Sur le RING

Lana Del Rey, baby-doll en rose numérique

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 09/01/2012 - 25 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Non, vous n’y couperez pas ici non plus. Mais c’est une chance, nous participons in vivo à une expérience unique.  C’est plus que l’émergence d’une nouvelle artiste, ou la naissance d’une star du web. Et encore moins l’explosion d’un produit marketing de luxe. Mesdames et messieurs, nous sommes sujets à une hallucination collective.



Vous avez l’impression qu’elle vous suit, qu’elle vous épie, dès que votre p.c. est allumé. Lana Del Rey.  Elle s’affiche dans vos favoris, tourne en boucle sur votre Blackberry. Lana Del Rey. Sur votre paquet de cigarettes, l’autocollant arrière de votre voiture. Bientôt les arrêts de bus. Lana Del Rey, sur toutes les lèvres, dans toutes les rétines.

Dans quelques jours, nous jugerons sur pièces, et tenterons de percer le mystère qui a surgit du vide intersidéral, Internet, sous les traits et la voix de Lana Del Rey. L’album en effet sort dans une quinzaine, et cependant tout à déjà été dit et écrit sur elle.  Le producteur se frotte les mains. Presque un an qu’il peaufine son affaire à grands coups d’absences, de rares interviews, et de singles parcimonieusement lâchés aux assoiffés que nous sommes, à la manière du dealer qui fait main basse sur le pâté de maison : petite dose mais pur produit, de quoi accrocher très vite et nous transformer illico en junkies. Car Lana, c’est de la bonne. Une traînée de poudre. Son concert de la Scala de Londres a fait salle comble, les places se sont vendues en une demi-heure. Un rush pour une totale inconnue, juste le « buzz » qui sert au public de fil narratif et de lien affectif. Une totale confiance pour le quasi-virtuel canon que voilà.

Avec Video Games, c’est déjà quinze millions de victimes consentantes. Quinze millions !... Certes sur Youtube. Ce qui signifie, en ces temps de diffusion à la vitesse de la lumière, la notoriété immédiate et absolue. Une consécration. En un clic. Oubliez ce désormais mythe des années de galère dans les bouges miteux, les nuits d’apprentissage du métier, celui qui donne de la corne aux mains, l’éclusage en règle du Rock’n’roll way of life, et la rencontre, enfin, avec le pauvre type, ou l’arriviste inspiré, qui sera votre producteur. Aujourd’hui, une webcam suffit, entre deux manucures à domicile, pour abattre toutes les barrières et les contraintes du show-business. You wanna be a popstar, so you are.



Mais enfin passons (espèce de jaloux), et revenons à l’objet de la passion frénétique qui nous occupe: les mecs, nous allons souffrir. La Lana est aussi impalpable et inaccessible qu’elle est, paradoxalement, charnelle et sensuelle. Lana Del Rey- bon sang, rien que ce nom est un projectile 8. dans le cœur d’une rose American beauty- c’est une plastique de démon. Et quand je dis plastique, oui, je veux parler de chirurgie faciale. De minois charmant et authentique de Lizz Grant (son vrai nom), nous sommes depuis le passage du scalpel en présence de l’Avatar Lana Del Rey, son double et nouveau moi, celui qui va peu à peu la dévorer et exister à sa place. Il y a du Hyde en elle. Plus que belle, de façon dérangeante, une beauté sans perfection mais travaillée par le perfectionnisme. Une beauté de l’artifice assumé, revendiqué. Nip-Tuck, cinquième saison.

Et cependant, il y a comme une évidence et une symbiose opérante entre les chansons de Lana Del Rey et son nouveau visage : CE visage est CES chansons. Il n’y a qu’à écouter Born To Die, et visionner le video-clip ; tout est dit : L’adolescente fugueuse de la upper-class qui succombe au frisson du voyou tatoué, la rebelle à son papa et son bad boy, la pulsion de vie/désir de mort qui croît au son du moteur, cette disposition au drame hydraulique et mécanique, et le scénario qui projette la fille, dans un agglomérat de tôle et d’acier en feu, à travers le pare-brise, au fond du ravin. Un décalque glam de teenage movie, où l’héroïne meurt à la fin.



