Sur le RING

La Walkyrie, après cinquante ans d’éclipse

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Pierre Schneider - le 22/06/2010 - 0 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Le Ring, ce sommet de la musique classique occidentale, reparaît sur la scène de l’Opéra de Paris après cinquante ans d’éclipse. Qu’en dit la critique ? Du mal.



De toute façon, c’est mauvais

Rien ne va, rien n’irait dans cette mise en scène de Günter Krämer. Laide, monochrome, colorée, ennuyeuse, trop distrayante, statique, mobile, sage, avant-gardiste, du « Regietheater bas de gamme » : tout est bon pour la descendre. Le Wozzeck de Warlikowski qui meurt en tombant dans une piscine à boules de McDo, c’est OK ; mais que le mot « Germania » apparaisse en lettres gothiques, c’est haro ! Sa majesté la bien-pensance parisienne avait déjà mal digéré le final Riefenstahlien sado-maso de l’Or du Rhin. Bonne nouvelle : il est de retour !

Cette mise en scène mérite largement mieux que ses critiques. Quoique moderne, elle souligne de façon souvent pertinente les aspects les plus importants de l’opéra. Tentons de montrer comment. Et quelques mots sur l’histoire, pour commencer. Là où l’Or du Rhin était un vaudeville sérieux, la Walkyrie est un opéra qui parle de l’amour et de sa survie sur les rivages de la mort. Wagner étant Wagner, il y a deux ou trois autres sens possibles mais c’est bien celui de la survie de l’amour qui me semble le plus puissant.

Acte premier : Siegmund, poursuivi par un ennemi, se réfugie dans une cabane habitée par Sieglinde, femme de Hunding. Siegmund et Sieglinde découvrent qu’ils sont frère et sœur, et que Hunding est le persécuteur de Siegmund. Un duel décisif est prévu pour le lendemain. Durant la nuit, Siegmund et Sieglinde font crac-crac. Rideau. (Leur fils sera Siegfried).

Acte second : Le duel Siegmund – Hunding doit avoir lieu : la déesse Fricka obtient de son mari Wotan la promesse que Siegmund sera défait, au nom des bonnes mœurs. La walkyrie Brünhilde, fille de Wotan, s’oppose à son père qui est forcé d’intervenir directement dans le combat. Siegmund meurt. Brünhilde s’enfuit. Wotan est furax.

Acte troisième :
Wotan punit Brünhilde : privée de sa divinité, chassée du Walhalla, elle deviendra la femme du premier homme qui passe. Désespoir de Brünhilde qui obtient néanmoins d’être protégée du médiocre et du tout venant. Elle s’endort sur un rocher dans l’attente du héros qui la délivrera (ce sera Siegfried, dans l’opéra suivant), protégée par un rideau de flammes.

C’est l’amour qui rendra libre

C’est au pays de la mort et de la misère que nous entraîne Wagner et à sa suite Günter Krämer. Ce dernier le dit avec des références contemporaines, celles de l’oppression et du meurtre de masse : Hunding est entouré d’une meute de 20 miliciens yougoslaves qui violent et tuent à la machette un groupe de figurants lors du prélude du premier acte, histoire de se mettre en jambes ; sa femme Sieglinde est réduite à l’état de bonniche, juste bonne à préparer la soupe aux reîtres – et il faut voir les baffes que Hunding lui colle. Je ne dis rien encore de la fameuse « chevauchée des walkyries », la critique est déjà en train de baver d’impatience à l’idée du pourrissage qu’elle va faire.

Mais l’opéra est surtout le témoignage de la survivance de plusieurs formes d’amour au milieu de tout ce qui lui est contraire : celui, incestueux et au-dessus des lois, de Siegmund et Sieglinde, le frère et la sœur fils du dieu Wotan, inconscients de leur filiation ; celui, jaloux, de Fricka envers Wotan ; celui de Brünhilde envers Siegmund, l’un des héros dont elle pourrait cueillir l’âme sur un champ de bataille ; celui, enfin, filial, de Wotan pour sa fille, Brünhilde, qu’il est forcé de mutiler métaphysiquement et de bannir.

