillons de fonctionnaires en grève comme en France pour amorcer la pompe, seule la cherté de la vie suffit. La manne pétrolière du pays ne profite qu’à la clientèle du pouvoir. La crise pourrait disposer d’un véritable amortisseur là-bas, disons-le, l’Algérie est, du fait du pétrole, un pays riche. Et pourtant, les prix des denrées alimentaires de base, comme l’huile et le sucre, flambent. Ce n’est pas une crise existentielle. Ils n’ont pas de difficulté à exister. Ils ont une trop grande facilité à ne pas être au regard de leur dirigeant. C’est la crise de la quantité négligeable, c’est pourquoi les quartiers populaires de la capitale, de Bab El Oued et de Belcourt, sont maintenant les territoires des émeutiers. La police tente de ne pas faire de martyre, mais a déjà provoquer deux morts parmi les manifestants. La fin de ce mouvement sera-t-elle un bain de sang comme en 1988, ou bien l’ère du « boutéflicage » arrive-t-elle à sa fin ? Il faudrait que le pouvoir policier et corrompu plie, mais l’espoir est mince étant donnée l’absence de relais politique ou religieux à ces émeutes. Ces mouvements ne sont pas issus d’une conscience collective mais plutôt d’une opportunité géante à user d’une audience. C’est la raison pour laquelle nos banlieues et l’Algérie sont semblables. La banlieue s’est mondialisée grâce à l’émigration des pays du Magheb. L’Algérien représente aujourd’hui l’archétype du jeune mondialisé, sans avenir, en marge de l’Occident. La France pour le meilleur et pour le pireCe pays autoritaire qu’est l’Algérie s’est construit sur la haine de la France comme la France s’est construite sur la haine de son ancien régime, c'est-à-dire la haine d’elle-même. C’est dire si l’Algérie est appelée à être la caricature de la France qui n’est déjà que la caricature d’elle-même… La France est le lieu d’où s’originent le meilleur et le pire (dans cet ordre) de l’Algérie et même il faut oser le dire, du monde. Sa vocation moderne se renouvelle sans cesse. La position de la France est d’ailleurs très peu aisée en ce moment face aux événements de Tunisie et surtout d’Algérie. Pas de « villepinade » indignée pour appeler à la libération de blogueurs en Tunisie, pas grand-chose de plus pour réagir aux émeutes d’Algérie. Nous sommes plus que jamais marqués du complexe du colonisateur. Michèle Alliot-Marie, s'est bornée à évoquer "la problématique de l'emploi" à laquelle il faut trouver une solution. C’est gentillet. Il n’est pas sûr comme le soulignait son prédécesseur au quai d’Orsay, Bernard Kouchner, que les choses seront plus simples quand la génération de l’indépendance aura quitté le pouvoir là-bas(4). En effet, le complexe occidental étant devenu ces derniers temps une marque d’identité, certes dégradée, nous pouvons encore battre notre coulpe pendant quelques années et continuer de nous museler toujours davantage. Dans ce contexte politique, les milieux bienpensants, ampoulés et gauches utilisent deux dialectiques pour nous faire un chantage à l’immigration. La première se déplie ainsi : c’est parce que les vannes se sont fermées, c’est parce que les visas sont plus difficiles à obtenir, que les jeunes de ce pays n’ont plus l’espérance de partir, que le mal de vivre naît. Il faut oser et pourtant, c’est ce que l’on retrouve dans les Dernières Nouvelles d’Alsace ou encore dans la République des Pyrénées du 7 janvier dernier (5). L’indépendance : oui-mais. L’Algérie se comporte un peu comme le Tanguy de la France. Je suis adulte mais occupez-vous de moi. La deuxième dialectique est plutôt droit-de-l’hommiste mais aboutit quasiment à la même chose : si la France ne s’indigne pas, et cette posture vertueuse est à la mode, alors les pouvoirs locaux vont agir en toute impunité, et il ne faudra pas s’étonner de voir une immigration massive affluer vers la France. C’est ce que nous lisons dans les Echos du 07 janvier 2011 (6). Bilan de ces deux dialectiques de progrès : il nous faudrait ouvrir les vannes de