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Le retour des passions

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Thibaut Kaeser - le 15/11/2002 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B


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C
ela fait bien vingt ans, je crois, que l'on parle de la mort des intellectuels français. Le décès de Jean-Paul Sartre, un an avant l'élection de François Mitterrand à la Présidence, puis celle de Raymond Aron, alors que la gauche prenait le tournant du « réalisme », avaient sonné le glas d'une époque. Adieu pétitions, controverses et autres éructations... Certains s'en affligeaient, d'autres prirent la nouvelle comme elle venait : certainement plus plaisante que l'annonce tonitruante, et inaudible, de la mort de Dieu ou de celle de l'homme. On pourrait au moins s'entendre causer, enfin délivrés des passions partisanes ! Ouf.


Et puis l'aura - tardive - de Raymond Aron prenait une autre dimension, à sa mesure, une fois l'auteur de l'Opium des intellectuels (dont on réédite actuellement un très bon ouvrage sur Karl Marx) mis en terre. Le naufrage des idéologies servait une pensée lucide, tempérée, toute à son scepticisme mesuré. Un enseignement pareil, même posthume, ça ne se refuse pas. La raison raisonnable enfin écoutée, une certaine manie bien française marquait le pas : le goût pour la raison raisonnante, les prétentions d'un cartésianisme déviant, l'attraction pour les utopies meurtrières et l'inclination pour les engagements aveugles. Mais personne, ou si peu, ne se jetait de la cendre sur le crâne, voyons. N'exigeons pas l'impossible.

Nécessité de la mesure


Raymond Aron ne l'aurait d'ailleurs pas voulu, il savait bien à quoi s'attendre ; j'espère ne pas insulter sa mémoire en l'affirmant. Il connaissait aussi son sujet, et peut-être d'abord les hommes - leurs limites. Aller à Canossa et tout le tralala... Le pèlerinage pour les hot spots rougeoyants du XXème siècle, il faut dire que c'était un peu comme le carrousel : ça donne vite le tournis ; un, deux, trois petits tours, et on oublie alors pour quel cheval on a le plus bandé. La selle à l'écurie ! Et dans le foin, la tourmente, la mémoire se fait fuyante. Très pratique pour les consciences aux mains propres, immaculées. Les bonnes consciences replètes. Mais Aron ? Le contraire, précisément.


Justement, je ne sais pas si les intellectuels français l'ont vraiment lus. Et pourtant, depuis vingt ans. Une génération ! J'ai même le sentiment qu'une triste majorité se contente habituellement de le citer, et, surtout, de le reconnaître comme un grand sociologue, un grand penseur, et cætera - puisqu'on adore employer ce mot si contemporain (la reconnaissance, je, tu, nous : nous voici rassurés mais pas plus aimants de son prochain pour autant) qui permet de dire tout, n'importe quoi, et finalement pas grand chose. Un terme passe-partout, c'est utile dans le vaste bordel où l'on habite tous. D'un lupanar l'autre...


En effet, que penserait Raymond Aron s'il revenait ? En écoutant certains divaguer, dériver au gré de leurs nouvelles passions ? Le choc ne serait pas forcément grand. Après tout, ce sont juste les enjeux qui ont changé, les noms étranges qui retiennent l'attention au 20 heures ; pas les vieilles habitudes. Alors voyons, résumons : Gorbi ; 1989 ; puis une décennie, je veux dire grosse de déceptions et lourde de désarroi. Des échecs plus que des réussites. Ne parlons pas de l'Europe. Le bôf bilan. Mais aujourd'hui, en 2002 ? Aron ferait certainement un constat et il répondrait à ceux qui croient encore que les intellectuels, c'est fini terminé.

La pensée binaire contre le pluralisme


Et bien non, chers lecteurs... Les intellectuels ne sont pas morts, ils se sont plutôt mis en veilleuse. Car la hargne des uns, des teignes, s'est réveillée. Nouvelle et à la fois recyclée, métamorphosée et presque requinquée, elle se manifeste. Lentement mais très sûrement. Oui : on recommence à se détester entre gens de lettres. Une question d'époque, l'histoire d'un cheminement. Ecoutez bien. Mais pas sur CNN. La rumeur est récente, fraîche, elle gagne de l'ampleur. Et suivez mon regard : l'ex-Yougoslavie et les guerres balkaniques de notre début de siècle (ou notre intermède chaotique) ont servies d'hors-d'oeuvre, costaud mais indigeste. Le débat confus sur la mondialisation a fait mariné le tout, excité les esprits et suscité de nouvelles constructions idéologiques, encore partiellement formulées mais déjà reconnaissables à certains réflexes et à quelques postures. Et puis, finalement, les attentats du 11 septembre 2002 ont fait exploser la marmite. Délivrés les passions. Qui éclatent et s'expriment au grand jour.


