Sur le RING

La littérature à l’est d’Emma

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Aurélien Bellanger - le 13/11/2010 - 7 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Invité sur Europe 1 pour débattre de Houellebecq et du Goncourt, j’assistai en direct à une magnifique démonstration par l’absurde des qualités stylistiques de l’écrivain primé.


Pierre Jourde, écrivain et critique plutôt déçu par l’œuvre de Houellebecq, commença par citer un quasi dérapage narcissique de ce dernier, qui s’était vanté dans Elle de mieux camper ses personnages féminins que Dostoïevski. Pierre Jourde lut alors quelques extraits de La carte et le territoire, qui mis bout à bout devaient former un portrait d’Olga en personnage de roman de gare : « Avec son teint très pâle, presque translucide, ses cheveux d’un blond platine et ses pommettes saillantes, elle correspondait parfaitement à l’image de la beauté slave telle que l’ont popularisée les agences de mannequins et les magazines après la chute de l’URSS. (…) Jed découvrit une minijupe très courte et un top bandeau de satin blanc, ornés de cristaux Swarovski ; elle était vraiment magnifique. (…) Deux bandes de tissus crème nouées derrières son coup, incrustées de petits cristaux, recouvraient ses seins et se rejoignaient à la hauteur du nombril, maintenues par une broche représentant un soleil en métal argenté, avant de s’attacher à une jupe courte et moulante, elle aussi parsemée de cristaux, qui laissait apercevoir l’attache d’un porte-jarretelles blanc. »

La consternation annoncée n’eut pas lieu. Isolé ainsi, le portrait d’Olga m’apparut au contraire parfaitement réussi. Mieux encore, alors que Pierre Jourde, soucieux de ramasser sa démonstration, avait procédé à un montage qui rassemblait trois phrases éparses afin de leur donner l’impact didactique d’un effet Koulechov, Olga tint bon.
Marin de Viry, assis à ma gauche, vint très justement rappeler l’aspect incomplet des descriptions physiques de Clélia Conti dans La chartreuse de Parme. Gracq allait d’ailleurs encore plus loin, quand il insistait sur l’aspect fictif, idéalisé et italianisant de la psychologie des personnage du roman. Gracq remarquait également, cette fois chez Balzac, un étrange rapport d’antiquaire qu’entretenait l’écrivain avec son propre présent, n’importe quelle robe ou n’importe quel salon pouvant lui servir de monument d’histoire.

Olga est à cet égard un personnage stendhalien, légèrement trop russe, et un personnage balzacien, en tant que concrétion historique. Et tout cela en quelques lignes à peine.
Du côté de Stendhal, on comprend dès la première phrase qu’Olga va faire l’objet d’une cristallisation amoureuse. La progression est rapide, des trois premiers traits qui présentent une Olga éthérée, « pâle », « translucide » et blonde, jusqu’à la péripétie adjectivale des « pommettes saillantes », qui la projette dans un monde matériel. Dès la phrase suivante, la métaphore s’incarne littéralement, dans les « cristaux Swarovski » de son top.
Mais avec la description du « top », nous basculons déjà vers le Flaubert de L’éducation sentimentale, où la première rencontre entre Frédéric Moreau et Madame Arnoux a pour prétexte la perte d’ « un long châle à bandes violettes ». Les « cristaux Swarovski », objets d’un luxe modéré et accessible, situé entre la joaillerie et l’industrie, évoquent quant à eux la faïencerie de Monsieur Arnoux, à la fois atelier d’art et usine.
Le fantôme de Balzac, enfin, est aisément repérable. Le corps d’Olga est marqué par la révolution de 1989,  il en est l’historiographie vivante. Olga appartient à la classe des beautés russes de l’après perestroïka, comme la femme du colonel Chabert appartient à la classe des beauté d’Empire. Ses vêtements reflètent logiquement cette mutation historique. La mini-jupe est, au même titre que la musique rock, une métonymie de la libération des mœurs, alors que le porte-jarretelles représente un ancien symbole d’oppression retourné en fétiche érotique.
Houellebecq s’inscrit donc dans une triple généalogie écrasante. Et elle ne l’écrase pas. Les trois phrases citées par Pierre Jourde sont aussi, et surtout, houellebecquiennes.

Les campagnes de publicités des multinationales de l’habillement ont popularisé le terme de « top », qui tend à remplacer celui de « haut ». Il serait faux d’affirmer qu’en préférant le premier terme au second, Houellebecq fait un choix marketing. En revanche, cela lui permet d’évoquer un monde dans lequel le marketing occupe une place centrale. De même avec le name dropping du fabricant de cristaux. Y voir un tic ou un maniérisme reviendrait à exiger une périphrase, or cela serait contraire à la tradition de précision de la langue française ; autant demander à Houellebecq d’utiliser Union des Républiques Socialistes Soviétiques, plutôt qu’URSS. Quand le besoin d’un peu de flou, d’un peu de généralisation se fait sentir, Houellebecq est cependant tout à fait capable d’utiliser le pluriel « agences de mannequins », préférable en l’occurrence à un name dropping trop réducteur : ce n’est pas Elite  que Houellebecq veut désigner, mais une région de l’industrie du spectacle.

