Sur le RING

La réalité fait-elle le jeu de l'extrême droite ?

SURLERING.COM - FRANCE - par Laurent Obertone - le 20/10/2010 - 86 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

"Qu’elle crève Sohane, qu’elle va en enfer". Ils ont dû réfléchir longuement. Hésiter. S'épuiser en d'innombrables réunions de rédaction, pour décider de franchir la ligne brune et répondre à ce terrible dilemme : peut-on mettre en scène la réalité nue sans faire le jeu du Front national ?



Jusque là, la question était grossièrement entendue : on taisait la réalité et on parlait de tout un tas de choses formidables, comme d'art contemporain ou de technoparade. On montrait des images d'ailleurs, de droits de l'Homme bafoués, du côté de la Chine ou de la Corée du nord.  On envoyait gentiment Harry Roselmack taper dans les mains de jeunes figurants, à 11h du matin.

Il ne fallait pas faire le jeu du Front national.


Arte, la chaîne culturelle, spécialisée dans le devoir de mémoire et l'antiracisme, peu suspecte de faire le jeu du Front national (en consacrant au moins quatre soirs par semaine une émission à la Shoah), a décidé de franchir la ligne brune. Une sorte de striptease en pleine banlieue. La réalité nue, sans parapet, sans guide touristique, sans artiste newage pour nous expliquer le concept. Sans mise en garde. Bien évidemment, la presse, les politiques et les associations se sont inquiétés d'une telle perspective. Ils se souvenaient de 2002 et des violentes accusations dont ils furent l'objet : vous avez parlé de la réalité, vous avez donc fait le jeu du Front national. Le Front national a-t-il le monopole de la réalité ? Arte a tenté de prouver le contraire. Dès les premières secondes, une certitude : cette cité n'est pas la cité d'Harry Roselmack. Cette réalité n'est pas celle de TF1. Morceaux choisis : Un grand noir menace une dame qui a l'outrecuidance de s'émouvoir du sort de Sohane, brûlée vive, "d'une grande gifle dans ta bouche". Un autre gueule : "Qu’elle crève Sohane, qu’elle va en enfer" (sic).





Un type arrache des brins d'herbe en disant que "sur le Coran ma soeur  elle fait la trainée j'la démonte j'la menotte".

Un autre, casquette vissée sur ses cheveux gras, tente d'expliquer sa vision de la "pute" : "Une pute c'est une chienne. En fait… Une chienne, c'est une pute".

Certains passages sont d'un comique profond. Notamment quand un jeune explique "qu'un mec c'est un mec c'est pas une fiotte, nique sa mère j'fais c'que j'veux, j'ai envie d'pisser là j'pisse là, j'ai envie d'cracher là j'crache là, on peut aller loin dans l'idée du mec de quartier, le mec qui tape, le mec qui vole, le mec qui se gratte les couilles".

Tenir la main de sa copine ? "C'est les bouffons, c'est les céfrans".

"Si j’apprends que quelqu’un a troué ma soeur, j'vais tellement la frapper qu’après j'vais même pas la reconnaître".

Les éclairs de lucidité ne manquent pas : "C'est la jungle, c'est comme ça. C'est primate". 

On nous présente une jeune fille "immolée par le feu" (expression journalistique à la mode, immolation désigne pourtant un sacrifice rituel…) qui est ensuite devenue vice-présidente de ni putes ni soumises. Un calvaire qui n'en finit pas, donc.

À la base, ce documentaire édifiant avait été déprogrammé, avant finalement d'être diffusé. On comprend pourquoi. Bien évidemment, du côté de la presse d'indignation spécialisée, on allume le reportage. Scandaleux !  Mauvaise image ! Partialité ! Pas bien ! Jeu du Front national ! Pour Rue89, Arte "racole", pour Le Monde, il s'agit d'un "féminisme anti-immigrés", Libération, d'habitude peu à cheval sur la rigueur, joue aux jeux des 7 erreurs et parle de "lieux communs", France Culture tente carrément le contre-reportage, etc, etc. L'ensemble des médias critiquent le documentaire, ce qui est très bon signe.

Ce n'est pas l'objectivité qui nous dérange, ce n'est pas la réalité qui nous effraie, jurent-ils tous. Mais le problème, vous comprenez, c'est qu'il ne faut pas faire le jeu du Front national. Non non non. Surtout pas. Donc ce reportage, là, si vrai soit-il, il n'est pas bon. Ça ne reflète pas la réalité, celle qu'on veut voir. Les médias, c'est un peu la matrice : ce que vous croyiez être la réalité n'existe pas. Pour voir le monde tel qu'il est, c'est-à-dire avec les yeux de Laurent Joffrin et sans faire le jeu du Front national, prenez une pilule. 

Les journalistes ont été menacés, le programme a été décalé, puis modifié. Quatre jeunes se sont rendus dans les locaux d'Arte pour menacer physiquement les producteurs.

C'est vrai qu'il est ballot ce reportage. Cruel. Il rend BHL encore plus ridicule qu'il ne l'était (si si). Rappelons que BHL, entre deux bides littéraires, s'intéresse au sort d'une jeune iranienne sur le point d'être lapidée alors que de nombreuses jeunes femmes meurent chaque année, en France, d'assassinats abjects et lâches que l'on nomme encore "crimes d'honneur".

S'y intéresser est un challenge moins relevé, sans doute. Ou plutôt, cela nécessite du courage réel. Tenter vaguement de sauver des iraniennes, au moins, ça ne risque pas de faire le jeu du Front national.

Seule la conclusion de Marianne 2 est intéressante : "Evidemment, ces gamins qui tiennent les murs sont très minoritaires. Mais il reste que ce sont eux qui font la vie, l'ambiance de la cité pendant que les autres sont à l'école, au boulot ou tout simplement chez eux. Ce sont eux qui parlent le plus fort, eux qu'on entend, eux qui embêtent les filles. La vision caricaturale qu'on prête à la réalisatrice correspond à une réalité : ces gamins sont des caricatures. Surtout quand une caméra passe par là. S'il est bête de les comparer à des fascistes, il l'est tout autant de vouloir en faire des anges... ou de ne jamais évoquer la situation des filles dans les cités".

Ce qu'oublient de dire ces journalistes, c'est que ces gamins sont loin de n'embêter que les filles. Quand n'importe quel type ordinaire doit passer deux fois par jour entre ces "gamins", qui lui lancent des regards assassins, des injures, parfois des pierres, et qui le bousculent sans doute un peu au passage, quand ils ne le rackettent pas, que peut-il faire ? Prévenir la police ? Ils viendront avec six voitures pour repartir quelques minutes plus tard, sans embarquer personne, parce qu'on ne risque pas de mettre une ville à feu et à sang pour envoyer deux gamins de 13 ans faire un stage.

Les remettre à leur place ? Pour se retrouver avec les familles des jeunes sur le dos, voire la cité entière ? Non, les seules options qu'ont ces gens pas assez riches pour s'enfuir, c'est de devenir aux aussi des racailles, ou alors de la fermer, de baisser les yeux et d'encaisser en silence les insultes. Puis les bousculades. Puis les coups. Et que ceux qui y échappent ne se croient pas à l'abri pour longtemps. Toutes les grandes villes ont leurs projets de "mixité sociale", comprenez vivre-ensemble forcé. Il n'est pas une banlieue qui ne soit en expansion. Vous pensez que l'on dégethoïse la ville ? C'est tout le contraire. Et si vous vivez mal votre insupportable quotidien, c'est peut-être bien votre faute. Peut-être bien que vous voyez le mal partout. Peut-être bien que vous n'êtes pas suffisamment rééduqué. ou peut-être bien que vous êtes raciste.

Et puis vous avez de la chance, vous êtes encore vivant, vous. Alors, de quoi vous plaignez-vous ? Votre mauvaise humeur fait le jeu du Front national.

Quoi les filles ? Quoi Sohane ? Il n'y a plus de Sohane. Sohane aussi, elle faisait le jeu du Front national.

Laurent Obertone



Toutes les réactions (86)

1. 11/10/2010 12:18 - Madson

MadsonPour parler de la dégethoïsation, je ne suis pas tout à fait d'accord.
Je fais partie de ces cadres qui ont fui Paris car l’immobilier y est trop cher, pour vivre en banlieue dans un nouveau programme immobilier à la périphérie d’un ancienne cité chaude. Et je peux vous assurer que depuis notre arrivée massive, la cité a comme dirait été lessivée et de nouveaux commerces ont fait leur apparition (restaurants, un cinéma) et je n’ai aucune appréhension à descendre promener mon chien le soir. Par contre je n’aurais certainement pas tenu le meme discours il y a 3-4 ans.

Juste pour dire que la mixité sociale est plutôt positive pour tout le monde (des nourrices à la pelle et pas chères, des équipements sportifs flambants neufs, etc) quand les éléments pertubateurs sont dégagés.

2. 11/10/2010 12:42 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"Mixité sociale", cela englobe théoriquement les éléments perturbateurs.

3. 11/10/2010 13:04 - Madson

MadsonLes programmes de mixité sociale ne se font en général que dans des quartiers relativement sûrs. Quand les promoteurs immobiliers ont décidés d'investir une cité, les éléments pertubateurs ne font pas de vieux os sur place. D'ailleurs c'est amusant de voir à quel point la justice s'applique rapidement et efficacement quand il y a de grosses sommes d'argent sur le bureau du Maire...
Après, on a plus qu'à apprendre à connaitre son voisin.

4. 11/10/2010 14:06 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneJe parlais de programmes de mixité sociale imposés par les mairies, comme c'est le cas à Lille. Ce genre de programmes où il est impossible de refuser qui que ce soit, et où il est même obligatoire de composer avec les éléments, aussi perturbateurs qu'ils soient.

5. 11/10/2010 14:32 - Madson

MadsonCe qui se passe à Lille est quelques autres villes ne s'applique uniquement que par vote du conseil municipal. En meme temps quand on sait qui dirige Lille ca n'est pas très surprenant.
Il faudrait dans ce cas différencier 2 types de programmes de mixité sociale : les riches vers les pauvres et les pauvres vers les riches, qui ont un objectif en commun mais des conséquences très différentes.
Tout n'est pas négatif.

6. 11/10/2010 15:16 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneJe suis toujours sidéré par le désintérêt total des gens vis-à-vis des conseils municipaux. Ils se foutent totalement de ce qu'on y décide. Ce qui permet de voter des subventions toutes plus aberrantes les unes que les autres, entre deux projets de mixité sociale.

Par mixité sociale, on entend surtout mixité ethnique. Mais tout n'est pas négatif, vous avez raison. Gagner de l'argent est une nécessité pour y échapper. Ça tire vers le haut.

7. 11/10/2010 15:44 - Madson

MadsonPour se passer de vivre dans la mixité il faut en avoir beaucoup de l'argent. Et encore....il suffit de marcher dans la rue ou d'aller au centre-commercial du coin pour être dans le grand mix.

On peut aussi choisir un autre option : j'étais au Panama cet été, aucun blanc panaméen ne marche dans les rues. Ils sont tous en voitures vitres teintées et ne se mélangent pas. Tous leurs loisirs se résument à d'immenses centre-commerciaux privés climatisés (physionomistes armés à l'entrée) parfaitement équipés et qui ne manquent de rien.
En meme temps les blancs sont minoritaires là-bas, ils se protègent comme ils peuvent mais c'est vraiment triste comme vie.

8. 11/10/2010 16:07 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"Pour se passer de vivre dans la mixité il faut en avoir beaucoup de l'argent".

Ce sont nos médias, nos politiques et tous ces bateleurs du vivre-ensemble.

La séparation peut être moralement triste, voire insupportable. Il n'empêche : les groupes de gens persistent à se séparer, quand ils ne finissent pas par se massacrer. À peu près tous les pays du monde contraints à la mixité en témoignent.

