Sur le RING

La nuit au bout du voyage

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Maurice G. Dantec - le 27/04/2010 - 48 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Trois ans après la publication du dernier volume du Théâtre des Opérations, Ring publie l'avant-propos d'American Black Box, de Maurice G. Dantec. A l'époque (2004-2006), les avocats des trois plus grandes maisons d'édition françaises avaient tout tenté  pour faire disparaître certains passages. Les plus écœurants ressorts médiatiques orchestraient alors un authentique lynchage pour faire taire l'auteur franco-américain qui n'a, répétons-le, jamais tenu le moindre propos raciste ou stigmatisant à ce jour.  Eric Zemmour, pour sa sortie Ardissonienne, a été défendu partout, y compris sur Ring, y compris par vous. Élisabeth Levy qui scande un étonnant "Nous sommes en guerre" sur RTL, cela ne vous rappelle rien ? Aux amnésiques et intellectuels du courage tardif, demandons nous qui défend celui que l'on copie et que l'on ne cite jamais.


Maurice Dantec partage désormais son temps entre le Canada et les USA, où son quatrième roman va être traduit après Babylon Babies, Cosmos Inc. et Grande Jonction [Random House], il  prépare son retour littéraire et médiatique pour 2011.




Quatrième de couverture d'American Black Box, 4 janvier 2007 :

Les livres de Maurice G. Dantec sont des machines de guerre au service de la vérité. Ce troisième et dernier tome de sa trilogie culte Théâtre des opérations en témoigne plus que jamais. Vision noire, baroque et foudroyante de l'Histoire, American Black Box règle les comptes d'une société qui sombre dans les ténèbres, comme à la veille d'une apocalypse, sous la dictature des extrémismes, l'hégémonie du politiquement correct, le règne des marchands du temple. De son exil transatlantique, Maurice G. Dantec, écrivain majeur de ce siècle mort-né, nous envoie son journal, véritable livre-cyclone, et nous lance un terrible : Bienvenue dans le monde réel.



‑ Préface de l’auteur ‑




Baby Chaos

Mise à feu




Cet objet que vous tenez entre vos mains est d’une extrême fragilité. C’est sans doute pour cela que, comme tout bon dispositif détonant, il va falloir le manipuler avec quelques précautions d’usage. Sa logique est d’une redoutable simplicité : il n’en a pas, sinon la cinétique infernale d’une déflagration. Le temps de l’écriture lui-même en a été affecté, le seul ordre qui y prévaut c’est celui du maximum de dégâts possibles.

Vous voici face à la « boîte noire », le système d’enregistrement et de décodage d’un monde qui a choisi d’en finir un peu plus vite que prévu, le système d’enregistrement et de décodage d’une civilisation qui ne croit plus en elle-même, le système d’enregistrement et de décodage du néo-totalitarisme planétaire qui assoit sa domination universelle.

Mais aussi le système d’enregistrement et de décodage des messages de résistance qui proviennent de partout sur la planète.
Ce livre est l’enfant du chaos. Non seulement le chaos du monde tel qu’il se (dé)configure chaque jour, sous le ciel grisâtre des nihilismes, mais le chaos laissé par la dévolution de la pensée, par la peur, la haine de soi, le ressentiment, la culpabilité, et les divers étrons idéologiques qui font de la France ce pays qui est sorti définitivement de l’Histoire pour entrer dans l’âge  des postures culturelles et des impostures politiques à grande échelle.

Au moment où des démagogues avertis déposent des gerbes de fleurs pour commémorer la mort accidentelle de deux « jeunes Français » s’étant malencontreusement perdus dans un transformateur électrique, pas un mot n’est prononcé en mémoire du technicien urbaniste assassiné le même jour parce qu’il photographiait le mauvais réverbère, au mauvais moment, au mauvais endroit. Pire encore, en cette journée des pleureuses démocrates, un autobus était attaqué à Marseille avec des produits incendiaires. Une jeune femme, étudiante d’origine sénégalaise, brûlée sur 70% du corps, est toujours entre la vie et la mort. Mais comme je l’ai déjà dit : Non-non-non-non-non, il n’y a pas de racisme anti-français (ou autre) dans les mosquées radicales clandestines des banlieues, non-non-non-non-non, de jeunes gens qui mettent le feu à des êtres humains ne sont pas des bêtes sauvages, non-non-non-non-non, il ne faut pas les ostraciser, ils ont bien le droit, eux aussi, d’exprimer leurs frustrations et de vouloir ainsi passer à la télévision.

C’est pour cette raison que ce petit bébé, je vous prie de ne pas trop le secouer, a subi la pression, a reçu l’impression, devrais-je dire, l’imprimatur de ce pseudo-monde qui s’est déjà couché devant les injonctions des imams lanceurs de fatwas et des terroristes qui les exécutent. Alors que des femmes musulmanes, telles Nazanin Afshin-Jam, Wafa Sultan, Nonie Darwish, et bien d’autres qui ont parfois dû se réfugier hors d’Europe ( !), dénoncent au risque de leur vie la main-mise progressive d’organisations et d’institutions islamiques radicales sur les législations occidentales, l’intelligentsia gaucho-libérale continue de nous faire la morale chaque fois que nous mettons en lumière les origines et le développement singulier de ce totalitarisme théocratique. Au moment où chaque jour les Talibans attaquent écoles, dispensaires, associations civiles, policiers, médecins, professeurs dans le sud de l’Afghanistan, la coalition des traîtres pacifistes (au Québec c’est une seconde nature) organise une grande manifestation « pour la Paix et le retrait des troupes canadiennes ». Le 6 août dernier, gauchistes, collabopacifistes et nazillons de diverses obédiences se sont ralliés à la gauche indépendantiste québécoise pour soutenir le « peuple libanais » contre l’ « invasion israélienne », les drapeaux du Hezbollah submergeaient le cortège et les drapeaux fleurdelisés s’agitaient au rythme de celui des terroristes. Jamais un de mes « journaux », pourtant conçus comme un amas de bribes, souvent sans la moindre date, a ressemblé à ce point à l’univers dont il est sorti. Il est le portrait craché de sa Matrice. Refusé plusieurs fois, par mon éditeur d’origine pour commencer, il m’a fallu souvent adapter son langage aux oukazes staliniennes de la justice aux ordres ; commencé, « terminé », repris, stoppé, repris à nouveau, préfaces successives se translatant en postfaces, tout comme l’inverse, relectures incessantes, au fil des événements qui se déroulaient, ce volume du Théâtre des Opérations ne devait pas, à l’origine du projet, dépasser une année pleine – soit 2003 – avant d’être publié. Le monde qui se défait sous nos yeux en a décidé autrement, mais c’est comme si une lumière secrète pointait derrière la muraille protectrice de la bien-pensance moderne : les diverses tentatives pour le faire taire, ce petit Baby Chaos dont les vagissements semblaient gêner les voisins, occupés à regarder Ardisson ou un match de la Coupe du Monde, l’ont à contrario poussé au-delà de ses limites, frappé du sceau de l’infamie avant même sa parution, qu’a-t-il donc à craindre vraiment, une fois que ces pages seront rendues publiques ?