Lana Del Rey est une héroïne ; malheureuse, mais une héroïne. Celle de l’imaginaire collectif des USA depuis l’invention de la couleur, cette indispensable et « soulageante » présence de la Girl Next Door. Elle hante les rêves érotiques des banlieusards, elle squatte les pensées des pubères du quartier depuis sa chambre allumée. C’est la reine du lycée, la plus belle des cheerleaders, et elle ne sera à personne. Oh Lana !, ces néo-lèvres en édredon, le blond vénitien au brushing de Nancy Sinatra, ces yeux de biche aux cils de libellule, clope xxl entre les doigts arachnéens. Cet hyper-look rétro, en Blue- Jeans vintage et t-shirt moulant, en robe de party, après le petit dèj’ chez Tiffany, dévoilant ce qu’il faut de peau délicate. Miss bikini ET Lolita, légère ET dangereuse…Tout le fantasme prend vie dans cette moue à créer des accidents et des homicides. Pop-girl est une fonction hautement créative, faire tourner les têtes et les rotatives n’est qu’une conséquence.

La moue et la voix. C’est, comment dire, un rêve sous laudanum qui n’en finit pas, un été sans fin, la mélancolie face A-face B. Que ce soit des torch-song ou de la pop vaporeuse sixties à la feuille d’or, le phénomène, médiatique, s’incarne alors subitement pour laisser place à l’icône parfaite, désuète et branchée à la fois, dès lors que Lana laisse ses mots couler de sa gorge. Pas midinette pour un sou, légèrement rauque, voilée come une madone urbaine, elle évoque étrangement Joan Baez sur certains accents ; mais la sensuelle nymphe renvoie surtout à Hope Sandoval de feu Mazzy Star, à son ensorcelante tessiture et aux effets produits sur la gente masculine. La panoplie Lana Del Rey est complète, la mécanique du show-bizz peut s’actionner. Nous sommes cuits, à  sa merci.



Le statut d’icône de Lana Del Rey réside dans ces deux données :

1) Elle est hautement « accidentable ». Elle est fantasmatiquement délurée et nympho, gardienne d’un secret qui est le drame de sa vie, et la pousse comme une ronce noire au bord de la falaise qui la verra tomber. Elle est potentiellement névrosée et auto médicamentée au Valium et autres psychotropes-neuroleptiques, à faire descendre à coup de cocktail-Un Lana Del Rey, par exemple. Elle véhicule à sa suite, avec ce pseudo de Femme Fatale-Lana Turner- coupé avec une voiture de rêve-custom de Chevrolet datant de 1958, la Delray-, la cohorte de cadavres et de spectres du XXe siècle, victimes préfabriquées et disponibles pour la légende, iconostase pop macabre de posters glacés : James Dean, Jayne Mansfield, Edie Sedgwick, Marilyn Monroe… Amy Winehouse. Chimique et mécanique, la mort prend les habits du clinquant et des strass. Mourir c’est cool. Mourir c’est être important. Mourir c’est avoir du talent. Mourir c’est vivre.

2) Lana Del Rey n’existe pas. Pas vraiment, elle est donc présente en chacun, au travers de tous ces fantômes, elle en est la somme et la division, le retrait et la formule mathématique. Elle est ce qu’on y voit, et ce qu’elle nous donne. Irréelle, elle est ainsi immortelle,  et antidatée, comme ses chansons : de superbes souvenirs en ektachrome un peu délavés, réactivés en un clic, aussi insouciants que l’Amérique qui croyait en Kennedy. Celle des Beach Boys.

Alors Lana en grâce, écoute. Attention  au gouffre aux chimères, à la tentation du vide, aux paradis artificiels et aux artifices du succès. Tu es désormais dans la fosse aux lions, les carnassiers et les nécrophages de ce qui nous sert de presse ne feront qu’une bouchée de toi ; à la première faute, à la première cuite ou la première ligne de coke, au centuple on te renverra ton image, ont te jettera plus bas que terre, on en oubliera ton talent, et la tentation d’en finir sera grande. Prisonnière de Lana, encastrée dans la Del Rey de luxe, Lizz Grant, ne glisse pas vers le côté obscure, ne sacrifie pas à Lana l’Avatar ta vie. Gare aux flashes et aux Chevrolet, aux cachetons, aux icônes, aux virages de Mullholland. Pas envie de lire ta nécrologie demain, encore moins d’avoir à l’écrire. Pas envie de voir une autre beauté américaine se faire faucher.

