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La fabrique du progressiste

SURLERING.COM - FRANCE - par Roman Bernard - le 16/02/2010 - 13 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B



On parle beaucoup, aujourd'hui, de la « crise de l'école ». La question des méthodes pédagogiques est abondamment traitée, celle des structures l'est beaucoup moins. Ce sont pourtant ces structures qui permettent aux syndicats d'enseignants de gauche et d'extrême-gauche de généraliser l'inculcation des valeurs progressistes à l'ensemble des élèves du pays.

En 2005, le professeur-essayiste Jean-Paul Brighelli avait diagnostiqué la mort de l'école dans sa Fabrique du crétin. Comme cela arrive parfois dans le débat public français, le constat était le bon, l'interprétation des causes étant, elle, totalement erronée. Brighelli, ancien trotskyste, attribuait au « néo-libéralisme » la crise de l'école. Pour lui, le « pédagogisme » prôné par son éternel ennemi, l'influent Philippe Meirieu, était une arme du libéralisme pour faire des élèves des consommateurs abrutis et les rendre ainsi incapables de faire la Révolution prolétarienne. Rappelons que le même Philippe Meirieu préconisait aux professeurs de français de faire lire des notices de machine à laver à leurs élèves, plutôt que de leur infliger la lecture de grands classiques bourgeois, et donc élitistes.

Exception faite de cette anecdote qui en dit long sur le mépris des « pédagogues » pour leurs élèves, l'attribution du décès de l'école au capitalisme ne tient pas : l'Éducation nationale est un monopole étatique, et l'idée-même que les parents puissent librement choisir l'école de leurs enfants est systématiquement dénoncée par les syndicats comme une entrave au sacro-saint principe d'égalité.

Mais il y a plus grave : au centre, et même à droite, les idées brighellistes ont une audience certaine, Brighelli dénonçant les pratiques pédagogiques qui ont cours depuis que l'école a été abandonnée aux syndicats d'extrême-gauche. Il suffirait, pour la droite jacobine et bonapartiste, de changer les mauvaises méthodes pour sauver l'école. Sans réfléchir davantage sur les structures technocratiques qui ont permis que ces mauvaises méthodes puissent être généralisées à toutes les écoles d'un pays...

C'est précisément le problème que posent les programmes scolaires. Tant que les administrateurs de l'Éducation nationale auront le pouvoir d'imposer des programmes à tous les petits Français, ils pourront ainsi instiller dans ces programmes des convictions politiques plutôt orientées... à gauche.

Les Français n'apprendront plus le baptême de Clovis


Ainsi, le mois dernier, apprenait-on que le programme d'histoire de cinquième allait allègrement faire l'impasse sur le baptême de Clovis, événement jugé mineur et auquel on a préféré substituer l’Inde des Guptas, la Chine des Hans, l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire Songhaï ou le Monomotapa... La géographie n'est pas non plus épargnée. Les petits cinquièmes se verront inculquer les enjeux du développement durable, vus sous un angle démographique (permettant ainsi d'expliquer l'afflux massif de populations africaines en Europe par le fameux « réchauffement climatique »), l'inégalité de développement des sociétés du monde en matière d'éducation, de santé, de vulnérabilité aux catastrophes naturelles. On imagine d'ici certains syndicalistes, accessoirement professeurs d'histoire-géographie, larmoyer sur les victimes du séisme haïtien, avant de dénoncer le sous-développement chronique d'Haïti, forcément dû à l'Occident capitaliste et non à la culture du pays. Enfin, les géographes en herbe folle apprendront que l'eau, les ressources alimentaires et énergétiques étant fort limitées, il convient de les « gérer », autrement dit de les collectiviser...

Le programme d'éducation civique, associé à celui d'histoire-géographie, est encore plus révélateur : le premier chapitre est consacré à « des êtres humains, une seule humanité », le second chapitre allant beaucoup plus loin avec « les identités multiples de la personne ». « On s’appuie sur des exemples de figures littéraires ou sur l’expérience et les représentations des élèves pour montrer que l’identité est à la fois singulière, multiple et partagée », expliquent les (re)programmateurs.

Autrement dit, une porte laissée grande ouverte à l'imposition de la théorie dite du « Gender »...

On pourrait penser, continuant notre réflexion sur le caractère « soviétiforme »   des structures de l'Éducation nationale et des dérives qu'il entraîne, que seuls les programmes du collège unique sont affectés. Le lycée général, naguère dévolu à la découverte des humanités classiques, serait épargné.