À l’heure où les émeutes « talibanlieusardes » se transforment en actes de guerre, avec guet-apens organisés à un rythme quotidien contre les forces de l’ordre – une sorte de « stratégie à l’Irakienne » tiens ? –, maintenant que nous savons que plus de 20 000 voitures ont brûlé durant les six premiers mois de 2006, exactement le même chiffre que l’an dernier, alors même que les « événements » n’ont pas encore commencé, il est probable qu’énoncer calmement les faits vaudra au Baby Chaos son lot d’insultes bien senties.

Mais Baby Chaos est aussi l’American Black Box. Il va devenir ce qu’il est : une sorte d’arme de destruction massive, c’est-à-dire une arme qui tient dans votre poche. Il capte-émet-décode-enregistre. Non seulement il n’oublie rien, mais il sait déchiffrer les petites conspirations de l’époque, les micro-mensonges des Pravda de l’audiovisuel, ou des Al-Manar en langue française, les capitulations en série du monde de la « culture », l’esprit néo-collaborateur du Français pauvre, riche, ou moyen, désormais attribut ontologique de ce qui fut ma nation, vilaine concussion polytraumatique qui synthétise toutes nos défaites passées, présentes et à venir.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Parti Républicain de GW Bush passe un mauvais quart d’heure aux élections législatives américaines. Voilà qui réjouira la nébuleuse vert-brun-rouge qui nous donne enfin la preuve que le crétinisme totalitaire, quels que soient ses origines et ses objectifs, ressemble à toute matière visqueuse qui se respecte : il s’associe avec une facilité déconcertante à toutes les substances qui lui sont similaires, produisant une nuance de vert caca d’oie qui sied si bien aux égoutiers qui les malaxent.

Mais la bêtise des nihilismes cache souvent leur barbarie, qui elle-même ne sert qu’à masquer une stupidité encore plus grande, et ainsi de suite.

Si demain elle devait quitter l’Irak, un simple rapport chiffré suffirait à démontrer que l’armée américaine a perdu en près de quatre ans le même nombre d’hommes qu’en à peine trois heures à Omaha-Beach. Quel VietNam ! Après deux années pleines où insurgents pro-baathistes et djihadistes de diverses obédiences ont tué les hommes qui les avaient délivrés d’un dictateur à la fois grotesque et sanguinaire dont ils furent les victimes, les serviteurs volontaires ou les exécutants forcés, et dont ils avaient été incapables de se débarrasser par eux-mêmes, la Boîte Noire s’est mise à enregistrer une déviation géopolitique d’importance : désormais, la plupart des attentats ne visent plus les « occupants » yankees ou les forces de sécurité irakiennes, c’est entre milices rivales que les agressions systématiques sont commises, les civils de chaque camp étant coincés dans l’étau implacable des mosquées détruites et des kamikazes explosant sur les marchés, sans compter les kidnappings et les assassinats dénombrant des records d’atrocités qui égalent voire surpassent ceux de l’ancien régime déchu.

D’ailleurs, si l’équipe gouvernementale républicaine américaine connaît quelques moments difficiles, que dire de ceux contre laquelle elle a pris le risque insupportable – pour nos contemporains – de faire la guerre ?

Le verdict condamnant Saddam Hussein et ses complices vient juste de tomber, comme le couperet d’une guillotine, quoique, techniquement, ce ne soit pas le sort  qui soit réservé à l’ancien SuperDupont de la Mésopotamie. Il sera pendu, comme un vulgaire chef de bande, ce qu’il était. Dès l’annonce de la sentence, des miliciens pro-Baas promettent une insurrection générale doublée d’un bain de sang et leurs complices humanitaires, les politiciens français en première ligne, se lamentent sur l’inhumanité d’un tel châtiment (et Nuremberg, pauvres truffes, c’était inhumain, aussi ?).

Tout se tient donc parfaitement en place. Ainsi la guerre civile sunnites-chi’ites qui commence annonce-t-elle le régime du conflit intra-islamique qui verra bientôt le jour. Un Iran chi’ite doté de la Bombe, un Pakistan sunnite doté de la Bombe : on est en droit, en s’offrant un sourire, de rejoindre la constellation pro-islamiste, Dieudonné, Thierry Meyssan et consorts, et de militer pour les programmes nucléaires d’Ahmaninedjad d’un côté, d’Al-Qaeda de l’autre, on est en droit, alors qu’une guerre totale nous est déclarée, de se préparer pour le pire.

On est même probablement en droit de l’espérer.

première salve


 Je sais très bien qu’écrire cette préface est impossible. Je le sais d’autant mieux que non seulement il me faut l’écrire, mais que je l’ai déjà écrite à plusieurs reprises.

À chaque fois, le monde, et toutes les maladies dont il est perclus, l’auront frappée d’obsolescence, à chaque fois, des événements trop prévisibles pour être prévus sont venus empêcher qu’elle puisse être rédigée jusqu’au bout.

Cette introduction se tient en effet paradoxalement à la fin de l’écriture de ce volume, et pire encore, elle ouvre le livre en le fermant à jamais, car elle le présente alors qu’il va être le dernier de ces « journaux » qui auront fait de moi un écrivain, c’est-à-dire un être à haïr.

J’ai commencé à tenir ce troisième volume du journal en décembre 2002. Après avoir été refusé par les éditions Gallimard, puis Flammarion, il a enfin trouvé sa niche, son « bunker » devrais-je dire, auprès des éditions Albin-Michel, début 2005.

Aussi, l’ayant une première fois « achevé » en décembre 2003, comme convenu, je dus le reprendre l’été suivant, puis de nouveau en 2005, jusqu’à l’écriture de ce que je croyais être l’ultime préface du livre, mais qui est maintenant sa post-face – « Code Rouge » ‑ alerte générale par laquelle il fallait sans doute que ce livre se termine.

Il est peu probable que je reprendrai un jour le chemin que je viens de gravir. En l’espace de cinq années, et de trois livres ‑ dont un qui aura vu sa publication reculée de 2 ans ! ‑, je serais parvenu à faire de moi la cible de choix pour tous les tireurs de fête foraine appartenant à la nomenklatura médiatique de ce pays qui fut un jour la France, et n’est plus qu’un appendice collaborationniste de l’idéologie totalitaire du XXIe siècle.

En trois livres, j’ai pu apprendre ce que signifiait l’exercice de la liberté dans un monde régi par la servitude volontaire.

En trois livres, j’ai pu constater à quel point les journalistes, et les professeurs d’université ! – sont dans l’incapacité totale de lire un texte qui ne coïncide pas avec les préconceptions clownesques de ce qu’ils osent nommer leur « pensée ».

En trois livres j’ai pu évaluer la lâcheté hideuse de mes contemporains, leur crasse stupidité instruite de néo-bourgeois « cultivés » faisant écho aux coprolalies infectes dont ils s’abreuvent chaque matin en ouvrant leur journal.

En trois livres, j’ai dit la guerre qui venait, j’ai dit le monde qui s’achevait, j’ai dit le choc qui ouvrirait l’abîme.

En trois livres, j’ai largement eu le temps de goûter au ressentiment qui fonde l’époque, et qui cria vengeance devant l’éclat, je le reconnais insoutenable, du RÉEL ainsi exposé.

En trois livres, j’ai pu comprendre comment l’écrivain ne pouvait écrire librement que du fond d’une cellule, je me suis rendu compte, proprement stupéfait, que si l’on empruntait les rails glacés de la vérité, il n’y avait que la nuit au bout du voyage.

