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La Nuit de Gênes

SURLERING.COM - ADRENALINE - par Loïc Lorent - le 25/10/2010 - 2 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

  Le 13 mai 1990, à Zagreb, le Dynamo reçoit l’Etoile Rouge de Belgrade.




L’édifice titiste se lézarde. Le multiculturalisme à la yougoslave ne sera pas plus éternel que celui à l’autrichienne – au reste, toutes les nations, multiculturelles ou non, sont mortelles. « J’ai prévu la guerre en voyant ce match à Zagreb ; j’ai tout prévu et je savais que le poignard oustachi égorgerait de nouveau les enfants et les femmes serbes », écrira Arkan, poète d’une infinie délicatesse, grand défenseur des femmes et des enfants en général, n’est-ce pas, et accessoirement chef de Tigres qui s’illustreront peu après par leur souci de distinguer oustachis réels ou fantasmés et civils. La date est commode, certes. On n’oubliera pas non plus tous les avertissements lancés bien avant elle. Mais ce 13 mai 1990, au stade Maksimir de Zagreb, ceux qui doutaient encore de la possibilité d’un éclatement tout sauf pacifique de la Yougoslavie sont obligés de voir. De voir les kops des deux équipes se comporter comme des organisations paramilitaires – ce qu’ils sont – et se foutre joyeusement sur la gueule. De voir la police prendre fait et cause pour les Serbes. De voir Zvonimir Boban exécuter un remarquable high kick sur la personne d’un policier. Feu dans les tribunes, fumigènes sur le terrain, « Mort aux Serbes » contre « Mort aux Croates » : belle ambiance qui annonce des lendemains d’une incandescente fraternité. Nous n’évoquons pas la sympathique figure d’Arkan pour le plaisir – auquel cas il faudrait nous faire interner d’urgence – mais parce qu’à cette époque, soit avant sa rencontre avec la plus laide des gloires, il était l’un des leaders du kop belgradois. Lequel kop était entre les mains des services spéciaux de la police serbe et Arkan le jouet volontaire de ces derniers. Et l’on raconte que lorsque les Tigres entrèrent dans Vukovar en novembre 1991, ils fredonnaient les chants de la tribune nord du Marakana. Tout ça pour dire que… ? Que si le football serbe a enfanté de superbes joueurs, si l’on est légèrement agacé par la pratique journalistique qui consiste à confondre les actes de certains supporters serbes et peuple serbe (si ce n’est pas de la stigmatisation, de l’amalgame, ça !), si cela a pour effet de nous rendre, on l’aura bien compris, très serbophile, force est de constater que ce même football serbe – ou en tout cas certains clubs – entretient depuis longtemps une relation plus que trouble avec des pouvoirs qui ne le sont pas moins.  Comme on l’a observé ailleurs ? Soit. Mais en matière de violence, les supporters dont nous parlons gardent une longueur d’avance. Ils l’ont démontré à plusieurs reprises ces dernières années.