Le christianisme vu comme une religion parmi d'autres

 

Las ! Le lycée général n'a pas échappé au réalignement des programmes vers des thèses encore plus orientées qu'elles ne l'étaient jusqu'ici. Alors que le lycée est censé, après un parcours commun au collège, répartir les élèves selon leur profil (général, technologique, professionnel), les réformateurs « de droite » du ministère ont décidé que le lycée devrait désormais être un lycée... « pour tous ».

L'avant-programme d'histoire-géographie de seconde présente une étrange similitude avec le programme de cinquième évoqué plus haut. Alors que le programme actuel cherche dans le passé les fondements du monde contemporain, à travers la démocratie athénienne, le christianisme ou la Révolution française, il s'agit désormais d'élargir le regard vers les « mondes perdus », des Celtes d'avant la romanisation à la Chine des Ming ou à la Mexico des Aztèques. Une idée qui fait écho à celle exprimée par le ministre de l'« Identité nationale », Éric Besson, selon laquelle les élèves devraient connaître  « les mondes dont nous venons ». Exit donc l'étude spécifique de la naissance du christianisme, place aux religions au pluriel, dont le christianisme ne serait qu'un simple élément.

Tout comme dans le programme de cinquième, l'avant-programme de géographie de seconde met l'accent sur le « développement durable », et invite donc à réfléchir à « d'autres modes de développement », comme si le rôle des élèves, et même des professeurs, était comparable à celui des chercheurs chargés de plancher sur ces questions complexes. Il s'agit moins, en définitive, d'éveiller les enfants au monde que de les mobiliser sur des thématiques éminemment politiques.

Comment réfléchir en classe sur « d'autres modes de développement » sans que le cours dérive vers une discussion de café du commerce sur l'urgence à « sauver la planète » en étant « responsable » ?

Et donc à exiger l'implantation d'éoliennes dans le paysage, alors que leur utilité est très douteuse ?

Si l'on voulait concilier l'approche de Jean-Paul Brighelli et la nôtre, l'on pourrait qualifier l'école actuelle de « fabrique du crétin progressiste », même si la redondance de la formule peut déplaire.

Elle décrirait bien, en tout cas, l'image qu'envoie une école où l'on se gargarise dès l'école primaire d'Europe des 27, mais où l'on omet d'apprendre aux élèves à placer les pays européens sur une carte.

Roman Bernard


Toutes les réactions (13)

1. 16/02/2010 04:01 - Oblomovitch

OblomovitchDans un "pays", disons un "Etat" qui fait de l'égalitarisme surunifiant sa clef de voute, logique de viser un collectivisation de la pensée et du/des savoirs. En outre dans sa volonté concomittante de "pacification", logique aussi de noyer les différences, de ne pas oser dire les divergences et les points de rupture, logique aussi de vouloir noyer le "poisson" de la Vérité vivante et dynamique dans le grand flot "d'amour-tout-le-monde-il-est-beau" de néo-spiritualités nécrosées...

2. 17/02/2010 14:02 - M FRICHE

M FRICHENous ne pouvons plus rien pour l'éducation nationale (et pour tout ce qui est national d'ailleurs), mais nous pouvons faire encore quelque chose pour nos enfants. Créons des écoles réellement libres pour faire en sorte qu'ils apprennent ce qui nous fait déjà défaut.

3. 17/02/2010 14:40 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneOui, M. Friche, le problème, c'est que ce sera de plus en plus dur. Et dans une telle société, sans vouloir être pessimiste, le savoir ne leur servira qu'à se désoler du monde. Il faut aussi leur apprendre à rire.

4. 17/02/2010 15:59 - Roman Bernard

Roman BernardÉvidemment, la décision politique qui devrait en principe découler de cette crise des structures est le « chèque-éducation ».

Mais je crois qu'on va pouvoir attendre longtemps avant que cette réforme soit opérée en France...

5. 17/02/2010 16:07 - René de Sévérac

René de SévéracConnaître « les mondes dont nous venons ». Voilà une expression superbe.

