Sur le RING

Le vinyle est de retour, alleluia

SURLERING.COM - CULTURISME - par Pierre Schneider - le 24/01/2011 - 39 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Tiens, on m'enjoint de croire que le vinyle est de retour. Qu'il est largement supérieur au CD. Que pendant toutes ces années, j'ai donné de la daube à mes oreilles. Il va encore falloir tout racheter? Encore "redécouvrir toute sa discothèque"? Petite étude de hifi, de marketing, de fétichisme et d'idiotie utile combinés. On va rallumer les 33 tours, alleluia. Théorème de Shannon inside.



Il va encore falloir tout racheter?

Vous êtes snob ? Limite bobo ? il ne vous a pas échappé que le disque vinyle faisait un retour en force dans les pages « art de vivre » de votre magazine préféré. A mon époque, quand vous n’étiez pas encore nés, jeunes lecteurs nationalistes et acnéiques, le CD avait envahi les Fnacs pour une raison évidente : enfin, on allait pouvoir se débarrasser du disque microsillon! Le marché a perdu la mémoire entre temps.

Quand le CD est arrivé, il fallait le vendre à une cible qui avait déjà tout en la matière. Il fallait donc convaincre que c’était mieux. Les publicités de l’époque ont montré des divas dont les robes sortaient de la même usine que la couverture de survie du mineur chilien standard. On découvrait le « son laser » - on entendait surtout de la réverbération, en fait. On pilonnait dans le même temps un autre compartiment de la cible avec le gimmick « écran plat coins carrés ». Le consommateur CSP+ n’était pas madré comme aujourd’hui. Quand on lui disait « digital », il comprenait vaguement que ça sonnait mieux et ça lui suffisait.

Pas besoin de s’efforcer, d’ailleurs. Le CD était évidemment un immense progrès. Il ne se rayait pas. Il ne s’usait pas. Il n’y avait pas de souffle. Il n’y avait plus de ces craquements qui affligeaient même les disques neufs. Et les mieux renseignés ajoutaient : « le CD, on peut le copier sans baisse de qualité ». C’est à ce moment là que la phrase « je suis en train de redécouvrir toute ma discothèque » est devenue courante. « Mais alors il faut tout racheter ? » l’est devenue tout autant. Maintenant, on a l’habitude.

Etant rock’n’roll depuis trois mois seulement, je n’avais pas pu « redécouvrir toute ma discothèque » car je n’avais pas de discothèque et aucune envie de toucher à celle de mon père, exclusivement classique. Ceci ne m’empêcha pas de chercher à entendre moi-même ce qu’on n’entendait pas avant. J’y réussis. (« Music for the masses » de Depeche Mode, dans l’intro de « The things you said », l'écho de la boîte à rythmes)

Le CD était objectivement supérieur car plus fidèle au phonogramme d’origine. J’ai donc pris le retour du vinyle pour une belle rigolade. Un truc pour les types qui portent des cols en V sans rien dessous. Vous voyez le genre : je vote Voynet, j’achète mon café équitable chez Starbucks, mon sashimi préféré c’est le dauphin et j’ai vu tous les films de Michel Gondry. Ah oui, et j’ai redécouvert la chaleur du son analogique des vieux 33 tours de mes vieux, sur mon ampli à tubes. Ce genre-là.

Voilà donc la sale bête qu’on avait jeté à la poubelle en 1988 qui revient par la fenêtre. Il se vendrait plus de vinyles que de SACD, une manière de dire que la « haute fidélité », on a eu tort d’y croire : ce n’est pas ce que veut le peuple. Le peuple qui dépense 30 euros pour le dernier Cœur de Pirate, s’entend.

Dissonance cognitive et idiots utiles


Bien entendu, devant une telle dissonance cognitive, le discours justificatif n’a pas tardé. C’est un vrai plaisir de l'écouter. « La musique sonne comme l’artiste l’avait voulue » (avec les clics et les rayures). « Avec le vinyle, on a le son d’origine et pas une approximation en escalier ». (Et le micro, et les enceintes, elles ne distordent rien non plus) « Le son est plus chaud » (C’est mauvais pour la planète). « Le son est analogique » (et ta sœur ?) « Je redécouvre ma discothèque » (un jour peut-être, tu finiras par écouter la musique, tout simplement). « Le théorème de Shannon stipule que… » (ce n’est pas un théorème, et en plus un théorème, ça ne stipule pas). Je garde le meilleur pour la fin : « le support le plus crédible pour le son HD, ce n’est pas le Blu-Ray ou le SACD, c’est le vinyle ». Et bientôt, sans doute, les 33 tours en DTS multicanal?

Un artiste français, qui est un peu le BHL des synthétiseurs, qui eut du succès dans les années 80 avec un instrument nommé « harpe laser » et des concerts grandiloquents, qui a été mis en chansons depuis par Oldelaf et Monsieur D et qui tente maintenant de vendre dans les Fnacs un dock iPod à 800 euros, raconte sur son site que « le vinyle a été remplacé par le CD, de qualité largement inférieure ». Ce simple fait devrait suffire à apprécier à sa juste valeur le niveau des sectateurs du vinyle et de leurs arguments.

Ainsi « on » se rend compte qu’on a écouté de la merde pendant trente ans. On « réalise ». Il était temps. Les amateurs de vinyle, ceux qui entendent la différence, sont pourtant de bonne foi. Une oreille entrainée est une chose rare et faillible : le même morceau écouté plus fort semblera toujours meilleur même s’il ne l’est pas. Et la notion de restitution fidèle, sur laquelle toute la hifi est implicitement basée, a moins de sens pour des musiques électrifiées où la coloration artificielle et la distorsion sont souvent essentielles.

Il y a bien pire au demeurant, c’est la compression dynamique. Ce mal nécessaire, imposé par les caractéristiques physiques du support, consiste à niveler le « volume ». Sans elle, l'aiguille ne tient pas dans le sillon, ni le sillon dans le disque. La compression dynamique présente toutefois un avantage non négligeable à l’ère digitale et mobile, celui de garder audibles les passages calmes dans un environnement bruyant. Autoradio et iPods y gagnent.

Les inconvénients sont néanmoins très importants. Le son compressé est uniformément fort, donc très fatigant. Et, bien entendu, il est distordu. Les caractéristiques du CD, par contre, permettent de s’en affranchir : c’est une raison objective de la supériorité de ce medium sur le vinyle. Je note au passage que le genre musical le plus lié à la hifi, celui où la « fidélité » de la restitution sonore est la plus importante, la musique classique, est le seul à ne pas proposer de marketing vinyle.

