La grande peur du 21e siècle
SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Guy Millière - le 01/03/2007 - 0 réactions -
Philosophe, économiste, professeur d'histoire des idées et des cultures a Paris VIII, passionné par les États-Unis, Guy Millière est ce que l'on appelle un homme de l'Ouest. Considéré par la presse de gauche comme un intellectuel "mal pensant", il publiera, entre autres, "Pourquoi Bush sera réélu" deux mois avant les présidentielles américaines de 2004 et la réélection effective du leader républicain. Le lendemain de la victoire, il contacta l'attachée de presse de son éditeur pour un bilan médias. Au bord des larmes, ne supportant pas la terrible nouvelle, elle craque en direct, se laisse aller à quelques insultes et vide son sac anti-Bush. L'affaire en restera là mais reste symptomatique du sort réservé aux défenseurs implacables de l'Amérique dans une France encore et toujours ressentimentale et amnésique. Intime de Georges W. Bush et des faucons, le brillant essayiste Guy Millière organise sa vie entre Paris, son institut Turgot relancé cette année, et les États-Unis. Il vous adresse un premier texte sur l'écologie, édifiant.

New York. 2022. Un brouillard de pollution a envahi la surface du globe. La végétation a disparu ainsi que la plupart des espèces animales. Les êtres humains mènent une vie misérable et brève. Tel est le point de départ d'un film de Richard Fleischer, Soleil vert, sorti en salle en 1973. A l'époque, certains créateurs et intellectuels prévoyaient déjà le pire dans un futur proche. Rachel Carson avait publié, en 1962, un ouvrage qui avait rencontré un succès immense, Printemps silencieux. Il y était question des dangers des pesticides pour l'environnement. Le DDT (dichloro-diphényl-trichloroéthane) s'y trouvait tout particulièrement incriminé : sa fabrication et son usage furent conduits vers une quasi extinction jusqu'à cette année 2006 où l'OMS a de nouveau prôné qu'on recoure à lui pour combattre la malaria. La nocivité du DDT pour l'être humain, les animaux et les plantes, dans des conditions normales d'utilisation, n'a, dans l'intervalle, jamais été prouvée. Le nombre de gens qui sont morts de malaria pendant ce temps, lui, se chiffre en millions. Printemps silencieux a montré le pouvoir de la rumeur et la possibilité de disséminer de grandes peurs dans les temps modernes au nom de la préservation de l'environnement. Nul ne peut savoir si les scénaristes de Soleil vert ont lu Printemps silencieux, mais il est incontestable qu'ils en ont entendu parler et qu'ils se sont placés dans le sillage du courant qui se dessinait.
En 1973, les thèses développées par Paul Ehrlich dans The Population Bomb (1968) étaient déjà très répandues : Ehrlich y prévoyait avec une certitude « scientifique » une « croissance incontrôlable » de la population, des famines de masse jusque dans le monde développé, une impossibilité de produire davantage de nourriture en raison des dommages déjà causés à la nature. Trois ans plus tard, en 1976, un journaliste appelé Lowell Ponte publiait un autre ouvrage au succès planétaire appelé The Cooling. Il y était question, « rapports scientifiques » à l'appui, d'un refroidissement planétaire global, de l'irruption d'un nouvel âge glaciaire dont l'humanité aurait précipité l'avènement. En 1972, le Club de Rome avait fait paraître son retentissant traité appelé Les limites de la croissance où il était question du risque d'épuisement des ressources rares et de la nécessité d'envisager une croissance zéro, voire une croissance négative. Selon les auteurs, les ressources pétrolières auraient dû être totalement épuisées en 1992. Des dates aussi précises étaient envisagées pour d'autres matières premières.