Gaël Giovannelli




Toutes les réactions (25)

1. 09/01/2012 13:35 - follion

follionDes frissons à répétitions, le souffle coupé par le son de sa voix, de ses chansons; je meurs à chaque goutte du sain(t) poison, je revis pour goûter à la folle passion; tu es ici-bas pour toi, tu vis ta divine mission, belle enfant et jeune femme de la seule Nation- Amérique je loue ton nom, je rêve de tes filles et tes garçons-

2. 09/01/2012 16:36 - Alexkasa

AlexkasaUne voix hypnotique, une douce rêverie... Merci le Ring

3. 10/01/2012 20:31 - Matilian

MatilianJ'aime bien quand Gaël Giovannelli est frappé par l'amour. D'autres en seraient pétrifiés, uniquement bons à nous sortir des mièvreries. Là, c'est un carnaval après la disette des derniers mois sur Ring.

Mais il y a quand même un risque que cet univers de l'Amérique canaille ne dure pas chez Lana del Rey: d'autre vidéos montrent une tendance à accepter le glissement vers la pop contemporaine. Croisons les doigts.

(Oui, je me suis aussi surpris à me trouver comme un adolescent devant ses chansons).

4. 11/01/2012 02:15 - Tristan

TristanExcellent papier Mr Gaël Giovannelli! Le phénomène Lana Del Rey va prendre. C'est inéluctable pour deux raisons majeures.
La première, et vous l'avez justement souligné, elle a tout ce qu'il faut, talent, beauté et un style qui lui est propre contrairement à beaucoup d'autres qui commencent à s'effacer petit à petit. Et en règle générale,ces dernières font vite les choux gras des "carnassiers et nécrophages qui nous sert de presse". Il n'y a plus qu'à espérer que Lana Del Rey ait les reins assez solides pour faire fàce à cette machine impitoyable que représente le show-business d'aujourd'hui.
La deuxième raison est toute simple. L'histoire se répète sans fin. Chaque période de troubles est propice à l'ascension rapide d'une icône venue de je ne sais où mais qu'on attendait avec une certaine impatience et frénèsie. Pourquoi? Parce que quand tout va mal, on a besoin de s'accrocher à quelque chose qui fait oublier pendant un laps de temps nécessaire que tout va mal.
Nous connaissons une crise mondiale historique en ce début d'année 2012 et donc les conditions sont parfaites pour cette artiste qui a su se faire désirer jusqu'au bon moment.
Nous avons eu Garbo, Marilyn et plus récemment Madonna, Britney, Maria et la Lady. Il nous faut quelque chose de neuf pour affronter 2012 et son prophétique apocalypse comme vous aimez le rappeler dans le Ring : Lana Del Rey.
A star is born...

5. 11/01/2012 02:15 - Tristan

TristanExcellent papier Mr Gaël Giovannelli! Le phénomène Lana Del Rey va prendre. C'est inéluctable pour deux raisons majeures.
La première, et vous l'avez justement souligné, elle a tout ce qu'il faut, talent, beauté et un style qui lui est propre contrairement à beaucoup d'autres qui commencent à s'effacer petit à petit. Et en règle générale,ces dernières font vite les choux gras des "carnassiers et nécrophages qui nous sert de presse". Il n'y a plus qu'à espérer que Lana Del Rey ait les reins assez solides pour faire fàce à cette machine impitoyable que représente le show-business d'aujourd'hui.
La deuxième raison est toute simple. L'histoire se répète sans fin. Chaque période de troubles est propice à l'ascension rapide d'une icône venue de je ne sais où mais qu'on attendait avec une certaine impatience et frénèsie. Pourquoi? Parce que quand tout va mal, on a besoin de s'accrocher à quelque chose qui fait oublier pendant un laps de temps nécessaire que tout va mal.
Nous connaissons une crise mondiale historique en ce début d'année 2012 et donc les conditions sont parfaites pour cette artiste qui a su se faire désirer jusqu'au bon moment.
Nous avons eu Garbo, Marilyn et plus récemment Madonna, Britney, Maria et la Lady. Il nous faut quelque chose de neuf pour affronter 2012 et son prophétique apocalypse comme vous aimez le rappeler dans le Ring : Lana Del Rey.
A star is born...

6. 11/01/2012 19:37 - JCL

JCLun plaisir de vous lire, Gaël... déjà touché par la grâce -à juste titre- lors de votre découverte d'Anna Calvi... Ce genre d'hallucinations se propage et merci bien !

7. 13/01/2012 19:44 - Nyarlathotep

NyarlathotepTellement vrai et pourtant tellement de clichés...american psycho !

