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L'émeute nous sauvera de la grève générale

SURLERING.COM - FRANCE - par Maximilien Friche - le 21/10/2010 - 17 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

 1423 interpellations depuis une semaine. Le Chaos commence à trouver sa place un peu plus qu’en marge des cortèges. L’émeute ou son ombre nous évitera désormais à chaque fois le retour de la grève générale façon 95 ou encore mieux 68. C’est un des bénéfices de la France d’aujourd’hui, dont la situation intérieure est tellement tendue, que de nous éviter désormais un contre-pouvoir puissant. Et c’est un divertissement de la France d’aujourd’hui que de voir toute la gauche bien- pensante se faire doubler par les peuplades orphelines un peu joueuses.




A qui profiterait la grève générale ?

La grève est avant tout un mythe. C’est le grand truc de la gauche d’avoir fondé sa politique sur de l’irrationnel, du romantisme, de la passion. A chaque fois on cherche l’image en noir et blanc d’un couple militant qui s’emballe banderoles en berne devant un cordon de flics en panoplie. C’est comme ça que cela fonctionne. La grève… Que de souvenirs ! Ah, c’est tellement bien de rejouer une partition que l’on connaît par cœur. Cela brasse tellement de souvenirs. « C'est drôle de voir ce que nos pensées sont devenues ; On était tellement de gauche ; Aujourd'hui on ne sait plus » chantait Christophe Miossec en 1997. Cela traduit bien tout ce qu’il y a de nostalgique et d’identitaire pour une moitié de France dans le militantisme social. Miossec termine sa chanson amère comme ça : « Les vieilles idées que l'on croyait perdues ; C'est désormais bon pour les gosses ; Allez les enfants, foutez le raffut »

A quoi sert donc de faire la grève, qui plus est, générale. On ne cherche pas la grève générale pour prendre le pouvoir, faire la révolution ou changer le monde. Non. Maintenant quand on cherche à faire la grève générale, on cherche avant tout à se créer des souvenirs. C’est tellement important de se donner la niaise illusion d’avoir participé à l’histoire, alors même que celle-ci est finie depuis notre monde du recyclage perpétuel. La grève générale n’est qu’un souvenir, on la commémore plus que l’on ne la fait. Alors, elle profite aux nostalgiques « forces du progrès », qui ont besoin par intermittence de compter combien ils sont encore, de constater qui ils sont encore. Elle sert aussi à délimiter la réaction, à la borner et la définir. Tout simplement identifier les gentils et les méchants sur une ligne de clivage claire du type la retraite à 60 ans. Qui est pour travailler moins, prendre en compte la pénibilité, agir contre la précarité, agir contre la pauvreté, qui est pour des lendemains qui chantent ? Et qui est contre. Qui est du côté de la réalité réactionnaire. Avec ce partage simple, la large gauche entretient son fonds culturel et une vague identité. La grève ce n’est pas seulement que le souvenir de mai 68, c’est l’éternel prolongement de la Révolution Française dans une chute sans fin. Il a fallu que les députés de la Plaine comprennent avec d’ex dantonistes que le pouvoir était dans les « comités de quartiers » de Paris et non à l’assemblée nationale pour avoir la tête de Robespierre. La démocratie virtuelle, c’est les urnes, et la démocratie réelle, c’est la rue. Voilà bien sur quelle illusion d’optique est fondée notre République. Elle puise ses sources dans la terreur et la menace de la grève générale qui revient comme un refrain nous le rappelle. Les urnes ne sont que des leurres, nous sommes dans un régime de coups d’état permanent. En douceur néanmoins, avec la complicité de tout le système et de ses infrastructures.

Une donnée nouvelle est cependant apparue ces dernières années. A chaque fois, de façons de plus en plus prévisibles, de plus en plus tôt dans le mouvement, des choses se passent en marge du mouvement, et cette marge devient très large pour finir par n’être plus au final que le mouvement lui-même. Les manifestations contre la réforme des retraites n’échappent pas à cette implacable logique  dont 2005  a été l’annonce, ou plus exactement la mise en garde. Et là, ça commence sérieusement. Il faut dire aussi que la Ségolène et quelques communistes les ont un peu excités, alors ils arrivent en ville avec leurs capuches, leurs larges vêtements de sport et leurs mouvements un  peu vifs et nerveux. A eux les abris bus, la vitrine du Crédit Lyonnais, à eux le hall de l’opéra Bastille, à eux les vitrines des magasins de Nanterre, à eux la rue Victor Hugo de Lyon, à eux les voitures à caillasser et incendier. La France et ses centres-villes devient le temps d’un mouvement social leur terrain de jeu. Au total 1423 interpellations. Les scènes de pillage sont dites « en marge des manifestations » pour ne pas salir le mythe, pour ne pas violer le romantisme de la manif. Mais personne n’est dupe, cela fera tache sur la photo souvenir. On se souvient tous du CPE. On revoit ces jeunes et beaux militants conscientisés, drapés de kéfiés, (article de mode symbolisant leur solidarité avec la Palestine) se faire latter grave par des jeunes issus de la diversité. T’as le bonjour de la solidarité palestinienne semblaient-ils leur dire. Et les militants de gauche éberlués, pas le temps d’ouvrir le dialogue pour dire qu’ils sont de leur côté, du coté des gentils, qu’ils se prenaient un uppercut dans leur gueule de victime. Le risque d’émeute est tel que la grève générale n’est plus possible. Je ne crains pas la grève générale