Le monde d’Olga n’est effectivement pas celui d’Emma Bovary. Il a subi quelques modernisation, et un ou deux décentrements. Mais on y respire aussi mal que dans la Normandie profonde – quoique les choix vestimentaires d’Olga révèlent un sens aigu de l’adaptation. Le style demeure heureusement une respiration possible.
Et ce qui respire encore le mieux aujourd’hui, c’est la phrase houellebecquienne. Jusque dans ces moments de tension érotique les plus haletants :  « Deux bandes de tissus crème nouées derrières son coup, incrustées de petits cristaux, recouvraient ses seins et se rejoignaient à la hauteur du nombril, maintenues par une broche représentant un soleil en métal argenté, avant de s’attacher à une jupe courte et moulante, elle aussi parsemée de cristaux, qui laissait apercevoir l’attache d’un porte-jarretelles blanc. » On remarque à peine la prouesse stylistique : hormis l’évocation rapide du nombril et des seins, Olga est matérialisée sans que son anatomie ne soit atteinte. Peu vêtue, sans être nue, à la manière d’Esther dans La possibilité d’une île, dont l’apparition à l’ouverture du chapitre 13 constitue l’un des sommets de l’art littéraire houellebecquien : « C’était un autre monde, séparé du monde ordinaire par quelques centimètres de tissu – indispensable protection sociale, puisque 90 % des hommes qu’était appelée à rencontrer Esther seraient saisis de l’immédiat désir de la pénétrer. »
Impitoyable et cru, avec juste ce qu’il faut d’arrière-monde pour que l’écriture demeure un art érotique.

Albert Thibaudet, le grand critique littéraire, voyait dans Salammbô un roman entièrement dédié à l’élucidation du mythe de la femme orientale. Olga la Russe n’est effectivement pas un personnage de Dostoïevski ; mais une énigme littéraire, sans doute. La promesse inquiétante d’un monde étranger au notre.

Aurélien Bellanger

 

Ecouter l'émission en intégralité :




Toutes les réactions (7)

1. 13/11/2010 11:50 - chandler

chandlerTout ça me semble très intelligent... vraiment... et c'est bien là le problème de la critique littéraire qui, du fait de son approche analytique, passe à côté de ce qu'il y a d'instinctif et d'irrationnel dans toute création. En somme, il faut savoir se faire bête...
ET SI ON EN FINISSAIT ENFIN AVEC MH ?... Il serait temps, non ? d'autant que le dernier opus de M.Thomas n'est pas ce qu'il a fait de mieux. Mais déjà, son livre avec BHL, aurait dû nous inquiéter au plus au point... ou nous faire éclater de rire.

2. 13/11/2010 12:57 - Hantz

HantzC'est bien la preuve que vous êtes un bien superficiel lecteur, Ennemis publics était justement un livre essentiel sur son travail. Pifou Poche, c'est plus indiqué pour vous il me semble, ne vous embêtez pas avec ces "critiques intelligentes".

3. 13/11/2010 14:22 - lionel

lionelC'est vraiment chouette de défendre le dernier livre d'un auteur de cette façon.
Néanmoins on est poussé à se demander si les critiques de ring, au lieu de décrypter Houellebecq, ne sont pas tout juste en train de découvrir la littérature et ses effets les plus élémentaires. Ça en devient un petit peu embarrassant parfois, car à vouloir être toujours très intelligent, on fini par passer pour un sot. Dans le sillage du Post-Modernisme je crois que Delillo a une bonne longueur d'avance, tant stylistique que narrative.

4. 13/11/2010 17:13 - wetset

wetsetQuelle drôle de bataille que cette émission. Toute la très grosse artillerie a été convoquée et alignée en bons petits soldats servants devant les défenses houellebecquiennes : Stendhal, Balzac, Flaubert, Bernanos (là, avec Bernanos, Jourde s'est à demi-étranglé ; s'il n'avait été dans un studio de radio mais à la tv, peut-être l'eut-on vu chercher du regard la moustache d'un Marcel Béliveau). Ces quatres piliers n'avaient donc pour raison d'être que d'élever un jour le monument Houellebecq !
Je comprend maintenant pourquoi on ne les étudie presque plus à l'école, l'Education Nationale attendait la confirmation ultime du Goncourt pour faire entrer Houellebecq dans les manuels et faire l'économie de 200 années de balbutiements littéraires.
Mais quand on commence à déballer si vite autant de références illustres, je me dis que c'est le propos qui doit en manquer désespérément, de lustre. Le terne extrait lu par Jourde en a bien été la preuve, n'en déplaise à l'auteur de l'article ci-dessus, c'est effectivement sans intérêt.