Voici pour l'avenir. Fini Est versus Ouest. Et surtout, end of the no man's land.

Désormais, l'offensive est lancée, les lignes de démarcation commencent à se tracer, bien délimitées, chaque jour un peu plus. Vous détestez les Etats-Unis ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. La foule aime se rassurer. Les moutons ont chaud. Maintenant, on vous donne la possibilité de l'exprimer sans gêne, sans peine, votre mépris, votre molle haine. Et, surtout, parce que nous sommes Français, voyons, vous détesterez encore plus ceux qui se raccrochent autant que faire se peut aux valeurs républicaines, et libérales, d'un vieux pays - en crise de confiance. Pour quelle raison ? Ces derniers sont soupçonnés de ne pas assez abhorrer l'Oncle Sam et, corrélativement, d'émettre de très sérieuses réserves sur le conformiste dominant. Car les deux concordent dans l'esprit des nouveaux idéologues prompts à la délation, à la stigmatisation.


L'anti-américanisme a trouvé un terreau idéal : un vaste terrain où défendre sa liberté menacée - menacée : la fumisterie. Il a un vieil allié qui se bat comme il peut, qui serine une vieille comptine et défend comme il peut ses acquis, ses privilèges, les faisant se rejoindre dans la détestation snob, très tendance, bien portée et bien portante, des USA. Alors comprenez : 68 fut le soleil et l'horizon de l'humanité, on faisait la révolution.... ; les féministes version 2002 sont des femmes courageuses, engagées : même si elles se foutent comme de leur première culotte d'adolescentes victimes de viols collectifs dans des bouges de banlieue, et ceci depuis des années dans l'omerta la plus abjecte... ; les antiracistes sont tellement antiracistes qu'ils n'ont pas de problème de conscience à crier « Morts aux juifs », à défiler avec le Hamas (car nous aurons vu des anarchistes défiler avec des islamistes !, qui l'eût cru ?) ou à cracher sur les Harkis ; la cause prime, vous entendez ?... ; les droits de l'homme sont une grande conquête, et ceux qui s'en réclament sont forcément du bon côté de la barrière (les autres n'ayant le droit que de se taire)... Bush, boucher ! Oui, les slogans nous suffisent, les arguments... Les... Enfin, cessons.

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Soupçonnés et déjà coupables


Cette pensée, on n'ose dire argumentaire, tient dans le livre de Daniel Lindenberg : Le Rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires  (Editions du Seuil). Y est dénoncée une présumée offensive concertée d'intellectuels français contre, pêle-mêle (en gros ai-je envie de dire) : la culture de masse, les droits de l'homme, 1968, le féminisme, l'antiracisme, l'islam. Chacun de ces thèmes serait donc l'objet d'une remise en cause fondamentale de la part d'un groupe identifiable de penseurs, servant indirectement les intérêts de l'Amérique de Bush. Tous réacs, les affreux supplétifs ! Bouh les vilains ! Ces accusés s'appellent Marcel Gauchet, Maurice G.Dantec, Michel Houellebecq, Pierre-André Taguieff, Alain Finkielkraut, Philippe Muray, Régie Debray, Shmuel Trigano et j'en passe. Le problème, c'est que cette liste ne recense que des francs-tireurs originaux et talentueux, voire plus.


Mais passons, le talent ne semble pas titiller Monsieur Daniel Lindenberg. Il préfère décliner le verbe soupçonner, qu'il aime beaucoup. Ceci pour mieux dénoncer des réactionnaires, allons donc, faut-il que je vous le rappelle ? Et des « fieffés » - sans surprise - puisque l'on ne soupçonne jamais que des « fieffés » réactionnaires. Forcément. Ce qui a le mérite d'exciter terriblement ma curiosité, étant donné que je me demande depuis des années où peuvent bien se terrer de tels spécimens. J'ai l'âme d'un ethnologue, j'avoue. Qu'on m'indique le chemin pour le « Réac' Park » !


