Sur le RING

Le corps détruit du Venezuela

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Pierre Schneider - le 09/06/2010 - 53 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Que mes yeux ne cessent de pleurer, jour et nuit, car la  fille de mon peuple est affligée d’une grande tristesse : un mal terrible la travaille ». Le prophète Jérémie (XIV, 17) avait tout compris au Venezuela d’Hugo Chavez, avant tout le monde.




La perle des Amériques

Sans aucun doute, l’Amérique du Sud est une des plus belles créations de l’Europe. Création souvent achevée dans le sang et le malheur ; mais quel résultat ! Les pays du continent latin sont parmi les plus beaux qui soient nés et aient fleuri à la surface de la terre et parmi eux, le Venezuela tient une place à part par sa beauté et sa richesse.

Région des « plaines » aux riches troupeaux. Forêt tropicale du delta de l’Orénoque. Faune et flore exceptionnelle des « tepuys », ces plateaux isolés qui inspirèrent Conan Doyle et les auteurs de « Up ». Cascade de Salto Angel, la plus haute du monde. Côte caraïbe de deux mille kilomètres de long et des îles de rêve, Margarita, Los Roques. Parmi les meilleurs rhums du monde (le Santa Teresa 1796, très peu exporté hélas). Une race créole vigoureuse et élégante. Une organisation politique coloniale qui ignora et maltraita les indigènes moins qu’en d’autres parties du continent, au point qu’un des chefs indiens des premiers temps de l’ère espagnole figure sur les billets de 2 bolivars. Des liens sans cesse maintenus avec l’Europe qui valurent à Francisco de Miranda, l’un des précurseurs de l’indépendance, d’avoir son nom écrit sur l’arc de triomphe à Paris ; les mêmes liens qui nourrirent l’extraordinaire épopée de Simon Bolivar, l’homme qui prouva qu’on pouvait être libéral et nationaliste, révolutionnaire et catholique. Mais aussi la plus forte concentration de Miss Monde de la planète (au moins cinq !) – imaginez ce que peut y être une fille ordinaire ! Une population pour qui la famille est une chose encore sérieuse et qui porte au corps humain le même soin qu’aux bâtiments officiels et aux églises. Pas question de sortir sans être passé chez le coiffeur ; pas question de porter des habits non repassés et, naturellement, jamais de short.

Bref, le plus beau pays du globe, l’Europe latine sublimée par le Nouveau Monde.

On s’attend donc, après avoir atterri à Maiquetia, le long de la Mer des Antilles, à monter dans une capitale privilégiée, l’antique Santiago de Leon de Caracas dans une vallée à mille mètres d’altitude dominée par la forêt de l’Avila et gardée par la colonne blanche de l’hôtel Humboldt qui brille à son sommet toutes les nuits. La rente pétrolière qui irrigue le pays depuis plusieurs décennies a favorisé, sur la terre des indiens Caracas où se déploya pour la première fois le damier des vingt-quatre quartiers de la ville coloniale, l’éclosion d’un urbanisme de béton  anarchique qui, à défaut d’être beau, reflète ce que fut la puissance économique du pays. Sorti de Blade Runner, le complexe du « parque central », un ensemble de tours en béton armé d’une soixantaine d’étages la rappelle encore. Ici, faire le plein coûte moins cher qu’une bière, l’équivalent de deux euros.

La perle est à genoux

Puissance du passé, disais-je, car le pays est aujourd’hui soumis aux coupures d’eau et d’électricité et à une insécurité qui dépasse désormais celle, légendaire, de la Colombie. Les expatriés français qui vous prendront en charge vous raconteront vite comment  l’un des leurs a été kidnappé. Interrogatoire par les ravisseurs : adresse, nom de la femme, école où vont les enfants. Appel de l’épouse restée au domicile. Si elle ne confirme pas les informations, on te met une balle dans le genou. Puis c’est la demande de rançon, cent ou deux cent mille dollars, parfois un demi-million. Pendant que l’argent est rassemblé par la famille dans la soirée, la voiture du mari est gagée chez un garagiste véreux. Si les dollars ne sont pas livrés avant minuit, on te met une balle dans la tête. Cette fois-là, l’intéressé s’en était tiré.

Vous comprendrez vite en voyant l’état délabré de l’hôtel cinq étoiles où l’on vous loge, un des meilleurs de la ville dans le quartier résidentiel de Los Palos Grandes, qu’investir dans l’immobilier n’est plus une priorité ici. Ceux qui ont quelque chose le gardent pour eux et font profil bas. Le marché locatif est tant asséché qu’un appartement de cent mètres carrés se loue huit mille dollars par mois. Le profil bas est de mise partout : ceux qui roulent dans des 4x4 neufs sont les apparatchiks du régime. Les autres ne sont plus arrogants, attendent que ça passe ou ont déjà vendu leur entreprise et ont quitté le pays. Le Hilton n’existe plus. Il a été réquisitionné par les chavistes et renommé « hôtel Alba » (l’Alba, c’est le Mercosur parallèle des cocos du continent). Le personnel y porte désormais le pull rouge. Dans le parking, un portrait de Chavez, posté dans la guérite du gardien, se transforme, selon l’angle où on le regarde, en Bolivar ou en Che Guevara. Le culte de la personnalité est relayé sur les murs de la ville, le long de l’autoroute, au moyen de fresques populaires opportunément suscitées.

Vous comprendrez que tout est cher à Caracas. Un repas au restaurant qui coûterait quarante euros à Paris en réclame ici cent. La jeunesse dorée existe encore, profane toujours le Blue Label dans du Perrier mais à huis clos. Pour les autres, il reste les magasins d’état où certains produits sont vendus à un prix fixé par le pouvoir ; ces mêmes produits qui ont disparu des étals des autres commerçants qui ne peuvent plus faire de marge dessus ; ces mêmes produits, tel le riz, qui proviennent parfois de fermes investies par l’armée afin de forcer leurs exploitants à produire même si ce n’est pas rentable. C’est le pays où la poussette pour bébé coûte tellement cher qu’il est plus économique d’en acheter une à Miami, lorsque toutefois l’administration vous autorise à quitter le pays et que vous restez sous la limite des deux mille cinq cent dollars, somme maximale changeable par année. C’est le pays où certains restaurants ne servent plus de bière parce que ce serait à perte. Dieu sait pourtant que les petites canettes glacées de 22 centilitres se descendent à la chaîne ici.

C’est le pays où les taxis, les réceptionnistes d’hôtel, les inconnus, pratiquement tout le monde vous propose des Bolivars à un taux deux fois plus avantageux que le change officiel. Ce marché gris trouve ensuite son débouché dans les entreprises : mieux vaut acquérir des dollars au prix fort que de ne pas en avoir du tout. Ou pire, se faire spolier par le gouvernement, le lieutenant-colonel Chavez nationalisant et muselant les médias à sa guise, et surtout ceux qui ne relaient pas ses interminables homélies de chaque dimanche après-midi où il s’en prend plusieurs heures durant aux « pitiyankees », aux opposants, aux « diables en robe» de l’Eglise locale, avec force commentaires de textes.