L’opéra est également un maillon dans la réflexion sur le surhomme à la wagnérienne, cet « homme libre » que Wotan désespère de créer un jour, libre au point qu’il saura s’affranchir des dieux et les renverser. De manigance en manigance, Wotan s’enferme dans un réseau inextricable de plans loose (pas d’autre mot !) et ne peut que constater son impuissance créatrice. Mais la réponse est déjà dans les deux amours libres de l’opéra, amours de ceux qui assument et qui payent le prix d’être au-dessus des lois (la mort, le bannissement, la malédiction), des mœurs et de « ce qui se fait » : Siegfried, le fils de Siegmund et Sieglinde, et Brünhilde, seront des pièces capitales dans l’ordre des choses qui aboutira à l’embrasement du Walhalla. On voit déjà l’espace affranchi de morale, de peur et de déterminisme où le « surhomme » va apparaître.

On voit aussi que l’amour en est la condition nécessaire et régénératrice. Un exemple dans la mise en scène : c’est Sieglinde qui rend symboliquement sa virilité à Siegmund, en lacérant un tableau, en fourrageant à deux mains dans cette déchirure et en en sortant une épée. Pas la peine de faire un dessin : c’est bien Sieglinde qui agrafe une paire là où ça manquait à son frère – et par manque, j’entends « privation » : il fallait cela à Siegmund pour retrouver son rang de seigneur et de fils d’un dieu.

La mise en scène souligne fort bien aussi l’arrogance orgueilleuse des dieux, au somment d’un Walhalla orné du mot « GERMANIA » en lettres gothiques, préoccupés de morale et de querelles d’autorité. Mais Wagner, socialiste révolutionnaire, a fait de Wotan un élément transgressif. Plus intelligent que les autres dieux, il sait que leur temps est compté et aspire à leur destruction ; d’où un superbe monologue suicidaire où il appelle la fin après avoir jeté à terre quelques lettres, de façon à ne plus lire que « MANIA ».

Les mercenaires reparaissent pour un combat où Siegmund succombe, une baïonnette plantée dans le ventre. On a vu chose de meilleur goût. Mais il n’est guère temps de s’apitoyer car c’est le troisième acte et la « chevauchée des walkyries » où Krämer nous a préparé quelque chose d’énorme !

Une « chevauchée » qui vaut son pesant d’avoine

Pas de spectacle à l’opéra sans kiki à l’air : nous avions eu le strip-tease de Salomé, celui de Tristan et Isolde. Voici maintenant la machine à recycler les guerriers morts. Le rôle des walkyries, comme on le sait, est de rassembler les âmes des héros morts au combat et de les amener au Walhalla. C’est exactement ce qu’on nous montre : des infirmières habillées comme dans les années trente, tirant au sol des cadavres nus, barbouillés de sang, prélevés sur un tas, les posant sur des tables à dissection, les lavant, les ressuscitant d’un petit bisou sur le front et hop, le guerrier va grossir les rangs de l’armée de Wotan qui s’entraîne au tai-chi en arrière-plan, en combinaison hazmat, pistolet au côté.

Tout cela est représenté de façon robotique, saccadée, à la Kraftwerk. L’armée de Wotan est une armée d’esclaves : il ne sait pas créer d’homme libre. Les infirmières travaillent en fonctionnaires, parlent d’autre chose, rigolent, se mettent en boîte… exactement comme dans le texte, d’ailleurs ! Mais le public s’attend à une espèce de chevauchée sur scène, nocturne, noble et spectrale, sur fond de ciel orageux et de capes qui flottent au vent : ce n’est pas la Walkyrie, ça, ce sont les Gurrelieder ! On a déjà souligné dans le passé le caractère hystérique des walkyries, leur côté « hyène », croque-mort : quel audace supplémentaire y a-t-il à les représenter en train de préparer des cadavres en blaguant ?