A qui profite l’émeute ?

L’émeute est un piège. Elle retourne l’opinion, elle éloigne les militants de ce qu’elle voit être le peuple véritable, elle motive la deuxième France, celle non révolutionnaire, et enfin elle fait le tri entre les politiciens responsables, dignes de diriger un pays et les autres. La gauche se retrouve dès lors prise en étau entre l’ordre réformateur représenté par le gouvernement et le chaos apocalyptique où aime à jouir la diversité de France. Mais alors à qui profite l’émeute ? A Sarkozy bien sûr entonnent-ils tous en cœur. Mouais. On devine dans cette trouvaille une extension du raisonnement romantique des manifestants. « On nous manipule, on nous ment. » Mais bien sûr, sur conseil de Bush, Sarkozy a demandé à Ségolène Royal d’attiser le feu en envoyant les lycéens dans la rue et ainsi envoyer un code aux casseurs pour agir, à moins que ce ne soit directement le fameux Big Brother qui agisse. Pauvres petites choses niaises que ces manifestants encore une fois pris au piège de leur trop grande innocence ! Entre la peste et le choléra, notre président choisirait donc … les émeutes. C’est absurde. Pour le pouvoir de droite en place, l’ennemi devient simplement protéiforme et il doit s’adapter au même rythme. Adaptation n’est pas machiavélisme, mais survie.

L’émeute est un sous produit de la révolution. C’est ce qu’elle n’a pas réussi à assimiler, le résidu, le bruit. Elle est la bâtarde morveuse de la révolution, la marque de son caractère inachevé, c’est à dire non totalement exterminateur. Elle joue avec la révolution, elle fait effet miroir, déformant, humiliant. L’émeute est la caricature de la révolution perpétuelle. Elle est ce que la révolution ne veut pas voir, cette image enragée et dévastatrice, celle des femmes qui ont mangé cru le cœur encore chaud du marquis de Launay le soir du 14 juillet, celle du massacre des gardes suisses, celle de ceux qui ricanent en promenant la tête de la princesse de Lamballe au bout d’une pique. Alors quelques voitures incendiées en marge du cortège, ce n’est rien du tout, rien qu’un petit rappel de la véritable nature de l’esprit révolutionnaire.

La racaille singe la révolution. Pour des gens qui se prennent tellement au sérieux, c’est insupportable. Les casseurs se moquent autant des bouffons de manifestants que des bouffons de flics. Pour eux, c’est kif kif bourricot. Bouffons contre bouffons. Le système défilant s’insurge d’être assimilé au système qu’il défend pourtant. Ceux qui jouent réellement de la situation se situent à l’extrême gauche. Attac, Sud, CNT, et bien sûr le NPA. La présence de l’émeute leur permet de mener la bataille des gauches, entre celle qui a engendré notre monde, et celle rêve d’un autre, entre celle de la paix démocratique et celle de la guerre nécessaire. La paix ne peut être que bourgeoise, l’extrême gauche préfèrera toujours la guerre à la paix,  c’est son terrain de jeu. L’émeute fait le jeu du parti de la guerre totale. Olivier Besancenot se réjouit ouvertement de la possibilité d’un nouveau mai 68 (1). Quelle pudeur ! Pourquoi pas un nouveau juillet 89, un nouvel octobre 17 ? La France spectatrice peut, elle, s’amuser d’un combat de gauche contre gauche ou, moderne contre moderne dirait Philippe Muray, sur les cendres de leur patrie morte à jamais. Emeutiers contre manifestants, émeute ou grève générale, ni pour ni contre bien au contraire. Si les deux s’annulent, il y a des réjouissances à en tirer au delà du divertissement naturel.

Maximilien Friche

(1)    Olivier Besancenot : un "nouveau Mai 68" est possible - pour Le Monde.fr  - 15.10.10



Toutes les réactions (17)

1. 21/10/2010 11:00 - Bernard B.