9. 11/10/2010 16:32 - Ligre

LigreRien à dire, tout ou presque l'est déjà. Seulement lire, faire lire le livre de M. Sorel et la suivre sur son Blog:
http://puzzledelintegration.blogspirit.com/
C'est la seule chose efficace à pratiquer, tout le contraire de l'agitprop: amener à réfléchir, à se réveiller et à faire durer l'éveil. C'est cela le plus difficile, surtout quand on cède au confort offert par l'édredon des journalistes soit disant objectifs!

10. 11/10/2010 17:06 - abdul

abdulFascistes !

11. 11/10/2010 17:27 - Ligre

Ligre10. 11/10/2010 17:06 - abdul

Fascistes !
Qu'êtes-vous Abdul? En vous résumant aussi par un unique qualificatif.

12. 11/10/2010 18:35 - ilesttrop

ilesttropLaurent Joffrin c'est celui qui il y a 4 jours sur Canal plus déclare avec l'air blasé de celui qui en sait trop et se heurte toujours douloureusement à l'ignardise ambiante :"oui la France n'a pas de racines chrétiennes car les juifs sont arrivés bien avant les chrétiens dans les fourgons de l'armée romaine"(absolument sic!).Aucun des présents ,dont pourtant C.Barbier ne répond a cette ânerie que par exemple , vu sous cet angle, les racines de la France devaient être druidiques et même avant chamaniques et même avant l'apparition des premiers habitants, carrément animales ,isn't it?

13. 11/10/2010 19:01 - Madson

MadsonC'est ce genre de mecs qu'il faudrait immoler, dans le sens rituel de terme, juste pour célébrer le solstice d'hiver.

14. 12/10/2010 15:42 - HP

HPQuel cliché madson cette première intervention. Je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes dans votre paradis mixte, mais peut-être n'avez vous pas encore fait l'expérience de la hausse de la probabilité du risque avec le temps ? Sinon, c'est que votre zone n'en était pas une. PLus le temps passe et plus vous vous balladez dans votre quartier, plus vous y explorer de nouveaux territoires, plus vous risquez de tomber sur un os.

En ce qui me concerne, j'ai aussi quitté Paris pour la proche banlieue, juste après les portes, dans une petite comune très populaire mais pas dangereuse. Pourtant, il y a quelques abrutis qui traînent depuis des années, qui dealent du shit et font des sales trucs. Ils ont déjà frappé sévèrement des gens, insulté des femmes... Je traverse assez souvent un nuage de shit avec mon fils de 2 ans pour rentre chez moi mais je ne dois rien dire sinon, nique ta mère ! Je me suis fais plusieurs fois embrouillé car je me balladais avec un appareil photo, quel naïf ! C'est la faute aussi quelle idée de se ballader un appareil au cou en 2010 dans une zone populaire sans penser à mal !

Bref, tout ça pour dire que j'y suis depuis un peu plus de deux ans et que les problèmes nous sont tombés dessus après un an, quand ils avaient bien compris qu'on était pas simplement de passage... Et puis, le risque augmente avec le temps et la confrontation.

Rien d'exceptionnel. Je me permets juste de relativiser votre expérience avec la mienne, histoire d'équilibrer cette discussion.

15. 12/10/2010 17:46 - Madson

MadsonJe ne connaissais pas la théorie de « la hausse de la probabilité du risque avec le temps », c’est de vous ? En tout cas bravo, ca en jette.

Non biensur il y a des problèmes, mais rien d’insurmontable : des poubelles brulent de temps en temps avec les voitures garées à coté, une bande d’alcoolos traine 7j/7 vers le local à poubelle et haranguent les passant(es) et se foutent sur la gueule entre eux régulièrement. J’en ai meme aidé un 1 fois a remonter la rue car il ne tenait plus debout et risquait de se faire renverser par une voiture.
Il y a évidemment aussi des endroits qui craignent, des mecs qui dealent dans les coins, des agressions, mais j’évite soigneusement d’aller m’y promener avec ma famille et mon attirail high-tech. On arrive sur un territoire occupé, il y a qq règles de base à respecter aussi (adaptation j’ai envie de vous dire). Quand on choisi d’habiter en banlieue il faut savoir ce qui nous attends.
Personnellement depuis octobre 2008 je n’ai eu aucun problème, meme ma voiture est sauve (je touche du bois).
Faut vous adapter mon vieux, « participez » à la vie locale, ouvrez-vous aux gens, mangez du manioque. C’est vrai que c’est dur pour qq’un qui vient de Paris intra mais c’est comme ca. Votre bien-être dépend de la qualité de votre intégration et vous verrez, vous inverserez alors votre théorie pour une « hausse de la probabilité de confiance avec le temps ».
Peace.

16. 13/10/2010 00:55 - Gaël

Gaël"Faut vous adapter mon vieux" "mangez du manioque (sic)" "c'est comme çà"...Pardon??!!!
Combien de gens "choisissent" aujourd'hui de s'installer en banlieue autrement que parce qu'il n'ont pas le choix?
Je suis assez effaré par la légerté avec laquelle vous acceptez le fait que vous vivez en "territoire occupé". Les armées de libération et les résistants ont su foutre le pied au cul des armées d'occupation, ce n'est pas pour entendre les pétochards d'aujourd'hui reconnaître une nouvelle défaite. Si les "règles de base à respecter" dont vous parlez, c'est faire profil bas, encaisser les insultes et les coups, libre a vous de baisser votre froc, mais, ne vous déplaise, de moins en moins de personnes le supporte. Il n'y a pas que des vitrines qui sont brisées, des vies aussi sont anéanties par des agressions, des pressions quotidiennes, délibérées, des familles détruites par des viols...ne me dites pas que ca arrive ailleurs, ca arrive chez vous en ce moment.
Où se situe votre eden, que je m'y installe?

17. 13/10/2010 09:22 - Laurent Obertone

Laurent Obertone"Votre bien-être dépend de la qualité de votre intégration"

Vous devriez expliciter ça à une certaine catégorie de gens.

18. 13/10/2010 11:18 - HP

HPça en jette mais c'est vrai ! Pas de problèmes, je voulais juste faire dire à M. Madson ce qu'il vient de dire et je m'y attendais... La richesse du territoire occupé aussi non ? Je n'ai pas grand chose à ajouter. Le décalage de la description du lieu et l'optimisme béat du discours parlent d'eux même. Si pour vous s'ouvrir à l'autre, c'est éviter certains lieux en famille, alors je comprends que manger du manioc vous soulage et donne du sens à votre présence dans un tel lieu de vie... Pour ma part, mais je dois être un peu idéaliste, j'aimerais pouvoir aller partout sans risque de me faire tabasser.

Je rejoins M. Obertone quand il vous enjoint à tenir ce discours aux gens de ce lieu plus exposés que vous et qui, eux, ne peuvent pas éviter ces situations ou déménager. Je pense d'ailleurs que leur discours est un peu moins rose que le vôtre. Pourtant, croyez-moi, ils n'en peuvent plus !

Bon appétit !

19. 13/10/2010 12:08 - Madson

Madson@Laurent, je suis entièrement d'accord simplement les minorités ethniques qui ne rêvent que de vivre en communautés et les français indigènes qui ont les memes envies ne comprennent pas cela et personne n'est pret à faire d'effort. Moi je ne suis pas un idéaliste, je n'aime pas tout le monde, je vis dans un endroit que j'ai choisi et je n'ai pas à m'en plaindre pour le moment. Après pour ceux qui n'ont pas le choix , c'est autre chose.

@HP, en banlieue l'idéaliste c'est celui qui se fait racketter toutes les semaines. Mettez-vous à la boxe.

20. 13/10/2010 12:12 - Madson

MadsonCela rejoint à ce que je disais plus haut sur les 2 types de programmes de mixité : la choisie et l'imposée. 2 conséquences différentes.

21. 13/10/2010 15:13 - HP

HPUne belle illustration de la raison du plus fort votre conseil pour la boxe. Merci , mais j'ai déjà pas mal pratiqué les arts martiaux, je suis devenu davantage contemplatif avec l'âge. Selon votre vision des choses donc, j'ai peu de chance de survivre dans mon "milieu naturel". Traduction, la banlieue chaude, c'est pas pour les faibles (femmes, enfants, vieux...). C'est certain, vous n'êtes pas idéaliste... Vous voyez le monde comme un piège dont il faut se sortir, fût-ce au détriment de la paix générale et donc des autres. Vous acceptez cet état de fait (mentalement), car vous arrivez à tirer votre épingle du jeu pour l'instant. Je me permets quand même de vous retourner le conseil pour la boxe car, qui sait, peut-être en aurez-vous davantage besoin que moi et plus tôt. Auquel cas, c'est peut-être vous qui inverserez votre théorie sur la confiance... croyez-moi

22. 13/10/2010 17:03 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneEt vivre sans la mixité, ça ne fait pas partie du programme ?

23. 13/10/2010 17:46 - Madson

MadsonJe fais de la boxe depuis qq années, mais pourquoi arretez-vous les arts martiaux? inscrivez-vous dans un club de votre quartier par exemple, vous connaitrez du monde et vous vous sentirez bcp mieux.
Et la paix ca n'existe pas, c'est du bidon, regardez notre monde. Nous sommes juste une minorité de "chanceux" pacifiés depuis trop longtemps qui ne supportent/comprennent plus la violence.
Règle n°1 de l'Ecosphère : le fort bouffe le faible.
Règle n°2 de l'Ecosphère : le fort bouffe le faible.

Laurent, à part vivre au fond des bois je ne vois pas comment éviter les franco-étrangers qui nous dérangent. La société est devenue mixte, les gens sont là et on ne peut pas les mettre dehors en claquant des doigts, donc il faut bien d'une manière ou d'une autre apprendre à vivre ensemble.
Quels autre solutions raisonnables sinon ?

24. 13/10/2010 19:02 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneLa société est-elle réellement mixte ? J'ai plutôt l'impression qu'elle n'a de cesse de se scinder entre groupes différents, comme à peu près partout sur la planète. C'est terrible pour le vivre-ensemble, mais les groupes ne se mélangent pas. Et ça, contrairement au vivre-ensemble et à l'égalité, c'est un fait.
Il est possible de vivre presque uniquement au sein de son groupe. C'est ce que font d'ailleurs la plupart des franco-étrangers, comme vous dites.
C'est plutôt sous cet angle là qu'il faut réfléchir à la situation. Quelle est la pertinence réelle du vivre-ensemble ?
Et vous avez totalement raison, la paix n'existe pas et le fort bouffe le faible. N'est-il plus possible de s'en rendre compte et d'agir en conséquence ? Ce n'est pas parce que les imbéciles sont devenus la minorité la plus visible dans les médias que tout le monde doit les imiter.

25. 13/10/2010 20:29 - Madson

MadsonLa société se scinde peut-etre en matière de quartiers d'habitations mais je n'ai pas l'impression que l'on se dirige vers une séparation dans la vie publique. Je n'ai connaissance d'aucun projet de lignes de transports, de centre-commerciaux régionaux, de parcs urbain réservés à tel ou tel groupe. Les gens se croisent forcément à un moment. Les gens se parlent ou non, les gens se mélangent ou non.
Pourquoi battre en retraite tout de suite à cause d'une minorité d'imbéciles ?
Et personne ne parle des les imiter. D'ailleurs je ne vois pas pourquoi la violence ne serait réservée qu'aux imbéciles. Apprendre à la maitriser et s'en servir pour se défendre peut etre un atout pour ne pas s'avouer vaincu dès le départ.