Il est vrai que jusqu'à ces trois dernières décennies, nous venions tous d'un monde unique (la patrie); d'ici trois autres décennies (2040) la majorité des bambins viendront d'ailleurs et en particulier de l'Afrique Musulmane (plutôt que de la Chine des Ming, du Mexique des Aztèques) . Autant dire que le baptême de Clovis et l'histoire de Sainte Geneviève ou de Jeanne d'Arc ne peut que les rendre indifférent.
Il fait il s'agit de préparer la substitution du peuple envahisseur au peuple français.
Quoi de plus logique !
M. Friche oublie que s'éloigner du programme "officiel" supprime toute subvention (Contrat)

Bon courage quand même.

6. 17/02/2010 18:42 - Félix

FélixPour baptiser "article bien argumenté" le petit billet de Monsieur Romand Bernard, il faudrait être particulièrement à la traîne de tout ce qui s'est déjà écrit sur le sujet et avoir des lunettes idéologiques dont le foyer serait particulièrement épais.

Cet article mérite tout juste de figurer dans le mensuel d'extrême-droite "Le Choc du mois", on y retrouve les mêmes phobies et les mêmes incompréhensions des gens de ce milieu étriqué qui, anxieux face à la transformations du monde, se recroquevillent sur leur pré carré.

Face à ces transformations, leur démarche de pensée est toujours la même. C'est la faute, aux profs, aux syndicats, aux trotskystes, à l'extrême-gauche, à la gauche, au centre, à la droite molle, etc. La France est "soviétisée", il faut plus de libéralisme.

7. 17/02/2010 20:04 - Maxime Zjelinski

Maxime ZjelinskiEst-ce à dire, Félix, que vous considérez le niveau souvent lamentable des bacheliers et la dégradation de l'ordre dans les établissements scolaires comme une "transformation du monde" inéluctable à laquelle il faudrait se résigner sous prétexte qu'il faut vivre avec son temps au lieu de se recroqueviller ?

8. 18/02/2010 05:09 - depassage

depassageJ'avais envie de commenter ce billet, mais j'ai commis l'erreur de lire par respect les remarques de ceux qui m'avaient précédé.
Las, je suis tombé sur la petitesse vitupérine et stérile de l'ami Félix, le bien nommé je suppose, dont on retrouve les avatars et clones zombis dans tout forum aujourd'hui.
Que nous dit ce bon Félix? Rien. Absolument rien. Une petite attaque ad hominem, histoire de ne pas perdre les réflexes pavloviens propres à cette engeance. Une petite morale à peine trop longue pour figurer sur Tweeter, un zeste de fausse réflexion, dont la vacuité n'a d'égal que celle des slogans de manifestations. Résumons l'argumentation Gillette:
Première lame: Bernard Roman est un médiocre zélateur qui croit pouvoir s'arroger le droit de donner son opinion!
Deuxième lame: L'article est tout juste symptomatique des phobies de l'extrême droite, apeurée et éperdue face à l'inexorable transformation (connaissez vous seulement le sens de ce mot?) pour ne pas dire révolution du monde.
Troisième lame: Son argumentation se limite à l'opprobre et la stigmatisation des forces de progrès...

Il n'y a pas à dire, l'ami Félix est une plume, une vraie. Et un penseur, je veux dire avec des idées, pas simplement un cul de bronze sur son trône à accueillir touristes et oiseaux. Et un bretteur à ça! Quelle argumentation! Quelles envolées! Quelle maîtrise de la dialectique! Quel amour du débat et de l'analyse!

Finalement, je me rangerais volontiers à l'argumentation de Roman Bernard, car avec de tels personnages notre liberté et celle de nos enfants ne valent rien. Incapables de créer, ils ne savent que détruire, détourner, transformer pour ne pas dire pervertir. Parler de lunettes est charitable pour de tels aveugles. Ils ne se rendent pas même compte, comme ce bon Félix, que les arguments qu'ils croient servir si bien aux autres sont ceux qu'ils ont dû apprendre pour excuser l'échec patent de leur radicalisme.

Si au moins ils étaient purs idéalistes, on pourrait leur pardonner de vouloir nous faire croire que demain on rasera gratis. Mais tant de fatuité pour un si minuscule espace ne peut être celle d'un idéaliste. Non, ça sent la facilité de la rengaine trop bien apprise pour avoir jamais été analysée, ça sent aussi l'épuisement du discours et la peur du cartésien, la crainte du populisme qui cache celle du bon sens, trop peu transformable en unités de progrès...