Bernard B.Excellent article qui met le doigt sur les causes profondes de la "spécificité française", héritière directe de 1789 et de toute cette mythologie de la "révolution" que notre pays traîne comme un boulet. C'est ce qui fait que ce pays est le seul à réagir comme il le fait devant toute réforme, à faire grève, à descendre dans la rue, à déclencher des émeutes, sans chercher un instant à comprendre comme le font nos voisins, sans aucun sens de la responsabilité et de la solidarité nationale. C'est aussi au nom de la "République des Droits de l'Homme", du "faut pas stigmatiser", qu'on tolère l'intolérable, que la France bat des records de délinquance, de vandalisme, de voitures brûlées, enfin ce qu'on appelle pudiquement les "incivilités", sans oublier non plus la pression montante de l'intégrisme islamique avec à la clé quelques attentats pour nous apprendre à être encore plus tolérants et plus soumis.

2. 21/10/2010 12:15 - Zerg

Zerg"Les urnes ne sont que des leurres, nous sommes dans un régime de coups d’état permanent." Formidable.

3. 21/10/2010 12:28 - Lepol

LepolQu'est ce qu'il ne faut pas entendre, pauvre esprit étroit ! "le désordre est une nécessité impérative pour la survie de l'humain" ça, c'est de moi, Lepol et c'est l'hystérie qui me l'a dit ! Un jour vous saurez qui je suis, pour l'heure je n'existe pas.

4. 21/10/2010 12:50 - Nejma

Nejma"On pense que l'esclave est celui qui agit par commandement et l'homme libre celui qui agit selon son bon plaisir. Cela cependant n'est pas absolument vrai, car en réalité être captif de son plaisir et incapable de rien voir ni faire qui nous soit vraiment utile, c'est le pire esclavage et la liberté n'est qu'à celui qui, de son entier consentement, vit sous la seule conduite de la Raison. Quant à l'action par commandement, c'est à dire à l'obéissance, elle ôte bien en quelque manière la liberté, elle ne fait cependant pas sur le champ un esclave, c'est la raison déterminante de l'action qui le fait ; si la fin de l'action n'est pas l'utilité de l'agent lui-même, mais de celui qui commande, alors l'agent est un esclave ; inutile à lui-même ; au contraire, dans un État et sous un commandement pour lesquels la loi suprême est le salut de tout le peuple, non de celui qui commande, celui qui obéit en tout au souverain ne doit pas être dit un esclave, inutile en tout à lui-même, mais un sujet. Ainsi, cet État est le plus libre, dont les lois sont fondées en droite Raison, car dans cet État, chacun, dès qu'il le veut, peut être libre, c'est à dire vivre, de son entier consentement sous la conduite de la Raison." Baruch SPINOZA

5. 21/10/2010 13:46 - Nach Mavidou

Nach MavidouExcellente intervention !

L'un des grands problèmes de la France est que l'on conserve de l'expérience révolutionnaire l'idée que la réforme n'est pas possible et encore moins souhaitable dans ce pays. Le règlement du conflit social ne peut se faire que dans la violence, l'émeute, le combat contre le pouvoir. Comme la République se revendique de la Révolution, par nature, elle ne peut donc pas produire de réforme majeure sans remous populaires de ce genre.

6. 21/10/2010 15:27 - Sancho

SanchoVivement l'arrivée en masse des voitures électriques!
Les grèves générales de nos amis d'EDF auront un tout autre impact que le simple manque de carburant.

7. 21/10/2010 15:53 - HP

HPBonjour,

Je suis entièrement d'accord avec l'article et les interventions ici (sauf lepol, pas très précis). Il manque cependant à mon sens une partie de la réalité et du raisonnement. Si le peuple n'est pas responsable/libre, nos responsables politiques le sont-ils ? Quand je lis cela, précisément dans le cadre le la réforme des retraites (http://www.surlering.com/article/article.php/article/retraites-les-parlementaires-s-extraient-de-la-reforme), je pense qu'il faudrait les inclure dans le raisonnement... Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

8. 21/10/2010 22:35 - florence

florence"... dans un État et sous un commandement pour lesquels la loi suprême est le salut de tout le peuple, non de celui qui commande,..."

La question est justement de savoir si on vit bien encore dans un tel Etat et sous un tel commandement.

"... ce pays est le seul à réagir comme il le fait ..."

Etre comme les autres doit-il être la seule ambition d'un pays?

9. 22/10/2010 09:39 - Bernard B.

Bernard B."Etre comme les autres doit-il être la seule ambition d'un pays?"