l’immigration pour éviter que ce pays ne connaisse une crise sociale qui aurait pour conséquence le durcissement du régime policier qui provoquerait une immigration massive chez nous. La France étant condamnée à accueillir une immigration maghrébine, autant devancer l’appel. Mouais. Peut-être peut-on se permettre d’être plus généreux que ça avec une nation adolescente qui se cherche, peut-être peut-on estimer que ce qui est souhaitable pour la France l’est aussi pour l’Algérie. Il parait tellement condescendant de considérer les fuites des jeunes de ce pays comme une fatalité, sinon un modèle sociétal. L’Algérie aussi a le droit et devoir de garder son peuple. Il faudrait peut-être avoir le courage de définir cette fuite vers l’eldorado français, comme la recherche d’un souvenir, d’une mémoire oubliée. La devise de la future Algérie devrait être celle du Québec : je me souviens. Pour faire la paix, elle doit d’abord renoncer à prendre son origine dans la haine. Elle doit faire la paix avec son passé, c'est-à-dire avec la France. Mais pour ce faire, il faudrait aussi que la France se réconcilie avec elle-même. Qu’elle trouve son origine ancestrale, bien plus loin que 1789, là où la haine a culminé. A ces conditions mêlées, l’Algérie arrivera à garder ses jeunes chez elle, et à représenter un avenir pour eux, une opportunité différente que celle de casser ou partir. (1) : L’humanité le 08 janvier 2011 (2) : Les échos 06/01/11 (3) : source FMI (4) : JDD du 19/02/2010 (5) : « La crise entretient l'amertume à l'égard d'une France chiche, désormais, pour accorder des visas à tous ces jeunes diplômés avides d'une expérience dans l'Hexagone, salutaire comme un ballon d'oxygène. L'Europe ne peut rester indifférente à ce soulèvement inédit. Elle est trop proche de cette Afrique du Nord bouillonnante pour simplement fermer ses oreilles, ses yeux... et ses portes. » DNA du 07/01/2010 « Cette situation les fait fuir vers l'Europe. Tous les mois, les tentatives de dizaines d'entre eux échouent ou meurent en Méditerranée. » République des Pyrénées du 07/01/2010 (6) : « Imaginez un ou deux Mahmoud Ahmadinejad (président d'Iran) arrivant au pouvoir en Algérie, en Tunisie ou au Maroc (...) C'est entre cinq et dix millions de personnes qui quitteraient l'Afrique du Nord, en bateaux, à la nage, sur des radeaux, pour venir en Corse, en Sardaigne, en Sicile, sur la Côte d'Azur. » Propos de Tarak Ben Ammar, hommes d'affaires et producteur à un colloque au ministère français de l'Economie, portant sur les relations entre les deux rives de la Méditerranée, rapportés par les échos du 07/01/2011 à cette occasion.
Toutes les réactions (16)
1. 10/01/2011 09:28 - arrivederchi
Et à combien de personnes ces irresponsables estiment -ils la capacité d'accueil de la "France ", c'est à dire à partir de quand ce pays (on n'ose plus dire "notre pays", ça fait un peu discrimination comme dirait Demorand ) connaîtra les même problèmes économiques et sociaux (sans parler du reste) censés être fuis par cette belle jeunesse en révolte ? Le rêve de ces néo humanistes serait il donc : y a pas de raison ,tous dans la m...?
Ah, et puis les sabres , une aubaine pour nos journaleux relatant les prochaines "flambées de révolte dans les quartiers sensibles" (bientôt tous ?), ça c'est du rebelle coco, et on arrête pas le progrès ...
2. 10/01/2011 10:39 - HP
Excellent article et c'est exactement la lecture que j'en ai eu quand j'ai vu les info. Des racailles avec cagoules et des lames, déjà prêts à importer chez nous leur impuissance et leur haine afin de profiter du système. Car, c'est bien le seul intérêt qu'ils voient dans la démocrtie et la laïcité : profiter à mex et imposer sa culture. Et bien sûr, nos élites sont là pour nous rapeller ce malheur, comme si on en était responsable. Arrêtez ! Qu'ils se démerdent point ! Pour la fin de l'article, j'aurais mis "casser ou partir casser" car ils ne viendront pas ici pour faire des études ceux-là...
