Le Faux est un moment du faux
SURLERING.COM - CULTURISME - par Aurélien Lemant - le 05/04/2010 - 12 réactions -

L’Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton est un film fantastique.
Non pas quant à sa valeur artistique, non pas en tant que genre cinématographique, mais : fantastique, dans le sens que ce film n’existe pas.
 Sa mise en images ne parvient jamais à projeter une quelconque existence dans la réalité du spectateur. Réaliser un film qui ne devient jamais réel, pas même le temps du visionnage, voilà le tour de force. Dont le cinéaste a fini de nous convaincre qu’il était le spécialiste, le faux dans ses toiles étant toujours appelé à être considéré comme tel, et le vrai en en étant si systématiquement, et parfaitement, absent. Fantastique, aussi, parce que le film de Tim Burton ne s’adresse ni aux adultes, ni même à leurs enfants. Voici une oeuvre qui ne s’adresse à personne, ni en bande ni individuellement. Un film qui ne s’adresse pas – pour le coup, fantastique tour de force au sens qualitatif.
Qu’Hollywood ait presque réussi à éliminer la notion d’intrigue – on en est réduit à regarder les séries télévisées US pour aujourd’hui retrouver un semblant de trame, même mince, émanant des productions de ce pays qui fut il n’y a pas si longtemps le meilleur dans ce domaine – ne suffisait pas, il fallait supprimer toute entreprise narrative, et évacuer, corrélativement, la question épineuse du storytelling en lui substituant par avance un story-boarding.
Il y a beau temps que les meilleurs jeux-vidéos dits « de plate-forme » ou en vision subjective cherchent à imiter le cinématographe, et ce tant du point de vue du scénario que dans leur reproduction sonore, visuelle et animatique de l’environnement filmique : pano-travellings, parallaxes différentielles, 3D en temps réel, dolby … Le phénomène interactif prenant le pas sur tout le reste, le jeu-vidéo est en voie de remplacer, à long terme mais peut-être définitivement, le film de cinéma. De fait, la cinématurgie de cet Alice s’apparente à celle d’un Super Mario Bros de moyenne facture, l’intervention du joueur et la possibilité de perdre autre chose que son temps (ne serait-ce que la partie) en moins. Car en l’absence d’un script décent et d’authentiques protagonistes à filmer, le cinéaste a tout misé sur le design.
L’action elle-même se cantonne à une visite giratoire de l’Underland, sans réel incident de parcours, sans péril donc sans enjeu, Alice se contentant de suivre la fatalité de l’Oracle, ses adversaires étant tous plus ou moins domestiqués, sinon apprivoisables. Les chiens aboient, mais n’effraient personne. Les têtes tombent, mais n’émeuvent jamais. Le dragon crève, c’était prédit. Les chenilles fument, mais l’on ne tousse que d’ennui. Et si les fleurs parlent, les pauvres ne font ni progresser le récit, ni habiter l’univers graphique du clicheur Tim Burton. Quitte à ne rien dire, les fleurs parlent parce qu’elles doivent parler. A ce chapitre, on avait déjà noté que les humains de La Planète des singes du même Burton parlaient aussi, contrairement au roman de Pierre Boulle ou à sa première adaptation par Franklin Schaffner, trait primordial de l’histoire originelle. Pourquoi d’ailleurs, chez Burton, parlaient-ils ? Ce n’est pas dit dans le synopsis.