Un cancer communiste qui métastase à petit feu

La dictature de Chavez, élu et prorogée électoralement depuis le début, est l’une des dernières illustrations de la lutte des classes : les pauvres sont pour, les autres (tout ce qui est hiérarchiquement égal ou supérieur à un « gerente ») sont contre. Les pauvres, aux dernières nouvelles, restent plus nombreux ; mais le pays à tant la tête à l’envers que les étudiants sont de droite et manifestent ici contre le régime. L’opposition, au demeurant, n’a su que répéter jusqu’à présent que Chavez était un « singe inculte » et qu’il ne durerait pas. Elle ne dispose d’aucun leader crédible – et le mal, depuis, s’est installé durablement. Teresa Carreno, la virtuose du piano disciple d’Anton Rubinstein dont on conserve quelques interprétations sur d’antiques rouleaux perforés, doit se retourner dans sa tombe : la salle de concerts qui porte son nom, la plus connue de Caracas, ne servirait pratiquement plus qu’à des meetings.

Dans ce pays farouchement nationaliste comme le continent tout entier, quelle humiliation de voir les technocrates cubains accourir pour prendre en main ce que les révolutionnaires en pull-over rouge ne savent pas gérer eux-mêmes. Les Caraquenos frémissent en vous parlant de cette colonisation. Pendant ce temps, les files d’attente des magasins d’état s’allongent, les nids de poule des rues des beaux quartiers ne sont plus réparées et les restaurants se vident parce que ce peuple qui adore sortir en famille ou entre amis n’a plus les moyens de s’offrir même ce plaisir.

L’idéologie socialiste restant le fondement de la politique chaviste, l’Etat subventionnera des fermes alignées ou des initiatives sociales que les médias occidentaux seront conviés à filmer : des écoles, un dispensaire ou un téléphérique désenclavant un « barrio » de Caracas. Les gauchistes de salon français, plutôt que de se presser pour déménager dans un tel paradis, iront de leur commentaire 2.0 et opposeront la dictature sarkozyste et le paradis chaviste. On voit pourtant sur les trottoirs du centre quelques hippies occidentaux, crasseux, communisés et camés jusqu’à l’os, tenter de vendre de vieux disques ou de l’artisanat. Apparemment, le Venezuela, ça ne paye pas comme à Montreuil.

Et la même idéologie, à Paris comme à Caracas, feindra d’ignorer la violence sans cesse accrue qui mine le pays entier. Puisque l’on allait vers des lendemains qui chantent, elle n’était qu’un phénomène transitoire qui se résorberait de soi-même, n’est-ce pas ? Hélas, les faits sont têtus et si la délinquance traduit quelque chose, c’est que le départ des riches et les incantations dominicales du pouvoir n’ont rien changé. Les pauvres restent pauvres. Le génie économique du lider pulloverissimo  a ses limites.

La mise du pays au ban de la communauté a conduit le Venezuela à s’allier avec des puissances peu fréquentables. Cuba, certes, mais aussi l’Iran. Depuis quelques années, la cause palestinienne y est estimée et l’on peut voir non loin du « parque central » une fresque murale transposant Guernica dans le contexte de la bande de Gaza. Les joailliers du centre-ville, rassemblés dans cette « tour des juifs » de cinq ou six étages aux fenêtres grillagés rasent les murs depuis que ceux-ci ont été tagués par des étoiles de David surchargées d’une croix gammée.

C’est ainsi qu’on part du plus beau pays du monde avec soulagement. Le peuple de Caracas garde le sourire, s’entretient toujours avec soin, reste racé et élégant pour l’éternité : il en a vu d’autres, comme bien d’autres métropoles. Le Pérou a finalement vaincu les tueurs de masse du Sentier Lumineux ; pourquoi faudrait-il désespérer ? Ainsi le Venezuela continue à jouer au base-ball avec obstination et c’est un prodige de voir que ce pays dont le chef est si anti-américain ne rêve que des Etats-Unis au point que le football n’y est qu’une religion secondaire, au point que les voitures américaines y règnent dans les rues et que l’on peut casser la croûte… dans un Wendys.

Hélas oui, quand le 777 d’Air France s’envolera au-dessus des eaux claires de la Caraïbe et des îles dont la visite est désormais impossible à cause de l’insécurité et de l’inflation galopante, c’est un sentiment de soulagement qui s’emparera de vous à l’idée que vous avez pu sortir du pays et que dans quelques heures vous marcherez libre dans les rues de l’Europe, sans craindre qu’on vous enlève ou qu’on vous tue.

C’est cela qu’il y a de bien dans le socialisme du 21ème siècle : il vous met à genoux puis à terre, mais délicatement. L’angoisse que connaissait Baudelaire a largement eu le temps de planter son drapeau noir dans le crâne des Caraquenos. Quel nouveau Jérémie restera-t-il dans dix ans pour pleurer sur le corps du Venezuela ?

Pierre Schneider


Toutes les réactions (53)

1. 07/06/2010 10:27 - neon

neonComment pouvez-vous écrire sur ce ton de M. Hugo Chavez ?
(De son pays sur la voie du socialisme libérateur etc...)

2. 07/06/2010 11:10 - Tza

TzaOui, je suis pas fan du communisme mais au moins le Venezuela ne dérange personne (à part les riches vénézueliens).

Je comprends pas que tant de média lui cherchent des poux.

3. 07/06/2010 13:20 - TitOeuf

TitOeuf@ Tza
Ils sont bien obligés de lui chercher des poux, car ils sont payés par ceux que Chavez combat chaque jour.
Et le fait que le taux d'alphabétisation ou de prise en charge des soins se soient clairement élevés dans ce pays depuis que Chavez est au pouvoir n'est pas fait pour les émouvoir, ils ne regardent que leur compte en banque individuel ces journaleux propagandistes de l'an pire.

4. 07/06/2010 15:50 - Roméo Joan

Roméo JoanHugo Chavez, un Staline exotique. Donc plus sympa.

5. 07/06/2010 16:47 - TitOeuf

TitOeufPourriez vous nous indiquez SVP Roméo Joan, les points d'implantation géographique des Goulags Vénézuéliens où le tyrannique et non moins sanguinaire Chavez aurait déporté, selon vous et en masse, une partie non négligeable de sa population ?
Egalement les nombreux noms de ses opposants politiques, enfermés ou bien exécutés depuis sa prise de fonction ?
A défaut, je ne vois pas bien le parallèle entre Chavez et Staline.

6. 07/06/2010 17:32 - Roméo Joan

Roméo JoanHugo Chavez est semble-t-il un gentil garçon à vos yeux. Hugo Chavez est ni plus ni moins un dictateur, une vaste et drôle parodie de Staline, d'un nouveau genre. Il a par ailleurs, me semble -t-il, voulu prolonger son mandat. Il a voulu il n'a pas pu. Le Goulag a pris de nouvelles formes. L'Histoire ne se répète pas mais la guerre ne s'est jamais arrêtée et les nihilismes ne cessent jamais de s'accoupler.

7. 07/06/2010 17:34 - Roméo Joan

Roméo JoanIl contrôle les médias, nationalise tout ce qu'il peut nationaliser. Il est l'ami d'Hitler le Mahométan, du Nain de Téhéran. L'alliance Iran-Vénézuéla est une version amusante du Pacte de Vasrovie.