26. 13/10/2010 21:21 - Gaël

Gaël @Laurent, il existait la Pax romana, je finis par me demander si elle n'est pas la seule viable et réaliste. La paix, comme le respect, ne se gagne pas, mais s'impose.
@Madson.
Ce n'était donc pas un égarement, vous écrivez ce que vous pensez vraiment. Vous avez fait le choix de vivre en retrait de ce que la vie devrait ou pourrait être pour vous (je pense aux endroits que vous évitez par exemple ou votre consommation de racines, a ce que vous avez renoncé, je résume) et vous contentez de ce que l'on veut bien vous ceder. Vous avez sans doute vos raisons, baisser la tête est aussi un système de défense. Qui sait, peut-être qu'avec un peu plus d'ouverture à leur culture, les raclures vous inviterons à un rodéo sauvage en pleine agglomération, et pour bien vous assimiler (un comble) vous forceront à participer à une tournante dont ils ont le secret?
Nous cherchons la paix, ou du moins la tranquilité, pour nous notre famille c'est compréhensible et intrinsèquement naturel. Mais que penseront de nous nos enfants lorsqu'ils n'auront plus qu'a pleurer sur le sort de dhimmi auquel nous les aurons laissé?
J'aime assez : " Nous sommes juste une minorité de "chanceux" pacifiés depuis trop longtemps qui ne supportent/comprennent plus la violence", c'est tès juste pour quelqu'un d'aussi résigné. Peut-être est-il temps de se" réapproprier" la violence?
Bien a vous.

27. 13/10/2010 21:24 - pschitt

pschittTiens tiens ce reportage me fait penser "A l'extrême droite du père". Il était amusant alors de voir les chers lecteurs du Ring défendre ces petits fascistes en herbe en disant que la caméra les avaient excité... Et s'il en était de même pour ces jeunes?
Je ne nie pas la violence de certains mais penser et véhiculer que tous les garçons de banlieue sont ainsi... il y a peut être deux poids deux mesures... Comme avec les tradis qui ne votent pas tous FN...

28. 13/10/2010 21:40 - Gaël

GaëlPschitt,
ce que vous dites n'est pas faux (donc n'est pas loin d'etre vrai, donc...)mais où avez vous lu ici que" tous les garçons de banlieue sont ainsi"?

29. 14/10/2010 00:49 - Laurent Obertone

Laurent ObertonePar minorité d'imbéciles, je faisais allusion aux gens du Bien.

Pschitt, relisez attentivement mon papier, vous verrez que je ne parle pas de tous les garçons de banlieue... Cela dit, ils sont une minorité beaucoup trop visible et nuisible. Il ne me semble pas que les petits fascistes en herbe dont vous parliez aient fait un jour du tort à qui que ce soit. Du reste, les médias ne passent pas leur temps à vanter leur "richesse".

Cependant, l'analyse classique qui consiste à dire : "ils ne sont pas tous comme ça", sous-entendu toute mesure globale est à oublier, castre totalement la société et la prive de moyens d'action (pour juguler les menaces communautaires, par exemple).

Gouverner, c'est aussi savoir généraliser.

30. 14/10/2010 11:45 - TitOeuf

TitOeufGouverner n’a jamais été de « généraliser » mon cher Laurent , du moins dans la réalité, depuis le temps, ça se saurait (en ce qui concerne l’aspect mythologique de l’histoire nationale c’est autre chose bien sûr, mais nous ne sommes plus là dans le domaine de la gouvernance, mais dans celui du récit national).

Gouverner c’est juste "prévoir", donc soupeser, analyser, prédire, de réussir parfois, et de se tromper souvent en fonction des directions, que l’on fait prendre à la société avec le gouvernail du pays dont il s’agit, et que l’on a entre les mains.

La Gouvernance, dans son acception démocratique, a toujours procédé par « anti-généralité » puisqu’elle prend en compte les exceptions, que sont bel et bien toutes les minorités, jeunes et âgés, faibles et forts, ethniques, cultuelles et culturelles composant le pays.

La France contrairement à la fameuse lettre « Une et Indivisible » a toujours été dans l’esprit de chacun « Une et Divisible à souhait ». Les disparités sont d’ailleurs fortement ancrées en nous tous, et parfois même si exacerbées, que le Général de Gaulle a un temps souhaité adopter le modèle de société Titiste Yougoslave, et avait même envoyé Peyrefitte en éclaireur en 1965, afin d’établir les premières refondations qu'il envisageait . Les Américains se sont vite chargés de le calmer avec 68.

Vous évoquez, cher Laurent, une castration de la société et de privation conséquente de moyens, mais en vérité la société n’a jamais eu de tels moyens, car seuls les gouvernants sont exclusivement dotés de pareils instruments de coercition, rétorsion et/ou usage légitime de la violence (voir notre Constitution, la dernière bien sûr et non pas les quatorze versions précédentes depuis 1789).

Il faut donc rendre à nos Césars (Gouvernants) ce qui leur appartient en propre, sans bien entendu en détourner aucun des effets actuellement enregistrés :
1976 – Loi sur le regroupement familial – Giscard et Chirac premier ministre ;
1994 – Renforcement de la mesure par Décret – Balladur premier ministre ;

La seule question est : pourquoi ces mesures alors que notre pays était clairement en phase économique déclinante des trentes glorieuses ??

31. 14/10/2010 19:02 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneCher Titoeuf,

Pourquoi ces mesures ?
Pour contenter à la fois la droite (main d'oeuvre immigrée illimitée jetable pour le patronat) et la gauche (rêve utopiste d'un avenir mélangé puis indifférencié).

Je suis d'accord avec vous sur les moyens. Toujours est-il que la société est incapable de se montrer efficace, parce qu'elle est incapable de considérer que les gens ne sont pas égaux, et surtout que certains groupes de gens n'agissent pas comme les autres (ce qui implique tout un tas de généralisations).

Et lorsque la situation l'exige, il faut savoir prendre des décisions générales, au lieu de faire du gentil cas par cas. D'abord parce que c'est plus pratique et plus clair.
Par exemple, les douaniers contrôlent en priorité certaines provenances. Ils généralisent. C'est peut-être moralement très mal, mais les résultats sont là.
On sait par exemple que 40 000 des 120 000 gens du voyage recensés en France en 1992 étaient des délinquants pour la gendarmerie (imaginez le nombre avec ceux qui ne se sont jamais fait prendre...). Donc prendre la décision de contrôler en priorité les gens du voyage n'a, dans un tel contexte, rien de choquant. Si vous connaissez ces statistiques et qu'un camp de gens du voyage s'installe à côté de chez vous, vous aurez tendance (heureusement !) à généraliser en vous inquiétant... Vieil instinct de survie. P
arce que si l'on refuse obstinément de généraliser avec les gens du voyage ou avec les immigrés, on se dit qu'il existe juste des problèmes de délinquance indéfinis... Vous pensez que multiplier les contrôles et la prévention sur les écoliers bretons est pertinent pour combattre la délinquance ? Non, bien sûr. Il faut définir un espace, une population et un environnement pour expliquer cette délinquance. C'est seulement comme ça qu'on peut la traiter. Un médecin aussi, il généralise méchamment (en plus, il discrimine) pour faire son diagnostic. Souvent ça marche.

Que la société généralise parfois, ce serait un signe de courage intellectuel. De la bonne gouvernance, quoi. En voulant absolument ne pas généraliser, on s'oblige à se détourner de la réalité, et même à s'enfoncer dans l'irréalisme le plus total (sport national).

32. 14/10/2010 19:54 - Ange-Marie

Ange-MarieLe mythe de Babel

33. 14/10/2010 20:02 - Madson

MadsonGaël, "Nous cherchons la paix, ou du moins la tranquilité, pour nous notre famille" dans ce cas ne choisissez pas de vivre en banlieue où le risque zero n'existe pas, c'est de cela dont on parlait. Comme je l'ai dit plus haut, tout se passe bien pour moi et je n'ai pas à me plaindre. Et apparement ca en dérange certains de voir que l'on peut vivre dans un quartier avec plusieurs ethnies sans qu'il n'y ait de problèmes.
Et puis peu importe ce que vous en pensez, restez avec vos généralisations médiatisées à 2 balles et vos peurs, moi je suis pas votre psy.

34. 14/10/2010 22:27 - Gaël

Gaël@Madson,
Quand je disais "nous cherchons...", je vous incluais dans ce nous ( et oui désolé), avec tout un tas de gens d'ethnies différentes qui aspirent au bien-être et qui n'ont d'autre choix que de vivre là où on les entasse. Ca ne me dérange pas le moins du monde que les gens en bonne entente dans un quartier, ce qui me dérange, c'est que beaucoup d'autres, que vous souhaitez ignorer pour d'obscures raisons(ramener à un fait qui touche un grand nombre son cas particulier, c'est cela généraliser), ont les plus grandes difficultés à s'y épanouir, et ce malgré leur bonne volonté et vos conseils de petit cadre quasi-expatrié et véritable héros en somme, qui à choisi, lui, et pas vous bande de nazes. Apparement, ca vous emmerde ,vous. Je ne sais pas dans quel schtroumphland vous vivez Madson.
Restez courtois aussi sur le Ring et évitez de parler de la santé mentale de vos interlocuteurs, vous tomberez forcément sur un os. N'engagez pas la conversation si les réponses ou les réactions vous déplaisent : vous voulez conclure en balayant d'un "peu importe ce que vous en pensez", belle marque de respect, votre truc ne va pas tenir longtemps en banlieue...pour conclure il faut être deux. C'est comme vous voulez. Mes "généralisations médiatisées à 2 BALLES", comme vous dites, pourraient me donner envie de recharger le barillet...
En effet vous n'êtes pas mon psy, vous n avez aucune de ses qualités et êtes sûrement moins bandant qu'elle.

35. 14/10/2010 22:54 - TitOeuf

TitOeufJustement Cher Laurent en prêtant ainsi le flanc au courant « généralisateur », que traversent actuellement nos sociétés contemporaines, et qui souhaite nous mener via « globalisation » vers l’horrible société uniforme et égalisatrice, avec le fameux, et non moins fumeux Big Brother de contrôle en arrière plan, qui nous rebute, j’ai bien peur que vous n’ayez mordu à un hameçon, qui n’est fait que de communication aussi plate et imbuvable que mon eau de robinet.

J’ai tendance à penser que ces affaires là (délinquances) sont à laisser aux seuls spécialistes de la question, qui ne sont pas des perdreaux de l’année, croyez-moi, loin de là même (la période des gendarmes à Saint-tropez est bel et bien révolu), et qui savent précisément en tant que professionnels aguerris où aller poser leurs filets et récupérer les prises.

Le fait de voir tant de forces de l’ordre dans les médias, via les multiples téléfilms par exemple (diffusion et rediffusion exponentielles et en boucle) et autres déclarations à l’emporte pièce de Gouvernants ne cessant de nous seriner depuis des années, que les mesures sont enfin prises en matière de sécurité, n’a que trois significations pour moi :

- plus il y en a de police à la télé et moins on en voit réellement dans nos rues ;
- déclarer la guerre en direct à la télé est toujours contre productif (discours de Grenoble) lorsqu’on veut surprendre et donc être efficace, autant monter sur un flag toutes sirènes hurlantes, on obtient le même résultat ;
- atteindre un effet de lassitude sur une population excédée et comprenant finalement qu’il faudra qu’elle prenne toute seule le problème à bras le corps et son destin avec, et tout le risque se situe bel et bien là à mon sens.

La délinquance n’est malheureusement plus, ou que très peu réductible dans notre pays, pour la simple et bonne raison que l’économie souterraine à laquelle elle est liée rapporte trop et permet, hélas, d’occuper et de rémunérer des personnes qui n’auraient de toute façon plus aucun espoir d’emploi dans l’économie réelle déjà ultra compétitive et exigeante.

La terrible vérité à dire, et certains politiques le reconnaissent d’ailleurs eux-mêmes, mais en Off, c’est que si l’on retirait cette manne de l’économie souterraine demain, cela serait l’explosion immédiate.