Parlant (peut-être pour dire quelque chose) d’adaptation : la communauté imaginaire créée par Lewis Carroll n’est pas même trahie ni recyclée. Elle fait tapisserie. Ou plutôt mapping. Son utilisation est strictement esthétique et publicitaire. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un auteur fait revenir une Alice majeure ou mûrie auprès des personnages du Pays des Merveilles. Grant Morrison au théâtre, avec Red King Rising, opposait Carroll en personne à une Alice Liddell adolescente lors d’un dialogue socratique équivoque, sexué, sur fond de Bloody Sunday et de meurtres de Jack l’Eventreur. Dans le formidable A game of you, nommé ainsi d’après une citation de Tweedledum, Neil Gaiman faisait revenir, en bande-dessinée, une Barbie adulte dans le monde de ses rêves pour la confronter à la petite fille (à l’Alice) qu’elle était autrefois : les animaux doués de parole (le dodo, le singe, la musaraigne) déambulant dans une forêt magique, le chien géant (Martin Tenbones, sorte de Bandersnatch inverti) et la figure capricieuse de l’enfant-reine entourée de gardes en armure parachevaient la ressemblance avec l’œuvre écrite de l’autre côté du miroir.
Mais si Tim Burton n’a pas l’excuse d’inaugurer le vieillissement du personnage, il reste cohérent : à l’image de l’héroïne de son film, il n’a pris aucun risque. Entre académisme et personnalité, entre respect du classique et ré-écriture, l’artiste ne s’est pas prononcé. Et son film, à l’exception de cohortes de phonèmes qui ne servent, bavardes, qu’à noyer la poésie initiale des mots-valises, ne se prononce pas davantage. Pas un film muet – hélas ! –, mais un film qui babille dans le vide. Non sans avoir au préalable repeint ce vide en vert et orange : de plus en plus habitué à revamper les créatures des autres, de Bruce Wayne à Willy Wonka, d’Ichabod Crane à Sweeney Todd, le réalisateur américain finit là où il a commencé. Chez Walt Disney, le grand revampeur.

Du reste, Tim Burton possède lui aussi sa souris fétiche : automatiquement associé à son travail, actif sur la moitié de ses films, le teint blafard et le poil noir, cheveux ou postiches lui dessinant souvent des oreilles de remplacement, Johnny Depp n’est que le Mickey Mouse de Tim Burton. Johnny Depp interprète presque exclusivement ses rôles avec les yeux, une qualité. Sauf quand lesdits yeux sont troqués contre les effets digitaux de Ken Ralston, et que la star n’est plus dans Alice qu’une souris à-demi virtuelle avec un chapeau. A ce titre, le choix de Mia Wasikowska pour lui donner la réplique symbolise une régression pour le Mickey humain lui-même : la comédienne est le sosie infantile de Kate Moss. Alors d’où vient, dans une nation comme la France, si encline à dénigrer les produits américains, si disposée à cracher sur l’ignoble Disneyland et son sigle diabolique de rat capitaliste, si prompte à oublier qu’avant de devenir un businessman à la tête d’un empire, Disney fut un jeune créateur désargenté à l’avant-garde du film d’animation, d’où vient cette admiration pour la filmographie déclinante d’un Tim Burton ? Chevalier des Arts et des Lettres et président du jury au Festival de Cannes à quelques semaines d’intervalle, au moment où sort l’un de ses plus mauvais films, peut-être le pire de sa carrière quant au fond, n’est-ce pas déroutant ? Oui, au fond, que « nous » dit cet Alice au Pays des Merveilles ? Que c’est en se conformant scrupuleusement à notre destinée (l’Oraculum) que l’on saura échapper à une vie toute tracée ! L’indigence de la contradiction est à l’idée de cette Alice qui décidément reste la même qu’elle soit âgée de 19 ou 6 ans, cette Alice qui n’évolue pas, qui peut rapetisser ou s’agrandir sans conséquence pour elle comme pour l’histoire, cette Alice qui n’est ni une enfant que les grands ont jadis été, ni une jeune fille dans laquelle les petits se projetteront ; une Alice, triste et blême, semblable à tous les personnages de Tim Burton : cadavres exsangues qui sortent la nuit, d’un rêve ou de leur tombe, quelle différence ? Aïe. Sans différence, pas de dialogue. S’ensuit qu’Alice parle mais ne parle à personne, Mademoiselle n’a rien à dire, elle est comme les fleurs. Comme tous les autochtones de l’Underland, ce sous-Wonderland pixellisé. A quel destin se conformer quand, narrativement morts, plus rien n’a d’effet sur vous ?