L’invocation du « théorème » de Shannon pour étayer que le CD perd des sons que le disque conserverait ne vaut guère mieux. Ce « théorème », rappelons-le, n’est qu’une règle empirique qui aide à fixer la fréquence d’échantillonnage d’un signal analogique. Ceux qui déplorent les sons perdus sont les mêmes qui n’entendent plus le 20 kHz depuis longtemps en raison de leur âge, CD ou pas. Même en échantillonnant à 192 kHz, ça ne servirait à rien, sauf peut-être à leur chien, s’il est mélomane. Pour ma part, je n’entends plus le sifflement suraigu qui finit « A day in the life » depuis plusieurs années. Il est toutefois possible que des fréquences suraigües puissent être « perçues » physiquement (par les os ?) et donnent du relief à des signaux en 96 kHz, ce qui est la seule façon d’expliquer l’apport du SACD qui, lui, me semble audible.

Travaux pratiques

L’affaire me semblait réglée avec l’édition anniversaire de « In the court of the crimson king ». Une édition de geek : l’album en remix de 2009. L’album en remaster de 2004. L’album en 5.1 sur DVD audio. L’album en prises alternatives. L’album en live. L’album en vidéo (bon, OK, c’est juste une minute de Greg Lake). Et, le plus important, l’album sur vinyle, c'est-à-dire un transfert sur CD du premier pressage en 69. Parfois je trouve que les subtilités d’une réédition de phonogramme demandent plus d’efforts de compréhension que les concepts de base d’un réseau informatique.

Bon bref, la comparaison vinyl-CD ne laisse aucun doute sur la supériorité du médium digital. Et laisse voir qu’aujourd’hui encore, même un studio professionnel ne peut pas éliminer le bruit de fond et les crachements d’un 33 tours. Ecoutez le début de « Moonchild » où c’est patent.

Toutefois, pour être convaincu définitivement, il me fallait écouter un 33 tours neuf sur une platine décente. J’ai donc acheté une Project Debut III et rejoint le club des audiophiles heureux du 33 tours.

Ce fut gé-ni-al. Petite madeleine à la puissance 13. J’ai cru retomber en enfance tant les souvenirs me sont revenus en masse : souvenirs de tous les défauts oubliés du 33 tours. Qu’il fallait régler un contre-poids sur le bras de mon pickup. Qu’il fallait pendre une masselotte audit bras pour faire de l’ « anti-glissage ». Que les consignes de réglage de ces poids, qui auraient fait les délices d’un examinateur du bac, étaient totalement fantaisistes. Que les disques étaient à double face, pleins de poussière et d’électricité statique. Que ça crachotait comme jamais sur les passages calmes – même sur un disque neuf. Que la mise à la masse générait les clics d’électricité statique qu’elle était censée supprimer. Que les disques étaient régulièrement voilés et que, contrairement à la règle de Shannon, ça s’entendait. Que l’indication de temps écoulé ou de temps restant n’existait pas, non plus que l’avance rapide. Qu’un bras mal balancé faisait toujours entendre le canal gauche plus fort que le canal droit, ou l’inverse. Que certaines syllabes sifflantes envahissaient toute l’image sonore. Qu’il fallait acheter un préampli phono en plus de tout le reste. Et, petit détail, qu’on payait aujourd’hui près de 175 francs un disque qui en coutait 75 à l’époque.

Des avantages, aussi ? Oui, certes, comme la pomme dans le vitriol des tontons flingueurs : il y en a. Une pochette de douze pouces, c’est plus joli. Un changement de face toutes les 20 minutes, ça empêche de s’ennuyer. Le crachouillis des rayures, ça fait comme avant, vintage. On apprend vite à utiliser Audacity pour faire des copies de sauvegarde de ses vinyls (attention concept™).

Bref, aucune raison musicale dans tout ça. Des raisons fétichistes, par contre, il n'y avait que ça, largement partagées dans le milieu. Bien avant que l’on parle de « l’objet-disque », j’avais acheté mon premier Pink Floyd, mon premier Cure, mon premier Oldfield, mon premier U2, mon premier New Order et bien d’autres sur la seule foi de leur pochette. Je ne suis généralement pas tombé trop mal. Je comprends d’autant mieux ceux qui aiment le design aujourd’hui rétro des pochettes de jazz ou de chanson française des années 50 ou 60. Ce n’est pas pire que la collection de timbres.

Ta mère, elle rembobine les CD

Du moment que l’on ne prétend plus que le son est meilleur ou plus authentique, pourquoi pas le vinyle ? C’est un rien régressif, artistique, ça fait joli dans le salon, cela permet de jouir du storytelling sans entraves et si l’on aime les sons compressés et colorés d’une certaine manière, personne ne vous l’interdira. Et puis il y a le côté collectionneur. Devant les bacs de Monster Melodies l’autre jour, j'ai compris que j’avais oublié le remix ultra-confidentiel de « People are people » par Adrian Sherwood sur maxi 45 tours en vinyle coloré imitation tye-dye, jamais repris dans aucune des six coffrets de mini CD. Ca aussi, c’est übergeek mais pour certains, ça compte.

Outre tous ses défauts, le produit-vinyle est pollué par son positionnement marketing flou. Haut de gamme, c’est certain, il suffit de voir les prix. Mais est-ce un produit vintage ? ou un média qui a vocation à sortir de sa niche ? Doit-il jouer sur la nostalgie, rééditer les classiques avec le master de l’époque ? Ou doit-il être un medium de luxe, conscient de son caractère usable, et proposant en plus le CD un téléchargement de son phonogramme ? Est-ce que cela a un sens d’adjoindre à un 33 tours un disque de « bonus track » et de le transformer en un double album ? Les maisons de disques n’ont pas encore choisi.

Autre question plus gênante : le succès ou le déclin d’un artiste dépend-il du support ? Tout à fait au hasard, est-ce que Yes est mort quand il a été édité sur CD et qu’on n’a plus pu distinguer aucune des couvertures superbes de Roger Dean? Je n’insinue pas, je constate.

Pour ma part, la cible de marché étant l’amateur mûr et aisé, qui a tout racheté sur CD depuis belle lurette, il me semble naturel de se focaliser sur la copie d’ancien : pas de bonus track, packaging inchangé. Gamme : l’âge d’or du be-bop à belles pochettes ; la chanson française quand elle était bonne ; les classiques du Rock, de l’apparition du 33 tours jusqu’à sa mort. Pas Vampire Weekend, donc.