Choix Cornélien s’il en est, doublé d’un sacré nœud gordien en prime.

36. 15/10/2010 09:13 - Nejma

Nejma@Titoeuf quel plaisir de vous lire à nouveau.
@Monsieur Obertone, vous écrivez "Il est possible de vivre presque uniquement au sein de son groupe. C'est ce que font d'ailleurs la plupart des franco-étrangers, comme vous dites."
Lisez les identités meurtrières d'Amin Maalouf.
Il y prend l'exemple d'un homme né en Allemagne de parents turcs. Au yeux de l'Allemagne,il n'est pas allemand, aux yeux de la société d'origine, il n'est plus vraiment turc. La question est de savoir pourquoi, (cet exemple qui peut être transposé aux franco-étrangers, drôle de terminologie en passant) ces gens ne peuvent assumer leur apprtenances diverses?
Quant aux ghettos crées par des circonstances bien plus complexes que celle avancée à savoir qu'ils ont fait le choix de se retrouver ensemble, car ce serait une donnée naturelle au sein d'un groupe, je passe tant c'est pathos.
En France, la dernière enquête menée par TNS-Sofres, pour le compte de l'Institut pour le logement de Nexity, dévoile qu’un Français sur quatre ne « souhaite pas le mélange de population ».D'après le sociologue Hugues Lagrange sur des cohortes d'adolescents. Dans les quartiers populaires, lorsque la proportion de cadres et de professions intermédiaires dépasse, même très légèrement, les 5 %, « la probabilité d'être impliqué dans des délits baisse systématiquement. »
Si ce sujet vous intéresse lisez Edmond Préteceille, chercheur au CNRS (La Preuve des inégalités, éditions des PUF). C'est quand même plus sérieux comme référence qu'un reportage qui montre des jeunes avec le QI d'une huitre.
Qu'est ce que l'identité pour vous Monsieur Obertone? C'est celle que vous avez choisi de définir en regardant un individu?

37. 15/10/2010 09:36 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneTitoeuf, je ne crois pas que je prête le flanc à quoi que ce soit, puisque mon seul intérêt est la défense des groupes, et surtout du mien. Ce qui exige des généralisations tout en demeurant totalement incompatible avec la vision mondialiste.

"La question est de savoir pourquoi ces gens ne peuvent assumer leur apprtenances diverses ?"

Très bonne question. Peut-être est-ce une parce que l'appartenance ethnique conditionne l'appartenance culturelle. N'oubliez pas que l'humanité descend de l'humanité, et que le concept de groupe est fondamental. On n'agit pas de la même manière vis-à-vis de son groupe que vis-à-vis de l'extérieur. Nous sommes conditionnés pour ça (des expériences sur les nouveaux-nés l'ont monté). Aujourd'hui, la morale, qui marche contre la réalité, tend à nous affirmer que l'hérédité, l'identité et l'appartenance ne sont que des concepts désuets qu'on peut rejeter comme bon nous semble...

Je crois que l'identité est une construction culturelle qui dépend assez fortement du génétique. L'identité est l'ordre du Je. Je suis quoi ? Un homme. J'appartiens à quoi ? À quelle culture et à quels gènes ? Ensuite il y a le niveau, la classe, la communauté, la bande, le lieu, la morale, etc. Mettez ça en ordre (hiérarchisez l'importance des facteurs) et vous aurez l'identité.
Donc bien évidemment, selon ses propres critères, on peut déjà avoir une très bonne idée de l'individu, rien qu'en jaugeant son paraitre.

38. 15/10/2010 09:39 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneIl fallait lire : "L'humanité descend de l'animalité". Puis "Des expériences sur les nouveaux-nés l'ont montré"
Mille excuses, je ne suis pas bien réveillé.

39. 15/10/2010 11:16 - TitOeuf

TitOeuf@ Nejma, Bonjour à vous et également heureux de vous retrouver en ses colonnes.
@ Laurent, ça y est, nous y voilà enfin, vous venez de progressivement glisser vers ce qui vous paraît essentiel et qui me paraît non seulement délicat et sensible, mais également assez dangereux, eu égard au détonant contexte actuel.

De la notion de « société » (concept initialement créé par Marx, sur la base du terme Latin « socius » signifiant « associé » doté d’un libre arbitre pour se faire, et du « pagne » commun pour se vêtir issu du terme « compagnon ») vous êtes passé à la notion de « groupe », donc de l’adhésion proprement intellectuelle à l’appartenance clanique et tribale de nos ancêtres Celtes, Germains et Francs (que je ne renie pas le moins du monde, soyez en certain, je revendique d'ailleurs haut et fort cette appartenance).

L’adhésion avec libre arbitre est un processus horizontal, parce qu’ universel, alors que l’appartenance appelle quant à elle des dimensions verticales, car liées à l’histoire et donc à l’héritage passé et commun (par la force des choses et des circonstances).

J’ai moi-même été élevé au sein de mon groupe régional dans la haine viscéralement ancrée du groupe régionalement voisin (Normands, Bretons) et je sais également que mes ancêtres détestaient les Parisiens, car ils voulaient nous imposer une langue commune, qui est bel et bien le Français d’aujourd’hui. Donc, tout en étant majoritaires localement, nous avons perdu cette bataille linguistique, comme tous les autres groupes du pays d’ailleurs.

Je constate que ces questions d’identité et de mixité ne se sont posées en notre pays qu’à des périodes de tensions aussi palpables qu’extrêmes, mais jamais dans les périodes d’apaisement et de croissance dite « économique ».

Je n’oublie pas qu’historiquement, le premier à avoir parlé de « mixité » est notre Bon Roi Clovis, qui, pour obtenir l’unité de ce qui deviendra notre peuple, avant que de ne devenir notre Patrie, a promulgué par Edit Royal l’interdiction des mariages au sein des Tribus, afin de nous mélanger, et que cela a fonctionné. Mais toutes ces tribus avaient une haine commune qui les réunissait, les Romains, l'occupant sans autre titre que la Force et les Divisions savamment entretenues.

Aujourd’hui le taux de mariages mixtes relevé en France est le plus élevé d’Europe, nous semblons donc poursuivre, sans a priori aucun , l’Edit de notre Bon Roi.

Et je me demande bien pourquoi cette épineuse question de l’identité ne nous a pas été posée en 2005, alors que l’on nous agglomérait allègrement et de surcroît contre notre avis majoritairement et démocratiquement exprimé par référendum, à d’autres nations, avec un drapeau supplémentaire et un hymne supplémentaire (« l’Ode à la joie » de Beethoven).

Je ne m’oppose pas forcément à ce que vous dites mon cher Laurent, mais s’il y a vraiment péril, je ne voudrais pas me tromper de cible, ni d’ennemi.

40. 15/10/2010 11:29 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneJe suis d'accord avec vous, mon "essentiel" est délicat et sensible.

Tous les mélanges de la France concernaient des peuples génétiquement proches. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

La question de l'identité nationale (et de l'identité de groupe) n'a théoriquement même pas à se poser, elle est. Elle est une évidence, qui se manifeste chaque jour sous nos yeux. Le besoin de disserter soudain des évidences apparait dès lors qu'on les remet en cause. Vous verrez que le jour où des fous affirmeront qu'il faudrait peut-être s'abstenir de respirer pour sauver la planète, nous viendrons à disserter De la respiration nécessaire, et peut-être même que nous en créerons un ministère.

Cette question n'a pas été posée en 2005, parce que les médias européistes décident des sujets. Comme les politiques, ils étaient à 95% pour l'Europe. Ils n'allaient donc pas se risquer à sérieusement en débattre. "C'est une chance, vous êtes des cons", voilà ce qu'on disait aux nonistes.
C'est exactement la même chose pour l'immigration : les médias et les politiques (à 95%) nous présentent ça à leur manière : "c'est une richesse, vous êtes des cons".

Cependant, tous les sujets médiatiques et politiques aboutissent à cette question, parce que l'évidence qu'est l'identité nationale est remise en cause, par leur utopie même. Je crois que nous sommes condamnés à affronter cette question.

41. 15/10/2010 11:49 - Nejma

Nejma"Peut-être est-ce une parce que l'appartenance ethnique conditionne l'appartenance culturelle."
Ce sont les institutions qui définissent les frontières de l'appartenance. Cela se concrétise par un système de règles et de garants du respect de celles-ci, flanquées d'un pouvoir de police.
"la morale, qui marche contre la réalité"? Dites-moi, la réalité pour vous est bien ce qui possède une existence objective? Ce reportage est donc la transcription de la réalité.Ce qui exclue qu'il y ait différentes réalités. Est-ce moral comme vision?
Bien sur que "concept de groupe est fondamental", et dans ces groupes il y a toujours et il y aura toujours des rivaux,des contestataires, des farouches opposants aux valeurs dont la morale est un guide indispensable vers ce qui devrait être.
Monsieur Obertone, aucun peuple n'est naturel ou primordial. Si l'humanité descend de l'animalité, elle est surtout le fruit de longues histoires conflictuelles.
Mais embrasser une appartenance et une communauté de sens revient à se définir dans l'unicité face au multiple. Reconnaître la variété des identités ethniques comme utiles c'est déjà permettre à ceux qui posent question de s'aliéner. Les nier, les rejeter les pointer c'est renforcer, leur sentiment d'appartenance par le rejet et la négation de la culture du pays où ils résident.
Je suis d'accord avec vous sur la construction culturelle de l'identité quant au génétique je n'ai pas bien compris là où vous voulez en venir.

42. 15/10/2010 12:13 - Laurent Obertone

Laurent ObertonePas d'accord. Les institutions s'alignent sur la réalité de notre condition. La morale s'aligne sur la science.

Ce reportage n'est pas une transcription de la réalité. C'est un reportage. Je crois qu'il faut dénoncer ce qui nie la réalité et ce que l'on prétend imposer à la réalité. L'égalité, par exemple, ce n'est pas une réalité. L'inégalité en est une.

Le conflit symbolise la dualité, donc la vie. La morale au pouvoir prétend supprimer les conflits en supprimant les groupes. Sans comprendre qu'elle s'attaque à la vie. Je ne m'attaque pas aux autres groupes, je défends le mien. Ses pires ennemis se logent en son sein. Les médias, par exemple.

43. 15/10/2010 13:34 - Nejma

Nejma"Les institutions s'alignent sur la réalité de notre condition."C'est parce qu'il y a des revendications identitaires fondées sur des demandes d'appartenance à une catégorie que cette donne émerge.
C'est vouloir fragmenter, casser la France,(et on y parvient) en modifiant la notion de citoyen.
La citoyenneté ne va pas de soi, un individu doit s'approprier son appartenance donc son aliénation et non pas en hériter culturellement. L'appartenance à un groupe est ce qui est là tandis que l'identité vient d'un acte d'identification. Pourquoi cet acte fait tant défaut? Parce que c'est la volonté de certains individus (et non pas d'un groupe)de se fermer à cette possibilité.
Quel est votre groupe Monsieur Obertone?
Eux défendent leur supposé "groupe", vous défendez le votre, cela signifie quoi?Un affrontement culturel?

44. 15/10/2010 14:04 - TitOeuf

TitOeuf"Le conflit symbolise la dualité, donc la vie" (sic) Laurent Obertone

C'est assez marrant cela, mais avec ce genre de phrase j'ai presque l'impression de lire du Claude Duneton (l'un de mes écrivains préférés) dans son livre "Marguerite devant les pourceaux", que je vous invite tous à prestement lire, si cela n'est déjà fait bien sûr, avec son non moins fameux :
"Ne jetez pas vos bijoux aux pourceaux de crainte qu'ils ne se retournent contre vous et ne vous déchirent" (sic) de l'apôtre Saint-Matthieu, repris en ce livre.