Ce monde semble fait pour les écrivains. C’est un Camp à leur mesure.

Alors maintenant que ce troisième opus est enfin disponible, maintenant que cette troisième salve est tirée, osons admettre – momentanément du moins – qu’il est à temps à l’escouade de décrocher.

Plus les mois, plus les semaines, plus les jours passent, plus les événements se produisent et se répètent dans le monde, plus il devient clair que rien ne sert de continuer à tenir cette position.

Je ne vois, très franchement, plus grand-chose à ajouter à cette dévastation.

Si demain une bombe atomique iranienne pulvérise une cité juive, ou occidentale, il y a de fortes chances pour que cela ait du mal à me déconcentrer de ma lecture de Jean Duns Scot, de Saint Bonaventure ou de Saint Hilaire de Poitiers. Que l’on ne se méprenne pas sur les mots que je viens d’écrire : évidemment, un tel événement ne pourra en aucun cas me laisser indifférent, bien au contraire, simplement ma colère, voyez-vous, c’est AVANT que la catastrophe générale ne s’élabore qu’elle s’exprime. Et parce qu’elle est colère, ire, courroux, étymologiquement : choléra, elle s’exprime sans aucune contrainte de temps et de forme, et en vue de contaminer au plus haut point les esprits de ses contemporains. Il faudra, ce jour-là, décrypter mon probable silence comme l’apogée de son intensité.

Car ce Djihad nucléaire, vous le verrez, j’en évoque les diverses et terribles possibilités, bien évidemment, dans ce troisième et dernier Théâtre des Opérations.

Mais c’est parce que je le nomme, comme les autres abominations à venir, que je n’attends rien d’autre que ce que j’ai déjà reçu, lors de la publication des premiers tomes.

Et c’est pour cette raison que cette American Black Box ne peut être autre chose que ma boîte noire personnelle vers un autre monde, un outremonde, un monde qui reste à faire, un monde qui n’a pas l’intention de se laisser asservir, un monde qui a la volonté d’en découdre.

Et c’est donc pour cette raison que ce T.d.O. III est le dernier de la série.

En ce qui concerne ce que je décris dans cet opus, cela est survenu, cela survient, cela surviendra, je n’ai pas trop à m’en faire.

Puisque donc tout est déjà là, que tout est déjà présent, que tout est déjà en train de modeler notre avenir, et de reformater notre passé, puisque tout, donc, est contre nous, il ne reste plus qu’à combattre jusqu’à la dernière cartouche.

Alors voilà, ma dernière cartouche, vous la tenez dans les mains.

Elle va sceller ma propre existence, comme la vôtre, ami lecteur.

Une fois chargée dans la culasse, elle attendra patiemment que l’on appuie sur la détente.

Ensuite, ni le tireur ni la cible n’ont la moindre possibilité d’influer sur le cours des événements, sur la course de la balle.

C’est pourquoi j’ouvre ce livre sur sa propre fin, c’est pourquoi je parle le langage de la dernière cartouche.

C’est pourquoi, en effet je n’ai plus rien à ajouter.

C’est pourquoi maintenant je vais me taire.
 
Maurice G. Dantec
Montréal, le 6 février 2006


Toutes les réactions (48)

1. 26/04/2010 20:53 - Alexandre

AlexandreIl a essuyé les platres. Comme Houellebecq avec son procès, en beaucoup plus violent, right. Si MgD passe sur cette page : On avez bien fait de quitter ce pays, comme Houellebecq d'ailleurs. Vous êtes mes deux auteurs clés. Merci d'exister.

2. 26/04/2010 21:01 - Bill Muray

Bill MurayOh, my.

A chaque fois, ça marche.
C'est comme revoir un film qui vous a bouleversé.
C'est comme ré-écouter une chanson qui vous a transformé.

Et dire que ce n'est que l'incipit d'un livre.

3. 27/04/2010 00:54 - gilles

gillesSi ce naze de Nabe n'avait pas ses idées politiques et ce narcissime/ressentiment, lui, Houellebecq et Dantec aurait été les trois ogives nucléaires de la littérature française et auraient pu s'entendre. Quel gâchis.

4. 27/04/2010 10:00 - blue velvet

blue velvetOui merci d'exister.
En ce qui me concerne votre mission d'écrivain est accomplie:"faire accéder le cerveau du lecteur au réél"
J'ai aussi appris a regarder vers le ciel et ses étoiles.
Je ne me lasse pas des aurores boréales.
Votre voix manque ici.
Mais ce qui compte c'est que vous écriviez.

5. 27/04/2010 14:30 - Bardamu

BardamuLe sniper de la littérature française, tout simplement.

6. 27/04/2010 14:52 - Jimmy

JimmyIl a payé cash.
.."En 3 livres j'ai dit la guerre qui venait,j'ai dit le monde qui s'achevait,j'ai dit le choc qui ouvrirait l'abime"MgD.
Il paye cash encore aujourd'hui.
La position de Zemmour me semble assez confortable.
Ils ne boxent pas dans la même catégorie.

7. 27/04/2010 15:51 - Bardamu

Bardamu@Jimmy
Tout à fait d'accord! Alors que Dantec explore les frontières de la droite et du politiquement correct, au risque de passer pour un illuminé, Zemmour reste fidèle à la tradition gaulliste, jacobine et assimilationniste...

8. 27/04/2010 15:52 - Evan Ard

Evan ArdJe sais, en entamant l'écriture de ce commentaire, tout ce que l'on pourra être tenté de me reprocher.

Je sais le scandale qui saisi certains esprits face à la révérence, authentique, lorsqu'elle se manifeste. Elle se fait passer pour folie, et elle l'est, car elle laisse croire qu'elle s'aveugle lorsqu’elle se donne librement, et entend se faire passer pour libre quand elle se garde pour elle seule, et pourtant, elle n’est que la digne expression de la justesse, étroite, intime et exigeante, que l’on attend toujours de nous.

Je le sais, je le dis, mais, malgré tout… Ils auront tout faux.

…Et je ne m'en lasserais pas.

Parce que ma plus grande liberté consiste à aimer, non pas adorer mais aimer, agape, c'est à dire regarder l'autre en vérité, avec bienveillance et respect, considérant, non plus les dualités qui animent la poussière de l'homme et de sa dépouille mortelle, mais l'histoire unique et sacrée, la destiné éternelle de l'être, indivisible, et aimé de Dieu, c'est à dire, en fin de compte, révéler ce qu'il y a de beau dans l'âme d'une chair, dans l'esprit d'un corps, d'un agencement particulier de la seule vérité qui tienne, finalement, je veux dire, l'amour, encore.

C'est ce que j'ai l'orgueil de faire à présent, c'est ce que j'ai l'honneur et la joie sincère de faire maintenant.

Pour Maurice et tous ses vrais lecteurs…

9. 27/04/2010 15:53 - Evan Ard

Evan ArdJe me souviens mon premier émoi à la lecture de cette préface.