3. 12/01/2011 00:13 - Chris
l'Algérie j'ai pas trop suivi, mais la Tunisie un peu plus :
il me semble que dans le cas de ce pays la révolte est assez justifiée, Ben Ali est véritablement un dictateur si j'en crois mes amis tunisiens. Après je suis d'accord que cette instrumentalisation partisane gauchiste est triste, la culpabilité mal placée me débecte.
Sinon pour ce que vous dites sur la réconciliation de la France avec elle même je suis tellement d'accord. Etant à moitié brésilien je sais ce qu'est un pays fier de ses racines, et je suis triste que la France ne sois plus un de ceux là, mise à part certains Corses (si si ^^ ) et métisses comme moi (Laos, Inde...) je ne connais personne qui soit encore fier de notre héritage scolastique profond.
4. 12/01/2011 17:22 - Bibi
Oui, Bouteflika était un dictateur, et oui Ben Ali en est un aussi. Mais si ce n'est pas Ben Ali qui est au pouvoir, et bien ce seront les islamistes qui prendront sa place. Et entre un despote éclairé et des fondamentalistes, mon choix est vite fait.
5. 13/01/2011 13:52 - B.Kiddo
"Les émeutes d’Algérie, guide du routard de l'immigration" mises en relation avec les émeutes en France, ou comment comparer deux faits incomparables. A part les tenues des émeutiers peut être. Personne ne parle d'accueillir les casseurs algériens NB.
Comparer la révolte d'habitants d'un pays dirigé par un dictateur autiste où en quelques jours les prix des produits de base ont doublé, avec la France, une démocratie qui a connu il y a quelques années des émeutes dans ses quartiers sensibles par une partie de la population ne semble pas très pertinent. Je rejoins Bibi, la France garde peut être encore le complexe de la colonisation l'empêchant de réagir objectivement, mais il ne faut pas oublier que si elle décide de désavouer le gouvernement algérien, elle ouvre une porte aux islamistes.
6. 13/01/2011 14:20 - HP
Les faits ne sont pas tout à fait comparable peut-être, mais j'ai du mal à croire que ces jeunes là se comporteraient différemment de nos autres racailles chez nous. Et, on sent bien que la question de venir chez nous va vite se poser, poltiquement, car il y a déjà une semaine au jt de F3 la question était déjà dnas la bouche des protagonistes...
7. 13/01/2011 15:09 - B.Kiddo
On vous demande pas de les héberger chez vous, don't worry. On ne parle même pas de les accueillir en France. En fait je crois que vous ne vous posez pas les bonnes questions. Ils n'agissent pas pour les mêmes raisons, alors pourquoi partir dans des hypothèses de la sorte ?
8. 13/01/2011 17:11 - HP
Si tu as regardé les info, tu as certainement entendu que nombre de ces jeunes veulent venir en Europe. Ils le disent eux-mêmes !
9. 13/01/2011 18:01 - B.Kiddo
@HP : J'avoue ne pas avoir vu ces images, n'ayant pas la TV forcément ça n'aide pas.
10. 13/01/2011 21:14 - HP
Très touchant bill mais sont-ce les seul à crever la dalle dans le monde ? Non, et désolé mais on s'en fout un peu. Si la tribu d'aristocrate qui leur sert de gouvernement avait un peu d'humanité de dignité, et de sens national, ils n'en seraient pas là. C'est un problème qui les concerne à 100% et nous n'avons pas à faire les frais de cette immigration à venir, c'est certain. C'est le seul motif de l'article d'ailleurs car sinon, pour écrire sur la misère du monde, il n'y a que l'embarras du choix, à commencer par chez nous. Alors, réservez vos lumières et subtilités analytiques pour d'autres. J'y crois pas, comme s'ils étaient les seuls "privés d'avenir". Et nos enfants ?
11. 13/01/2011 21:33 - B.Kiddo
Ah comme la misère existe ailleurs, il faut l'ignorer ? Bill ne tombe pas dans le pathos comme vous le laissez croire, il pose la question du "pourquoi" à la place du "qui, où, quand". Ce qui est mignon HP dans vos propos c'est que vous voulez éviter les effets d'un problème de notre siècle (ce qui est tout à votre honneur) sans vous attaquez à leurs causes (là c'est plus affligeant mais commun hélas).