Pour ma part, la dualité symbolise bel et bien la vie, et le conflit n'y apparaît qu'accessoirement et de manière aléatoire, non permanente, et en cela le conflit n'est pas un principe, à la différence de la dualité et de la vie.

Nous avons donc là, une souche composée de vie et de dualité ; et par ailleurs une branche, le conflit. N'inversons donc pas les protocoles pour rester scientiste (vous parlez vous-mêmes de science, en y mêlant de surcroît la morale, qui l’a pourtant précédée), et je joins ci-dessous le lien avec les travaux de Rapaport :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration-r%C3%A9ciprocit%C3%A9-pardon

Je partage pleinement votre avis sur les exécrables effets de l'égalitarisme à tout crin qui m'insupportent autant, que je ne cesse de les dénoncer, et ce depuis fort longtemps maintenant. Mais, je fais toutefois la distinction avec la souche d'égalité vitale, unissant bel et bien à point d'orgue donné, chacun des groupes que vous évoquez plus haut, à un moment ou à un autre de leurs parcours de vie.

Enfin, mon impression est inverse de la vôtre, je pense que nos Gouvernants (je n’aime pas le terme de « pouvoir » que vous employez, car nos Gouvernants ne sont pas le « pouvoir », mais seulement l’autorité) au lieu de supprimer les groupes, les créent de toutes pièces et les exacerbent même (création du Conseil du Culte Musulman, intégration forcée au Groupe Européen par Traité de Lisbonne interposé, etc…).

Et vous savez parfaitement que nos Gouvernants et Princes, depuis les bons conseils, prodigués par l'immense Machiavel, n'ont pour ainsi dire pas de morale, puisqu'ils ont appris à diffuser un mal aux fins d'obtention d'un hypothétique et tout relatif bien.

45. 15/10/2010 14:27 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneNejma, vous ne raisonnez qu'en termes "culturels". Pour sa plus grande part, l'individu ne "s'approprie" rien, il est. La culture est génétique.

Titoeuf, le conflit n'est certes pas permanent, mais il ne peut pas disparaitre. Il est une part de la dualité. Clairement, les progressistes entendent supprimer les conflits, jusqu'à la dualité génératrice de conflits.

Nos gouvernants créent des groupes parce qu'ils sont stupides. Mais leur objectif est bel et bien de les faire disparaitre. Et pour la plus grande part du progressisme, la part utopiste de gauche, elle agit au nom de la morale. La morale n'est pas censée être un bien, elle est simplement une voix.

46. 15/10/2010 15:05 - Nejma

NejmaLaurent vous ne raisonnez qu'en termes "naturels". Car ce que vous avancez me fait penser à l'inné. Le génétique c'est inné, donc ces jeunes au comportement barbare aux propos nauséabonds issus d'un groupe bien distinct auraient génétiquement ces rejets et attitudes d'où leur indifférence face aux valeurs humaines et citoyennes?
La culture procède de diverses influences, le génétique,l'environnemental,l'adaptation au milieu...Cette culture amène à un ensemble de croyances, de rituels, de connaissances et comportements qui aboutissent à une civilisation.
Dans la diversité culturelle il y a diversité des comportements et différentes manière d'appréhender le monde, je ne vous apprends rien. Mais derrière les diversités culturelles il y a une unité.
Penser uniquement en terme génétique reviendrait (je peux me tromper) à dire qu'on ne peut aller au-delà des diversités culturelles et qu'il faille penser l'existence d'un individu selon l'espèce uniquement (cela me fait peur), je dois surement me tromper de lecture. Est-ce à groupe que vous appartenez?

47. 15/10/2010 15:30 - Greg môk

Greg môkNon, "ces jeunes" manquent d'ouverture à trop vouloir "nier", "rejeter" et "pointer" le pays où ils résident ; d'autres, et les exemples sont myriades, sont ouverts, ne nient pas, ne rejètent pas et ne pointent pas le pays où ils résident.

Que dis-je, ce sont des "victimes" de la société, il "faut" donc trouver un responsable, vite, sur le champ, qui ? Au hasard, il est blanc, hétéro, riche et cultivé. Le portrait robot doit être diffusé le plus largement possible dans l'hexagone.

48. 15/10/2010 16:26 - ferdinand

ferdinandLes comportements décrits dans ce documentaire et dénoncés à juste titre dans vos commentaires ne sont ni plus ni moins ceux que l'on retrouvait dans nos campagnes il n'y a pas si longtemps. Les femmes soumises et celles de mauvaise réputation ( auxquelles on donnait le surnom de Marie couche toi-là ) , la surveillance permanente des moeurs du voisin , l' enfermement dans le territoire du village et dans ses traditions , les clans et la haine du village d' à coté , bref si l'on remplace le vin par le shit , les taiseux campagnards par les volubiles banlieusards , les terres labourés par les barres HLM, nous ne sommes pas trés loin de Marcel Aymé. L'enfermement entraine toujours des réflexes archaiques.

49. 15/10/2010 17:23 - TitOeuf

TitOeufBien avant le terme d'enfermement cher ferdinand, j'évoquerais celui de l'ennui, de tous ces jeunes passant leur temps comme les médias les qualifient eux-mêmes à "tenir les murs".

Or, étymologiquement l'ennui, c'est déjà être "en haine" et "odieux".

@ Laurent,

Vous ne cessez de me surprendre.

En effet, vous nous dites, d'une part, que le conflit, étroitement lié à toute dualité, ne peut pas disparaître même s'il est irrégulier en nos temporalités historiquement successives et même si certains progressistes utopistes appellent bien naïvement de leurs vœux (bien pieux, les vœux) à sa disparition définitive, et vous semblez d'autre part absolument désespéré lorsqu'un reportage nous montre tout crûment pour une fois, de réelles potentialités de résurgences conflictuelles.

Eu égard à vos précédents postulats, cela devrait plutôt, non seulement vous combler d'aise, mais également vous raffermir en prévision des proches veillées d'armes autour d'un bon feu afin de fourbir force hallebardes, haches et masses.

Mais sur le fond, vous avez bien sûr raison les médias ont été, durant au moins une trentaine d'années, assimilables à la Pravda sur le sujet des violences et de la délinquance en nos banlieues.

50. 15/10/2010 18:04 - Laurent Obertone

Laurent ObertoneNejma, attention, je ne dis surtout pas qu'il ne faut penser qu'en termes génétiques. Je dis simplement que notre époque à tendance à dire que tout est culturel (c'est bien pratique et ça n'exige pas d'études) et qu'il ne faut pas oublier certains paramètres. Par exemple, que nous sommes génétiquement conçus pour la culture. Bien entendu, si une société décide de punir certains comportements, il va de soi qu'on ne peut trouver aucune excuse aux punissables.

Titoeuf, je ne suis pas du tout désespéré par ce reportage. Ce qui est désespérant, c'est que tout le monde sait ce qui se passe, et que personne ne le dit (je ne vous parle même pas d'agir). Le potentiel conflictuel n'existera pas si l'un des deux groupes (le mien, en l'occurrence), baisse la tête sous les coups tout en murmurant son ode à la diversité.

51. 15/10/2010 18:56 - Nejma

NejmaLaurent, me voilà rassurée, j'avais en effet mal compris. Que nous soyons tous "culturable" c'est moins noir ou déterministe comme vision. Vous avez vu la journée de la Jupe? Ce film dénonce à sa manière la brutalité du sexisme. C'est clair qu'il ne faut plus cautionner les non-dits. Vous ne pouvez dire que personne ne le dit Isabelle Clair qui est sociologue dénonce cela dans son livre "les jeunes et l'amour dans les cités".
Que préconisez-vous comme solution, dénoncer c'est tout?

52. 15/10/2010 19:35 - Madson

MadsonGaël, calmez-vous nous échangeons tranquillement, où est donc passé votre aspiration à la paix ?
Et je ne vous permets pas de m'inclure dans votre "nous". D'après ce que vous me dites j'ai le sentiment que vous faites parti de vos "beaucoup d'autres" (des chiffres ?) qui ont les plus grandes difficultés à s'épanouir en banlieue, et vous m'en voyez désolé.
En meme temps si vous êtes aussi sympathique dans le monde réel que sur internet, je peux comprendre les roustes reçues dans votre quartier et vos problèmes d'affirmation sociale en tant que Français de souche (je suppose que vous l'êtes).
Que certaines personnes aient des difficultés à vivre dans ces quartiers populaires, je le sais parfaitement mais je vous dis aussi que c'est possible d'y vivre tranquillement d'après mon expérience et celle de mes voisins français de souche installés dans mon immeuble. Si vous voulez je peux vous faire visiter mon schtroumpfland.

53. 15/10/2010 19:45 - Madson

MadsonRemarquez je pourrais même faire une visite groupée pour les sceptiques du Ring :)
Par contre là il faudra lacher un petit billet qd meme.

54. 15/10/2010 19:48 - Nejma

NejmaMadson quel ostracisme! Je ne suis pas septique, puis-je venir quand même? Votre intervention fait du bien à la France.

55. 15/10/2010 19:49 - Nejma

NejmaIl fallait lire sceptique et non septique, je ne suis pas pathogène sur la vie de ma mère!

56. 15/10/2010 19:57 - TitOeuf

TitOeufOui cher Madson cela m'intéresserait également.

En ce qui concerne ce reportage d'Arte, deux choses m'ont littéralement stupéfié, la première étant que des jeunes, visiblement de-scolarisés depuis fort longtemps, peu cultivés et d'apparence hyper rebelles et donc rétifs à tout sorte d'ordonnancement se réfèrent avec une telle dévotion et soumission au préceptes d'une religion dont l'ancienneté est tout de même de 15 siècles, et la seconde c'est la jeune fille qui est chef d'un groupe, essentiellement composé de garçons.

57. 15/10/2010 21:18 - Gaël

Gaël@hhh!!Madson
Votre prose précédente à mon égard vous donne des remords? Vous appelez cela échanger tranquilement sans hésiter à envoyer sur les roses votre intrelocuteur et sans oublier de le ranger dans la catégorie des débiles légers subissant les "généralisations médiatisées"? Et vous m'enjoignez de me calmer? Vous ne faites pas que de la boxe, vous êtes aussi contorsioniste (ce qui peut aider).
Aucune rouste reçue, non, dommage hein? Mais je ne parlais pas de mon cas. Je n'ai eu aucun différend physique, mais cela pourrait venir avec un peu de chance, dans ma circonscription qui pourtant n'oublie jamais de faire parler d'elle ( bon allez c'est Clichy là!) hormis une vitre de bagnolle éclatée pour le plaisir. Et quand bien même, je me permets (je sais, c'est une manie) de parler pour d'autres, tous et chacun.
Vous me dites que c'est possible, je vous dis que cela est difficile...Nous retombons donc une fois de plus sur l'expérience personnelle, ce qui ne fait pas avancer d'un iota le sujet. Je vous incluais, oui, quelle bourde vraiment, penser qu'en dépit de tout ce qui nous sépare vous aspiriez aussi à la quiétude. Nous n'avons sans doute pas la même définition de la tranquilité et de la paix, ce qui fait que vous semblez, a vous lire, l'avoir plus ou moins atteinte, et que j'estime que la paix sociale est une chimère. Sujet à débattre?
Visiter votre Schtroumphland,... Au-delà de la boutade, je me demande vraiment où se niche votre havre, mais surtout quelle est son étendue, les limites "géographiques" de votre quiétude? Mais vraiment, nous faire payer...déjà le rackett?

58. 15/10/2010 21:30 - Madson

MadsonNejma, je ne m'exclue pas du groupe dans lequel je suis censé vivre puisque je vis déjà avec de sympathiques français-d'origine bien élevés dans une résidence récente.
La cité HLM et nombre de commerces se situent en face, de l'autre coté de la rue.