Finalement, merci Félix, merci d'avoir pris le temps de nous faire partager ta souffrance et tes peurs, même l'indicible, celle d'avoir triché, menti, conjuré et abjuré pour rien, en vain. C'est un beau message d'espoir. La pensé et l'amour ne seraient pas vains finalement.

9. 18/02/2010 07:55 - Sieyes

SieyesSerait-ce "étriqué" comme vous dites Felix de vouloir que dans notre éducation nationale on n'oublie pas au moins l'histoire nationale?

La culture du monde, c'est parfait, on impose maintenant l'anglais en primaire, tant mieux.
Mais comme pour tous les services publics, on en demande plus, on supprime les moyens.
Il semble qu'il soit voulu par la politique que le service public soit discrédité pour qu'on dise ensuite "on ne peut plus rien pour l'éducation nationale"
Mais détrompez vous, l'éducation, première priorité du pays à en croire le 1er article du code de l'éducation ne sera pas libéré s'il est abandonné par l'Etat, bien au contraire

10. 04/03/2010 19:13 - Samuel Gourio

Samuel GourioBon article Roman !

Pour tenter un point de vue réactionnaire je dirais qu'il ne faut surtout pas tenter de réformer cet immonde machine (piège à "élèves") qu'est l'EN ! Pourquoi vouloir retenir tous ces "jeunes" au bord de l'illetrisme alors qu'au moins un sur cinq entre en sixième en étant analphabête ? Pourquoi vouloir maintenir cette garderie géante en l'état ? Dans peu de temps elle se sera détruite toute seule. Une fois les ruines balayées il sera possible de construire une instruction primaire et secondaire sérieuses avec une véritable sélection. Entre temps il y aura eu une période durant laquelle lecture et écriture auront été réservées à une minorité mais cela n'a rien pour me déplaire.
Réactionnaires de tous les pays saluons-nous !

11. 05/03/2010 22:34 - Brumarj

BrumarjJe souscris totalement au diagnostic de Roman Bernard. Il se trouve que j'étais collègien en 1968 et que j'ai vu les meilleurs professeurs de mon lycée sombrer en très peu de temps dans le délire idéologique pour des raisons politiques mais aussi hedonnistes. Quant à mes enfants, ils vont très bien : Ils ont été dans les meilleures écoles libres et ils se "foutent" du délire de Meirieu et consorts. Seuls les pauvres paieront le prix dramatique du nivellement par le bas. Mais dans l'univers de gauche, c'est toujours les pauvres qui trinquent et ils sont plus nombreux... Il ne peut plus y avoir aujourd'hui de Gaston BACHELARD ou de Gustave THIBON

12. 17/03/2010 00:07 - Evidence

EvidenceCollectivisation, déresponsabilisation, asservissement des masses pour mieux servir le "grand soir".
Ok c'est le constat, la plupart des lecteurs de ring en sont bien conscients. Ca reste du diagnostic. S. Gourio peut souhaiter l'effondrement de l'éducation nationale, ça ne me gène pas le moins du monde. Faut-il pour autant souhaiter une nouvelle invasion barbare ? Ou sans la souhaiter, faut-il s'y préparer et pour plusieurs générations.
Les enfants de Brumarj seront bien formés mais à quoi bon ? Pour survoler des ruines ? Pour survivre au milieu d'un monde appauvri ?
Bien sur, l'Apocalypse est le fond de commerce du Ring. Mais il y aura un après et c'est celui-là qui m'intéresse. Alors où sont-ils ceux et celles qui comme l'empire Byzantin et les moines occidentaux sauveront savoir et culture pendant plusieurs siècles si nécessaire.
Il y a quelque chose à construire loin de l'agitation du monde. Qui y prendra part ? Qui construira le réseau caché, protégé, diffus et insaisissable qui projettera dans l'avenir ce qui doit l'être pour ceux qui choisiront d'être vraiment formés ?
Les lecteurs et contributeurs du Ring ?

13. 03/04/2012 11:04 - berdepas

berdepasExcellent article. Heureux de retrouver la trace, perdue, de criticus.Comme je l'affirme et le démontre sur mon blog (www.berdepas.wordpress.com), Trotsky n'est pas complètement mort: il bouge encore.

Ring 2012
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Dans un "pays", disons un "Etat" qui fait de l'égalitarisme surunifiant sa clef de voute, logique de viser un collectivisation de la pensée et du/des savoirs. En outre dans sa volonté...

Oblomovitch16/02/2010 04:01 Oblomovitch
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