La Yougoslavie sombra, le pont de Mostar était détruit, il y avait des salauds et des braves dans tous les camps. Il ne fallait pas « ajouter la guerre à la guerre », disait Mitterrand. On préféra donc imposer une fausse paix aux belligérants, ainsi que des casques bleus dont, quinze ans après, l’utilité nous échappe encore. Et durant les périodes où la vie reprit son cours à peu près normal, où l’on jouait au football, durant les glorieuses années 1990, il ne se passait pas trois mois sans qu’on nous informe qu’un supporter du Partizan avait été zigouillé par un autre de l’Etoile Rouge, puis un de l’Etoile Rouge par un du Partizan. Parfois, nous expliquait-on, la rivalité footballistique n’était qu’un prétexte. La main des services spéciaux ? Non, celle de la mafia, enfin, des mafias locales. Il est vrai que certains hiérarques du régime de Milosevic ont, une fois la mort de la Yougoslavie actée, réalisé de belles carrières dans le secteur des loisirs. D’ailleurs, Arkan le pur, l’ami des enfants, ne fut-il pas abattu en janvier 2000 dans un coquet hôtel de la Ville Blanche après une admirable reconversion dans ce même secteur, celui de la came et du proxénétisme ? Scénario classique et qui s’est répété chez tous les anciens (et affiliés) du Pacte de Varsovie. C’est donc elles, ces mafias, qui ont récupéré le bébé, et qui se serviraient des supporters comme de supplétifs dociles. Allons. Ça devient même un peu romanesque, cette histoire. Mais l’on va commencer par une autre, une bien glauque, celle de septembre 2009, quand, à l’occasion d’un match de C3, Brice Taton, supporter du TFC, a été massacré par de courageux supporters du Partizan en plein cœur de Belgrade. Comme ça, pour le fun, une idée qui leur passait par la tête, et à cinq contre un, forcément, c’est plus facile. « Supporters d’extrême-droite », ont dit nos chers médias. Honnêtement, on se contrefiche de savoir vers qui montent ou plutôt descendent leurs prières. Sûrement pas vers les si nombreux et authentiques patriotes serbes qui, au milieu du désastre, ont servi de rempart à la chrétienté menacée par les Turcs – à l’heure où il est tant question de « la dette » de l’Occident, il ne faudrait pas oublier celle que nous avons envers certains peuples des Balkans. Pour tout dire, on croit même que leur affection pour le nazisme, si elle est vraie, est très accessoire. Et puis, si elle est vraie, c’est qu’ils n’ont pas assez lu et écouté leurs grands-parents, à l’image de leurs homologues de Russie. Nul n’ignore que les Slaves n’étaient pas très bien placés dans la hiérarchie des races rêvée par Hitler et sa bande. Bref, Brice Taton est mort, le « monde du football » s’en est ému, et toutes les autorités compétentes y sont allées de leur « plus jamais ça ». Et puis ? Et puis c’est tout, car en Europe, en 2010, le politique a ceci de particulier qu’il s’indigne, qu’il invoque, qu’il excommunie, qu’il pleure, qu’il partage la douleur, mais qu’il ne fait rien. En l’occurrence, on ne s’en plaindra pas trop. En effet, on doit l’avouer : pour stupides – pour rester sobre – que soient cet acte et bien d’autres du même genre avant et après lui, ils ne suffisent pas à nos yeux à jeter le discrédit sur le « phénomène ultra » dans sa globalité. Or, suite à cet assassinat, ce sont, par extension, tous les groupes de supporters dits « ultras » qui furent la cible de la vindicte médiatico-politique.

Oh, mais c’est encore une vilaine stigmatisation ! Un colossal amalgame ! Des « ultras », il y en a dans nombre de clubs du vieux continent. Des qui tendent le bras, des qui lèvent le poing, et même des qui ne font ni l’un ni l’autre. Qui aiment tous passionnément leurs clubs, mettent l’ambiance, qui sont souvent seuls à garnir les tribunes lors de soporifiques matchs de Coupe de…, qui y grillent une grosse partie de leur salaire, qui se déplacent à Bruxelles, Madrid, Minsk, Oslo, qui ne comptent pas, qui font du bruit, qui perpétuent d’une certaine manière l’affrontement aussi nécessaire que symbolique entre bleus et verts dans l’hippodrome de Constantinople, et dans la plupart des cas, le plus souvent, ça se passe très bien, personne n’est tué. Malgré d’inévitables débordements, leur présence dans les stades nous gêne moins, beaucoup moins que celle des « familles ».    