59. 15/10/2010 21:34 - Nejma

NejmaMadson je ne parlais pas de votre ostracisme perso mais celui ne n'inviter que les sceptiques à votre visite schtroumphante. Je vis dans un immeuble cossu et bourgeois mes voisins sont une plaie. Amusant non?

60. 15/10/2010 21:44 - Greg môk

Greg môk"En meme temps si vous êtes aussi sympathique dans le monde réel que sur internet, je peux comprendre les roustes reçues dans votre quartier et vos problèmes d'affirmation sociale en tant que Français de souche (je suppose que vous l'êtes)."

Ah bon ? ...

Cela ressemble, ironiquement, au discours d'un quelconque noir africain au Cameroun, par exemple, au sujet d'un "petit blanc" bien français qu'il a bien mangé (en sauce) depuis un bon moment.

@ Gael,
Pour ma part, après avoir vécu de nombreuses années en Afrique noire, n'importe quel africain sensé dirait sans doute au sujet de votre interlocuteur, que celui-ci est un bon rigolo, mais aussi, un "blanc manioc".
Nous sommes différents, nous nous faisons la guerre, mais nous nous respectons, et de temps à autres, nous savons, chacun, être civilisés, en partageant des moments ensemble.


61. 15/10/2010 21:54 - Nejma

NejmaAh oui Laurent concernant votre article, vous dites "Certains passages sont d'un comique profond. Notamment quand un jeune explique":ce jeune évoque la difficulté des homosexuels voire le danger de s'afficher en tant que tel dans cette cité, je n'y vois rien de comique.
De plus pourquoi passez vous sous silence la bouffée d'espoir que représentent les propos d'Issa?

62. 15/10/2010 22:00 - Greg môk

Greg môkNejma, vous avez beaucoup d'humour, beaucoup.
Mes félicitations.

63. 15/10/2010 22:07 - Madson

MadsonGaël, sérieusement, faites-moi plaisir et venez vous rendre compte par vous-meme de la paix sociale multi-ethnique dans laquelle je vis. Il n'y a pas de boutade.
Clichy je comprends que cela soit difficile, c'est un coin surpeuplé, irrespirable, dégueulasse. Tout comme Paris et ses alentours proches.
D'ailleurs vivre dans un endroit déjà assez laid en soit, n'aide pas à apprécier sa population surtout quand il y a plein de gens colorés en bonus qui vous gâchent le paysage.
Non moi je vous parle d'une ville et d'une cité agréable, d'une ville où la densité y est relativement faible et la verdure abondante. Je vous parle Chatenay-Malabry et de sa Zone Urbaine "Sensible", la Butte Rouge.
Venez vous y promener ce week-end en famille via le RER B (si il fonctionne) arrêt Croix-de-Berny, flanez dans le vieux centre-ville bourgeois, remontez par le parc de la Vallée au Loup en vous arrêtant à la maison de Chateaubriand, et enfin découvrez probablement la plus ancienne cité HLM de France : la cité de la Butte Rouge. Venez prendre un bain de paix sociale mon ami virtuel, vous en avez besoin.

64. 15/10/2010 22:09 - Nejma

NejmaGreg c'est vous qui avez diffusé mon portrait robot dans tout l'hexagone!
Vous êtes bien un des rares à percevoir cet humour génétique chez moi. Je vous adoube!

65. 15/10/2010 22:18 - Greg môk

Greg môkChatenay-Malabry ?
C'est où se bled complètement paumé ?
Ya la mer ?
Des palmiers ?
Des oliviers ?
Un peu de Soleil ?
Beaucoup de Soleil ?
Genre celui qui tape à 40 degrés dès 7H30 du matin ?

66. 15/10/2010 22:19 - Madson

MadsonGreg, il faut vous décider, soit je suis un noir Camerounais soit je suis un blanc manioc mais je peux difficilement être les 2.

67. 15/10/2010 22:26 - Gaël

Gaël@Greg môk
J'aime votre phrase, même si je peux en inverser le sens et presque chaque terme, à mon compte. Nous sommes tous semblables, nous sommes en guerre, parfois nous nous respectons, et régulièrement nous savons être civilisés en partageant des moments de violence. Déprimant non?
Bien à vous.

68. 15/10/2010 22:33 - Nejma

NejmaNejma+TitOeuf+Madson est-ce que cela fait un groupe? A partir de quel nombre peut-on parler de groupe? Madson je compte sur vous pour nous trouver un nom digne d'une renommée supra internationale.

69. 15/10/2010 23:04 - Gaël

Gaël@madson
Je vous rejoins sur un point : il faut pendre les architectes, ou alors les envoyer au bagne casser des cailloux. Je crois qu'ils ont une responsabilité dans la dégradation des humeurs et de la santé mentale des résidents. Responsables aussi, sont ceux qui ont signé en bas de page le contrat d'urbanisme. Responsables aussi ceux qui volontairement (ou pas, mais de façon subconsciente, et là ca va faire mal, par une mauvaise habitude culturelle) délabrent ces lieux d'habitation. Et je ne comprendrais jamais comment de petites merveilles art nouveau ou art déco (comme a Clichy) peuvent se retrouver entourées d'autant de pollution visuelle.
pour la paix, merci pour l'invitation, j'y accède à mon humble niveau en communiant avec Dieu le Père à chaque office du dimanche, avec mes frères chrétiens, de toutes origines, je n'y percoit aucune barrière, ni haine, ni malaise social.
On s'éloigne un peu, non?

70. 15/10/2010 23:42 - olivier

olivier TitOeuf, peut-être ai-je mal compris votre rapide analyse étymologique. Vous écriviez (36) « (…) et du « pagne » commun pour se vêtir issu du terme « compagnon ». » Com-pagnon ne vient-il pas du latin « Panis » (pain) ? Quelle est la source de votre occurrence ?

Pour ce qui est de votre étonnement, ils sont le résultat d’un étrange croisement. D’un côté, de notre société tragiquement festive où les droits individuels sont à revendiquer (alors qu’ils sont à vivre), où la condition bourgeoise se concentre sur la croyance en la révolution permanente, où toute forme d’autorité est suspecte et où l’Autre minoritaire est par essence victime chez Soi majoritaire. De l’autre, l’omniprésence d’une culture issue d’une idéologie totalitaire, empreinte d’asservissement et d’imposition.
Bref, une société qui poursuit sa fuite en avant dans l’aire du vide et une entité martiale qui cherche à combler l’ensemble des espaces abandonnés.
Rappelez-vous, dans le reportage, de ce pauvre hère gaulois/prolétaire qui rêve de se marier à une voilée. Est-ce dans un souci de mixité républicaine ? Est-ce le fruit d’une étude lente et acharnée du Coran ? Est-ce la fascination exotique qui opère ? Non.
J’y vois un hybride issu du vide culturel et spirituel laissé par ses parents - et la longue cohorte de ses aïeux – et le travail de sape d’une minorité qui ne peut concevoir la vie avec l’ « étranger ».

Quant à cette jeune fille, elle est la négation faite chair. Ne parlait-on pas de « squale » il y a une dizaine d’années pour parler de ce phénomène naissant ?

L'Homme cherche l'Autorité. Mais laquelle ? Ni celle qui consiste à se détruire elle-même ni celle qui consiste à le détruire. Non non Gaël,Vous êtes toujours dans le cercle de cet enfer.

71. 15/10/2010 23:42 - olivier

olivier TitOeuf, peut-être ai-je mal compris votre rapide analyse étymologique. Vous écriviez (36) « (…) et du « pagne » commun pour se vêtir issu du terme « compagnon ». » Com-pagnon ne vient-il pas du latin « Panis » (pain) ? Quelle est la source de votre occurrence ?

Pour ce qui est de votre étonnement, ils sont le résultat d’un étrange croisement. D’un côté, de notre société tragiquement festive où les droits individuels sont à revendiquer (alors qu’ils sont à vivre), où la condition bourgeoise se concentre sur la croyance en la révolution permanente, où toute forme d’autorité est suspecte et où l’Autre minoritaire est par essence victime chez Soi majoritaire. De l’autre, l’omniprésence d’une culture issue d’une idéologie totalitaire, empreinte d’asservissement et d’imposition.
Bref, une société qui poursuit sa fuite en avant dans l’aire du vide et une entité martiale qui cherche à combler l’ensemble des espaces abandonnés.
Rappelez-vous, dans le reportage, de ce pauvre hère gaulois/prolétaire qui rêve de se marier à une voilée. Est-ce dans un souci de mixité républicaine ? Est-ce le fruit d’une étude lente et acharnée du Coran ? Est-ce la fascination exotique qui opère ? Non.
J’y vois un hybride issu du vide culturel et spirituel laissé par ses parents - et la longue cohorte de ses aïeux – et le travail de sape d’une minorité qui ne peut concevoir la vie avec l’ « étranger ».

Quant à cette jeune fille, elle est la négation faite chair. Ne parlait-on pas de « squale » il y a une dizaine d’années pour parler de ce phénomène naissant ?

L'Homme cherche l'Autorité. Mais laquelle ? Ni celle qui consiste à se détruire elle-même ni celle qui consiste à le détruire. Non non Gaël,Vous êtes toujours dans le cercle de cet enfer.

72. 16/10/2010 11:17 - TitOeuf

TitOeufOui, Cher Olivier vous avez raison, je me suis trompé en mon empressement sur la racine du mot « compagnon », qui est bien évidemment tel que vous le soulignez fort justement, issu de « panis-pain », et non de « pagne », donc « Errare TitOeufum est » et merci à vous pour cette bien salvatrice reprise de volée. (un à zéro pour vous, balle au centre…..mdr)

En revanche, je n’adhère plus aux deux mots suivants, que vous utilisez pour ouvrir le débat au sujet de mon étonnement à la vue de ce reportage. Je substituerais à votre « croisement » (premier mot) une sorte de « croisée des chemins », voire même une « intersection » avec priorité à droite (conservatrice), ou à gauche (progressiste) c’est selon, et le proche avenir nous le dira bien vite (2012).

En effet, de plus en plus de ces personnes de banlieue semblent s’orienter vers la droite politique, après avoir en quelque sorte subi un extraordinaire lavage de cerveau plutôt de gauche ( assistanat et sur victimisation médiatique en boucle, avec moult chants Grégoriens, version Yannick Noah et autres baudruches télévisuelles gonflées à bloc pour la circonstance) durant trois décennies (la religion étant selon moi étroitement, liée à des valeurs d’ordre plutôt traditionnel, je classe cette caractéristique à droite, mais peut-être avez vous un autre avis à ce sujet). C’est assez surprenant et cela m’a donc surpris.

Le second mot est « hybride » qui implique physiquement un métissage, au sein duquel restent bel et bien les deux composantes initiales, sans que l’une n’altère forcément l’autre, voire même ne la fasse complètement disparaître. Il peut donc y avoir co-existence.

Or, dans le monde des idées, il n’y a pas de maintien absolu de « métissage » à proprement parler, et ce garçon Gaulois que vous évoquez a d’ores et déjà, selon moi, passé l’irréversible cap, faisant qu’il est en quelque sorte un croyant, dont le nouveau mode de pensée a fait totalement disparaître le précédent (si tant est qu’il y en eut un précédent bien sûr, et j’aime bien votre terme de « vide » à cet égard).

Aux USA, le métissage physique est automatiquement catégorisé «Blanc » dans les statistiques officielles, et non pas Noir, Indien, Latinos ou Asiatique et le métissage des idées vous conduit invariablement à deux seules options politiques, toutes deux dotées du même socle religieux plus ou moins fortement dosé selon les versions (donc croyance religieuse incontournable et en cela possiblement « totalitaire », par absence même d’option supplémentaire constitutionnellement accessible à l’exercice de l’autorité de l’Etat et a fortiori de l’Union des Etats).