En ce début de vingt-et-unième siècle où nous sommes, trois décennies ont passé depuis tout cela. La « croissance incontrôlable » de la population n'a pas eu lieu. Pas davantage que les famines de masse, le refroidissement global ou l'épuisement des ressources rares. Rumeurs et grandes peurs n'ont, pour autant, pas cessé. Depuis une vingtaine d'années, on parle, plutôt de réchauffement global, de la nécessité d'assurer un « développement durable » et de préserver la « biodiversité ». Le « Sommet de la terre » organisé à Rio de Janeiro en 1992 a incarné et concrétisé le passage des anciennes aux nouvelles thématiques. Il a été suivi par l'élaboration du protocole de Kyoto en 1997, le sommet de Johannesburg en 2002, le sommet de Nairobi qui vient de se tenir. Des films ont été réalisés. Le jour d'après en 2004, où il est question (variation intéressante) d'une glaciation qui serait provoquée par le réchauffement. Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim où l'ancien vice-président des Etats-Unis Al Gore explique en détails que le temps est compté si nous voulons échapper à l'ultime désastre. Des séries télévisées ont vu le jour dont la plus récente, en France, porte la signature de Yann Arthus-Betrand, talentueux photographe. Des livres sont publiés. Des discours sont tenus. Des rapports sont rédigés, tels celui présenté voici peu par Nicholas Stern, ancien économiste à la Banque Mondiale, à l'attention du gouvernement britannique. Des célébrités médiatiques comme Nicolas Hulot s'engagent, disent elles aussi que le temps presse, parlent de candidature à l'élection présidentielle, et elles sont écoutées, voire courtisées. Une forme de terreur intellectuelle s'installe : Claude Allègre, pourtant éminent scientifique, a provoqué un tollé médiatique en osant s'interroger à haute voix sur tel ou tel point du discours ambiant. Margaret Beckett, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, a, dans une interview, procédé à une comparaison entre ceux qui doutent du «réchauffement » et les terroristes islamistes.
Je ne doute pas un seul instant de la bonne volonté de tous ceux qui, de bonne foi, pensent que l'heure est grave. Et précisément, au vu de la gravité des affirmations de ceux qui tiennent des discours apocalyptiques, au vu de l'ampleur des transformations économiques et sociales proposées par ceux qui parlent aujourd'hui d'apocalypse pour demain, au vu aussi de ce que sont devenus des discours apocalyptiques à peine plus vieux, il me semble nécessaire de faire preuve d'autant de rigueur intellectuelle que possible.
D'abord : est-on certain que l'on assiste à une phase de réchauffement ? La réponse est oui. Dire que ce réchauffement est le fruit des activités humaines est, par contre, très loin d'être établi. Comme tous les historiens le savent, le climat a beaucoup varié sur terre au fil des siècles et des millénaires. Il y a eu des périodes très froides où l'Europe et l'Amérique du Nord étaient couvertes de glaciers. Il y a eu des périodes plus chaudes, d'autres un peu plus froides. Voici un millénaire, le Groenland était vert et cultivé. Au temps de Louis XIV, il pouvait geler en été à Versailles. Les années 1850-1940 ont vu un réchauffement s'opérer. Trente cinq années de refroidissement ont suivi. Vint ensuite un léger réchauffement qui se poursuit aujourd'hui. Aucune donnée ne montre que ces diverses fluctuations ont été provoquées par l'activité des hommes.
L'obnubilation sur le dioxyde de carbone (CO2) pourrait conduire, par ailleurs, à oublier que le principal gaz à effet de serre est la vapeur d'eau, dont la quantité dans l'atmosphère connaît d'amples fluctuations sur lesquelles les hommes n'ont, là encore, pas de prise. La part de dioxyde de carbone venant des activités humaines représente, quant à elle, 25% du total seulement. Un doublement de la quantité de CO2 dans l'atmosphère au cours du siècle qui commence (et si elle devait être d'origine humaine, cela représenterait bien davantage qu'un doublement des émissions de CO2) déboucherait, selon les données scientifiques disponibles, sur une augmentation moyenne de température inférieure à un degré centigrade. Comme le démontre Lord Monckton dans un article du Sunday Telegraph du 5 novembre dernier, une telle variation de température aurait un effet négligeable. Lord Monckton ouvre, comme d'autres chercheurs, une autre piste pour expliquer les fluctuations climatiques : l'activité du soleil. Et force est de constater que les êtres humains n'ont aucune influence sur le soleil.
