La littérature à l’est d’Emma
SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Aurélien Bellanger - le 13/11/2010 - 7 réactions -
Invité sur Europe 1 pour débattre de Houellebecq et du Goncourt,
j’assistai en direct à une magnifique démonstration par l’absurde des
qualités stylistiques de l’écrivain primé.
Pierre Jourde, écrivain et critique plutôt déçu par l’œuvre de Houellebecq, commença par citer un quasi dérapage narcissique de ce dernier, qui s’était vanté dans Elle de mieux camper ses personnages féminins que Dostoïevski. Pierre Jourde lut alors quelques extraits de La carte et le territoire, qui mis bout à bout devaient former un portrait d’Olga en personnage de roman de gare : « Avec son teint très pâle, presque translucide, ses cheveux d’un blond platine et ses pommettes saillantes, elle correspondait parfaitement à l’image de la beauté slave telle que l’ont popularisée les agences de mannequins et les magazines après la chute de l’URSS. (…) Jed découvrit une minijupe très courte et un top bandeau de satin blanc, ornés de cristaux Swarovski ; elle était vraiment magnifique. (…) Deux bandes de tissus crème nouées derrières son coup, incrustées de petits cristaux, recouvraient ses seins et se rejoignaient à la hauteur du nombril, maintenues par une broche représentant un soleil en métal argenté, avant de s’attacher à une jupe courte et moulante, elle aussi parsemée de cristaux, qui laissait apercevoir l’attache d’un porte-jarretelles blanc. »
La consternation annoncée n’eut pas lieu. Isolé ainsi, le portrait d’Olga m’apparut au contraire parfaitement réussi. Mieux encore, alors que Pierre Jourde, soucieux de ramasser sa démonstration, avait procédé à un montage qui rassemblait trois phrases éparses afin de leur donner l’impact didactique d’un effet Koulechov, Olga tint bon. Marin de Viry, assis à ma gauche, vint très justement rappeler l’aspect incomplet des descriptions physiques de Clélia Conti dans La chartreuse de Parme. Gracq allait d’ailleurs encore plus loin, quand il insistait sur l’aspect fictif, idéalisé et italianisant de la psychologie des personnage du roman. Gracq remarquait également, cette fois chez Balzac, un étrange rapport d’antiquaire qu’entretenait l’écrivain avec son propre présent, n’importe quelle robe ou n’importe quel salon pouvant lui servir de monument d’histoire.
Olga est à cet égard un personnage stendhalien, légèrement trop russe, et un personnage balzacien, en tant que concrétion historique. Et tout cela en quelques lignes à peine. Du côté de Stendhal, on comprend dès la première phrase qu’Olga va faire l’objet d’une cristallisation amoureuse. La progression est rapide, des trois premiers traits qui présentent une Olga éthérée, « pâle », « translucide » et blonde, jusqu’à la péripétie adjectivale des « pommettes saillantes », qui la projette dans un monde matériel. Dès la phrase suivante, la métaphore s’incarne littéralement, dans les « cristaux Swarovski » de son top. Mais avec la description du « top », nous basculons déjà vers le Flaubert de L’éducation sentimentale, où la première rencontre entre Frédéric Moreau et Madame Arnoux a pour prétexte la perte d’ « un long châle à bandes violettes ». Les « cristaux Swarovski », objets d’un luxe modéré et accessible, situé entre la joaillerie et l’industrie, évoquent quant à eux la faïencerie de Monsieur Arnoux, à la fois atelier d’art et usine. Le fantôme de Balzac, enfin, est aisément repérable. Le corps d’Olga est marqué par la révolution de 1989, il en est l’historiographie vivante. Olga appartient à la classe des beautés russes de l’après perestroïka, comme la femme du colonel Chabert appartient à la classe des beauté d’Empire. Ses vêtements reflètent logiquement cette mutation historique. La mini-jupe est, au même titre que la musique rock, une métonymie de la libération des mœurs, alors que le porte-jarretelles représente un ancien symbole d’oppression retourné en fétiche érotique. Houellebecq s’inscrit donc dans une triple généalogie écrasante. Et elle ne l’écrase pas. Les trois phrases citées par Pierre Jourde sont aussi, et surtout, houellebecquiennes.
