Sur le RING

La chute de la diplomatie française

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Loïc Lorent - le 07/03/2011 - 5 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Printemps 2007. Grâce à Henri Guaino, Nicolas Sarkozy est élu Président de la République et avec lui, croit-on, il l’a dit, répété, « la France au long manteau de cathédrales ». Dans l’immédiat, il lui faut former un gouvernement. Pour le Ministère des Affaires étrangères, l’ancien maire de Neuilly, qui a également promis de défendre toutes les femmes persécutées à travers le monde, hésite entre Hubert Védrine et Bernard Kouchner. Et il s’en trouve encore aujourd’hui pour s’étonner que la politique étrangère de la France soit, trois ans après cette date, marquée du sceau de l’incohérence.



Un rappel, pour commencer. La France n’est plus une grande puissance, mais la France continue de vouloir parler au monde. Jadis, elle parlait et elle frappait. Des fois ça marchait, parfois non, dans tous les cas c’était assez impressionnant. Déjà la mort de Montcalm aux Plaines d’Abraham lui faisait découvrir le mot humilité – et Voltaire prouvait qu’il avait le nez creux. Deux siècles plus tard, quasiment au même endroit, le général de Gaulle l’oubliait, volontairement. Inféodée à la Grande-Bretagne après 1918, puis aux Etats-Unis après 1945, la diplomatie française recouvrait sa voix, fort singulière en ces temps de Guerre froide. On pouvait la trouver ridicule, on pouvait tout aussi bien en être fier. La France n’était plus une grande puissance – de Gaulle ne l’ignorait nullement – mais elle compensait par l’abus – calculé – du verbe – lyrique – et l’ombre menaçante de sa Bombe. Et puis, bien sûr, c’était de Gaulle. De même que le costume de Président avait été taillé pour lui, le « message de la France » n’était pleinement audible que lorsqu’il sortait de sa bouche. Ni rouge ni bleue, sa politique arabe, son souci constant, aussi, de préserver ses intérêts en Afrique et sa souveraineté, sa manière de voir l’Europe comme un grand Zollverein, rien de plus (c’était déjà beaucoup – trop ?), son désir de se faire respecter, malgré Sedan et Suez, Diên Biên Phu et Alger, et donc son néo-messianisme, qui s’exprimait à travers des discours et des faits : la ligne générale était claire, l’improvisation était proscrite. Même les étudiants de l’ENA ont appris que « le propre du politique, c’est de prévoir ». Quand on a de bons yeux et une solide culture historique, c’est plus facile. Présider aux destinées d’une nation, et non d’une société, aussi. Ne pas être l’otage de l’opinion publique et des médias, ça aide également. Ne pas vivre en plein triomphe de la pensée sociale-chrétienne-démocrate, c’est chouette. Accepter d’être impopulaire, parce qu’on ne se fait pas élire dans l’unique espoir d’être réélu, ça facilite les choses. Malheureusement, les successeurs du général de Gaulle ne remplissaient pas toutes ces conditions.  

Si l’on y songe un instant, le ver était dans le fruit dès l’automne 2006, avant même Védrine ou Kouchner. Durant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy parlait de la grandeur de la France, de son indépendance, de sa très longue histoire, mais annonçait qu’il la ramènerait dans le commandement intégré de l’OTAN et affirmait qu’une armée européenne verrait le jour sous son lumineux magistère. Plus encore : il ferait ratifier le traité de Lisbonne, liant ainsi définitivement la « vieille nation » au grand cadavre bruxellois. Ses relations avec les dictatures, les régimes adeptes de la matraque ? On allait voir ce qu’on allait voir. L’embardée sur les femmes persécutées, c’était le signe d’un changement de cap, d’une immixtion tonitruante de la moraline dans un domaine où, pendant longtemps, elle n’avait pas eu sa place. Mirabeau à poney : quel tyran pourrait lui résister ? En somme, en la matière comme dans toutes les autres, dans le programme du candidat de l’UMP, il y avait à boire et à manger, de quoi flatter les belles âmes et ne pas décourager les vilaines, des contradictions profondes pour ne pas dire du n’importe quoi. Loi du genre, diront les cyniques.