Musicalement, contrairement à ce que laissent penser les huées de la première, ça marche parfaitement : le ballet mécanique, la cadence industrielle, la trivialité, la musique bien lourde, le ridicule du tai-chi dans le fond, les walkyries qui crient pour couvrir le bruit… c’est hénaurme, volontairement. Qu’ajouter face à une telle scène, lorsque Wagner lui-même a prévu des répliques du genre : « regarde comme ton étalon s’en prend à cette jument brune » ? Un bon moment de décontraction avant le drame romantique du troisième acte, donc. Le public ne semble pas toujours l’avoir compris comme cela.

Vivement la suite

Après le choc de la première, il semblerait que ledit public ait réagi plus subtilement que les critiques qui ont, eux, étrillé la mise en scène. Siegmund en treillis ? Du sang et des cadavres partout dès le prélude ? Le retour des gymnastes de Leni Riefenstahl? On grondait à ma droite « des pommes ! ils ont mis des pommes ! n’importe quoi ! » alors que j’entendais, juste derrière moi, le paquet de kleenex s’ouvrir et se refermer dix minutes avant la fin. « J’ai ouvert la bouche au début du troisième acte, disait une spectatrice, et je l’ai refermée à la fin ». De fait, à part quelques huées pédantes à gauche de l’orchestre, le public a chaleureusement applaudi Philippe Jordan et l’orchestre de l’opéra qui avaient été bons, bien moins mous que dans l’Or du Rhin. Je tirerai mon chapeau tout particulièrement à Brünhilde (Katarina Dalayman), bien en voix, à Hunding (Günther Groissböck), excellent de méchanceté homicide et à Siegmund (Robert Dean Smith), quoi qu’il se fatiguait un peu rapidement.

Un dernier témoignage de la qualité de cette mise en scène, c’est la fin, celle de l’embrasement du rocher de Brünhilde – ou plutôt de la table sur laquelle elle est couchée. Wotan est parti. Un rideau se soulève dans le fond, une lumière rouge et de la fumée ; un paysage rouge et jaune d’arbres brûlés, apocalyptique, se dévoile soudain. La déesse Erda traverse la scène sans rien dire, comme elle l’avait fait pour prévenir Wotan de la chute des dieux dans l’opéra précédent. Dans le fond, derrière le rideau de flammes, des personnages se tiennent en demi-cercle et contemplent silencieusement le drame. Brünhilde se lève, ôte sa cuirasse et son casque ailé, va s’allonger sous la table et d’endort. Rideau.

C’est mystérieux et c’est beau – et c’est le gage que Siegfried, qui devrait être monté dans quelques mois, ne nous décevra pas.

Pierre Schneider

« La Walkyrie » de Richard Wagner à l’Opéra de Paris
Direction musicale : Philippe Jordan, mise en scène : Günter Krämer
www.operadeparis.fr
Dernières représentations le 26 et 29 juin



Soyez le premier à réagir

réagissez, commentez, publiez, vous êtes sur le ring



Veuillez saisir le code Anti-Robot, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot.
Ring 2012
Pierre Schneider par Pierre Schneider

Chroniqueur, éditorialiste Ring.

MgDantec
Articles les plus lus
  • A l’école de l’antimodernitéA l’école de l’antimodernité

    Puisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,...

  • Etta d’AmériqueEtta d’Amérique

    Encore une star de moins sur le walk of fame. C’est à croire que des étoiles qui constellent notre ciel, ce sont les plus petites qui brillent le plus. Et celles dont on oublie le nom. Un petit...

  • Hollande, voyage dans l'intellect d'un fromage en maturationHollande, voyage dans l'intellect d'un fromage en maturation

    Mais un fromage à 60%, tout de même. Ça y est, François Hollande a mis des mots sur son « programme ». Un programme en deux points : rêve et égalité. Sérieusement, qui François...