Pour la même raison de cœur de cible CSP+ nostalgique collectophile, on pourra tolérer des enregistrements anciens mais de publication récente (Dylan et sa collection de bootlegs). Et peut-être aussi les publications Lo-Fi confidentielles (la SYR de chez Sonic Youth). Le concept marketing d’ « analogique » va très bien avec.

La publication sur vinyle de Muse me laisse autrement plus perplexe, de même que les opus récents de Migraine Farmer ! Si on voulait vraiment être cohérent et vintage, on n’éditerait de cette dernière que le clip de « Tristana », et en VHS s'il vous plait.

L’amateur aisé aime les grosses cylindrées : n’oublions donc pas le luxe (le dernier Eno, le « live at Leeds » des Who, quelques Miles Davis) qui devra rester focalisé sur quelques très grands albums. Le jour où « Obscured by clouds » de Pink Floyd aura une édition anniversaire avec 3 Blu-Ray, un T-Shirt, des pogs et une clé USB d’improvisations de Rick Wright à l’orgue, il sera temps de lancer le revival de la cassette.

La cassette, vous savez, ce truc qui se rembobinait. Objectivement supérieur au CD elle aussi, puisque les CD sont scandaleusement privés du rembobinage, pourtant pratique. La cassette! Toute la chaleur et l'authenticité du pleurage et du scintillement! L'eldorado audiophile de l'oxyde de chrome! La preuve que c'est mieux : une cassette vierge a toujours couté plus cher qu'un CD vierge. Qu'est ce qu'on attend, bordel?

Pierre Schneider


Toutes les réactions (39)

1. 24/01/2011 06:43 - Bobophonique

BobophoniqueVynile = plus de bande passante, plus de dynamique, pas d'échantillonnage numérique, point : les gens avertis ne l'ont jamais abandonné. Si vous n'avez pas d'oreille, ça n'est pas grave, mais ne venez pas faire le malin, mon bonhomme... Vale.

2. 24/01/2011 07:36 - Hantz

Hantz@bobophonique : Tu veux dire que la qualité du son est meilleure sur Vynil ? ça fait plaisir de vous revoir, Pierre, vous vous faîtes désirer.

3. 24/01/2011 07:47 - Azo

AzoJ'avoue que cracher sur le vinyle pour le plaisir de contradiction, c'est fort de café. Moi qui suis né à l'époque du compact-disc, et étant féru de musique, je suis aller naturellement vers le vinyle et certains albums ont été une totale redécouverte ( et je ne parle même pas du choc vinyle - mp3 ).

4. 24/01/2011 10:15 - Loop

LoopBande passante :
Le vynil coupe à 22.05 kHz net tandis que le vynil atteint les 50 kHz en commencant à décroite vers 25 kHz.
Dynamique :
La dynamique du CD est de 96db (6 db * 16 bits) et le vynil atteint les 120 dB.
Les nouveaux formats tel le SACD (96kHz/24 bits) est supérieur au vynil mais le CD est une sombre merde. C'est pas une question de snobisme. Si vous avez un peu d'oreille, c'est réellement meilleur.

5. 24/01/2011 10:23 - Loop

Loop"Ceux qui déplorent les sons perdus sont les mêmes qui n’entendent plus le 20 kHz depuis longtemps en raison de leur âge, CD ou pas. Même en échantillonnant à 192 kHz, ça ne servirait à rien, sauf peut-être à leur chien, s’il est mélomane."
C'est faux, même si on entend pas les fréquences seules au dessus de 25 kHz à partir d'un certain age, elles interviennent dans la perception des sons de type impulsionnels, comme les cymbales par exemples. c'est un peu plus compliqué que ce vous décrivez.

6. 24/01/2011 10:39 - deathlikesilence

deathlikesilencele problème, c'est l'autoradio CD. difficile d'écouter vinyle dans voiture. Etant donné que je vis sur la route...

7. 24/01/2011 10:41 - PR

PRSauf que lorsqu'on est un réel fan de vinyle, on sait au moins l'écrire, ce me semble...Un peu comme Nietzsche.

8. 24/01/2011 11:27 - deathlikesilence

deathlikesilenceD'autant plus qu'il y a un correcteur automatique sur la boite de commentaire...

9. 24/01/2011 11:51 - Bobophonique

Bobophonique"Fan" de vinyle ? Quelle est cette abomination ? Je préfère être un sombre illettré qu'un vil idolâtre, messieurs... Quant à "fan de Nietzsche " je préfère ne pas commenter... Mais savez-vous que seuls les cuistres se permettent de corriger autrui ? Quand on est un puriste, on goûte la non-chalance, ce me semble.. en italien, "sprezzatura"... voilà vous m'avez vexé. Mais pour le reste, il n'y a pas à "défendre" le vynnyle : c'est un meilleur format, c'est tout. Ah ah....

10. 24/01/2011 13:10 - Loop

Loop"Ce « théorème », rappelons-le, n’est qu’une règle empirique qui aide à fixer la fréquence d’échantillonnage d’un signal analogique"

C'est faux. Le théorème de Shannon est bien un théorème et n'est pas empirique. Il dit que si on choisit d'échantilloner à 44.1 kHz par exemple, on a une bande passante de moitié. c'est démontré mathématiquement et c'est donc bien un théorème. Ce qui est empirique, c'est le choix de la fréquence d'échantillonnage à 44.1kHz. C'est ce choix qui pose problème pour le CD mais qui a été imposé à l'époque par les contraintes technologiques.

Vriament beaucoup d'approximations dans cet article.

11. 24/01/2011 17:10 - J.

J.Au-delà des questions de mode, de qui est cool et qui ne l'est pas, et à des années lumières des politiques comerciales de maisons de disques, le vynile a toujours continué à exister dans certains milieux musicaux non destinés à la foule des supermarchés de la culture.

Dans le hardcore, quite à sortir un split en 150 exemplaires, autant que ce soit sur un bel objet, avec une jolie pochette, un truc plus chaleureux et plus personnel qu'un CD et son emballage plastique.

Pour le côté pratique, ce qui se fait de plus en plus dans le hardcore c'est le vynile avec un code pour télécharger le gratuitement la version MP3.

Je suis heureux et fier d'avoir certains vyniles, il peut m'arriver de les montrer. Ça ne m'a jamais fait ça avec un CD.