Que les activités humaines puissent entraîner de la pollution, voire des catastrophes, est exact. Qu'elles soient essentiellement responsables du réchauffement actuel ne peut, à l'évidence qu'être mis en doute. Qu'elles fassent courir un risque grave en ce domaine dans le futur proche ne repose sur aucun fondement sérieux. Le niveau de la mer, dont on parle beaucoup, s'élève depuis des décennies, quoi que fassent les hommes, au rythme d'environ deux millimètres par an et le rythme n'a subi aucune modification récente. La température des océans semble avoir baissé au cours des deux années écoulées. L'Antarctique a connu un processus de fonte régulier au cours des six derniers millénaires, mais s'est refroidi au cours des trente dernières années. Les prévisions énoncées par les Nations Unies et reprises par divers groupes écologistes reposent sur des modèles mathématiques étroitement dépendants des données qu'on y inclut, et qui sont loin d'être exhaustives.
Si, maintenant, et pour un instant, laissant entre parenthèses tout ce que je viens d'écrire, l'on se plaçait dans le cadre des hypothèses selon lesquelles le réchauffement est dû aux activités humaines, resterait à évaluer le sérieux des mesures de lutte proposées. Et là encore, on ne peut qu'être très dubitatif.
Pour ce qui concerne le protocole de Kyoto, autant le dire, d'emblée, il serait d'une efficacité proche de zéro. Les signataires devaient, selon le texte initial, abaisser (par rapport aux chiffres de 1990) leurs émissions de CO2 de 5% à l'horizon 2012. Aucun abaissement significatif n'a été constaté jusqu'à présent. Aucun ne sera vraisemblablement constaté dans les années à venir. Nombre de pays signataires de Kyoto, au delà des discours, n'entendent pas aggraver leurs problèmes de croissance. Et cela n'a aucune importance dès lors que les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, l'Inde et la Chine, refuseront, de toutes façons, de se soumettre à des contraintes absurdes qui signifieraient l'anéantissement de leurs efforts économiques.
Les propositions du rapport Stern coûteraient planétairement plus de 300 milliards d'euros par an à mettre en oeuvre, ce qui serait très cher payé pour suivre des recommandations extrêmement peu fondées. Les propositions de monsieur Hulot en France coûteraient cher, elles aussi, et leur mise en oeuvre serait plus inefficace et dérisoire encore que la mise en oeuvre des propositions de Stern dès lors qu'elles se limiteraient à un seul pays, qui représente une quantité infime des émissions de « gaz à effets de serre » d'origine humaine.
Des solutions permettant de répondre aux très hypothétiques hypothèses catastrophistes énoncées impliqueraient, de surcroît, un gouvernement mondial, une coercition planétaire à laquelle nul ne devrait pouvoir échapper, l'imposition globale de bien davantage que les mesures prévues par le protocole de Kyoto, une croissance globale nulle suivie d'une décroissance, autrement dit, la destruction de la démocratie, de la liberté et du développement économique et social tel que nous le connaissons. Ce qui n'est pas envisageable. Même ceux que le catastrophisme ambiant inquiète ne semblent, à quelques rares exceptions près, pas désireux de changer radicalement et définitivement leur mode de vie. Et c'est logique : les hommes au fil des siècles ont réagi concrètement quand des problèmes concrets se posaient à eux, pas quand les problèmes évoqués restaient de l'ordre de l'hypothèse.
Tous les indices sont là pour montrer qu'on est en présence d'une grande rumeur, d'un mouvement d'inquiétude sans grands fondements, d'une grande peur du 21é siècle qui vient succéder aux grandes peurs qui ont précédé. Les grandes peurs suscitent des mouvements d'opinion, des gens prennent la posture du prophète de malheur, des hommes politiques en tirent des budgets et des moyens de rêver de réglementations planétaires ou de gouvernement mondial. Des scientifiques, ce qui est plus regrettable, se font complices de la grande peur, comme ils se sont fait complices d'autres grandes peurs autrefois. Il reste à souhaiter que la grande peur retombe, comme les autres grandes peurs et qu'on puisse enfin se consacrer aux réels problèmes de la planète.