Je lis toujours Dantec après les autres, en décalage, je me prépare généralement en luttant contre la passion de ceux qui ont lu, déjà, avec enthousiasme, animosité, voir avec une véhémente ferveur, j'aurais tord de le cacher ; je lutte contre la charge qui, je le sais pourtant, viendra tout de même m'atteindre, au plus profond du cerveau. Je lutte ainsi depuis des années contre Maurice G. Dantec et ses bouquins un peu tarés. Celui-ci patiente depuis des mois dans ma bibliothèque, sûr du défi qu’il représente…

Je sais qu'il s'agit d'un explosif sur le point de libérer toutes ses toxines au cœur de mes neurones. Je sais qu'il en dangereux et pourtant, encore, toujours, nécessaire de manipuler ce piège imprévisible destiné à provoquer une série de mutations irréversibles dans la physiologie de ma conscience, et de mon inconscience. American Black Box... Un monde qui s'éteint, tous les détails de l’effondrement enregistrés dans les méandres d'une seule boite noire. Un monde qui nait de sa propre chute, dès cette préface.

10. 27/04/2010 15:54 - Evan Ard

Evan ArdAujourd’hui encore, je demeure fasciné par sa conception, contemplatif, non pas devant ce que l'on nomme forme, ni même devant le propos, -les vigilants ne comprendront décidément jamais rien- si je demeure captif, c'est de la totalité qui se manifeste là, si je suis arrêté, à présent, c'est à cause de la vérité nue qui s'expose ici, par la grâce de la Parole.

Il ne s’agit plus ni de comprendre, ni de juger, ni de défendre, ni de condamner, il ne s’agit pas de forme ou de fond, de l’auteur, de son œuvre, de ses lecteurs ou de l’instant historique où cela est en train de se produire, il s’agit simplement du seul mystère, toujours défendu, de la littérature : le silence ; qui est tout cela à la fois, simultanément, et bien plus…

Car la vérité n'est pas dans les mots, elle est dans les interstices mystérieux que la Parole secrète et divine daigne insérer dans le plein, la condensation de l'écriture, les failles, finalement, que le processus d'encodage/décodage du logos se permet d'ouvrir en nous. La vérité est dans le silence qui s'impose au point exact où convergent toutes les tensions engagées, impliquées dans l'expression paradoxale du silence absolu que la littérature impose, ce silence qui ne nous est révélé que par les écrivains qui ont impliqué l'intégralité de leur personne dans cet humble et discret service du Verbe. Seule, en effet, la fusion de la vérité, dans sa dimension humaine, permet la surfusion du mystère révélé dans le silence, je veux parler de cette matière insondable dans laquelle naissent les univers, à partir du néant des mondes.

C’est ce qui se passe ici, c’est ce qui se passera encore, s’il y a rencontre, collision d’un écrivain, d’un lecteur et des univers qui se déploient à la jonction de leurs singularités, il y aura toujours un peu de beauté, un peu de poésie… pour sauver des mondes entiers.

Merci à toutes et à tous.

11. 27/04/2010 16:15 - Roméo Joan

Roméo JoanBon sang, vous avez tout dit.
American Black Box est un livre traversé par le Saint-Esprit, j'en veux pour preuve, ma conversion au catholicisme, au catholicisme intransigeant moi, le crétin calvino-
pentecôtiste. American Black Box révèle la laideur de ce siècle acquis entièrement au Prince de ce Monde, au Monde de ce Prince. American Black box révèle de mille façons une vérité bien dure à voir, à manger, à digérer. Quoi donc ? Les nihilismes qui s'accouplent et enfantent de petits antcihrists. La ligue, la grande union du satanisme, de l'islamisme, du nazisme post-hitlérien. American BLack Box a fait des victimes, American Black Box est un livre éminemment flou pour les vrais-faux sages de ce (t) (im-) Monde. American Black Box est déjà le livre de chevet du chrétien espérant, du catholique du futur, à genoux dans les catacombes, debout pour le martyr.

12. 27/04/2010 16:17 - Roméo Joan

Roméo JoanPersonne n'a encore compris toute l'importance de ce livre et toute l'imposture des autres livres.

13. 27/04/2010 16:24 - Roméo Joan

Roméo JoanLe livre est une arme de destruction massive. La littérature, un virus. Un lecteur face au livre, un Homme forcé de voir, de subir le cambriolage de sa propre maison.
Dantec est pour reprendre le mot de son agent littéraire David Kersan le tireur d'élite de la littérature du XXI ème. Il est cela et il est bien plus. Il est l'Ecrivain du XXI ème siècle, l'Ecrivain du 11 septembre. Et pour paraphrser une parole de MgD que je juge prophétique. Ce monde semble fait pour les Ecrivains, pour cet Ecrivain. C'est un Camp à Sa mesure.

Mes respects, M.Dantec.
Joan

14. 27/04/2010 16:54 - Nach Mavidou

Nach MavidouCe texte majeur est l'incipit d'une oeuvre qui était extrêmement attendue. Après les polémiques et les difficultés notoires d'édition, les rumeurs les plus folles couraient sur son contenu. Rompant un long délai, cet avant-propos resituait le travail à l'oeuvre dans le TdO. Non pas en son point de départ, mais là où il en était. Chassez vos peurs et entrez dans la boîte noire. Recevez la balle en pleine tête, ou la déflagration à travers tout votre être, comme il vous plaira. Vous en ressortirez renouvelé, libre, puisqu'il faut vraiment mourir pour ressusciter.

15. 27/04/2010 17:10 - radiofree4lbemuth

radiofree4lbemuthCela fait bien sur extrêmement de bien de relire de tel mot , et ce livre est depuis longtemps un des mes ouvrages de chevet.
Merci à donc à MgD qui à entrevue le plan général et qui nous permet de le regarder , même de loin , via ses écrits.

16. 27/04/2010 18:22 - A faire tourner

A faire tournerRomé, avec des lecteurs comme toi, ça craint. Dantec a besoin d'être soutenu par les lecteurs des fictions avant tout, pas des sbires.

17. 27/04/2010 18:41 - Roméo Joan

Roméo JoanA faire tourner,

Maurice G.Dantec a besoin de ses lecteurs et je suis un de ses lecteurs. Le pire ou le meilleur, le correct ou l'incorrect, le subtil ou le plus abject, je m'en fiche, compris. Sbire pas sbire, j'ai lu et digéré l'ensemble de ses TDO, de ses fictions ( à l'exception de La Sirène rouge et Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute) Maurice G.Dantec n'a pas été un accident, un hasard, un accident hasardeux dans le fil de mes lectures. Il a été autre chose, libre à moi de le croire, de le penser, de le dire. C'est ce que je fais régulièrement dans ce superbe site web. Peut-être n'avez-vous pas lu les autres posts ? Tant pis, tant mieux, cela m'est égal. Je suis ce que je suis et c'est ainsi que j'écris et m'exprime.

Joan

18. 27/04/2010 18:54 - Marie

MarieOui, comme le dit " 16 " , certains commentaires autour de MgD craignent franchement...
Et c'est systématique, il me semble: pas un article ou presque ici sur le Ring écrit par / sur Dantec qui ne se voie plombé par des commentateurs zelés , qui se posent en soldats de la Littérature Vraie , mais qui le plus souvent ne font que singer les expressions les plus "tape-à-l'oeil" de notre auteur...
Alors je sais bien que le bonhomme a accouché de livres qui,pour pas mal d'entre nous , ont ouvert/déclenché/surpris/saisi/percuté/fasciné/dubité(?)/accompagné /etc des tas de choses, mais ...mais...
Mais je crois que ce n'est vraiment pas un service à rendre à un écrivain, que de se dire traversé par ses "Narrations" (oui,allez,je fais péter la majuscule aussi) quand tant de chose dans votre écriture transpire la "fanitude" et la clônerie ...