12. 24/01/2011 19:11 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderChers adorateurs du vinyle, vous me décevez.
Cette querelle vinyle vs. CD n'a rien à voir avec la musique ni même avec les qualités d'un son ; et tout à voir avec qui a la plus grosse et qui pisse le plus loin. Vous le prouvez par vos commentaires.

Merci à tous ceux qui se sentent assiégés et s'efforcent de prouver que _my argument is invalid_. C'est lu. C'est compris. Lo pô convaincu . Le théorème de Shannon est un vrai théorème, je le reconnais (Loop, je vous ai donné une verge pour me battre facilement et vous n'y avez pas manqué. Merci moi).

Oups, je remarque que vous avez oublié de parler de tout ce sur quoi vous risquez de n'avoir pas raison. Merci d'avoir joué.


Les autres : ON VOUS ENTEND PAS! Lecteurs du Ring, vous allez laisser le terrain à ces ayatollahs d'un produit dépassé, limité et qui fait scritch scritch quand on le joue? Réagissez! Soyez fiers d'écouter des CD! Orgueil prolétarien, nom de nom! Proud to be square! Patrick Bateman, quand il écoute Huey Lewis and the News, c'est pas sur un 33 tours! Indignez vous (tm) pour une juste cause. Be French! Be digital!

Je vous laisse, je retourne à mes singles de Joy Division en fac similé 7 pouces.

13. 25/01/2011 04:52 - Kim

KimL'une des seules raisons technique valables au vinyl sur le CD ou la K7, c'est dans l'ecoute du dubstep, du Break Beat et de la Jungle: passer de 33 a 45t et vous avez 2 albums, singles en un support.
Sinon le reste c'est de la pose...

14. 25/01/2011 10:09 - Alain

AlainBravo ! Pour cette chronique si juste, si drôle qu'elle en énerve les sectateurs du microsillon !
Petits rappels, le microsillon est en mono dans l'extrême grave, son rapport signal/bruit n'est pas du tout de 120 dB, mais de 40 dB et de 50 dB dans le meilleur des cas, il n'a pas une bande passante de 50 Khz en régime musical (on peut lui coller une sous porteuse à cette hauteur stratosphérique pour décoder la quadriphonie, mais à la 100e lecture, elle n'est plus lisble...), et il n'y a pas de micro de prise de son de musique qui dépasse les 20-22 Khz..., sa séparation des canaux diminue vers le grave et vers l'aigu, elle tourne autour de 30 à 35 dB, la distorsion en fin de face, avec un bras et une cellule réglés parfaitement, grimpe à 10%, voire davantage quand le sillon est fortement modulé, si le microsillon a le moindre défaut de planéité, deux choses se produisent : création d'une résonnance amplifiant celle du couple bras/cellule et augmentation du taux de distorsion par surcharge de l'étage phono (surtout s'il est performant !) et là on peut atteindre les 20 % de taux de distorsion dans l'extrême grave, raison pour laquelle, il y un filtre passe haut qui coupe tout sous 20 hz dans ces préamplis phonos, etc., etc.
Ce qui n'empêche pas de prendre beaucoup de plaisir à l'écoute des microsillons, mais de grâce ne dites pas qu'il est meilleur que le CD et que ce dernier est pourri ! Le défaut du CD est connu : plus le signal diminue en volume, plus le bruit de quantification remonte et avec lui la distorsion, mais on plafonne à 2 ou 3% pour un signal à - 60 dB de nos jours pour un lecteur de CD pas cher du tout...

15. 25/01/2011 10:31 - J.

J.Le mec qui écoute Joy Division qui traite les autres de poseurs c'est quand-même fort !

Je maintiens que les disques vinyles et leurs pochettes peuvent être de vrais beaux objets en plus d'être un support de sons, et que c'est là le véritable intérêt.

Jamais entendu personne dans aucune des conversations dans aucune salle de concert parler de théorème machin. A part si t'écoutes un truc super-produit qu'est-ce que t'en as à foutre que la charley sonne en 128khz ou je sais pas quoi ? Quand t'es dans la fosse avec tes bouchons d'oreilles tu l'entends à combien de Mhz la basse ?

Après le débat "pour ou contre, choisi ton camarade"... comme tout les gens qui n'écoutent pas que des trucs super grand public, j'ai des CD, des CD-R, des Vinyles, des MP3, 1 ou 2 cassettes... tout bêtement parce-que tell ou tel oeuvre n'existe que dans tel ou tel format.

16. 25/01/2011 13:04 - Loop

LoopPetit débat technique peut être ennuyeux pour les autres mais ce que dit Alain sur la bande passante est faux. Le CD coupe net après 22.05k Hz. il n'y a plus rien du tout. La bande passante des vynile et des micro est effectivement à 20 kHz mais est défini à -3dB. Même si ça décroit, il y a beaucoup de choses après 20 kHz encore une fois sur les signaux impulsionnels. Faites l'expérience, écoutez le même morceau échantillonné en 44 et en 96 khz et switcher de l'un à l'autre. Télécharger un soft genre audacity et utiliser l'analyseur de spectre, tout ce qu'il y a en plus au delà de 20kKz aide à ajouter du détail dans le son.
Si tous les studios d'enregistrement passent au 96kHz depuis quatre ans, ce n'est pas pour faire dans le snobisme. Quand à la dynamique, vous avez raison. Je voulais parler du SACD qui est 120 dB. (Le meilleur format en fait, mais qui n'a pas pris)
Moi, j'entends tout dans les aigus et ça n'a rien à voir avec un quelconque snobisme.

17. 25/01/2011 15:21 - Alain

Alainje n'ai pas parlé de la bande passante du CD et ne l'ai pas contesté le moins du monde... je conteste celle du LP ainsi que celle des enregistrements de musique acoustique... sur un microsillon il n' y a rien ou quasi au dessus de 18 Khz... et l'extrême grave est en monophonie, gravure universelle oblige.
Par ailleurs, dans le domaine de l'enregistrement professionnel, on est plus sensible au nombre de bit qu'à la fréquence d'échantillonnage : la différence qualitative en lecture entre un 24/48 et un 24/96 est nulle : il n'y en a pas.
En revanche, si l'on doit mixer et monter différentes pistes : entre 16 et 24 bits... c'est différent pour le bruit numérique.