Or donc, une fois intronisé, Nicolas Sarkozy semblait découvrir le principe de réalité. Que la France échange avec des pays qui n’ont pas inscrit la « diversité » dans leur constitution et pour qui l’Histoire ne commence pas en 1789. Panique ! Que faire ? Visiblement, il ne savait pas. En nommant Hubert Védrine, il mettrait Reporters sans frontières en colère. En choisissant Bernard Kouchner, il agacerait les Chinois… mais ferait plaisir aux médias. Finalement, après des heures de réflexions qu’on imagine intenses, il opta pour une solution étrange : il appela Kouchner, le castra, et le flanqua d’une Rama Yade nommée, elle, à un abracadabrantesque Secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme. Bien vite, on ne vit plus qu’elle, pour des raisons qui étaient assez peu politiques, et le Président. Car ce dernier voulait être, jurait-il, en première ligne.

Sous la Vème, la politique étrangère est la chose du Président, règle tacite que tous les gouvernements soucieux de durer ont respectée. On se souvient d’ailleurs de l’épisode Jospin vs Hezbollah en 2000, avec intifada surprise et ciblée en prime, et qui poussa Chirac à le tancer vertement. Et si Dominique Galouzeau de Villepin a pu, l’espace d’une tribune post-lamartinienne à l’ONU, incarner la politique étrangère de la France, c’est parce que le cadre l’imposait et que son texte avait été paraphé par son chef. Avec Nicolas Sarkozy, le retour aux fondamentaux s’agrémente d’une mise en scène hystérique de sa propre personne et de son action, appuyée sur une doctrine floue. Ainsi que d’une incapacité à gérer les saillies médiatiques de Rama Yade et les états d’âme de Bernard Kouchner.

Dans un siècle ou deux, lorsque des historiens – s’il en existe alors qui ne font pas du « temps présent », c’est-à-dire du journalisme amélioré – se pencheront sur notre époque, peut-être parleront-ils de « l’ère de l’émotion ». Nicolas Sarkozy est un grand émotif. Qu’il s’agisse des infirmières bulgares, d’Ingrid Betancourt ou de Florence Cassez, le Président ne lésine pas sur les « papas » et « mamans », qu’il reçoit chez lui et qu’il promet de satisfaire rapidement, au mépris des usages et sans se soucier, l’affaire Cassez étant la plus évidente à cet égard, de la souveraineté des autres Etats. L’époque est comme ça, d’accord. Ce n’est pas lui qui commande les articles de proximité de la quasi-totalité de la presse. Mais est-il pour autant obligé d’embrasser cette mode ? Si au moins ça marchait… Quels sont les résultats de cette offensive du cœur ? Les infirmières bulgares ne furent libérer qu’en échange d’une reconnaissance internationale du régime libyen. Ce sont les armes – et la malice – des troupes colombiennes  (et Dieu, si l’on en croit la principale intéressée) qui firent sortir Ingrid Betancourt de sa jungle. Florence Cassez est toujours emprisonnée au Mexique.

Alors, évidemment, il reste les images. D’ailleurs, d’aucuns émettent l’hypothèse suivante : une photographie aux côtés d’Ingrid Betancourt, c’est trois points de plus dans les sondages. L’époque, encore. Mais Nicolas Sarkozy ne fut-il pas, entre 2002 et 2007, le plus zélé des enfants de la communication, lui qui s’exhibait en compagnie de son épouse et de ses enfants, qui transformait chacune de ses sorties « sur le terrain » en performance médiatique ? L’espoir, au reste souvent comblé, c’est qu’on ne retienne jamais la méthode mais seulement les œillades et les phrases « choc ». En démocratie d’opinion, c’est là tout ce qui compte. L’actualité, de polémique en débat, de crise en urgence, de drame en catastrophe, se charge d’effacer jusqu’au souvenir de l’événement. 