8. 07/06/2010 17:39 - Roméo Joan

Roméo JoanLe Vénézuela fait partie de l'alliance des pays non-alignés. La liste : Corée du Nord, Iran etc. Mais cela ne choque personne et personne ne comprend les doutes que l'on peut avoir sur cette digne, gentille, charmante personnalité. Pourquoi l'embête-t-on ? Pourquoi dites-vous cela ? N'at-il pas été élu par le peuple ? Blablabla. Café du commerce et Café Flore, main dans la main.

9. 07/06/2010 17:50 - TitOeuf

TitOeufIl a effectivement récemment consulté son peuple, par voie référendaire, pour une prolongation de son mandat présidentiel, et il a obtenu un plébiscite à ce sujet.
Mais vous ne répondez pas aux deux questions que je vous ai clairement posées : à savoir les possibles Goulag et Martyr de ses opposants politiques.
Surtout, qu'en matière d'opposition, la principale chaîne de télévision du Vénézuela, est, comme TF1 chez nous, à savoir totalement privée, et que ses journalistes et chroniqueurs passent le plus clair de leur temps à ouvertement critiquer le régime, sans entrave aucune.
Donc, votre parallèle avec la Corée du Nord, l'Iran ou Staline, me paraît quelque peu intrépide quand même, sauf à abuser régulièrement d'hallucinogènes fortement dosés.

10. 07/06/2010 18:40 - Roméo Joan

Roméo JoanTitoeuf. Le Vénézuela est bien l'allié de l'Iran, je ne me drogue pas et je publie des livres.

11. 07/06/2010 18:47 - Roméo Joan

Roméo JoanInutile d'aller plus loin avec vous. Je ne baisse pas les armes, je n'agite aucun drapeau blanc, je constate juste que vous usez de méthodes somme toutes orthodoxes au vu de l'inversion des valeurs à l'échelle planétaire, or je n'approuve pas ces méthodes, vos méthodes. Un seul exemple : traiter l'autre de drogué. J'emploie l'humour dans la vie privée et ceci n'est pas de l'humour.

Salut !

12. 07/06/2010 18:49 - Roméo Joan

Roméo JoanA Pierre Schneider,

Très bon article. Bonne continuation. God bless you.

13. 07/06/2010 18:54 - TitOeuf

TitOeufEtre l'allié de l'iran n'implique aucunement que Chavez déporterait massivement ses propres opposants dans d'affreux et non moins mortels goulags, ainsi que le fit Staline, ou que le pratique actuellement la Corée du Nord.
C'est seulement la technique de l'homme, qui a vu l'homme, qui a vu l'ours, mais cela ne fait pas de Chavez un tyran sanguinaire multi-récidiviste.
A la rigueur, si vous me disiez que Chavez adopte actuellement une position Munichoise de passivité vis-à-vis d'un risque grandissant que représenterait l'Iran, pourquoi pas, j'accepterais.
Mais despotisme, non, désolé, chez Chavez, je vois pas.

14. 07/06/2010 19:12 - Pierre Schneider

Pierre SchneiderRomeo Joan : merci.

Neon : comment puis-je écrire, etc? Avec un clavier et un écran ; et ce que mes yeux ont vu et mes oreilles entendu il y a quelques mois.

@ les autres : un peu de hauteur de vue SVP. Ce n'est pas parce que le régime vénézuélien en place ne tue pas ou ne déporte pas qu'il est bien. Ce n'est pas parce qu'il est issu des urnes qu'il est bon. Tout le monde sait que Chavez n'est pas Staline. Et alors? _ergo_, c'est le paradis sur terre? Allez voir sur place si cela donne envie de s'y installer.

Vanter un régime sur la base de statistiques de santé ou d'alphabétisation, c'est comme vouloir vendre une voiture sans moteur en faisant valoir qu'elle a un GPS de série. La belle affaire : on mourra de faim, ou une balle dans la tête... oui, mais avec le bac et de l'aspirine en poche!

15. 07/06/2010 20:52 - Daniel Duquenal

Daniel DuquenalTrès bien Monsieur Schneider. Il est bon de voir ce genre d'article se multiplier, que la vérité sur le Venezuela se fasse. Pour compléter votre article je suggère quelques numéros qui sont révélateurs de l'échec de la pseudo-révolution bolivarienne, après 11 ans d'exercice.

La monnaie est passée de 500 pour un dollar a 8,000 pour un dollar US, dans la rue. Le change officiel n'est guère mieux puisque il est a 4,300, si le gouvernement veut bien vous les donner a ce prix là.

Maintenant nous importons 70% de notre bouffe alors que lors de l'arrivée de Chavez au pouvoir nous étions encore en capacité d'exporter du riz, par exemple... Nous ne sommes capable de nous satisfaire en rien, même pas en café qui fut la gloire du Venezuela au siècle dernier, avant l'arrivée du pétrole.

L'inflation, elle, est a 5.2% pour avril est tous les experts lui prédisent un taux chronique avec tendance a l'aggravation de 30 a 40% annuels.

Comme vous dites si bien, ça ne sert pas a grand chose d'avoir un diplôme universitaire et l'aspirine gratuits lors que l'on ne trouve ni travail ni bouffe à l'épicier du coin. Certes nous n'en sommes pas encore aux livrets de rationnement cubains ni aux docteurs chauffeurs de taxi ou travailleurs sexuels, mais nous y allons de pied ferme. Déjà dans les Mercal et autre programmes sociaux les ventes sont limitées en quantité par famille, préparent les gens pour le rationnement inévitable qui nous attend.

16. 07/06/2010 21:11 - Titoeuf

TitoeufSi la souffrance est si grande et le pays si proche du déclin total, malgré ses importantes ressources et richesses de sol, il est quand même surprenant que Chavez ait été largement plébiscité lors du dernier référendum sur la prolongation de son mandat.
Mais pourquoi pas.

17. 07/06/2010 22:23 - Lo

LoTitoeuf,

Vous mettez l'accent sur un point qui déplait fortement aux élites traditionnelles, pour la plupart blanches (comme ma belle sœur qui vit au Venezuela depuis 30 ans et déteste farouchement Chavez).
Que la population la plus opprimée soit entrée dans la sphère politique comme en Bolivie, après des années de lutte (et malgré, il faut le reconnaître, une issue incertaine), voilà une chose insupportable pour cette frange de privilégiés qui, avec l'appui du gouvernement américain dans leur effort, ne désespère pas de restaurer l'ordre ancien.

18. 07/06/2010 22:31 - Coco Loco

Coco LocoM. Schneider, un de meilleur articles de Venezuela que j'ai lu dans les derniers annees !
Quelque commentaires font voir que les personnes ne savent rien de que ce passe en Venezuela et quel personnage deranger est El Commandante Chavez !!!

19. 07/06/2010 23:58 - Gaël

Gaël@TitOeuf
Enlevez le bandeau qui vous empêche de voir.
Les bolchéviques auraient été élus a la douma sans aucun doute s'il n'y avait pas eu la révolution d'octobre;
le NSDAP d'Hitler à été élu;
Saddam Hussein était régulièrement réélu à 98% - un "plebicite" non?;
Amadinedjab et sa clique sont élus;
Vous faut-il d'autes exemples pour que vous compreniez qu'une dictature ne s'impose plus par la force mais au moyen d' élections démocratiques?
Quant à l'acceptation de la population venézuélienne, c'est la réaction typique d'une masse gavée aux discours nationalistes, les pieds dans la merde et du miel aux oreilles.