Exercice : copier sur un CDR en 16/44.1 la copie d'un microsillon lu par une platine et cellule LP réglée aux petits oignons, connectée à un préampli phono de course en passant par un convertisseur analogique numérique. Puis comparer ce qui sort du CD-R et ce qui sort de la platine LP : niveaux égalisés, malgré la conversion analogique/numérique faite pour faire la copie et la conversion lors de la lecture du CDR : l'originel et la copie sont indiscernable. Preuve que toutes les caractéristiques de lecture d'un LP peuvent être clonées sur un CD...
Le LP a des qualités qui lui viennent de ses limites et des défauts objectifs et on peut l'aimer pour cela. C'est mon cas. Mais meilleur que le CD : non. Et surtout que le CD est une sombre merde : faut pas déconner. Quand même !

18. 25/01/2011 15:27 - Alain

AlainJ'ajoute pour le LP : que non seulement dans la pratique, il n'y a pas grand chose sur les LP au dessus de 18 Khz, parce qu'il n'y a pas grand chose sur les bandes magnétiques non plus... mais le peu qu'il y a est irrémédiablement perdu par la lecture mécanique qui use le sillon. Car même traité comme un nouveau né, le LP s'use à chaque lecture, comme le diamant de la cellule... et l'aigu diminue, diminue, diminue...
Alors s'il esxiste des disques tests où l'on a collé du 22 Khz (enregistrement de cymbales micro à 50 cm, de trompette avec micro dans l'embouchure) de ceci il ne reste rien quand le micro est à 5 mètres et plus...

Et surtout des amateurs pleurent d'émotion en écoutant leurs vyniles sur des chaines équipées d'ampli à tubes en classe A single ended équipées de 300B ou de 845 qui n'atteignent neuf fois sur 10 pas 20 khZ à - 3 dB... ce qui ne les empêchent pas d'avoir un son magnifique !

Vraiment, Schneider a eu raison : à contre courant des idées reçues. Bravo !

19. 25/01/2011 16:57 - Loop

LoopBon, moi je vous dis tout ça parce que j'ai fait pressé pour mon boulot plusieurs vynils avec des masters à 44.1 kHz et des masters à 96kHz et la différence saute aux oreilles même avec du matériel médiocre. La définition dans les aigus est bien meilleure. J'ai regardé les niveaux à l'analyseur de spectre et les aigus passe (atténués, certes) au delà de 20 kHz.
Maintenant, vous en faites ce que vous voulez. Je délire peut être mais je ne suis ni snob, ni audiophile.

20. 25/01/2011 17:13 - J.

J.Voilà, ça y'est, ils ont réussi à faire fuir tous les amateurs, les amoureux, les fous de musique, ceux qui ne peuvent pas vivre sans, ceux qui font des kilomètres pour voir un artiste inconnu du grand public, ceux qui en écoute tout le temps sous tous les formats...

Bien joué, ce sont eux les mieux placés pour défendre l'un ou l'autre des camps...

J'ai écouté tout-à-l'heure un titre en vinyle LP 33 tours et le même en CD (pas CD-R, un vrai CD officiel du même disque). Et c'est vrai que c'était pas pareil, je ne saurais pas trop définir, y'à un côté plus "profond", comme si le son avait plus d'envergure. Le CD était comme "froid" et "plat". C'était très clair.

Allez continuez votre technique d'ingénieurs, ne faites pas attention à moi ni au sujet de l'article.

21. 25/01/2011 17:19 - deathlikesilence

deathlikesilenceOk les querelleurs... j'avoue quand l'album est bon j'achète les deux (vinyle + CD). Sur certains produits il y une réelle différence à l'oreille d'autre pas du tout...



Mais le sticker 180 gr... ça veut dire quoi?

22. 25/01/2011 18:58 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderAlain : merci d'avoir remonté le débat

J : autorisez-moi à faire parfois dans le second degré. Maintenant que j'ai une platine vinyle, il faut bien que je m'en serve un peu et, effectivement, les achats sont ciblés sur le bel objet, ou l'objet rare, ou le morceau rare. Retrouver le "US sound-on-sound mix" de "people are people" (depeche mode) par Adrian Sherwood sur vinyle coloré tye-dye, que je possédais dans les années 80 et que j'avais revendu depuis, ça m'a fait un petit choc. Mais ce n'était pas pour l'intérêt musical du truc, plutôt l'emoi du collectionneur.

La dynamique à 120 dB, je n'ai meme pas répondu, et pour cause.

J : les concerts... je n'y vais plus. Le piqué de l'image sonore n'est pas assez sucré ;-)

23. 25/01/2011 19:19 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderJe trouve que la télé hertzienne analogique avait une chaleur, une rondeur de l'image que je ne retrouve pas dans la TNT
Et je ne parle pas des coins carrés de mon écran plat.

24. 25/01/2011 19:38 - PR

PR
Je regrette le son analogique du cadran téléphonique à tourner. Ainsi que lorsque j'étais plus intelligente que mon téléphone.
Et je ne dis rien de la direction assistée.

25. 25/01/2011 21:26 - alain

alainQuant à moi, je pleure devant les concerts diffusés en direct sur France Musique... mais de rire quand je lis des oreilles d'or vanter le son analogique de cette chaine... qui a beau être techniquement la meilleure de la bande FM mais qui n'en diffuse pas moins un signal compressé dynamiquement... un peu moins que les autres, mais compressé quand même.... et dont je ne jurerai pas qu'il n'est pas, à un moment où à un autre de sa diffusion, passé par un bonne vieille compression numérique avec pertes... du genre MP3 (en l'occurrence peut-être de l'AAC...),

ce qui fait que le signal de France Musique qu'on trouve sur le net en 128 kpbs (et bientôt en 256 kpbs) est le même... mais avec une supériorité : il n'est pas compressé dynamiquement comme celui envoyé aux émetteurs FM... Il est donc meilleur que ce qu'ils pensent savoir nos chers audiophiles...
Et des histoires comme ça.... il y en a des tonnes... dont des SACD meilleurs que des CD... bien qu'ils soient une conversion en DSD du signal en 16/44.1 de la piste CD qui voisine sur la même galette : analyseur de spectre à l'oeuvre pour vérifier...

Alors profitez de vos LP, profitez de vos CD et surtout de la musique qui est dessus, mais de grâce : pas de "le CD est pourri, le LP est bien meilleur et vous êtes sourds si vous n'entendez pas cette supériorité..."

26. 26/01/2011 18:46 - J.