Mais nous disions romanesque. Au sens de roman de politique fiction. Le 12 octobre, à Gênes, avant et pendant la rencontre opposant la Nazionale à l’équipe de Serbie, des supporters serbes ont fait étalage de toute leur classe, s’amusant avec la police locale qui, à l’instar de la française, paraît plus obsédée par la « bavure » que par le maintien de l’ordre, ce qui explique qu’elle laisse les « casseurs », quelle que soit l’origine et l’âge de ceux-ci, dévaster des rues entières avant de les refouler et d’en interpeller quelques-uns qui seront ensuite exhibés devant les caméras. On connaît la suite : le match avait à peine commencé quand, pogo géant dans les tribunes et fumigènes sur le terrain aidant, l’arbitre était contraint d’y mettre un terme. La sanction de la FIFA n’est pas encore tombée, mais la défaite de la Serbie sur tapis vert viendra certainement couronner cette nuit de Gênes. D’aucuns espèrent carrément une élimination d’office de l’équipe de Serbie, et n’hésitent pas à réclamer dans la foulée que les clubs serbes soient également exclus des compétitions européennes. Delenda Belgrade est, quelque chose comme ça. Bruxelles n’a pas su empêcher Srebrenica, mais, aux côtés de la FIFA et l’UEFA, ne doutons pas qu’elle jette toutes ses forces dans la bataille contre les « nazillons » du Partizan et de l’Etoile Rouge ! On rigole moins, là, hein ? Sauf que c’était peut-être l’objectif recherché. Oui, après les dispensables premiers commentaires qui insistaient sur les croix celtiques et « l’idéologie d’extrême-droite » des supporters venus des Balkans, après l’utile rappel du rôle joué par les bases italiennes durant les bombardements de Belgrade par l’OTAN en 1999 et qui n’a pas vraiment contribué à redorer le blason des Italiens auprès des Serbes (l’Italie mussolinienne est en partie responsable de l’exode des Serbes du Kosovo et du déséquilibre démographique qui aboutit, comme chacun sait, à la domination des Albanais puis à la sécession de cette province serbe), les journalistes sont allés interroger leurs confrères de Belgrade. Et ces derniers leur ont dit une chose étonnante : des gens avaient intérêt à ce que ce match finisse ainsi, à ce que l’opinion publique européenne soit choquée, à ce que le gouvernement italien hurle au scandale, à ce que Bruxelles bombe le torse et tance la Serbie, à ce que l’image du Serbe avec un couteau entre les dents et un nourrisson lancé dans les flammes, façon chevalier teutonique selon Eisenstein, fasse de nouveau le bonheur des caricaturistes, et notamment des plus subtils d’entre eux, les anglais. Qui sont ces gens ? Les chefs des mafias. On l’aurait presque oublié : tandis que les Bulgares et les Roumains ont déjà intégré le paradis du fonctionnariat, que les Croates y sont presque, que les Bosniaques et même les Kosovars attendent derrière la porte, les Serbes font antichambre. Il y a quelques années de cela, ils ont eu la bonne idée de voter majoritairement pour « les forces de progrès », signe d’une « modernisation des mentalités », sociaux-démocrates évidemment « europhiles » et qui ont récemment condamné les massacres commis par l’armée serbe durant la guerre – on ne les nie absolument pas, au contraire !, mais l’on refuse la repentance par principe et l’on se demande si Bruxelles osera exiger d’Ankara des excuses pour le génocide des Arméniens. Grâce à ses dirigeants comme les autres, la Serbie cheminait enfin sur le sentier lumineux de l’Union européenne. Sa candidature devenait « crédible ». On pouvait même lire des papiers flatteurs sur l’enseignement des mathématiques (« un peuple de mathématiciens ») en Serbie, et Belgrade était quand même une « superbe ville ». Bientôt, des hordes de bermudas iraient processionner autour du Kalemegdan. Mais qui dit intégration à l’UE dit contrôle accru des autorités, dit décapitation de chefs mafieux, dit réduction plus ou moins drastique, dans tous les cas très embêtante, d’activités peu soumises aux lois européennes, dit des tas de contraintes qui tourmentent d’avance les successeurs d’Arkan. Alors, pour gagner du temps, voire en gagner beaucoup (que se serait-il passé si dix policiers italiens et autant de supporters serbes étaient morts dans ces affrontements ?), les mafieux auraient sponsorisé le déplacement des durs parmi les durs, des scarifiés, des vétérans de toutes les tribunes du pays. Pour qu’on reparle en mal de la Serbie. Pour que le commissaire européen préposé aux indignations fasse un discours édifiant sur les heures les plus sombres de leur histoire. Faut reconnaître que ce n’était pas bête, un peu brouillon, finalement peu concluant, mais pas bête. Et, pour le coup, ça nous rendrait presque sympathiques les mafieux en question. Quiconque s’oppose aujourd’hui à l’UE mérite un fraternel salut. Non, elle n’est pas une fatalité. Non, les nations qu’elle décompose méthodiquement ne sont condamnées par aucun « mouvement de l’Histoire ». C’est ainsi qu’on en vient à supporter des insupportables… Merci l’Europe.