Ce qui me fait dire;
@Lo
Que vous êtes en totale empathie avec les discours chaveziens, basés comme toute "pensée" marxiste-léniniste sur la dénonciation des classes supérieures, bourgeoises ( et ici pour le coup blanches), que son ami Evo Morales ne s'est pas privé d'exproprier dans les campagnes.
C'étaient pourtant bien ces classes supérieures avec leurs moyens et leurs entreprises "privées" qui faisaient vivre le pays, il faut croire que les leçons des nationalisations du Chili de Allende n'ont pas été retenues.
Mais c'est pas grave hein, au pire on sort l'épouvantail américain.
Ce n'est pas que la "population la plus opprimée du pays" -c'est vous qui le dites!- soit arrivée au pouvoir qui gêne, mais bien qu'un neo-castro soit assis en son sommet.
Ca doit etre marrant, les réunions de famille?

20. 08/06/2010 00:17 - TitOeuf

TitOeuf@ Gaël
Hitler n'a jamais été élu et n'a jamais remporté une seule élection nationale, il est au mieux arrivé en seconde position à un scrutin, mais jamais premier.
C'est d'ailleurs le président de l'époque qui le nomme chancelier, et non pas le peuple allemand.
Saddam Hussein faisait effectivement un carton plein, lors des scrutins dont il devait évidemment plus que préalablement joyeusement piper les dés, mais faisait également une grande publicité vis-à-vis de son peuple du soutien alors inconditionnel, de son sponsor de l'époque, les USA, et faisait valoir dans les organes de presse Iraquiens qu'il fallait continuer sur cette ligne, à savoir percevoir l'argent US coulant alors en masse, pour un jour peut-être devenir aussi riche que l'Arabie Saoudite, et ainsi de suite dans le populisme et le clientèlisme.
Je ne suis pas naïf mon cher Gaël, je sais pertinemment que Chavez et son régime n'est pas le nec plus ultra des formules politiques, dans le sens de l'atteinte d'une bonne coopération et d'un consensus avec celui qui dirige actuellement le monde, les USA, mais je me refuse tout de même à accepter, sans preuves irréfutables, le fait qu'il serait un odieux tyran doublé d'un bourreau sanguinaire, ce que je ne crois pas un seul instant.
C'est tout.

21. 08/06/2010 00:48 - Gaël

Gaël@TitOeuf;
Quand on se retrouve au pouvoir, même par nomination, on à gagné, et c'est bien par le biais des élections nationales de mars-avril qu'il y est parvenu. Certes indirectement, mais le résultat n'en vient pas moins du peuple. On ne peux appeler cela un putsh, vous serez d'accord.
Concernant hussein et ses "amis américains", il s'agissait de realpolitik, qui à couté bien cher aux USA puisqu'on leur reproche encore aujourd'hui, ah si seulement ils avaient soutenu l'Iran, ils auraient pu leur vendre une centrale nucléaire clé en main...
Je ne vous prend pas pour un naïf TitOeuf, vous ne laissez aucun doute là-dessus, aussi je ne comprend pas votre "soutient" à ce régime de merde, ou seuls les aparatchiks et la famille touche ses billes, un peu comme avec la Hussein's family
Chavez n'est pas un odieux tyran sanguinaire, vous avez raison, c'est un odieux dictateur altermondialiste-socialiste ami des terroristes et des guerrilleros, cela suffit largement, à mon goût, pour le mettre à l'index.
Bien à vous.

22. 08/06/2010 01:01 - Lo

LoGaël,

Si je vous assure que je n'ai pas d'empathie particulière pour Chavez, que je n'ai jamais voté "à gauche" de ma vie et ne le ferai probablement jamais, peut être me croirez vous ? Ou pas.
Ces "classes supérieures", comme vous dites, ont fait vivre le pays... Mais de quel pays s'agit-il?
Celui des multinationales ? Que Chavez ne soit pas le messie j'en conviens, que sa politique ne soit pas une panacée c'est évident mais il s'agit de ne pas oublier sous quel autre joug était le peuple.
Il est, semble t-il ici, de bon ton (et je ne dis pas cela spécialement pour vous) de pourfendre systématiquement tout ce qui ressemble de près ou de loin à une alternative au modèle exporté, si parfait, des US.
Les libéraux débridés s'offusquent des nationalisations (je ne suis pas pour non plus) mais sans souci de cohérence, redécouvrent les vertus de l'Etat lorsqu’il faut renflouer les caisses d’un certain nombre d’établissements bancaires et financiers privés.
L’Etat, la collectivité, les contribuables, sont là pour payer l’addition. De cela on ne dit rien, mais que Chavez tente de réguler ce libéralisme sans conscience et d’en prévenir les excès et cela devient un scandale !
Si ce libéralisme tronqué avait apporté paix, bien-être, s’il avait relégué la misère et la pauvreté au rang de sujet d’histoire on pourrait en effet trouver bien étrange les choix de Chavez. Hélas on le sait, cette politique fabrique de la pauvreté à tous les étages, aussi bien dans les pays du Sud que dans les pays du Nord.

PS: Vous faites référence au Chili, votre opinion est elle que feu Pinochet et ses méthodes doivent être regrettés ?
Vous avez raison, certaines réunion de famille sont très animées.

23. 08/06/2010 05:53 - daniel duquenal

daniel duquenalLo

Multinationales? Quelles multinationales? Lorsque Chavez est arrivé au pouvoir le pétrole avait été nationalisé il y a belle lurette et la principale compagnie privée était le groupe Polar, affaire de famille, 100% Vénézuelien. D'autres compagnies, a capital majoritaire étranger était de toutes façons liées a la bourse Vénézuelienne (CANTV). Donc, ces multinationales ne travaillaient même pas sous le non de la compagnie d'origine. Bien au contraire, c'est sous Chavez que les multinationales on pris pignon sur rue avec l'achat de EDC par le groupe US EAC ou de TELCEL, majoritaire Vénézuélienne, groupe Cisneros, para MOVISTAR d'Espagne. Évidemment maintenant il vire tout le monde et le pays s'écroule tout doucement mais c'est une autre histoire: le but de Chavez au début était d'affaiblir le capital Vénézuelien. Aujourd'hui il n'y a plus que Polar, quelques banques, DIGITEL et MOVISTAR Maintenant Chavez peut s'envoyer des compagnies étrangères multinationales comme Total ou Lafarge ou Casino, pour en nommer de proches de votre pays.

La prochaine fois, renseignez vous un peu mieux. Le problème ce n'est pas les multinationales que l'on peut contrôler très facilement si on veut. Les gouvernements précédents l'ont bien fait, le Venezuela était un des pays les moins domines par les multinationales!

24. 08/06/2010 06:02 - daniel duquenal

daniel duquenalTitOeuf

Hitler a gagne les élections. Il n'avait pas la majorité absolue au Reichstag, mais il avait gagné.