La discretion est -aussi- une vertu.

19. 27/04/2010 19:58 - Roméo Joan

Roméo JoanMarie,
Votre commentaire me laisse totalement indifférent. Il ne me blesse nullement. Avez-vous seulement expérimenté physiquement la conversion au Christ en lisant une seule de ses oeuvres ?
Ensuite. Je suis fade et piètre, pathétique imitateur, très bien. Dans ce cas, je vous invite à mieux juger, indexer les gens. Je vous invite aussi puisque vous me tendez la main à lire mon livre. Qui ne ressemble étrangement pas à ce qu'écrit mon gourou, moi, le sbire de Sa Majesté.
Je suis un mauvais lecteur et vous un mauvais juge.
Sans rancune.

Joan

20. 28/04/2010 08:56 - Evan Ard

Evan ArdMarie, je voudrais vous dire que j'entends ce que vous dites, et je le comprends, je connais la désagréable sensation que l'on peut éprouver face à l'expression maladroite d'une admiration dont l'intensité pourrait sembler malsaine, jusqu'au grotesque, cet étrange mélange de honte et d'empathie que l'on ressent à l'égard du fan, si c'est bien de cela que vous voulez parler. Je voudrais aussi vous dire qu'en exprimant son attachement à un auteur, un lecteur défend peut-être par là une partie de sa lecture, de son acte de lecture. On peut alors parier que plus un auteur sera décrié, plus son lecteur se sentira directement concerné, surtout si l'on s'attaque à l'écriture, au style, parce que on atteint par là directement la lecture. Un lecteur investit sans doute une partie de ce qu'il est dans la figure de l'écrivain qu'il aime, c'est indéniable, être embrasé par une œuvre, c'est aussi investir une part de soi importante dans la lecture. Alors, j'ignore si exprimer, avec maladresse parfois, avec excès, une estime bafouée, rend service à l'écrivain ou non. Face à une forme d'hostilité également excessive, c'est peut-être une façon de se défendre, tout le monde n'a pas les moyens de rendre hommage à un écrivain autrement qu'en reprenant ses propres mots, c'est sans doute là que se trouve la discrétion, dans cette parole qui couvre un non-dit, celui de la lecture blessée et celui de la plaie que l'écriture inflige au langage de son lecteur.

Pour finir, je vous cite Houellebecq, dans un entretien publié sur Ring il y a quelques temps, je pense que ces quelques phrases résument bien l'amour qu'un lecteur peut éprouver pour un écrivain et son œuvre. Notez bien, l'amour :

"Je sais ce que c’est d’aimer un écrivain. Une fois qu’on aime l’auteur, que c’est fait, on s’intéresse à tout ce qu’il écrit. On prend tout comme un témoignage unique sur le monde, émanant d’un être unique. On ne veut jamais que l’auteur arrête."

21. 28/04/2010 16:27 - Cécile Gilbert

Cécile GilbertJe viens de terminer Métacortex, exquise lecture de ce roman prodigieusement mené, mention spéciale sur la portrait du SS, écrasant tout ce que j'ai pu lire dans les Bienveillantes. Vivement votre prochain policier.

22. 28/04/2010 20:02 - Agnus_Cybioni

Agnus_CybioniBonjour,

Rien d'autre à ajouter que si Maurice G. Dantec fut converti au catholicisme romain et apostolique par Léon Bloy, moi, j'ai été converti par Maurice G. Dantec. Et la découverte de ses journaux fut pour moi un évènement, une grâce. Ce n'est qu'après que j'ai découvert ses romans. Ses opinions, ses goûts littéraires, artistiques, musicales se sont interpénétrés avec les miens, il a été ma conflagration métaphysique, il a été mon chemin de Damas.

Le troisième tome dont nous lisons ci-dessus la préface fut le dernier coup de marteau pour que le clou du baptême s'enfonce en moi.

J'ai été baptisé en la vigile pascale de cet an de grâce 2010, et c'est en grande partie grâce à l'oeuvre de Dantec.

Je prierai pour vous.

Merci pour tout.

23. 28/04/2010 22:02 - Roméo Joan

Roméo JoanAgnus_Cybioni,

Vous avez exprimé ce que je n'ai pu exprimer. J'ai sensiblement vécu et ressenti cela. A deux trois détails près.

Joan

24. 28/04/2010 22:05 - Roméo Joan

Roméo JoanJ'en profite pour poser une question. Y a t-il une date prévue pour la sortie de son prochain journal ?

Joan

25. 28/04/2010 22:07 - Roméo Joan

Roméo JoanAgnus_Cybioni,

...et ce n'est pas une coïncidence.

26. 29/04/2010 03:22 - Orpheus

OrpheusMagnifique, de la vraie littérature. Le fond et la forme y sont. Ce texte me donne envie de pleurer.

Orpheus

27. 29/04/2010 10:42 - Danny

DannyLes coupables sont les milliers de salopards qui s'acharnent sur lui dans les forums, dailymotion et autre blogs, au seul argument du cliché. Ce sont eux les salops.

28. 29/04/2010 11:00 - Christof

ChristofNon, Danny, les vrais coupables sont ceux qui ont lu Dantec, qui connaissent son talent, qui ont compris ce que son œuvre représente, mais qui ont choisi de se renier eux-même pour entrainer la meute baveuse derrière eux, dans le dénie de la littérature au profit de l'opinion et des carrières médiatiques en kit.

29. 30/04/2010 13:43 - martin ruber

martin ruberDantec, pour mes yeux d'amour, est dans une nuit infinie sans lune. Il est l'opposition à la lumière, c'est une posture. Il vend du noir dont l'acquisition de sa matière première est loin d'être grise. Il alimente l'ignorance et la peur en se servant de quelques macabres faits divers dont il se sert pour étayer une pseudo idéologie islamophobique de romance. Un peu comme n'importe quel journal télévisé Français, la faconde déterminée en plus. Plus à son aise avec les mots couchés que dans le Verbe. Complexé ?
Les églises qui brûlent au Kosovo où qu'elles soient interdites en Arabie Saoudite, ont l'air de le rendre haineux et offusqué. Mais il devrait enlever ses lunettes noire il verrait mieux. Une église, une mosquée, une synagogue qui crâment en tant de guerre ou de rebellion a toujours existé et bien avant Mahomet ! en quoi cela serait nouveau pour clamer le néo-apocalypse occidentale vu par Dantec ? Quant à l'Arabie Saoudite qu'il critique, je le critiquerai itou mais pour d'autres raison, que celle d'interdire les églises, vraiment il est sèrieux là ? il condamne un pays sur les mêmes agissements qu'il voudrait faire appliquer dans son petit monde de blanc concernant les mosquées, je le suis plus là. Il voudrait si je comprends bien sa pensée, un occident Saoudite ? alors qu'il se permet de dire ou de penser que c'est complètement absurde d'interdire une église en terre Musulmane ? Non j'arrive pas à croire à ce genre d'élucubration inversée d'un mec soit disant intelligent !
Il lui manque l'amour de soi à ce type. L'enthousiasme de la vie, mon avis. Je n'ai lu que des bribes de livres et mes sources viennent notamment de cette préface digne d'un grand jeu vidéo et de cette émission glanée sur Daily'.
http://www.dailymotion.com/video/xczpzh_tout-le-monde-en-parle-maurice-g-da_news

J'aimerai pour ma gouverne connaître vos impressions / ressenties et ce qui vous motive pour lire Dantec ? Je serais peut-être passer à côté d'autres choses plus jouissives ?