  • "La tragédie de 1915", génocide en superdiscount"La tragédie de 1915", génocide en superdiscount

    En 1987, le Conseil de l'Europe a reconnu une première fois le génocide arménien, en 2001, il y a eu la loi mémorielle à l'initiative de Jean-Claude Gaudin, maire de la ville à la plus grande...

  • Einstein On The Beach : un jeu sur la courbe du tempsEinstein On The Beach : un jeu sur la courbe du temps

    Il est des événements musicaux qui ont la fulgurance et la rareté des phénomènes astronomiques. Aussi ne passez pas à côté du remontage exceptionnel d’Einstein On The beach, apothéose...

  • Les étoiles 2011 de DantecLes étoiles 2011 de Dantec

    "Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice...

  • Le superbe top 50 des FrançaisLe superbe top 50 des Français

    Puisqu'on vous dit que vous les aimez. "TOP 50 : contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste...

  • Rachida Dati creuse son FillonRachida Dati creuse son Fillon

    Que le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati...

  • Sécurité routière : l'arnaque extra-largeSécurité routière : l'arnaque extra-large

    Puisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de...

  • Dans l'enfer de Gotham magazineDans l'enfer de Gotham magazine

    À côté d'un journal moderne, même le candidat du NPA devient enthousiasmant. Et pour cause : être ennuyeux, c'est ce qu'on demande aux journalistes. Aux journalistes régionaux en particulier...

  • Poudlard for everPoudlard for ever

     A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit...

  • Gennevilliers - Asnières : 1-0Gennevilliers - Asnières : 1-0

    Il y a un peu plus d'une semaine, Samy, adolescent de 15 ans de la cité des Courtilles  à Asnières, succombait à une blessure à l'arme blanche qui lui avait été infligée par une bande rivale...

  • Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumainRokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain

    « Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je...

  • Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoSéduction du conspirationnisme : Umberto Eco

    Entretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les...

  • Joue-la comme BacharJoue-la comme Bachar

    Dans un monde arabe en pleine tempête, un pays d’irréductibles baathistes résiste aux bourrasques de la revendication 2.0. La Syrie de Bachar Al-Assad prête le flanc à la critique mais ne plie...

  • Pour qui les révolutions sont-elles une bonne nouvelle ?Pour qui les révolutions sont-elles une bonne nouvelle ?

    En dehors d'avoir été une excellente occasion pour descendre MAM et quelques ambassadeurs, ce qui se passe en Tunisie, en Égypte, en Libye et dans une moindre mesure (pour l'instant) dans...

  • Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"

    Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat...

  • Corpus Christi : douze heures pour tuer le ChristCorpus Christi : douze heures pour tuer le Christ

    Douze thèmes principaux, autant d'heures de bobine, 27 spécialistes, les ovations de toute la bonne presse française. Corpus Christi, série de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, ressemble à...

  • Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFaces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rock

    Foi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source...

  • In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueIn Xto Rege : à la recherche du Jésus historique

    Le premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs...

  • La Passion du Christ : retour sur un scandaleLa Passion du Christ : retour sur un scandale

    Ecrits en avril 2004, ces trois textes au lyrisme parfois naïf constituèrent mon entrée dans la blogosphère littéraire. Malgré leurs évidents défauts, ils me semblent encore pouvoir...

  • Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristLe suaire de Manoppello révèle le visage du Christ

    On connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que...

  • Trois tombeaux pour le ChristTrois tombeaux pour le Christ

     La tombe du Christ en Inde ? À Talpiot ? Peu importe, on veut bien y croire, pourvu qu'elles démentent les Évangiles. Retour sur les nouveaux X-files à la mode autour du Jésus historique.Le...

  • Et si le Diable était anglais ?Et si le Diable était anglais ?