J.Bein on est bien content pour les auditeurs de France musique, comme ça ils peuvent entendre des enregistrement en mono de 1928, ou des captations de concerts avec vieux qui toussent en super méga qualité

Sinon pour l'auteur : le truc bientôt "hype" dans les salons, lounge et lofts parisiens ça va être les K7. Parce-que les vyniles ça fait des années que c'est revenu dans le milieu "indé" (les concerts dans les caves, les labels pas vraiment distribué, les gens vraiment passionnés...) et ça arrive juste maintenant chez les bobos si j'en crois cet article. Donc je vous informe que dans le monde réel des gens qui font vraiment de la musique, ont des assos, collent des affichent après le taf, utilisent leurs congés pour enregistrer... le truc branchouille ultime c'est les K7 maintenant. A bon entendeur.

27. 26/01/2011 19:47 - PR

PRÑon, le prochain truc super "hype", à force, sera d'écrire vynile comme cela.

28. 26/01/2011 23:33 - Loop

LoopAlain, vous avez raison, l'important c'est de profiter de la musique quelque soit le format et les audiophiles exagèrent trop souvent.

Pardon pour les autres, mais côté technique, je me permets de rectifier. Je travaille dans le traitement numérique du signal depuis 20 ans et j'ai du mal à laisser passer certaines choses :

1-Les studios passent bien de 24bits/48 kHz à 24 bits/96kHz et ce pour des raisons de bande passante et aussi de bruit de calcul introduit par les algorithmes. Le 24 bits/48kHz, ils l'ont depuis 10 ans. Les anglo-saxons ont déjà quelques années d'avance mais comme d'habitude la France avance à reculons vers le futur. Ce qu'il y a après 20kHz n'est pas nul du tout et aide beaucoup dans la perception des sons de type impulsionnel, sans parler d'autres problèmes de phase introduite par la coupure brutale.

2-"une conversion en DSD du signal en 16/44.1 de la piste" C'est faux.
Vous imaginez bien que les ingénieurs n'ont pas multiplié par 10 la taille des disques sans ajouter de l'information utile au signal CD de base, en termes de dynamique et de bande passante.
La deuxième couche est une couche HD directement échantillonné en delta sigma sur le signal original.

http://www.magma.fr/static/french/technique/Connaitre_leSACD.html

Voir encore wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Super_Audio_CD

"Le CD avec sa fréquence d’échantillonnage de 44,1 kilohertz, très proche de la limite haute de la plage de fréquences Hi-Fi (20 kilohertz), oblige à disposer d'un filtre à fréquence de coupure brutale dans les hautes fréquences (20 db/octave) et détruit une grande partie de la richesse et la finesse de certains enregistrements (pas seulement dans les aigus) alors que le principe de modulation du SA-CD permet avec un simple filtre du premier ordre (6 db/octave) de ne pas « écraser » les harmoniques[5] et donc de retrouver le son du disque vinyle. Compte tenu de sa fréquence d'échantillonnage et son mode de fonctionnement, le CD est par exemple incapable de reproduire correctement un signal rectangulaire (riche en harmoniques) de 10 kilohertz, le résultat étant plus proche d'une sinusoïde (les harmoniques de rang supérieur à 2 sont éliminés)[5]. Le traitement du signal opéré avec le SA-CD permet de conserver les harmoniques et d'obtenir un signal respectant la source et donc une grande finesse de détails[5].

L'échantillonnage retenu à l'origine pour le CD reposait sur des critères technologiques, la qualité de reproduction des harmoniques n'ayant pas été jugée primordiale devant les impératifs de l'époque. La fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz était héritée d'une méthode de conversion numérique d'un signal audio en signal vidéo pour un enregistrement sur cassette vidéo."

Si vous voulez débattre traitement numérique du signal avec moi (c'est ma passion et mon métier) sans ennuyer les autres, ce sera avec plaisir. Les gestionnaires de ce site peuvent peut-être vous transmettre mon email?

29. 27/01/2011 02:04 - J.

J.Quelqu'un pourrait avertir le dénommé "PR" qu'il est trompé de site ? On n'est pas sur sur le forum Doctissimo "Troubles obsessionnels compulsifs" section "Je veux corriger toutes les coquilles de l'internet sinon je ne me sens pas assez un cuistre".

30. 27/01/2011 09:33 - lolo

loloil faut bien que l' homme moderne fasse de sa récompense " salaire " quelque chose ! alors il achete des vinyls gatefold, pochette superbe, des cd's digipack boitier superbe . le vinyl a l'avantage de vieillir ce qui le rapproche de son acheteur ils feront le chemin ensemble !!!! le non support fait peur car il ne permet pas de s' approcher de l' artiste , pas de lien, pas d'amour, pas de joujou !!!!
offrir un morceau piraté sur internet , avouons "pas trés classe " offrir un vinyl c'est partager ,écouter , regarder , toucher , sentir , passer un moment à vraiment être !
il faut bien que l'homme s 'occupe ou il deviendra fou !!!!!!toc,toc,toc nous n'en sommes pas loin!

31. 27/01/2011 10:51 - PR

PRJ., je vous en prie, c'était surtout pour rire. Ce qui est également un TOC, alors un point pour vous. Si je devais corriger toutes les fautes j'essayerais au moins de me faire rémunérer. Je n'avais pas mesuré la gravité du sujet, excusez donc mes intrusions.

32. 27/01/2011 13:07 - alain

alainLopp écrit : 2-"une conversion en DSD du signal en 16/44.1 de la piste" C'est faux.
Vous imaginez bien que les ingénieurs n'ont pas multiplié par 10 la taille des disques sans ajouter de l'information utile au signal CD de base, en termes de dynamique et de bande passante.
La deuxième couche est une couche HD directement échantillonné en delta sigma sur le signal original."

Ne me dis pas que c'est faux : je n'ai pas écrit que le DSD du SACD était le produit de la conversion du 16/44.1 mais que ça été le cas pour un SACD d'une chanteuse et pianiste de jazz très célèbre dont le SACD/CD a été utilisé ad nauseum dans des salons hifi et dans des revues de hifi comme exemple de la supériorité du SACD sur le CD...

Or, la piste SACD était une conversion du 16/44.1 situé à côté sur la piste CD ! L'affaire a fait grand bruit... quand cela a été découvert. Erreur au studio ? Toujours est-il que la supériorité n'existait pas : c'était la même chose...

D'autres SACD ont piégé autrement : la piste SACD était différente de la piste CD... au sens, pas le même mixage... c'est le cas de tous les Mercury, par exemple : la piste CD est celle venant de la précédente réédition sur CD... la piste SACD est le produit d'une nouvelle conversion : c'est même explicité par la maison de disques...