Un tel ouvrage ne peut manquer de passer inaperçu lorsque l'on constate que de plus en plus d'auteurs et de pisseurs de copie, souvent tellement à gauche de la gauche qu'on se demande où ils ont bien pu tomber, prennent leur plume pour stigmatiser des « nouveaux réactionnaires », coupables en vérité d'interpeller leurs lecteurs et leurs auditeurs et de réclamer (c'est le seul dénominateur commun que l'on peut leur trouver, encore que...) une certaine considération pour les bienfaits d'un semblant d'autorité, les lumières du classicisme, le simple bon sens contre l'imposture - la nécessité de transmission des valeurs essentielles sans lesquelles rien de viable, de durable et de solide dans ce monde n'est possible. Un monde qui, plus que d'endurer un bouleversement de fond, a surtout besoin d'être sauvé pour ce qui peut encore l'être (il faut donc relire le discours de Stockolm d'Albert Camus, qui manquera toujours beaucoup à la France pour lui dire son fait).

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La liberté, pour ne rien négliger


Pauvres « nouveaux réacs ». Pauvres vieux, comme j'ai de la compassion pour vous à la lecture de ces pages. Comme j'éprouve de la sympathie pour tous les républicains, les démocrates, les anarchistes, les monarchistes, les hommes de bonne volonté et les autres, les fous, les idéalistes et les bienheureux, en somme, qui ont au moins le goût de la libre discussion. Des esprits lucides, qui ne peuvent se résoudre aux simplifications hâtives, aux raccourcis éhontés, aux grilles de lectures formatées et aux oukases intellectuelles. Des esprits indépendants qui paient sous la plume de Daniel Lindenberg le prix fort de cette liberté, cet amour du pluralisme, de la nuance et du questionnement, de la critique librement consentie et librement formulée : cette recherche d'un équilibre toujours difficile - peut-être la marque d'une spécificité européenne, d'une civilité, d'une civilisation qui, hélas, aime désormais se complaire dans son propre dénigrement.


Des intellectuels qui n'ont pas forcément tous lu Raymond Aron, peut-être, mais qui l'honorent indirectement. Parce qu'ils chérissent la liberté. La leur, la vôtre - la nôtre. Parce qu'ils ne peuvent se résoudre à se fourvoyer dans une impasse ou se voiler la face. Parce qu'ils savent que la lucidité a un prix inestimable : celui de l'effort et de l'exigence. De la modestie devant la vie, face à sa complexité, son tragique, sa richesse.


Mais il faut décidément concéder aux traqueurs professionnels de réactionnaires qu'ils n'ont jamais aimé Raymond Aron. Ce sera leur seule excuse.

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Benjamin Constant, car il faut le lire, et Isabelle, parce qu'il n'y en a qu'une seule


La France a découvert sur le tard, en rechignant, Alexis de Tocqueville et Raymond Aron, nous le savons depuis longtemps. Elle n'aime pas vraiment ses vieux libéraux, ni ceux des autres, ceux de tous, qui éclairent les nuits de nos jours, de hier et d'aujourd'hui. Ces libertins raisonnables qui dissipent nos confusions en nous aidant à distinguer libéralisme politique et laisser-aller économique, critique et rejet, la réalité complexe de sempiternels supposés alliés objectifs d'un fascisme toujours rampant ; vous n'avez quand même pas déjà oublié les fieffés réacs ?


Connaît-elle Ortega y Gasset ? Non. Madame de Staël ? La fille de Necker ?... Benjamin Constant ? Un Suisse romand couleur bleu ciel qui aurait pris sa carte à l'UDF (faisons court) au temps de Napoléon (et donc devenu français). « Adolphe », son œuvre majeure, et populaire, a été portée à l'écran. Je ne sais ce que vaut l'adaptation de ce bref et inoubliable roman écrit par un fin psychologue, parfois un brin ennuyeux, mais dont l'âme romantique possède tous les charmes que la délicatesse et une sentimentalité hésitante confèrent. Mais je me consolerai avec Isabelle Adjani sur grand écran. Elle y joue une malheureuse magnifique. Je penserai à la France en la regardant sur grand écran. En Marianne, elle serait d'ailleurs parfaite, Isabelle, et ça nous changerait. En bien.


Thibaut Kaeser

 



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Ring 2012
Thibaut Kaeser par Thibaut Kaeser

Editorialiste, écrivain

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