    "Je crois qu'il est temps de tourner la page sur les politiques du passé qui ont échoué". Quelques mois après Angela Merkel, c'est au tour de David Cameron de donner un gros coup de pioche dans...

  • John Barry [1933-2011]John Barry [1933-2011]

    Sa Majesté n’en revient pas, Bond en perd son flegme, et Danny Wilde son humour. Le toujours élégant John Barry a joué lui-même son œuvre ultime: sa propre mort. Si ce n’est pas cela, le...

  • La guerre dans le Nevada [dossier spécial]La guerre dans le Nevada [dossier spécial]

    Depuis ses débuts, Red Flag a entraîné les pilotes à survivre à leurs dix premières missions de combat. Toutefois, plus les opérations aériennes sont devenues complexes, plus la pression...

  • On a retrouvé la tête de Laëtitia PerraisOn a retrouvé la tête de Laëtitia Perrais

    Mardi après midi, la terrible nouvelle est tombée : une tête a été retrouvée dans un étang de 20 mètres de profondeur, à Lavau-sur-Loire. Selon les premières constatations, cette tête...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline, commémoration pour une autre foisCéline, commémoration pour une autre fois

    Finalement, qu’est-ce qu’on s’en fout que Céline ne fasse pas partie des commémorations officielles de 2011 ! Que vaudrait d’abord un écrivain célébré par la République dont les...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Ben Laden choisit la France, et la France son destinBen Laden choisit la France, et la France son destin

    Ben Laden menace la France. On a envie de dire que c’est trop d’honneur ! Se voir hissé au niveau des grandes puissances qui menacent sa petite entreprise flatte notre ego d’anciens...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

  • La fille du Diable est dans la PlaceLa fille du Diable est dans la Place

    Pour les politiques, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que le Diable a pris sa retraite. La mauvaise, c'est qu'il a une fille, que cette fille lui ressemble et qu'elle a pris...

  • Tunisie année zéroTunisie année zéro

    L’histoire n’est pas finie. Telle est l’antienne récitée par les média français contempteurs tardifs du régime de Ben Ali.  L’improbable « Révolution du jasmin », par sa force...

  • Marine Le Pen : réseaux & paradoxesMarine Le Pen : réseaux & paradoxes

    Alors que Marine Le Pen vient de remporter, sans surprise, les « primaires » du FN en succédant à son père à la présidence du FN avec 67% des suffrages, balayant d'un revers de main son...

  • 2010, l'année des dérapages2010, l'année des dérapages

    Myard, Morano, Gaudin, Longuet, Frêche, Fabius, Siné, Vals, Mélenchon, Zemmour, Pagny, Guerlain, Séguela, Ménard, Hortefeux, etc. Leur point commun ? Ils ont dérapé. Attachez vos ceintures,...

  • Benoît XVI - Un cœur intelligentBenoît XVI - Un cœur intelligent

    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

  • Cold Wave is not dead : le zéro absolu du rockCold Wave is not dead : le zéro absolu du rock

    La Cold Wave, cette déferlante qui vient ronger comme l’azote liquide les piliers du post-punk balbutiant et tentaculaire, emporte les âmes au cœur de l’hiver thermonucléaire. Balade...

  • Zemmour, le dérapeurZemmour, le dérapeur

    Vous avez raté les articles de Libé et Rue89 sur le procès d’Eric Zemmour ? Pire ! vous les avez lus mais êtes restés sur votre faim ? Les pingres ! Même pas un « pétainiste », ni même un...

  • Robert Brasillach : le procès expédiéRobert Brasillach : le procès expédié

    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

  • L'Arizona, capitale de la haine ?L'Arizona, capitale de la haine ?

    Six morts, douze blessés. C'est le terrible bilan de la fusillade qui a éclaté samedi dernier, dans l'Arizona, lors d'une réunion politique. Parmi les blessés, la parlementaire démocrate...