Les campagnes de publicités des multinationales de l’habillement ont popularisé le terme de « top », qui tend à remplacer celui de « haut ». Il serait faux d’affirmer qu’en préférant le premier terme au second, Houellebecq fait un choix marketing. En revanche, cela lui permet d’évoquer un monde dans lequel le marketing occupe une place centrale. De même avec le name dropping du fabricant de cristaux. Y voir un tic ou un maniérisme reviendrait à exiger une périphrase, or cela serait contraire à la tradition de précision de la langue française ; autant demander à Houellebecq d’utiliser Union des Républiques Socialistes Soviétiques, plutôt qu’URSS. Quand le besoin d’un peu de flou, d’un peu de généralisation se fait sentir, Houellebecq est cependant tout à fait capable d’utiliser le pluriel « agences de mannequins », préférable en l’occurrence à un name dropping trop réducteur : ce n’est pas Elite que Houellebecq veut désigner, mais une région de l’industrie du spectacle.
Le monde d’Olga n’est effectivement pas celui d’Emma Bovary. Il a subi quelques modernisation, et un ou deux décentrements. Mais on y respire aussi mal que dans la Normandie profonde – quoique les choix vestimentaires d’Olga révèlent un sens aigu de l’adaptation. Le style demeure heureusement une respiration possible. Et ce qui respire encore le mieux aujourd’hui, c’est la phrase houellebecquienne. Jusque dans ces moments de tension érotique les plus haletants : « Deux bandes de tissus crème nouées derrières son coup, incrustées de petits cristaux, recouvraient ses seins et se rejoignaient à la hauteur du nombril, maintenues par une broche représentant un soleil en métal argenté, avant de s’attacher à une jupe courte et moulante, elle aussi parsemée de cristaux, qui laissait apercevoir l’attache d’un porte-jarretelles blanc. » On remarque à peine la prouesse stylistique : hormis l’évocation rapide du nombril et des seins, Olga est matérialisée sans que son anatomie ne soit atteinte. Peu vêtue, sans être nue, à la manière d’Esther dans La possibilité d’une île, dont l’apparition à l’ouverture du chapitre 13 constitue l’un des sommets de l’art littéraire houellebecquien : « C’était un autre monde, séparé du monde ordinaire par quelques centimètres de tissu – indispensable protection sociale, puisque 90 % des hommes qu’était appelée à rencontrer Esther seraient saisis de l’immédiat désir de la pénétrer. » Impitoyable et cru, avec juste ce qu’il faut d’arrière-monde pour que l’écriture demeure un art érotique.
Albert Thibaudet, le grand critique littéraire, voyait dans Salammbô un roman entièrement dédié à l’élucidation du mythe de la femme orientale. Olga la Russe n’est effectivement pas un personnage de Dostoïevski ; mais une énigme littéraire, sans doute. La promesse inquiétante d’un monde étranger au notre.
Aurélien Bellanger Ecouter l'émission en intégralité :

Toutes les réactions (7)
1. 13/11/2010 11:50 - chandler
Tout ça me semble très intelligent... vraiment... et c'est bien là le problème de la critique littéraire qui, du fait de son approche analytique, passe à côté de ce qu'il y a d'instinctif et d'irrationnel dans toute création. En somme, il faut savoir se faire bête...
ET SI ON EN FINISSAIT ENFIN AVEC MH ?... Il serait temps, non ? d'autant que le dernier opus de M.Thomas n'est pas ce qu'il a fait de mieux. Mais déjà, son livre avec BHL, aurait dû nous inquiéter au plus au point... ou nous faire éclater de rire.
2. 13/11/2010 12:57 - Hantz
C'est bien la preuve que vous êtes un bien superficiel lecteur, Ennemis publics était justement un livre essentiel sur son travail. Pifou Poche, c'est plus indiqué pour vous il me semble, ne vous embêtez pas avec ces "critiques intelligentes".
3. 13/11/2010 14:22 - lionel
C'est vraiment chouette de défendre le dernier livre d'un auteur de cette façon.
Néanmoins on est poussé à se demander si les critiques de ring, au lieu de décrypter Houellebecq, ne sont pas tout juste en train de découvrir la littérature et ses effets les plus élémentaires. Ça en devient un petit peu embarrassant parfois, car à vouloir être toujours très intelligent, on fini par passer pour un sot. Dans le sillage du Post-Modernisme je crois que Delillo a une bonne longueur d'avance, tant stylistique que narrative.