Chavez a gagné plein d'élections mais depuis 2004 avec une fraude électorale considérable du fait de utilisation éhontée des ressources de l'état pour payer ses campagnes, de l'intimidation électorale (la liste de Tascon, ça vous dit quelque chose) et autres tricheries "légales" comme interdire de se présenter aux élections a ses adversaires les plus dangereux, ou même d'annuler leur victoire en leur enlevant toutes les fonctions pour lesquelles ils avaient été élus.. Je ne veux pas dire par la que Chavez n'a pas de soutien électoral, il en a. Mais il serait bon de se rappeler que des élections a elle seules ne font pas la démocratie, que la manière dont se déroulent les élections est tout aussi importante et ce qui est beaucoup plus important, c'est de gouverner d'une façon démocratique en respectant les droits des minorités. Les régimes précédents n'étaient pas ce qu'il y avait de mieux, mais ils ont prouvé leur nature démocratique en laissant arriver au pouvoir Chavez. Celui ci a besoin de le prouver à son tour.

25. 08/06/2010 10:46 - TitOeuf

TitOeufJe n'ignore en rien, cher Daniel, l'aspect "pluri-factoriel" qui a malheureusement mené Hitler au pouvoir, dont celui du vote des électeurs allemands de l'époque n'est certes pas des moindres, mais pas essentiel à mon sens, et ce dans la mesure où il n'a jamais obtenu de majorité absolue à aucun scrutin national.
Je ne méconnais pas non plus le gâtisme très avancé du président de l'époque, qui nomme Hitler chancelier, mais également le fait que les USA étaient le principal créancier de l'allemagne (et avait besoin d'être payé in fine), et dont l'un des ses principaux organes de presse, Time Magazine, couronne bien avant l'heure et à deux reprises en sa couverture, hitler comme "Homme de l'année", et le cite également abondamment et avec force louanges au moins à un trentaine de reprises bien avant 1933 mais bien après qu'Hilter ait écrit son odieux best seller, mein kampf, où il dit toutes les horreurs que l'on connait (donc ceux qui étaient les plus éduqués et cultivés de cette époque, l'élite US, savaient lire, et savaient en conséquence tout des dramatiques desseins qui hantaient alors l'esprit de ce dégénéré en puissance)
Hitler était adoré du grand patronat et des investisseurs US de l'époque, car il maltraitait les classes ouvrières et bridait les salaires en un nivellement continu par le bas, augmentant ainsi mécaniquement les taux de profits.
Je ne méconnais pas non plus le fait que la seule usine qui n'ait jamais été bombardée par les alliés en allemagne, durant la seconde guerre mondiale, était celle de monsieur Henri Ford constructeur d'automobile implanté également en Europe.
Apparemment, Chavez fait tout le contraire et semble plutôt porter sa clé de répartition des richesses issues de la vente de ses matières premières vers une plus large assiette populaire, avec augmentation progressive des salaires du plus grand nombre.
Je comprend évidemment que cela puisse déplaire aux investisseurs de tout poil.

26. 08/06/2010 10:48 - Neon

NeonTrès vite , le Point Godwin est atteint !
(Le général Alcazar l'emporte .)

27. 08/06/2010 10:55 - Vinz

VinzLa vérité c'est que les européens qui soutiennent Chávez sont des néo-colonisateurs et des hypocrites, qui vont criéer "mort!" lorsque Sarkozy fait pression sur un journaliste ou dit, "casse-toi pauv' con", mais n'auront aucun problème avec le vol d'une terre productive au Venezuela parce que "c'est un riche".
Votre posture touche le racisme. Nous, les vénézuéliens, on est des moins que rien qui ne meritons pas la justice et l'égalité, on doit juste assurer "que les pauvres mangent". Vous vous en foutez de la démocratie et du droit constitutionnel. Chávez passe une loi comme la CESNA qui permette LA CENSURE directe des médias, et cela ne vous choque pas, "parce que les pauvres mangent" ???
ça ne m'étonne pas que la France ait été le pays qui a le plus dénoncé des juifs pendant l'occupation. Chávez mette en taule un type comme Franklin Brito en usant des méthodes dont Costa Gavras pourrait faire un film écourant, et vous dîtes rien. Chávez mette en prison un juge qui n'a pas commit de crime, et cela ne vous choque pas.
Si vous voulez être cohérant avec vos positions, inscrivez-vous au Front National. Ou est-ce que, "immigrés fils de pute" scandé dans les rallys pro-Chávez est différent de "La France au français". Vous faîtes honte à Voltaire, messieurs...

28. 08/06/2010 11:07 - Vinz

VinzJ'aimerais bien voir votre gueule si Sarkozy décidait, jour au lendemain, que Délanoé n'était plus le maire de Paris, parce qu'il est de l'autre partie, et que lui, Sarkozy, "la main du peuple" décide que le nouveau maire c'est François Copé...
Parlons démocracie, autrement, démontrez mathematiquement comment une contraction de -5.8% du PIB en un quart et une inflation de +30% soulage la pauvreté. Cela dit, si vous trouvez cette formule mathematique, allez directement demander votre prix Nobel...

29. 08/06/2010 11:21 - TitOeuf

TitOeufArrêtez donc un peu vos excès, d'ailleurs assez contreproductifs, cher Vinz, et dans lesquels vous semblez un peu tout mélanger.
Je suis français, et dans ma famille il y eut des résistants fortement décorés et reconnus comme tels par notre nation, mais également des collabos, dont certains de très hauts rangs aussi.
Ce n'est pas pour autant que je brûle l'ensemble des armoiries de ma famille, et que j'en liquide physiquement certains des membres, tout le monde peut commettre des erreurs d'ampleur, sans forcément préalablement savoir, en pleine et entière conscience, quels intérêts supérieurs qui nous échappent et quelles tragiques bassesses humaines (la Shoah), tout cela implique.
Internet n'existait pas en 1940 et seules quelques élites étaient parfaitement informées des tenants et aboutissants de cette catastrophe mondiale, dont les Juifs, et sachez que je le déplore, ont malheureusement payé le prix fort, puisque visés dans leur essence même par cette vaste entreprise de mort.
Chavez passe les lois qu'il veut, car il est au pouvoir.
La Révolution Française, pourtant issue des Lumières, passait les lois qu'elle voulait et exterminait massivement des Bretons, le tout très tranquillement car elle était au pouvoir.
La Révolution Américaine (avec l'aide des français), passait les lois sur les droits de douane qu'elle voulait, car elle était au pouvoir.
Si vous n'êtes pas satisfait, je vous encourage juste à renverser le pouvoir de Chavez, c'est somme toute assez simple à comprendre, mais encore faut il que vous en ayez déjà le courage et obteniez également la légitimité populaire pour se faire, car avec une fourche et tout seul, je ne suis pas bien certain de la réussite de cette entreprise.
Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire, et n'étant pas moi-même communiste pour un rond, n'attendez surtout aucune espèce d'aide de ma part, débrouillez vous tout seul comme un grand.
Bonne chance à vous.

30. 08/06/2010 11:55 - TitOeuf

TitOeufQuant à votre admiration pour Voltaire mon cher Vinz , je me permets juste cette légère rectification, que vous semblez manifestement méconnaître et qui vous permettra peut-être de réviser votre jugement le concernant.
Voltaire tout brillant qu'il fut, était néanmoins considéré comme possiblement antisémite par certains de ses contemporains, et esclavagiste aussi, du reste (le "fameux" chapitre XIX de Candide, fut ajouté après que Montesquieu eut écrit dans De l'esprit des lois, "Si j'avais à défendre l'esclavage des nègres, je dirais ceci"...).
Personnellement, je préfère Descartes (car soldat), Rousseau, Diderot et Pascal.

