Sur le RING

La fille du Diable est dans la Place

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 18/01/2011 - 10 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que le Diable a pris sa retraite. La mauvaise, c'est qu'il a une fille, que cette fille lui ressemble et qu'elle a pris sa place.



Le Pen, c'est décidément l'inverse de Chirac. La vie du second avait été résumée par un documentaire diffusé en deux parties : le jeune loup puis le vieux lion. Au congrès du FN de Tours, c'était le vieux lion qui s'effaçait devant le jeune loup. C'est fait, le vieux capitaine, qui tenait le cap en permanence depuis 38 ans, a confié la barre à son second. Pour la première fois de sa carrière et pour sa dernière traversée, le breton granitique, Le Pen, "le chef", a laissé publiquement échapper son émotion. D'une voix plus faible qu'à l'accoutumée, le "Menhir" a regardé dans son sillage, dans le lointain, s'est souvenu des morts, de ses combats, de ses procès médiatiques. Sans regret.

D'une voix calme, il a cité Jeanne d'Arc ("Chaque fois qu'a coulé le sang français, j'ai senti mes cheveux se dresser sur la tête"), puis a tonné en direction des siens qu'il fallait y croire, que tout était encore possible. Sur les bancs, les militants l'ont applaudi de longues minutes. Certains d'entre eux pleuraient. Au premier rang, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch se sont contenus avec peine.

Les yeux humides, le tribun a quitté la tribune.




Contrairement à ce qu'affirme Nadine Morano, c'est un événement. "Quand allez-vous passer la main ?" Voilà des années que cette question obsédante lui est posée. "Nous avons le temps… Si Dieu me prête vie… Ça va bien, merci… Tenir compte du calendrier interne… nous verrons au prochain congrès…". 

Jean-Marie Le Pen a été élu député (le plus jeune de France) en 1956. Avec son demi-siècle de vie publique, c'est un politicien historique, à l'ancienne, quoiqu'on en dise très influent, qui quitte la scène politique. Ce n'était pas une décision facile et peut-être que ça n'aurait pas été, jusqu'à ce congrès, une décision pertinente. Cette fois, c'est fait. Et le passage de la flamme tricolore, à quelques accrocs près, est réussi. En apprenant les résultats du vote, Roger Holeindre, militant historique, a annoncé son départ avec fracas. Farid Smahi, lui aussi cadre historique, a carrément pété les plombs devant les caméras en apprenant sa probable éviction du comité central. Les militants comme les journalistes ont bien du mal à s'y retrouver : selon Rue89, Marine Le Pen est proche de Christian Bouchet, "anti-sioniste" notoire. Farid Smahi, claquant la porte, s'en est pris à la "pro-sioniste, financée par Israël".



Il faudra sans doute attendre que la fumée du congrès se dissipe pour y voir plus clair de ce côté là. Marine Le Pen tient enfin les commandes, elle aura tout le loisir de dévoiler à son équipage les détails de la route dans les mois qui viennent.

Jean-Marie Le Pen, bien décidé à ne pas se laisser voler la vedette, est sorti de la scène avec une plaisanterie dont il a le secret, une de celles qu'on attribuerait volontiers à Desproges, si on ne se souvenait plus de sa (diabolique) source véritable. Un journaliste viré du repas dansant pour captage non-autorisé d'images, a accusé le service d'ordre de l'avoir molesté et insulté. Voici ce que Le Pen a déclaré : "Le personnage en question a cru pouvoir dire que c'est parce qu'il était juif qu'il avait été expulsé... Ça ne se voyait pas ni sur sa carte, ni sur son nez, si j'ose dire". Persister à parler de "dérapage" à propos de Le Pen paraît incongru, inoffensif, ridicule, tant il s'est éloigné de la piste depuis des décennies.