Vous dites que leur croyance est issue d’une idéologie de type culturellement « totalitaire » », mais qu’est-ce donc que la révolution permanente Bourgeoise, que vous évoquez vous-mêmes et je vous en donne raison, directement descendante du Jacobinisme terroriste de 1793 si ce n’est justement l’organisation de l’aire du profond vide devenant ainsi un terreau favorable à tous ces nouveaux croyants ?

Et tous ces nouveaux croyants ne constitueraient-ils pas finalement une bien opportune alliance, certes idéologiquement contre nature, mais de revers, afin de faire émerger, à l’image du FN en 2002 le meilleur des adversaires possibles, puisqu’il serait immanquablement réduit en miettes au second tour de 2012, tant il fait peur à certains (et on peut aisément comprendre pourquoi) ??

73. 17/10/2010 11:54 - Nejma

Nejma@TitOeuf, ce jeune Alexandre désœuvré qui veut une femme voilée et vierge diffère en quoi des personnes (j'en connais au moins deux dont un qui possède une clinique privée à Paris, dont les deux enfants portent des prénoms musulmans)au départ de confession juive qui se convertissent à l'Islam pour épouser leur dulcinée de confession musulmane? Est-ce que l'on doit avoir autant de compassion pour les deux groupes d'individus?

74. 17/10/2010 18:45 - olivier

olivier
Cher TitOeuf, loin de moi l’idée d’une quelconque compétition. La chose pouvait paraître indélicate, elle n’était que bienveillante.

En revanche, mon « croisement » était d’ordre ontologique et non spatial.
Vous opérez un glissement de sens vers le champ politique : « de plus en plus de ces personnes de banlieue semblent s’orienter vers la droite politique ». De quelles personnes parlez-vous ? Des électeurs déçus par les airs de pipeaux gauchistes ou des décérébrés du reportage ? Pour ma part je tentais de donner une explication de ce qui constitue ces êtres.
Nous pouvons - peut-être - distinguer deux temporalités : 1) celle de la réaction, de l’opinion, du vote. C’est le temps de l’actualisation permanente. 2) Celle de la diffusion, de l’ancrage dans les mentalités, du travail de sape. C’est le temps de l’imposition permanent. Ainsi, nous avons ces électeurs déçus qui se tournent vers le FN (le système en est connu) ou vers une droite publicitaire et populiste. Ainsi, nous avons des électeurs crispés sur l’idéologie dominante «noahisante »,Cthuramisante » et qui ne sont pas les individus du reportage mais le frère, le voisin, le cousin moins « hardcore » mais tout aussi enclin à la victimisation et friands du discours d’une Royal, d’un Mélanchon…

« la religion étant selon moi étroitement, liée à des valeurs d’ordre plutôt traditionnel, je classe cette caractéristique à droite, mais peut-être avez vous un autre avis à ce sujet ». L’on ne peut qu’affirmer votre approche empiriste et néanmoins la modifier : à quand faites-vous remonter la tradition politique ? Je ne reconnais pas celle de 1789.


Pour ce qui est du terme « hybride », vous avez bien entendu raison. Mais justement, là où vous ne voyez plus qu’un mode de pensée gouvernant chez notre amibe, j’y vois une parfaite co-existence des deux. Une sorte de système écologique de l’intellect où chacun nourrit l’autre, s’alimente de l’autre. Le tout procédant par corrélation Rigueur/Permissivité.

« Et tous ces nouveaux croyants ne constitueraient-ils pas finalement une bien opportune alliance, certes idéologiquement contre nature, mais de revers, afin de faire émerger, à l’image du FN en 2002 le meilleur des adversaires possibles, puisqu’il serait immanquablement réduit en miettes au second tour de 2012, tant il fait peur à certains (et on peut aisément comprendre pourquoi) ?? » Je suis profondément persuadé qu’il y a convergence entre la mise à mal critique par les courants de gauche du système politique (au sens large) de l’Occident et la vision du monde intégrant un Dar al-Harb.

@Nejma, permettez-moi de réagir. La différence est de taille. Notre Alexandre se soumet à une influence extérieure sans même comprendre ce qui agit. Alors que vos connaissances, qui appartiennent à la CSP+, sont pleinement conscientes de leurs actes.
Cette situation cependant est tout aussi dramatique que la première. D’une conversion l’autre : désirée ou non, je suis profondément gêné par le processus. D’une part, la soumission diffuse aux plus forts, d’autre part une sorte d’ausweis sentimental, un permis d’aimer. Il est curieux d’ailleurs de voir s’opérer la conversion souvent…que dis-je très souvent de manière unilatérale.
Vous écriviez « au départ de confession juive… », est-ce une tradition familiale ou l’affirmation d’une réelle présence ? Je pose ici la question du rapport à Dieu. Si votre directeur de clinique privée a/avait une profonde relation avec YHWH comment peut-il faire ce chemin formidable qu’est une conversion… par amour terrestre. YHWH n’est pas Dieu, Dieu n’est pas Allah contrairement à ce que tente de nous faire croire la mode du « dialogue interreligieux ». Il y a là la marque d’un déni du divin. S’il peut faire ce passage-là, c’est que le Créateur n’est plus d’aucune substance pour lui (ne l’a peut-être même jamais été). Alors NON ! Aucune compassion, ni pour l’un ni pour l’autre. Mais du dédain. Seule aurait eu de la valeur une conversion issue d’une réflexion incandescente.

75. 17/10/2010 21:58 - Nejma

NejmaOlivier, ces personnes sont issues de vraies familles juives traditionnelles, qui pratiquaient.
Inutile de vous décrire le drame vécu par les mères de mes deux connaissances.
C'était la conversion et continuer leur histoire d'amour qui est sincère ou perdre leur dulcinée.
Ils l'ont fait tout comme Jemima Goldsmith avant d'épouser un pakistanais.
Je n'ose pas trop évoquer ces aspect avec eux car j'ai une vision de l'Islam qui n'est pas reluisante.

76. 18/10/2010 11:47 - TitOeuf

TitOeufChère Nejma, pour analyser le plus objectivement possible une situation et/ou un phénomène donné, j'évacue automatiquement la "compassion" et la "sympathie", qui sont fort mauvaises conseillères et qui impliqueraient de surcroît que je vive auprès de ces jeunes de banlieue et que je souffre avec eux dans la stricte définition littérale de ces deux termes, l'un Latin et l'autre Grec.

Vous me posez une question, à laquelle vous avez bien évidemment la réponse, et Olivier a en partie répondu à ma place.

Votre ami propriétaire de clinique, dûment inséré et intégré à notre société est confronté à un choix purement rationnel, alors que le jeune Alexandre est lui confronté à un choix empirique, duquel il ne peut évidemment pas se soustraire, et je dirais même qu'il fait avec les moyens du bord, dans la stricte illustration de la phrase de Goethe "Le génie c'est de durer" (sic).

Si un sociologue posait la question suivante à Alexandre de savoir comment il qualifierait d'emblée les personnes qui l'entourent au quotidien, et avec lesquelles il semble évoluer de si bonne grâce, il y a fort à parier qu'il répondrait simplement et par priorité : "ce sont mes potes", sans même privilégier dans cette réponse l'aspect musulman du contexte (cet aspect pourrait d'ailleurs être une option du QCM proposé par le sociologue).

En clair, là où nous voyons nous et par priorité, des musulmans, Alexandre voit essentiellement ses potes, ce qui n'est plus du tout la même approche des choses.

Entre ces deux choix, rationnel et empirique, l'effet d'échelle diffère évidemment considérablement.

@ Olivier,

Je fais, comme beaucoup, remonter la tradition politique à Aristote, et je considère que le Jacobinisme de 1793 était en quelque sorte notre étape "Pol Potienne", mais j'arrive mal à comprendre où vous voyez une possible convergence entre les courants du socialisme internationaliste et le Dar al-Harb, ils sont bien sûr tout deux à portée universelle, mais ils me semblent éminemment antagonistes du point de vue, tant de l'organisation de la "société/communauté" que des références aux valeurs transcendantales.

Ils seraient peut-être certes convergents en termes de stratégie (cela serait dès lors considérablement jouer avec le feu, et possiblement irresponsable de surcroît), mais par nature je ne le pense pas, et à un point ou à un autre de leur destination respective, ils vont immanquablement se rencontrer avec inévitablement des heurts et des malheurs à la clé.

77. 18/10/2010 13:06 - Nejma

NejmaTitOeuf, bonjour, il est clair que des bribes de réponse j'en ai. Or je n'entendais pas la compassion au sens souffrir avec, (c'est vrai vous êtes féru d'étymologie)mais pitoyable. Des deux côtés il n'y a pas la création d'une nouvelle identité mais la perte d'une identité.
En dépit du groupe social, l'un favorisé, l'autre non, je ne pense pas que le choix soit si rationnel que cela. L'un "ce sont mes potes" à juste titre l'autre "si je ne le fais pas je la perds".
Ce n'est pas comme précise Olivier une quête spirituellement issue d'une réflexion incandescente, car ces conversions existent somme toute peu.
Pour ce qui concerne les heurts et les malheurs du groupe que je connais, visiblement ils se montrent épanouis, car l'un a fait l'oblation de son être intime pour avoir le droit d'aimer quelqu'une de différent. Mais à quel prix?

78. 18/10/2010 15:15 - TitOeuf

TitOeuf@ Nejma, c'est évidemment un choix rationnel uniquement aux yeux de la société, et de ses dirigeants, à savoir nos Gouvernants, alors que du point de vue de la passion animant tout grand amour (vous voyez, je redeviens parfois aussi un peu "idéaliste".....lol), votre ami est également confronté à un choix d'ordre empirique, l'amour, mais seulement lié à une situation donnée et dûment réversible (rupture, divorce, etc....) et non pas à une exposition d'un nombre possiblement exponentiel évacuant de facto beaucoup d'autres options.

Vous n'êtes pas sans savoir que lorsqu'on aime on se perd un peu, beaucoup, voire même totalement.

Cela me rappelle une anecdote, que ma famille, plutôt traditionnelle et conservatrice, a vécu il y a quelques années de cela. L'une de mes cousines s'est amourachée et mariée avec un musulman, coup de tonnerre évident, vous l'imaginez aisément, lors des repas de familles dominicaux, et l'une de mes tantes m'a même personnellement demandé de veiller en douce à ce que n’arrive pas, tout ce qui était médiatiquement reproché aux rites et autres façons de vivre fatalement éminemment meurtrières de "ces gens là".....

Plusieurs années ont passé et rien de tout cela n'est advenu, ma cousine a bel et bien changé de prénom, afin de respecter la coutume (dont les tenants et aboutissants m’échappent toujours autant), mais n'est nullement voilée (pas même en semi-voile) elle travaille toujours dans la même entreprise, et n'a bizarrement subi aucune maltraitance, à tel point que j'ai récemment du lui avouer l'existence de ma mission secrète et que nous nous sommes tout deux gondolés de rire après l'instant passé de stupéfaction, et je me suis dit en mon for intérieur, que j'avais été tout simplement stupide.

Toutefois, je n'évacue pas pour autant les difficultés bien réelles que d'autres rencontrent en pareil cas, et le « prix » comme vous le dites si bien peut-être beaucoup plus élevé, mais là encore toujours en fonction de valeurs, qui ne sont que des variables selon les affects et appréciations des uns et des autres.

Alexandre, bien inconsciemment, paie en fait le prix d’une intégration, d’une assimilation, à un groupe (tient d’ailleurs, cela ne vous rappelle rien ces deux termes « d’intégration » et « d’assimilation »…..) dont je ne sais vraiment pas comment nous pourrions la rendre réversible, à moins bien sûr de retomber dans les très sombres travers du Jacobisme totalitaire de type 1793.