On peut craindre néanmoins que, pour quelque temps encore, des effets secondaires de la grande peur se fassent sentir. Les plus anodines sont, aujourd'hui, les publicités incitant à faire un « geste » contre le réchauffement en ne laissant aucun appareil électronique en veille ou en renonçant à prendre des bains. Celles qui conduisent à privilégier les transports en commun et à lutter contre le tout automobile sont, elles aussi, d'un impact relativement mineur, quand bien même elles occasionnent des gaspillages de temps et d'argent. Les taxes diverses que plusieurs gouvernements ont fait voter ou entendent mettre en oeuvre ont, elles, un impact plus délétère, tout comme les mesures protectionnistes envisagées en Europe contre les produits issus de pays étiquetés « écologiquement incorrects ». Les phobies qu'on dissémine, elles, peuvent tuer, aussi sûrement que le rejet du DDT a tué et tue encore.
Les problèmes essentiels qui se rencontrent sur la planète, déforestations ou pollutions extrêmes, déforestations ou désertifications, résultent du sous-développement et de l'absence de droits de propriété. On ne peut y répondre efficacement que par le développement, les innovations technologiques, la liberté d'entreprendre, pas par des dispositifs bureaucratiques ou des « fonds d'adaptation» qui ne sont que de nouvelles formes des aides d'Etat à Etat, dont l'inefficacité et l'effet corrupteur ne sont plus à démontrer. Deux milliards d'êtres humains ne disposent toujours pas d'électricité, et, devant utiliser le bois, le charbon ou le charbon de bois pour cuisiner ou se chauffer, meurent chaque année par milliers de maladies pulmonaires. Un peu plus d'un milliard d'êtres humains n'a pas accès à l'eau potable, non par manque d'eau, mais par absence de technologies permettant de disposer d'eau ou d'une eau non souillée.
Le relatif échec de la récente conférence de Nairobi découle clairement du refus de pays qui sortent tout juste de la misère ou qui y sont encore enlisés de se voir imposer des restrictions qui ne feraient qu'aggraver leurs problèmes. « Nous devons choisir entre améliorer le sort des plus miséreux au sein de notre population ou réduire nos émissions de CO2 pour satisfaire les pays développés. Nous ne pouvons faire les deux », a déclaré Surya P. Sethi, représentant de l'Inde à Nairobi. Avant d'ajouter que son pays choisissait, au vu des données disponibles, d'améliorer le sort des plus miséreux. Sa parole était celle de l'humanisme et de la raison.
Agiter une grande peur dans le monde développé est déjà une activité vaine et délétère. Imposer les séquelles possibles de cette grande peur à des gens qui ont déjà des difficultés à survivre est un comportement immoral et répréhensible. Plus de quarante ans après la parution de Printemps silencieux, plus de trente ans après les affirmations absurdes du Club de Rome, de Paul Ehrlich et de ceux qui prévoyaient le grand refroidissement, un certain nombre de gens devraient, en tous cas, pour le moins, faire preuve de bien davantage d'humilité.
Guy Millière
Bibliographie de Guy Millière Pourquoi la France ne fait plus rêver, 2006
Le futur selon George W. Bush, octobre 2005
Pourquoi Bush sera réélu, Editions Michalon, 9 septembre 2004
Qui a peur de l'islam ? Editions Michalon, mars 2004
Ce que veut Bush, Editions La Martinière, mai 2003
Ecrits personnels de Ronald Reagan, Traduction, présentation, et annotations de Guy Millière, éditions du Rocher, janvier 2003
Un goût de cendres…, éditions François-Xavier de Guibert, avril 2002
L'Amérique monde, éditions François-Xavier de Guibert, novembre 2000
Aux sources du modèle libéral français (Ouvrage collectif sous la direction d'Alain Madelin) Editions Perrin, novembre 1997, 477 pages
Mise à mort des “cultures populaires” Gilles Servat, Syros, 1982 Collection « Combat culturel »
Chansons politiques d'aujourd'hui, Syros, 1981,
Une Torpeur française, Editions Hallier, avril 1979,
Québec, le chant des possibles Editions Albin Michel 1979 collection rock & folk Format
Gilles Servat, Editions Seghers, 1978 Biographie Guy Millière (né en 1950 à Marseille) est un professeur et un écrivain français.