Mais bien évidemment je pense que le DSD (bien qu'il produise un bruit dans les fréquences très élevées pas facile à filtrer lui non plus... qui, dans certains cas, peut mettre à mal certains amplificateurs ayant une tendance à l'instabilité) est supérieur au 16/44.1... même si l'AES a publié des études affirmant que toutes les écoutes réalisées sous protocole n'ont pas réussi à le démontrer... et tu sais ce qu'est l'AES...

Mais ici on ne compare pas des formats... on compare des galettes tournante... car la perte entre une bande master en 38 cm/s ou en 76 cm/s et le microsillon est colossale ! Bien plus grande que la perte entre cette bande master analogique et sa copie en 16/44.1. le maillon faible, vraiment faible, de l'analogique : c'est justement le microsillon...

Quant à Wikipedia attention certains sujets sont un brin phagocytés par l'audiophilie mal tempérée ou pas relu avec la rigueur que l'on met ailleurs dans cette excellente encyclopédie : et celui que tu cites en est un exemple : il ne s'en tient pas à une description des faits, mais il les commente sans apporter la moindre preuve de ce qui est annoncé du point de vue de l'écoute. Les filtres utilisés pour filtrer le signal numérique dans le format PCM 16/44.1 ont fait des notables progrès depuis des années et des années et l'on peut sur-échantillonner ce que font tous les DAC modernes quand ils ne sont pas sur 1 bit avec suréchantillonnage (modèle qui a servi pour le DSD du SACD)... et comme nous sommes en 44.1 il vaut mieux alors des multiples parfaits de cette fréquence...

Et pour en revenir à ton propos originel : " le CD est une sombre merde. C'est pas une question de snobisme. Si vous avez un peu d'oreille, c'est réellement meilleur. "

Non, le CD n'est pas "une sombre merde", il est absurde d'écrire cela qui est la cause de la chronique de Pierre Schneider... tout particulièrement quand on ajoute pour mieux disqualifier les autres : "Si vous avez un peu d'oreille, c'est réellement meilleur".

Ce qui veut dire que si l'on n'est pas d'accord avec cette sentence on n'a pas d'oreille ? Allons, allons : le LP est très agréable à écouter, personnellement j'adore même une partie de ses défauts, il est utile à la diffusion de bien des musiques actuelles qui n'existent quasiment que sur ce support, mais il n'est en rien meilleur que le CD pour ce qui est d'écouter de la musique chez soi, y compris sur une chaine de très haut niveau.

Et ce n'est pas en prenant le problème du LP versus CD par le biais de la prétendue supériorité technique du premier sur le second que l'on aborde ces deux supports de la bonne façon car le CD est supérieur au LP indéniablement. LP qui amoindrit terriblement les qualités de la bande analogique qui en est à l'origine...

J'ai les deux et en suis fort heureux...

33. 27/01/2011 15:10 - tristan

tristan@Pierre Schneider ainsi que Messieurs les ingénieurs du son

Le vinyle, un produit dépassé?
Le CD, une sombre merde?
Qui a raison?
Lequel de ces deux supports est le plus performant?
Lequel des deux restitue au mieux un son proche de la perfection?

Je crois que vous vous égarez dans des considérations techniques et que vous en oubliez le principal : Qu'est ce que l'on recherche quand on écoute de la musique ?
De la détente, de la distraction, en un mot du plaisir, et je pense que le problème est là!
Tout est une question d'affect!

Pierre, je constate que tu aimes Joy Division; çà tombe bien moi aussi! J'ai découvert le groupe au milieu des années 80 grâce à un ami qui m'avait enregistré"Closer"et "Still" sur un cassette.
Depuis, j'ai ces deux albums en vinyle et CD. Mais cela ne m'empêche pas de garder religieusement cette cassette et de me la repasser de temps en temps...Bien que ce ne soit qu'une banale cassette, elle représente beaucoup à mes yeux.
Autre exemple, j'aime à l'occasion me repasser un vieux 45t de Ray Charles; l'entendre chanter "Yesterday" avec des vieux craquements en arrière-fonds, c'est magique! et je suis le seul à avoir cette"version intemporelle".

Je suis persuadé qu'aucun nouveau procédé technologique ne pourra retranscrire aussi fidèlement l'émotion ressenti à un moment donné de ta vie excepté évidemment celui avec lequel tu as découvert tel ou tel artiste pour la première fois; cet appareil n'existe malheureusement pas!
Certains préfèreront toujours la sensualité débordante des fragiles disques microsillons à la froideur métallique d'un CD condamné à être recyclé un jour ou l'autre en épouvantail à moineaux.
D'autres n'en démordront pas et revendiqueront dur comme fer qu'il n'y a rien de plus maniable et solide qu'un CD , que le son"épuré"est une réussite et que çà reste une invention géniale.
J'ai bien peur que ce retour orchestré du vinyle ne soit en fait qu'une opération marketing bien ficelée...
Bien à vous!

34. 27/01/2011 19:31 - Timothée

TimothéeDisputeriez vous les goûts d'une pomme et d'une poire?

Objectivement et sans aucune prétention, j'affirme qu'avec une ouïe développée, travaillée, et préservée (la jeunesse de l'oreille (22 ans) + 15 ans de musique en école + oreille absolue dans mon cas), la chaleur et la rondeur du son, notamment dans les basses et bas médiums ( f<300 Hz environ), sont sensiblement plus généreuse avec un vinyle portant un enregistrement à l'égalisation précise...

Cependant, une très large part des audiophiles ne pourrait déceler la tendre subtilité de qualité perdue par usage du CD, surtout si ce dernier porte un format original échantillonné proche des 1,5 Mbits/s. Car effectivement, ce débat semble plutôt montrer une attirance envers la contre culture numérique actuelle qu'une véritable recherche du son parfait. Contre culture qui, prônant l'attachement au support mécanique vinyle, a toujours existé chez les sérieux connaisseurs. On peut difficilement nier que la lecture d'un vieux roman aux pages jaunies, à l'encre généreux et à la reliure cousue main ne procurent pas un plaisir subtilement supérieur à celui procuré par les pages surblanchies au chlore imprimées à la chaînes et dont le support est dénué de toute émotion... Il n'en reste pas moins une lisibilité parfaite et une compréhension aussi bonne du contenu...