Mais peut-être est-ce vers cela que nous nous dirigeons, ou bien vers quoi l’on nous emmène. Donc à suivre. (NB : j’ai bien aimé votre idée de « création », ou d’absence de création, j’y reviendrai d’ailleurs, il faut que je réfléchisse à cela)

79. 18/10/2010 16:48 - Nejma

Nejma@TitOeuf, je n'ai alors sans doute jamais vraiment aimer. Si aimer c'est se perdre, j'en suis loin.
Je sais bien qu'il y a des musulmans modérés et qui respectent leur compagne, mes frères sont mariés à des catholiques depuis plus de 20 ans et jamais il n'a été question de conversion. Mes belles-sœurs vont à l'église et le compromis a été de ne donner que des prénoms juifs à leurs enfants pour ne pas faire de polémique. Donc le respect de la foi de l'autre est un idéal qui existe, pour moi c'est cela aimer c'est demander à l'autre de renoncer le moins possible à son identité. Une identité évolue forcément, mais assimiler,intégrer je trouve que ce sont des mots dangereux qui aboutissent à ce genre de négation de l'individu.

80. 18/10/2010 17:12 - TitOeuf

TitOeufC'est pourtant bel et bien là et pas ailleurs que le bât blesse Nejma.

L'assimilation est le coeur de la matrice citoyenne et civique Française, tel que le décrivait d'ailleurs si bien Ernest Renan : "L'essence d'une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses" (sic), avec sous-tendu le conseil de Renan également, "de ne pas trop ouvrir les livres d'histoire, ni même de trop revisiter cette histoire commune" (tu m'étonnes...)

En cela, notre assimilation civique Française, n'a jamais été "pluraliste" puisqu'elle demandait aux nouveaux entrant qu'ils se déshabillent de leurs identités précédentes, et des coutumes et cultures qui vont avec, pour qu'ainsi totalement "nus" ils épousent cette nouvelle identité Républicaine".

De ce point de vue précis, ces groupes de quartiers, seraient en fait beaucoup plus Républicains que je ne le pensais, et c'est bien ce qui est surprenant, et qui m'a saisi d'étonnement, puisque dans un ordre assez particulier, ils arrivent à déshabiller un Alexandre de son identité passée et à en faire un nouvel élément de leur nouveau groupe ayant de facto tout oublié .

La réponse du berger à la bergère en quelque sorte, les pouvoirs publics Républicains ayant progressivement quitté ces quartiers déshérités, et en lieu et place d'une sombre anarchie, que je m'attendais bel et bien à découvrir via ce reportage, je retrouve en fait, les mêmes mécanismes de l'ordre Républicain hyper centralisé.

81. 18/10/2010 23:09 - olivier

olivier @TitOeuf, il y a conjonction entre l’universalisme socialiste et l’univeralisme islamique. Mais il n’y a pas cohésion. Cet état de fait renvoie au vide créé à un moment donné par les politiques. Ces derniers jouent avec le feu certes mais leur vision à court terme et le dénie des réalités au profit d’un réel fantasmé ne peut aboutir à une prise de conscience du danger : Royal est incapable de voir comment travaillent ses discours à peu de frais pour les idéologues musulmans, malgré son verbiage féministe.
Notre mal du siècle ne serait-il pas la chute du mâle ?
Bien évidemment que « à un point ou à un autre de leur destination respective, ils vont immanquablement se rencontrer avec inévitablement des heurts et des malheurs à la clé. » La question n’est pas là car ce jour ou n’arrivera pas ou le plus faible baissera la tête (question à 100 balles : qui d’après vous ?).

@TitOeuf/Nejma,
(78) « Vous n'êtes pas sans savoir que lorsqu'on aime on se perd un peu, beaucoup, voire même totalement. » Pardonnez-moi mais quelle bluette ! Le couple est l’affirmation des individualités et non fusion au profit de… au détriment de… Le couple n’est pas réduction. Il n’est pas non plus hiérarchie. Il se développe au sein même d’une tension. Une tension et non une confrontation. Cela intègre la notion de reconnaissance de l’autre comme semblable à qui donner sa place et non comme Etranger à réduire. Permettez-moi Nejma de vous citer pour conclure ceci :
(79) « Une identité évolue forcément, mais assimiler, intégrer je trouve que ce sont des mots dangereux qui aboutissent à ce genre de négation de l'individu. »

c’est surprenant et très intéressant cette double approche Amour/ Identité. Pourrions-nous aborder la carte du Tendre comme autant de cartes IGN ?

82. 19/10/2010 09:47 - TitOeuf

TitOeuf@Olivier,

Je ne peux malheureusement pas répondre à la question qui finalise votre premier paragraphe, car je ne l’ai tout simplement pas comprise, et il semble de surcroît manquer des mots (sûrement des fautes de frappe).

Vous dites que je suis dans la bluette (et vous avez en partie bien sûr raison) et vous affirmez bien idéalement, que de votre point de vue le « couple est l’affirmation des individualités avec absence de hiérarchie et de négation de l’autre », à la bonne heure !

Si nous souhaitons tous évidemment et très raisonnablement tendre vers un tel idéal, les faits, qui sont aussi terribles qu’incontournables vous donnent, hélas, bien tort. La hausse exponentielle des divorces et autres ruptures, repose essentiellement sur beaucoup des postulats que vous citez : « domination, négation et hiérarchie » ; possiblement augmentés d’une manière certes fantasmée et présupposée « d’une chute du mâle », mais que vous évoquez bel et bien vous-même en hypothèse dans le paragraphe précédent, et qui entamerait donc bel et bien aussi pareil idéal « égalitaire » au sein du couple, idéal que vous semblez revendiquer (« l’égalité ?? quelle idée, mais vous êtes fou mon cher Olivier, ou bien alors vous êtes Français, vous rétorqueraient certains….mdr)

Pourquoi donc l’empire des sens bouscule-t-il ainsi toujours autant notre raison ?? (fameux débat initié par Pascal entre le « sens » des anciens et la « raison » des modernes au temps des pré-Lumières).

Parce que le couple n’a pour ainsi dire plus, ou alors que très peu, de sens de nos jours, à l’image de la Patrie qui était elle aussi un foyer à respecter et à aimer (amour de la Patrie, du Drapeau, identité, etc….) ; le couple est la cellule dont la Patrie est in extenso, le corps, et nous pouvons de ce point de vue là, ainsi que vous le soulignez, commencer à dresser des cartes IGN, c’est d’ailleurs ce que font bel et bien tous les démographes avec leurs courbes de croissance, de mariages et de natalité, donc de hausse ou de baisse de vigueur d’une société donnée (remarquez bien que l’on n’évoque plus la Patrie, mais la "société", et cela n’est pas neutre de mon point de vue).

83. 19/10/2010 10:29 - Nejma

NejmaOlivier, relisez ou lisez "Un amour de Swann"a vouloir fabriquer une identité on finit par perdre la sienne.Si toutefois vous n'y voyez pas qu'un roman de la jalousie.
Vous avez beaucoup d'humour "Pourrions-nous aborder la carte du Tendre comme autant de cartes IGN ?Vous êtes fan de Madame de Scudéry?
Je ne me suis jamais toutefois reposée sur la plaine de l'Indifférence.
J'ai toujours eu des problèmes d'orientation. Enseignez-moi le sentier le plus court et le moins dangereux pour aborder ce pays!

84. 20/10/2010 13:27 - olivier

olivier TitOeuf, les dernières lignes de mon premier paragraphe souffrent d’une maladresse syntaxique mais rien de fautif. Je vous accorde que la reprise anaphorique de la conjonction OU n’a rien délégant mais ne trouble pas l’entendement. Quant à ma « question » elle n’était que pure rhétorique…confinant à l’ironie.

Mon approche idéal du couple n’a rien d’égalitaire . L’égalité n’existe que dans le fantasme républicain. La chute du mâle que j’évoquais n’est pas la nostalgie du mâle dominateur et tout puissant à la sauce Ryad. Elle est surtout due à la virilisation du féminin.
Notre civilisation acte très tôt la reconnaissance de la figure féminine (Fin amors, poésie courtoise, blason…) et ne sous-tend pas la prédation. Aujourd’hui de plus en plus de jeunes gens (garçons et filles) se serrent la main pour se saluer au détriment de l’embrassade. Il s’opère une mise à distance inquiétante des rapports entre les sexes qui ne témoigne pas d’une égalité mais d’une hiérarchie des statuts.

Mon « idéal » n’invoquait pas le rapport entre les individus sexués mais les personnalités. Peut-être faudrait-il creuser le « personnalisme » de Mounier pour éclairer ceci ?

« Parce que le couple n’a pour ainsi dire plus, ou alors que très peu, de sens de nos jours, à l’image de la Patrie qui était elle aussi un foyer à respecter et à aimer (amour de la Patrie, du Drapeau, identité, etc….) ; le couple est la cellule dont la Patrie est in extenso, le corps (…) » Que c’est fort bien pensé. Il y a véritablement un couple Matrice/Patrie mis à mal. Vous évoquiez le terme « société » j’irai dans votre sens en parlant d’ « individu ». Il y un refus des frontières et donc du concept d’état-nation qui se juxtapose à un éclatement de la cellule familiale et à la modification de sa structure de base (mono-/homo-… parentalité). Or, comme le disait à juste titre Pierre Manent dans l’émission Répliques : « Ce n’est pas celui qui est pour la frontière qui engendre la guerre, c’est celui qui la nie, qui passe outre ». (Pardonnez-moi l’inexactitude de la formule, je cite de mémoire). Nous pourrions trouver une équivalence pour le foyer matriciel qu’est le couple.

@Nejma,

J’ai lu « Du côté de chez de Swann » il y a fort longtemps et ne vais vous faire croire à ma parfaite connaissance de l’ouvrage… Je suis cependant intéressé par votre lecture. Malgré tout Jalousie et Perte d’identité sont assez proche et les approches se croisent: rappelez-vous Lol V. Stein.

Je ne suis pas un « fan » de Scudéry bien qu’il me soit arrivé d’errer dans quelque ruelle.
Quant à la carte du Tendre et son Lac d’Indifférence, je n’ai pas la prétention de vous en donner le plus petit conseil. Juste la lecture d’une merveilleuse personne, Mme Deshoulières :

Contre l'amour, voulez-vous défendre ?
Empêchez-vous de voir et d'entendre
Gens dont le coeur s'explique avec esprit.
Il en est peu de ce genre maudit,
Mais trop encore pour mettre un coeur en cendres.
Il en est peu de ce genre maudit.
Mais trop encore pour mettre un coeur en cendres,
Il en est peu de ce genre maudit.

Quand une fois il leur plaît de nous rendre
D'amoureux soins, qu'ils prennent un air tendre,
On lit en vain tout ce qu'Ovide écrit
Contre l'amour

De la raison il ne faut rien attendre ?
Trop de malheurs n'ont su que trop apprendre
Qu'elle n'est rien dès que le coeur agit.
La seule fuite, Iris, nous garantit ;
C'est le parti le plus utile à prendre
Contre l'amour.

85. 20/10/2010 17:35 - Nejma

NejmaMerci Olivier.

86. 21/10/2010 16:52 - coflow

coflowPourquoi cette uniformité dans les comportements? les jeunes suivent les codes et discours de "racailleux" car ils ont peur,ils demeurent fascinés...la violence permet de dominer, les autres tentent de les singer pour, a leur tour, se sentir fort. Etre comme le groupe qui semble respecté.Ils deviennent ceux qui font peur..arborent les meme discours,s'engrainent entre couilles. Dans une classe d'élèves blancs, beaucoup se revendiquent d'un autre pays, ce dire d'origine etrangère est vue comme quelque chose d'honorifique..se marier avec une fille pure relève du meme principe, jusqu'a adopter les memes comportements,exactement.

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