Guy Millière est titulaire d'un doctorat du troisième cycle en littérature, d'un autre en Sociologie culturelle et d'un doctorat d'État en Philosophie. Enseignant à l'Université de Paris VIII en Licence d'« Information et communication ».
Visiting Professor à la California State University, Long Beach
Conférencier pour la Banque de France.
Enseignant à Sciences po
Éditorialiste à la Metula News Agency
Israël Magazine
FrontPage Magazine
Les Quatre Vérités
upjf.org
Membre du comité de rédaction d'Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman
Rédacteur en chef de la revue Liberalia de 1989 à 1992.
Vice-Président de l'Institut de l'Europe libre et Directeur délégué
Membre du Conseil scientifique de l'Institut Turgot
Directeur de l'Institut Turgot
Soyez le premier à réagir
|
 Articles les plus lus A l’école de l’antimodernitéPuisque nous sommes en début d’année, puisque cette année sera politique ô combien, puisque, on me permettra cette très vaniteuse remarque, ma troisième saison au Ring commence aujourd’hui,... Etta d’AmériqueEncore une star de moins sur le walk of fame. C’est à croire que des étoiles qui constellent notre ciel, ce sont les plus petites qui brillent le plus. Et celles dont on oublie le nom. Un petit... Hollande, voyage dans l'intellect d'un fromage en maturationMais un fromage à 60%, tout de même. Ça y est, François Hollande a mis des mots sur son « programme ». Un
programme en deux points : rêve et égalité. Sérieusement, qui François... "La tragédie de 1915", génocide en superdiscountEn 1987, le Conseil de l'Europe a reconnu une première fois le génocide arménien, en 2001, il y a eu la loi mémorielle à l'initiative de Jean-Claude Gaudin, maire de la ville à la plus grande... Einstein On The Beach : un jeu sur la courbe du tempsIl est des événements musicaux qui ont la fulgurance et la rareté des phénomènes astronomiques. Aussi ne passez pas à côté du remontage exceptionnel d’Einstein On The beach, apothéose... Les étoiles 2011 de Dantec"Il vaut mieux attraper la peste que rencontrer certaines personnes ; à l'inverse, on ne pourrait vivre en passant à côté de certaines rencontres" ("Manuel de survie en territoire zéro").Maurice... Le superbe top 50 des FrançaisPuisqu'on
vous dit que vous les aimez.
"TOP 50 :
contre la crise, rire, métissage et proximité", voilà comment on nous
présente le "sondage-événement" du JDD, censé établir la liste... Rachida Dati creuse son FillonQue le Premier ministre me pardonne ce jeu de mots sur son nom pour le titre de ce billet mais il est vrai qu'il convient de ramener à sa juste mesure la guerre que depuis quelque temps Rachida Dati... Sécurité routière : l'arnaque extra-largePuisque dans ce domaine, la répression règne sans partage sur la prévention, sans que ça n'indigne personne, pas même Stéphane Hessel. Rééquilibrons les choses en faisant un peu de... Dans l'enfer de Gotham magazineÀ côté d'un journal moderne, même le candidat du NPA devient enthousiasmant. Et pour cause : être ennuyeux, c'est ce qu'on demande aux journalistes. Aux journalistes régionaux en particulier... Poudlard for ever A Raphaël Juldé, dernier arrivé à Poudlard mais premier reçu aux buses et aux aspics (maison Poufsouffle), et qui, d’après le professeur Trelawney rencontrera plus tôt qu’il ne le croit... Gennevilliers - Asnières : 1-0Il y a un peu plus d'une semaine, Samy, adolescent de 15 ans de la cité des Courtilles à Asnières, succombait à une blessure à l'arme blanche qui lui avait été infligée par une bande rivale... Rokhaya Diallo, l’antiracisme à visage inhumain« Non seulement les races n’existent pas, mais en plus, elles sont toutes égales » (proverbe de Jalons)Je viens de finir Racisme : mode d’emploi de Rokhaya Diallo, et je sais désormais que je... Séduction du conspirationnisme : Umberto EcoEntretien avec Pierre-André Taguieff (propos recueillis par Paul-François Paoli)Philosophe, politologue en historien des