30. 30/04/2010 16:09 - Evan Ard

Evan ArdIl y aurait beaucoup à dire. Sûr que Dantec trempe sa plume dans l'encre la plus noire, mais c'est pour en faire surgir le plus violente lumière, particulièrement dans Cosmos Incorporated et Metacortex, à mon sens. Une lumière brulante et terrible, si terrible qu'on en regrette parfois les ombres. Romance ou réalité ? Fiction ou réel ? Je crois que les deux s'éclairent mutuellement. Une critique virulente de l'Islam ? A la Nord-Américaine. Sûr. Faut voir ce que le bonhomme a reçu dans la gueule pour le seul fait d'avoir commencé à évoquer le sujet en France. La vidéo que vous citez est d'ailleurs un grossier montage, dans les passages coupés, Dantec regrettait notamment d'avoir pu choquer des personnes à l'occasion de "l'affaire des identitaires." Imaginez deux secondes que l'on place Malek Chebel au milieu d'un plateau télé hostile à l'Islam, pas sûr qu'il resterait aussi calme de Dantec. Mais tout cela commence à dater, et, franchement, en dehors de ceux qui ont vraiment creusé le dossier, la plupart des gens s'en foutent et ont définitivement collé l'étiquette d'Islamophobe à l'auteur. Pourtant, à ma connaissance, Dantec n'a jamais exprimé un quelconque souhait de voir les mosquées interdites en Occident. Difficile de se remettre d'un tel acharnement, mais passons, se limier à ça c'est se priver de bien plus. Jouissif, Dantec l'est dans la narration, tout le monde s'accorde pour le dire, le type a un talent monstre pour décrire des scènes de fusillades tout en maintenant un suspens bien dosé. Certains accrochent, d'autres non, mais le talent est là. L'écrivain aborde énormément de sujets et donne une vision totale de la situation de l'humanité à notre siècle. Cette vision est certainement contestable, mais il faudra s'accrocher pour la déboulonner quand on voit la quantité industrielle de livres essentiels que l'auteur a avalé. On lui reproche souvent de partir un peu dans tous les sens et de nourrir sa narration de réflexions complexes. Sur ce point, je peux comprendre que certaines personnes bloquent, parce qu'il n'est pas évident à appréhender. Il n'y a pas qu'une façon de lire Dantec, mais plusieurs. Selon moi c'est à chacun de trouver en lui la meilleure façon d'aborder ce pan de l'œuvre et de l'intégrer à l'économie narrative globale, les deux facettes dessinent les contours d'un univers littéraire exigent mais qui a beaucoup à offrir. Dantec n'est ni le premier ni le dernier des écrivains dont l'écriture réclame un effort au lecteur, je ne vois rien d'exceptionnel là dedans. Pour finir, tout ce que l'on pourra suggérer sur la psychologie de l'écrivain participe d'une représentation qui n'est pas l'auteur matériel. Je laisse donc la psyché de Dantec à son entière discrétion, tant qu'il ne se ruine pas la santé et qu'il continue à vivre sa littérature à fond comme il le fait.

31. 30/04/2010 16:18 - domver

domverMartin,si vous ne comprenez pas c'est que la foi ne vous a pas.

32. 30/04/2010 16:21 - MotaOne

MotaOne"Il lui manque l'amour de soi à ce type. L'enthousiasme de la vie, mon avis."

Là pour moi, il y a une première erreur dans vos propos. Avant d'aimer son petit "soi", il faut aimer les autres. Et pour aimer les autres, il faut aimer le grand "Soi", l'Un, l'amour universel. Tu ne vas pas comprendre, hein ?! Je ne parle pas bien sûr de l'amouuuur, du fun, du cool, du beau ... Son amour est sacrificiel et intransigeant. Pas de place pour le compromis, le mou. (Et cela lui est très vite passé la posture d'auteur de roman noirs à succès). Une sorte de nouveau philosophe au marteau ? Je l'espère!

Sache que la vérité et la beauté sont de froides guerrières, et que leurs plus beau sourires sont cachés. La Vie est, ainsi.

Quand à l'enthousiasme de Dantec, saches que je n'ai à ce jour jamais lu aucun auteur qui m'a si puissamment convaincu par lui seul ! C'est une lutte qu'il mène, qu'il vit. Je ne parle pas de style, d'originalité, etc... non, je parle du Verbe, de la parole. D'un message. En fait, pour moi Dantec est comme un apôtre qui n'a de cesse de réécrire son évangile. Que nous sommes encore bien incapable de tout saisir ! Mais restons bien attentif, chacun à sa vitesse.

En somme, respect pour la mystique sincérité de son ouvrage et l'efficacité de sniper.
Dantec is real.

33. 30/04/2010 16:26 - MotaOne

MotaOneEvan Ard a tout a fait raison. A chacun sa lecture, à chacun ses thèmes de collision.

Recommande bien sûr à tous ceux qui sont intéressé par la psychologie et le cheminement intellectuel de l'auteur de se payer les trois tomes du journal ... et de préparer son sac.

34. 30/04/2010 18:11 - Myrrhman

Myrrhman@ martin ruber :

Eternelles remontrances adressées aux auteurs dits "réactionnaires" : pas bien dans leur peau, tristes, dépressifs, pas assez lumineux (allez parler d'extase en toc sur le forum de Nabe, et surtout n'oubliez pas le paquet de Pampers...).
On a dit la même chose de Houellebecq et Muray, vous ne donnez pas dans l'originalité. A partir de quand une critique virulente est-elle "lumineuse", et donc acceptable, et à partir de quand est-elle considérée comme la traduction d'un malaise personnel ?
Il est évident qu'un auteur nageant dans le bonheur et la satisfaction n'écrit pas d'oeuvre polémique.
Le pamphlet naît de la frustration et de l'indignation.

Pour ce qui est du contenu, et malgré les points d'accord avec l'oeuvre de Dantec, m'est avis que la proportion d'immigrés qui posent problème a plus à voir avec de petits consommateurs tombant dans tous les vices de la société marchande qu'à des promoteurs de l'islamisme radical.
Pour ma part, je n'ai encore jamais vu de hordes de jeunes barbus en djellaba agresser quiconque, ou alors j'ai raté un épisode...