La question n'est pas là mais plutôt de réfléchir un minimum (je sais c'est difficile pour un syndicaliste et tous les veaux qui les suivent) pour se demander si on a raison d'aller à contre-courant des autres pays.
Si la France obtenait de meilleurs résultats que ses voisins et si le déficit de l'état n'était pas si abyssal, on pourrait se poser la question, mais je ne crois pas que ce soit le cas.

10. 22/10/2010 09:50 - HP

HPJe me répète, mais si les politiques croient tellement dans leur discours, pourquoi ne l'appliquent-ils pas à eux même ? Je suis désolé mais moi ça m'interpelle ! C'est comme les parents qui disent à leurs enfants de ne pas manger de bêtises ou de ne pas regarder la TV/Internet et le font tout le temps.... La réforme, ça commence aussi par l'exemple, qui peut prétendre réformer et se soustraire de la réforme ? Alors, la spécificité du peuple français c'est peut-être de descendre dans la rue mais celle de ses dirigeants c'est bien quand même de les y pousser...

11. 22/10/2010 10:44 - Nejma

NejmaFlorence, tout dépend de ce que vous mettez derrière le mot ÉTAT.
HP, si cela vous intéresse CICERON etMACHIAVEL le décrivent très bien:
"Chacun entend assez qu'il est fort louable à un Prince de maintenir sa foi et vivre en intégrité, non pas avec ruses et tromperies. Néanmoins on voit par expérience que ces Princes se sont faits grands qui n'ont pas tenu compte de leur foi, et qui ont su par ruse circonvenir l'esprit des hommes, et à la fin ils ont surpassé ceux qui se sont fondés sur la loyauté.
Il faut donc savoir qu'il y a deux manières de combattre, l'une par les lois, l'autre par la force : la première sorte est propre aux hommes, la seconde propre aux bêtes ; mais comme la première bien souvent ne suffit pas, il faut recourir à la seconde. Ce pourquoi est nécessaire au Prince de savoir bien pratiquer la bête et l'homme. [...]
Puis donc qu'un Prince doit savoir bien user de la bête, il en doit choisir le renard et le lion ; car le lion ne se peut défendre des rets, le renard des loups ; il faut donc être renard pour connaître les filets, et lion pour faire peur aux loups. [...] Il faut aussi noter qu'un Prince [...] ne peut bonnement observer toutes ces conditions par lesquelles on est estimé homme de bien, car il est souvent contraint pour maintenir ses États, d'agir contre sa parole, contre la charité, contre l'humanité, contre la religion. Ce pourquoi il faut qu'il ait l'entendement prêt à tourner selon que les vents de fortune et variations des choses lui commandent, et [...] ne s'éloignent pas du bien, s'il peut, mais savoir entrer au mal, s'il y a nécessité."
Nicolas Machiavel, Le Prince, chap. XVIII, 1513.
HP il n'est pas nécessaire à un chef d'État ou un dirigeant d'avoir toutes ces qualités, mais il est nécessaire de paraître les avoir.L'homme politique ne doit pas trop s'encombrer de scrupules moraux. Un homme politique n'est pas jugé sur la qualité morale des moyens qu'il a mis en oeuvre pour répondre à un problème ou réaliser ses desseins politiques mais sur sa réussite.
La politique c'est aussi l'art de pouvoir tirer parti des circonstances qui sont très changeantes.
"Il n'y a pas de héros pour son valet de chambre"!

12. 22/10/2010 11:53 - HP

HPBelle citation, mais sans aller aussi loin, dans le cadre du propos de cet article, un rééquilibrage me semblait nessessaire...

13. 22/10/2010 12:18 - Nejma

NejmaHP si justement c'est très actuel vous vous demandiez:"Je me répète, mais si les politiques croient tellement dans leur discours, pourquoi ne l'appliquent-ils pas à eux même ?" Vous évoquez d'après ce que j'en comprends comment comprendre les rapports de la morale et de la politique?
Il n'est pas nécessaire aux politiques d'avoir les qualités "être bon", intègre ou moral car ils sont contraints s'ils veulent préserver leurs possessions d'agir contre la parole donnée.

14. 22/10/2010 15:38 - Ian

IanBrillant!

15. 23/10/2010 09:54 - Roméo Joan

Roméo JoanArticle sans faute.

16. 23/10/2010 11:51 - HP

HPBien sûr Nejma, mais c'est parce qu'ils poursuivent ce but que les gens descendent dans la rue...

17. 28/11/2010 15:12 - bd

bdle veaux voit dit ceci!
RETRAITE EDUCATION JUSTICE SANTE DIGNITE LIBERTE
LAISSON GOUVERNER LES PUTES CAR LEUR FILS ON ECHOUE

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Maximilien Friche par Maximilien Friche

Directeur littéraire aux éditions Ring. Ring Wall of Fame.

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