12. 14/01/2011 00:16 - HP
Ah et quelles sont ces causes auquelles nous devons nous attaquer ? Merci d'éclairer mon ignorance.
13. 14/01/2011 12:04 - B.Kiddo
Vous avez de la chance HP, j'ai passé une très bonne nuit je donc enclin à vous répondre. Je ne vous cache pas ma joie au réveil en découvrant qu'enfin, quelqu'un se posait les bonnes questions.
Néanmoins ce n'est pas "nous" qui devons nous attaquer aux problèmes mais le gouvernement algérien. Chacun doit tenir son rôle.
Je ne pense pas avoir les connaissances nécessaires pour expliciter de manière intelligente ces causes. Par contre l'auteur de cet article aurait pu s'y attaquer histoire de ne pas nous servir un texte aussi démago' et creux.
Quelques pistes tout de même (ah je suis vraiment gentille aujourd'hui), 23% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, la pénurie de logement est très importante, 20% des jeunes sont au chômage. En 2010 l'Algérie a réalisé un bénéfice de 55,7 milliards de dollars avec la vente de matières premières.
14. 14/01/2011 15:52 - B.Kiddo
Même si je suis d'accord avec vous sur pas mal de points que vous relevez Bill, je me permets un petit bémol. Certains algériens entretiennent un problème particulier avec la France. Décolonisation ratée (contrairement aux pays voisins), manque de fierté (tourisme peu important etc), refus d'être assimilé, autant d'éléments qui peuvent expliquer un rejet profond de la France de la part d'une partie de la population algérienne. Parce que lorsqu'on a l'occasion de voyager dans le reste de l'Europe, en Espagne, aux Pays Bas, on se rend compte que les comportements déviants de certains algériens n'ont pas cours dans ces pays cités.
Mais cette observation est à la portée de tout le monde et ne trouve son utilité que dans les réponses que l'on peut apporter à ce problème, sans quoi ce constat ne fait qu'alimenter les propos haineux des esprits les plus faibles.
15. 22/01/2011 23:21 - SK46
[Message modéré.]
16. 23/01/2011 23:37 - B.Kiddo
J'espère que les modérateurs feront leur job parce que ce dernier message transpire le racisme. Et "le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit" SK46.
|
Dernière réaction Et à combien de personnes ces irresponsables estiment -ils la capacité d'accueil de la "France ", c'est à dire à partir de quand ce pays (on n'ose plus dire "notre pays", ça fait un peu...  10/01/2011 09:28 arrivederchi
 Articles les plus lus Pour Sarkozy, avec ferveurNB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde... Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesLe manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des... Qu’est-ce que la Résurrection ?« Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre
message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)
Encore une fois, Benoît XVI a tout dit.
Sans... Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans... Réflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse(propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a... "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfinCela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl... Qui ? Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles... Carnets de campagneLes campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent... A l’école de l’antimodernitéPuisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,... Les étoiles 2011 de Dantec"Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice... Le superbe top 50 des FrançaisPuisqu'on
vous dit que vous les aimez.
"TOP 50 :
contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous
présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste... Rachida Dati creuse son FillonQue le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati... Sécurité routière : l'arnaque extra-largePuisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de... Poudlard for ever A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit... Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain« Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je... Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoEntretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les... Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat... Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFoi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source... In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueLe premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs... Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristOn connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que... Ainsi parlait ZaraDebbouztraPresque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son... Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe... Céline rattrapé par la mémoireSors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline... Broadcast : the dream is overChanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons... Benoît XVI - Un cœur intelligentLecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald : Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II... Robert Brasillach : le procès expédiéIl en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu... Du bon et du mauvais usage de l’indignationIl est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant, grand bourgeois, grand lettré, grand amoureux des femmes (il en a eu cinq... Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieIl était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces... Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeLa jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si
les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien
reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés... Chemins de travers« Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute... PS : les intermittents de la réalité en tournéeMême si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable... "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester... Blondeincendiaire.com : the murder chat room(reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »... Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker... Quelques traces de rouge à lèvres…Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met... Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireAncien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées... Exil(s) ExpressGéraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et... Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand... Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...
 |