35. 30/04/2010 21:22 - martin ruber

martin ruberN'ayant pas lu de Dantec, je ne me risquerai pas à tenter une critique littéraire. Je reconnais, surtout dans le 30 d'Evan Ard, que sa lecture vous sublime l'enthousiasme et vous subjugue l'euphorie. J'apprécie et ne peux que respecter tant de joie perçue qui m'est aussi donnée à la lecture d'autres auteurs.
Mais la différence entre vous et moi est peut-être déjà sur ce terme "la plus violente lumière"reçue que vous ferai apparaître et ressentir Dantec à travers ses livres. Et si j'ai bien saisis votre fascination pour lui, viendrait entre autre, de cette violence lumineuse qu'il vous affligerait au plus profond de votre obscurité ainsi révélée par sa puissante lumière qui, finalement, violerais lumineusement vos âmes à vous en faire jouir ?
Vous accédez à la lumière (l'amour) et la béatitude d'une manière, je pense, relativement douteuse puisque on sait, vous et moi, que la divine Lumière, quand on la reçoit, n'est pas violente mais douce. Et si je parle d'un auteur mystique qui me fascine, j'emploierai précisément l'inverse "la plus douce lumière". Cruciale différence.
Ce qui me fait mieux comprendre : "Imaginez deux secondes que l'on place Malek Chebel au milieu d'un plateau télé hostile à l'Islam". Bien non Evan Ard, je ne peux imaginer, hormis dans une fiction, défendre un homme en inversant les rôles (quoique une télé hostile à l'Islam c'est courant)pour mieux justifier une situation réelle, on ferait de la fiction qui dénaturerait le réel, par des fantasmes idéologiques. Non je préfère voir et étudier, que d'imaginer et ensuite analyser la projection. Sur ce coup avec Malek Chebel, Dantec est à la ramasse et très court en argument, non ? Nonobstant les éventuelles coupes d'Ardisson, à l'image il est nul. Mais bref c'est pas important tout ça. C'est un écrivain et on lui demande pas en plus d'être loquace et convaincant avec le son des mots.
Autre différence majeur pour moi, c'est qu'il défend le fort, le puissant, le dominant pour une raison idéologique et politique (voir son interview par le Jérusalem post) car pour moi, mon modeste moi, aucune politique de quelconque pays consuméristes ne doit être justifié avec telle considération par un artiste et un croyant et un mystique, ça le discrédite d'autant des trois qualificatifs sus-nommés.
In fine, j'aimerai savoir si pour vous l'œuvre d'un artiste est consubstantiel à sa vie d'homme et apprécié en tant que telle ou la sépareriez-vous ?
Je dois me tromper sur beaucoup de choses le concernant, rectifiez moi au besoin, mais en lisant à droite à gauche ses articles et ses mots voici livré le prémice d'un ressenti.

36. 01/05/2010 00:15 - Evan Ard

Evan ArdDouce lumière ? Les apôtres qui tombent face à l'éclat de la transfiguration ? Moise qui manque de mourir en apercevant tout juste le Père de dos ? Paul qui s'effondre au sol sur la route de Damas face au nazaréen ressuscité ? Vous pensez que le Christ a traversé les plus noires abysses du royaume des morts avec une ampoule de 40 watts ? Le Dieu Trinitaire est éclat ET douceur, il peut se manifester dans la gloire éternelle ou dans la tendresse infinie, révisez vos classiques.

Je ne crois pas que la télé soit si souvent hostile à l'Islam qu'on veut bien le dire. Je crois que c'est surtout l'Islam qui est hostile à l'Islam, la plupart du temps. Mais comme vous êtes si fort et que vous n'êtes pas écrivains, vous feriez bien d'aller vous présenter sur le plateau d'Ardisson, je serais curieux de voir comment vous vous en sortirez dans une arène programmée pour votre mise à mort sous les applaudissements de la foule ignare. Au passage, faire de la "fiction qui dénaturerait lé réel ", ça ne veut absolument rien dire, au moins pour moi, mais je dois être un peu fatigué.

Pour le reste, question politique, fort faible et puissant, domination, rôle et place de l'artiste croyant, ou même pour la mystique, je ne peux que vous encourager à vous plonger plus avant dans l'œuvre de Dantec, que je ne peux pas résumer ici, le temps et la place me manqueraient. Les déclarations de Dantec ont généralement pour fonction de trancher dans le vif. Si vous êtes assez malin pour dépasserez ça, vous pourrez peut-être profiter de ce que cet écrivain a à vous offrir. Il me faut encore préciser que Dantec ne cesse de renvoyer à de multiples références littéraires, philosophiques, théologiques, scientifiques... et que chacun de ses livres possède une intertextualité complexe et féconde. Lire Dantec, ça revient rapidement à lire sa bibliothèque, qui n'est pas des plus déplaisante, je vous assure. Quelques exemples, en vrac : Deleuze, Nietzsche, Saint Thomas, Philip K. Dick... Si cela n'attise pas un peu votre intérêt, je ne peux pas grand chose pour vous.

Pour finir, désolé, mais l'œuvre d'un artiste n'est pas consubstantielle à sa vie d'homme, c'est, à l'inverse, l'existence de l'écrivain qui est corolaire de son œuvre.

37. 01/05/2010 21:05 - Greg môk

Greg môkParce que vous l'avez reçu vous, "la divine Lumière" pour en donner une signification aussi certaine ?

Pitié Seigneur.

38. 01/05/2010 21:33 - Evan Ard

Evan ArdEt vous, vous savez faire autre chose que tirer à blanc ?

39. 02/05/2010 12:11 - Greg môk

Greg môkEvan Ard,

Ce n'était pas l'objectif de mon propos. De plus, je ne m'adressais pas spécialement à vous.

Ce n'est pas moi qui ai écrit "puisque on sait, vous et moi, que la divine Lumière, quand on la reçoit, n'est pas violente mais douce".

Cette phrase signifie qu'il existe un savoir de bonne certitude de la façon dont on reçoit la divine lumière.

Malgré tout mon respect à votre égard, vous comprenez bien qu'entre des témoignages et un savoir de bonne certitude il y a une distance importante dans la recherche de la vérité.

J'espère m'être fait comprendre.

40. 02/05/2010 12:22 - Greg môk

Greg môkPour être plus précis, c'est le fait de rationnaliser le divin qui m'horripile.

41. 02/05/2010 15:50 - MotaOne

MotaOneConcernant la Lumière, oui, tout dépend de la distance à laquelle vous pensez ou souhaitez vous trouver. Et c'est en se rapprochant de la source que l'on se brûle, que l'on se consume ! De plus ou moins loin on s'oriente, on navigue, et on peut longtemps tourner en vain. L'on peut également se servir de ce point de repère pour fuir à toutes jambes. Faites votre choix. Pour quel aveuglement êtes-vous ?

Je crois également que personne ici n'est en mesure de rationaliser le divin, mais par expérience j'avoue avoir été frappé plus d'une fois par la convergence de certaines révélations. Et force est de constater que ceci est exprimé depuis des siècles dans les Textes, comme dans certains écrits d'aujourd'hui qu'il faut découvrir et défendre à tout prix. Chacun rationalisera à sa manière, selon le degré d'expérience vécue.

Pour être plus précis, c'est le fait de prôner le nihilisme qui m'horripile.
Que la lumière soit.

42. 02/05/2010 17:23 - Greg môk

Greg môkMotaOne,

Ce que j'ai écrit signifie simplement que l'on peut dire, croire, écrire, parler, que l'on a reçu la lumière divine sans pour autant être certain de savoir si on l'a reçu, ni s'appuyer sur ses différentes manifestations connues pour s'asseoir et dire :

"puisqu'on sait, vous et moi, (...)".