Jean-Marie Le Pen, qu'on peut désormais considérer comme une force autant qu'un handicap, sera toujours là, dans l'ombre, pour veiller au grain. Il couvera encore ses bébés les plus réussis, son parti et sa fille. C'est lui qui vendra le Paquebot. C'est lui qui prêtera sa plume aux discours. C'est encore lui qui apparaitra régulièrement sur les plateaux télés. Et même si on ne l'y invite plus, il ne manquera pas de faire parler de lui, notamment avec la publication de son journal de bord, ses mémoires, qui s'annoncent fracassants.

Bruno Gollnisch, l'éternel numéro 2 stable et loyal, le "dauphin qui a fini par s'échouer", l'a jouée courtoise. Il ne demande rien, félicite la gagnante et refuse même un poste de premier vice-président, avant de prétendre qu'il continuera le combat et soutiendra sans réserve sa nouvelle présidente pour 2012. De quoi rassurer des militants hantés par la scission de 1998. Pour eux, c'est presque trop beau pour être vrai. On ne s'étonnera pas d'entendre beaucoup d'entre eux affirmer que "le parti n'a jamais été aussi proche du pouvoir".

C'est donc une autre Le Pen, élue présidente avec près de 70% des voix des militants, qui a pris place à la tribune, dans un tailleur sobre, que n'importe quel journaliste de gratuit aurait qualifié de "présidentiable".

Il y a de l'émotion contenue dans ce premier discours. La salle semble trop grande pour elle. Tant au niveau de la voix, de la gestuelle, de la lecture, de l'interaction avec le public, elle n'a pas encore la capacité de son père à s'imposer à l'espace. Elle est meilleure sur un plateau télé, c'est clair. Le discours est sur la forme un peu brouillon, parfois haché, pas toujours en adéquation avec les gestes. Sur le fond, c'est un discours qui se veut "présidentiable", comme dirait n'importe quel abonné à Libération. Tout le monde est d'accord pour dire qu'elle "veut le pouvoir". Manière de dire qu'elle a une chance de l'atteindre un jour. Cynthia Fleury, dans Marianne, pense que Marine Le Pen "sera ministre dans moins de dix ans". Impensable avec son père. Débarrassée d'une histoire lourde, de tout le poids de ce siècle dernier qui semble tant peser sur la démarche et le discours de son père, Marine Le Pen a annoncé sa candidature à la présidentielle 2012. À 42 ans, c'est déjà son véritable envol politique. Si le contexte n'évolue guère, sera-t-il facile de la contenir ? Une fois, deux fois, trois fois ?

Marine Le Pen a su, à de nombreuses reprises, créer l'événement médiatico-politique, attirer le débat sur ses propres thèmes, souvent à son avantage. Elle a beaucoup travaillé son image. Depuis 2002, elle a su se faire une place devenue habituelle sur les plateaux télés, parfois cruellement pour ses interlocuteurs.



Besson, le seul a lui avoir réellement tenu tête, fait figure d'oiseau rare. La plupart du temps, les matchs sont à sens unique. Cette façon qu'elle a d'écraser la pourtant insupportable Aurélie Filipetti incite presque à l'apitoiement :



Certes, il n'y a pas le niveau d'expression ni la culture ni l'autorité définitive du père. Mais quand même, elle a su empêcher le retour de Mégret, canaliser Gollnisch, rassembler une bonne moitié des cadres derrière elle… Elle a amplement contribué au départ de Soral, assainissant ainsi la situation interne du parti et se démarquant des antisémites les plus obsessionnels. "Son" FN sonne moins intégriste, moins ésotérique et moins paria. Il y a fort à parier qu'elle s'éloigne de plus en plus des positions de son père au niveau de la politique internationale et de l'économie, pas forcément pour le meilleur. Quant aux dérapages diabolisables, il ne faut plus compter dessus.  La faiblesse intrinsèque de "son" équipe un peu jeune et moins bien formée idéologiquement sera-t-elle compensée par la présence du père et des amis de Gollnisch?  