Aurélien Bellanger d'écrire : "On remarque à peine la prouesse stylistique : hormis l’évocation rapide du nombril et des seins, Olga est matérialisée sans que son anatomie ne soit atteinte.". Vous êtes vraiment sérieux ? Ce passage est une prouesse stylistique ? Dans ce cas je n'ai plus qu'à aller troquer chez le premier bouquiniste du coin ma bibliothèque contre sa collection de Police des Moeurs et autres S.A.S. (je refuserai bien sûr les quelques-uns torchés par Philippe Muray, dont l'absence de prouesses stylistiques se repèrent facilement à un vocabulaire inattendu et de fugaces digressions cultivées, que par inattention il laissa parfois couler sur ces pages sinon prodigieuses).
En effet ce passage lu par Jourde m'a immédiatement fait penser à Belmondo devant sa machine à écrire dans le Magnifique. Cette Olga n'est autre que la Tatiana campée par Jacqueline Bisset, mais en moins classe.

Mais ce qui me dérange le plus en écoutant cette émission c'est quand parmi tous les laudateurs de Houellebecq, il n'y en a pas un, vers la fin de l'émission, et après avoir comparé Houellebecq à Stendhal, Balzac, Dostoïevski, Flaubert ou Bernanos, pour disconvenir qu'effectivement, la Carte et le Territoire n'est pas le meilleur de ses livres, que c'est peut-être même le moins bon.
User de tant d'huiles pour arriver à si peu d'éclat, c'est à douter de la qualité du cuir.

Et puis pourquoi demander aussi le secours du père Thibaudet ? Les illustres cités plus haut ne sont donc pas encore suffisants qu'il faille un poids lourd de plus ?
Thibaudet qui écrivait d'ailleurs dans une critique sur un roman de Paul Bourget (avec lequel Jourde, tentant de ramener un peu tout le monde sur terre, fait un parallèle sans doute plus à la dimension du Houellebecq 2010) : "le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible, le romancier factice les crée avec la ligne unique de sa vie réelle."

Or il semble bien que Houellebecq pénètre de plus en plus dans sa propre oeuvre, il s'y sent de plus en plus à l'aise au point même de s'y immoler. Il y renaîtra peut-être dans le roman suivant pour y vivre cette fois définitivement.



5. 13/11/2010 17:26 - wetset

wetset@lionel : DeLillo est énorme, très très loin devant, et même au-delà. Et que dire de McCarthy dont je viens de finir Méridien de Sang, et qui lui est hallucinant, écrasant, définitif.

6. 13/11/2010 18:07 - chandler

chandler@hantz
Désolé, mais je n'ai pas lu Ennemis Publics... Le plan com' et pognon sentait trop mauvais pour que je dépense 20 euros dans ce genre de produit. Si c ton cas, tu m'en vois désolé et je te donne un conseil gratis : la vie est courte, si courte, alors il s'agit d'opérer une sélection drastique. BHL c comme Nothomb: je ne touche pas de peur de me salir. Libre à toi de perdre ton temps.... et qu'est-ce que t'en as à foutre de savoir comment MH se débrouille pour écrire ? T'as besoin de visiter les cuisines pour apprécier un plat ? t'as besoin qu'un expert analyse ton assiette pour savoir que c du bon ? c'est en cela que l'intelligence et l'analyse ne peuvent rien. Il faut être superficiel par profondeur. Et c'est quoi au fait Pichou poche ?... c'est un livre de Dantec c'est ça?

7. 13/11/2010 19:42 - lionel

lionel@Wetset, bien d 'accord avec vous
Mc Carthy est aussi un très très grand, se plonger dans The border Trilogy est un voyage formidable et est une œuvre exceptionnelle d'économie et de retenu, ou comment combiner de façon fantastique des mots tout simples.
Encore une fois, à gratter une carte trop étroite, on fini par oublier l'étendue du monde qui n'y est pas inscrit. Les grecs eux-mêmes prenaient la précaution d'indiquer, aux bordures de leur cartes alors balbutiantes, et pourtant si avancées pour l'époque : "limites du monde connu".
C'est à se demander si Ring ne commence pas à tourner en rond sur son propre territoire, à défaut de considérer les richesses multiples du monde inconnu...

Ring 2012
Aurélien Bellanger par Aurélien Bellanger

Aurélien Bellanger est né en 1980. Il a publié un essai sur Michel Houellebecq, Houellebecq écrivain romantique, aux éditions Leo scheer en 2010. Il a écrit quelques poèmes, publiés sur son...

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