Qu’on se remémore les pénibles dernières minutes du film, la face statufiée des acteurs devant lesquels « danse » Alice, interdits devant l’inanité de ses leçons de morale, comme s’ils étaient le reflet figé du public dans la salle. Qu’on s’attarde un instant sur la tante Imogène, seul personnage à peu près poétique en presque deux heures de vacuité, vraie fée potentielle douée pour les visions, et qu’Alice enverra, dans un revirement qui vient contredire tout ce que le film a grossièrement et maladroitement tenté de valider (soit le lyrisme, la fantaisie, l’inspiration) se faire soigner comme une tarée. Qu’on se représente la détermination toute bourgeoise de cette fille qui ne parle qu’argent et conquête, contrats et marchés, avant d’embarquer pour les comptoirs de la Chine. A cet instant-là, Tim Burton et sa « scénariste » Linda Woolverton dévoilent, sans y avoir seulement réfléchi, quelle était, depuis le début, leur Alice : la Reine Rouge. Le tyran. Un cadavre réactualisé. L’abdication de toute foi.
Burton l’artiste est mort après son unique chef-d’œuvre, Big Fish. Avalé volontaire par sa propre baleine, comme un Geppetto qui n'attend plus Pinocchio. Un drame où le faiseur semi-habile explique aux enfants pourquoi ils n’avaient pu totalement croire en ses œuvres précédentes. Ce seul aveu pouvait nous le faire aimer. D’aucuns pronostiquaient alors qu’il s’agirait là de son ultime bobine. Mais dans ce Big Fish en forme de testament, Tim Burton n’avait pas précisé qu’il reviendrait d’entre les morts pour se saccager lui-même.
Alice au Pays des Merveilles, néantisé par Tim Burton, Walt Disney Studios Motion Pictures, 2009, 1h49.
Aurélien LEMANT
Une planche de A Game of you :

Toutes les réactions (12)
1. 05/04/2010 10:27 - Pascal Adam
Au pays le plus en avance dans le déni et le mépris de la réalité, Burton ne peut que cartonner.
2. 05/04/2010 14:23 - Willilam Blake
Nabe dit plus ou moins la même chose en mieux dans son interview chez Taddéi, l'existence du fake comme substitut permanent au magnifique.
3. 05/04/2010 14:35 - Hanz
Ca me confirme l'imposture que je ressens chez Burton. Bon papier.
4. 05/04/2010 18:07 - Natasha
Je suis d'accord avec cette analyse, mais, ayant vu le film, je peux affirmer qu'il en reste néanmoins un beau spectacle.
Sans absolu, certes, mais un beau spectacle tout de même.
5. 05/04/2010 18:15 - François
Quel gâchis de faire d'une oeuvre majeure pareil un véritable spectacle de foire !
6. 06/04/2010 16:10 - Christinefd
C'est juste une horreur.
La technique 3D deshumanise totalement.
Ceci n'est pas un film.
Il ne s'agit plus de cinéma.
.C'est un spectacle pour lobotomisés.
7. 06/04/2010 17:16 - gpcovell
Merci pour cette critique qui va me faire économiser un peu d'argent, tant le ciné est devenu cher. Je n'irai donc pas voir ce film. De toute façon, je me méfiais. Le dernier Burton "Sweeney Todd" était déjà une sinistre catastrophe, j'avais peur de ce que la suite nous réservait... Apparemment, mes craintes étaient fondées. Merci encore, donc.
8. 07/04/2010 00:23 - Gaël
Pour ceux qui considérent le cinema comme un art utilisant une technique et donc un langage, je conseille vivement l'expérience-car il n'y a pas d'autre mot- "Wallalah rising/le guerrier silencieux" de Nicolas Winding Refn, réalisateur de la trilogie Pusher.