31. 08/06/2010 13:11 - Vinz

VinzVous voyez comme vous êtes faux-cul : Je vous signale des sérieuses atteintes à la liberté, au droit et à la democratie, et votre reponse est, "si cela ne vous plaît pas, renversez Chávez".
Eh, ben, merci de la solidarité.
Vous n'avez qu'à vous laver les mains et repéter la même chose aux zimbabueans, aux coréens du Nord, aux sudanais...
D'ailleurs, vous ignorez completement que LE PEUPLE a voté EN CONTRE de Chávez en 2007 et a élu Ledezma comme maire. N'empêche que Chávez a passé les lois rejetés en force et a volé la marie au gagnant (mais pas de problème parce que les sans culottes le faisaient il y a 200 ans ??? C'est ça, votre réponse ?).
Expliquez-moi, donc combien de lois on a le droit de briser, combien d'élections peut-on ignorer et combien de gens on peut emprisoner SANS DÉLIT PROUVÉ, tant qu'on arrose "le peuple" avec des dollars pour qu'ils puissent s'achêter d'iPhones et faire en sorte que les Socialistes Starbucks appaludissent "le développment" (j'insiste: -5,8% PIB, +30% d'inflation : Vous avez rien appris avec Mugabe ???).
Donnez-moi ce seuil et je ne vous derangerait plus : Combien de radios doit-on fermer (on en est à 30), combien de journalistes doit-on tabasser dans la rue (vous avez vu les photos ?), combien de lois comme la CESNA doit on passer avant que vous vous prononciez.
Vous êtes hypocrite car en France, rien que 5% de ces abérrations légales vous aurez mis en pied de guerre. Vous défendez les ouvriers qui manifestent contre la fermeture de ses usines en France, et vous tournez le dos à Rubén González, syndicaliste emprisonné pour exiger le respect de son contrat. Là vous dîtes rien. Donc soit vous êtes très ignorant de la situation (pourquoi vous exprimez-vous, donc ?) soit nos ouvriers non pas le droit à reivindiquer les mêmes choses que les français (vous êtes donc colonialiste/raciste).

32. 08/06/2010 13:26 - TitOeuf

TitOeufMais de quelle solidarité vous prévalez vous donc Vinz, je ne vous connais pas et nous ne sommes a priori égaux en rien.
Je ne suis pas communiste et je ne vous dois en conséquence rien du tout sur cette base idéologiquement totalitaire.
Prenez dès aujourd'hui, votre courage à deux mains, tels que le firent mes ancêtres et parfois moi-mêmes par exemple, et renversez donc ce gouvernement, qui vous opprime soi-disant si durement.
Ou bien alors, allez pleurer et mendier à l'ONU, avec une fausse petite fiole de sucre glace, représentant de terribles "Massiv Arms Destruct" afin de faire passer Chavez pour l'axe du mal à lui tout seul, et le faire immédiatement renverser par autrui, donc à moindre coût pour vous.
Choisissez, mais évitez de vous demander ce que les autres peuvent faire par priorité pour vous.
Faîtes le donc déjà par vous mêmes.

33. 08/06/2010 15:07 - Vinz

VinzCher Tito:
Votre méconnaissance de la politique vénézuélienne est seulement égalé par votre incapacité à comprendre le sujet en question. Je remarque, quand-même, un incroyable talent pour vous faufiler avec des non-sequiturs ridicules.
Il n'y a que les trolls (ou les déficients mentaux) pour repéter ad infinitum qu'il ne sont pas communistes, quand personne ne vous a traité de cela. Je ne perdrai plus mon temps avec vos provocations peu serieuses ("les sans-culottes ont fait le même que Chávez", "allez à l'ONU", "renversez le gouvernement si vous aimez pas").
---
J'invite les autres lecteurs à lire mes arguments sur l'illégalité des actions de Chávez et à relancer le vrai débat, qui n'a rien à voir avec les WMD en Irak (sic). C'est une question de droit, de passer outre la constitution et d'emprisonner les innocents ; aussi bien que d'avoir ruiné l'économie. Je suis prêt à vous fournir les liens de cette information que les média en France ont très peu traité.

34. 08/06/2010 15:15 - TitOeuf

TitOeufMais même mon pays, Vinz, la France, outrepasse allègrement sa propre constitution, pour maintenir certains intérêts de l'an pire, et je n'en fais pas un fromage, ni ne dérange personne au monde pour cela.
Tenez, voyez donc notre référendum de 2005, sur la constitution Européenne, nous avons majoritairement voté non, et bien on a tranquillement piétiné la volonté du peuple, pris en son corps politiquement constitué, et on n'en est pas mort.
Il faut savoir un peu souffrir dans la vie.
Et quand cela devient vraiment intenable, alors il faut agir, mais pas trop tôt non plus, autrement cela ne paraît pas légitime au plus grand nombre, forcément.
Bonne chance à vous quand même.

35. 08/06/2010 17:45 - Francesca

FrancescaM.Scheineder: une tres belle citation pour debuter un article qui respire l'amour du Venezuela et de ses gens.Il est rare de trouver dans la presse francaise une si bonne comprenhension de la tragedie actuelle qui se deroule dans l'indifference de tous.Au nom des prisoniers d'opinion,des journalistes poursuivis, du greviste de la faim et la soif Franklin Brito enferme dans la section psychiatrique de l'Hopital Militaire a Caracas,puni pour vouloir defendre ses droits et de tous les pauvres qui ont cru a l'avenir de bonheur promis et evapore en corruption et violence,nous vous remercions.
(pas d'accents on clavier, je m'excuse)

36. 08/06/2010 19:15 - Tza

TzaVinz, personne ne dit que Chavez est un saint (en tout cas pas moi). Mais des problèmes il y en a partout, en France on a Sarkozy & Co qui chient sur la justice, les ricains eux massacrent des arabes à tours de bras pour du pétrole...mais tout le monde s'en fout et faudrait qu'on pleurniche pour les riches vénézueliens?

Franchement le monde à d'autres problèmes que ce Chavez je te le dis.

37. 08/06/2010 20:34 - Gaël

Gaël@Lo
Vous m'interrogez, je vous répond, de bonne grâce:
Je ne crois pas que Chavez aie quelque chose à foutre de son peuple et de son pays, s'il tente de "réguler le liberalisme "c'est par pure pose altermondialiste hypermondialisée. Je ne passerai qu'en filigranne sur son attitude envers le guerrilleros qu'il a soutenu de toutes ses forces. chavez me fait penser à un monomaniaque onaniste qui, le soir, se repasse les cassettes des ses interventions télévisées de la journée préalablement enregistrées (l'image me fait rire, je vous en fait donc profiter).
C'est connu, la famille Chavez tient le pays dans sa main; les postes administratifs sont détenus par les frères, les cousins, les beau-frères, c'est important la famille...
Le libéralisme provoque la misère "du nord au sud" c'est entendu, comme les pruneaux la diarrhé, c'est une belle lapalissade, mais le socialisme ne guérit pas de tout, et surement pas de la misère, on ne va pas refaire l'histoire du XXe siecle.
Je ne suis même pas libéral, les phases économiques des mouvements politiques ne sont pas ma spécialité loin de là, mais j'estime que le capitalisme reste, non pas parfait comme vous dites avec cette pointe de détestation anti-"US", mias le seul valable, juste et viable tout simplement parce qu'il ne s'attaque pas à la propriété privée, valeur ô combien précieuse aux Etats-Unis, et ô combien intrinsèque à l'homme.
Concernant le Chili, je n'évoquais que la nationalisation "exemplaire" des mines de cuivre en 1971, je n'allais pas plus loin. Pinochet n'a eu son rôle a jouer que militairement, c'est un autre débat vous en conviendrez.
Bien à vous.