4. 13/11/2010 17:13 - wetset
Quelle drôle de bataille que cette émission. Toute la très grosse artillerie a été convoquée et alignée en bons petits soldats servants devant les défenses houellebecquiennes : Stendhal, Balzac, Flaubert, Bernanos (là, avec Bernanos, Jourde s'est à demi-étranglé ; s'il n'avait été dans un studio de radio mais à la tv, peut-être l'eut-on vu chercher du regard la moustache d'un Marcel Béliveau). Ces quatres piliers n'avaient donc pour raison d'être que d'élever un jour le monument Houellebecq !
Je comprend maintenant pourquoi on ne les étudie presque plus à l'école, l'Education Nationale attendait la confirmation ultime du Goncourt pour faire entrer Houellebecq dans les manuels et faire l'économie de 200 années de balbutiements littéraires.
Mais quand on commence à déballer si vite autant de références illustres, je me dis que c'est le propos qui doit en manquer désespérément, de lustre. Le terne extrait lu par Jourde en a bien été la preuve, n'en déplaise à l'auteur de l'article ci-dessus, c'est effectivement sans intérêt.
Aurélien Bellanger d'écrire : "On remarque à peine la prouesse stylistique : hormis l’évocation rapide du nombril et des seins, Olga est matérialisée sans que son anatomie ne soit atteinte.". Vous êtes vraiment sérieux ? Ce passage est une prouesse stylistique ? Dans ce cas je n'ai plus qu'à aller troquer chez le premier bouquiniste du coin ma bibliothèque contre sa collection de Police des Moeurs et autres S.A.S. (je refuserai bien sûr les quelques-uns torchés par Philippe Muray, dont l'absence de prouesses stylistiques se repèrent facilement à un vocabulaire inattendu et de fugaces digressions cultivées, que par inattention il laissa parfois couler sur ces pages sinon prodigieuses).
En effet ce passage lu par Jourde m'a immédiatement fait penser à Belmondo devant sa machine à écrire dans le Magnifique. Cette Olga n'est autre que la Tatiana campée par Jacqueline Bisset, mais en moins classe.
Mais ce qui me dérange le plus en écoutant cette émission c'est quand parmi tous les laudateurs de Houellebecq, il n'y en a pas un, vers la fin de l'émission, et après avoir comparé Houellebecq à Stendhal, Balzac, Dostoïevski, Flaubert ou Bernanos, pour disconvenir qu'effectivement, la Carte et le Territoire n'est pas le meilleur de ses livres, que c'est peut-être même le moins bon.
User de tant d'huiles pour arriver à si peu d'éclat, c'est à douter de la qualité du cuir.
Et puis pourquoi demander aussi le secours du père Thibaudet ? Les illustres cités plus haut ne sont donc pas encore suffisants qu'il faille un poids lourd de plus ?
Thibaudet qui écrivait d'ailleurs dans une critique sur un roman de Paul Bourget (avec lequel Jourde, tentant de ramener un peu tout le monde sur terre, fait un parallèle sans doute plus à la dimension du Houellebecq 2010) : "le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible, le romancier factice les crée avec la ligne unique de sa vie réelle."
Or il semble bien que Houellebecq pénètre de plus en plus dans sa propre oeuvre, il s'y sent de plus en plus à l'aise au point même de s'y immoler. Il y renaîtra peut-être dans le roman suivant pour y vivre cette fois définitivement.
5. 13/11/2010 17:26 - wetset
@lionel : DeLillo est énorme, très très loin devant, et même au-delà. Et que dire de McCarthy dont je viens de finir Méridien de Sang, et qui lui est hallucinant, écrasant, définitif.
6. 13/11/2010 18:07 - chandler
@hantz
Désolé, mais je n'ai pas lu Ennemis Publics... Le plan com' et pognon sentait trop mauvais pour que je dépense 20 euros dans ce genre de produit. Si c ton cas, tu m'en vois désolé et je te donne un conseil gratis : la vie est courte, si courte, alors il s'agit d'opérer une sélection drastique. BHL c comme Nothomb: je ne touche pas de peur de me salir. Libre à toi de perdre ton temps.... et qu'est-ce que t'en as à foutre de savoir comment MH se débrouille pour écrire ? T'as besoin de visiter les cuisines pour apprécier un plat ? t'as besoin qu'un expert analyse ton assiette pour savoir que c du bon ? c'est en cela que l'intelligence et l'analyse ne peuvent rien. Il faut être superficiel par profondeur. Et c'est quoi au fait Pichou poche ?... c'est un livre de Dantec c'est ça?