Mais Nicolas Sarkozy va trop vite. Et la diplomatie, même à l’heure de la gouvernance mondiale, de « l’impérieux besoin de répondre aux attentes », de « la demande des populations victimes », eh bien, la diplomatie, les rapports entre Etats, elle ne suit pas, elle est crevée, là, sur le bord du Quai. Etre une « veille nation », parfois, c’est agréable. La France dispose encore aujourd’hui d’un réseau d’ambassades et consulats extrêmement dense. Seuls les Etats-Unis la devancent. La France est partout. Que vous vous perdiez au Surinam ou au Vanuatu, vous pouvez aller sonner à la porte d’un fonctionnaire français. C’est affreusement rassurant, mais aussi et surtout un outil entre les mains de notre politique étrangère et le superbe reliquat de notre prestige passé. Si l’on en croit certains diplomates, en tout cas ceux qui ont signé récemment une tribune dans Le Monde, cet outil est délaissé. Faute de pouvoir juger, constatons que le prestige n’est pas la préoccupation majeure du Président. Depuis plusieurs années, l’Etat vend ses biens immobiliers. Voyez-vous, ça coûte cher, un palais en Espagne. Et puis c’est la crise… Sauf que ça n’a pas commencé avec celle-ci et qu’on aura beaucoup de mal à nous faire croire que ce qui plombe les finances du pays, ce sont les murs que nous possédons à l’extérieur de nos frontières. (Tenez, par exemple, comme le proposait Eric Zemmour : et si on arrêtait de subventionner les associations antiracistes ? Autres pistes : les retraites des parlementaires ? Les commissions fantoches ? Ah, pardon, c’est démagogique.) La grandeur de la France en prend un sérieux coup. Pour ne pas dire les mots, on va nous parler de modestie, on va aller chercher, une fois encore, la Scandinavie. Ils font si bien avec si peu, ces gens-là. Oui, mais ils le font dans leur coin, et uniquement dans leur coin, depuis près de deux siècles. On a hâte d’apprendre comment les Luxembourgeois s’y prennent. Des préfabriqués 100 % recyclables, peut-être. Après tout, on n’est pas mieux que les autres. Si ? Faudrait savoir…

La trop fameuse colère anti-Kadhafi de Rama Yade en décembre 2007 posa, elle, dès le début, la question de la doctrine. La soumission à l’Union européenne, actée par Mitterrand, n’a pas empêché la France de réaffirmer sa singularité sur l’échiquier mondial. A vrai dire, là, pour le coup, ça sonnait très faux. On faisait semblant d’y croire, siège au Conseil de sécurité de l’ONU et opérations extérieures de nos troupes à l’appui. Pendant ce temps, le droit international s’enrichissait de mille et une merveilles sémantiques. Omniprésente chez les nations qui la composaient, l’UE était introuvable ailleurs. Que nous restait-il à dire ? Ce que claironne Rama Yade et tout ce qui parle – ou presque – dans ce pays : les Droits de l’homme. La démocratie. Ah, et les valeurs de la République. Certes, nul ne nous a jamais expliqué ce qu’elles étaient, ces valeurs, mais l’on croit comprendre qu’elles sont synonymes de… Droits de l’homme. C’est nous qu’on l’a fait. Pas mal, hein ? Avant ? Oh, si peu de choses. Même un garçon très cultivé comme Jean-Luc Mélanchon le dit. Alors… Et Nicolas Sarkozy était bien embêté. A la première bourrasque, le yacht chavira. Avec Kadhafi, on signe des contrats ou l’on discute de la liberté de la presse ? Insoluble ! On s’interpelle dans les médias, on se tape sur les doigts, on entend les contre, on entend les pour, puis on oublie. Quoi ! À Nanterre, un pompier a trucidé sa femme avec un cure-dent (et relance le débat sur les violences…) ? Quoi ! François Bayrou a comparé Hervé Morin a un slip (et lance une polémique autour de la question centrale des limites de…) ? Un coup indigné, un coup réaliste, parfois les deux à deux heures d’intervalle, rarement provocateur (« l’homme africain »), mais toujours, qu’il vente ou qu’il pleuve, devant Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy dirige ainsi la diplomatie française : dans une sorte d’improvisation permanente. Les seules constantes : ne pas fâcher les heureux parlementaires américains qui eurent l’insigne privilège de l’entendre leur parler d’Elvis un jour qu’il était convié à s’exprimer devant le Congrès ; ratifier tout ce que Bruxelles ordonne de ratifier mais, en période électorale, ne pas omettre de tancer les technocrates de l’UE ; se montrer.