38. 08/06/2010 21:16 - gpcovell

gpcovell "Franchement le monde à d'autres problèmes que ce Chavez je te le dis", nous dit Tza... Si Chavez vous intéresse si peu, pourquoi donc réagir à un article sur lui???
Quant à TitOeuf, j'avoue que votre rhétorique envers Vinz, du style "si vous êtes bafoués dans vos droits, qu'est-ce que vous voulez que ça me foute?" me semble, premièrement, égoïste; deuxièmement, très hypocrite. Pour commencer, vous niez qu'il y ait des problèmes au pays du lider maximo bis, dès qu'on vous met le nez dans le caca, vous minimisez et faites comme si tout d'un coup, ce n'était pas très intéressant... Vous ne m'empêcherez pas de trouver cette attitude un brin répugnante.
Bonne chance à vous quand même, comme vous dites...

39. 08/06/2010 23:39 - Tza

TzaJ'avais justement réagis la première fois (2 ème commentaire) pour dire que je ne comprenais pas pourquoi les médias parlaient de lui.

Maintenant j'aurais peut-être en effet pas dû répondre à Vinz mais il chauffe mes oreilles (yeux ?) à s'énerver comme ça et à raconter n'importe quoi n'importe comment.

40. 09/06/2010 14:41 - TitOeuf

TitOeuf@ gpcovell
Honnêtement, venir tenter de faire pleurer dans les chaumières françaises, sur la si terrible situation de rente, s'affaiblissant de jour en jour, des classes moyennes et supérieures du Vénézuela, et ce en période de crise économique mondialement systémique que traverse actuellement la planète toute entière, aurait quelque chose d'éminemment drolatique, si ce n'était à en gerber quelque part.
Laisser par là même accroire que l'intérêt supérieur de l'humanité résiderait en ce combat à mener par priorité à tout autre, est évidemment une supercherie, eu égard aux autres drames, essentiellement alimentaires s'abattant chaque jour sur ce monde (sans parler des guerres, et il n'y a pas de guerre au Vénézuela me semble-t-il).
Laisser également accroire que le Droit de L'Hommisme, forcément de racine exclusivement française (pourquoi pas Martienne tant qu'on y est), pourrait tout ou presque résoudre sur cette planète, d'un seul coup de baguette magique, est d'une arrogance sans nom, doublée d'une réelle imposture intellectuelle.

41. 22/06/2010 14:57 - humberto

humbertoL'Amérique du sud la plus belle création de l'Europe? Et les indiens massacrés? Une baisse de population de 70 millions entre l'arrivé de Christophe Colombe et le milieu du 17è. siècle. Lisez "Les veines ouvertes de l'Amérique latine" de Eduardo Galeano, grand écrivain uruguayen. Ce livre est un classique. Puis, il y a eu l'esclavage. Environ 12 millions ont été amenés depuis l'Afrique de l'ouest surtout sur des bateaux ouest-européens. POur chaque noir qui a foulé le sol de l'Amérique, deux sont morts soit pendant le voyage, soit pendant la capture. Ca fait 36 million de femmes et d'hommes en age de travailler qui ont manqué à cette partie de l'Afrique. Ah, la belle création, eh? ON peut vomir maintenant??

42. 22/06/2010 21:43 - Roméo Joan

Roméo Joanhumberto,

et alors, nous devons nous en excuser ? pleurer à chaudes larmes ? nous repentir inlassablement ? de plus votre petite compo d'histoire larmoyante, insipide est incomplète. sur le banc des accusés manquent les juifs et son état "nazi". un petit effort Humberto.

43. 24/06/2010 11:36 - Greg môk

Greg môkTonton humberto ignore, ou fait mine d'ignorer au sujet de la traite négrière que les Arabo-musulmans ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont presque tous disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement refermée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un 'Bakht' (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle.

Eh oui, les arabes pratiquaient la castration massive sur leurs esclaves, ce qui explique pourquoi aujourd'hui, il n'existe que très peu d'hommes et de femmes de couleur noire sur ces terres contrairement à l'Amérique...

Petite précision, je n'invente rien car je ne fais que reprendre ce que dit Tidiane N'Diaye au travers de son essai historique intitulé "Le génocide voilé". Il est aussi le premier chercheur africain dont les travaux ont été nommés au Prix Renaudot.

Effectivement, cette "petite compo d'histoire larmoyante" est vraiment incomplète.


44. 24/06/2010 12:46 - Greg môk

Greg môkJ'oubliais, humberto, pourquoi faire la demande de vomir alors que c'est ce que vous faites tout au long de votre commentaire ? Un oxymore ?

45. 25/06/2010 07:38 - dani1956

dani1956Bravo,excellent Mr.Schneider cela résume effectivement la cause de mon retour en Europe,oú nous vivons dans un état fonctionnel.
Pour tous ceux qui doutent, je vous propose d'aller vivre quelques années au Vnzl, ainsi ils auront un mode de "comparaison",qui sans lui, est impossible de juger sur la vraie situation du pays concerné.

46. 15/07/2010 12:06 - Alfred

AlfredAVIS A LA POPULATION NOIRE ET AUTRES LIRE LE COMMENTAIRE 43

Merci Greg môk pour cette précision sur l'esclavage subi par les noirs et mis en oeuvre par les arabes depuis 652, et concernant la castration alors là c'est trop fort.

Comme je regrette mes professeurs d'histoire et de géographie passé (mea culpa), je ne le referais plus dans un autre vie, je travaillerai promis.

Comment se fait t'il que les noirs ne cherchent pas à ouvrir les yeux, et de plus ils se convertissent à l'islam à tour de bras.

C'est à se poser des questions quand à leur facultés mentales et intellectuelles (humour, humour).

Je vais m'empressé de mettre ce commentaire sur la page réservée à mbla mbala kenaveau.

A quand cela en France :-)))) on devrait commencer en banlieue pour les incivilités.

Bien à vous

47. 15/07/2010 12:09 - pseudo

pseudoJ'aime RING c'est comme France Culture j'ai l'impression d'en ressortir mieux armé.
Merci à tous aux instigateurs, aux imbéciles et aux autres.