Où il y a en quelques secondes bien plus d'"anima" que dans ce vomi multicolore ( que je peux reproduire après une bonne murge, moizosi!).
Ring, une chronique vite!!
9. 07/04/2010 03:07 - Toto31
Oui... mais cela n'étonnera personne.
Demonter les derniers avatars du blockbuster américain ne surprendra personne qui visite votre site. Cela est bien trop prévisible. Cela est trop évident pour "ressortir" aussi facilement la critique finalement assez conformiste de l'anticonformisme... Parlez-nous plutôt des films que vous avez découverts, de ceux qui vous ont surpris, que vous avez aimés... Parlez-nous de films plus ambigüs dont l'appréciation demande réflexions et échanges. Vous savez ce genre d'expériences d'où l'on ressort destabilisé, sans jugement clair (car c'est aussi possible) avec des interrogations et des doutes. Bref, surprenez-nous, mettez-vous en danger avant que de finir Cameronisés de l'anti-conformisme.
PS: Si je me permets cette critique, c'est que je suis bien trop attaché à votre liberté de ton pour souffrir de la voir tendre parfois vers trop de facilité.
10. 07/04/2010 08:27 - Max
Je l'ai vu hier soir, je trouve ce billet encore trop gentil.
11. 07/04/2010 10:12 - La Rédaction
@ Totor31
Les derniers films chroniqués sur RING :
http://www.surlering.com/article/article.php/article/un-prophete-de-jacques-audiard
http://www.surlering.com/article/article.php/article/fantastique-maitre-renard-par-wes-anderon
http://www.surlering.com/article/article.php/article/la-route-le-livre-vs-le-film
Bonne journée.
12. 26/04/2010 12:45 - Jestouille
Voilà qui est rassurant- malgré le consensus ambiant, il reste encore quelque irréductibles pour constater qu'on se fout de notre gueule. "Alice au pays des merveilles", "Avatar", etc. - il y a quelque chose de pourri au royaume de la 3D. Bravo pour cet article qui remet brillamment les pendules à l'heure.
|
Dernière réaction Au pays le plus en avance dans le déni et le mépris de la réalité, Burton ne peut que cartonner.  05/04/2010 10:27 Pascal Adam
 Articles les plus lus Pour Sarkozy, avec ferveurNB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde... Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesLe manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des... Qu’est-ce que la Résurrection ?« Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre
message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)
Encore une fois, Benoît XVI a tout dit.
Sans... Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans... Réflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse(propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a... "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfinCela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl... Qui ? Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles... Carnets de campagneLes campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent... A l’école de l’antimodernitéPuisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,... Les étoiles 2011 de Dantec"Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice... Le superbe top 50 des FrançaisPuisqu'on
vous dit que vous les aimez.
"TOP 50 :
contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous
présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste... Rachida Dati creuse son FillonQue le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati... Sécurité routière : l'arnaque extra-largePuisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de... Poudlard for ever A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit... Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain« Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je... Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoEntretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les... Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat... Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFoi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source... In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueLe premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs... Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristOn connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que... Ainsi parlait ZaraDebbouztraPresque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son... Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe... Céline rattrapé par la mémoireSors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline... Broadcast : the dream is overChanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons... Benoît XVI - Un cœur intelligentLecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald : Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II... Robert Brasillach : le procès expédiéIl en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu... Du bon et du mauvais usage de l’indignationIl est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant, grand bourgeois, grand lettré, grand amoureux des femmes (il en a eu cinq... Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieIl était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces... Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeLa jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si
les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien
reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés... Chemins de travers« Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute... PS : les intermittents de la réalité en tournéeMême si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable... "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester... Blondeincendiaire.com : the murder chat room(reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »... Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker... Quelques traces de rouge à lèvres…Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met... Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireAncien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées... Exil(s) ExpressGéraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et... Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand... Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...
 |