 En Afrique, on fermera nos bases, on limitera nos moyens d’intervention. Aussi, quand un Président du « continent noir » (et appelé à le rester ? Pas sympa pour la diversité) lancera ses clients à la chasse aux blancs, on se rendra compte qu’avec des bases en moins, eh bien, agir est plus difficile. En Afrique encore, parce qu’on ne cesse d’invoquer les Droits de l’homme, on se fera gronder tout le temps, et parce qu’on aura honte de trop signer, on laissera souvent place nette aux humanistes chinois. En Afghanistan, on enverra des troupes, mais pas beaucoup, et on n’en parlera jamais, sauf quand des soldats tomberont dans une embuscade. Dans ce cas précis, on accueillera les « papas » et « mamans » et on parlera des « victimes » (au choix : de la barbarie, du terrorisme, de la folie humaine, etc.), lesquelles seront recouvertes d’un beau drapeau bleu-blanc-rouge avant d’être aussitôt oubliées. Tu déconnes ! Sarkozy veut lancer un débat sur les conclusions du débat consécutif au rapport sur l’intérêt d’un débat sur la place de l’Islam en France : eh, mais ça relance le débat, ça ! Seule éclaircie au tableau : Sarkozy, il sait vendre le savoir-faire français ! Le Rafale aux Brésiliens, n’est-ce pas un coup de maître ? Et le Mistral aux Russes ? Et les centrales nucléaires aux Chinois. Quoi ? Le Mistral, ce n’est pas encore fait ? Le Rafale, les Brésiliens n’en veulent pas ? Le transfert de technologie, c’est nous condamner à moyen terme à les voir nous rattraper ? En Géorgie, on se précipitera, et l’on réussira l’exploit de se mettre à dos et les Russes et les Géorgiens. D’ailleurs, sous Sarkozy, on n’aimera pas trop les Russes. Aux Roumains, on dira : « Gardez vos Roms », mais on les gardera… après les avoir renvoyés. Aux Chinois, lorsqu’une flamme olympique traversera la France, on chantera : « Tibet libre ! », puis on s’excusera. Avec l’Iran, attention, on ne rigolera pas : soutien total aux manifestants et… et… puis ce sera tout. A Israël, on parlera des Palestiniens et on croisera les doigts en espérant qu’il ne s’y passera rien. Quand il s’y déroulera quelque chose (« flottille humanitaire », par exemple), on condamnera, et la petite musique du « peuple fort et dominateur » s’entendra dans les couloirs du Quai.

Un jour, on en aura assez de Bernard Kouchner. On le virera. A sa place, on mettra Michèle Alliot-Marie, dame blanche de la chiraquie. On sera tout surpris d’apprendre que, de l’autre côté de la Méditerranée, des gens révolutionnent. On s’extasiera, comme tout le monde. Ils ont appelé leur fille Facebook, tu te rends compte, c’est trop… euh… c’est trop… On lâchera Ben Ali après lui avoir proposé nos gourdins en soldes. Une fois parti, on dira de lui : « Oh, c’était un odieux dictateur ». Courageux. Puis l’on se vautrera dans le grand guignol. Signe du renouveau de la classe politique, on ira chercher Alain Juppé, « un homme qui a laissé un excellent souvenir aux diplomates ». Et aux Rwandais ? Et aux familles des casques bleus français sacrifiés dans les Balkans ? Et que ferons-nous, face à ces régimes qui trébuchent, s’écrasent ? On enverra des Droits de l’homme et de la démocratie. Et les milliers (en attendant plus ?) de réfugiés débarquant à Lampedusa ? On ne peut pas fermer la porte, on ne peut pas non plus l’ouvrir : on fermera les yeux et l’on comptera jusqu’à dix. Avec un peu de chance, ils ne nous trouveront pas. Les Italiens, ils ne voudront pas les conserver, des fois ? La solidarité européenne, c’est quand même quelque chose. Madame Ashton, muette depuis deux mois, l’incarne à merveille. Temporiser, temporiser, temporiser…