8. 14/01/2012 22:12 - bak

bak...'pas un produit marketing ? C'est une blague ? Et ses lèvres, c'est elle qui a décidé de se les laisser pousser ?...

9. 15/01/2012 10:04 - Nejma

Nejmabak ou vous n'avez pas lu l'article, ou...je vous laisse deviner!
Une beauté de l’artifice assumé,
nous sommes depuis le passage du scalpel en présence de
Oh Lana !, ces néo-lèvres en édredon, le blond vénitien au brushing de Nancy Sinatra,
La panoplie Lana Del Rey est complète, la mécanique du show-bizz peut s’actionner.
Elle véhicule à sa suite, avec ce pseudo de Femme Fatale(...) la cohorte de cadavres et de spectres du XXe siècle, victimes préfabriquées et disponibles pour la légende,
Le producteur se frotte les mains. Presque un an qu’il peaufine son affaire
Vous vous contentez d'une bribe peu importante pour en faire un tout alors que ce texte de Gaël est beau touchant.

10. 15/01/2012 18:46 - Oldman

OldmanCette femme est une boite de Pandore...

11. 15/01/2012 18:49 - Oldman

Oldman...j'aimerais bien l'ouvrir ! (ok je sors)

12. 15/01/2012 23:16 - victor

victorD'accord, c'est bien présenté. Elle chante bien et puis elle est..... tellement belle. Hein?
Excusez moi, je suis un peu taquin, mais franchement, à la voir et à l'entendre, il n'y a vraiment pas de quoi se pamer à ce point là.
Parmi les belles voix et les belles femmes qui ont eu ou qui à ce jour ont du talent ( et à mon avis beaucoup plus, sans avoir eu pour autant besoin de tout un battage médiatique ) vous avez connu La Callas? Nathalie Dessaye? Ou bien, entre autres, Aretha Franklin ? Janis Joplin? Rikie Lee Jones ? Emmylou Harris? et tant d'autres. Allons messieurs, restons calmes.

13. 16/01/2012 10:05 - Aurélien

Aurélienmerci victor... enfin un qui a les pieds sur terre.
Juste un produit de plus. Aucune authenticité.
De la pop quoi "markettée" pour que même des empêcheurs de tourner en rond trouvent ça génial.

14. 16/01/2012 21:31 - bak

bak@Nejma : mea culpa je l'admets, non je n'ai pas lu l'article : c'était juste une réaction brut de décoffrage. Probablement dictée par la mort de La Winehouse, autrement plus talentueuse, de par son existence propre, mais soeur de destin sans aucun doute.
Y'a un truc de malsain dans cet emballement, et instinctivement c'est ce qui est monté de moi.

15. 16/01/2012 21:55 - Nejma

Nejmabak, c'est déjà honnête de le reconnaître mais l'objet ici est le lyrisme peu importe le flacon ou la force de conviction de l'auteur.

16. 16/01/2012 23:51 - bak

bakMea culpa encore, je suis décidément une midinette, moi c'est le cadavre In Fine qui m'importe. Ainsi que ceux qui danseront dessus en envoyant en l'air des brassées de biftons. RIP, Amy.

17. 25/01/2012 19:55 - elsanga

elsangaTres beau papier, j'adore cette fille, son physique est beau et derangeant a la fois, ses levres surtout , mais bon je suis pas un mec c surement pour ca, j'adore son univers , voix magnifique , envoutante, troublante,
mais j'ai appris que son videogames est un plagiat, j'ai entendu l'original qui est une chanteuse greque,,je crois, c vraiment meme melodie, mais lana del rey en a fait une bombe melodique, et je l'ai vu en live au saturday ,elle chantait tres mal malheureusement, faut mieux l'ecouter en studio

ps : on se connait du CFCL d'Epernay,
bravo a toi en tout cas
c emilie

18. 29/01/2012 17:29 - mathieu malouf

mathieu maloufbeau papier effectivement, mais extrêmement naif. je ne vous blâme pas: j'aime bien "l'hallucination" Lana Del Rey, et c'est très mignon de tenter de prévenir "Lana" de la machine médiatique qui transformera son talent en bouillie spectaculaire dès la première cuite/ligne de coke/etc..