Sa seul véritable adversaire, c'est sans doute elle-même. Va-t-elle craquer un jour ? Péter les plombs en direct ? Déraper ? Ça paraît peu probable. Dans ses emportements et dans ses colères, on sent une grande maîtrise permanente, un calcul toujours présent... jusqu'à en être parfois un peu trop visible, notamment dans son sourire forcé inquiétant. 

Même si les médias sortent de leur chapeau, comme souvent, des centaines de sociologues "spécialistes de l'extrême droite" ou "experts ès-Front national", pour expliquer avec autorité que Marine Le Pen n'est que haine sur pattes, père pervers travesti ou diable habillé en Prada, on peut cette fois estimer que la diabolisation ne suffira plus. Et puis, c'est une femme. Traite-t-on une femme de fasciste ou de raciste ? C'est plus délicat. Sur elle, qui n'a pas de casseroles, ces attaques sonneront faux et franchement facile. D'ailleurs, la manifestation qui a eu lieu à Tours contre le congrès paraissait presque anachronique. Ce temps est passé. Il va leur manquer, le Jean-Marie, à tous ceux-là. Se prétendre "engagé dans la rue" contre le FN aura nettement moins de classe maintenant. Ça va même finir par faire ringard.

Deux sondages publiés la veille du congrès créditent Marine Le Pen, candidate désormais déclarée, de 16,5% et de 18% d'intentions de vote. Avec 27% d'opinions favorables. Autant de records absolus, qui la placent à 5% seulement de Martine Aubry… À une telle distance du scrutin, sachant que les gens qui votent FN ont tendance à ne pas s'en vanter auprès des instituts, les autres candidats vont devoir mouiller la chemise ou le tailleur pour enrayer cette dynamique, renforcée ces derniers jours par l'affaire des prières de rues. Une fois de plus, Marine Le Pen s'était retrouvée seule contre tous pour s'indigner de la chose. Seule, à l'exception d'une probable majorité de Français.

Pour une fois Ségolène Royal ne se trompe pas : oui, Marine Le Pen est aujourd'hui bien plus "dangereuse" que son père. Lui a foncé dans le tas, elle peut maintenant ramasser les casques. En souriant. 

Marine Le Pen représente plus que jamais, pour les partis de gouvernement, le danger de 2012 et des années futures. Comme son père en 2002 et en 2007, elle définira la ligne de la campagne, sur son terrain. S'il veut rester fort au premier tour, Sarkozy ne peut pas jeter la barre à gauche, pour englober le centre, ce qui ouvrirait un boulevard à Marine Le Pen. Dans l'optique où le centre sera sur-représenté (Morin, Borloo, Villepin, Bayrou…), où la gauche sera sur-divisée, brouillonne et comme toujours dépourvue de bons candidats, Sarkozy peut tout miser sur un deuxième tour avec Marine Le Pen. Charge à lui de se maintenir autour des 30% jusque là.

Si les choses continuent comme ça, la popularité de Marine Le Pen, révélatrice d'un sentiment européen profond, obligera bientôt les autres partis à ne plus la mépriser ni la traiter par l'anathème. Il ne suffira pas de se porter sur ses positions pour la battre. Le temps viendra où il faudra songer à négocier, voire à carrément se commettre (l'idée fait son chemin parmi les sympathisants de l'UMP), pour éviter de perdre gros.

Quand viendront ces inévitables questions, peut-être plus tôt qu'on ne le pense, la barrière sanitaro-médiatique sera là pour faire barrage à la politique pragmatique.

Toute la question est de savoir laquelle des deux cèdera la première.

Laurent Obertone



Toutes les réactions (10)

1. 17/01/2011 08:26 - Bernard

BernardArlette Laguiller:" il faut donner des papiers à tous les clandestins pour qu´il n´y ait plus d´immigrés illégaux."