7. 13/11/2010 19:42 - lionel
@Wetset, bien d 'accord avec vous
Mc Carthy est aussi un très très grand, se plonger dans The border Trilogy est un voyage formidable et est une œuvre exceptionnelle d'économie et de retenu, ou comment combiner de façon fantastique des mots tout simples.
Encore une fois, à gratter une carte trop étroite, on fini par oublier l'étendue du monde qui n'y est pas inscrit. Les grecs eux-mêmes prenaient la précaution d'indiquer, aux bordures de leur cartes alors balbutiantes, et pourtant si avancées pour l'époque : "limites du monde connu".
C'est à se demander si Ring ne commence pas à tourner en rond sur son propre territoire, à défaut de considérer les richesses multiples du monde inconnu...
|

par Aurélien Bellanger
Aurélien Bellanger est né en 1980. Il a publié un essai sur Michel Houellebecq, Houellebecq écrivain romantique, aux éditions Leo scheer en 2010. Il a écrit quelques poèmes, publiés sur son...
Dernière réaction Tout ça me semble très intelligent... vraiment... et c'est bien là le problème de la critique littéraire qui, du fait de son approche analytique, passe à côté de ce qu'il y a d'instinctif et...  13/11/2010 11:50 chandler
 Articles les plus lus Pour Sarkozy, avec ferveurNB : Cette tribune libre n'engage pas l'ensemble des chroniqueurs de Surlering.com.Aux « déçus » du sarkozysme.En France, nous avons toujours eu la gauche la plus nulle et la plus fourbe du monde... Satellite Sisters : suite de la sirène rouge, des racines du mal et de Babylon babiesLe manuscrit Satellite Sisters, suite de la Sirène rouge, des racines du mal et de Babylon Babies, est dans les airs entre Cape York et Paris, direction les éditions Ring. Le site officiel des... Qu’est-ce que la Résurrection ?« Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre
message, vide aussi votre foi. » (1 Co 15, 14)
Encore une fois, Benoît XVI a tout dit.
Sans... Richard Wagner, un antisémite maître spirituel de Hitler ?À propos du livre de Pierre-André TAGUIEFF, Wagner contre les Juifs (Berg International, 2012)Définir aussi précisément que possible l’antisémitisme de Wagner, sans tomber dans... Réflexions sur la tuerie antijuive de Toulouse(propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot) pour Le Point, 22 mars 2012, pp. 54-57 ; texte publié avec quelques coupes sous le titre : « Israël joue le rôle du diable ». Cet entretien a... "Finance pousse-au-crime" : la preuve, enfinCela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl... Qui ? Assassinats. Militaires. Petits enfants. Montauban et Toulouse. Ecole juive. 11,43 et 9mm. Indignation, compassion, consensus. Campagne suspendue par le PS. Une minute de silence dans les écoles... Carnets de campagneLes campagnes électorales sont des périodes d'extrême saturation des ondes et des conversations, un peu comme aux César ou aux Victoires de la musique, où les animateurs-fonctionnaires s'agitent... A l’école de l’antimodernitéPuisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,... Les étoiles 2011 de Dantec"Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice... Le superbe top 50 des FrançaisPuisqu'on
vous dit que vous les aimez.
"TOP 50 :
contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous
présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste... Rachida Dati creuse son FillonQue le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati... Sécurité routière : l'arnaque extra-largePuisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de... Poudlard for ever A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit... Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain« Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je... Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoEntretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les... Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat... Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFoi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source... In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueLe premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs... Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristOn connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que... Ainsi parlait ZaraDebbouztraPresque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son... Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe... Céline rattrapé par la mémoireSors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline... Broadcast : the dream is overChanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons... Benoît XVI - Un cœur intelligentLecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald : Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II... Robert Brasillach : le procès expédiéIl en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu... Du bon et du mauvais usage de l’indignationIl est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant, grand bourgeois, grand lettré, grand amoureux des femmes (il en a eu cinq... Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieIl était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces... Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeLa jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si
les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien
reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés... Chemins de travers« Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute... PS : les intermittents de la réalité en tournéeMême si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable... "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester... Blondeincendiaire.com : the murder chat room(reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »... Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker... Quelques traces de rouge à lèvres…Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met... Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireAncien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées... Exil(s) ExpressGéraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et... Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand... Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous...
 |