Tout au plus l'on peut douter je crois et non, savoir.

D'ailleurs, si mes souvenirs sont bons, je crois que MgD écrit que c'est en doutant de Lui que l'on se rapproche de sa lumière.

43. 02/05/2010 18:36 - Evan Ard

Evan ArdGreg Môk. J'ai réagi un peu promptement à votre commentaire en le prenant directement pour moi. J'étais en effet surpris que de votre ton car je n'avais fait, me semble-t-il, qu'énumérer un certain nombre d'exemples bibliques de manifestations glorieuses du divin. En aucun cas je ne prétendais donné une signification certaine de cette "divine lumière" dont il est question. Tout ce que la raison me fait voir, c'est le mystère, et le mystère hante ma raison comme le visage d'une femme inaccessible habite un cœur amoureux. Je n'ai pas le temps de développer pour le moment, alors disons simplement que pour moi, il n'est pas question de rationaliser le divin, mais de chercher et d'accueillir sa présence. Dans ce but, nous sommes dotés d'un certain nombre de faculté qui peuvent être sollicités, selon la situation, mais en aucun cas ces facultés ne peuvent offrir une voie définitive vers Dieu. La voie est une histoire, la raison, tout comme l'imagination, participent de cette histoire propre à chacun. Mais bien que la voie se réinvente sans cesse, elle maintient un unique point d'horizon. Je crois qu'en définitif, Dieu chante son être, son amour, pour la totalité de l'être, cependant, nous sommes des créatures scindées, fragmentées, nous ne percevons la lumière que selon l'inclinaison provisoire de notre cœur, avant de bruler définitivement, dans sa Face, à l'instant ultime de la révélation.

44. 02/05/2010 20:32 - Greg môk

Greg môk"En aucun cas je ne prétendais donné une signification certaine de cette "divine lumière" dont il est question. "

Vous, non, mais d'autres, assurément et en toute certitude.

45. 03/05/2010 08:54 - Evan Ard

Evan ArdD'accord Greg Môk, je comprends. J'aime à croire que vous saurez me déchargez de cette réaction qui ne vous visait pas personnellement, du coup. Désolé si cela a pu vous heurter d'une quelconque manière.

46. 03/05/2010 09:36 - Greg môk

Greg môkEvan Ard,

Vous êtes au four et au moulin sur RING il me semble. Ceci dit, une petite erreur de compréhension est logique.

Toutefois, il n'est pas improbable que je vous ai induit en erreur par un manque de clarté dans la signification de ce que j'avais écrit.

47. 03/05/2010 12:10 - Evan Ard

Evan ArdA l'origine, je ne voulais pas intervenir plus que de mesure dans les commentaires du site, mais c'est plus fort que moi, je suis tout autant auteur que lecteur des billets du Ring. ;-) Pour le reste, pas de problème, oublions cette affaire.

48. 08/10/2010 15:23 - BIue Velvet

BIue VelvetMouhahahahahaha....
Pouet pouet!

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Maurice G. Dantec par Maurice G. Dantec

Romancier traduit dans 34 pays, essayiste, éditorialiste. Ring Wall of fame.

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  • Et si le Diable était anglais ?Et si le Diable était anglais ?

    "Je crois qu'il est temps de tourner la page sur les politiques du passé qui ont échoué". Quelques mois après Angela Merkel, c'est au tour de David Cameron de donner un gros coup de pioche dans...

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    Sa Majesté n’en revient pas, Bond en perd son flegme, et Danny Wilde son humour. Le toujours élégant John Barry a joué lui-même son œuvre ultime: sa propre mort. Si ce n’est pas cela, le...

  • La guerre dans le Nevada [dossier spécial]La guerre dans le Nevada [dossier spécial]

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  • On a retrouvé la tête de Laëtitia PerraisOn a retrouvé la tête de Laëtitia Perrais

    Mardi après midi, la terrible nouvelle est tombée : une tête a été retrouvée dans un étang de 20 mètres de profondeur, à Lavau-sur-Loire. Selon les premières constatations, cette tête...

  • Ainsi parlait ZaraDebbouztraAinsi parlait ZaraDebbouztra

    Presque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son...

  • Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?

    Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe...

  • Céline, commémoration pour une autre foisCéline, commémoration pour une autre fois

    Finalement, qu’est-ce qu’on s’en fout que Céline ne fasse pas partie des commémorations officielles de 2011 ! Que vaudrait d’abord un écrivain célébré par la République dont les...

  • Céline rattrapé par la mémoireCéline rattrapé par la mémoire

    Sors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline...

  • Ben Laden choisit la France, et la France son destinBen Laden choisit la France, et la France son destin

    Ben Laden menace la France. On a envie de dire que c’est trop d’honneur ! Se voir hissé au niveau des grandes puissances qui menacent sa petite entreprise flatte notre ego d’anciens...

  • Broadcast : the dream is overBroadcast : the dream is over

    Chanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons...

  • La fille du Diable est dans la PlaceLa fille du Diable est dans la Place

    Pour les politiques, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que le Diable a pris sa retraite. La mauvaise, c'est qu'il a une fille, que cette fille lui ressemble et qu'elle a pris...

  • Tunisie année zéroTunisie année zéro

    L’histoire n’est pas finie. Telle est l’antienne récitée par les média français contempteurs tardifs du régime de Ben Ali.  L’improbable « Révolution du jasmin », par sa force...

  • Marine Le Pen : réseaux & paradoxesMarine Le Pen : réseaux & paradoxes

    Alors que Marine Le Pen vient de remporter, sans surprise, les « primaires » du FN en succédant à son père à la présidence du FN avec 67% des suffrages, balayant d'un revers de main son...

  • 2010, l'année des dérapages2010, l'année des dérapages

    Myard, Morano, Gaudin, Longuet, Frêche, Fabius, Siné, Vals, Mélenchon, Zemmour, Pagny, Guerlain, Séguela, Ménard, Hortefeux, etc. Leur point commun ? Ils ont dérapé. Attachez vos ceintures,...

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    Lecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald :  Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II...

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    La Cold Wave, cette déferlante qui vient ronger comme l’azote liquide les piliers du post-punk balbutiant et tentaculaire, emporte les âmes au cœur de l’hiver thermonucléaire. Balade...

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    Vous avez raté les articles de Libé et Rue89 sur le procès d’Eric Zemmour ? Pire ! vous les avez lus mais êtes restés sur votre faim ? Les pingres ! Même pas un « pétainiste », ni même un...

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    Il en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu...

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    Six morts, douze blessés. C'est le terrible bilan de la fusillade qui a éclaté samedi dernier, dans l'Arizona, lors d'une réunion politique. Parmi les blessés, la parlementaire démocrate...

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    Faut-il des assistants sexuels pour "soulager" les handicapés ? C'est la question que posent a priori sérieusement certains députés, en particulier Jean-François Chossy, de l'UMP. Notre époque...

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    Il était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces...

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    Lou Reed voulait que son bijou, Berlin, soit « un film pour les oreilles ». Avec ce recueil sobrement intitulé Joy Division, Kevin Cummins nous offre le son pour les yeux. Entrez dans  la...

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    «Je réitère qu’un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République. Oui il y a occupation et il y a...

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    Cantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker...

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    Ancien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées...

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    Géraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et...

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