  • Requiem pour une sexualité d'EtatRequiem pour une sexualité d'Etat

    Faut-il des assistants sexuels pour "soulager" les handicapés ? C'est la question que posent a priori sérieusement certains députés, en particulier Jean-François Chossy, de l'UMP. Notre époque...

  • Du bon et du mauvais usage de l’indignationDu bon et du mauvais usage de l’indignation

    Il est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant,  grand bourgeois, grand lettré,  grand amoureux des femmes (il en a eu cinq...

  • Jacques Vergès, Roland Dumas et la moralité de la défenseJacques Vergès, Roland Dumas et la moralité de la défense

    Cela faisait quelque temps que j'avais l'intention de consacrer un billet à cette interrogation : La défense est-elle morale ? Elle a été formulée à la rentrée du Jeune Barreau du Val d'Oise...

  • Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieTerreur et martyre : il était minuit à Alexandrie

    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

  • Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeAssises islamisation : c'est la lutte prime-time

    La jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés...

  • Joy Division par Kevin CumminsJoy Division par Kevin Cummins

    Lou Reed voulait que son bijou, Berlin, soit « un film pour les oreilles ». Avec ce recueil sobrement intitulé Joy Division, Kevin Cummins nous offre le son pour les yeux. Entrez dans  la...

  • Chemins de traversChemins de travers

    « Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute...

  • Occupation des rues : un dérapage collectif ?Occupation des rues : un dérapage collectif ?

    «Je réitère qu’un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République. Oui il y a occupation et il y a...

  • PS : les intermittents de la réalité en tournéePS : les intermittents de la réalité en tournée

    Même si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable...

  • Wikileaks, le napster des ambassades ?Wikileaks, le napster des ambassades ?

    Parce que Wikileaks s’opposait à l’ordre établi, on l’a cru de gauche. Pour autant, l’entreprise est-elle révolutionnaire ? Oui, autant que Montesquieu peut l’être. Mais son alliance...

  • "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe.""Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."

    Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester...

  • Blondeincendiaire.com : the murder chat roomBlondeincendiaire.com : the murder chat room

    (reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »...

  • Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona : quand wall street veut casser la banque

    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

  • Les Suisses sont-ils un exemple ?Les Suisses sont-ils un exemple ?

    WikiLeaks, avec la publication scandaleuse d'une multitude de dépêches de la diplomatie américaine, a fait passer au second plan le résultat de la "votation" suisse qui a approuvé par...

  • Quelques traces de rouge à lèvres…Quelques traces de rouge à lèvres…

    Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met...

  • Le Jihad global en voie de disparitionLe Jihad global en voie de disparition

    Les faits démontrent l'immense écart entre l'affolement politico-médiatique et la débandade djihadiste.Vers la fin d’une finale de championnat d’échecs, le connaisseur, jusqu’alors...

  • Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireTeresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent Gallaire

    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

  • Exil(s) ExpressExil(s) Express

    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

  • Vers un Indice de Bonheur BrutVers un Indice de Bonheur Brut

    Nous sommes de plus en plus tristes. Gallup. C'est Gallup qui le dit – le plus grand imposteur statistique que la terre ait jamais enfanté. En tout cas les anglais semblent pas très heureux. 52%...

  • Préservatif : et si le Pape avait raison ?Préservatif : et si le Pape avait raison ?

    Une rare unanimité associative et journalistique devrait aussitôt éveiller les soupçons. On entendait parler "d'avancée", de "pas en avant"… On entendait des associations "saluer" les propos...

  • Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Et si les chômeurs ne chômaient plus ?

    Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand...

  • Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"

    Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...

  • Droit de réponse à Pierre CormaryDroit de réponse à Pierre Cormary

    Droit de réponse d'Yves Bernanos à Pierre Cormary.Un article très récent de Pierre Cormary, publié dans Ring, vient de porter atteinte à la mémoire de mon grand-père, Georges Bernanos. J'en...

Rubrique Médias du Ring