MLP:"donner votre porte feuille au voleur comme celà il ne sera plus voleur".
: )))))

2. 17/01/2011 11:28 - waax

waaxJ'entends pour la première fois l'extrait radio ci dessus, c'est effectivement du lourd, l'agaçante Filipetti est renvoyée dans les cordes d'un coup de massue, un european uppercut s'il s'agissait de catch, extrait qui illustre très bien M. Obertone ce que vous écrivez, a savoir que l'anathème et la reductio ad hitlerum sont des armes qui se retourneront contre ceux qui les utiliseront.

3. 17/01/2011 11:52 - Vlad XXII

Vlad XXIIExcellent choix que ce best-of des interventions de MLP !

Je pense que son arrivée dans l'arène médiatique va surtout montrer à de plus en plus de Français que les journalistes TV ou radio sont, dans leur très grande majorité, d'une insondable médiocrité.

Cf. les sorties hystériques de Duhamel lors du récent grand débat chez Chabot, par exemple.

4. 17/01/2011 14:01 - Kaolina

KaolinaJ'aime bien cette phrase de Leo Ferré que je viens de découvrir:" La gauche est la salle d'attente du fascisme".

5. 17/01/2011 20:00 - tolbourg-donsart

tolbourg-donsartCeux qui croient que MLP vise un poste ministériel dans un gouvernement d'alliance FN-UMP ont- ils des oreilles pour entendre ?Elle ne veut que la première place , celle de présidente de la république , avec un gouvernement composée de nationalistes de droite ou de gauche ralliés à un FN dominant, en position de force.Si elle est battue en 2012 elle maintiendra cette stratégie avec la conviction de l'emporter en 2017 , elle n'aura que 49 ans.

6. 19/01/2011 16:21 - ju

juOui mais si elle est élue, ce qui est plus qu'improbable, le peuple se mettra aussitôt en grêve nationale, par résistance au fascisme. Le pays sera dans le chaos comme jamais et les fouteurs de troubles se sentiront encore plus légitimés sans parler des gugus type Florent Gallaire. Vous voyez le délire.

7. 19/01/2011 16:52 - HP

HPPas sûr et de toutes façons, ce genre de rélexion ne peut être un motif de choix politique. Pour l'élection de Sarkozy, ils ont bien brûlé des tonnes de voitures en France nos racailles de toutes façons. A moins que ce soit Martine Aubry ou un autre bisounours, je crois qu'à chaque résultat d'élections nationales il va falloir s'attendre à ce genre d'exactions. Et même certainement, au niveau régional/départemental à l'avenir... Remarquez, pour le congrès du FN, les gauches sont aller tout casser... C'est l'avenir de la France.

8. 22/01/2011 22:56 - Licheldumi

LicheldumiOui, c'est ça la démocratie moderne: on veut que ce soit le peuple qui choisisse, mais seulement s'il choisit comme on veut, sinon c'est du fascisme.
Remarque, tout bien réfléchi je ne me souviens pas d'avoir vu des émeutes de protestation suite à l'élection d'un président de gauche..

9. 22/01/2011 23:08 - HP

HPça viendra peut-être mais d'une autre population... Ceux qui ont tout cassé lors de l'élection de 2007 n'auraient aucune raison d'en vouloir à la gauche qui fait tout pour eux..

10. 25/01/2011 13:11 - antihistaminiques

antihistaminiquesLes "spécialistes de l'extreme droite" et autres "experts ès FN" évoquent irrésistiblement les "kremlinologues", profession qui a fleuri au lendemain de l'écroulement de l'URSS, et dont le rôle
pour faire court était de démontrer à quel point Poutine alias "le maître du kremlin" (dit on "le maître de l'élysée") était méchant et dangereux, et la Russie d'aujourd'hui un avatar de l'Union soviétique (en pire)....
Car l'objectivité est bien le moindre souci de tous ces "experts" autoproclamés...

Ring 2012
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Arlette Laguiller:" il faut donner des papiers à tous les clandestins pour qu´il n´y ait plus d´immigrés illégaux." MLP:"donner votre porte feuille au voleur comme celà il ne sera plus...

Bernard17/01/2011 08:26 Bernard
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