48. 27/07/2010 15:44 - Guit'z

Guit'zChavez n'est certainement pas un saint. Mais j'ai du mal à voir en quoi la situation, j'en conviens fort littérairement décrite par l'auteur de l'article, est aujourd'hui pire qu'autrefois dans ce beau pays.
Les nantis, éternels abuseurs, ont du mal à concevoir l'inlassable protestation des pauvres. Protestation souvent aussi maladroite que leurs propres abus sont obscènes, il est vrai. Que voulez-vous, où il y a un gâteau, l'idée de partage se fait forcément jour - soit dans les cœurs, soit au couteau...
Quelqu'un, un peu plus haut, déplore la pensée marxiste-léniniste, etc, etc, etc... Sacrés bourgeois, qui ne comprendront jamais que la lutte des classes n'est pas un projet mais une réalité - et que si projet il y a (ce que Péguy appelait le "luttisme de classes", c'est bien évidemment chez les nantis plutôt que chez les pauvres qu'on le trouve).
La lutte des classes est absurde. L'injustice est scandaleuse. Paradoxale modernité. Et surtout, menteuses démocraties, ploutocraties totalitaires immondes, à l'instar des USA, de la France, de la GB, de l'Allemagne, de toutes les fausses démocraties, dont bien sûr le Venezuela.

Question : si la démocratie a un sens, n'est-ce pas d'abord celui-ci, rendre plausible l'idée que les pauvres n'ont pas à souffrir sans broncher l'injustice ; qu'ils doivent lutter, au besoin par les armes, afin de conquérir leur dignité économique ; et que celle-ci est la moitié inconditionnelle de toute liberté politique autre que formelle et abstraite. Qu'en gros parler de droits de l'homme sans parler pognon, c'est le truc de tous les tartufes depuis 89.

Bourgeois, lâchez du lest, vous garderez la main.
A défaut, creusez vos tombes et aussi celles de vos pays - car, bien sûr, n'étant pas populiste, je ne suis pas follement chaveziste. Je ne défends pas le "national-socialiste" Chavez, mais je comprends le soutien que lui réitère son peuple, nuance.

PS : pas la peine de me répondre par des injures, je fais aussi peu de cas des droitards que des gauchistes.

49. 28/07/2010 16:03 - Greg môk

Greg môk"Mais j'ai du mal à voir en quoi la situation, j'en conviens fort littérairement décrite par l'auteur de l'article, est aujourd'hui pire qu'autrefois dans ce beau pays."

Possible, cependant, il s'agit de prendre les critères référents à la santé du pays d'aujourd'hui et les comparer à ceux d'autrefois, l'opinion personelle, elle, n'a absolument aucun intérêt pour la vérité si c'est le but que l'on se donne.

50. 28/07/2010 18:11 - Greg môk

Greg môkPar exemple, au sujet des droits de l'homme, le Vénézuela rejette le rapport du CIDH (Comision Interamericana de Derechos Humanos) du 24 février 2010.

Le gouvernement vénézuélien a nié en bloc et qualifié de « diffamatoire » ce rapport de plus de 300 pages, qui dénonce entre autres l’absence de séparation et d’indépendance effective des pouvoirs publics, la violation du droit à l’information et à la liberté d’expression à travers des médias contrôlés, et également l’existence de l’impunité, la violence et la répression à l’égard des dissidents.

Rappelons qu’en 2008, la délégation d’une autre ONG, Human Rights Watch s’est fait expulsée du sol vénézuélien après la publication d’un rapport de 230 pages intitulé « Intolérance politique et occasions manquées pour le progrès des droits humains au Venezuela". Le directeur exécutif d’Human Rights Watch, Kenneth Roth avait déclaré à cette occasion que « L’expulsion par Chavez de l’équipe de Human Rights Watch est une preuve supplémentaire de la plongée du Venezuela dans l’intolérance »

Est-ce que sur ces points la situation était pire dans les années 60, 70, 80 et 90 ?




51. 28/07/2010 18:28 - Greg môk

Greg môk"Sacrés bourgeois, qui ne comprendront jamais que la lutte des classes n'est pas un projet mais une réalité -"
Si je comprends les bourgeois luttent réellement sans le comprendre contre les pauvres, ou bien ?

"La lutte des classes est absurde. L'injustice est scandaleuse"
Par conséquent, si la lutte des classes est absurde la cause de ce maux (l'absurdité) en revient à l'injustice de l'inégalité du monde crée.
La réalité de la sélection naturelle est, il est vrai, impitoyable.

52. 04/08/2010 13:20 - Guit'z

Guit'zPffff...

1/ Plus on monte dans l'échelle sociale, plus la corruption est patente (ce qui ne signifie nullement que les humbles sont des saints : " Un prolo, c'est un bourgeois raté " Céline) : le protagoniste l'accepte avec sa promotion, tandis que l'observateur la constate empiriquement.
Oui, la bourgeoisie n'est pas faite que de salauds, et oui, la bourgeoisie lutte objectivement contre "les Pauvres" (catégorie plus protéiforme et complexe que jamais), sans malveillance ni pitié, c'est-à-dire sans conscience inaugurale. Ce n'est pas d'abord un projet de sa part, mais sa condition forcée dans le monde moderne de l'économisme – économisme prométhéen de l’ascendance (sciences & techniques), désormais faustien (décadent) : devenu postindustriel et ploutolâtre, ne proposant d’autre alternative que mangeurs obèses ou mangés faméliques, spéculateur fou ou chômeur coupable.
A vingt ans on veut gagner sa vie, à quarante on veut faire fortune. Autrement dit, petit bourgeois en devenant grand passe du déni de réalité à la participation plus ou moins enthousiaste au Mal, en tant que substrat de l’Histoire… et de l’époque (n’en déplaise aux aèdes de l’empire du Bien). Comme l'a d’ailleurs déclaré Warren Buffett (pas Marie-George, Warren !) : "La lutte des classes est une réalité, et il se trouve que c'est ma classe sociale qui a déclaré cette guerre aux peuples, et qui est en train de la gagner."

2/ "Le monde créé est injuste"... la transformation du monde par les hommes consistant précisément à renverser tant que faire ce peu cet état de fait (rassure-toi je suis sans illusion quant au succès de ce projet ; cela dit contempler la réalité darwinienne du monde, se soumettre à l’Histoire en tant qu’elle représente le triomphe de la nature sur la culture, ou plutôt la transposition telle quelle de la nature dans la culture, c’est renoncer à l’Esprit, c’est n’être qu’un bourgeois – catégorie la plus médiocre de l’humanité, les plus élevées étant, selon qu’on est un idéaliste ou matérialiste, le saint ou le révolutionnaire. C’est jouir de sa résignation, c’est refuser que la lucidité soit d’abord « la blessure la plus proche du soleil ».
La nature (darwinisme) est, comme la lutte des classes, une réalité fondamentale, non un projet de civilisation digne de l'humanité. Pour ma par, je persisterai à dire que le bute de l’Esprit – de la vie – est de réaliser des vérités et non de vérifier des réalités…

J’espère m’être montré plus clair – et avoir dissipé tout soupçon d’aigreur ou d’obsession…

Cela dit, ça ne sert à rien de polémiquer ici. On s'éloigne de l'article et je ne prétends pas détenir la science infuse : vraiment pas ! Je voulais seulement réagir aux propos de l'auteur sur le Venezuela.

53. 21/09/2010 08:51 - Lepol

LepolEt si on reparlait du Chili et de l'Argentine à un certains moment assez récent de leur histoire ?

Ring 2012
Pierre Schneider par Pierre Schneider

Chroniqueur, éditorialiste Ring.

Dernière réaction

Comment pouvez-vous écrire sur ce ton de M. Hugo Chavez ? (De son pays sur la voie du socialisme libérateur etc...)

neon07/06/2010 10:27 neon
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    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

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    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

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    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

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    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

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    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

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    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

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    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

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