Ne soyons pas avares. Merci aussi à tous les dispositifs « anti-ultras » qui visent à transformer les stades en parcs Astérix et les matchs en sorties du dimanche. Dans son article du 22 septembre, Alexandre Guyomard évoquait le symptomatique « Plan PSG » de Robin Leproux. Lancé cette saison, ce plan vise à « sécuriser le Parc des Princes » et drainer au stade « les femmes et les enfants ». Sécurité – femmes – enfants. Avec l’appui des caméras et du ministre des rodomontades de l’intérieur, Brice Hortefeux, lequel a obtenu du Parlement qu’il durcisse les sanctions pour fait de « hooliganisme ». Sécurité – femmes – enfants. Le PSG a désormais une mascotte officielle. Elle sourit. C’est chouette, c’est rigolo, c’est trop mignon. Une réponse, ce plan, à la très longue et très objective campagne médiatique qui frappa le club de la capitale, les membres du kop de Boulogne étant présentés peu ou prou comme des SS adorateurs de Gilles de Rais et éventreurs de chatons. Sécurité – femmes – enfants. « Comme en Angleterre », disent-ils, le pays où les places coûtent une fortune. C’est leur modèle, Albion : du hooliganisme à l’éviction des « classes populaires ». Oui, dehors les ploucs ! Dehors ceux qui, à tort ou à raison, considèrent que leur club a une identité et qu’ils en sont les gardiens. L’identité, c’est discriminant, et ça fait peur aux enfants. Aujourd’hui, des clubs italiens suivent eux aussi cette tendance hygiéniste. Car comment ne pas voir dans ce programme (Sécurité – femmes – enfant) une dissémination du Bien dans l’un des rares sports où la conflictualité (symbolique, on insiste) survivait encore ? Ou la rivalité entre clubs d’une même région, même si les raisons sociales et/ou politiques n’étaient le plus souvent qu’un souvenir, rendait les matchs plus « attractifs ». Entre la possibilité du « dérapage » ou de la « récupération » et la volonté commerciale et politique d’aseptiser le football, on défendra la première. Ce n’est pas parce qu’une poignée de supporters ici et une masse de supporters ailleurs voudraient faire des stades des champs de bataille qu’il nous faut accepter que ces même stades deviennent des « espaces de convivialité ».

Loïc Lorent



Toutes les réactions (2)

1. 25/10/2010 20:07 - Louis-Alexandre

Louis-AlexandreTout ça m'a l'air bien vu!

2. 26/10/2010 21:17 - tolbourg-donsart

tolbourg-donsart Mai 90, 20 ans déjà. On m'a souvent parlé de ce match par la suite.Beaucoup de gens on pensé comme Arkan. Ils n'avaient pas tort.Qant à Gênes, Octobre 2010,c'est à ma connaissance la première fois qu'un match opposant des équipes nationales européennes est annulé à cause des hooligans.Etrange donc.Mr. Lorent a l'air bien informé et son explication est convaincante.

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Louis-Alexandre25/10/2010 20:07 Louis-Alexandre
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