idées, Pierre-André Taguieff, qui prépare un nouveau livre sur les... Joue-la comme BacharDans un monde arabe en pleine tempête, un pays d’irréductibles baathistes résiste aux bourrasques de la revendication 2.0. La Syrie de Bachar Al-Assad prête le flanc à la critique mais ne plie... Pour qui les révolutions sont-elles une bonne nouvelle ?En dehors d'avoir été une excellente occasion pour descendre MAM et quelques ambassadeurs, ce qui se passe en Tunisie, en Égypte, en Libye et dans une moindre mesure (pour l'instant) dans... Les révoltes arabes, les intellectuels français et la pensée "complexe"Voici deux mois, le jeune Mohamed El-Bouazizi décédait l’hôpital de Ben Arous, et la Tunisie s’embrasait, entraînant à sa suite nombre de pays arabes. Voilà un mois, un étrange débat... Corpus Christi : douze heures pour tuer le ChristDouze thèmes principaux, autant d'heures de bobine, 27 spécialistes, les ovations de toute la bonne presse française. Corpus Christi, série de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, ressemble à... Faces Of Jesus : les figures et la parole du Christ dans le rockFoi profonde, révélation, référence culturelle inévitable, sujet de plaisanterie, de provocation, démarche commerciale, la figure, ou plutôt Les figures du Christ sont une source... In Xto Rege : à la recherche du Jésus historiqueLe premier thema Ring 2011 se déploiera sur neuf textes articulés autour des questions centrales posées par la matérialité de Jésus de Nazareth, la Passion, les reliques, leurs valeurs... La Passion du Christ : retour sur un scandaleEcrits en avril 2004, ces trois textes au lyrisme parfois naïf constituèrent mon entrée dans la blogosphère littéraire. Malgré leurs évidents défauts, ils me semblent encore pouvoir... Le suaire de Manoppello révèle le visage du ChristOn connaît le linceul de Turin, ce grand morceau de lin sur lequel l’image du corps entier du Christ mort est incrustée. On connaît l’histoire de la photographie de 1898 révélant que... Trois tombeaux pour le Christ La tombe du Christ en Inde ? À Talpiot ? Peu importe, on veut bien y croire, pourvu qu'elles démentent les Évangiles. Retour sur les nouveaux X-files à la mode autour du Jésus historique.Le... Et si le Diable était anglais ?"Je crois qu'il est temps de tourner la page sur les politiques du passé qui ont échoué". Quelques mois après Angela Merkel, c'est au tour de David Cameron de donner un gros coup de pioche dans... John Barry [1933-2011]Sa Majesté n’en revient pas, Bond en perd son flegme, et Danny Wilde son humour. Le toujours élégant John Barry a joué lui-même son œuvre ultime: sa propre mort. Si ce n’est pas cela, le... La guerre dans le Nevada [dossier spécial]Depuis ses débuts, Red Flag a entraîné les pilotes à survivre à leurs
dix premières missions de combat. Toutefois, plus les opérations
aériennes sont devenues complexes, plus la pression... On a retrouvé la tête de Laëtitia PerraisMardi après midi, la terrible nouvelle est tombée : une tête a été retrouvée dans un étang de 20 mètres de profondeur, à Lavau-sur-Loire. Selon les premières constatations, cette tête... Ainsi parlait ZaraDebbouztraPresque par bonheur, on l'avait oublié. Le revoilà. Jamel Debbouze a choisi l'Express (c'est de circonstance, il y a vraiment quelque chose de ferroviaire dans cet entretien) pour exercer son... Y a-t-il un futur euthanasié par ici ?Le texte qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, examiné mardi au sénat, a été supprimé par deux amendements. S'il y avait bien quelque chose à supprimer, c'était ce texte, n’importe... Céline, commémoration pour une autre foisFinalement, qu’est-ce qu’on s’en fout que Céline ne fasse pas partie des commémorations officielles de 2011 ! Que vaudrait d’abord un écrivain célébré par la République dont les... Céline rattrapé par la mémoireSors d'ici, Louis-Ferdinand ! La République a choisi : l'ignoble sera au dessus du grand, pour