Dans cette nouvelle « crise », on a perdu Nicolas Sarkozy. Les élections approchent, faut dire. Cantonales d’abord, présidentielles ensuite. Rama Yade a été nommée à l’UNESCO. On inventera bien une mission pour Michèle Alliot-Marie. L’espace aérien libyen, on le boucle, on ne le boucle pas ? Officiellement, la politique arabe de la France, c’est toujours d’actualité. On dispose de contacts, on connaît bien tous les acteurs. On se mouille, un peu, juste pour voir, dans un sens ou dans l’autre ? Qu’attend-il, Nicolas Sarkozy, pour aller se faire prendre en photo en compagnie des femmes persécutées en provenance de Tunisie ? Y’a pourtant de l’émotion à revendre, sur ces visages. Vivement la prochaine Coupe du monde de rugby. En 2007, c’était chouette : les ministres étaient allés danser sur le terrain, avec les joueurs.

Dépassées ses effets de manche et sa passion des caméras, le pire des alignements de Nicolas Sarkozy, c’est celui sur l’impuissance de l’Europe. Grâce à lui, au milieu du tumulte, nous pouvons enfin dormir tranquille.

Loïc Lorent


Toutes les réactions (5)

1. 08/03/2011 09:53 - Lisa

LisaC'est toujours un grand plaisir de vous lire.

2. 08/03/2011 11:35 - HP

HPSuperbe article qui, au-delà de la diplomatie, est une description parfaite du système politique français et de ses acteurs. J'adore ça :

"Même les étudiants de l’ENA ont appris que « le propre du politique, c’est de prévoir ». Quand on a de bons yeux et une solide culture historique, c’est plus facile. Présider aux destinées d’une nation, et non d’une société, aussi. Ne pas être l’otage de l’opinion publique et des médias, ça aide également. Ne pas vivre en plein triomphe de la pensée sociale-chrétienne-démocrate, c’est chouette. Accepter d’être impopulaire, parce qu’on ne se fait pas élire dans l’unique espoir d’être réélu, ça facilite les choses. Malheureusement, les successeurs du général de Gaulle ne remplissaient pas toutes ces conditions".

On devrait le graver au fronton des portes de toutes les grandes écoles de ces messieurs et dames !

3. 08/03/2011 14:11 - Romeo Joan

Romeo JoanOn ne lira jamais ce genre d'articles dans le Monde Diplodocus. Ou Ailleurs.

4. 08/03/2011 17:52 - Orlando

OrlandoExcellent article bien sûr ,j'y vais de mon petit trémolo comme les autres mais c'est sincère ;c'est bien écrit ça s'enchaîne en douceur et profondeur aussi, avec de l'humour là ou il faut et de la griffe si nécessaire ; C'est vrai on ne lira jamais ça dans le monde selon Ramonet (Ignace ?) celui qui dans la plus belle tradition des miroirs freudiens inversés guerroie dit-il ,courageusement ,contre le politiquement correct ou la pensée unique on ne sait plus à quel rayon exactement il fait référence .
Et en plus vous avez l'avantage de ne pas être encore pisté sur le ring par les détraqueurs ,ceux qui ne laissent rien passer en vrac et dans le désordre- certains malfaisants diraient carrément dans - la- confusion -juste pour-dire-le-contraire - à une autre signature de talent du Ring ,laurent Obertone, dont j'envie parfois , entre autres nombreuses choses la grande patience ,et le peu de susceptibilité ...

5. 08/06/2011 15:52 - maitre capello

maitre capelloTrès intéressant mais il vous faut un relecteur
"Les infirmières bulgares ne furent libérer"

-ées.

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Loïc Lorent est romancier et pamphlétaire.

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C'est toujours un grand plaisir de vous lire.

Lisa08/03/2011 09:53 Lisa
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