s'il faut vous prendre au sérieux sur ce site lorsque vous vous attaquer à l'appauvrissement de la présence et du réel, vous semblez prendre plaisir à complètement nier la compréhension la plus fondamentale de la nature même de "Lana", un cyborg né précisément des eaux vaseuses de l'imaginaire autistique d'une amérique moribonde—LDR n'est autre que le fruit de fantasmes "nécrophages" (un terme très bien choisi) dont vous parlez. autrement dit, lorsque vous parlez de la cuite/ligne de coke/l'image qui prime sur le "talent", vous identifiez de façon très claire l'amas informe dans lequel votre fantasme américain—rien d'autre qu'un wet dream assez str8 de hipster blanc—a put naitre.

mais bon, Lana Del Rey, c'est "camp", comme presque toute faillite publique, et donc j'aime bien.

mais très belle pièce.. c'est un plaisir de lire sur LDR ailleurs que sur HRO, que d'ailleurs vous devriez tous, lecteurs et lectrices du ring, lire de temps à autre. aucune prescription ici, mais la France de droite et le fantasme pré-adolescent de l'Amérique libre et belle, c'est un peu lourd sur le long terme. (pour un peu de clarté, je tiens à révéler que je suis un hipster blanc non-Français, Queb et d'expression française résidant en Amérique)

HRO, fuck yeah: http://www.hipsterrunoff.com/altreport/2011/09/lana-del-rey-exposed-b4-she-was-alt-she-was-failed-mnstrm-artist-without-fake-lips.html

et ici un exemple de la machine de rêve qui s'autodétruit:
http://www.youtube.com/watch?v=9zrvD-o8cII

19. 30/01/2012 16:16 - columbo

columboQuand j'étais jeune homme, chaque os de mon corps voulait attraper une mitrailleuse et tuer des ... CRITIQUES

20. 01/02/2012 14:00 - Kim

KimC'est vrai ce papier est tres naif. L'album de Lana Del Rey est assez pauvre, jettable et si predictible. Lana Del Rey c'est une idole pour lecteur de Vice mag. Le Hipster aime, jette et se sent coupable d'avoir aimer et se complait dans sa culpabilite tout en se reniant avec delectation...c'est le cycle assez classique du White hipster, super futur consommateur pour la middle classe globale des zones urbaines.
Lana Del Rey est nee par Youtube et sera balayee en quelques conversations et click sur Facebook. Elle le sait et s'en fiche, elle va re-editer son premier album et voila...

21. 03/02/2012 16:53 - olivia

olivia Tout ça pour ça ? Très franchement mettre autant d' énergie et autant de mots dans un simple produit de consommation qui ne présente pas plus d' intérêt qu' une nouvelle marque de tee shirt, ça me consterne.
Ce produit donc, est une suite logique à la longue liste des indigestes-aliments distribués aux consommateurs incultes, même famille que les Lady Gaga et autres arty-business.
Ces gens ne sont motivé que par deux choses ; la notoriété, et l' argent.
Ca ne laisse pas beaucoup de place au talent.
C' est de pire en pire la " critique " musique sur le ring, ambiance Pete Doherty et slim Acné....

22. 03/02/2012 20:08 - ratatata

ratatataJe conseille vivement a nos derniers inervenants de commencer par LIRE l'article, puis le relire, et éventuellement le rerelire: aucun éloge, aucune "critique" de la musique de LDR, c'est un portrait, un décryptage (réussi ou pas là n'est pas la question) du PERSONNAGE, créé, fabriqué, comme il est dit dans le papier. Aucune naïveté mais le recul nécessaire et dépassionné. Point barre. Vous fantasmez sur les goûts de l'auteur.
Le fait que vous n'aimiez pas LDR ne font pas de vos coups de gueule des interventions brillantes.
Olivia: Pete Doherty? Où ca?...Etta James, Philip Glass récemment mais ça vous dépasse peut-être? Au moins ici vous pouvez placer vos références...
Profitez des soldes, il reste encore un peu de second degré.

23. 25/02/2012 19:13 - Christian BU

Christian BULÉO
TU AS DE TRÈS BELLES JAMBES.

24. 06/04/2012 03:35 - Alexkasa

Alexkasaune version electro ...

http://www.youtube.com/watch?v=PNyqW7eP7GY

25. 13/08/2012 19:52 - choupikon

choupikontrès surestimée...
du MP3 vintage
Pro-tool make-up
botox 3d

Ring 2012
Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

Directeur littéraire. Ring Wall of fame.

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Des frissons à répétitions, le souffle coupé par le son de sa voix, de ses chansons; je meurs à chaque goutte du sain(t) poison, je revis pour goûter à la folle passion; tu es ici-bas pour...

follion09/01/2012 13:35 follion
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