l'éternité. Il ne faut pas célébrer le génie, parce qu'il est parfois antisémite. Oui, Céline... Ben Laden choisit la France, et la France son destinBen Laden menace la France. On a envie de dire que c’est trop d’honneur ! Se voir hissé au niveau des grandes puissances qui menacent sa petite entreprise flatte notre ego d’anciens... Broadcast : the dream is overChanteuse et icône du groupe, Trish Keenan n’est plus. La grande sœur idéale s’en est allée planer au dessus des nimbus qui plombent Birmingham. Avant que de sombrer dans l’oubli, laissons... La fille du Diable est dans la PlacePour les politiques, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que le Diable a pris sa retraite. La mauvaise, c'est qu'il a une fille, que cette fille lui ressemble et qu'elle a pris... Tunisie année zéroL’histoire n’est pas finie. Telle est l’antienne récitée par les média français contempteurs tardifs du régime de Ben Ali. L’improbable « Révolution du jasmin », par sa force... Marine Le Pen : réseaux & paradoxesAlors que Marine Le Pen vient de remporter, sans surprise, les « primaires » du FN en succédant à son père à la présidence du FN avec 67% des suffrages, balayant d'un revers de main son... 2010, l'année des dérapagesMyard, Morano, Gaudin, Longuet, Frêche, Fabius, Siné, Vals, Mélenchon, Zemmour, Pagny, Guerlain, Séguela, Ménard, Hortefeux, etc. Leur point commun ? Ils ont dérapé. Attachez vos ceintures,... Benoît XVI - Un cœur intelligentLecture de Lumière du monde, un entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald : Lumière des siècles contre siècle des lumières.Les communistes avaient tenté de se débarrasser de Jean-Paul II... Cold Wave is not dead : le zéro absolu du rockLa Cold Wave, cette déferlante qui vient ronger comme l’azote liquide les piliers du post-punk balbutiant et tentaculaire, emporte les âmes au cœur de l’hiver thermonucléaire. Balade... Zemmour, le dérapeurVous avez raté les articles de Libé et Rue89 sur le procès d’Eric Zemmour ? Pire ! vous les avez lus mais êtes restés sur votre faim ? Les pingres ! Même pas un « pétainiste », ni même un... Robert Brasillach : le procès expédiéIl en va de certains écrivains comme des maladies vénériennes. Tout le monde les connaît mais personne n'en parle. Ainsi de Robert Brasillach dont il suffit de prononcer le nom au beau milieu... L'Arizona, capitale de la haine ?Six morts, douze blessés. C'est le terrible bilan de la fusillade qui a éclaté samedi dernier, dans l'Arizona, lors d'une réunion politique. Parmi les blessés, la parlementaire démocrate... Requiem pour une sexualité d'EtatFaut-il des assistants sexuels pour "soulager" les handicapés ? C'est la question que posent a priori sérieusement certains députés, en particulier Jean-François Chossy, de l'UMP. Notre époque... Du bon et du mauvais usage de l’indignationIl est sympathique ce Stéphane Hessel avec sa gueule du vieux qui sait et son histoire héroïque de grand résistant, grand bourgeois, grand lettré, grand amoureux des femmes (il en a eu cinq... Jacques Vergès, Roland Dumas et la moralité de la défenseCela faisait quelque temps que j'avais l'intention de consacrer un billet à cette interrogation : La défense est-elle morale ? Elle a été formulée à la rentrée du Jeune Barreau du Val d'Oise... Terreur et martyre : il était minuit à AlexandrieIl était minuit à Alexandrie.« Le martyre est l’expression absolue de notre amour » Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen de Kirkouk Alexandrie, Egypte. 2010 vit ses derniers instants, tels ces... Assises islamisation : c'est la lutte prime-timeLa jurisprudence Marine Le Pen est passée par là : se demander si
les musulmans peuvent être "trop", sous des latitudes où il faut bien