Cependant tout comme dans le cas du vinyle, il réside une question de sensation à l'écoute/lecture, de goût, et d'authenticité inégalable qui dans mon cas, génère une émotion qui ne peut ni se résumer à une analyse technologique, ni être soumise à une tentative de confrontation.
La qualité du CD est excellente, la sensation à l'écoute d'un vinyle reste meilleure si et seulement si l'émetteur sonore et l'amplification est de qualité... Joindre l'utile à l'agréable, à savoir le CD au vinyle, est incontestablement la solution pour calmer nos disputes ;-)

Timothée.

35. 09/07/2011 14:16 - Bo

BoMy French is fine enough to write but I can read it quite well. This article totally ignore certain stands. First CD wasn't replacing vinyl, as the later format nearly never totally vanished. CD was simply put to market with the precise aim to sell a format dependent on a new type of players. Phillips Corporation (owner of PolyGram Music and Island Records) were behind that strategy. Read this article which explain it all:
http://www.negativland.com/news/?page_id=24

The CD format by the way has many flaws: early CDs had data which vanished!, a CD can skip, jump-up or stay locked over a track. A properly maintained vinyl doesn't have these problems, a vinyl can be cleaned-up if you know the best way to do it and the sound for fact doesn't deteriorate that much if you keep your equipment fit and your media is handle with uttermost care. Often when vinyl is locked at a certain point in a track it is often a little dust particle that has been trapped within the groove and it can be removed in many ways (even with delicate nail pushing off the dust), so the track won't skip nor stay locked there-after. Try this with a CD!

Surface noise, is maybe a flaw of the vinyl format but it can be completely eliminated and vinyl could even be used as a master source with the proper turntable, such as this expensive one:
http://www.elpj.com/
Bootleggers often use the above equipment over mastering from a digital media when concerned about quality.

On an humorous note I must say that life has plenty of 'surface noise'. Complete silent space on earth is nearly impossible or do you listen to your precious CD in an anechoic chamber?

The format also engendered the 'loudness war', which result in a loss for dynamic range and in some case to the complete perdition of the art of proper mastering:
https://secure.wikimedia.org/wikipedia/en/wiki/Loudness_war

The mass destruction of masters should as well be mentioned, please read on:

http://www.irdial.com/w33.htm

http://www.irdial.com/w34.htm

Sony even admitted that CD are inferior:
http://www.irdial.com/scum.htm

That said I have nothing specially against CD aside of all the above, which so tend to push the balance in favor of other media such as vinyl -and- high-quality digital files (mind you!) in place of CD.
I also have noticed that most of my contact seriously versed into music appreciation and music business with love (a rare occurrence today I admit) often do favor vinyl and other media over the bulky weak audio CD format.
At least the article somehow admit that CD is aesthetically inferior to vinyl and its presentation. indeed I also find CD with its jewel-case to be ugly, noisy and bulky.
If you want digital, better get it online then:
http://bomisfit.bandcamp.com/

As to conclude, the article can state whatever the authors fancy, it doesn't teach us anything (some comments do) and peoples will keep enjoying music in the many ways available to them and in most case exactly how they prefer or are permitted to do ... So is it the role of an author to judge how people get their kinks? So what the fuck, enjoy your music!

36. 11/09/2011 20:51 - mdr

mdrmdr... J'ai rien compris, moi au moins. Et pourtant j'adore la musique, en vinyle et en CD.

37. 11/09/2011 21:32 - mdr

mdrExcept Bo's conclusion ?

38. 14/05/2013 10:13 - Camembert_electrique

Camembert_electriqueBonjour,

je ne suis pas un bobo et pas non plus ringard, pourtant avec les modes actuelles, tout force à m'y assimiler. Je m'explique, j'écoute principalement trois styles de musique: du Grunge (je collectionne tout des 90's, environ 500 Cd de Rock alternatif/ Metal 90's, ma jeunesse, ma vie), et parallèlement, j'écoute également du classic rock 70, du hard 70's et du prog (mais pas de conneries pour branchés garage type velvet ou the sonics...). Bref, je suis has been.

J'ai simplement envie de dire aux sectaires: qu'écoutez-vous?

Ne trouvez-vous pas ridicule que je me procure en vinyle Nevermind de Nirvana, Siamese Dreams des Pumpkins, du Tool? Tous ces albums ont été créés et pensés pour le cd boitier cristal. Eh oui (c'est moche, bla bla).
Arrêtez un peu, cette merde de CD, c'est ma vie, mon adolescence, j'en ai 1500...

Du coup, j'ai une ligne de conduite, j'ai globalement tout le classic Rock peu à peu en double (vinyle et cd) mais la musique des années late 80's (REM, Dinosaur jr) et des 90's, ben je l'écoute que en CD et il serait totalement stupide d'en acheter une version vinyle.

Remarquez-vous que contrairement aux sectaires du vinyles qui parlent de fréquence, j'ai cité des noms d'artistes et parlé de musique?

Pensez ce que vous voulez, mais votre sectarisme vinyle, c'est la hype. Dans deux ans on sera K7 et dans dix ans, on vénérera l'horrible boitier cristal pour son aspect austère de la génération X.
Moi j'aime le CD, je suis de la génération X.

39. 31/05/2013 00:30 - Zeruffu

ZeruffuLa supériorité acoustique et artistique du vinyle haut de gamme ne fait aucun doute, pour qui a une oreille exercée et un goût artistique minimal. Le CD n'est pas mauvais, loin de là. Il était plus séduisant, plus claquant, plus irréel, plus onirique, et commercialement plus rentable. Mais il ne rend pas l'âme de l'oeuvre, car il traduit des données chiffrées et non l'empreinte réelle du son. C'est toute la différence entre le souffle des choses et leur représentation informatisée.

Prenez une photographie N&B argentique et une photo numérique : si vous n'êtes pas capable de voir la différence, c'est que vous êtes inculte.

La commodité, la nécessité pratique, les propriétés infinies du numérique sont une chose, mais croire que le "Progrès" retire aux techniques antérieures analogiques ou argentiques leurs vertus propres, c'est de la barbarie. Et si on brûlait La Joconde, après l'avoir numérisée ?

Ring 2012
Pierre Schneider par Pierre Schneider

Chroniqueur, éditorialiste Ring.

Dernière réaction

Vynile = plus de bande passante, plus de dynamique, pas d'échantillonnage numérique, point : les gens avertis ne l'ont jamais abandonné. Si vous n'avez pas d'oreille, ça n'est pas grave, mais ne...

Bobophonique24/01/2011 06:43 Bobophonique
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