reconnaitre qu'ils se sont séculairement contentés... Joy Division par Kevin CumminsLou Reed voulait que son bijou, Berlin, soit « un film pour les oreilles ». Avec ce recueil sobrement intitulé Joy Division, Kevin Cummins nous offre le son pour les yeux. Entrez dans la... Chemins de travers« Voici un étrange monstre », aurait (re)dit Corneille. La pièce que nous donne à lire Ariane Chemin dans son article sur le souper Houellebecq-Sarkozy du 14 novembre, pour être somme toute... Occupation des rues : un dérapage collectif ?«Je réitère qu’un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République. Oui il y a occupation et il y a... PS : les intermittents de la réalité en tournéeMême si Benoît Hamon doit en être à sa quarantième boite de Valium, il faut reconnaitre qu'il n'y a que le PS pour égayer ainsi nos froides soirées d'hiver. Tout d'abord, l'ineffable... Wikileaks, le napster des ambassades ?Parce que Wikileaks s’opposait à l’ordre établi, on l’a cru de gauche. Pour autant, l’entreprise est-elle révolutionnaire ? Oui, autant que Montesquieu peut l’être. Mais son alliance... "Bertrand Cantat ne pouvait plus écrire la moindre strophe."Biographe de Bashung, chroniqueur historique des Inrockuptibles, l'écrivain Marc Besse est aussi l'un des rares spécialistes de Noir Désir. Proche du groupe, cet écorché vif ne pouvait rester... Blondeincendiaire.com : the murder chat room(reportage vidéo à ne pas louper en fin de chronique)Au moment où Wikileaks relance le débat sur la place de la transparence dans la vie démocratique avec ses soit-disantes « révélations »... Cantona : quand wall street veut casser la banqueCantona, qui envisage désormais la lucarne de l'Elysée, avait créé la polémique en 2011 avec sa première tentative de "révolution". Retour, avec Laurent Obertone, sur le premier coup de poker... Les Suisses sont-ils un exemple ?WikiLeaks, avec la publication scandaleuse d'une multitude de dépêches de la diplomatie américaine, a fait passer au second plan le résultat de la "votation" suisse qui a approuvé par... Quelques traces de rouge à lèvres…Et si Alain Bashung avait trouvé dans l’art de la reprise, un sens pour sa propre musique ? Voilà la relecture de l’œuvre que propose « Osez Bashung », un double album compilatoire qui met... Le Jihad global en voie de disparitionLes faits démontrent l'immense écart entre l'affolement politico-médiatique et la débandade djihadiste.Vers la fin d’une finale de championnat d’échecs, le connaisseur, jusqu’alors... Teresa Cremisi nous répond sur l'affaire Florent GallaireAncien bras droit d'Antoine Gallimard, Teresa Cremisi est depuis 2005 PDG de Flammarion. Éditrice de Michel Houellebecq, la numéro 2 du groupe Corriere Della Sera répond aux questions soulevées... Exil(s) ExpressGéraldine Woessner a été reçue au domicile de Maurice G. Dantec à Montréal. Une conversation autour de l'exil, du Québec, de l'hexagone et ses écrivains, du roman qu'il prépare pour 2011 et... Vers un Indice de Bonheur BrutNous sommes de plus en plus tristes. Gallup. C'est Gallup qui le dit – le plus grand imposteur statistique que la terre ait jamais enfanté. En tout cas les anglais semblent pas très heureux. 52%... Préservatif : et si le Pape avait raison ?Une rare unanimité associative et journalistique devrait aussitôt éveiller les soupçons. On entendait parler "d'avancée", de "pas en avant"… On entendait des associations "saluer" les propos... Et si les chômeurs ne chômaient plus ?Faire travailler les chômeurs, voilà "une joyeuse bonne idée", comme dirait Jolitorax, dans Astérix chez les Bretons. Bon, dans l'absolu, c'est n'est pas nouveau. Parait que François Mitterrand... Les banlieues hallucinées de la "sociologie critique"Précisions : sur qui s’appuyer pour faire la révolution ?Comme dernier avatar après bien d’autres (on le verra plus bas), le bas clergé académique, tendance « sociologie critique », nous... Droit de réponse à Pierre CormaryDroit de réponse d'Yves Bernanos à Pierre Cormary.Un article très récent de Pierre Cormary, publié dans Ring, vient de porter atteinte à la mémoire de mon grand-père, Georges Bernanos. J'en...
 |